• Mes Armes

    Mes Armes – Sainte Thérèse de Lisieux

     

    « Je vous ai fait sourire, mon cher petit Frère, en chantant « Mes Armes », eh bien ! je vais vous faire sourire encore en vous disant que j’ai, dans mon enfance, rêvé de combattre sur les champs de bataille. Lorsque je commençais à apprendre l’histoire de France, le récit des exploits de Jeanne d’Arc me ravissait ; je sentais en mon cœur le désir et le courage de l’imiter, il me semblait que le Seigneur me destinait aussi à de grandes choses. Je ne me trompais pas, mais au lieu de voix du Ciel m’invitant au combat, j’entendis au fond de mon âme une voix plus douce, plus forte encore, celle de l’époux des vierges qui m’appelait à d’autres exploits, à des conquêtes plus glorieuses et dans la solitude du Carmel, j’ai compris que ma mission n’était pas de faire couronner un roi mortel, mais de faire aimer le Roi du Ciel, de lui soumettre le royaume des cœurs. » (LT 224)

    Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes
    Sa main divine a daigné me parer
    Rien désormais ne me cause d’alarmes
    De son amour qui peut me séparer ?

    A ses côtés, m’élançant dans l’arène
    Je ne craindrai ni le fer ni le feu
    Mes ennemis sauront que je suis reine
    Que je suis l’épouse d’un Dieu !

    O mon Jésus, je garderai l’armure.
    Que je revêts sous tes yeux adorés
    Jusqu’au soir de la vie, ma plus belle parure
    Seront mes Vœux sacrés !

    O Pauvreté, mon premier sacrifice
    Jusqu’à la mort tu me suivras partout
    Car je le sais, pour courir dans la lice
    L’Athlète doit se détacher de tout

    Goûtez, mondains, le remords et la peine
    Ces fruits amers de votre vanité.
    Joyeusement, moi je cueille en l’arène
    Les palmes de la Pauvreté.

    Jésus a dit :  » C’est par la violence
    Que l’on ravit le royaume des Cieux.  »
    Eh bien ! la Pauvreté me servira de Lance
    De Casque glorieux.

    La Chasteté me rend la sœur des anges
    De ces Esprits purs et victorieux.
    J’espère un jour voler en leurs phalanges
    Mais dans l’exil je dois lutter comme eux.

    Je dois lutter sans repos et sans trêve
    Pour mon Epoux le Seigneur des seigneurs
    La Chasteté c’est le céleste Glaive
    Qui peut lui conquérir les cœurs
    La Chasteté c’est mon arme invincible
    Mes ennemis par elle sont vaincus
    Par elle je deviens, ô bonheur indicible !
    L’Epouse de Jésus.

    L’ange orgueilleux au sein de la lumière
    « S’est écrié : » Je n’obéirai pas !
    « Moi je m’écrie dans la nuit de la terre »
    Je veux toujours obéir ici-bas »

    Je sens en moi naître une sainte audace
    De tout l’enfer je brave la fureur
    L’Obéissance est ma forte Cuirasse
    Et le Bouclier de mon cœur

    Dieu des Années, je ne veux d’autres gloires
    Que de soumettre en tout ma volonté
    Puisque l’Obéissant redira ses victoires
    Toute l’Eternité.

    Si du Guerrier j’ai les armes puissantes
    Si je l’imite et lutte vaillamment
    Comme la Vierge aux grâces ravissantes
    Je veux aussi chanter en combattant

    Tu fais vibrer de ta lyre les cordes
    Et cette lyre, ô Jésus, c’est mon cœur
    Alors je puis de tes Miséricordes
    Chanter la force et la douceur

    En souriant je brave la mitraille
    Et dans tes bras, ô mon Epoux Divin
    En chantant je mourrai sur le champ de bataille
    Les Armes à la main !…

    Sainte Thérèse de Lisieux
    2 janvier 1873 – 30 septembre 1897.

     

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  • L’œuvre du sixième jour de Marie Noël

    L’œuvre du sixième jour de Marie Noël

    Dès que le chien fut créé, il lécha la main du Bon Dieu et le Bon Dieu le flatta sur la tête : 

    Que veux-tu, chien ? 

    Seigneur Bon Dieu, je voudrais loger chez toi, au ciel, sur le paillasson devant la porte. 

    Bien sûr que non, dit le Bon Dieu, je n’ai pas besoin de chiens, puisque je n’ai pas encore crée de voleurs. 

    Quand les créeras-tu Seigneur ? 

    Jamais, je suis fatigué, voilà cinq jours que je travaille. Il est temps que je me repose. Te voilà fait, toi, chien, ma meilleure créature, mon chef d’œuvre, mieux vaut m’en tenir là. Il n’est pas bon qu’un artiste se surmène au déjà de son inspiration ; si je continuais à créer, je serais capable de rater mon affaire. Va chien, va vite t’installer sur Terre et sois heureux.

     

    Le chien poussa un profond soupir : Que ferai-je sur Terre, Seigneur ?

    Tu mangeras, tu boiras, tu croiras et tu multiplieras. 

    Le chien soupira plus tristement encore. 

    Que te faut-il de plus ? ….

    Toi, mon seigneur, Maître. Ne pourrais-tu pas, toi aussi t’installer sur Terre ?

    Non, dit le Bon Dieu, non chien, je t’assure, je ne peux pas m’installer sur Terre pour te tenir compagnie. J’ai bien d’autres chats à fouetter….Ce ciel, ces anges, ces étoiles, je t’assure c’est tout un tracas. Alors le chien baissa la tête et commença à s’en aller. Mais il revient :

    Ah, si seulement, Seigneur Bon Dieu, si seulement il y avait là-bas un espèce de maître de ton genre ? 

    Non, dit le Bon Dieu, il n’y en a pas…. Le chien se fit tout petit, tout bas et supplia plus près encore :

    Si tu voulais Seigneur Bon Dieu, tu pourrais toujours essayer…

    Impossible, dit le Bon Dieu, j’ai fait ce que j’ai fait, mon œuvre est achevée, jamais je ne créerai un être meilleur que toi…Si j’en créais un autre aujourd’hui, je le sens dans ma main droite, celui-là serait raté…Seigneur Bon Dieu, dit le chien, ça ne fait rien qu’il soit raté, pourvu que je puisse le suivre partout où il va et me coucher devant lui quand il s’arrête. 

    Alors le Bon Dieu fut émerveillé d’avoir créé une créature aussi bonne et il dit au chien :

    Va, qu’il en soit fait selon ton cœur. Et, rentrant dans son atelier, il créa l’homme… 

    L’homme est raté naturellement, le Bon Dieu l’avait bien dit….

    Mais le chien est joliment content...

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  • Que ta route soit notre chemin .

    Que ta route soit notre chemin ...

    Reste avec nous, Seigneur, nous te le demandons.
    Que ta route demeure notre chemin.
    Nous avons besoin que tu sois là car nous vivons de ta présence,
    et nous sommes ce que tu es.
    Tu es tellement tout ce que nous cherchons obscurément dans notre nuit,
    tu es tellement la force qui donne à notre lutte
    la certitude d'une victoire de l'amour.

     

    Reste avec nous, Seigneur, et ne va pas plus loin.
    il est encore si proche, cet unique moment où nous t'avons rencontré,
    où tu semblais nous attendre, quand nous te cherchions.
    Tu ne nous as pas tout dit, et nous voudrions tant te connaître un peu mieux,
    profiter que tu es là pour être encore dans la paix.
    Si tu t'en vas encore, il nous faudra reprendre cette quête sans fin
    qui seule répondra à la profondeur de notre vide.

    Reste avec nous Seigneur, car pour nous tous les jours,
    il se fait vraiment tard.


    François Chagneau

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  • Quelle aventure pour moi !

    Quelle aventure pour moi !....Mgr Etchegaray

    Quelle aventure pour moi !
    J’ai porté Dieu.
    J’ai entendu de loin : "le Seigneur en a besoin"
    et voilà qu’autour de moi tout le monde s’est agité.
    Les gens se sont mis à chanter : Hosanna, Hosanna !
    Et j’ai porté Dieu.

    J’avais entendu dire que Dieu avait besoin des hommes,
    mais avait-il vraiment besoin d’un âne ?
    Et pourtant, j’ai entendu : "le Seigneur en a besoin"

    Et toutes sortes de pensées ont surgi en moi,
    les mêmes qui viennent à l’esprit des hommes
    quand ils se sentent repérés par le Seigneur.

    Je pensais : ce n’est pas à moi qu’il s’adresse,
    Il y a bien d’autres ânes plus grands, plus forts.
    Il y a même des chevaux, ce serait tout de même mieux pour porter Dieu.

    Je me disais : il va être lourd, trop lourd ce Dieu pour un âne.
    J’ai déjà bien assez des fardeaux quotidiens.
    Pourquoi ne me laissait-il pas tranquille ?

    Je m’insurgeais : d’accord, je suis attaché !
    Mais au moins je suis à l’ombre à l’abri des coups et des moqueries
    Je n’ai rien demandé.
    Qui est-il ce Seigneur pour importuner ceux qui tentent de vivre cachés !

    Mais j’avais entendu : "le Seigneur en a besoin"
    Et j’avais compris :" j’ai besoin de toi."
    Que faire ? Que dire ?
    Je me suis laissé détacher. Je me suis laissé emmener
    Et lui, le Seigneur des Seigneurs, s’est fait léger, doux, tendre,
    à ce point qu’à un moment j’ai pu croire
    que ce n’était plus moi qui portais Dieu mais Lui qui me portait.



    Mgr Etchegaray

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  • Message d'Adino

    Message d'Adino ...

     

    Je ne suis pas sectaire, et je respecte le libre choix de tous les êtres humains sur cette terre.
    Même si mon Dieu est le Père en Jésus-Christ, et que je suis conscient du Saint Esprit, et même de toute la hiérarchie Céleste qui forme les personnalités invisibles à nos yeux, j'accepte que des frères et des soeurs soient d'autres religions et que chacun trouve, prie et adore Dieu ou quelque soit le Nom qu'on lui donne, car je sais au plus profond de mon coeur, de mon âme et de mon esprit que finalement tous connaitront un jour que c'est Jésus-Christ la Source de tout l'amour, de toute la paix, la joie et le bonheur que l'on peut donner, recevoir et partager dans ce monde et au-delà de ce monde. Je suis bien conscient que je ne suis que de passage ici et que Seul Jésus-Christ à été, est et sera toujours présent dans tous les coeurs et les âmes depuis toujours et pour toujours.

    Je t'embrasse avec toute la paix, toute la joie et tout l'amour que Dieu Le père en Jésus-Christ de lumière me donne pour toi.

    Adino ton frère en Jésus-Christ

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  • Être heureux ...

    Être heureux ...

    C'est vrai que le pape est quelqu'un qui sort de L'Ordinaire ! Regarde son nouveau message :
    Être heureux. !!
    Pape François Ier
    " vous pouvez avoir des défauts, être impatient et vivre irrité parfois, mais n'oublie pas que ta vie est la plus grande entreprise du monde.
    Toi seul peux éviter qu'elle aille en déclin.
    Il y en a beaucoup qui t'apprécient, admirent et t'aiment.
    J'aimerais que tu te souviennes que être heureux, ce n'est pas d'avoir un ciel sans tempêtes, chemin sans accidents, travaux sans fatigue, relations sans déceptions.
    Être heureux est de trouver la force dans le pardon, l'espoir dans les batailles, de la sécurité dans la loge de la peur, de l'amour dans les disputes.
    Être heureux n'est pas seulement de valoriser le sourire, mais aussi réfléchir sur la tristesse.
    Ce n'est pas simplement de commémorer le succès, mais apprendre des leçons dans les échecs.
    Ce n'est pas juste avoir de la joie avec les applaudissements, mais avoir la joie dans l'anonymat.
    Être heureux est de reconnaître qu'il vaut la peine de vivre la vie, en dépit de tous les défis, les incompréhensions, et les périodes de crise.
    Être heureux n'est pas une fatalité du destin, mais une conquête pour celui qui sait voyager à l'intérieur de son propre être.
    Être heureux est de cesser d'être victime des problèmes et devenir acteur de sa propre histoire.
    C'est traverser les déserts hors de si, de plus être en mesure de trouver une oasis dans le fin fond de notre âme.
    C'est remercier Dieu chaque matin par le miracle de la vie.
    Être heureux, c'est de ne pas avoir peur des propres sentiments.
    C'est de savoir parler de soi.
    C'est d'avoir du courage pour entendre un "non".
    C'est d'avoir la sécurité pour recevoir une critique, même si c'est injuste.
    C'est embrasser les enfants, dorloter les parents, avoir des moments poétiques avec des amis, même s'ils nous blessent.
    Être heureux, c'est laisser vivre la créature libre, gaie et simple, qui vit à l'intérieur de chacun de nous.
    C'est d'avoir la maturité pour dire ' je me suis trompé '.
    C'est avoir l'audace de dire " Pardonne-moi '.
    C'est d'avoir la sensibilité pour exprimer ' j'ai besoin de vous '.
    C'est avoir la capacité de dire ' je t'aime '.
    Que ta vie devienne un jardin d'opportunités pour être heureux...
    Que dans tes printemps sois amoureux de la joie.
    Que dans tes hivers sois ami de la sagesse.
    Et que quand tu te trompes sur le chemin, tu commences tout de nouveau.
    Alors comme ça tu seras plus passionné par la vie.
    Et tu découvriras qu'être heureux n'est pas avoir une vie parfaite.
    Mais utiliser les larmes pour irriguer la tolérance.
    Utiliser les pertes pour affiner la patience.
    Utiliser les failles pour sculpter la sérénité.
    Utiliser la douleur pour lapider le plaisir.
    Utiliser les obstacles pour ouvrir les fenêtres de l'intelligence.
    Ne jamais abandonner....
    Ne jamais abandonner des personnes que tu aimes.
     Ne jamais cesser d'être heureux, car la vie est un spectacle épingle !

     

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