• Dieu, un ami du silence

    Dieu, un ami du silence ...Mère Teresa

     Au commencement de la prière se trouve le silence.
    Si nous voulons prier, il nous faut d'abord apprendre à écouter car, dans le silence du cœur, Dieu parle.
    Et pour être en mesure de vivre ce silence et d'entendre Dieu, il nous faut un cœur limpide car il est seul capable de voir Dieu, d'entendre Dieu, d'écouter Dieu.
    Alors seulement, de la plénitude de nos cœurs, nous pouvons parler à Dieu. Et Il écoute.
    Mais nous ne pouvons pas parler à moins d'avoir écouté, à moins d'être en contact avec Dieu dans le silence de nos cœurs.
    La prière n'est pas censée nous torturer, nous mettre mal à l'aise , nous troubler.
    Il faut s'en réjouir à l'avance : parler à mon Père, parler à Jésus, celui auquel j'appartiens, corps et âme, esprit et cœur.
    Réfléchissons donc au silence de l'esprit, des yeux et de la langue.
    Le silence de l'esprit et du cœur. La Vierge Marie" gardait précieusement tous ses souvenirs et les méditait en son cœur". Ce silence la rapprochait de notre Seigneur de sorte qu'elle n'a jamais eu à regretter quoi que ce fût. Rappelez-vous ce qu'elle fit quand saint Joseph fut troublé. Un seul mot de sa part aurait dissipé tout soupçon, mais elle ne le prononça pas et c'est le Seigneur Lui-même qui accomplit le miracle d'attester son innocence.
    Si seulement nous étions aussi convaincus de la nécessité du silence! Je crois qu'alors la voie vers l'union intime avec Dieu serait bien dégagée.
    Puis nous avons le silence des yeux, celui qui nous aidera toujours à voir Dieu.
    Nos yeux sont comme deux fenêtres par lesquelles, le Christ ou le monde parviennent jusqu'à nos cœurs. Il nous faut souvent beaucoup de courage pour les garder clos. Ne disons-nous pas souvent :"Si seulement je n'avais pas vu telle ou telle chose !" Et cependant nous nous donnons si peu de peine pour surmonter le désir de tout voir.
    Par le silence de la langue, nous apprendrons beaucoup : à parler au Christ, à rester joyeux en tout temps et à avoir quantité de choses à dire.
    Le Christ nous parle par l'intermédiaire d'autres personnes et, lorsque nous méditons, il nous parle directement.
    Dieu est ami du silence. Nous avons soif de trouver Dieu, mais ill ne se laisse découvrir, ni dans le bruit ni dans l'agitation.
    Voyez comme la nature, les arbres, les fleurs et l'herbe croissent dans un profond silence.
    Voyez comme les étoiles, la lune et le soleil se déplacent en silence.
    Plus nous recevons dans une prière silencieuse, plus nous pouvons donner dans notre vie active.
    Le silence nous donne un regard neuf sur toutes choses. Nous avons besoin de ce silence afin de toucher les âmes. L'essentiel n'est pas dans ce que nous disons, mais dans ce que Dieu nous dit et dans ce qu'il transmet par notre intermédiaire. C'est en silence que toujours Jésus nous attend.
    Dans ce silence, il nous écoutera ; c'est là qu'Il parle à nos âmes et c'est là que nous entendrons sa voix. Dans ce silence, nous trouverons une énergie nouvelle et une véritable unité.
    L'énergie de Dieu sera nôtre pour bien accomplir toutes choses dans l'unité de nos pensées avec les siennes, l'unité de nos actions avec les siennes, de notre vie avec la sienne.

    Mère Teresa

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  • Depuis que je t'ai rencontré ...

    Depuis que je t'ai rencontré ...

    Écoute, mon Dieu!
    Ils m'ont dit que tu n'existais pas et comme un sot, je l'ai cru.
    L'autre soir, du fond d'un trou d'obus, j'ai vu ton ciel...
    Du même coup, j'ai vu qu'ils m'avaient dit un mensonge.
    Si j'avais pris le temps de regarder les choses que tu as faites,
    j'aurais bien vu que ces gens refusaient d'appeler un chat un chat.

    Je me demande, Dieu, si tu consentirais à me serrer la main...
    Et pourtant, je sens que tu vas comprendre.
    C'est curieux qu'il m’ait fallu venir à cette plage infernale avant de pouvoir contempler ton visage.
    Je t'aime terriblement, et ça, je veux que tu le saches.
    Il va y avoir un horrible combat.

    Qui sait ? Il se peut que j'arrive près de toi dès ce soir même.,,
    Nous n'avons pas été des camarades jusqu'à ce jour et je me demande, si tu m'attendras à la porte.

    Tiens ! voilà que je pleure.
    Moi, verser des larmes !
    Ah ! si je t'avais connu plus tôt...
    Allons, il me faut partir!
    C'est drôle, depuis que je t'ai rencontré, je n'ai plus peur de mourir.



    Texte retrouvé sur le corps d'un soldat américain au moment du débarquement en 1944

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  • Bonheur à vivre ..

    Bonheur à vivre ...

    Pourquoi se poser tant de questions sur le Bonheur ?

     

    Pourquoi toute cette philosophie avec laquelle on analyse tous les mots ? Pourquoi essayer de comprendre, de décortiquer ? Vivez tout simplement !

     

    Le bonheur n’est pas ce que je veux être ou ce que je veux devenir. Le bonheur n’est pas dans la recherche sur ce mot mais il est là le bonheur ; J’écris, j’aime écrire… Pour moi c’est du bonheur ! Je parle, je chante, je regarde, je me balade, je regarde jouer mon petit chat… Tout est bonheur ! Il suffit de le voir, de le sentir, de l’apprécier. Il n’est pas ce que l’on veut connaître, ce que l’on cherche, il est là, tout simplement dans les gestes et les mots quotidiens. Faut-il être un saint pour savoir l’apprécier ?

     

    Je pense que moins c’est compliqué, plus les gens le compliquent.

     

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  • Refus de la misère

    Refus de la misère ...

     

    Pour ces millions d’enfants tordus par les douleurs de la faim,n’ayant plus de sourire, voulant encore aimer.Pour ces millions de jeunes qui, sans raison de croire, ni d’exister,cherchent en vain un avenir en ce monde insensé.Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson. Pour ces millions d’hommes, de femmes et d’enfantsdont le cœur à grands coups bat encore pour lutter.Dont l’esprit se révolte contre l’injuste sort qui leur fut imposé.Dont le courage exige le droit à l’inestimable dignité.Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson. Pour ces millions d’enfants, de femmes et d’hommesqui ne veulent pas maudire mais aimer et prier, travailler et s’unir,pour que naisse une terre solidaire.Une terre, notre terre, où tout homme aurait misle meilleur de lui-même avant que de mourir.Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson. Pour que tous ceux qui prient trouvent écho près de Dieuet reçoivent de lui la puissance d’écarter la misèred’une humanité dont l’image est la sienne.Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

      Joseph Wresinski

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  • Donne-nous l'unité ...

    Donne-nous l'unité ...

    Quand les tours gorgées de richesses 

    s'écroulent entre les fleuves sales, 

    et que les enfants tremblants de faim 

    meurent sur le toit du monde, 

    quand le soleil devient noir comme un sac de crin, 

    Seigneur, ne nous abandonne pas, 

    nous qui t'avons abandonné

    pour dormir au Jardin des Oliviers.

     

    Quand la peur assiège les cœurs

    au point qu'on n'ose plus ouvrir une lettre 

    ou prendre un avion, quand nous avons honte de toi 

    et proclamons : tout est pareil, toi aussi, 

    Seigneur, toi dont le monde entier est le corps 

    et ses blessures les tiennes, 

    quand tous ont peur de mourir 

    ou veulent mourir pour tuer les autres, 

    que valent nos pauvres querelles ?

     

    Donne-nous l'unité du cœur meurtri, 

    donne-nous de mêler notre sang

    au sang des innocents sacrifiés. 

    Montre-nous que tu ne veux pas de sacrifices 

    mais que tu te donnes toi-même en sacrifice 

    pour que tout soit ressuscité.

      

    Olivier Clément, théologien orthodoxe

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  • Les deux graines ..

    Les deux graines ...

    Deux graines reposaient l’une à côté de l’autre dans une terre fertile au printemps.La première graine dit : « Je veux grandir ! Je veux plonger mes racines profondément dans la terre et lancer ma tige haute dans les airs…Je veux voir mes bourgeons s’ouvrir comme des drapeaux annonçant l’arrivée du printemps…Je veux sentir le soleil réchauffer mon visage et la rosée matinale bénir mes pétales ! » Et elle grandit ! La deuxième graine dit : « J’ai peur. Si je plonge mes racines dans la terre, je ne sais pas ce qui m’attend dans cette obscurité.Ma tige est fragile, si j’essaie de percer la croûte de terre pour m’élever dans les airs, elle risque de se briser. Et si, à peine entrouverts, un ver venait à manger mes bourgeons ?Et si je montrais ma fleur, qui sait ? Un enfant pourrait m’arracher de la terre. Non, il vaut beaucoup mieux attendre pour sortir qu’il n’y ait plus aucun danger. »Et elle attendit ! Un oiseau qui passait par là, fouillant la terre en quête de nourriture, trouva la graine qui attendait et vite la dévora. Moralité : celui qui ne veut pas prendre le risque de grandir se fait avaler par la vie.  Anonyme

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  • Halakhot Beit Habeh'ira - Pereq VIII

    Halakhot Beit Habeh'ira - Pereq VIII

    Texte original

    א שמירת המקדש מצות עשה--ואף על פי שאין שם פחד מאויב, ולא מליסטים: שאין שמירתו אלא כבוד לו; אינו דומה פלטורין שיש עליו שומרין, לפלטורין שאין עליו שומרין. [ב] ושמירה זו, מצותה כל הלילה; והשומרין הם הכוהנים והלויים--שנאמר "אתה ובניך איתך, לפני אוהל העדות" (במדבר יח,ב), כלומר אתם תהיו שומרין לו. והרי נאמר "ושמרו את משמרת אוהל מועד" (במדבר יח,ד), ונאמר "והחונים קדמה לפני אוהל מועד מזרחה משה ואהרון ובניו, שומרי משמרת המקדש" (ראה במדבר ג,לח).ה

    ב [ג] ואם ביטלו שמירה זו--עברו בלא תעשה, שנאמר "ושמרתם, את משמרת הקודש" (במדבר יח,ה): ולשון שמירה, אזהרה היא; הא למדת ששמירתו מצות עשה, וביטול שמירתו בלא תעשה.ה

    ג [ד] מצות שמירתו שיהיו הכוהנים שומרים מבפנים, והלויים מבחוץ; וארבע ועשרים עדה שומרין אותו בכל לילה תמיד, בארבעה ועשרים מקום--הכוהנים בשלושה מקומות, והלויים באחד ועשרים מקום.ה

    ד [ה] והיכן היו שומרים--כוהנים היו שומרים בבית אבטינס, ובבית הניצוץ, ובבית המוקד: בית אבטינס ובית הניצוץ, היו עלייות בנויות בצד שערי העזרה; והרובין היו שומרים שם. בית המוקד, בארץ; וזקני בית אב של אותו היום היו ישנים שם, ומפתחות העזרה בידם.ה

    ה [ו] לא היו הכוהנים השומרים ישנים בבגדי כהונה, אלא מקפלין אותן ומניחין אותן כנגד ראשיהן; ולובשין בגדי עצמן, וישנים על הארץ, כדרך כל שומרי חצרות המלכים, לא שיישנו על המיטות. [ז] אירע קרי לאחד מהן--הולך במסיבה שתחת הקרקע, שהמחילות הפתוחות להר הבית לא נתקדשו; וטובל וחוזר ויושב אצל אחיו הכוהנים עד שפותחין השערים בבוקר, יוצא והולך לו.ה

    ו [ח] והיכן היו הלויים שומרים--על חמישה שערי הר הבית, ועל ארבע פינותיו מתוכו, ועל ארבע פינות העזרה מבחוץ, שאסור לישב בעזרה; ועל חמישה שערי העזרה חוץ לעזרה, שהרי הכוהנים שומרים על שער המוקד ועל שער הניצוץ: הרי שמונה עשר מקום. [ט] ועוד שומרים בלשכת הקרבן, ובלשכת הפרוכת, ואחורי בית הכפורת.ה

    ז [י] ומעמידין ממונה אחד על כל המשמרות השומרים, ואיש הר הבית היה נקרא; והיה מחזר על כל משמר ומשמר כל הלילה, ואבוקות דולקות לפניו. וכל משמר שאינו עומד ואומר לו איש הר הבית, שלום עליך--ניכר שהוא ישן, חובטו במקלו; ורשות היה לו לשרוף את כסותו, עד שהיו אומרין בירושלים מה קול בעזרה, קול בן לוי לוקה ובגדיו נשרפין, שישן לו על משמרו.ה

    ח [יא] בשחר קודם שיעלה עמוד השחר, סמוך לו--יבוא הממונה של מקדש, וידפוק על הכוהנים שבבית המוקד; והן פותחין לו. נטל את המפתח, ופתח את השער הקטן שבין בית המוקד ובין העזרה, ונכנס מבית המוקד לעזרה, ונכנסו אחריו הכוהנים. ושתי אבוקות של אור בידם, ונחלקו לשתי כיתות--כת הולכת למזרח, וכת הולכת למערב; והיו בודקין והולכין את כל העזרה, עד שיגיעו שתי הכיתות למקום בית עושי חביתין. הגיעו--אלו ואלו אומרין שלום, הכול שלום; והעמידו עושי חביתין לעשות חביתין.ה

    ט [יב] כסדר הזה עושין בכל לילה, חוץ מלילי שבת--שאין בידם אור, אלא בודקין בנרות הדלוקין שם מערב שבת.ה

    Traduction française[modifier]

    1. Garder le Temple est une Mitswa positive – même s’il l’on ne redoute pas d’ennemi, ni de voleurs: car on ne garde pas le Temple, mais son honneur; il ne ressemble pas aux palais qui ont des gardes, mais aux palais qui n’ont pas de gardes. [2] Et cette garde, c’est une devoir toute la nuit; et les gardes, ce sont des Prêtres et des Lévites – comme il est dit "Toi et tes fils avec toi, devant la Tente d’Assignation" (Bamidbar 18:2), c’est-à-dire « vous serez ses gardes ». Et c’est ce qui est dit "Et ils assureront la garde de la Tente d’Assignation" (Bamidbar 18:4), et il est dit "Et les gardes qui stationnaient devant la Tente d’Assignation à l’Est, Moshe, Aharon et leurs fils, chargés de la garde du Sanctuaire" (Bamidbar 3:38).

    2. [3] Et si l’on cesse cette surveillance – on transgresse [un commandement] négatif, comme il est dit "Et vous assurerez la garde du Sanctuaire" (Bamidbar 18:5): et l’expression « garde », c’est un avertissement; ceci enseigne que sa garde est une Mitswa positive, et cesser sa garde est négatif.

    3. [4] La Mitswa de le garder [signifie] qu’il y ait des Prêtres qui le gardent de l’intérieur, et des Lévites de l’extérieur; et 14 groupes le garderont toutes les nuits, et la nuit entière, et [cela] en 14 endroits – les Prêtres en 3 endroits, et les Lévites en 11 endroits.

    4. [5] Et voici ce qu’ils gardaient – les Prêtres garderont dans la maison d’Avitnas, et dans la maison de Nitsots, et dans la maison de Moqed: la maison d’Avtinas et la maison de Nitsots étaient les constructions au dessus du côté de la porte du Parvis; et la majorité gardaient là. La maison de Moqed, au [niveau] de la terre; et les anciens des Beit Av de ce jour dormaient là, et les clefs du Parvis dans leurs mains.

    5. [6] Les Prêtre qui montaient la garde ne dormaient pas avec les vêtements de la prêtrise, mais les pliaient et les plaçaient face à leur tête; et ils les revêtaient, et dormaient sur la terre, comme tout garde de la garde royale, qui ne dormaient pas dans des lits. [7] [S’]il arrivait à l’un d’entre eux d’avoir froid – il allait dans la salle souterraine, que des tunnels ouvrent sur le Mont du Temple pour ne pas se sanctifier; et il s’immergeait, rentrait et s’asseyait près de ses frères Prêtres jusqu’à l’ouverture des portes le matin, puis il sortait et marchait.

    6. [8] Et voici ce que gardaient les Lévites – sur les 5 portes du Mont du Temple, et sur les 4 coins depuis l’intérieur, et sur les 4 coins du Parvis depuis l’extérieur, car il est interdit de s’asseoir dans le Parvis; et sur les 5 portes du Parvis à l’extérieur du Parvis, car ce sont les Prêtres qui gardent la porte de Moqed et la porte de Nitsots: ce sont 18 endroits. [9] Et ils gardaient encore la salle du sacrifice, la salle du Voile, et les derrières de la salle du propitiatoire.

    7. [10] Et il mettaient en charge un superviseur sur touts les gardes qui montaient la garde, et il était appelé Homme du Mont du Temple; et il faisait le tour des tous les gardes toute la nuit, avec une torche enflammée devant lui. Et tout garde qui ne se tenait pas [à son poste] lorsque que l’Homme du Temple lui dise « Pais sur toi » - il était noté qu’il dormait, et on le frappait avec son bâton; et il était permis de lui brûler ses vêtements, jusqu’à ce qu’on décide dans Jérusalem si on lui portait assistance, ou si on le fouettait et le brûlait sur les jambes, car il a dormi pendant sa garde.

    8. [11] A l’aube avant le lever du jour, juste avant – venait le superviseur du Temple, et il frappait [à la porte] des Prêtres qui étaient dans la maison de Moqed; et ils lui ouvraient. Il prenait la clef, et ouvrait la petite porte qui était entre la maison de Moqed et le Parvis, et il entrait de la maison de Moqed sur le Parvis, et il y entrait derrière les Prêtres. Et deux torches allumées dans leur mains, et ils se séparaient en deux groupes – un groupe allait vers l’Est, et l’autre groupe allait vers l’Ouest; et ils examinaient et traversaient tout le Parvis, jusqu’à ce que les deux groupes arrivent à l’endroit de la maison de fabrication des gâteaux. Il y arrivaient – ils se saluaient; et il se mettaient à confectionner les gâteaux.

    9. [12] Il faisaient toutes les nuits de cette façon, sauf la nuit du Shabbat – où il n’avaient pas de lumière dans la main, ils inspectaient seulement [à la lueur d’une] lampe allumée le soir du Shabbat.


    Mishne Torah > Sefer Âvoda > Halakhot Beit Habeh'ira

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  • Le mariage et la foi

    Le mariage et la foi ...

    Le mariage n'est pas de l'ordre de l'amour, le mariage est de l'ordre de la foi.
     
    Vous devinez qu'une telle formule n'est pas innocente, ni intemporelle. Elle se situe dans nos sociétés fortement marquées par le bonheur et par le désir de réussir. On se marie, parce qu'on s'aime ! Ce serait la clé de la vie conjugale. Mais vous savez comme moi ce qu'il en est : beaucoup s'aiment sans se marier, et le taux de divorces ne cesse d'augmenter.
     
    Cela dit, pour ne pas donner le change, je voudrais affirmer bien haut, sans céder à l'idéalisme ou au romantisme, que bien évidemment il n'y a pas de mariage sans amour, sans affectivité, sans sentiment ou sans coeur. Le contraire serait désolant. Même les mariages "à l'ancienne" étaient ceux où l'amour et même de grandes amours venaient, comme on dit, après ou avec le mariage. C'est ce que certains ont appelé joliment "l'amour silencieux".
     
    Mais ce qui me semble important pour notre éducation au sacrement, c'est d'affirmer que le mariage ou le désir de se marier et de fonder un foyer est vraiment de l'ordre de la foi. Aimer quelqu'un jusqu'à l'épouser, c'est lui dire : je crois en toi ; avec cette réciprocité attendue comme toi tu crois en moi.
     
    On comprend alors l'affinité secrète entre Dieu et l'amour conjugal. La révélation biblique n'a pas trouvé d'autre terme que celui d'Alliance conjugale pour dire l'Amour de Dieu pour son Peuple, pour l'humanité.
     
    D'une certaine façon, cela expliquerait que, pendant des siècles, l'Eglise d'Occident n'ait pas fait dépendre le sacrement de mariage d'une quelconque célébration eucharistique. C'est cette foi affirmée l'un pour l'autre, l'un en l'autre, qui est le lieu même du sacrement. C'est pourquoi la vie conjugale est à vivre comme la foi, en demandant au Seigneur d'être là aux heures de doute comme aux heures de lumière, d'être le Roc pour le pire comme pour le meilleur.
     
    Henri Denis

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  • Je suis ton enfant prodigue (d’après Luc 15, 11-24)

    Je suis ton enfant prodigue (d’après Luc 15, 11-24)

    Seigneur, que de chaque instant du jour
    je goûte tout le suc.
    Merci si cet instant est du miel,
    merci s'il est amer.
    Seigneur, fais de mon corps
    le serviteur de mon esprit ;
    mets, je t'en prie, l'harmonie entre eux.



    Dans les relations de tous les jours avec mes proches,
    donne-moi la patience et beaucoup d'humour ;
    toi, tu es patient avec moi et tu dois rire souvent
    de mon manque de sérénité.

     

    Ouvre mes yeux aux beautés des choses qui m'entourent
    et donne-moi de ne jamais les détruire.

     

    Ouvre mes oreilles aux chants du monde,
    et quand ils sont cris de douleur,
    donne-moi, là où je suis, le pouvoir d'aider
    à atténuer les souffrances des hommes.

     

    Seigneur, quand mon corps qui va vers son destin
    commence à me quitter,
    fais grandir en moi l'être immortel
    qui vivra près de toi.



    Gabrielle de Waele

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