• Le mariage et la foi

    Le mariage et la foi ...

    Le mariage n'est pas de l'ordre de l'amour, le mariage est de l'ordre de la foi.
     
    Vous devinez qu'une telle formule n'est pas innocente, ni intemporelle. Elle se situe dans nos sociétés fortement marquées par le bonheur et par le désir de réussir. On se marie, parce qu'on s'aime ! Ce serait la clé de la vie conjugale. Mais vous savez comme moi ce qu'il en est : beaucoup s'aiment sans se marier, et le taux de divorces ne cesse d'augmenter.
     
    Cela dit, pour ne pas donner le change, je voudrais affirmer bien haut, sans céder à l'idéalisme ou au romantisme, que bien évidemment il n'y a pas de mariage sans amour, sans affectivité, sans sentiment ou sans coeur. Le contraire serait désolant. Même les mariages "à l'ancienne" étaient ceux où l'amour et même de grandes amours venaient, comme on dit, après ou avec le mariage. C'est ce que certains ont appelé joliment "l'amour silencieux".
     
    Mais ce qui me semble important pour notre éducation au sacrement, c'est d'affirmer que le mariage ou le désir de se marier et de fonder un foyer est vraiment de l'ordre de la foi. Aimer quelqu'un jusqu'à l'épouser, c'est lui dire : je crois en toi ; avec cette réciprocité attendue comme toi tu crois en moi.
     
    On comprend alors l'affinité secrète entre Dieu et l'amour conjugal. La révélation biblique n'a pas trouvé d'autre terme que celui d'Alliance conjugale pour dire l'Amour de Dieu pour son Peuple, pour l'humanité.
     
    D'une certaine façon, cela expliquerait que, pendant des siècles, l'Eglise d'Occident n'ait pas fait dépendre le sacrement de mariage d'une quelconque célébration eucharistique. C'est cette foi affirmée l'un pour l'autre, l'un en l'autre, qui est le lieu même du sacrement. C'est pourquoi la vie conjugale est à vivre comme la foi, en demandant au Seigneur d'être là aux heures de doute comme aux heures de lumière, d'être le Roc pour le pire comme pour le meilleur.
     
    Henri Denis

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  • Je suis ton enfant prodigue (d’après Luc 15, 11-24)

    Je suis ton enfant prodigue (d’après Luc 15, 11-24)

    Seigneur, que de chaque instant du jour
    je goûte tout le suc.
    Merci si cet instant est du miel,
    merci s'il est amer.
    Seigneur, fais de mon corps
    le serviteur de mon esprit ;
    mets, je t'en prie, l'harmonie entre eux.



    Dans les relations de tous les jours avec mes proches,
    donne-moi la patience et beaucoup d'humour ;
    toi, tu es patient avec moi et tu dois rire souvent
    de mon manque de sérénité.

     

    Ouvre mes yeux aux beautés des choses qui m'entourent
    et donne-moi de ne jamais les détruire.

     

    Ouvre mes oreilles aux chants du monde,
    et quand ils sont cris de douleur,
    donne-moi, là où je suis, le pouvoir d'aider
    à atténuer les souffrances des hommes.

     

    Seigneur, quand mon corps qui va vers son destin
    commence à me quitter,
    fais grandir en moi l'être immortel
    qui vivra près de toi.



    Gabrielle de Waele

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  • LA BOITE DE PANDORE

    LA BOITE DE PANDORE....

    Dans la boite de Pandore, ce n'est pas la liberté que nous allons trouver !
             C'est un peu le fruit défendu de la bible, celui qui déclencha tous les maux de la terre.

             Cette pomme, parabole explicite, des sages qui ont accompagné les êtres humains de différentes confessions en ont colporté le sens sous différentes sortes dont cette satanée boite de Pandore.

             La mentalité polythéiste voit Pandore comme celle qui donna à l'homme la possibilité de s'améliorer dans les épreuves et l'adversité, ce que les monothéistes appellent les MAUX. Elle lui donna aussi la force d'affronter ces épreuves grâce à l'ESPOIR.

    LA BOITE DE PANDORE....

    Quelques grands artistes ont illustré cette boite de Pandore !
             Dans la philosophie païenne, Pandore est, à la fois, la source des MAUX, de laFORCE, de la DIGNITE et de la BEAUTE, puisque l'être humain ne peut s'améliorer sans...

    ...ADVERSITE
             Nous allons le savoir ! En croyant affirmer un liberté absolue, nous avons ouvert la boite de Pandore, et nous ne pouvons  compter que sur l'...

    ...ESPOIR

    http://erastosthenealexandrie.blogspot.fr/

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  • Communication avec Dieu

    Communication avec Dieu

    Dis maman, c'est si important que cela de parler au bon Dieu ?

    - Bien sûr ma chérie, sinon comment lui dire qu'on l'aime ?

    - Mais c'est difficile de parler avec quelqu'un qu'on ne voit pas.

    - Alors pense à papa quand il est en voyage. Nous l'appelons au téléphone, nous lui racontons tout ce que nous voulons, et c'est un peu comme s'il était avec nous.

    - Tu sais, moi, papa je le reconnais à sa voix. Et quand je lui parle au téléphone, je peux même le voir en fermant les yeux.

    - Eh bien Elodie, avec Jésus c'est un peu pareil !

    - Comment cela ?

    - Tu l'appelles avec ton "portable intérieur". Tu lui parles et tu écoutes Sa Parole qui vient vers toi. Tu peux même le voir en fermant les yeux si tu penses très fort à tout ce que tu as lu sur lui dans les Evangiles.

    - Mais que faire pour établir cette communication ?

    - D'abord t'y préparer : faire silence en toi et prendre conscience que Jésus est toujours là où tu es et qu'il est continuellement à ton écoute.

    - Vraiment ?

    - Oui ma chérie. Avec le Bon Dieu, ce qu'il y a de merveilleux, c'est qu'il est à l'écoute des hommes 24 heures sur 24.

    - Alors, il ne débranche jamais ?

    - A l'inverse de nous, jamais ! Mais il y a beaucoup de choses qui peuvent gêner la communication.

    - Quoi, par exemple ?

    - D'abord elle risque d'être mauvaise ou imparfaite si tu l'établis en pensant à autre chose.

    - Tu crois ?

    - J'en suis sûre. De plus, la Parole de Dieu est toujours très douce, si bien que tu ne peux pas l'entendre si tu parles sans arrêt.

    - Et s'il ne me dit rien, qu'est-ce que je fais ?

    - Avant d'affirmer qu'il ne te dit rien, tu vérifies que ce n'est pas toi qui a raccroché sans faire attention.

    - Je ne comprends pas ce que tu veux dire.

    - En effet, Dieu peut sembler ne pas te répondre, si tu lui demandes quelque chose rien que pour toi, ou quelque chose qui, au fond, n'est pas bon pour toi. Il peut aussi te faire attendre tout simplement pour voir si tu l'aimes vraiment !

    - Ah bon!

    - Tu sais, notre Père du ciel est le modèle des papas de la terre. Il n'accède pas toujours ni tout de suite aux demandes de ses enfants. De plus, il aime bien les petits appels réguliers ou inattendus, simplement pour lui dire bonjour.

    - Mais je ne peux tout de même pas me servir de mon "portable intérieur" à tous moments !

    - Je t'ai dit que Jésus est à ton écoute 24 heures sur 24. Les difficultés viennent toujours de toi : soit ton cœur est brouillé, soit tu ne désires pas réellement cette communication.

    - Et si mon portable ne fonctionne plus ?

    - Si vraiment tu sens que quelque chose l'empêche de fonctionner ou si tu rencontres de grosses difficultés de communication, il faut que tu t'adresses à l'atelier de remise en route, c'est-à-dire au sacrement de réconciliation. Tu vois, tout est prévu ! Enfin, soyons sérieuses, Elodie : tu sais bien que tout cela n'est qu'une façon de parler. Mais je veux que tu te rendes compte que parler au Bon Dieu est une chose très simple, qui fait partie de la vie. D'ailleurs ces conversations avec Lui ont un nom. Lequel ?

    - Euh... la prière ?

    - Je ne te le fais pas dire. Et .j'espère que cette comparaison avec le portable, que tu veux toujours utiliser, te donnera envie d'appeler plus souvent Celui qui t'attend avec patience et amour, jusqu'à ce que tu viennes auprès de lui pour toujours.

     

    Marie Vermeille

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  • Seigneur, si tu passes par là

    Seigneur, si tu passes par là ...

    Seigneur, si tu passes par là
    Viens chez moi, entre donc.
    Mais il vaut mieux que tu le saches :
    Tu trouveras sûrement ma porte fermée.
    J’ai toujours peur, alors je mets le verrou.
    Mais toi tu sais bien comment entrer,
    Surtout quand ma porte est fermée.
    Tu arrives à passer même quand il n’y a pas de porte.
    J’aime mieux te le dire, Seigneur,
    Si tu viens chez moi, tu ne trouveras pas grand-chose.
    Si tu veux de l’amour,
    Il vaudrait mieux que tu en amènes.
    Tu sais, mon amour à moi, il est plutôt rassis,
    Ce serait mieux que tu en apportes du frais.
    Emballe-le bien en le transportant,
    C’est si fragile l’amour !
    Si tu avais aussi un peu d’espérance,
    De la vivace, de celle de ton jardin
    Ce serrait bien d’en prendre un bouquet.
    J’en ai tant besoin pour fleurir mon regard.
    Et si encore tu avais un peu de foi pour moi,
    Rien qu’un peu, pas plus gros qu’un grain de moutarde,
    Alors je déplacerais les montagnes.



    Jean Debruynne

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  • Dieu au téléphone

    Dieu au téléphone........Paroles d'une chanson  de Gaël Cosendai.

    Moi j'croyais que Dieu, c'tait un papa-gâteau

    Une idole pour les faibles, de l'opium pour le peuple.

    J'm'étais trompé de dieu, j'm'étais trompé de dieu.

    Moi j'croyais que Dieu, c'était un père fouettard

    Qui me casserait la gueule à mon premier faux-pas

    J'm'étais trompé de dieu, j'm'étais trompé de dieu.

    Mon Dieu à moi, c'était juste un fantôme,

    Toujours en voyage, jamais là.

     

    La Bible n'était qu'un répondeur standard,

    T'façons quand j'téléphonais, c'était occupé, occupé...

    Ces dieux ne répondent jamais quand on les appelle,

    Figés sur leurs nuages de poussière.

    J'ai cru en des dieux fabriqués par les hommes,

    Combien de fric s'est on fait sur ma pomme ?

    Faut encore que je paie la note de téléphone.

    J'tais tell'ment occupé à poursuivre des rêves

    Que chez moi, ça sonnait occupé.

     

    Et le jour où j'ai raccroché, ça s'est mis à sonner.

    Y'avait au bout de fil une voix qui me disait :

    « Je t'aime et je te cherche, je veux te rencontrer.

    Je suis à ta porte, je sonne, j'ai un portable

    Mais c'est directement que je veux te parler, te parler »

    Il m'a parlé d'amour, il m'a parlé de paix,

    Tout ce que les autres dieux ne pouvaient me dire.

    Et c'est lui qui a payé ma note de téléphone.

     

    Paroles d'une chanson

    de Gaël Cosendai

     

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  • Lorsque Tu reviendras...

    Lorsque Tu reviendras...  Paul Dewailly

    Lorsque Tu reviendras, vers le déclin du monde,
    Dans la nuée ardente où notre coeur surpris
    Découvrira soudain la vision féconde
    De tout ce que, vivant, nous n'avons pas compris;

    Lorsque, libres enfin des brumes de la Terre,
    Nos yeux, illuminés par le soleil des morts,
    Verront poindre, au-delà des voiles du mystère,
    Le but définitif promis à nos efforts,

    Alors nous Te dirons, ô Dieu qui se fit homme
    Et qui, par charité, vins pleurer avec nous,
    Que nous ne voulons plus être ceux que nous sommes...
    Et notre vain orgueil fléchira les genoux.

    Eternel chemineau des routes éternelles
    Qui, d'astre en astre va, glanant les coeurs meurtris,
    Vers Ta divinité qui se fit fraternelle
    Rouvre pour nous l'essor des chemins désappris;

    Embrase-nous, ô Christ, de l'invincible ivresse
    Dont l'élan, à jamais, transporte Tes élus,
    Et marque-nous au front du sceau de Ta tendresse
    Pour que, T'ayant trouvé, nous ne Te quittions plus.

    Paul Dewailly

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  • Noa Noa

    J'étais bien loin de ces prisons, les maisons européennes. Une case maorie n'exile, ne retranche point l'individu de la vie, de l'espace, de l'infini.

    Cependant, je me sentais là bien seul. De part et d'autre, les habitants du district et moi, nous nous observions, et la distance entre nous restait entière.

    Dès le surlendemain j'avais épuisé mes provisions. Que faire ? Je m'étais imaginé qu'avec de l'argent je trouverais tout le nécessaire de la vie. Erreur ! c'est à la nature qu'il faut s'adresser pour vivre et elle est riche et elle est généreuse : elle ne refuse rien à qui va lui demander sa part des trésors qu'elle garde dans ses réserves, sur les arbres, dans la montagne, dans la mer. Mais il faut savoir grimper aux arbres élevés, aller dans la montagne et en revenir chargé de fardeaux pesants, prendre le poisson, plonger, arracher dans le fond de la mer le coquillage solidement attaché au caillou.

    J'étais donc, moi, l'homme civilisé, inférieur, pour l'instant, aux sauvages vivant heureux autour de moi, dans un lieu où l'argent, qui ne vient pas de la nature, ne peut servir à l'acquisition des biens essentiels que la nature produit ; et comme, l'estomac vide, je songeais tristement à ma situation, j'aperçus un indigène qui gesticulait vers moi en criant. Les gestes, très expressifs, traduisaient la parole et je compris : mon voisin m'invitait à dîner. Mais j'eus honte. D'un signe de tête je refusai. Quelques minutes après, une petite fille déposait sur le seuil de ma porte, sans rien dire, quelques aliments proprement entourés de feuilles fraîches cueillies, puis se retirait. J'avais faim ; silencieusement aussi j'acceptai. Un peu plus tard, l'homme passa devant ma case et, me souriant, sans s'arrêter, me dit sur le ton interrogatif ce seul mot : « Paia ? ». Je devinai : « Es-tu satisfait ? »

    Ce fut, entre ces sauvages et moi, le commencement de l'apprivoisement réciproque. Sauvages ! Ce mot me venait inévitablement sur les lèvres quand je considérais ces êtres noirs aux dents de cannibales.

    Déjà pourtant je commençais à comprendre leur grâce réelle. Cette petite tête brune aux yeux tranquilles, par terre, sous des touffes de larges feuilles de giromons, ce petit enfant qui m'étudiait à mon insu et s'enfuit quand mon regard rencontra le sien... Comme eux pour moi, j'étais pour eux un objet d'observation, l'inconnu, celui qui ne sait ni la langue ni les usages, ni même l'industrie la plus initiale, la plus naturelle de la vie. Comme eux pour moi, j'étais pour eux le « Sauvage ». Et c'est moi qui avais tort, peut-être.

    Paul Gauguin, Noa Noa (extraits), 1897

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  • Au-dedans de toi, tu me trouveras

    Femme, tu pleures ? Qui cherches-tu ? Tu le possèdes celui que tu cherches, et tu l'ignores ? Tu l'as, et tu pleures ? Tu le cherches au-dehors, mais tu l'as au-dedans. Tu te tiens debout hors du tombeau, en larmes, pourquoi ? Où je suis ? Mais en toi. C'est là que je repose, non pas mort, mais l'éternel vivant. Toi-même, voilà mon jardin. Tu as bien jugé en me disant jardinier. Second Adam, j'ai gardé, moi aussi, d'un paradis ma tâche de travailler à faire pousser dans ce jardin - ton âme - des moissons de désirs. Comment ! Tu m'as, tu me possèdes en toi, et tu l'ignores ? Voilà pourquoi tu me cherches au-dehors. Eh bien, me voici. Je t'apparais dehors, mais pour te ramener au-dedans. C'est là, au-dedans, que tu me trouveras. [...]

    Je ne suis pas loin de toi, comme tu le penses. Je suis le Dieu tout proche. Dis-moi qu'y a-t-il de plus près pour quelqu'un que son propre coeur ? Ceux qui me trouvent, c'est là, dans leur coeur qu'ils me trouvent : voilà ma résidence.

    Anonyme du XIIIème Siècle

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