• lis cette belle prière...

    lis cette belle prière.....

    Notre plus grand problème est que nous ne croyons pas toujours que Dieu peut nous  ouvrir une fenêtre d'immenses et abondantes  bénédictions.

    Je vous défie de tenter Dieu. Mettez-Le à l'épreuve !!

    Il est fidèle à Sa Parole, Il ne peut mentir et Ses promesses sont sûres.      

    Trois choses vont se produire cette semaine dans votre vie:

    1 - Vous  trouverez faveur auprès de quelqu'un de qui vous ne l'attendiez pas.

    2 - Vous serez très pertinent dans vos propos et vos gestes. Vous ne pourrez être ignoré;

    3 - Vous rencontrerez Dieu et vous ne serez  plus jamais le même. 

    Voici cette prière:

    Que tous  yeux lisant ce message ne voient plus jamais le mal. Toute main qui enverra ce message à  d'autres ne travaillera pas en vain, toute bouche qui dira Amen à cette prière rira toujours. Demeurez dans l'amour de Dieu pendant  que vous envoyez cette prière à tous vos  contacts.  Ayez confiance dans le Seigneur et croyez en Lui de tout votre coeur. Il ne vous abandonnera jamais parce qu'il est digne de confiance! 

     

    Si vous avez besoin d'une véritable bénédiction, continuez à lire ce qui suit: 

     

    Père céleste, le Tout-Miséricordieux, le Dieu d'amour, je Te prie de bénir abondamment ma famille et moi-même. Je sais que Tu reconnais que la  famille est plus qu'un père, une  mère, une soeur, un frère, un mari et  une femme, mais tous ceux qui croient  et espèrent en Toi. Père, je t'envoie cette demande de prière pour la bénédiction, non seulement de la personne qui m'a envoyé ce courriel, mais pour moi ainsi que tous ceux et celles à qui je transmets ce message aujourd'hui. Je sais que le pouvoir de la prière de ceux qui croient et espèrent en Toi est plus puissant que tout. Je Te remercie d'avance pour Ta bénédiction.

     

    Je Te remercie aujourd'hui, Seigneur, pour les bénédictions récentes que j'ai reçues et pour les bienfaits à venir parce que je sais que Tu n'en a pas encore  fini avec moi.

     

    Au nom de Jésus, je prie.  Amen. 

     

     

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  • PRIÈRE AU SEIGNEUR

    PRIÈRE AU SEIGNEUR...........


    Seigneur sauras-tu écouter ma prière ?
    Laisse-moi te parler, écoute-moi
    Ne fait pas la sourde oreille
    J'ai besoin que tu m'aides
    Moi, qui ne te demande jamais rien
    Autour de moi tout est silencieux
    Avec humilité, j'avoue ma fragilité
    Je voudrais que la vie m'offre un peu plus
    Souvent je lève les yeux vers le ciel
    À voix basse je fais des prières
    Je sais je ne vais pas souvent dans ton Église
    Est-ce si important pour toi Seigneur        
    Je déteste mes ennuis et mes peines
    Je doute que tu me comprennes Seigneur
    Peut-être que mes mots sont usés par le temps
    Car je te répète sans cesse les mêmes choses
    Pourtant Seigneur, tu connais toutes mes pensées
    Tu connais toutes mes demandes et tu ne m'écoutes pas
    Mais je ne désespère pas je vais te prier et tu vas un jour m'exaucer
    Seigneur tu es ma lumière, tu connais mes raisons, écoute-moi
    @copyright Théma

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  • Hommage a Mére Térésa de Calcutta
    Mére Térésa


    Mére Térésa
    L'orphelinat de Nirmala Shishu Bavan
    Un jour Mère Teresa aperçoit un enfant abandonné en train d'être mangé par un chien dans la rue, elle recueille l'enfant qui meurt quelques temps après. Mère Teresa décide alors de créer un orphelinat. Le nouveau centre Nirmala Sishu Bavan ouvre ses portes le 24 novembre 1955, elle recueille les enfants abandonnés et les propose à l'adoption. Elle ouvre quelques temps après un centre spécialisé pour les enfants adoptés, qui du fait de la croyance au mauvais karma, et aux intouchables ne sont pas adoptés.
    Pour Mère Teresa, chaque vie est sacrée, elle s'oppose toute sa vie à l'avortement « Toute vie est vie de Dieu en nous. Même l'enfant non encore né a la vie de Dieu en lui. Nous n'avons pas le droit de détruire cette vie, quel que soit le moyen employé et pour quelque raison que ce soit ». Son engagement contre l'avortement prend deux formes, l'éducation à la méthode de contraception naturelle, mais aussi favoriser les adoptions d’enfants de personnes qui veulent avorter.
    Le Premier Ministre duBengale, Dr.en:Bidhan Chandra Roy donne alors une aide financière, et rencontre Mère Teresa, avec qui il noue une amitié profonde. De même les premiers laïcs dont Ann Blaikie rencontre Mère Teresa et veulent aider en offrant des cadeaux pour les enfants àNoël. Mère Teresa qui ne veut exclure aucun enfant lui demande d'offrir des cadeaux aussi pour les fêtes musulmanes ou hindoues. Ces laïcs de plus en plus nombreux deviennent les coopérateurs actifs de l'ordre en 1960.
    L'année 1959 marque ce que Mère Teresa appelle le « troisième pas de ma vie ». Dix ans après sa fondation sa congrégation peut se développer en dehors des limites de son diocèse de Calcutta. Mère Teresa s’implante àRanchi, puis àNew Dehli en présence dupremier ministre de l'Inde Nehru. L'année suivante elle fonde des missions à Jansi, Agâ, Asansal et Bombay ou elle s'offusque publiquement de l'extrême pauvreté qui y règne. Cette critique déclenche une campagne de presse à Bombay contre Mère Teresa. Cependant en 1962 elle reçoit le premier prix Padna Shri des mains du président indien pour son œuvre..
    En 1963, Mère Teresa s'oppose, en vain, à la destruction d’un hôpital de lépreux à Calcutta ; elle décide de créer en 1963 une cité pour lépreux, la Cité de la paix à Asansol. La cité commence dès 1964. Le PapePaul VI en visite en 1965 en Inde offre sa limousine à Mère Teresa, qui décide alors de la mettre aux enchères afin de pouvoir financer la construction de sa cité.
    En mars 1963 les premiers hommes fondent les frères missionnaires de la charité, Mère Teresa rencontre le père jésuite Andrew Travers-Ball et lui propose de diriger la nouvelle congrégation, ce qu’il accepte. Il écrit les constitutions de l’ordre avec Mère Teresa, et reçoit en 1967 l’approbation de Rome, malgré des différences de conceptions, tant sur l’habit que sur la conduite religieuse différente des sœurs; Mère Teresa préfère se soumettre à la conception du Père Andrew.
    Dès 1965 les missionnaires de la Charité s’implantent enAmérique latine.L’intégration est assez difficile dans ces pays du fait d’une politisation accrue du clergé local.Mère Teresa refuse cependant tout engagement politique des sœurs, choisissant d’aller dans tous les pays, même les dictatures, comme Haïti, les Philippines de Ferdinand Marcos ou le Yémen, dictature musulmane, ce qui lui est très vivement reproché.
    En 1968 à la demande de Paul VI, elle ouvre une maison à Rome, et découvre alors la grande pauvreté qui existe aussi dans le monde occidental. Dans le même temps, les sœurs œuvrent au Bangladesh, pays alors dévasté par la guerre civile ; de nombreuses femmes sont victimes d’exactions, violées par les soldats. Son œuvre s'étend peu à peu partout où est la pauvreté, même dans des régions hostiles, dans des pays communistes, jusque-là interdits à tout missionnaire. AuYémen par exemple, pays à majorité musulmane où l'influence chrétienne est faible, Mère Teresa, invitée par le Premier Ministre en1973, ouvre des cours de couture àAl Hudaydah et s'occupe également deslépreuxqui vivent retirés dans les grottes du désert yéménite. On la surnomme Mère sans frontière

    Mére Térésa
    Naissance du mouroir de Kaligat
    Très vite plus de dix jeunes filles décident de suivre Mère Teresa. Elle oblige ses anciennes élèves à achever leurs études. Au printemps 1950 le Père Van Exem demande à Mère Teresa d'écrire une règle religieuse. Elle écrit la règle en une nuit et décide de choisir le nom de missionnaire de la Charité. Elle choisit ce nom de charité, agapé : amour qui vient de Dieu, Mère Teresa voulant répandre l'amour qui vient de Dieu .Mgr Ferdinand Perier inaugure la nouvelle congrégation le 7 octobre 1950. Elles adoptent l'habit du sari comme habit religieux pour se fondre parmi les populations indiennes.
    Mère Teresa voit un mourant et décide de l'emmener à l'hôpital, mais il est refusé et meurt. Mère Teresa décide alors de s'occuper des mourants et demande un lieu à la mairie de Calcutta, qui lui offre un local à Kaligat proche du temple de Kali, déesse hindoue de l'Amour. Elle appelle la maison « Nirmal Hriday », « maison au coeur pur - Foyer pour mourants abandonnés ». Les sœurs amènent les mourants les plus pauvres et les plus abandonnés et les soignent avec des moyens rudimentaires. Cependant l'installation de religieuses catholiques proche d'un centre hindou est vue d'un mauvais œil par les hindous qui les accusent de prosélytisme. Une émeute éclate et les sœurs doivent leurs survies à la protection de la police. Un des opposants, victime de la tuberculose, rejeté car intouchable, est recueilli quelques mois plus tard. Son opinion sur Mère Teresa change et voit en elle une réincarnation de la déesse Kali, ce qui conduit à établir des relations de fraternité entre les hindous et Mère Teresa.
    Deux ans après la fondation, Mère Teresa achète une maison, vendue à prix dérisoire par un musulman, pour y établir les sœurs. Mère Teresa exige des sœurs une pauvreté des lieux, qu'elle justifie « Comment puis-je regarder les pauvres en face, comment puis-je leur dire « je vous aime et je vous comprends » si je ne vis pas comme eux ». De même elle refuse l'aide économique du Vatican. La vie est organisée autour des temps de prières le matin et le soir, et la journée au service des pauvres. Mère Teresa affirme que la « prière est la respiration de l'âme. Sans la force que nous recevons de la prière, notre vie serait impossible ». Elle explique le lien entre la prière et l'action des sœurs missionnaires de la Charité, voyant dans chaque pauvre la présence de Dieu : « Jésus veut rassasier sa propre faim de notre amour en se cachant derrière les traits de l'affamé, du lépreux, du mourant abandonné. C'est pourquoi nous ne sommes pas des assistantes sociales mais des contemplatives au cœur même du monde. Nos vies sont consacrées à l'eucharistie par le contact avec le Christ, caché sous les espèces du pain et du corps souffrant des pauvres »

     

     


    ****


    Notre Dame de Lourdes Priez pour nous qui avons recours à Vous
    "Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre" (Ste Thérèse de Lisieux)
    "Que mon âme était heureuse, ô bonne Mère quand j'avais le Bonheur de Vous contempler" (Ste Bernadette à la Vierge Marie)


    Re: Bienheureuse Mère Térésa!!

    Message par Marie du 65 le Dim 28 Aoû 2016 - 9:44

     

    Mére Térésa
    Après avoir travaillé quelques mois dans un dispensaire au Bengale où elle soigne des pauvres, soeur Mary-Teresa devient enseignante à l'école de Loreto Entally à Calcutta de 1931 à 1937. Face à des classes de 300 élèves, sa pédagogie stricte et son service humble lui vaut une proximité avec les enfants indiens qui l'appellent rapidement "Ma", ce qui signifie "Mère". Elle prononce ses vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937. Elle devient en 1944 directrice des études à Sainte-Marie, école réservée à des classes sociales supérieures de Calcutta. Elle consacre une partie de son temps aux bidonvilles où elle se rend pour consoler les démunis et les malades et visiter ceux qui sont hospitalisés à Nibratan Sarkal
    Le10 septembre 1946, au cours d'un voyage en train deCalcutta àDarjeeling dont le but est la retraite annuelle de sa communauté, elle reçoit ce qu'elle appelle « l'appel dans l'appel » . Alors qu'elle essaye de dormir : « Soudain, j'entendis avec certitude la voix de Dieu. Le message était clair : je devais sortir du couvent et aider les pauvres en vivant avec eux. C'était un ordre, un devoir, une certitude. Je savais ce que je devais faire mais je ne savais comment »
    Mère Teresa parle de cette journée comme étant le « jour de l'inspiration ». Mère Teresa ajoute que cette expérience est celle de l'amour de Dieu, qui veut aimer mais aussi être aimé. Elle exprime cette expérience beaucoup plus tard dans une lettre en 1993 revenant sur cette expérience du 10 septembre, en affirmant que Dieu a soif de nous :« Si vous devez retenir quelque chose de la lettre de Mère, retenez ceci:"J'ai Soif" est bien plus profond que Jésus vous disant "Je vous aime". Tant que vous ne savez pas au plus profond de vous que Jésus a soif de vous, vous ne pouvez pas savoir qui il veut être pour vous. Ou qui il veut que vous soyez pour lui ».
    Elle ne parle à personne de cette expérience et médite en silence. De retour à Calcutta, elle écrit à son père spirituel jésuite Van Exem, et lui dit son désir de tout quitter. Il lui recommande alors de prier et de garder le silence. Peu de temps après il expose la situation à l'évêque de Calcutta Mgr Fernand Périer qui s'y oppose. Sœur Maria-Teresa n'est pas surprise de la réponse et mûrit son désir : elle veut fonder alors un nouvel ordre religieux. Elle tombe gravement malade peut de temps après et est envoyé dans un sanatorium à Asansol, dans l'Etat deBihar, pour guérir d'un début detuberculose. Au cours de ce temps elle prie et approfondit le message qu'elle a reçu, non seulement la découverte que Dieu l'aime mais aussi qu’il veut être aimé.
    Ce temps de repos est écourté du fait de lacrise qui secoue l'Inde, les sœurs rappellent Sœur Maria-Teresa du fait des besoins d'aide. L'évêque apprend la détermination toujours intact de Sœur Maria-Teresa et lui demande l'autorisation du Vatican avant de quitter l'ordre. Le8 aout 1948 elle reçoit la réponse, le papePie XII accorde la permission d'exclaustration à Mère Teresa pour un an.
    Sœur Maria-Teresa, qui se fait appeler Mère Teresa. Elle décide de partir immédiatement pourPadna afin de recevoir une formation d'infirmière .Elle revient quatre mois plus tard et loge chez lespetites sœurs des pauvres.
    Elle décide alors de donner des cours dans la rue aux enfants dès le 21 décembre 1948, dix jours plus tard ils sont déjà plus de 50 enfants. Elle cherche à louer un local et distribue des savons en en expliquant l'usage. Elle ouvre alors dans un autre bidonville de Tiljana une nouvelle école. Elle tente de soigner les pauvres qu'elle rencontre.
    En janvier 1949 elle recherche à vivre au plus près des pauvres, et ne veut plus vivre avec l'aide des petites sœurs des pauvres ; elle décide donc de chercher un nouveau lieu et grâce à l'aide du père Van Exem elle est accueillie au dernier étage d'une maison de Portugais . Sa vie s'organise alors entre temps de prière, enseignement auprès d'enfants et soins des mourants. Elle reçoit l'aide ponctuelle de laïcs et mendie auprès des pharmacies des médicaments qu'elle ne peut payer
    En août 1949, le délai d'exclaustration étant achevé, l'évêque décide de prolonger l'exclaustration de Mère Teresa


    Mére Térésa-Le Pape Jean Paul II
    Les parents d'Agnès Gongea-Boiaxhiu sont des commerçants bourgeois et catholiques, Albanais d'ascendance de la région de Mirdita, région du Nord de l'Albanie. Son père Kol est à la tête de différentes entreprises en bâtiment et vend des produits pharmaceutiques. Ils ont deux enfants, une fille Age, et un fils Lazare quand Agnès naît à Skopje le 26 août 1910, dans une province de l'Empire ottoman.
    Kol, son père, est d'origine macédo-roumaine et tient à ce que ses enfants aillent à l'école, garçon, comme fille, chose relativement rare dans un pays marqué par l'influence ottomane. Les enfants aident aux travaux domestiques et reçoivent par leur mère une éducation religieuse
    Ses parents, catholiques pratiquants, aident souvent les pauvres de la ville, et Agnès accompagne souvent sa mère dans la visite aux plus démunies, tant pauvres, qu'alcooliques ou orphelins. Drâne, sa mère conseille à ses enfants « Quand vous faites du bien, faites-le comme une pierre que vous jetez à la mer ». De même ils partagent régulièrement leur table avec des pauvres, Agnès est marqué par la recommandation de sa mère « Ma fille n'accepte jamais une bouchée qui ne soit partagée avec d'autres ».
    En 1919, dans un contexte de tensions ethniques et religieuses (guerres des Balkans au cours desquelles la région est conquise par la Serbie puis première guerre mondiale), son père est victime d'un malaise et meurt. Elle se retrouve alors à 9 ans orpheline. Les entreprises familiales font faillite et Drâne ouvre alors un atelier de couture afin de subvenir aux besoins de sa famille.
    Sa mère éduque alors ses enfants dans la foi, les enfants participent activement à la vie de la paroisse tenue par des jésuites. La famille organise des veillées de prières, participent aux offices, Agnès devient soprano de la chorale du village, joue au théâtre, apprend la mandoline. C'est dans cet ambiance de prière qu'Agnès pense, à l'âge de 12 ans à se consacrer à Dieu, elle met six ans à être convaincu de cet appel. Elle aime la solitude, la lecture, mais sa santé est fragile et elle est victime de rhumes chroniques.
    Un nouveau père jésuite Franjo Jambrekovic développe dans sa paroisse l'intérêt pour les missions, tant par des prières que des revues ou des conférences de missionnaires qui viennent. A l'age de 17 ans, elle lui demande comment discerner sa vocation, celui-ci répond que c'est « par la joie ». Après un pèlerinage au sanctuaire marial de Letnice, elle ressent le désir de se consacrer.
    Elle demande à sa mère l'autorisation d'entrer dans la congrégation des sœurs de Loreto. Sa mère accepte, malgré l'opposition de son frère Lazare qui trouve cela du gâchis. Agnès postule avec l'aide du père Franjo Jambrekovic et son départ est prévu pour le 25 septembre 1928
    Elle arrive à Calcutta et elle est très vite choquée par l'extrême pauvreté , elle écrit ses impressions à un journal catholique de son village : « Si les gens de nos pays voyaient ces spectacles, ils cesseraient de se plaindre de leurs petits ennuis ». Une fois arrivée elle part pour Darjeeling où elle fait son postulat et son noviciat. Agnès devient novice le 23 mai 1929 et porte l'habit religieux pour la première fois. Elle est coupée du monde, elle reçoit une formation religieuse par la lecture des vies de saints, et prépare son diplôme d'enseignante. Le 25 mai 1931 elle fait ses voeux temporaires et change de nom pour sœur Mary-Teresa. Sœur Mary-Teresa veut se placer sous le patronage de Thérèse de Lisieux, orpheline comme elle, religieuse carmélite canonisée trois ans plus tôt en 1925, déclarée sainte patronne des missions, qui voulait vivre « tout par amour » et qui a écrit « ma vocation c'est l'amour »

     

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  • TRAITÉ DE LA VRAIE DÉVOTION À LA SAINTE VIERGE.

    Message par Michael le Mer 11 Mai 2011 - 6:35

     

    Nous sommes à Jésus-Christ et à Marie en qualité d'esclaves.



    68. Seconde vérité. Il faut conclure de ce que Jésus-Christ est à notre égard, que nous ne sommes point à nous mais tout entiers à Lui, comme ses membres et ses esclaves qu'il a achetés infiniment cher, au prix de tout son sang.
    Avant le baptême nous étions au diable comme ses esclaves.
    Le baptême nous a rendus les véritables esclaves de Jésus-Christ, qui ne doivent vivre, travailler et mourir que pour fructifier pour ce Dieu-homme, le glorifier en notre corps, et le faire régner en notre âme, parce que nous sommes sa conquête, son peuple acquis et son héritage.
    C'est pour la même raison que le Saint-Esprit nous compare :
    1° à des arbres plantés le long des eaux de la grâce, dans le champ de l'Eglise, qui doivent donner leurs fruits en leur temps,
    2° ou aux branches d'une vigne dont Jésus-Christ est le cep, qui doivent rapporter de bons raisins,
    3° à un troupeau dont Jésus-Christ est le pasteur, qui se doit multiplier et donner du lait,
    4° a une bonne terre dont Dieu est le laboureur, et dans laquelle la semence se multiplie et rapporte au centuple.
    Jésus-Christ a donné sa malédiction au figuier infructueux, et porté condamnation contre le serviteur inutile qui n'avait pas fait valoir son talent.
    Tout cela nous prouve que Jésus-Christ veut recevoir quelques fruits de nos chétives personnes, à savoir nos bonnes œuvres qui lui appartiennent uniquement.
    " Creati in operibus boni in Christo Jesus " - Créés dans les bonnes œuvres en Jésus-Christ. " Ces paroles du Saint-Esprit montrent que Jésus-Christ est l'unique principe et doit être l'unique fin de toutes nos bonnes œuvres, et que nous devons Le servir non seulement comme des serviteurs à gages, mais comme des esclaves d'amour.




    69. Il y a deux manières ici-bas d'appartenir à un autre et de dépendre de son autorité : la simple servitude et l'esclavage, ce qui fait ce que nous appelons un serviteur et un esclave.
    Par la servitude commune chez les chrétiens, un homme s'engage à en servir un autre pendant un certain temps, moyennant un certain gage ou une telle récompense.
    Par l'esclavage, un homme est entièrement dépendant d'un autre pour toute sa vie, et doit servir son maître, sans en prétendre aucun gage ni récompense.




    70. Il y a trois sortes d'esclavages : un esclavage de nature, un esclavage de contrainte et un esclavage de volonté.
    Toutes les créatures sont esclaves de Dieu en la première manière : " Domini est terra et plenitudo ejus - Au Seigneur appartient la terre avec tout ce qu'elle renferme. "
    Les démons et les damnés sont esclaves en la seconde, les justes et les saints le sont en la troisième. L'esclavage de volonté est le plus parfait, le plus glorieux à Dieu, qui regarde le cœur et qui demande le cœur.
    Par cet esclavage de la volonté amoureuse on fait choix, par dessus toutes choses, de Dieu et de son service, quand même la nature n'y obligerait pas.




    71. Il y a une totale différence entre un serviteur et un esclave.
    Un serviteur ne donne pas tout ce qu'il est et tout ce qu'il possède et tout ce qu'il peut acquérir à son maître. Mais l'esclave se donne tout entier, tout ce qu'il possède et tout ce qu'il peut acquérir, à son maître sans aucune exception.
    Le serviteur exige des gages pour les services qu'il rend à son maître, mais l'esclave n'en peut rien exiger, quelque assiduité, quelque industrie, quelque force qu'il ait à travailler.
    Le serviteur peut quitter son maître quand il voudra, ou du moins quand le temps de son service sera expiré, mais l'esclave n'est pas en droit de quitter son maître quand il voudra.
    Enfin, le serviteur n'est que pour un temps au service d'un maître, et l'esclave pour toujours.




    72. Il n'y a rien parmi les hommes qui nous fasse plus appartenir à un autre que l'esclavage.
    Il n'y a rien aussi parmi les chrétiens qui nous fasse plus absolument appartenir à Jésus-Christ et à sa sainte Mère que l'esclavage de volonté, selon l'exemple de Jésus-Christ même, qui a pris la forme d'esclave pour notre amour : "Formam servi accipiens," et de la sainte Vierge qui s'est dite la servante et l'esclave du Seigneur.
    L'Apôtre s'appelle par honneur " Servus Christi." Les chrétiens sont appelés plusieurs fois dans l' Ecriture Sainte " servi Christi," lequel mot de servus ne signifiait autrefois qu'un esclave parce qu'il n'y avait point encore de serviteurs comme ceux d'aujourd'hui, les maîtres n'étant servis que par des esclaves ou affranchis.
    Le Catéchisme du Concile de Trente, pour ne laisser aucun doute que nous ne soyons esclaves de Jésus-Christ, s'exprime par un terme sans équivoque en nous appelant " mancipia Christi " : esclaves de Jésus-Christ.




    73. Je dis que nous devons être à Jésus-Christ et le servir, non seulement comme des serviteurs mercenaires, mais comme des esclaves amoureux, qui, par l' effet d'un grand amour se donnent et se livrent à le servir en qualité d'esclaves, pour le seul honneur de lui appartenir.
    Avant le baptême, nous étions esclaves du diable.
    Le baptême nous a rendus esclaves de Jésus-Christ.
    Il faut que les chrétiens soient esclaves du diable ou de Jésus-Christ.




    74. Ce que je dis absolument de Jésus-Christ, je le dis relativement de la sainte Vierge.
    Jésus-Christ, l'ayant choisie comme compagne indissoluble de sa vie, de sa mort, de sa gloire et de sa puissance au ciel et sur la terre, lui a donné par grâce, relativement à sa Majesté, les mêmes droits et privilèges qu' il possède par nature :
    " Quidquid Deo convenit per naturam, Mariae convenit per gratiam…- Tout ce qui convient à Dieu par nature, convient à Marie par grâce ",disent les saints. Car ayant tous deux la même volonté et la même puissance, ils n'ont tous deux que les mêmes sujets, serviteurs et esclaves.




    75. On peut donc se dire et se faire l'esclave amoureux de la très sainte Vierge, afin d'être par là plus parfaitement esclave de Jésus-Christ.
    La sainte Vierge est le moyen dont Notre-Seigneur s'est servi pour venir à nous. C'est aussi le moyen dont nous devons nous servir pour aller à Lui.
    Car elle n'est pas comme les autres créatures qui pourraient nous éloigner de Dieu plutôt que de nous en approcher, mais la plus forte inclination de Marie est de nous unir à Jésus-Christ, son Fils.
    Et la plus forte inclination du Fils est que l'on vienne à Lui par sa sainte Mère.
    Et c'est Lui faire honneur et plaisir, comme ce serait faire honneur et plaisir à un roi si, pour devenir plus parfaitement son sujet et son esclave, on se faisait esclave de la reine.




    76. De plus, si la sainte Vierge est la Reine et souveraine du ciel et de la terre, n'a-t-elle pas autant de sujets et d'esclaves qu'il y a de créatures ? N'est-il pas raisonnable que parmi tant d'esclaves de contrainte, il y en ait qui le soient par amour ?
    Quoi ! les hommes et les démons auraient leurs esclaves volontaires et Marie n'en aurait point ?




    77. Si on ne veut pas qu'on se dise esclave de la sainte Vierge, qu'importe ! Qu'on se fasse esclave de Jésus-Christ ! C'est l'être aussi de la sainte Vierge, puisque Jésus est le fruit et la gloire de Marie.
    C'est ce qu'on fait parfaitement par la dévotion dont nous parlerons par la suite.
     

    Nous devons nous vider de ce qu'il y a de mauvais en nous.
     

    78. Troisième vérité. Nos meilleures actions sont ordinairement souillées et corrompues par le mauvais fond qui est en nous. Quand on met de l'eau nette et claire dans un récipient qui sent mauvais, ou du vin dans une tonneau dont le dedans est gâté, l'eau claire et le bon vin en sont gâtés et en prennent aisément la mauvaise odeur.
    De même quand Dieu met dans notre âme, gâtée par le péché originel et actuel, ses grâces et rosées célestes, ou le vin délicieux de son amour, ses dons sont ordinairement souillés et gâtés par le mauvais levain et le mauvais fond que le péché a laissés chez nous.
    Nos actions, même des vertus les plus sublimes, s'en sentent.
    Il est donc d'une très grande importance, pour acquérir la perfection, qui ne s'acquiert que par l'union à Jésus-Christ, de nous vider de ce qu'il y a de mauvais en nous, autrement, Notre-Seigneur qui est infiniment pur et qui hait la moindre souillure dans l'âme, nous rejettera de devant ses yeux et ne s'unira point à nous.



    79. Pour nous vider de nous-mêmes, il faut premièrement bien connaître, par la lumière du Saint-Esprit, notre mauvais fond, notre incapacité à tout bien utile au salut, notre faiblesse en toutes choses, notre inconstance en tous temps, notre indignité de toute grâce, et notre iniquité en tout lieu.
    Le péché de notre premier père nous a tous presqu'entièrement gâtés, aigris et corrompus, comme le levain aigrit et corrompt la pâte où il est mis.
    Les péchés actuels que nous avons commis, soit mortels, soit véniels, quelque pardonnés qu'ils soient, ont augmenté notre concupiscence, notre faiblesse, notre inconstance et notre corruption, et ont laissé de mauvais restes dans notre âme.
    Nos corps sont si corrompus qu'ils sont appelés par le Saint-Esprit :corps du péché, conçus dans le péché et seulement capables de tout péché, corps sujets à mille et mille maladies, qui se corrompent de jour en jour.
    Notre âme, unie à notre corps, est devenue si charnelle, qu'elle est appelée chair : " Toute chair avait corrompu sa voie ".
    Nous n'avons pour partage que l'orgueil et l'aveuglement dans l'esprit, l'endurcissement dans le cœur, la faiblesse et l'inconstance dans l'âme, la concupiscence, les passions révoltées et les maladies dans le corps.
    Nous sommes naturellement plus orgueilleux que des paons, plus attachés à la terre que des crapauds, plus vilains que des boucs, plus envieux que des serpents, plus gourmands que des cochons, plus colères que des tigres et plus paresseux que des tortues, plus faibles que des roseaux et plus inconstants que des girouettes.
    Nous n'avons dans notre fond que le néant et le péché, et ne méritons que l'ire de Dieu et l'enfer éternel.




    80. Après cela, faut-il s'étonner si Notre-Seigneur a dit que celui qui voulait le suivre devait renoncer à soi-même et haïr son âme ; que celui qui aimerait son âme la perdrait et que celui qui la haïrait la sauverait ?
    Cette Sagesse infinie, qui ne donne pas des commandements sans raison, ne nous ordonne de nous haïr nous-mêmes que parce que nous sommes grandement dignes de haine. Rien de si digne d'amour que Dieu, rien de si digne de haine que nous-mêmes.



    81. Secondement, pour nous vider de nous-mêmes, il nous faut tous les jours mourir à nous-mêmes.
    C'est à dire qu'il faut renoncer aux opérations des puissances de notre âme et des sens du corps, qu'il faut voir comme si on ne voyait point, entendre comme si on n'entendait point, se servir des choses de ce monde comme si on ne s'en servait point, ce que saint Paul appelle " mourir tous les jours - Quotidie morior ".
    "Si le grain de froment tombant à terre ne meurt, il demeure seul et ne produit point de fruit qui soit bon
    ."
    Si nous ne mourons à nous-mêmes et si nos dévotions les plus saintes ne nous portent à cette mort nécessaire et féconde, nous ne porterons point de fruit qui vaille, nos dévotions nous deviendront inutiles, toutes nos œuvres de justice seront souillées par notre amour-propre et notre propre volonté, ce qui fera que Dieu aura en abomination les plus grands sacrifices et les meilleures actions que nous puissions faire. A notre mort, nous nous trouverons les mains vides de vertus et de mérites, et nous n'aurons pas une étincelle du pur Amour, qui n'est communiqué qu'aux âmes mortes à elles-mêmes dont la vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu.




    82. Troisièmement, il faut choisir, parmi toutes les dévotions à la très sainte Vierge, celle qui nous porte le plus à cette mort à nous-mêmes, comme étant la meilleure et la plus sanctifiante.
    Car il ne faut pas croire que tout ce qui reluit soit or, et que tout ce qui est doux soit miel, et que tout ce qui est aisé à faire et pratiqué du plus grand nombre soit le plus sanctifiant.
    Comme il y a des secrets de nature pour faire en peu de temps et à peu de frais des opérations naturelles, de même dans l'ordre de la grâce il y a des secrets pour faire en peu de temps, avec douceur et facilité, des opérations surnaturelles, se vider de soi-même, se remplir de Dieu et devenir parfait.
     

    Nous avons besoin d'un médiateur auprès du Médiateur même qui est Jésus-Christ.


    83. Quatrième vérité. Il est plus parfait parce qu'il est plus humble, de ne pas approcher de Dieu par nous-mêmes, sans prendre un médiateur.
    Notre fond, comme je viens de montrer, étant si corrompu, si nous nous appuyons sur nos propres travaux, industries, préparations, pour arriver à Dieu et Lui plaire, il est certain que toutes nos justices seront souillées, ou de peu de poids devant Dieu, pour l'engager à s'unir à nous et à nous exaucer.
    Car ce n'est pas sans raison que Dieu nous a donné des médiateurs auprès de sa Majesté : il a vu notre indignité et incapacité, il a eu pitié de nous, et, pour nous donner accès à ses miséricordes, il nous a pourvu d'intercesseurs puissants auprès de Lui.
    En sorte que, négliger ces médiateurs et s'approcher directement de sa sainteté sans aucune recommandation, c'est manquer d'humilité, c'est manquer de respect envers un Dieu si haut et si saint. C'est moins faire de cas de ce Roi des rois, qu'on ne le ferait d'un roi ou d'un prince de la terre.




    84. Notre Seigneur est notre avocat et notre médiateur de Rédemption auprès de Dieu le Père.
    C'est par Lui que nous devons prier avec toute l'Eglise triomphante et militante.
    C'est par Lui que nous avons accès auprès de sa Majesté, et nous ne devons jamais paraître devant Elle qu'appuyés et revêtus des mérites de Jésus, comme le petit Jacob de peaux de chevreaux devant son père Isaac, pour recevoir sa bénédiction.




    85. Mais n'avons-nous point besoin d'un médiateur auprès du Médiateur même ?
    Notre pureté est-elle assez grande pour nous unir directement à Lui, et par nous-mêmes ?
    N'est-il pas Dieu, en toutes choses égal à son Père, et par conséquent le Saint des saints, aussi digne de respect que son Père ?
    Si, par charité infinie, il s'est fait notre caution et notre médiateur auprès de Dieu son Père, pour l'apaiser et lui payer ce que nous lui devions, faut-il pour cela que nous ayons moins de respect et de crainte pour sa majesté et sa sainteté ?
    Disons donc hardiment, avec saint Bernard, que nous avons besoin d'un médiateur auprès du Médiateur même, et que la divine Marie est celle qui est la plus capable de remplir cet office charitable.
    C'est par elle que Jésus-Christ nous est venu, et c'est par elle que nous devons aller à Lui.
    Si nous craignons d'aller directement à Jésus-Christ notre Dieu, soit à cause de sa grandeur infinie, soit à cause de notre bassesse et de nos péchés, implorons hardiment l'aide et l'intercession de Marie notre Mère.
    Elle est bonne, elle est tendre, il n'y a rien en elle d'austère ni de rebutant, rien de trop sublime et de trop brillant. En la voyant, nous voyons notre pure nature.
    Elle n'est pas le soleil qui, par la vivacité de ses rayons, pourrait nous éblouir à cause de notre faiblesse, mais elle est belle et douce comme la lune, qui reçoit sa lumière du soleil et la tempère pour la rendre conforme à notre petite portée.
    Elle est si charitable qu'elle ne rebute personne de ceux qui demandent son intercession, quelques pécheurs qu'ils soient.
    Car, comme disent les saints, il n'a jamais été ouï dire, depuis que le monde est monde, qu'aucun de ceux qui ont eu recours à la sainte Vierge avec confiance et persévérance, ait été rebuté.
    Elle est si puissante que jamais elle n'a été refusée dans ses demandes.
    Elle n'a qu'à se montrer devant son Fils pour le prier, aussitôt il accorde, aussitôt il reçoit.
    Il est toujours amoureusement vaincu par les prières de sa très sainte Mère.




    86. Tout ceci est tiré de saint Bernard et de saint Bonaventure, en sorte que, selon eux, nous avons trois degrés à monter pour aller à Dieu :
    Le premier, qui est plus proche de nous et le plus conforme à notre capacité, est Marie.
    Le second est Jésus-Christ, et le troisième est Dieu le Père.
    Pour aller à Jésus, il faut aller à Marie, c'est notre médiatrice d'intercession.
    Pour aller au Père éternel, il faut aller à Jésus, c'est notre médiateur de Rédemption.
    Or par la dévotion que je dirai ci-après, c'est l'ordre qu'on garde parfaitement.

     

    Il nous est très difficile de conserver les grâces et les trésors reçus de Dieu




    87. Cinquième vérité. Il nous est très difficile, vu notre faiblesse et fragilité, de conserver en nous les grâces et les trésors que nous avons reçu de Dieu :

    1° Parce que nous avons ce trésor, qui vaut mieux que le ciel et la terre, dans des vases fragiles, dans un corps corruptible, dans une âme faible et inconstante, qu'un rien trouble et abat

    2° Parce que les démons, qui sont de fins larrons, veulent nous surprendre pour nous voler et nous dévaliser.
    Ils épient jour et nuit le moment favorable pour cela. Ils tournoient incessamment pour nous dévorer, et nous enlever, en un moment, par un péché, tout ce que nous avons pu gagner de grâces et de mérites en plusieurs années.
    Leur malice, leur expérience, leurs ruses et leur nombre doivent nous faire infiniment craindre ce malheur, vu que des personnes plus pleines de grâces, plus riches en vertus, plus fondées en expérience et plus élevées en sainteté, ont été surprises, volées et pillées.



    88. Ah ! combien a-t-on vu de cèdres du Liban et d'étoiles du firmament tomber misérablement et perdre toute leur hauteur et leur clarté en peu de temps !
    D'où est venu cet étrange changement ?
    Ce n'a pas été faute de grâce, qui ne manque à personne, mais faute d'humilité.
    Ils se sont crus plus forts et suffisants qu'ils n'étaient, ils se sont crus capables de garder leurs trésors, ils se sont fiés et appuyés sur eux-mêmes.
    Ils ont cru leur maison assez sûre, et leurs coffres assez forts pour garder le précieux trésor de la grâce, et c'est à cause de cet appui imperceptible qu'ils avaient en eux-mêmes (quoiqu'il leur semblât qu'ils s'appuyaient uniquement sur la grâce de Dieu ), que le Seigneur très juste a permis qu'ils soient volés en les délaissant à eux-mêmes.
    Hélas ! s'ils avaient connu la dévotion admirable que je montrerai par la suite, ils auraient confié leur trésor à une Vierge puissante et fidèle, qui le leur aurait gardé comme son bien propre, et même s'en serait fait un devoir de justice.



    89. Il est difficile de persévérer dans la justice à cause de la corruption étrange du monde.
    Le monde est maintenant si corrompu, qu'il est comme nécessaire que les cœurs religieux en soient souillés, sinon par sa boue, du moins par sa poussière.
    En sorte que c'est une espèce de miracle quand une personne demeure ferme au milieu de ce torrent impétueux sans en être entraînée, au milieu de cette mer orageuse sans être submergée, au milieu de cet air empesté sans en être endommagée.
    C'est la Vierge uniquement fidèle qui fait ce miracle à l'égard de ceux et celles qui la servent de la belle manière.

    90. Ces cinq vérités présupposées, il faut maintenant plus que jamais faire un bon choix de la vraie dévotion à la sainte Vierge. Car il y en a de fausses qu'il est facile de prendre pour des vraies !
    Le diable, comme un faux monnayeur et un trompeur fin et expérimenté, a déjà tant trompé et damné d'âmes par une fausse dévotion à la sainte Vierge, qu'il se sert tous les jours de son expérience diabolique pour en damner beaucoup d'autres, en les amusant et endormant dans le péché, sous prétexte de quelques prières mal dites et de quelques pratiques extérieures qu'il leur inspire.
    Comme un faux monnayeur ne contrefait ordinairement que l'or et l'argent, et fort rarement les autres métaux, parce qu'ils n'en valent pas la peine, ainsi l'esprit malin ne contrefait pas tant les autres dévotions que celles de Jésus et de Marie, la dévotion à la sainte communion et à la très sainte Vierge, parce qu'elles sont l'or et l'argent parmi les métaux.


    91. Il est donc très important de connaître les fausses dévotions à la très sainte Vierge pour les éviter, et la véritable pour l'embrasser.
    En outre, parmi tant de pratiques de la vraie dévotion à la sainte Vierge, il faut choisir celle qui est la plus parfaite, la plus agréable à la sainte Vierge, la plus glorieuse à Dieu et la plus sanctifiante pour nous, afin de nous y attacher.
     
     
    1.FAUX DÉVOTS ET FAUSSES DÉVOTIONS À LA SAINTE VIERGE


    92. Je trouve sept sortes de faux dévots et de fausses dévotions à la sainte Vierge.
    1° les dévots critiques
    2° les dévots scrupuleux
    3° les dévots extérieurs
    4° les dévots présomptueux
    5° les dévots inconstants
    6° les dévots hypocrites
    7° les dévots intéressés

    Les dévots critiques


    93. Les dévots critiques sont pour l'ordinaire des savants orgueilleux, des esprits forts et suffisants, qui ont au fond quelque dévotion à la sainte Vierge, mais qui critiquent presque toutes les pratiques de dévotion à la sainte Vierge que les gens simples rendent simplement et saintement à cette bonne Mère, parce qu'elles ne reviennent pas à leur fantaisie.
    Ils révoquent en doute tous les miracles et histoires rapportées par des auteurs dignes de foi, ou tirés des chroniques des ordres religieux, qui font foi des miséricordes et de la puissance de la très sainte Vierge.
    Ils ne sauraient voir qu'avec peine des gens simples et humbles à genoux devant un autel ou image de la sainte Vierge, et ils les accusent même d'idolâtrie, comme s'ils adoraient le bois ou la pierre.
    Ils disent que, pour eux, ils n'aiment point ces dévotions extérieures et qu'ils n'ont pas l'esprit si faible que d'ajouter foi à tant de contes et historiettes qu'on débite sur la sainte Vierge.
    Quand on leur rapporte les louanges admirables que les saints donnent à la sainte Vierge, ou ils répondent qu'ils ont parlé en orateurs, par exagération, ou ils donnent une mauvaise explication à leurs paroles.
    Ces sortes de faux dévots et de gens orgueilleux et mondains sont beaucoup à craindre et ils font un tort infini à la dévotion à la très sainte Vierge, et en éloignent les peuples d'une manière efficace, sous prétexte d'en détruire les abus.


    Les dévots scrupuleux



    94. Les dévots scrupuleux sont des gens qui craignent de déshonorer le Fils en honorant la Mère, d'abaisser l'un en élevant l'autre.
    Ils ne sauraient souffrir qu'on donne à la sainte Vierge les louanges très justes que lui ont données les saints Pères.
    Ils ne souffrent qu'avec peine qu'il y ait plus de monde à genoux devant un autel de Marie que devant le Saint Sacrement, comme si l'un était contraire à l'autre !
    Comme si ceux qui prient la sainte Vierge ne priaient pas Jésus-Christ par elle !
    Ils ne veulent pas qu'on parle si souvent de la sainte Vierge, qu'on s'adresse si souvent à elle.
    Voici quelques sentences qui leur sont ordinaires : À quoi bon tant de chapelets, tant de confréries et de dévotions extérieures à la sainte Vierge ? Il y a en cela bien de l'ignorance. C'est faire une mômerie de notre religion ! Parlez-moi de ceux qui sont dévots à Jésus-Christ ! Il faut recourir à Jésus-Christ, il est notre unique médiateur, il faut prêcher Jésus-Christ, voilà le solide !
    Ce qu'ils disent est vrai en un sens, mais par rapport à l'application qu'ils en font, pour empêcher la dévotion à la très sainte Vierge, c'est un fin piège du malin, et très dangereux, sous prétexte d'un plus grand bien.
    On n'honore jamais plus Jésus-Christ que lorsqu'on honore la très sainte Vierge, puisqu'on ne va à elle que pour trouver Jésus.





    95. La sainte Église, avec le Saint-Esprit, bénit la sainte Vierge la première, et Jésus-Christ le second :
    " Benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui Jesus. Tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de tes entrailles est béni ". Non pas parce que la sainte Vierge serait plus que Jésus-Christ ou égale à lui, ce serait une hérésie intolérable, mais c'est que pour bénir plus parfaitement Jésus-Christ il faut auparavant bénir Marie.


    Les dévots extérieurs.



    96. Les dévots extérieurs sont des personnes qui font consister toute la dévotion à la très sainte Vierge en des pratiques extérieures, qui ne goûtent que l'extérieur de la dévotion , parce qu'ils n'ont point d'esprit intérieur.
    Ils diront force chapelets à la hâte, entendront plusieurs messes sans attention, iront aux processions sans dévotion, se mettront de toutes les confréries sans amendement de leur vie, sans violence à leurs passions et sans imitation des vertus de cette Vierge très sainte.
    Ils n'aiment que le sensible de la dévotion, sans en goûter le solide. S'ils n'ont pas de consolations sensibles dans leurs pratiques, ils croient qu'ils ne font plus rien, ils se détraquent, ils quittent tout, ou ils font tout à bâton rompu !
    Le monde est plein de ces sortes de dévots extérieurs, et il n'y a pas de gens plus critiques des personnes d'oraison, qui s'appliquent à l'intérieur comme à l'essentiel, sans mépriser l'extérieur de modestie qui accompagne toujours la vraie dévotion.


    Les dévots présomptueux





    97. Les dévots présomptueux sont des pécheurs abandonnés à leurs passions, ou des amateurs du monde, qui, sous le beau nom de chrétiens et de dévots à la sainte Vierge, cachent ou l'orgueil, ou l'avarice, ou l'impureté, ou l'ivrognerie, ou la colère, ou le jurement, ou la médisance, ou l'injustice etc.
    Ils dorment en paix dans leurs mauvaises habitudes, sans se faire beaucoup de violence pour se corriger, sous prétexte qu'ils sont dévots à la sainte Vierge.
    Ils se promettent que Dieu leur pardonnera, qu'ils ne mourront pas sans confession, et qu'ils ne seront pas damnés, parce qu'ils disent leur chapelet, parce qu'il jeûnent le samedi, parce qu'ils sont de la confrérie du saint Rosaire ou du Scapulaire etc.
    Quand on leur dit que leur dévotion n'est qu'une illusion du diable et qu'une présomption pernicieuse capable de les perdre, ils ne veulent pas le croire.
    Ils disent que Dieu est bon et miséricordieux, qu'il ne nous a pas faits pour nous damner, qu'il n'y a homme qui ne pèche, qu'ils ne mourront point sans confession, qu'un bon peccavi, à la mort, suffit.
    De plus qu'ils sont dévots à la sainte Vierge, qu'ils portent le scapulaire, qu'ils disent tous les jours, sans reproche et sans vanité sept Pater et sept Ave en son honneur, qu'ils disent même quelquefois le chapelet et l'office de la sainte Vierge, qu'il jeûnent etc.
    Pour confirmer ce qu'ils disent et s'aveugler davantage, ils apportent quelques histoires qu'ils ont entendues ou lues en des livres, vraies ou fausses peu importe, qui font foi que des personnes mortes en péché mortel, sans confession, parce qu'elles avaient pendant leur vie dit quelques prières ou fait quelques pratiques de dévotion à la sainte Vierge, ou ont été ressuscitées pour se confesser, ou leur âme a demeuré miraculeusement dans leur corps jusqu'à la confession, ou, par la miséricorde de la Vierge, ont obtenu de Dieu, à leur mort, la contrition et le pardon de leurs péchés, et par là ont été sauvées, et qu'ainsi ils espèrent la même chose !

    98. Rien n'est si damnable, dans le christianisme, que cette présomption diabolique, : car, peut-on dire avec vérité qu'on aime et qu'on honore la sainte Vierge, lorsque par ses péchés, on pique, on perce, on crucifie et on outrage impitoyablement Jésus-Christ son Fils ?
    Si Marie se faisait un loi de sauver par sa miséricorde ces sortes de gens, elle autoriserait le crime, elle aiderait à crucifier et outrager son Fils ! Qui l'oserait jamais penser ?


    99. Je dis qu'abuser ainsi de la dévotion à la très sainte Vierge, qui, après la dévotion à Notre-Seigneur au très Saint Sacrement, est la plus sainte et la plus solide, c'est commettre un horrible sacrilège, qui après le sacrilège de l'indigne communion est le plus grand et le moins pardonnable.
    J'avoue que pour être vraiment dévot à la sainte Vierge, il n'est pas absolument nécessaire d'être si saint qu'on évite tout péché, quoiqu'il le fût à souhaiter.
    Mais il faut du moins : Premièrement être dans une sincère résolution d'éviter au moins tout péché mortel qui outrage la Mère aussi bien que le Fils. Secondement, se faire violence pour éviter le péché. Troisièmement réciter le chapelet, le saint rosaire ou autres prières, jeûner le samedi etc …


    100. Cela est merveilleusement utile à la conversion d'un pécheur, même endurci .
    Et si mon lecteur est tel, je le lui conseille, quand bien même il aurait un pied dans l'abîme, mais à condition qu'il ne pratique ces bonnes œuvres que dans l'intention d'obtenir de Dieu, par l'intercession de la sainte Vierge, la grâce de la contrition et du pardon de ses péchés.
    Ainsi que la grâce de vaincre ses mauvaises habitudes, et ne pas demeurer paisiblement dans l'état du péché contre les remords de sa conscience, l'exemple de Jésus-Christ et des saints et les maximes de l'Évangile.

    Les dévots inconstants.

    101 Les dévots inconstants sont ceux qui sont dévots à la sainte Vierge par intervalles et par boutades : tantôt ils sont fervents et tantôt tièdes. Tantôt ils paraissent prêts de tout faire pour son service, et puis, peu après, ils ne sont plus les mêmes.
    Ils embrasseront d'abord toutes les dévotions de la sainte Vierge : ils se mettront de ses confréries, et puis ils n'en pratiquent point les règles avec fidélité.
    Ils changent comme la lune, et Marie les met sous ses pieds avec le croissant, parce qu'ils sont changeants et indignes d'être comptés parmi les serviteurs de cette Vierge fidèle, lesquels ont la fidélité et la constance en partage.
    Il vaut mieux ne pas se charger de tant de prières et pratiques de dévotion, et en faire peu avec amour et fidélité, malgré le monde, le diable et la chair.

    Les dévots hypocrites.

    102. Il y a encore de faux dévots à la sainte Vierge, qui sont des dévotshypocrites, qui couvrent leurs péchés et leurs mauvaises habitudes sous le manteau de cette Vierge fidèle, afin de passer aux yeux des hommes pour ce qu'ils ne sont pas.

    Les dévots intéressés.


    103. Il y a encore des dévots intéressés, qui ne recourent à la sainte Vierge que pour gagner quelque procès, pour éviter quelque péril, pour guérir d'une maladie, ou pour quelqu'autre besoin de cette sorte, sans quoi ils l'oublieraient.
    Et les uns et les autres sont de faux dévots, qui ne sont point de mise devant Dieu ni sa sainte Mère.



    104. Prenons donc bien garde d'être du nombre des dévotscritiques, qui ne croient rien et critiquent tout; des dévotsscrupuleux, qui craignent d'être trop dévots à la sainte Vierge, par respect pour Jésus-Christ; des dévots extérieurs, qui font consister toute leur dévotion en des pratiques extérieures; des dévots présomptueux, qui, sous prétexte de leur fausse dévotion à la sainte Vierge, croupissent dans leurs péchés; des dévotsinconstants, qui, par légèreté changent leurs pratiques de dévotion, ou les quittent tout à fait à la moindre tentation; des dévots hypocrites, qui se mettent des confréries et portent les livrées de la sainte Vierge, afin de passer pour bons; et enfin des dévots intéressés, qui n'ont recours à la sainte Vierge que pour être délivrés des maux du corps ou obtenir des biens temporels.

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  • TRAITÉ DE LA VRAIE DÉVOTION À LA SAINTE VIERGE.

    Message par Michael le Mar 10 Mai 2011


    II. EN QUOI CONSISTE LA DÉVOTION A MARIE

    A. Vérités fondamentales de la dévotion à Marie.
     



    60. Ayant jusqu'ici dit quelque chose de la nécessité que nous avons de la dévotion à la très sainte Vierge, il faut dire en quoi consiste cette dévotion, ce que je ferai, Dieu aidant, après que j'aurai présupposé quelques vérités fondamentales, qui donneront jour à cette grande et solide dévotion que je veux découvrir.

    Jésus-Christ est la fin dernière de toutes nos dévotions.


    61. Première vérité. Jésus-Christ notre Sauveur, vrai Dieu et vrai homme, doit être la fin dernière de toutes nos autres dévotions. Autrement elles seraient fausses et trompeuses.
    Jésus-Christ est l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin de toutes choses.
    Nous ne travaillons que pour rendre tout homme parfait en Jésus-Christ, parce que c'est en Lui seul qu'habitent toute la plénitude de la Divinité et toutes les autres plénitudes de grâces, de vertus et de perfections.
    C'est en Lui seul que nous avons été bénis de toute bénédiction spirituelle.
    Il est notre unique maître qui doit nous enseigner, notre unique Seigneur de qui nous devons dépendre, notre unique chef auquel nous devons être unis, notre unique modèle auquel nous devons nous conformer, notre unique médecin qui doit nous guérir, notre unique pasteur qui doit nous nourrir, notre unique voie qui doit nous conduire, notre unique vérité que nous devons croire, notre unique vie qui doit nous vivifier et notre unique tout en toutes choses qui doit nous suffire.
    Il n'a point été donné d'autre nom sous le ciel, que le nom de Jésus, par lequel nous devions être sauvés. Dieu ne nous a point mis d'autre fondement de notre salut, de notre perfection et de notre gloire, que Jésus-Christ.
    Tout édifice qui n'est pas posé sur cette pierre ferme est fondé sur le sable mouvant, et tombera infailliblement tôt ou tard.
    Tout fidèle qui n'est pas uni à Lui comme une branche au cep de vigne, tombera, séchera, et ne sera propre qu'à être jeté au feu.
    Si nous sommes en Jésus-Christ, et Jésus-Christ en nous, nous n'avons point de damnation à craindre.
    Ni les anges des cieux, ni les hommes de la terre, ni les démons des enfers, ni aucune autre créature ne peut nous nuire parce qu'elle ne peut nous séparer de la charité de Dieu qui est en Jésus-Christ.
    Par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus-Christ, nous pouvons toutes choses, rendre tout honneur et gloire au Père, en l'unité du Saint-Esprit, nous rendre parfaits et être à notre prochain une bonne odeur de vie éternelle.




    62. Si donc nous établissons la solide dévotion de la très saint Vierge, ce n'est que pour établir plus parfaitement celle de Jésus-Christ, ce n'est que pour donner un moyen aisé et assuré pour trouver Jésus-Christ.
    Si la dévotion à la sainte Vierge éloignait de Jésus-Christ, il faudrait la rejeter comme une illusion du diable. Mais tant s'en faut ! Cette dévotion ne nous est nécessaire que pour trouver Jésus-Christ parfaitement, l'aimer tendrement et le servir fidèlement.




    63. Je me tourne ici un moment vers Vous, ô mon aimable Jésus, pour me plaindre amoureusement à Votre divine Majesté de ce que la plupart des chrétiens, même les plus savants, ne savent pas la liaison nécessaire qui est entre Vous et Votre sainte Mère.
    Vous êtes, Seigneur, toujours avec Marie, et Marie est toujours avec Vous et ne peut être sans Vous, autrement elle cesserait d'être ce qu'elle est.
    Elle est tellement transformée en Vous par la grâce qu'elle ne vit plus, qu'elle n'est plus.
    C'est Vous seul, mon Jésus, qui vivez et régnez en elle, plus parfaitement qu'en tous les anges et les bienheureux.
    Ah ! si l'on connaissait la gloire et l'amour que Vous recevez en cette admirable créature, on aurait de Vous et d'elle bien d'autres sentiments.
    Elle Vous est si intimement unie, qu'on séparerait plutôt la lumière du soleil, la chaleur du feu ! Je dis plus, on séparerait plutôt tous les anges et les saints de Vous, que la divine Marie : parce qu'elle Vous aime plus ardemment et Vous glorifie plus parfaitement que toutes vos créatures ensemble.




    64. Après cela, mon aimable Maître, n'est-ce pas une chose étonnante et pitoyable, de voir l'ignorance et les ténèbres de tous les hommes d'ici-bas à l'égard de Votre saint Mère ?
    Je ne parle pas tant des idolâtres et des païens, qui, ne Vous connaissant pas, n'ont garde de la connaître. Je ne parle même pas des hérétiques et schismatiques, qui n'ont garde d'être dévots à votre sainte Mère, s'étant séparé de Vous et de votre sainte Église.
    Mais je parle des chrétiens catholiques, et même des docteurs parmi les catholiques, qui, faisant profession d'enseigner aux autres les vérités, ne Vous connaissent pas, ni votre sainte Mère, si ce n'est d'une manière spéculative, sèche, stérile et indifférente.
    Ces Messieurs ne parlent que rarement de votre sainte Mère et de la dévotion qu'on lui doit avoir, parce qu'ils craignent, disent-ils, qu'on n'en abuse, qu'on ne Vous fasse injure en honorant trop votre sainte Mère.
    S'ils voient ou entendent quelque dévot à la sainte Vierge parler souvent de la dévotion à cette bonne Mère, d'une manière tendre, forte et persuasive, comme d'un moyen assuré et sans illusion, d'un chemin court et sans danger, d'une voie immaculée et sans imperfection, et d'un secret merveilleux pour Vous trouver et Vous aimer parfaitement, ils se récrient contre lui, et lui donnent mille fausses raisons pour lui prouver qu'il ne faut pas qu'il parle tant de la sainte Vierge, qu'il y a de grands abus en cette dévotion, et qu'il faut s'appliquer à les détruire et à parler de Vous, plutôt qu'à porter les peuples à la dévotion à la sainte Vierge qu'ils aiment déjà assez.
    On les entend quelquefois parler de la dévotion à votre sainte Mère, non pas pour l'établir et la persuader, mais pour détruire les abus qu'on en fait, tandis que ces Messieurs sont sans piété et sans dévotion tendre pour Vous, parce qu'ils n'en ont pas pour Marie, regardant le rosaire, le scapulaire, le chapelet, comme des dévotions de femmelettes propres aux ignorants, sans lesquelles on peut se sauver.
    Et s'il tombe en leurs mains quelque dévot à la sainte Vierge, qui récite son chapelet ou ait quelque autre pratique de dévotion envers elle, ils lui changeront bientôt l'esprit et le cœur.
    Au lieu du chapelet, ils lui conseilleront de dire les sept psaumes, au lieu de la dévotion à la sainte Vierge, ils lui conseilleront la dévotion à Jésus-Christ.
    O mon aimable Jésus, ces gens ont-ils votre esprit? Vous font-ils plaisir d'en agir de même ?
    Est-ce Vous plaire que de ne pas faire tous ses efforts pour plaire à votre Mère, de peur de Vous déplaire? La dévotion à notre sainte Mère empêche-t-elle la Vôtre ?
    Est-ce qu'elle s'attribue l'honneur qu'on lui rend ? Est-ce qu'elle fait bande à part ? Est-elle une étrangère qui n'a aucune liaison avec Vous ? Est-ce Vous déplaire que de vouloir lui plaire ? Est-ce se séparer ou s'éloigner de Votre amour, que de se donner à elle et de l'aimer ?




    65. Cependant, mon aimable Maître, la plupart des savants, pour punition de leur orgueil, n'éloigneraient pas plus de la dévotion à votre sainte Mère, et n'en donneraient pas plus d'indifférence, que si tout ce que je viens de dire était vrai. Gardez-moi, Seigneur, gardez-moi de leurs sentiments et leurs pratiques, et me donnez quelque part aux sentiments de reconnaissance, d'estime, de respect et d'amour que Vous avez à l'égard de votre sainte Mère, afin que je Vous aime et glorifie d'autant plus que je Vous imiterai et suivrai de plus près.



    66. Comme si jusqu'ici je n'avais encore rien dit en l'honneur de votre sainte Mère, faites-moi la grâce de la louer dignement malgré tous ses ennemis qui sont aussi les vôtres et que je leur dise hautement avec les saints : " Non praesumat aliquis Deum se habere propitium qui benedictam Matrem offensam habuerit. "- Que celui-là ne présume pas recevoir la miséricorde de Dieu, qui offense sa sainte Mère.



    67. Et pour obtenir de votre miséricorde une véritable dévotion à votre sainte Mère, et pour l'inspirer à toute la terre, faites que je Vous aime ardemment, et recevez pour cela la prière embrasée que je Vous fais avec saint Augustin et vos véritables amis :



    Vous êtes, ô Jésus, le Christ du Seigneur, mon père saint, mon Dieu plein de miséricorde, mon roi infiniment grand.
    Vous êtes mon pasteur charitable, mon unique maître, mon aide plein de bonté, mon bien-aimé d'une beauté ravissante, mon pain de vie, mon prêtre éternel.
    Vous êtes mon guide vers la patrie, ma vraie lumière, ma douceur toute sainte, ma voie droite et sans détour.
    Vous êtes ma sagesse brillante par son éclat, ma simplicité pure et sans tache, ma paix et ma douceur. Vous êtes enfin toute ma sauvegarde, mon héritage précieux, mon salut éternel.


    Ô Jésus-Christ, aimable Maître, pourquoi, dans toute ma vie, ai-je aimé, ai-je désiré autre chose que Vous ?
    Jésus, mon Dieu, où étais-je quand je ne pensais pas à Vous ?
    Ah ! du moins, qu' à partir de ce moment, mon cœur n'ait de désirs et d'ardeurs que pour le Seigneur Jésus. Qu'il se dilate pour n'aimer que Lui seul.
    Désirs de mon âme, courez désormais, c'est assez de retard. Hâtez-vous d'atteindre le but auquel vous aspirez, cherchez en vérité Celui que vous cherchez.
    Ô Jésus, anathème à qui ne Vous aime pas ! que celui qui ne Vous aime pas soit rempli d'amertume !
    Ô doux Jésus, soyez l'amour, les délices et l'admiration de tout cœur dignement consacré à votre gloire. Dieu de mon cœur et mon partage, divin Jésus, que mon cœur se sépare de ce qui lui est propre afin que ce soit Vous qui viviez en moi..
    Que Votre amour brûle sans cesse sur l'autel de mon cœur, qu'il embrase le plus intime de mon être, qu'il consume le fond de mon âme afin que je puisse paraître dignement devant Vous au jour de ma mort.


    Amen

    Que les fidèles disent cette prière tous les jours pour demander l'amour de Jésus que nous cherchons par la divine Marie.

    http://www.sitedemarie.com/traite/traite4.htm#enquoi
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