• Prières pour le temps de la guerre/Prière à l’usage d’un soldat

    Prières pour le temps de la guerre/Prière à l’usage d’un soldat...Francis Jammes

    D 'ici, la seule chose que

    j’aperçoive au-dessus de moi, c’est le ciel où je peux communier par la prière avec les chers miens qui le contemplent de là-bas.
    Qu’il soit azuré, noir ou étoilé, nos pensées et nos âmes peuvent s’y rencontrer d’autant plus aisément qu’il nous dépasse et que, très humble image de Dieu, il est partout sur la colline, dans la plaine et jusqu’au fond de la tranchée.
    C’est pourquoi, Seigneur Jésus,  tantôt j’élève les yeux pour vous prier dans la hauteur, et, tantôt dans la profondeur de ce trou de terre, j’appuie, comme saint Jean, le front contre votre poitrine : ô vous qui n’êtes pas l’illusion, mais qui êtes cette personne partout présente comme Dieu, qui nous a dit qu’elle est là !
    Oui, vous êtes dans ce ciel visible, et vous êtes dans ma prière ; dans la plaine, et vous êtes dans mon corps ; dans la tranchée, et vous êtes au fond de mon âme. C’est vous qui rapprochez les êtres en vous rapprochant d’eux.
    Que vers vous s’élève ma prière trois fois par jour comme l’angélus, trois fois par jour faites que je me retrouve avec les miens dans votre intimité.
    A l’aube, quand la lune pâlit dans l’air glacé qui achève de m’éveiller, rapprochez-moi de mes petits enfants dont je crois surprendre le souffle : ils dorment encore. Qu’ils continuent d’ignorer les dangers que je cours ;  que la guerre dont ils entendent parler n’effraye pas leurs imaginations davantage que le doux jeu par quoi ils l’imitent, l’après-midi, à la récréation ! Rapprochez-moi de leur mère qui les garde à son ombre ; qui bientôt les assistera dans leur lever, baisera leurs paupières, joindra leurs mains, les vêtira, leur servira du pain et du lait. Rapprochez-moi de mes père et mère tenus longtemps hors du sommeil par l’évocation confuse, dans l’obscurité de leur chambre  pacifique, d’un champ de bataille lointain.
    Rapprochez-moi de tous ces aimés ! Que je les entende vivre au réveil dans la demeure de mon cœur ! Le cœur, lorsque vous l’habitez, ô mon Dieu, n’est-il pas comme la tente patriarcale que l’on ne déplace que pour la redresser avec, sous sa toile, tous ses hôtes et vous- même?
    A midi, lorsque le soleil dans mon pays domine le plus vieux groupe de chênes à l’horizon et,  ici, surplombe cette ferme qui, dans le ciel, se détache de la longue continuité de ces plateaux qui ne me sont pas familiers : Seigneur, réunissez -nous encore dans la ferveur que vous nous inspirez.
    Je revois, à la table frugale, ces petites bouches dont on dirait que chacune, tant elle est rose, n’est qu’une rose ; l'une d’elles s’entr’ouvre, peut-être, pour questionner sur mon retour l’épouse austère et soucieuse qui est en face de la place vide où  mon absence demeure. Mon père, fatigué, relève la tête lorsque retentit le marteau de la porte sous la main du facteur : Est-ce une lettre de notre fils ? Est-ce une lettre de mon mari ? Est-ce une lettre de notre père ? Ainsi s’interroge-t-on à part soi.
    Si ce n’est pas l’une de mes lettres, que ce soit toujours ma prière qui communie avec ces amours qui n’en font qu’un. Seigneur, laissez venir vers moi ces petits que vous avez laissés venir à vous. Seigneur qui ne  faites qu’un avec votre Père saint, j’emprunte à votre parole pour vous prier ainsi : gardez dans votre nom ceux que vous m’avez donnés afin qu’ils ne fassent qu’un en vous, avec moi.
    Mais voici le soir, qui est le plus attristant, ici, pour moi, et sans doute pour les miens, là-bas. C’est l’heure de l’angoisse indicible.
    Que je vous redise, mon Dieu, les mots qui vous inclinèrent à demeurer auprès des pèlerins  d’Emmaüs au moment que votre cher visage allait s’éclairer pour eux d’une lueur singulière qui, déjà, rendait leurs cœurs tout brûlants :
    « Restez avec nous, car il se fait tard et déjà le jour baisse. » Restez avec nous et nous serons plus forts que la mort n’est forte.
    Le froid, l’humidité vont envahir de plus en plus la tranchée.
    C’est l’heure ou mes petits rentrent de l’école pour souper.  Je les prenais sur mes genoux pour qu’ils babillassent. Et je pressais contre leurs joues fraîches ma joue qui ne connaît plus que le baiser de la crosse du fusil. Et ils ne savaient pas. Et avant que je partisse pour le front, ils me disaient : « Nous ne voulons pas que tu sois tué par les Allemands. » Sous la lampe, ma femme coud, impassible comme sait paraître l’énergie. Et les deux vieillards s’assoupissent, les traits tirés.
    Seigneur, je ne vois même pas  le ciel s’étoiler. J’ai peur d’être saisi d’angoisse. Il me faut toute ma force et tout mon calme. N’êtes-vous plus dans les ténèbres avec nous?

    « La paix soit avecvous ! C’est moi.Ne craignezpoint. »

     

     

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  • Viens avec moi !

    Viens avec moi !...Michel Hubaut

    Voici un nouveau jour qui commence !
    Jésus, Toi qui as accepté d’incarner l’Amour infini dans les limites d’une famille, d’un village, d’un pays, et la monotonie d’un métier avec ses mêmes gestes répétés, viens habiter chez moi tout au long de ce jour !
    Que ta présence transforme cet humble quotidien en une joyeuse incarnation de ton Amour !
    Tu croiseras ceux que je croiserai dans la rue,
    tu prieras en moi sur le quai de la gare, dans la cohue,
    tu poseras un regard de tendresse sur chaque visage que je regarderai,
    tu salueras ceux que je saluerai,
    tu écouteras ceux que j’écouterai,
    tu parleras à ceux à qui je parlerai,
    tu t’engageras auprès de ceux avec qui je m’engagerai,
    tu prendras ton repas auprès de ceux avec qui je mangerai,
    tu aimeras ceux que j’aimerai.
    Comme le Père T’a envoyé aux carrefours des rues et des places publiques,
    Tu m’envoies, aujourd’hui, pour être ton cœur, tes yeux et tes mains.
    Avec moi, tu veux encore rencontrer des riches et des pauvres, des enfants et des vieillards, des bien-portants et des malades, et regarder chacun comme un être unique.
    Avec moi, en moi, tu veux encore aimer, servir, pardonner, guérir, laver les pieds et sauver.
    Avec moi, en moi, tu veux vivre aujourd’hui encore, et jusqu’à la fin des temps, au milieu de hommes.
    Viens, Seigneur Jésus, viens habiter chaque heure, chaque minute, chaque seconde de cette journée.
    Transforme-la en semence de ton éternité !

    Michel Hubaut

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  • Dieu, un ami du silence

    Dieu, un ami du silence ...Mère Teresa

     Au commencement de la prière se trouve le silence.
    Si nous voulons prier, il nous faut d'abord apprendre à écouter car, dans le silence du cœur, Dieu parle.
    Et pour être en mesure de vivre ce silence et d'entendre Dieu, il nous faut un cœur limpide car il est seul capable de voir Dieu, d'entendre Dieu, d'écouter Dieu.
    Alors seulement, de la plénitude de nos cœurs, nous pouvons parler à Dieu. Et Il écoute.
    Mais nous ne pouvons pas parler à moins d'avoir écouté, à moins d'être en contact avec Dieu dans le silence de nos cœurs.
    La prière n'est pas censée nous torturer, nous mettre mal à l'aise , nous troubler.
    Il faut s'en réjouir à l'avance : parler à mon Père, parler à Jésus, celui auquel j'appartiens, corps et âme, esprit et cœur.
    Réfléchissons donc au silence de l'esprit, des yeux et de la langue.
    Le silence de l'esprit et du cœur. La Vierge Marie" gardait précieusement tous ses souvenirs et les méditait en son cœur". Ce silence la rapprochait de notre Seigneur de sorte qu'elle n'a jamais eu à regretter quoi que ce fût. Rappelez-vous ce qu'elle fit quand saint Joseph fut troublé. Un seul mot de sa part aurait dissipé tout soupçon, mais elle ne le prononça pas et c'est le Seigneur Lui-même qui accomplit le miracle d'attester son innocence.
    Si seulement nous étions aussi convaincus de la nécessité du silence! Je crois qu'alors la voie vers l'union intime avec Dieu serait bien dégagée.
    Puis nous avons le silence des yeux, celui qui nous aidera toujours à voir Dieu.
    Nos yeux sont comme deux fenêtres par lesquelles, le Christ ou le monde parviennent jusqu'à nos cœurs. Il nous faut souvent beaucoup de courage pour les garder clos. Ne disons-nous pas souvent :"Si seulement je n'avais pas vu telle ou telle chose !" Et cependant nous nous donnons si peu de peine pour surmonter le désir de tout voir.
    Par le silence de la langue, nous apprendrons beaucoup : à parler au Christ, à rester joyeux en tout temps et à avoir quantité de choses à dire.
    Le Christ nous parle par l'intermédiaire d'autres personnes et, lorsque nous méditons, il nous parle directement.
    Dieu est ami du silence. Nous avons soif de trouver Dieu, mais ill ne se laisse découvrir, ni dans le bruit ni dans l'agitation.
    Voyez comme la nature, les arbres, les fleurs et l'herbe croissent dans un profond silence.
    Voyez comme les étoiles, la lune et le soleil se déplacent en silence.
    Plus nous recevons dans une prière silencieuse, plus nous pouvons donner dans notre vie active.
    Le silence nous donne un regard neuf sur toutes choses. Nous avons besoin de ce silence afin de toucher les âmes. L'essentiel n'est pas dans ce que nous disons, mais dans ce que Dieu nous dit et dans ce qu'il transmet par notre intermédiaire. C'est en silence que toujours Jésus nous attend.
    Dans ce silence, il nous écoutera ; c'est là qu'Il parle à nos âmes et c'est là que nous entendrons sa voix. Dans ce silence, nous trouverons une énergie nouvelle et une véritable unité.
    L'énergie de Dieu sera nôtre pour bien accomplir toutes choses dans l'unité de nos pensées avec les siennes, l'unité de nos actions avec les siennes, de notre vie avec la sienne.

    Mère Teresa

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  • Depuis que je t'ai rencontré ...

    Depuis que je t'ai rencontré ...

    Écoute, mon Dieu!
    Ils m'ont dit que tu n'existais pas et comme un sot, je l'ai cru.
    L'autre soir, du fond d'un trou d'obus, j'ai vu ton ciel...
    Du même coup, j'ai vu qu'ils m'avaient dit un mensonge.
    Si j'avais pris le temps de regarder les choses que tu as faites,
    j'aurais bien vu que ces gens refusaient d'appeler un chat un chat.

    Je me demande, Dieu, si tu consentirais à me serrer la main...
    Et pourtant, je sens que tu vas comprendre.
    C'est curieux qu'il m’ait fallu venir à cette plage infernale avant de pouvoir contempler ton visage.
    Je t'aime terriblement, et ça, je veux que tu le saches.
    Il va y avoir un horrible combat.

    Qui sait ? Il se peut que j'arrive près de toi dès ce soir même.,,
    Nous n'avons pas été des camarades jusqu'à ce jour et je me demande, si tu m'attendras à la porte.

    Tiens ! voilà que je pleure.
    Moi, verser des larmes !
    Ah ! si je t'avais connu plus tôt...
    Allons, il me faut partir!
    C'est drôle, depuis que je t'ai rencontré, je n'ai plus peur de mourir.



    Texte retrouvé sur le corps d'un soldat américain au moment du débarquement en 1944

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  • Bonheur à vivre ..

    Bonheur à vivre ...

    Pourquoi se poser tant de questions sur le Bonheur ?

     

    Pourquoi toute cette philosophie avec laquelle on analyse tous les mots ? Pourquoi essayer de comprendre, de décortiquer ? Vivez tout simplement !

     

    Le bonheur n’est pas ce que je veux être ou ce que je veux devenir. Le bonheur n’est pas dans la recherche sur ce mot mais il est là le bonheur ; J’écris, j’aime écrire… Pour moi c’est du bonheur ! Je parle, je chante, je regarde, je me balade, je regarde jouer mon petit chat… Tout est bonheur ! Il suffit de le voir, de le sentir, de l’apprécier. Il n’est pas ce que l’on veut connaître, ce que l’on cherche, il est là, tout simplement dans les gestes et les mots quotidiens. Faut-il être un saint pour savoir l’apprécier ?

     

    Je pense que moins c’est compliqué, plus les gens le compliquent.

     

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  • Refus de la misère

    Refus de la misère ...

     

    Pour ces millions d’enfants tordus par les douleurs de la faim,n’ayant plus de sourire, voulant encore aimer.Pour ces millions de jeunes qui, sans raison de croire, ni d’exister,cherchent en vain un avenir en ce monde insensé.Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson. Pour ces millions d’hommes, de femmes et d’enfantsdont le cœur à grands coups bat encore pour lutter.Dont l’esprit se révolte contre l’injuste sort qui leur fut imposé.Dont le courage exige le droit à l’inestimable dignité.Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson. Pour ces millions d’enfants, de femmes et d’hommesqui ne veulent pas maudire mais aimer et prier, travailler et s’unir,pour que naisse une terre solidaire.Une terre, notre terre, où tout homme aurait misle meilleur de lui-même avant que de mourir.Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson. Pour que tous ceux qui prient trouvent écho près de Dieuet reçoivent de lui la puissance d’écarter la misèred’une humanité dont l’image est la sienne.Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

      Joseph Wresinski

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  • Donne-nous l'unité ...

    Donne-nous l'unité ...

    Quand les tours gorgées de richesses 

    s'écroulent entre les fleuves sales, 

    et que les enfants tremblants de faim 

    meurent sur le toit du monde, 

    quand le soleil devient noir comme un sac de crin, 

    Seigneur, ne nous abandonne pas, 

    nous qui t'avons abandonné

    pour dormir au Jardin des Oliviers.

     

    Quand la peur assiège les cœurs

    au point qu'on n'ose plus ouvrir une lettre 

    ou prendre un avion, quand nous avons honte de toi 

    et proclamons : tout est pareil, toi aussi, 

    Seigneur, toi dont le monde entier est le corps 

    et ses blessures les tiennes, 

    quand tous ont peur de mourir 

    ou veulent mourir pour tuer les autres, 

    que valent nos pauvres querelles ?

     

    Donne-nous l'unité du cœur meurtri, 

    donne-nous de mêler notre sang

    au sang des innocents sacrifiés. 

    Montre-nous que tu ne veux pas de sacrifices 

    mais que tu te donnes toi-même en sacrifice 

    pour que tout soit ressuscité.

      

    Olivier Clément, théologien orthodoxe

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  • Les deux graines ..

    Les deux graines ...

    Deux graines reposaient l’une à côté de l’autre dans une terre fertile au printemps.La première graine dit : « Je veux grandir ! Je veux plonger mes racines profondément dans la terre et lancer ma tige haute dans les airs…Je veux voir mes bourgeons s’ouvrir comme des drapeaux annonçant l’arrivée du printemps…Je veux sentir le soleil réchauffer mon visage et la rosée matinale bénir mes pétales ! » Et elle grandit ! La deuxième graine dit : « J’ai peur. Si je plonge mes racines dans la terre, je ne sais pas ce qui m’attend dans cette obscurité.Ma tige est fragile, si j’essaie de percer la croûte de terre pour m’élever dans les airs, elle risque de se briser. Et si, à peine entrouverts, un ver venait à manger mes bourgeons ?Et si je montrais ma fleur, qui sait ? Un enfant pourrait m’arracher de la terre. Non, il vaut beaucoup mieux attendre pour sortir qu’il n’y ait plus aucun danger. »Et elle attendit ! Un oiseau qui passait par là, fouillant la terre en quête de nourriture, trouva la graine qui attendait et vite la dévora. Moralité : celui qui ne veut pas prendre le risque de grandir se fait avaler par la vie.  Anonyme

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  • Halakhot Beit Habeh'ira - Pereq VIII

    Halakhot Beit Habeh'ira - Pereq VIII

    Texte original

    א שמירת המקדש מצות עשה--ואף על פי שאין שם פחד מאויב, ולא מליסטים: שאין שמירתו אלא כבוד לו; אינו דומה פלטורין שיש עליו שומרין, לפלטורין שאין עליו שומרין. [ב] ושמירה זו, מצותה כל הלילה; והשומרין הם הכוהנים והלויים--שנאמר "אתה ובניך איתך, לפני אוהל העדות" (במדבר יח,ב), כלומר אתם תהיו שומרין לו. והרי נאמר "ושמרו את משמרת אוהל מועד" (במדבר יח,ד), ונאמר "והחונים קדמה לפני אוהל מועד מזרחה משה ואהרון ובניו, שומרי משמרת המקדש" (ראה במדבר ג,לח).ה

    ב [ג] ואם ביטלו שמירה זו--עברו בלא תעשה, שנאמר "ושמרתם, את משמרת הקודש" (במדבר יח,ה): ולשון שמירה, אזהרה היא; הא למדת ששמירתו מצות עשה, וביטול שמירתו בלא תעשה.ה

    ג [ד] מצות שמירתו שיהיו הכוהנים שומרים מבפנים, והלויים מבחוץ; וארבע ועשרים עדה שומרין אותו בכל לילה תמיד, בארבעה ועשרים מקום--הכוהנים בשלושה מקומות, והלויים באחד ועשרים מקום.ה

    ד [ה] והיכן היו שומרים--כוהנים היו שומרים בבית אבטינס, ובבית הניצוץ, ובבית המוקד: בית אבטינס ובית הניצוץ, היו עלייות בנויות בצד שערי העזרה; והרובין היו שומרים שם. בית המוקד, בארץ; וזקני בית אב של אותו היום היו ישנים שם, ומפתחות העזרה בידם.ה

    ה [ו] לא היו הכוהנים השומרים ישנים בבגדי כהונה, אלא מקפלין אותן ומניחין אותן כנגד ראשיהן; ולובשין בגדי עצמן, וישנים על הארץ, כדרך כל שומרי חצרות המלכים, לא שיישנו על המיטות. [ז] אירע קרי לאחד מהן--הולך במסיבה שתחת הקרקע, שהמחילות הפתוחות להר הבית לא נתקדשו; וטובל וחוזר ויושב אצל אחיו הכוהנים עד שפותחין השערים בבוקר, יוצא והולך לו.ה

    ו [ח] והיכן היו הלויים שומרים--על חמישה שערי הר הבית, ועל ארבע פינותיו מתוכו, ועל ארבע פינות העזרה מבחוץ, שאסור לישב בעזרה; ועל חמישה שערי העזרה חוץ לעזרה, שהרי הכוהנים שומרים על שער המוקד ועל שער הניצוץ: הרי שמונה עשר מקום. [ט] ועוד שומרים בלשכת הקרבן, ובלשכת הפרוכת, ואחורי בית הכפורת.ה

    ז [י] ומעמידין ממונה אחד על כל המשמרות השומרים, ואיש הר הבית היה נקרא; והיה מחזר על כל משמר ומשמר כל הלילה, ואבוקות דולקות לפניו. וכל משמר שאינו עומד ואומר לו איש הר הבית, שלום עליך--ניכר שהוא ישן, חובטו במקלו; ורשות היה לו לשרוף את כסותו, עד שהיו אומרין בירושלים מה קול בעזרה, קול בן לוי לוקה ובגדיו נשרפין, שישן לו על משמרו.ה

    ח [יא] בשחר קודם שיעלה עמוד השחר, סמוך לו--יבוא הממונה של מקדש, וידפוק על הכוהנים שבבית המוקד; והן פותחין לו. נטל את המפתח, ופתח את השער הקטן שבין בית המוקד ובין העזרה, ונכנס מבית המוקד לעזרה, ונכנסו אחריו הכוהנים. ושתי אבוקות של אור בידם, ונחלקו לשתי כיתות--כת הולכת למזרח, וכת הולכת למערב; והיו בודקין והולכין את כל העזרה, עד שיגיעו שתי הכיתות למקום בית עושי חביתין. הגיעו--אלו ואלו אומרין שלום, הכול שלום; והעמידו עושי חביתין לעשות חביתין.ה

    ט [יב] כסדר הזה עושין בכל לילה, חוץ מלילי שבת--שאין בידם אור, אלא בודקין בנרות הדלוקין שם מערב שבת.ה

    Traduction française[modifier]

    1. Garder le Temple est une Mitswa positive – même s’il l’on ne redoute pas d’ennemi, ni de voleurs: car on ne garde pas le Temple, mais son honneur; il ne ressemble pas aux palais qui ont des gardes, mais aux palais qui n’ont pas de gardes. [2] Et cette garde, c’est une devoir toute la nuit; et les gardes, ce sont des Prêtres et des Lévites – comme il est dit "Toi et tes fils avec toi, devant la Tente d’Assignation" (Bamidbar 18:2), c’est-à-dire « vous serez ses gardes ». Et c’est ce qui est dit "Et ils assureront la garde de la Tente d’Assignation" (Bamidbar 18:4), et il est dit "Et les gardes qui stationnaient devant la Tente d’Assignation à l’Est, Moshe, Aharon et leurs fils, chargés de la garde du Sanctuaire" (Bamidbar 3:38).

    2. [3] Et si l’on cesse cette surveillance – on transgresse [un commandement] négatif, comme il est dit "Et vous assurerez la garde du Sanctuaire" (Bamidbar 18:5): et l’expression « garde », c’est un avertissement; ceci enseigne que sa garde est une Mitswa positive, et cesser sa garde est négatif.

    3. [4] La Mitswa de le garder [signifie] qu’il y ait des Prêtres qui le gardent de l’intérieur, et des Lévites de l’extérieur; et 14 groupes le garderont toutes les nuits, et la nuit entière, et [cela] en 14 endroits – les Prêtres en 3 endroits, et les Lévites en 11 endroits.

    4. [5] Et voici ce qu’ils gardaient – les Prêtres garderont dans la maison d’Avitnas, et dans la maison de Nitsots, et dans la maison de Moqed: la maison d’Avtinas et la maison de Nitsots étaient les constructions au dessus du côté de la porte du Parvis; et la majorité gardaient là. La maison de Moqed, au [niveau] de la terre; et les anciens des Beit Av de ce jour dormaient là, et les clefs du Parvis dans leurs mains.

    5. [6] Les Prêtre qui montaient la garde ne dormaient pas avec les vêtements de la prêtrise, mais les pliaient et les plaçaient face à leur tête; et ils les revêtaient, et dormaient sur la terre, comme tout garde de la garde royale, qui ne dormaient pas dans des lits. [7] [S’]il arrivait à l’un d’entre eux d’avoir froid – il allait dans la salle souterraine, que des tunnels ouvrent sur le Mont du Temple pour ne pas se sanctifier; et il s’immergeait, rentrait et s’asseyait près de ses frères Prêtres jusqu’à l’ouverture des portes le matin, puis il sortait et marchait.

    6. [8] Et voici ce que gardaient les Lévites – sur les 5 portes du Mont du Temple, et sur les 4 coins depuis l’intérieur, et sur les 4 coins du Parvis depuis l’extérieur, car il est interdit de s’asseoir dans le Parvis; et sur les 5 portes du Parvis à l’extérieur du Parvis, car ce sont les Prêtres qui gardent la porte de Moqed et la porte de Nitsots: ce sont 18 endroits. [9] Et ils gardaient encore la salle du sacrifice, la salle du Voile, et les derrières de la salle du propitiatoire.

    7. [10] Et il mettaient en charge un superviseur sur touts les gardes qui montaient la garde, et il était appelé Homme du Mont du Temple; et il faisait le tour des tous les gardes toute la nuit, avec une torche enflammée devant lui. Et tout garde qui ne se tenait pas [à son poste] lorsque que l’Homme du Temple lui dise « Pais sur toi » - il était noté qu’il dormait, et on le frappait avec son bâton; et il était permis de lui brûler ses vêtements, jusqu’à ce qu’on décide dans Jérusalem si on lui portait assistance, ou si on le fouettait et le brûlait sur les jambes, car il a dormi pendant sa garde.

    8. [11] A l’aube avant le lever du jour, juste avant – venait le superviseur du Temple, et il frappait [à la porte] des Prêtres qui étaient dans la maison de Moqed; et ils lui ouvraient. Il prenait la clef, et ouvrait la petite porte qui était entre la maison de Moqed et le Parvis, et il entrait de la maison de Moqed sur le Parvis, et il y entrait derrière les Prêtres. Et deux torches allumées dans leur mains, et ils se séparaient en deux groupes – un groupe allait vers l’Est, et l’autre groupe allait vers l’Ouest; et ils examinaient et traversaient tout le Parvis, jusqu’à ce que les deux groupes arrivent à l’endroit de la maison de fabrication des gâteaux. Il y arrivaient – ils se saluaient; et il se mettaient à confectionner les gâteaux.

    9. [12] Il faisaient toutes les nuits de cette façon, sauf la nuit du Shabbat – où il n’avaient pas de lumière dans la main, ils inspectaient seulement [à la lueur d’une] lampe allumée le soir du Shabbat.


    Mishne Torah > Sefer Âvoda > Halakhot Beit Habeh'ira

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