• L'Épître à Philémon est un livre du Nouveau Testament.


    L'apôtre Paul écrivit cette lettre pendant son premier emprisonnement à Rome. Elle est envoyée à son disciple Philémon. Elle n'est composée que d'un seul chapitre et est considérée comme la plus personnelle de Paul. La lettre de Paul à Philémon est une lettre privée concernant Onésime, esclave qui avait volé son maître, Philémon, et s'était enfui à Rome. Paul le renvoya à son maître à Colosses en compagnie de Tychique, porteur de la lettre de Paul aux Colossiens. Paul demande que l'on pardonne à Onésime, qu'on l'accueille de nouveau comme un frère dans l'Évangile et qu'on le laisse revenir vers lui pour l'assister. Source: Wikipedia

    la bible Philémon......en audio

    Philémon 1

    Paul, prisonnier de Jésus Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et notre compagnon d'oeuvre, à la soeur Apphia, à Archippe, notre compagnon de combat, et à l'Église qui est dans ta maison : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !
    Je rends continuellement grâces à mon Dieu, faisant mention de toi dans mes prières, parce que je suis informé de la foi que tu as au Seigneur Jésus et de ta charité pour tous les saints.
    Je lui demande que ta participation à la foi soit efficace pour la cause de Christ, en faisant reconnaître en nous toute espèce de bien.
    J'ai, en effet, éprouvé beaucoup de joie et de consolation au sujet de ta charité ; car par toi, frère, le coeur des saints a été tranquillisé.
    C'est pourquoi, bien que j'aie en Christ toute liberté de te prescrire ce qui est convenable, c'est de préférence au nom de la charité que je t'adresse une prière, étant ce que je suis, Paul, vieillard, et de plus maintenant prisonnier de Jésus Christ.
    Je te prie pour mon enfant, que j'ai engendré étant dans les chaînes, Onésime, qui autrefois t'a été inutile, mais qui maintenant est utile, et à toi et à moi.
    Je te le renvoie lui, mes propres entrailles.
    J'aurais désiré le retenir auprès de moi, pour qu'il me servît à ta place, pendant que je suis dans les chaînes pour l'Évangile. Toutefois, je n'ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme forcé, mais qu'il soit volontaire.
    Peut-être a-t-il été séparé de toi pour un temps, afin que tu le recouvres pour l'éternité,
    non plus comme un esclave, mais comme supérieur à un esclave, comme un frère bien-aimé, de moi particulièrement, et de toi à plus forte raison, soit dans la chair, soit dans le Seigneur.
    Si donc tu me tiens pour ton ami, reçois-le comme moi-même.
    Et s'il t'a fait quelque tort, ou s'il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte.
    Moi Paul, je l'écris de ma propre main, -je paierai, pour ne pas te dire que tu te dois toi-même à moi.
    Oui, frère, que j'obtienne de toi cet avantage, dans le Seigneur ; tranquillise mon coeur en Christ.
    C'est en comptant sur ton obéissance que je t'écris, sachant que tu feras même au delà de ce que je dis.
    En même temps, prépare-moi un logement, car j'espère vous être rendu, grâce à vos prières.
    Épaphras, mon compagnon de captivité en Jésus Christ, te salue, ainsi que Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons d'oeuvre.
    Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit !


    Source: InLibroVeritas
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  • Mt 23, 13.15-22 Hypocrisie et aveuglement - Prière

    Publié le 22 août 2016 par Jardinier de Dieu

    Mt 23, 13.15-22 Hypocrisie et aveuglement - Prière

    Lundi (21e semaine du temps ordinaire)

    1ère lecture : Action de grâce pour la conversion des Thessaloniciens (1Th 1, 1-5.8b-10)

    Commencement de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens

    Paul, Silvain et Timothée, à l’Église de Thessalonique qui est en Dieu notre Père et dans le Seigneur Jésus Christ.
    À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
    Frères, à tout moment nous devons rendre grâce à Dieu à votre sujet, et c’est bien de le faire, étant donné les grands progrès de votre foi, et l’amour croissant que tous et chacun, vous avez les uns pour les autres.
    C’est pourquoi nous-mêmes sommes fiers de vous au milieu des Églises de Dieu, à cause de votre endurance et de votre foi dans toutes les persécutions et les détresses que vous supportez.
    Il y a là un signe du juste jugement de Dieu ; ainsi vous deviendrez dignes de son Royaume pour lequel vous souffrez.
    C’est pourquoi nous prions pour vous à tout moment afin que notre Dieu vous trouve dignes de l’appel qu’il vous a adressé ; par sa puissance, qu’il vous donne d’accomplir tout le bien que vous désirez, et qu’il rende active votre foi.
    Ainsi, le nom de notre Seigneur Jésus sera glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ.

    Psaume : Ps 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b

    R/ Le Seigneur est l'ami de son peuple.

    Chantez au Seigneur un chant nouveau,
    louez-le dans l'assemblée de ses fidèles !
    En Israël, joie pour son créateur ;
    dans Sion, allégresse pour son Roi !

    Dansez à la louange de son nom,
    jouez pour lui, tambourins et cithares ! 
    Car le Seigneur aime son peuple,
    il donne aux humbles l'éclat de la victoire. 

    Que les fidèles exultent, glorieux,
    criant leur joie à l'heure du triomphe. 
    Qu'ils proclament les éloges de Dieu, 
    c'est la fierté de ses fidèles.

    Evangile : Reproches aux scribes et aux pharisiens : hypocrisie et aveuglement (Mt 23, 13.15-22)

     

    Acclamation : Alléluia. Alléluia. Seigneur Jésus, tu es le vrai Pasteur ; nous écoutons ta voix, nous marchons à ta suite. Alléluia. (cf. Jn 10, 27)

     

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Jésus disait :
    « Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clef le Royaume des cieux devant les hommes ; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrez, vous ne leur permettez pas d'entrer !

    Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous !

    Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites : 'Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul ; mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, on doit s'en acquitter.'
    Insensés et aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'or ? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré ?

    Vous dites encore : 'Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul ; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel, on doit s'en acquitter.'

    Aveugles ! Qu'est-ce qui est le plus important : l'offrande ? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient sacrée ?

    Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et par tout ce qui est posé dessus ; et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l'habite ; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône. »

     

    Seigneur Jésus,
    tu as fait des reproches aux scribes et aux pharisiens.
    Malheureux sont-ils,
    ils se comportent comme des hypocrites, des aveugles !
    Malheureux sont-ils,
    s’ils gardent les règles extérieures
    sans une relation profonde avec Dieu,
    qui est amour !
    Malheureux sont-ils,
    ils apparaissent comme de mauvais témoins d’un Dieu aimant
    qui s’est donné jusqu’au bout pour nous sauver !

    Et nous, les baptisés de l’an 2016,
    ta parole nous interpelle.
    Nous nous demandons si nous sommes aussi insensés qu’eux.
    Seigneur, ouvre-nous les yeux sur nos défauts.
    Toi qui sondes le cœur de tout homme,
    tu connais le cœur de chacun d’entre nous.
    Tu connais nos faiblesses, nos péchés.
    Aide-nous à avoir des actes et des paroles qui sont en cohérence
    et que notre conduite ne ferme jamais à nos sœurs et à nos frères,
     la porte de ton Royaume !
    Que nous sachions te louer en tout temps
    (Ps 149, 1-2, 3-4, 5-6a.9b)
    pour tout ce qui est bien et positif chez les autres,
    comme St Paul l’a fait,
    devant la conversion des Thessaloniciens (1ère lecture 1Th 1, 1-5.8b-10) !
    Que la loyauté et la droiture d’une vie d’enfant de Dieu
    ne cessent de grandir en chacun de nous,
    qu’elles puissent inciter nos proches à te chercher !

    Toi, la source de toute bonté, accorde nous les demandes
    que nous formulons en ce jour !

     

    Jardinier de Dieu

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  • Jn 1, 45-51 La vocation de Nathanaël, un "Israélite sans détour"

    Publié le 23 août 2016 par Jardinier de Dieu

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,45-51.
    Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
    Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »
    Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
    Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
    Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
    Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
    Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

    jesus-et-nathanael-barthelemy.jpg

    Dans la série des Apôtres appelés par Jésus au cours de sa vie terrestre, c'est aujourd'hui l'Apôtre Barthélemy qui retient notre attention. Dans les antiques listes des Douze, il est toujours placé avant Matthieu, alors que le nom de celui qui le précède varie et peut être Philippe (cf. Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 14) ou bien Thomas (cf. Ac 1, 13). Son nom est clairement un patronyme, car il est formulé avec une référence explicite au nom de son père. En effet, il s'agit probablement d'un nom d'origine araméenne, bar Talmay, qui signifie précisément "fils de Talmay".

    Nous ne possédons pas d'informations importantes sur Barthélemy; en effet, son nom revient toujours et seulement au sein des listes des Douze susmentionnées et ne se trouve donc au centre d'aucun récit. Cependant, il est traditionnellement identifié avec Nathanaël:  un nom qui signifie "Dieu a donné". Ce Nathanaël provenait de Cana (cf. Jn 21, 2) et il est donc possible qu'il ait été témoin du grand "signe" accompli par Jésus en ce lieu (cf. Jn 2, 1-11). L'identification des deux personnages est probablement motivée par le fait que ce Nathanaël, dans la scène de vocation rapportée par l'Evangile de Jean, est placé à côté de Philippe, c'est-à-dire à la place qu'occupe Barthélemy dans les listes des Apôtres rapportées par les autres Evangiles. Philippe avait dit à ce Nathanaël qu'il avait trouvé "Celui dont parle la loi de Moïse et les Prophètes [...] c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth" (Jn 1, 45). Comme nous le savons, Nathanaël lui opposa un préjugé plutôt grave:  "De Nazareth! Peut-il sortir de là quelque chose de bon?" (Jn 1, 46a). Cette sorte de contestation est, à sa façon, importante pour nous. En effet, elle nous fait voir que, selon les attentes des juifs, le Messie ne pouvait  pas  provenir  d'un village aussi obscur, comme l'était précisément Nazareth (voir également Jn 7, 42). Cependant, dans le même temps, elle met en évidence la liberté de Dieu, qui surprend nos attentes en se faisant trouver précisément là où nous ne l'attendrions pas. D'autre part, nous savons qu'en réalité, Jésus n'était pas exclusivement "de  Nazareth", mais qu'il était né à Bethléem (cf. Mt 2, 1; Lc 2, 4), et qu'en définitive, il venait du ciel, du Père qui est aux cieux.

    L'épisode de Nathanaël nous inspire une autre réflexion:  dans notre relation avec Jésus, nous ne devons pas seulement nous contenter de paroles. Philippe, dans sa réponse, adresse une invitation significative à Nathanaël:  "Viens et tu verras!" (Jn 1, 46b). Notre connaissance de Jésus a surtout besoin d'une expérience vivante:  le témoignage d'autrui est bien sûr important, car généralement, toute notre vie chrétienne commence par une annonce qui parvient jusqu'à nous à travers un ou plusieurs témoins. Mais nous devons ensuite personnellement participer à une relation intime et profonde avec Jésus; de manière analogue, les Samaritains, après avoir entendu le témoignage de leur concitoyenne que Jésus avait rencontrée près du puits de Jacob, voulurent parler directement avec Lui et, après cet entretien, dirent à la femme:  "Ce n'est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde!" (Jn 4, 42).

    En revenant à la scène de vocation, l'évangéliste nous rapporte que, lorsque Jésus voit Nathanaël s'approcher, il s'exclame:  "Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir" (Jn 1, 47). Il s'agit d'un éloge qui rappelle le texte d'un Psaume:  "Heureux l'homme... dont l'esprit est sans fraude" (Ps 32, 2), mais qui suscite la curiosité de Nathanaël, qui réplique avec étonnement:  "Comment me connais-tu?" (Jn 1, 48a). La réponse de Jésus  n'est pas immédiatement compréhensible. Il dit:  "Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu" (Jn 1, 48b). Nous ne savons pas ce qu'il s'est passé sous ce figuier. Il est évident qu'il s'agit d'un moment décisif dans la vie de Nathanaël. Il se sent touché au plus profond du cœur  par ces paroles de Jésus, il se sent compris et comprend:  cet homme sait tout sur moi, Il sait et connaît le chemin de la vie, je peux réellement m'abandonner à cet homme. Et ainsi, il répond par une confession de foi claire et belle, en disant:  "Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu! C'est toi le roi d'Israël!" (Jn 1, 49). Dans cette confession apparaît un premier pas important dans l'itinéraire d'adhésion à Jésus. Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l'identité de Jésus:  Il est reconnu aussi bien dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont  il  est le Fils unique, que dans celle avec le peuple d'Israël, dont il est déclaré le roi, une qualification propre au Messie attendu. Nous ne devons jamais perdre de vue ni l'une ni l'autre de ces deux composantes, car si nous ne proclamons que la dimension céleste de Jésus, nous risquons d'en faire un être éthéré et évanescent, et si au contraire nous ne reconnaissons que sa situation concrète dans l'histoire, nous finissons par négliger la dimension divine qui le qualifie précisément.

    Nous ne possédons pas d'informations précises sur l'activité apostolique successive de Barthélemy-Nathanaël. Selon une information rapportée par l'historien Eusèbe au IV siècle, un certain Pantenus aurait trouvé jusqu'en Inde les signes d'une présence de Barthélemy (cf. Hist. eccl. V, 10, 3). Dans la  tradition postérieure, à partir du Moyen Age, s'imposa le récit de sa mort par écorchement, qui devint ensuite très populaire. Il suffit de penser à la très célèbre  scène du Jugement dernier dans la Chapelle Sixtine, dans laquelle Michel-Ange peignit saint Barthélemy qui tient sa propre peau dans la main gauche, sur laquelle l'artiste laissa son autoportrait. Ses reliques sont vénérées ici  à  Rome,  dans l'église qui lui est consacrée sur l'Ile Tibérine, où elles furent apportées par l'empereur allemand Otton III en l'an 983. En conclusion, nous pouvons dire que la figure de saint Barthélemy, malgré le manque d'information le concernant, demeure cependant face à nous pour nous dire que l'on peut également vivre l'adhésion à Jésus et en témoigner sans accomplir d'œuvres  sensationnelles. C'est Jésus qui est et reste extraordinaire, Lui à qui chacun de nous est appelé à consacrer sa propre vie et sa propre mort.[…]
    Puisse la figure de l’Apôtre Barthélemy vous inviter, dans le quotidien de vos vies, à témoigner du Christ, lui qui vous appelle à lui consacrer toute votre existence !
    Benoit XVI, 04 octobre 2006
    http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2006/documents/hf_ben-xvi_aud_20061004_fr.html ; photo http://www.marysrosaries.com/collaboration/images/thumb/d/da/Vine_Dresser_and_the_Fig_Tree_001.jpg/600px-Vine_Dresser_and_the_Fig_Tree_001.jpg

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  • Lc 6, 6-11 Jésus, la guérison et le sabbat

    Publié le 5 septembre 2016 par Jardinier de Dieu

    Lc 6, 6-11 Jésus, la guérison et le sabbat

    Lundi (23ème semaine du temps ordinaire)

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,6-11. 

    Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée.Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser.Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée : « Lève-toi, et reste debout devant tout le monde. » L'homme se leva et se tint debout.Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de la perdre ? »Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme : « Étends ta main. » Il le fit, et sa main redevint normale.Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.

    hands06b.jpg

    Durant son ministère terrestre, Jésus travaille inlassablement, accomplissant des œuvres puissantes pour livrer l’homme de la maladie, de la souffrance et de la mort. Le sabbat que l’Ancien Testament avait proposé comme un jour de libération et qui, observé simplement pour la forme, était vidé de sa signification authentique, est réaffirmé par Jésus dans son valeur originelle : « le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat » (Mc 2, 27). Par les guérisons accomplis en ce jour de repos (cf Mt 12, 9-14 ; Mc 3, 1-6 ; Lc 6, 6-11, Lc 13, 10-17, Lc 14, 1-6), il veut démontrer que le sabbat est à lui, car il est vraiment le Fils de Dieu et que c’est le jour où l’on doit se consacrer à Dieu et aux autres. Libérer du mal, pratiquer la fraternité et le partage, c’est conférer au travail sa signification la plus noble, celle qui permet à l’humanité de s’acheminer vers le Sabbat éternel, dans lequel le repos devient la fête à laquelle l’homme aspire intérieurement. Précisément dans la mesure où il oriente l’humanité à faire l’expérience du sabbat de Dieu et de sa vie conviviale, le travail inaugure sur la terre la nouvelle création.

    Jean-Charles Descubes, Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, Bayard édition, 2005, p.p.150-151.

    photo http://files.myopera.com/Prayerman/blog/hands06b.jpg

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  • Lc 6, 20-26 Dix commandements

    Publié le 6 septembre 2016 par Jardinier de Dieu

    Lc 6, 20-26 Dix commandements.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,20-26.
    En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
    Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
    Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
    Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
    Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
    Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
    Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

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    Le Décalogue nous renvoie au Sinaï, quand Dieu entre d’une manière particulière dans l’histoire du peuple hébreu et, à travers ce peuple, dans l’histoire de l’humanité tout entière. Il leur donne alors les « dix paroles » qui expriment sa volonté et qui sont une sorte de « code éthique » pour construire une société dans laquelle le rapport d’alliance avec le Dieu saint et juste illumine et guide les relations entre les personnes. Et Jésus vient accomplir ces paroles, en les élevant et en les assumant dans le double commandement de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit… Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (cf. Mt 22, 37-40).  

    Mais nous pouvons nous demander : quel sens ont ces dix paroles pour nous, dans le contexte culturel actuel, dans lequel le sécularisme et le relativisme risquent de devenir les critères de tout choix et dans notre société qui semble vivre comme si Dieu n’existait pas ? Nous répondons que Dieu nous a donné les commandements pour nous éduquer à la vraie liberté et à l’amour authentique, pour que nous puissions ainsi être vraiment heureux. Ils sont un signe de l’amour de Dieu le Père, de son désir de nous enseigner comment discerner avec droiture le bien du mal, le vrai du faux, le juste de l’injuste. Ils sont compréhensibles par tous et, précisément parce qu’ils fixent les valeurs fondamentales en normes et en règles concrètes, l’homme qui les met en pratique peut parcourir le chemin de la vraie liberté, qui rend ses pas fermes sur la voie qui conduit à la vie et au bonheur. Au contraire, quand dans son existence l’homme ignore les commandements, non seulement il s’aliène Dieu et abandonne l’alliance avec lui mais il s’éloigne aussi de la vie et du bonheur durable. L’homme livré à lui-même, indifférent à l’égard de Dieu, fier de son autonomie absolue, finit par suivre les idoles de l’égoïsme, du pouvoir, de la domination, polluant ses rapports avec lui-même et avec les autres et parcourant des sentiers, non de vie mais de mort. Les tristes expériences de l’histoire, surtout au siècle dernier, restent un avertissement pour l’humanité.

    « Quand l’amour donne sens à ta vie… ». Jésus porte à sa plénitude le chemin des commandements par sa Croix et sa résurrection ; il invite à surmonter radicalement l’égoïsme, le péché et la mort, à travers le don de lui-même par amour. Seul l’accueil de l’amour infini de Dieu, la confiance en lui, en suivant la voie qu’il a tracée, donne un sens profond à la vie et ouvre à un avenir d’espérance.

    Benoit XVI © Libreria Editrice Vaticana
    Traduction de ZENIT, par Hélène Ginabat
    http://www.zenit.org/article-31779?l=french

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  • Mt 25, 14-30 Parabole des talents ou parabole des 3 serviteurs

    Publié le 26 août 2016 par Jardinier de Dieu

     

    Samedi (21ème semaine du temps ordinaire) Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25,14-30.

    Mt 25, 14-30 Parabole des talents ou parabole des 3 serviteurs

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples cette parabole :
        « Un homme qui partait en voyage
    appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
        À l’un il remit une somme de cinq talents,
    à un autre deux talents,
    au troisième un seul talent,
    à chacun selon ses capacités.
    Puis il partit.Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents
    s’en alla pour les faire valoir
    et en gagna cinq autres.
        De même, celui qui avait reçu deux talents
    en gagna deux autres.
        Mais celui qui n’en avait reçu qu’un
    alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.   
    Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint
    et il leur demanda des comptes.
        Celui qui avait reçu cinq talents
    s’approcha, présenta cinq autres talents
    et dit :
    “Seigneur,
    tu m’as confié cinq talents ;
    voilà, j’en ai gagné cinq autres.”
        Son maître lui déclara :
    “Très bien, serviteur bon et fidèle,
    tu as été fidèle pour peu de choses,
    je t’en confierai beaucoup ;
    entre dans la joie de ton seigneur.”
        Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi
    et dit :
    “Seigneur,
    tu m’as confié deux talents ;
    voilà, j’en ai gagné deux autres.”
        Son maître lui déclara :
    “Très bien, serviteur bon et fidèle,
    tu as été fidèle pour peu de choses,
    je t’en confierai beaucoup ;
    entre dans la joie de ton seigneur.”   
    Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi
    et dit :
    “Seigneur,
    je savais que tu es un homme dur :
    tu moissonnes là où tu n’as pas semé,
    tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.
        J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre.
    Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”
        Son maître lui répliqua :
    “Serviteur mauvais et paresseux,
    tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé,
    que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.
        Alors, il fallait placer mon argent à la banque ;
    et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.
        Enlevez-lui donc son talent
    et donnez-le à celui qui en a dix.
        À celui qui a, on donnera encore,
    et il sera dans l’abondance ;
    mais celui qui n’a rien
    se verra enlever même ce qu’il a.
        Quant à ce serviteur bon à rien,
    jetez-le dans les ténèbres extérieures ;
    là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »
                – Acclamons la Parole de Dieu.

    talents 2

    Le passage de l'Evangile raconte la célèbre parabole des talents, rapportée par saint Matthieu (25, 14-30). Le "talent" était une ancienne monnaie romaine, de grande valeur, et c'est justement à cause de la popularité de cette parabole que celle-ci est devenue synonyme de talents personnels, que chacun est appelé à faire fructifier. En réalité, le texte parle d'un "homme, qui partait en voyage" et qui "appela ses serviteurs et leur confia ses biens" (Mt 25, 14). L'homme de la parabole représente le Christ lui-même, les serviteurs sont les disciples et les talents sont les dons que Jésus leur confie. Par conséquent, ces talents ne représentent pas seulement les qualités naturelles mais aussi les richesses que le Seigneur Jésus nous a laissées en héritage, afin que nous les fassions fructifier : sa Parole, déposée dans le saint Evangile ; le Baptême, qui nous renouvelle dans l'Esprit Saint; la prière - le "Notre Père" - que nous élevons à Dieu en tant que fils unis dans le Fils; son pardon, qu'il a commandé de porter à tous; le sacrement de son Corps immolé et de son Sang versé. En un mot : le Royaume de Dieu, qu'Il est Lui-même, présent et vivant au milieu de nous.

    C'est le trésor que Jésus a confié à ses amis, au terme de sa brève existence terrestre. La parabole de ce jour insiste sur l'attitude intérieure avec laquelle il faut accueillir et valoriser ce don. L'attitude qu'il ne faut pas avoir est celle de la peur : le serviteur qui a peur de son patron et craint son retour cache la pièce de monnaie sous terre et celle-ci ne produit aucun fruit. Cela arrive par exemple à celui qui a reçu le Baptême, la Communion, la Confirmation, mais ensevelit ensuite ces dons sous une couche de préjugés, sous une fausse image de Dieu qui paralyse la foi et les œuvres. Ceci fait qu'il trahit les attentes du Seigneur. Mais la parabole souligne davantage les bons fruits portés par les disciples qui, heureux du don reçu, ne l'ont pas tenu caché jalousement et par peur, mais l'ont fait fructifier en le partageant. Oui, ce que le Christ nous a donné se multiplie en le donnant! C'est un trésor fait pour être dépensé, investi, partagé avec tous, comme nous l'enseigne ce grand administrateur des talents de Jésus qu'est l'apôtre Paul.

    L'enseignement évangélique que nous offre aujourd'hui la liturgie a également eu une influence au niveau historique et social en encourageant parmi les populations chrétiennes une mentalité active et entreprenante. Mais le message central porte sur l'esprit de responsabilité avec lequel il faut accueillir le Royaume de Dieu : une responsabilité envers Dieu et envers l'humanité. Il incarne parfaitement l'attitude du cœur de la Vierge Marie qui, en recevant le don le plus précieux de tous, Jésus lui-même, l'a offert au monde avec un immense amour. Nous Lui demandons de nous aider à être des "serviteurs bons et fidèles", afin de pouvoir prendre un jour part "à la joie de notre Seigneur".

    Benoit XVI http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/angelus/2008/documents/hf_ben-xvi_ang_20081116_fr.html

    image http://3.bp.blogspot.com/-QOPFJXtxZuQ/TqvIQCm57PI/AAAAAAAACBk/4DJrkil2gLY/s1600/talents%2B2.jpg

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  • Jn 12, 24-26 L'histoire du grain de blé tombé en terre

    Publié le 10 août 2016 par Jardinier de Dieu

    Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12, 24-26.

    *****

    En ce temps là Jésus disait à ses disciples : " Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera.

    Jn 12, 24-26 L'histoire du grain de blé tombé en terre

     

    Quelques jours avant sa mort, Jésus annonce encore à ses disciples son départ en utilisant l’image du grain de blé tombé en terre

    Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas : le processus de la germination du grain de blé, de la croissance des jeunes plants … est très habituel pour le monde agricole. Nous, les citadins, réfléchissons un peu sur le développement du grain enterré dans le terreau ou dans la terre : le grain traverse une période noire totale, sans lumière, il n’est plus lui-même, mais pendant cette période, il reçoit une autre nourriture (eau, engrais, minéraux du sol …) qui l’aide à se transformer pour entrer dans la phase de croissance, ensuite celle de floraison. En conséquence, un grain de blé peut nourrir des milliers de personnes en en donnant beaucoup d’autres.

    Celui qui aime sa vie la perd ; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle Aujourd’hui, nous fêtons St Laurent, martyr. Au service de l’Eglise, St Laurent s’est offert lui-même …

    Quant à nous, personne ne nous souhaite devenir martyrs. Que nous soyons au service de nos frères et nos sœurs !  Demandons-nous si nous sommes tous attachés à la vie terrestre : au confort, aux compétences humaines, aux richesses matérielles et spirituelles … ?

    Seigneur, Jésus, tu donnes ta vie pour nous sauver, pour nous amener au Père, pour notre vie éternelle. Aide-nous à quitter nos manières de penser pour pouvoir écouter les autres, à accepter notre enfouissement en vue du bonheur des autres. Essayons toujours de ne pas tomber dans l’égocentrisme : nous ne sommes pas le centre du monde.

    Donne-nous la grâce de te suivre dans le quotidien. Change nos cœurs, Seigneur. Aide-nous à devenir, avec les autres, les sarments de la vigne dont tu es le cep, … que ces sarments portent beaucoup de « fruits d’amour »  afin de glorifier le Père qui est aux cieux !

     

    Source de la photo http://marc.peltzer.pagesperso-orange.fr/image/photos/paysages/champ-de-ble.jpg

     

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  • Ps 39 (40), 2, 3, 4, 18 Entrer toujours davantage dans la foi nue « Mon Dieu ne tarde pas

    Ps 39 (40), 2, 3, 4, 18 Entrer toujours davantage dans la foi nue « Mon Dieu ne tarde pas

    Psaume 39(40) 2, 3, 4, 18

     

    R/ Seigneur, viens vite à mon secours !

    D’un grand espoir,

    J’espérais le Seigneur :

    Il s’est penché vers moi

    Pour entendre mon cri.

     

    Il m’a tiré de l’horreur du gouffre,

    De la vase et de la boue ;

    Il m’a fait reprendre pied sur le roc,

    Il a raffermi mes pas.

     

    Dans ma bouche il a mis un chant nouveau,

    Une louange à notre Dieu.

    Beaucoup d’hommes verront, ils craindront,

    Ils auront foi dans le Seigneur.

     

    Je suis pauvre et malheureux,

    Mais le Seigneur pense à moi.

    Tu es mon secours, mon libérateur :

    Mon Dieu, ne tarde pas !

     

    Publié le 10 août 2016 par Père Jean-Luc Fabre

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  • Ps 44 Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille…

    Psaume 44, (45), 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16R/  

    Debout, à la droite du Seigneur,Se tient la reine, toute parée d’or.

    Ps 44 Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille…

    Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille ;

    Oublie ton peuple et la maison de ton père :

    Le roi sera séduit par ta beauté.

     

    Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.

    Alors, les plus riches du peuple,

    Chargés de présents, quêteront ton sourire.

     

    Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,

    Vêtue d’étoffes d’or ;

    On la conduit, toute parée, vers le roi.

     

    Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;

    On les conduit parmi les chants de fête :

    Elles entrent au palais du roi.

     

    Publié le 14 août 2016 par Père Jean-Luc Fabre

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