• Ps 50 comment savoir donner pour l’homme en vérité

    Publié le 10 septembre 2016 par Père Jean-Luc Fabre

    Ps 50 comment savoir donner pour l’homme en vérité  par Père Jean-Luc Fabre

    Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,

    Il fait justice aux opprimés ;

    Aux affamés, il donne le pain ;

    Le Seigneur délie les enchaînés.

     

    Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,

    Le Seigneur redresse les accablés,

    Le Seigneur aime les justes,

    Le Seigneur protège l’étranger.

     

    Il soutient la veuve et l’orphelin,

    Il égare les pas du méchant.

    D’âge en âge, le Seigneur régnera :

    Ton Dieu, ô Sion, pour toujours ! Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,

    Selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

    Lave-moi tout entier de ma faute,

    Purifie-moi de mon offense.

     

    Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,

    Renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

    Ne me chasse pas loin de ta face,

    Ne me reprends pas ton esprit saint.

     

    Seigneur, ouvre mes lèvres,

    Et ma bouche annoncera ta louange.

    Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;

    Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé

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  • Ps 145 Il garde à jamais sa fidélité !

    Publié le 19 septembre 2016 par Père Jean-Luc Fabre

    Ps 145 Il garde à jamais sa fidélité !  par Père Jean-Luc Fabre

    Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,

    Il fait justice aux opprimés ;

    Aux affamés, il donne le pain ;

    Le Seigneur délie les enchaînés.

     

    Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,

    Le Seigneur redresse les accablés,

    Le Seigneur aime les justes,

    Le Seigneur protège l’étranger.

     

    Il soutient la veuve et l’orphelin,

    Il égare les pas du méchant.

    D’âge en âge, le Seigneur régnera :

    Ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

     

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  • Ps 112 de la poussière il relève le faible

    Ps 112 de la poussière il relève le faible  par Père Jean-Luc Fabre

    Psaume 112 (113), 1-2, 5-6, 7-8R/  Louez le nom du Seigneur : de la poussière il relève le faible.

    Louez, serviteurs du Seigneur,
    louez le nom du Seigneur !
    Béni soit le nom du Seigneur,
    maintenant et pour les siècles des siècles ! Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
    Lui, il siège là-haut.
    Mais il abaisse son regard
    vers le ciel et vers la terre. De la poussière il relève le faible,
    il retire le pauvre de la cendre
    pour qu’il siège parmi les princes,
    parmi les princes de son peuple.
     
    http://www.jardinierdedieu.com/

     

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  • Épître de Saint Jacques - Crampon

    Épître de Saint Jacques - Crampon

    Ce texte de la Bible dans la traduction d’Augustin Crampon, édition révisée de 1923, comporte quelques déviations et inexactitudes. Il est remplacé par un texte dont la conformité à l’édition papier a été contrôlée, et le lecteur est invité à s’y référer : Bible Crampon 1923.

    ***

    Chapitre 1[modifier]

    1. JACQUES, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut.
    2. Ne voyez qu’un sujet de joie, mes frères, dans les épreuves de toute sorte qui tombent sur vous ;
    3. sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience.
    4. Mais que la patience soit accompagnée d’œuvres parfaites, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne laissant à désirer en rien.
    5. Si la sagesse fait défaut à quelqu’un d’entre vous, qu’il la demande à Dieu, lequel donne à tous simplement, sans rien reprocher ; et elle lui sera donnée.
    6. Mais qu’il demande avec foi, sans hésiter ; car celui qui hésite est semblable au flot de la mer, agité et ballotté par le vent.
    7. Que cet homme-là ne pense donc pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur :
    8. homme à deux âmes, inconstant dans toutes ses voies.
    9. Que le frère pauvre se glorifie de son élévation.
    10. Et que le riche mette sa gloire dans son abaissement ; car il passera comme l’herbe fleurie :
    11. le soleil s’est levé brûlant, et il a desséché l’herbe, et sa fleur est tombée, et toute sa beauté a disparu ; de même aussi le riche se flétrira avec ses entreprises.
    12. Heureux l’homme qui supportera l’épreuve ! Devenu un homme éprouvé, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui l’aiment.
    13. Que nul, lorsqu’il est tenté, ne dise : " C’est Dieu qui me tente " ; car Dieu ne saurait être tenté de mal, et lui-même ne tente personne.
    14. Mais chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’amorce et l’entraîne.
    15. Ensuite la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché, et le péché, lorsqu’il est consommé, engendre la mort.
    16. Ne vous abusez pas, mes frères bien-aimés.
    17. Tout don excellent, toute grâce parfaite, descend d’en haut, du Père des lumières, en qui n’existe aucune vicissitude, ni ombre de changement.
    18. De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité, afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures.
    19. Mes frères bien-aimés, vous le savez, que l’homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère.
    20. Car la colère de l’homme n’opère point la justice de Dieu.
    21. C’est pourquoi, rejetant toute souillure et toute excroissance de méchanceté, recevez avec douceur la parole qui a été entée en vous, et qui peut sauver vos âmes.
    22. Mais efforcez-vous de la mettre en pratique, et ne vous contentez pas de l’écouter, en vous abusant vous-mêmes par de faux raisonnements.
    23. Car, si quelqu’un écoute la parole et ne l’observe pas, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir le visage qu’il tient de la nature :
    24. à peine s’est-il considéré, qu’il s’en est allé, oubliant aussitôt quel il était.
    25. Celui, au contraire, qui fixe son regard sur la loi parfaite, la loi de liberté, et qui l’y lient attaché, n’écoutant pas pour oublier aussitôt, mais pratiquant ce qu’il a entendu, celui-là trouvera son bonheur en l’accomplissant.
    26. Si quelqu’un s’imagine être religieux sans mettre un frein à sa langue, il s’abuse lui-même et sa religion est vaine.
    27. La religion pure et sans tache devant notre Dieu et Père, n’est pas autre qu’avoir soin des orphelins et des veuves dans leur détresse, et se préserver pur des souillures de ce monde.

    Chapitre 2[modifier]

    1. Mes frères, n’alliez aucune acception de personnes avec la foi en Jésus-Christ notre Seigneur de gloire.
    2. Si, par exemple, il entre dans votre assemblée un homme qui ait un anneau d’or et un vêtement magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre avec un habit sordide ;
    3. et que tournant vos regards vers celui qui est magnifiquement vêtu, vous lui disiez : " Vous, asseyez-vous ici, à cette place d’honneur ", et que vous disiez au pauvre : " Toi, tiens-toi là debout, ou assieds-toi ici, au bas de mon marchepied : "
    4. n’est-ce pas faire entre vous des distinctions, et vous établir juges aux pensées perverses ?
    5. Ecoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde, pour être riches dans la foi et héritiers du royaume qu’Il a promis à ceux qui l’aiment ?
    6. Et vous, vous faites affront au pauvre ! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment et qui vous traînent devant les tribunaux ?
    7. Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que vous portez ?
    8. Que si vous accomplissez la loi royale, selon ce passage de l’Ecriture : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même " vous faites bien.
    9. Mais si vous faites acception des personnes, vous commettez un péché, et la loi elle-même vous condamne comme transgresseurs.
    10. Car quiconque aura observé toute la loi, s’il vient à faillir en un seul point, est coupable de tous.
    11. En effet, celui qui a dit : " Tu ne commettras point d’adultère ", a dit aussi : " Tu ne tueras point. " Si donc tu tues, quoique tu ne commettes point d’adultère, tu es transgresseur de la loi.
    12. Parlez et agissez comme devant être jugés par la loi de liberté.
    13. Car le jugement sera sans miséricorde pour celui qui n’aura pas fait miséricorde ; la miséricorde triomphe du jugement.
    14. Que sert-il, mes frères, à un homme de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? Est-ce que cette foi pourra le sauver ?
    15. Si un frère ou une sœur sont dans la nudité et n’ont pas ce qui leur est nécessaire chaque jour de nourriture, et que l’un de vous leur dise :
    16. "Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez " sans leur donner et qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ?
    17. Il en est de même de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.
    18. Mais on pourrait même dire : " Tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres. " Montre-moi ta foi sans les œuvres et moi, je te montrerai ma foi par mes œuvres.
    19. Tu crois qu’Il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi..., et ils tremblent !
    20. Mais veux-tu te convaincre, ô homme vain, que la foi sans les ouvres est sans vertu ?
    21. Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ?
    22. Tu vois que la foi coopérait à ses œuvres, et que par les censure sa foi fut rendue parfaite.
    23. Et la parole de l’Ecriture s’accomplit : " Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ", et il fut appelé ami de Dieu.
    24. Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement.
    25. De même Rahab, la courtisane, ne fut-elle pas justifiée par les œuvres, quand elle reçut les envoyés de Josué et les fit partir par un autre chemin ?
    26. De même que le corps sans âme est mort, ainsi la foi sans les œuvres est morte.

    Chapitre 3[modifier]

    1. Mes frères, qu’il n’y en ait pas tant parmi vous qui s’érigent en docteurs, sachant que nous serons jugés plus sévèrement.
    2. Car nous péchons tous en beaucoup de choses. Si quelqu’un ne pèche pas en parole, c’est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride.
    3. Si nous mettons aux chevaux un mors dans la bouche pour nous en faire obéir, nous gouvernons aussi leur corps tout entier.
    4. Voyez encore les vaisseaux tout grands qu’ils sont et quoique poussés par des vents impétueux, ils sont conduits par un très petit gouvernail au gré du pilote qui les dirige.
    5. Ainsi la langue est un tout petit membre ; mais de quelles grandes choses elle peut se vanter ! Voyez, une étincelle peut embraser une grande forêt !
    6. La langue aussi est un feu, un monde d’iniquité. N’étant qu’un de nos membres, la langue est capable d’infecter tout le corps ; elle enflamme le cours de notre vie, enflammée qu’elle est elle-même du feu de l’enfer.
    7. Toutes les espèces de quadrupèdes, d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins peuvent se dompter, et ont été domptés par l’homme.
    8. Mais la langue, aucun homme ne peut la dompter : c’est un fléau qu’on ne peut arrêter ; elle est remplie d’un venin mortel.
    9. Par elle nous bénissons le Seigneur et notre Père, et par elle nous maudissons les hommes qui ont été faits à l’image de Dieu.
    10. De la même bouche sortent la malédiction et la bénédiction ! Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi.
    11. Est-ce que de la même ouverture, la source fait jaillir le doux et l’amer ?
    12. Est-ce qu’un figuier, mes frères, peut produire des olives, ou la vigne des figues ? Ainsi une source salée ne peut donner de l’eau douce.
    13. Qui parmi vous est sage et intelligent ? Qu’il fasse voir à l’œuvre dans la suite d’une bonne vie sa modération et sa sagesse.
    14. Mais si vous avez dans vos cœurs un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez point et ne mentez point contre la vérité.
    15. Une pareille sagesse ne descend pas d’en haut ; elle est terrestre, charnelle, diabolique.
    16. Car là où il y a jalousie et esprit de contention, là est le trouble et toute action mauvaise.
    17. Alors la sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, condescendante, traitable, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie.
    18. Le fruit de justice se sème dans la paix par ceux qui pratiquent la paix.

    Chapitre 4[modifier]

    1. D’où viennent les guerres et les luttes parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ?
    2. Vous convoitez, et vous n’avez pas ; vous êtes meurtriers, vous êtes jaloux, et vous n’arrivez pas à obtenir ; vous êtes dans un état de lutte et de guerre ; et vous n’obtenez pas, parce que vous ne demandez pas ;
    3. vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, avec l’intention de satisfaire vos passions.
    4. Adultères, ne savez-vous pas que l’amitié du monde c’est l’inimitié contre Dieu ? Quiconque veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.
    5. Ou bien pensez-vous que l’Ecriture dise en vain " C’est jusqu’à la jalousie que vous aime l’Esprit qu’il a mis en vous ? "
    6. Mais il donne une grâce d’autant plus grande, selon ce que dit l’Ecriture : " Dieu résiste aux orgueilleux, et il accorde sa grâce aux humbles. "
    7. Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il s’enfuira de vous.
    8. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes à l’âme double.
    9. Sentez votre misère ; prenez le deuil, et pleurez que votre rire se change en pleurs, et votre joie en tristesse.
    10. Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera. Frères, ne dites point de mal les uns des autres.
    11. Celui qui parle mal de son frère ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n’es plus un observateur de la loi, mais tu t’en fais juge.
    12. Il n’y a qu’un seul législateur et qu’un seul juge, celui qui a la puissance de sauver et de perdre. Mais qui es-tu, toi qui juges le prochain ?
    13. Eh bien donc vous qui dites : " Aujourd’hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y séjournerons une année, nous trafiquerons, et nous ferons des profits ",
    14. - vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ; - car qu’est-ce que votre vie ?
    15. Vous êtes une vapeur qui paraît un instant et s’évanouit ensuite : - au lieu de dire : " Si le Seigneur le veut ", ou : " Si nous sommes en vie, nous ferons ceci ou cela. "
    16. Mais maintenant vous vous vantez dans votre présomption. Toute jactance de cette sorte est mauvaise.
    17. Celui donc qui sait faire ce qui est bien et qui ne le fait pas, commet un péché.

    Chapitre 5[modifier]

    1. A vous maintenant, riches ! Pleurez, éclatez en sanglots à la vue des misères qui vont fondre sur vous.
    2. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont mangés des vers.
    3. Votre or et votre argent ce sont rouillés, et leur rouille rendra témoignage contre vous, et comme un feu dévorera vos chairs. Vous avez thésaurisé dans les derniers jours !
    4. Voici qu’il crie contre vous, le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles du Seigneur Sabaoth.
    5. Vous avez vécu sur la terre dans les délices et les festins ; vous avez été comme la victime qui se repaît le jour où on doit l’égorger.
    6. Vous avez condamné, vous avez tué le juste il ne vous résiste point.
    7. Prenez donc patience, mes frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voyez le laboureur, dans l’espérance du précieux fruit de la terre, attend patiemment jusqu’à ce qu’il reçoive la pluie de l’automne et celle du printemps.
    8. Vous aussi, soyez patients, et affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.
    9. Frères, ne vous répandez point en plaintes les uns contre les autres, de peur que vous ne soyez jugés : voici que le juge est à la porte.
    10. Comme modèle de générosité dans l’épreuve et de patience, prenez, frères, les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
    11. Voyez, nous proclamons bienheureux ceux qui ont souffert. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu quelle fin le Seigneur lui a ménagée ; car le Seigneur est plein de compassion et de miséricorde.
    12. Surtout, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par quelque autre serment ; mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le coup du jugement.
    13. Quelqu’un pareil vous est-il dans l’affliction ? qu’il prie. Est-il dans la joie ? qu’il chante des cantiques.
    14. Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église et que ceux-ci prient sur lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur.
    15. Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le rétablira, et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés.
    16. Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ; car la prière fervente du juste a beaucoup de puissance.
    17. Elie était un homme soumis aux mêmes misères que nous : Il pria instamment qu’il ne tombât point de pluie, et la pluie ne tomba pas sur la terre pendant trois ans et six mois ;
    18. il pria de nouveau, et le ciel donna la pluie, et la terre produisit ses fruits.
    19. Mes frères, se quelqu’un d’entre vous s’est laissé entraîner loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène,
    20. sachez que celui qui ramène un pécheur de la voie où il s’égare, sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.
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  • évangile selon Jean

    la bible évangile selon Jean


    L'Évangile selon Jean (en grec Κατά Ιωαννην, Kata Iōannēn) est le quatrième Évangile canonique du Nouveau Testament. Il ne comporte pas de nom d'auteur, mais est traditionnellement attribué à l'apôtre Jean, et ce, dès la seconde moitié du IIe siècle, par saint Irénée.

    Comme les trois évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc), il rapporte certaines des actions et des paroles de Jésus, mais s'en distingue par son èthos et son emphase théologique. Il insiste sur la mission cosmique de Jésus de rédemption de l'humanité plutôt que sur son ministère terrestre d'enseigner, de chasser les démons et de réconforter les pauvres.

    Dans la doctrine trinitaire, l'évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus.



    Selon les évangiles et le livre des Actes des Apôtres, Jean est l'un des douze apôtres de Jésus. Son père s'appelle Zébédée. Sa mère est Marie Salomé et il a pour frère un autre apôtre : Jacques le Majeur.

    On l'appelle Jean l'Apôtre ou Jean l'Évangéliste ou Jean le Théologien pour le distinguer de Jean le Baptiste, précurseur et prophète de Jésus. On lui attribue l' Évangile qui porte son nom, le « Quatrième Évangile », pour le distinguer des trois autres, dits « Évangiles synoptiques » ainsi que le Livre de l'Apocalypse, dit aussi Apocalypse de Jean.

    Il est représenté avec une coupe surmontée d'un serpent ou avec une chaudière remplie d'huile bouillante. Cependant, en raison de son œuvre d'écrivain, le plus jeune des apôtres porte le livre de l'Evangile. En tant qu'évangéliste, il est souvent symbolisé par un aigle parce que le prologue de son évangile a été attribuée à une voix descendue du ciel (voir l'article Tétramorphe).

    Il est fêté par les catholiques le 27 décembre et par l'Église orthodoxe le 26 septembre (dormition) et le 8 mai.


    L'apôtre
    Comme André, il était disciple de Jean le Baptiste jusqu'au moment où celui-ci leur désigna Jésus par ces termes : « Voici l'agneau de Dieu ». Quittant Jean le Baptiste, après le Baptême et la venue de l'Esprit Saint sous la forme d'une colombe, et lorsque Jésus vint vers lui, il abandonna tout sur-le-champ, pour le suivre avec son frère Jacques.

    Une tradition veut qu'il soit resté vierge toute sa vie, ayant été choisi comme apôtre alors qu'il était sur le point de se marier. Il aurait aimé à tel point la virginité et l'ascèse qu'il aurait porté aussi le nom de vierge.

    Souvent appelé « le bien-aimé du Seigneur », ou celui que Jésus aimait, Jean est considéré comme l'apôtre préféré du Christ. De nombreuses représentations de la Cène nous le montrent au côté de Jésus, écoutant attentivement les paroles du Seigneur, les yeux quelquefois fermés pour mieux écouter (La Cène peinte par Dirk Bouts). En effet dans l'évangile que l'on attribue à Saint Jean, il rapporte avec beaucoup de précisions les paroles prononcées par Jésus au cours de la Cène (Discours de la Cène, chapitres 14 à 17), et en particulier l'envoi de l'Esprit Saint ou Paraclet par le Père.

    Jean fut l'un des trois apôtres (avec Pierre et Jacques) à monter sur la montagne du Thabor, pour assister à la Transfiguration, où ils ont contemplé la divinité du Verbe resplendissante dans le corps de Jésus, lorsque le Père disait: « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute ma complaisance : écoutez-le ».

    Lorsque Jésus fut arrêté par les soldats romains, il le suivit jusque dans la cour du Grand-Prêtre, et assista à la crucifixion et à son agonie à Gethsémani. Des écrits plus tardifs nous disent aussi que le Christ en croix, avant de rendre l'âme, donne pour mission à Jean de veiller sur sa mère, la Vierge Marie. Il l'accueillit chez lui et fut le dernier à rester à Jérusalem pour la servir.


    L'écrivain
    Après la Résurrection, il semble que Jean soit allé en Samarie prêcher avec Pierre, où il montre beaucoup d'ardeur à organiser la jeune Église de Palestine. Fuyant les persécutions des Romains, il quitta la Palestine, et se réfugie à Éphèse ou il réalise des miracles et baptise de nombreuses personnes.

    Amené à Rome pour être présenté à l'empereur Domitien qui l'avait envoyé quérir, il lui montra que sa foi en Jésus-Christ était plus forte que toutes les puissances terrestres. Tertullien nous dit qu'il aurait subi à Rome le supplice de l'eau bouillante, dont sa virginité lui aurait permis de sortir indemne.

    L'empereur l'envoie en exil sur l'île de Patmos, où il aurait écrit l'Apocalypse. À Patmos, île montagneuse, qui était luxuriante à l'époque, Jean reçoit une vision du Christ de l'Apocalypse, majestueux d'apparence, vêtu de blanc, le glaive de la Parole dans la bouche. Jean s'agenouille et il est béni par l'apparition qui lui dit : « Écris donc ce que tu as vu, le présent et ce qui doit arriver plus tard ». Puis il lui aurait révélé en de grandioses visions ce qui doit arriver à la fin des temps : l'accroissement de l'iniquité, la venue de l'Antéchrist, son combat contre les fidèles et sa lutte ultime qui le jettera finalement pour toujours en Enfer avec le diables et ses anges maléfiques. Il contempla aussi les bouleversements du Monde, la consommation de toute chose sous le feu divin, et, enfin le triomphe du Fils de l'homme, la résurrection de tous et le jugement dernier, et enfin la descente sur terre de la Jérusalem céleste, cité sainte et éternelle, où Dieu demeurera pour toujours avec les hommes.

    Après la mort de Domitien en l'an 96, l'empereur Nerva permit à Jean de revenir à Éphèse, au grand regret des habitants de Patmos qu'il avait convertis en très grand nombre.

    Puis la tradition le fait vivre pendant de longues années à Éphèse, ville où il compose ses trois Épîtres et le quatrième Évangile ou Évangile selon Jean (dont la plus ancienne trace est le Papyrus P52), en l'an 97.

    Il serait mort à Éphèse en l'an 101, à l'âge de 98 ans. Il serait enterré à Selçuk, près d'Éphèse, où il existait une basilique Saint-Jean aujourd'hui en ruine.


    Le thaumaturge

    Plusieurs représentations de Jean nous le montrent tenant à la main un calice d'où émerge la tête d'un serpent. C'est une allusion à un miracle qu'il aurait accompli pour prouver à Aristodème et aux Éphésiens la supériorité du christianisme sur le culte des idoles (cf. notamment la Légende dorée) : sommé de boire une coupe de poison, il en avale le contenu d'un trait et n'en est absolument pas incommodé, tandis que les deux goûteurs désignés pour tester ce poison s'écroulent foudroyés en quelques secondes (ils seront ensuite ressuscités par le saint).

    On attribue à l'apôtre Jean de nombreux autres miracles :

    À son arrivée dans l'île de Patmos, il y avait un mage maléfique, nommé Kynopse, servi par de nombreux serviteurs démoniaques. Les prêtres du temple d'Apollon demandèrent à ce dernier de les débarrasser de Jean, qui commencait à faire des conversions. Jean, par la seule puissance de sa prière adressée à Jésus-Christ, réussit à chasser les serviteurs démoniaques du mage, démontrant que le pouvoir de ce dernier n'était qu'illusion, et à sa prière, la mer engloutit le mage et l'emporta, comme autrefois le Pharaon lancé à la poursuite de Moïse.
    Lors d'une fête en dévotion à la déesse Artémis, que vénéraient les habitants d'Éphèse, Jean monta sur la colline où se trouvait une grande statue de la déesse et commença à haranguer la foule païenne. Celle-ci, furieuse, tenta de le lapider, mais toutes les pierres frappèrent la statue qui fut mise en pièces, puis les pierres se retournèrent contre ceux qui continuaient à les lancer. À la prière de Jean, la terre trembla et engloutit les plus vindicatifs, mais après que la foule eut supplié Jean et fait appel à sa miséricorde, ils ressortirent tous des antres de la terre, vénérant le saint et demandant le baptême.
    Jean fut arrêté et conduit au temple d'Artémis devant un officier impérial qui l'accusa de magie maléfique et voulut le mettre à mort. Jean se mit à prier Dieu, et le temple s'effondra sans porter atteinte à aucune vie humaine.
    Pendant son voyage d'exil vers Patmos, il guérit par ses prières les soldats de son escorte qui avaient tous la dysenterie, et en arrivant dans l'île, il guérit aussi par ses prières le fils d'un notable de l'île, atteint d'un « esprit impur », ce qui lui permit de baptiser toute la maisonnée dès son arrivée.
    Un autre jour, à Éphèse, entouré d'une foule de disciples et d'habitants, il bénit la dépouille d'une femme particulièrement pieuse, nommée Drusiana, et celle-ci ressuscita.
    Au moment de sa mort, il se fait creuser une fosse et y descend en priant Dieu. Dès qu'il a fini sa prière, il est entouré d'une lumière si vive que personne ne peut la regarder. Une fois la lumière disparue, on trouve la fosse remplie de manne divine. Une autre version de sa mort veut qu'il se soit fait enterrer encore vivant et recouvrir de terre par ses serviteurs, mais, lorsque ses disciples arrivèrent et voulurent le déterrer, il avait disparu. Tous pensèrent que son corps avait été ressuscité et était monté au ciel, selon la parole de Jésus-Christ répondant à Pierre qui le questionnait sur Jean : « Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je revienne qu'est-ce que cela te fait ? » (Jean XXI:22).

    fr.wikipedia.org (09-07-2007)
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  • Jude

    la bible Jude

    Jude 1 

    1. Jude, serviteur de Jésus Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus Christ : 

    2. que la miséricorde, la paix et la charité vous soient multipliées ! 

    3. Bien aimés, comme je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de le faire afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. 

    4. Car il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus Christ. 

    5. Je veux vous rappeler, à vous qui savez fort bien toutes ces choses, que le Seigneur, après avoir sauvé le peuple et l'avoir tiré du pays d'Égypte, fit ensuite périr les incrédules ; 

    6. qu'il a réservé pour le jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres, les anges qui n'ont pas gardé leur dignité, mais qui ont abandonné leur propre demeure ; 

    7. que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d'un feu éternel. 

    8. Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l'autorité et injurient les gloires. 

    9. Or, l'archange Michel, lorsqu'il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n'osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit : Que le Seigneur te réprime ! 

    10. Eux, au contraire, ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent, et ils se corrompent dans ce qu'ils savent naturellement comme les brutes. 

    11. Malheur à eux ! car ils ont suivi la voie de Caïn, ils se sont jetés pour un salaire dans l'égarement de Balaam, ils se sont perdus par la révolte de Coré.

    12. Ce sont des écueils dans vos agapes, faisant impudemment bonne chère, se repaissant eux-mêmes. Ce sont des nuées sans eau, poussées par les vents ; des arbres d'automne sans fruits, deux fois morts, déracinés ; 

    13. des vagues furieuses de la mer, rejetant l'écume de leurs impuretés ; des astres errants, auxquels l'obscurité des ténèbres est réservée pour l'éternité.

    14. C'est aussi pour eux qu'Énoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, 

    15. pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d'impiété qu'ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu'ont proférées contre lui des pécheurs impies. 

    16. Ce sont des gens qui murmurent, qui se plaignent de leur sort, qui marchent selon leurs convoitises, qui ont à la bouche des paroles hautaines, qui admirent les personnes par motif d'intérêt. 

    17. Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d'avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus Christ. 

    18. Ils vous disaient qu'au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies ; 

    19. ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes sensuels, n'ayant pas l'esprit. 

    20. Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit, 

    21. maintenez-vous dans l'amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle.

    22. Reprenez les uns, ceux qui contestent ; 

    23. sauvez-en d'autres en les arrachant du feu ; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu'à la tunique souillée par la chair. 

    24. Or, à celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l'allégresse, 

    25. à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen ! Source: InLibroVeritas

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  •   Livre de Ruth

     la bible Livre de Ruth ...(pas de texte en audio)

    Edition Louis Segond Le livre de Ruth est un livre de la Bible hébraïque, classé parmi les livres historiques de l'Ancien Testament chrétien, et parmi les livres des Ketouvim (Ecrits) dans la tradition juive. L'histoire de Ruth se déroule à l'époque où les Juges dirigaient le peuple d'Israël. Il s'agit de montrer comment une femme étrangère est non seulement entrée dans le peuple d'Israël mais est devenue l'ancêtre du Roi David. Le récit met l'accent sur la loyauté exemplaire de la Moabite Ruth, vis-à-vis de sa belle-famille comme de YHWH

     

    Ruth (en hébreu: רות, Routh, qui signifierait "compassion") est un personnage biblique dont l'histoire est relatée dans le Livre de Ruth qui est classé parmi les Ketouvim dans la tradition juive et parmi les livres historiques chrétiens. La figure de Ruth est celle d'une convertie qui s'attache aux valeurs du judaïsme après la mort de son premier époux et qui est l'ancêtre du roi David. Récit biblique Ruth glane dans les champs de BoozRuth est une femme moabite et l'épouse de Mahlon dont les parents, Elimelech et Noémie, se sont installés dans le pays de Moab pour fuir la famine en Judée. Le frère de Mahlon, Chilion, s'est également marié à une Moabite, Orpah. Lorsque Elimelech, Mahlon et Chilion décèdent, Noémie décide de rentrer dans son pays d'origine. Ruth suit sa belle-mère et s'installent pauvrement à Bethléem au moment des moissons. Elle ramasse des épis tombés pour sa belle-mère et fait la rencontre de Booz, riche propriétaire terrien et parent de Elimelech. Suivant les conseils de Noémie, Ruth se rapproche de Booz qui est attiré par elle. Booz obtiendra l'héritage de Elimelech (dont Ruth) après avoir obtenu de l'héritier direct qu'il n'exerce pas ses droits. Booz épouse alors Ruth qui lui donnera pour fils Obed, père de Jessé et grand-père du roi David. fr.wikipedia.org (27-08-2007)

    *************

    Du temps des juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléhem de Juda partit, avec sa femme et ses deux fils, pour faire un séjour dans le pays de Moab.            

                   Le nom de cet homme était Élimélec, celui de sa femme Naomi, et ses deux fils s'appelaient Machlon et Kiljon ; ils étaient Éphratiens, de Bethléhem de Juda. Arrivés au pays de Moab, ils y fixèrent leur demeure.

                   Élimélec, mari de Naomi, mourut, et elle resta avec ses deux fils.

                   Ils prirent des femmes Moabites, dont l'une se nommait Orpa, et l'autre Ruth, et ils habitèrent là environ dix ans.

                   Machlon et Kiljon moururent aussi tous les deux, et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari.

                   Puis elle se leva, elle et ses belles-filles, afin de quitter le pays de Moab, car elle apprit au pays de Moab que l'Éternel avait visité son peuple et lui avait donné du pain.

                   Elle sortit du lieu qu'elle habitait, accompagnée de ses deux belles-filles, et elle se mit en route pour retourner dans le pays de Juda.

                   Naomi dit alors à ses deux belles-filles : Allez, retournez chacune à la maison de sa mère ! Que l'Éternel use de bonté envers vous, comme vous l'avez fait envers ceux qui sont morts et envers moi !

                   Que l'Éternel vous fasse trouver à chacune du repos dans la maison d'un mari ! Et elle les baisa. Elles élevèrent la voix, et pleurèrent ;

                   et elles lui dirent : Non, nous irons avec toi vers ton peuple.

                   Naomi, dit : Retournez, mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon sein des fils qui puissent devenir vos maris ?

                   Retournez, mes filles, allez ! Je suis trop vieille pour me remarier. Et quand je dirais : J'ai de l'espérance ; quand cette nuit même je serais avec un mari, et que j'enfanterais des fils,

                   attendriez-vous pour cela qu'ils eussent grandi, refuseriez-vous pour cela de vous marier ? Non, mes filles ! car à cause de vous je suis dans une grande affliction de ce que la main de l'Éternel s'est étendue contre moi.

                   Et elles élevèrent la voix, et pleurèrent encore. Orpa baisa sa belle-mère, mais Ruth s'attacha à elle.

                   Naomi dit à Ruth : Voici, ta belle-soeur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne, comme ta belle-soeur.

                   Ruth répondit : Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ;

                   où tu mourras je mourrai, et j'y serai enterrée. Que l'Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi !

                   Naomi, la voyant décidée à aller avec elle, cessa ses instances.

                   Elles firent ensemble le voyage jusqu'à leur arrivée à Bethléhem. Et lorsqu'elles entrèrent dans Bethléhem, toute la ville fut émue à cause d'elles, et les femmes disaient : Est-ce là Naomi ?

                   Elle leur dit : Ne m'appelez pas Naomi ; appelez-moi Mara, car le Tout Puissant m'a remplie d'amertume.

                   J'étais dans l'abondance à mon départ, et l'Éternel me ramène les mains vides. Pourquoi m'appelleriez-vous Naomi, après que l'Éternel s'est prononcé contre moi, et que le Tout Puissant m'a affligée ?

                   Ainsi revinrent du pays de Moab Naomi et sa belle-fille, Ruth la Moabite. Elles arrivèrent à Bethléhem au commencement de la moisson des orges.

    **

    Naomi avait un parent de son mari. C'était un homme puissant et riche, de la famille d'Élimélec, et qui se nommait Boaz.           

                   Ruth la Moabite dit à Naomi : Laisse-moi, je te prie, aller glaner des épis dans le champ de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Elle lui répondit : Va, ma fille.

                   Elle alla glaner dans un champ, derrière les moissonneurs. Et il se trouva par hasard que la pièce de terre appartenait à Boaz, qui était de la famille d'Élimélec.

                   Et voici, Boaz vint de Bethléhem, et il dit aux moissonneurs : Que l'Éternel soit avec vous ! Ils lui répondirent : Que l'Éternel te bénisse !

                   Et Boaz dit à son serviteur chargé de surveiller les moissonneurs : A qui est cette jeune femme ?

                   Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit : C'est une jeune femme Moabite, qui est revenue avec Naomi du pays de Moab.

                   Elle a dit : Permettez-moi de glaner et de ramasser des épis entre les gerbes, derrière les moissonneurs. Et depuis ce matin qu'elle est venue, elle a été debout jusqu'à présent, et ne s'est reposée qu'un moment dans la maison.

                   Boaz dit à Ruth : Écoute, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ ; ne t'éloigne pas d'ici, et reste avec mes servantes.

                   Regarde où l'on moissonne dans le champ, et va après elles. J'ai défendu à mes serviteurs de te toucher. Et quand tu auras soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que les serviteurs auront puisé.

                   Alors elle tomba sur sa face et se prosterna contre terre, et elle lui dit : Comment ai-je trouvé grâce à tes yeux, pour que tu t'intéresses à moi, à moi qui suis une étrangère ?

                   Boaz lui répondit : On m'a rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari, et comment tu as quitté ton père et ta mère et le pays de ta naissance, pour aller vers un peuple que tu ne connaissais point auparavant.

                   Que l'Éternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l'Éternel, le Dieu d'Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier !

                   Et elle dit : Oh ! que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m'as consolée, et tu as parlé au coeur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l'une de tes servantes.

                   Au moment du repas, Boaz dit à Ruth : Approche, mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Elle s'assit à côté des moissonneurs. On lui donna du grain rôti ; elle mangea et se rassasia, et elle garda le reste.

                   Puis elle se leva pour glaner. Boaz donna cet ordre à ses serviteurs : Qu'elle glane aussi entre les gerbes, et ne l'inquiétez pas,

                   et même vous ôterez pour elle des gerbes quelques épis, que vous la laisserez glaner, sans lui faire de reproches.

                   Elle glana dans le champ jusqu'au soir, et elle battit ce qu'elle avait glané. Il y eut environ un épha d'orge.

                   Elle l'emporta et rentra dans la ville, et sa belle-mère vit ce qu'elle avait glané. Elle sortit aussi les restes de son repas, et les lui donna.

                   Sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd'hui, et où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui s'est intéressé à toi ! Et Ruth fit connaître à sa belle mère chez qui elle avait travaillé : L'homme chez qui j'ai travaillé aujourd'hui, dit-elle, s'appelle Boaz.

                   Naomi dit à sa belle-fille : Qu'il soit béni de l'Éternel, qui se montre miséricordieux pour les vivants comme il le fut pour ceux qui sont morts ! Cet homme est notre parent, lui dit encore Naomi, il est de ceux qui ont sur nous droit de rachat.

                   Ruth la Moabite ajouta : Il m'a dit aussi : Reste avec mes serviteurs, jusqu'à ce qu'ils aient achevé toute ma moisson.

                   Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses servantes, et qu'on ne te rencontre pas dans un autre champ.

                   Elle resta donc avec les servantes de Boaz, pour glaner, jusqu'à la fin de la moisson des orges et de la moisson du froment. Et elle demeurait avec sa belle-mère.

    ***

    Naomi, sa belle-mère, lui dit : Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse.

                   Et maintenant Boaz, avec les servantes duquel tu as été, n'est-il pas notre parent ? Voici, il doit vanner cette nuit les orges qui sont dans l'aire.

                   Lave-toi et oins-toi, puis remets tes habits, et descends à l'aire. Tu ne te feras pas connaître à lui, jusqu'à ce qu'il ait achevé de manger et de boire.

                   Et quand il ira se coucher, observe le lieu où il se couche. Ensuite va, découvre ses pieds, et couche-toi. Il te dira lui-même ce que tu as à faire.

                   Elle lui répondit : Je ferai tout ce que tu as dit.

                   Elle descendit à l'aire, et fit tout ce qu'avait ordonné sa belle-mère.

                   Boaz mangea et but, et son coeur était joyeux. Il alla se coucher à l'extrémité d'un tas de gerbes. Ruth vint alors tout doucement, découvrit ses pieds, et se coucha.

                   Au milieu de la nuit, cet homme eut une frayeur ; il se pencha, et voici, une femme était couchée à ses pieds.

                   Il dit : Qui es-tu ? Elle répondit : Je suis Ruth, ta servante ; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat.

                   Et il dit : Sois bénie de l'Éternel, ma fille ! Ce dernier trait témoigne encore plus en ta faveur

                   Maintenant, ma fille, ne crains point ; je ferai pour toi tout ce que tu diras ; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse.

                   Il est bien vrai que j'ai droit de rachat, mais il en existe un autre plus proche que moi.

                   Passe ici la nuit. Et demain, s'il veut user envers toi du droit de rachat, à la bonne heure, qu'il le fasse ; mais s'il ne lui plaît pas d'en user envers toi, j'en userai, moi, l'Éternel est vivant ! Reste couchée jusqu'au matin.

                   Elle resta couchée à ses pieds jusqu'au matin, et elle se leva avant qu'on pût se reconnaître l'un l'autre. Boaz dit : Qu'on ne sache pas qu'une femme est entrée dans l'aire.

                   Et il ajouta : Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Elle le tint, et il mesura six mesures d'orge, qu'il chargea sur elle. Puis il rentra dans la ville.

                   Ruth revint auprès de sa belle-mère, et Naomi dit : Est-ce toi, ma fille ? Ruth lui raconta tout ce que cet homme avait fait pour elle.

                   Elle dit : Il m'a donné ces six mesures d'orge, en disant : Tu ne retourneras pas à vide vers ta belle-mère.

                   Et Naomi dit : Sois tranquille, ma fille, jusqu'à ce que tu saches comment finira la chose, car cet homme ne se donnera point de repos qu'il n'ait terminé cette affaire aujourd'hui.

    ****

    Boaz monta à la porte, et s'y arrêta. Or voici, celui qui avait droit de rachat, et dont Boaz avait parlé, vint à passer. Boaz lui dit : Approche, reste ici, toi un tel. Et il s'approcha, et s'arrêta.        

                   Boaz prit alors dix hommes parmi les anciens de la ville, et il dit : Asseyez-vous ici. Et ils s'assirent.

                   Puis il dit à celui qui avait le droit de rachat : Naomi, revenue du pays de Moab, a vendu la pièce de terre qui appartenait à notre frère Élimélec.

                   J'ai cru devoir t'en informer, et te dire : Acquiers-la, en présence des habitants et en présence des anciens de mon peuple. Si tu veux racheter, rachète ; mais si tu ne veux pas, déclare-le-moi, afin que je le sache. Car il n'y a personne avant toi qui ait le droit de rachat, et je l'ai après toi. Et il répondit : je rachèterai.

                   Boaz dit : Le jour où tu acquerras le champ de la main de Naomi, tu l'acquerras en même temps de Ruth la Moabite, femme du défunt, pour relever le nom du défunt dans son héritage.

                   Et celui qui avait le droit de rachat répondit : Je ne puis pas racheter pour mon compte, crainte de détruire mon héritage ; prends pour toi mon droit de rachat, car je ne puis pas racheter.

                   Autrefois en Israël, pour valider une affaire quelconque relative à un rachat ou à un échange, l'un ôtait son soulier et le donnait à l'autre : cela servait de témoignage en Israël.

                   Celui qui avait le droit de rachat dit donc à Boaz : Acquiers pour ton compte ! Et il ôta son soulier.

                   Alors Boaz dit aux anciens et à tout le peuple : Vous êtes témoins aujourd'hui que j'ai acquis de la main de Naomi tout ce qui appartenait à Élimélec, à Kiljon et à Machlon,

                   et que je me suis également acquis pour femme Ruth la Moabite, femme de Machlon, pour relever le nom du défunt dans son héritage, et afin que le nom du défunt ne soit point retranché d'entre ses frères et de la porte de son lieu. Vous en êtes témoins aujourd'hui !

                   Tout le peuple qui était à la porte et les anciens dirent : Nous en sommes témoins ! Que l'Éternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui toutes les deux ont bâti la maison d'Israël ! Manifeste ta force dans Éphrata, et fais-toi un nom dans Bethléhem !

                   Puisse la postérité que l'Éternel te donnera par cette jeune femme rendre ta maison semblable à la maison de Pérets, qui fut enfanté à Juda par Tamar !

                   Boaz prit Ruth, qui devint sa femme, et il alla vers elle. L'Éternel permit à Ruth de concevoir, et elle enfanta un fils.

                   Les femmes dirent à Naomi : Béni soit l'Éternel, qui ne t'a point laissé manquer aujourd'hui d'un homme ayant droit de rachat, et dont le nom sera célébré en Israël !

                   Cet enfant restaurera ton âme, et sera le soutien de ta vieillesse ; car ta belle-fille, qui t'aime, l'a enfanté, elle qui vaut mieux pour toi que sept fils.

                   Naomi prit l'enfant et le mit sur son sein, et elle fut sa garde.

                   Les voisines lui donnèrent un nom, en disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l'appelèrent Obed. Ce fut le père d'Isaï père de David.

                   Voici la postérité de Pérets.

                   Pérets engendra Hetsron ; Hetsron engendra Ram ; Ram engendra Amminadab ;

                   Amminadab engendra Nachschon ; Nachschon engendra Salmon ;

                   Salmon engendra Boaz ; Boaz engendra Obed ;

                   Obed engendra Isaï ; et Isaï engendra David.

     

     

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  • Jonas 1 1.

    Jonas 1 1.

     

     

    La parole de l'Éternel fut adressée à Jonas, fils d'Amitthaï, en ces mots :

    2. Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! car sa méchanceté est montée jusqu'à moi.

    3. Et Jonas se leva pour s'enfuir à Tarsis, loin de la face de l'Éternel. Il descendit à Japho, et il trouva un navire qui allait à Tarsis ; il paya le prix du transport, et s'embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de l'Éternel.

    4. Mais l'Éternel fit souffler sur la mer un vent impétueux, et il s'éleva sur la mer une grande tempête. Le navire menaçait de faire naufrage.

    5. Les mariniers eurent peur, ils implorèrent chacun leur dieu, et ils jetèrent dans la mer les objets qui étaient sur le navire, afin de le rendre plus léger. Jonas descendit au fond du navire, se coucha, et s'endormit profondément.

    6. Le pilote s'approcha de lui, et lui dit : Pourquoi dors-tu ? Lève-toi, invoque ton Dieu ! peut-être voudra-t-il penser à nous, et nous ne périrons pas.

    7. Et il se rendirent l'un à l'autre : Venez, et tirons au sort, pour savoir qui nous attire ce malheur. Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas.

    8. Alors ils lui dirent : Dis-nous qui nous attire ce malheur. Quelles sont tes affaires, et d'où viens-tu ? Quel est ton pays, et de quel peuple es-tu ?

    9. Il leur répondit : Je suis Hébreu, et je crains l'Éternel, le Dieu des cieux, qui a fait la mer et la terre.

    10. Ces hommes eurent une grande frayeur, et ils lui dirent : Pourquoi as-tu fait cela ? Car ces hommes savaient qu'il fuyait loin de la face de l'Éternel, parce qu'il le leur avait déclaré.

    11. Ils lui dirent : Que te ferons-nous, pour que la mer se calme envers nous ? Car la mer était de plus en plus orageuse.

    12. Il leur répondit : Prenez-moi, et jetez-moi dans la mer, et la mer se calmera envers vous ; car je sais que c'est moi qui attire sur vous cette grande tempête.

    13. Ces hommes ramaient pour gagner la terre, mais ils ne le purent, parce que la mer s'agitait toujours plus contre eux.

    14. Alors ils invoquèrent l'Éternel, et dirent : O Éternel, ne nous fais pas périr à cause de la vie de cet homme, et ne nous charge pas du sang innocent ! Car toi, Éternel, tu fais ce que tu veux.

    15. Puis ils prirent Jonas, et le jetèrent dans la mer. Et la fureur de la mer s'apaisa.

    16. Ces hommes furent saisis d'une grande crainte de l'Éternel, et ils offrirent un sacrifice à l'Éternel, et firent des voeux.

    17. (2 :1) L'Éternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. Jonas 2 1.

    (2 :2) Jonas, dans le ventre du poisson, pria l'Éternel, son Dieu. 2.

    (2 :3) Il dit : Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel, Et il m'a exaucé ; Du sein du séjour des morts j'ai crié, Et tu as entendu ma voix. 3.

    (2 :4) Tu m'as jeté dans l'abîme, dans le coeur de la mer, Et les courants d'eau m'ont environné ; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi. 4.

    (2 :5) Je disais : Je suis chassé loin de ton regard ! Mais je verrai encore ton saint temple. 5.

    (2 :6) Les eaux m'ont couvert jusqu'à m'ôter la vie, L'abîme m'a enveloppé, Les roseaux ont entouré ma tête. 6.

    (2 :7) Je suis descendu jusqu'aux racines des montagnes, Les barres de la terre m'enfermaient pour toujours ; Mais tu m'as fait remonter vivant de la fosse, Éternel, mon Dieu ! 7.

    (2 :8) Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l'Éternel, Et ma prière est parvenue jusqu'à toi, Dans ton saint temple. 8.

    (2 :9) Ceux qui s'attachent à de vaines idoles Éloignent d'eux la miséricorde. 9.

    (2 :10) Pour moi, je t'offrirai des sacrifices avec un cri d'actions de grâces, J'accomplirai les voeux que j'ai faits : Le salut vient de l'Éternel. 10.

    (2 :11) L'Éternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre. Jonas

    3 1. La parole de l'Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots : 2. Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t'ordonne !

    3. Et Jonas se leva, et alla à Ninive, selon la parole de l'Éternel. Or Ninive était une très grande ville, de trois jours de marche.

    4. Jonas fit d'abord dans la ville une journée de marche ; il criait et disait : Encore quarante jours, et Ninive est détruite !

    5. Les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu'aux plus petits.

    6. La chose parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d'un sac, et s'assit sur la cendre.

    7. Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands ; Que les hommes et les bête, les boeufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d'eau !

    8. Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu'ils crient à Dieu avec force, et qu'ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables !

    9. Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s'il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point ?

    10. Dieu vit qu'ils agissaient ainsi et qu'ils revenaient de leur mauvaise voie.

    Alors Dieu se repentit du mal qu'il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas. Jonas 4 1. Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité.

    2. Il implora l'Éternel, et il dit : Ah ! Éternel, n'est-ce pas ce que je disais quand j'étais encore dans mon pays ? C'est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal.

    3. Maintenant, Éternel, prends-moi donc la vie, car la mort m'est préférable à la vie.

    4. L'Éternel répondit : Fais-tu bien de t'irriter ?

    5. Et Jonas sortit de la ville, et s'assit à l'orient de la ville, Là il se fit une cabane, et s'y tint à l'ombre, jusqu'à ce qu'il vît ce qui arriverait dans la ville.

    6. L'Éternel Dieu fit croître un ricin, qui s'éleva au-dessus de Jonas, pour donner de l'ombre sur sa tête et pour lui ôter son irritation. Jonas éprouva une grande joie à cause de ce ricin.

    7. Mais le lendemain, à l'aurore, Dieu fit venir un ver qui piqua le ricin, et le ricin sécha.

    8. Au lever du soleil, Dieu fit souffler un vent chaud d'orient, et le soleil frappa la tête de Jonas, au point qu'il tomba en défaillance. Il demanda la mort, et dit : La mort m'est préférable à la vie.

    9. Dieu dit à Jonas : Fais-tu bien de t'irriter à cause du ricin ? Il répondit : Je fais bien de m'irriter jusqu'à la mort.

    10. Et l'Éternel dit : Tu as pitié du ricin qui ne t'a coûté aucune peine et que tu n'as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. 11. Et moi, je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre ! Source: InLibroVeritas

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  • la bible Le cantique des cantiques

    Cantique des cantiques, de Salomon.

    la bible Le cantique des cantiques




    Qu'il me baise des baisers de sa bouche !
    Car ton amour vaut mieux que le vin,
    tes parfums ont une odeur suave ;
    ton nom est un parfum qui se répand ;
    c'est pourquoi les jeunes filles t'aiment.


    Entraîne-moi après toi !
    Nous courrons !
    Le roi m'introduit dans ses appartements...
    Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi ;
    nous célébrerons ton amour plus que le vin.
    C'est avec raison que l'on t'aime.


    Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem,
    comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon.
    Ne prenez pas garde à mon teint noir :
    C'est le soleil qui m'a brûlée.
    Les fils de ma mère se sont irrités contre moi,
    ils m'ont faite gardienne des vignes.
    Ma vigne, à moi, je ne l'ai pas gardée.


    Dis-moi, ô toi que mon cœur aime,
    où tu fais paître tes brebis,
    où tu les fais reposer à midi ;
    car pourquoi serais-je comme une égarée
    près des troupeaux de tes compagnons ?


    Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes,
    sors sur les traces des brebis,
    et fais paître tes chevreaux
    près des demeures des bergers.


    À ma jument qu'on attelle aux chars de Pharaon
    je te compare, ô mon amie.
    Tes joues sont belles au milieu des colliers,
    ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
    Nous te ferons des colliers d'or,
    avec des points d'argent.


    - Tandis que le roi est dans son entourage,
    mon nard exhale son parfum.
    Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe,
    qui repose entre mes seins.
    Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troëne
    des vignes d'En-Guédi.


    - Que tu es belle, mon amie, que tu es belle !
    Tes yeux sont des colombes.


    - Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable !
    Notre lit, c'est la verdure.


    - Les solives de nos maisons sont des cèdres,
    nos lambris sont des cyprès.



    Cantique des cantiques 2
    - Je suis un narcisse de Saron,
    un lis des vallées.
    - Comme un lis au milieu des épines,
    telle est mon amie parmi les jeunes filles.


    - Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt,
    tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes.
    J'ai désiré m'asseoir à son ombre,
    et son fruit est doux à mon palais.
    Il m'a fait entrer dans la maison du vin ;
    et la bannière qu'il déploie sur moi, c'est l'amour.
    Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins,
    fortifiez-moi avec des pommes ;
    car je suis malade d'amour.


    Que sa main gauche soit sous ma tête,
    et que sa droite m'embrasse !


    - Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
    par les gazelles et les biches des champs,
    ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour,
    avant qu'elle le veuille.


    C'est la voix de mon bien-aimé !
    Le voici, il vient,
    sautant sur les montagnes,
    bondissant sur les collines.
    Mon bien-aimé est semblable à la gazelle
    ou au faon des biches.

    Le voici, il est derrière notre mur,
    il regarde par la fenêtre,
    il regarde par le treillis.


    Mon bien-aimé parle et me dit :
    Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
    Car voici, l'hiver est passé ;
    la pluie a cessé, elle s'en est allée.
    Les fleurs paraissent sur la terre,
    le temps de chanter est arrivé,
    et la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.
    Le figuier embaume ses fruits,
    et les vignes en fleur exhalent leur parfum.
    Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !


    Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher,
    qui te caches dans les parois escarpées,
    fais-moi voir ta figure,
    fais-moi entendre ta voix ;
    car ta voix est douce, et ta figure est agréable.


    Prenez-nous les renards,
    les petits renards qui ravagent les vignes ;
    car nos vignes sont en fleur.


    Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ;
    il fait paître son troupeau parmi les lis.


    Avant que le jour se rafraîchisse,
    et que les ombres fuient,
    reviens !... sois semblable, mon bien-aimé,
    à la gazelle ou au faon des biches,
    sur les montagnes qui nous séparent.



    Cantique des cantiques 3
    Sur ma couche, pendant les nuits,
    j'ai cherché celui que mon cœur aime ;
    je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé...
    Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville,
    dans les rues et sur les places ;
    je chercherai celui que mon cœur aime...
    Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé.


    Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée :
    Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?


    À peine les avais-je passés,
    que j'ai trouvé celui que mon cœur aime ;
    je l'ai saisi, et je ne l'ai point lâché
    jusqu'à ce que je l'aie amené dans la maison de ma mère,
    dans la chambre de celle qui m'a conçue.


    Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
    par les gazelles et les biches des champs,
    ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour,
    avant qu'elle le veuille.


    Qui est celle qui monte du désert,
    comme des colonnes de fumée,
    au milieu des vapeurs de myrrhe et d'encens
    et de tous les aromates des marchands ?


    Voici la litière de Salomon,
    et autour d'elle soixante vaillants hommes,
    des plus vaillants d'Israël.
    Tous sont armés de l'épée,
    sont exercés au combat ;
    chacun porte l'épée sur sa hanche,
    en vue des alarmes nocturnes.


    Le roi Salomon s'est fait une litière
    de bois du Liban.
    Il en a fait les colonnes d'argent,
    le dossier d'or,
    le siège de pourpre ;
    au milieu est une broderie, œuvre d'amour
    des filles de Jérusalem.


    Sortez, filles de Sion, regardez
    le roi Salomon,
    avec la couronne dont sa mère l'a couronné
    le jour de ses fiançailles,
    le jour de la joie de son cœur.



    Cantique des cantiques 4
    Que tu es belle, mon amie, que tu es belle !
    Tes yeux sont des colombes,
    derrière ton voile.
    Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres,
    suspendues aux flancs de la montagne de Galaad.
    Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues,
    qui remontent de l'abreuvoir ;
    toutes portent des jumeaux,
    aucune d'elles n'est stérile.
    Tes lèvres sont comme un fil cramoisi,
    et ta bouche est charmante ;
    ta joue est comme une moitié de grenade,
    derrière ton voile.
    Ton cou est comme la tour de David,
    bâtie pour être un arsenal ;
    mille boucliers y sont suspendus,
    tous les boucliers des héros.
    Tes deux seins sont comme deux faons,
    comme les jumeaux d'une gazelle,
    qui paissent au milieu des lis.


    Avant que le jour se rafraîchisse,
    et que les ombres fuient,
    j'irai à la montagne de la myrrhe
    et à la colline de l'encens.


    Tu es toute belle, mon amie,
    et il n'y a point en toi de défaut.


    Viens avec moi du Liban, ma fiancée,
    viens avec moi du Liban !
    Regarde du sommet de l'Amana,
    du sommet du Senir et de l'Hermon,
    des tanières des lions,
    des montagnes des léopards.


    Tu me ravis le cœur, ma sœur, ma fiancée,
    tu me ravis le cœur par l'un de tes regards,
    par l'un des colliers de ton cou.
    Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée !
    Comme ton amour vaut mieux que le vin,
    et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !
    Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ;
    il y a sous ta langue du miel et du lait,
    et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.


    Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée,
    une source fermée, une fontaine scellée.
    Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers,
    avec les fruits les plus excellents,
    les troënes avec le nard ;
    Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome,
    avec tous les arbres qui donnent l'encens ;
    la myrrhe et l'aloès,
    avec tous les principaux aromates ;
    Une fontaine des jardins,
    une source d'eaux vives,
    des ruisseaux du Liban.


    Lève-toi, aquilon ! viens, autan !
    Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s'en exhalent !
    Que mon bien-aimé entre dans son jardin,
    et qu'il mange de ses fruits excellents !



    Cantique des cantiques 5
    J'entre dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée ;
    je cueille ma myrrhe avec mes aromates,
    je mange mon rayon de miel avec mon miel,
    je bois mon vin avec mon lait...

    Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d'amour !


    J'étais endormie, mais mon cœur veillait...
    C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe :
    Ouvre-moi, ma sœur, mon amie,
    ma colombe, ma parfaite !
    Car ma tête est couverte de rosée,
    mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit.


    - J'ai ôté ma tunique ; comment la remettrais-je ?
    J'ai lavé mes pieds ; comment les salirais-je ?
    Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre,
    et mes entrailles se sont émues pour lui.
    Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé ;
    et de mes mains a dégoutté la myrrhe,
    de mes doigts, la myrrhe répandue
    sur la poignée du verrou.


    J'ai ouvert à mon bien-aimé ;
    mais mon bien-aimé s'en était allé, il avait disparu.
    J'étais hors de moi, quand il me parlait.
    Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé ;
    je l'ai appelé, et il ne m'a point répondu.
    Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée ;
    ils m'ont frappée, ils m'ont blessée ;
    ils m'ont enlevé mon voile, les gardes des murs.


    Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
    si vous trouvez mon bien-aimé,
    que lui direz-vous ?...
    Que je suis malade d'amour.


    Qu'a ton bien-aimé de plus qu'un autre,
    ô la plus belle des femmes ?
    Qu'a ton bien-aimé de plus qu'un autre,
    pour que tu nous conjures ainsi ?


    Mon bien-aimé est blanc et vermeil ;
    il se distingue entre dix mille.
    Sa tête est de l'or pur ;
    ses boucles sont flottantes,
    noires comme le corbeau.
    Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux,
    se baignant dans le lait,
    reposant au sein de l'abondance.
    Ses joues sont comme un parterre d'aromates,
    une couche de plantes odorantes ;
    ses lèvres sont des lis,
    d'où découle la myrrhe.
    Ses mains sont des anneaux d'or,
    garnis de chrysolithes ;
    son corps est de l'ivoire poli,
    couvert de saphirs ;
    Ses jambes sont des colonnes de marbre blanc,
    posées sur des bases d'or pur.
    Son aspect est comme le Liban,
    distingué comme les cèdres.
    Son palais n'est que douceur,
    et toute sa personne est pleine de charme.
    Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami,
    filles de Jérusalem !



    Cantique des cantiques 6
    Où est allé ton bien-aimé,
    ô la plus belle des femmes ?
    De quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé ?
    Nous le chercherons avec toi.


    Mon bien-aimé est descendu à son jardin,
    au parterre d'aromates,
    pour faire paître son troupeau dans les jardins,
    et pour cueillir des lis.
    Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi ;
    il fait paître son troupeau parmi les lis.


    Tu es belle, mon amie, comme Thirtsa,
    agréable comme Jérusalem,
    mais terrible comme des troupes sous leurs bannières.
    Détourne de moi tes yeux, car ils me troublent.
    Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres,
    suspendues aux flancs de Galaad.
    Tes dents sont comme un troupeau de brebis,
    qui remontent de l'abreuvoir ;
    toutes portent des jumeaux,
    aucune d'elles n'est stérile.
    Ta joue est comme une moitié de grenade,
    derrière ton voile...


    Il y a soixante reines, quatre-vingts concubines,
    et des jeunes filles sans nombre.
    Une seule est ma colombe, ma parfaite ;
    elle est l'unique de sa mère,
    la préférée de celle qui lui donna le jour.
    Les jeunes filles la voient, et la disent heureuse ;
    les reines et les concubines aussi, et elles la louent.
    Qui est celle qui apparaît comme l'aurore,
    belle comme la lune, pure comme le soleil,
    mais terrible comme des troupes sous leurs bannières ?


    Je suis descendue au jardin des noyers,
    pour voir la verdure de la vallée,
    pour voir si la vigne pousse,
    si les grenadiers fleurissent.
    Je ne sais, mais mon désir m'a rendue semblable
    aux chars de mon noble peuple.



    Cantique des cantiques 7
    Reviens, reviens, Sulamithe !
    Reviens, reviens, afin que nous te regardions.
    Qu'avez-vous à regarder la Sulamithe
    comme une danse de deux chœurs ?


    Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure, fille de prince !
    Les contours de ta hanche sont comme des colliers,
    œuvre des mains d'un artiste.
    Ton sein est une coupe arrondie,
    Où le vin parfumé ne manque pas ;
    ton corps est un tas de froment,
    entouré de lis.
    Tes deux seins sont comme deux faons,
    comme les jumeaux d'une gazelle.
    Ton cou est comme une tour d'ivoire ;
    tes yeux sont comme les étangs de Hesbon,
    près de la porte de Bath-Rabbim ;
    ton nez est comme la tour du Liban,
    qui regarde du côté de Damas.
    Ta tête est élevée comme le Carmel,
    et les cheveux de ta tête sont comme la pourpre ;
    un roi est enchaîné par des boucles !...


    Que tu es belle, que tu es agréable,
    ô mon amour, au milieu des délices !
    Ta taille ressemble au palmier,
    et tes seins à des grappes.
    Je me dis : Je monterai sur le palmier,
    j'en saisirai les rameaux !
    Que tes seins soient comme les grappes de la vigne,
    le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
    et ta bouche comme un vin excellent,...

    Qui coule aisément pour mon bien-aimé,
    et glisse sur les lèvres de ceux qui s'endorment !
    Je suis à mon bien-aimé,
    et ses désirs se portent vers moi.


    Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs,
    demeurons dans les villages !
    Dès le matin nous irons aux vignes,
    nous verrons si la vigne pousse, si la fleur s'ouvre,
    si les grenadiers fleurissent.
    Là je te donnerai mon amour.
    Les mandragores répandent leur parfum,
    et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits,
    nouveaux et anciens :
    Mon bien-aimé, je les ai gardés pour toi.



    Cantique des cantiques 8
    Oh ! que n'es-tu mon frère,
    allaité des mamelles de ma mère !
    Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais,
    et l'on ne me mépriserait pas.
    Je veux te conduire, t'amener à la maison de ma mère ;
    tu me donneras tes instructions,
    et je te ferai boire du vin parfumé,
    du moût de mes grenades.


    Que sa main gauche soit sous ma tête,
    et que sa droite m'embrasse !


    Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
    ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour,
    avant qu'elle le veuille.


    Qui est celle qui monte du désert,
    appuyée sur son bien-aimé ?

    Je t'ai réveillée sous le pommier ;
    là ta mère t'a enfantée,
    c'est là qu'elle t'a enfantée, qu'elle t'a donné le jour.


    Mets-moi comme un sceau sur ton cœur,
    comme un sceau sur ton bras ;
    car l'amour est fort comme la mort,
    la jalousie est inflexible comme le séjour des morts ;
    ses ardeurs sont des ardeurs de feu,
    une flamme de l'Éternel.
    Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour,
    et les fleuves ne le submergeraient pas ;
    quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour,
    il ne s'attirerait que le mépris.


    Nous avons une petite sœur, qui n'a point encore de mamelles ; que ferons-nous de notre sœur, le jour où on la recherchera ?
    - Si elle est un mur, nous bâtirons sur elle des créneaux d'argent ; si elle est une porte, nous la fermerons avec une planche de cèdre.
    - Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours ; j'ai été à ses yeux comme celle qui trouve la paix.


    Salomon avait une vigne à Baal-Hamon ; il remit la vigne à des gardiens ; chacun apportait pour son fruit mille sicles d'argent.
    Ma vigne, qui est à moi, je la garde. À toi, Salomon, les mille sicles, et deux cents à ceux qui gardent le fruit !


    Habitante des jardins ! Des amis prêtent l'oreille à ta voix. Daigne me la faire entendre !
    Fuis, mon bien-aimé !
    Sois semblable à la gazelle
    ou au faon des biches,
    sur les montagnes des aromates !

     

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