• Le Paris de Marie Curie

    Le Paris de Marie Curie

    La célèbre scientifique qui a décroché deux prix Nobel est parisienne d’adoption. D’origine polonaise, elle débarque à Paris en 1891 pour ne plus jamais quitter la ville. Celle qui a commencé sa scolarité dans une université clandestine de Varsovie va devenir la première femme à enseigner à la Sorbonne et à être inhumée au Panthéon ! Partons sur les traces de cette immense femme de sciences à Paris.

    Arrivée à Paris, rue d’Allemagne

    En 1891, Marie Curie, née Maria Skłodowska, arrive à Paris. Elle est hébergée chez sa sœur rue d’Allemagne, l’actuelle avenue Jean-Jaurès. Cette dernière lui procure logement et nourriture afin qu’elle puisse étudier. Cette décision fait suite à la mort de leur mère qui voulait que l’une des deux sœurs travaille pour que l’autre puisse devenir médecin. Elle avait déjà commencé ses études au sein de l’université volante de Varsovie en Pologne, illégale puisque les femmes n’avaient pas le droit à l’enseignement supérieur.

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    Maria Sklodowska à 16 ans

    Une étudiante brillante qui dort rue Flatters

    Comme toute intellectuelle qui se respecte, Maria Skłodowska déménage rive gauche pour s’installer dans le 5e arrondissement, rue Flatters. Elle est alors étudiante à la Faculté des Sciences de Paris et fait partie des 27 étudiantes de l’établissement. Brillante, la jeune femme obtient sa licence de physique en majorant en 1893, celle de mathématiques un an plus tard.

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    Rencontre avec Pierre Curie à l’École Municipale de Physique et de Chimie Industrielles

    Maria Skłodowska pense repartir en Pologne lorsqu’elle rencontre Pierre Curie, alors chercheur à l’EMPCI (École Municipale de Physique et de Chimie Industrielles), rue Vauquelin dans le 5e arrondissement. Leur point commun ? La recherche autour du magnétisme. C’est le coup de foudre. Pierre Curie la convainc alors de rester en France. Leur relation est forte puisqu’en plus d’avoir une première fille en 1897, Irène, ils travaillent, jour et nuit dit-on, dans leur laboratoire de la rue Lhomont.

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    Découverte du radium rue Lhomont

    Leur atelier, très vétuste, ressemble plus à une grange qu’à un laboratoire scientifique. Dépourvus de moyens à ce moment-là de leur vie, le couple Curie travaille sur le radium, jusqu’à l’obtention de leur prix Nobel de physique en 1903. Ils le partagent avec Henri Becquerel qui a découvert la radioactivité quelques années auparavant, en 1896. Ils y font surtout des expériences la nuit, malgré le froid, pour admirer les reflets du radium sur les murs. Aujourd’hui, le hangar a laissé place à un centre de recherche sur le cancer.

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    Le laboratoire des Curie

    Rue Cuvier, du laboratoire au musée Curie

    Le couple est à l’apogée de sa gloire lorsque Pierre Curie meurt en avril 1906, peu de temps après avoir inauguré une nouvelle chaire de physique à la faculté des sciences. Il est renversé par une voiture à cheval entre la rue Dauphine et le quai de Conti : il décède sur le coup. Marie Curie, effondrée, perd à la fois son mari et son partenaire de recherche. Elle trouve malgré tout la force de reprendre la chaire de Pierre ainsi que le laboratoire rue Cuvier qu’ils avaient pu ouvrir grâce à la reconnaissance scientifique du prix Nobel.

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    Le second prix Nobel de Marie Curie

    Marie Curie devient la première femme à diriger un laboratoire universitaire en France et la première professeure de la Sorbonne. Le laboratoire et le bureau de Marie Curie rue Cuvier font aujourd’hui partie du musée Curie. On peut donc visiter les lieux au sein desquels la célèbre chercheuse a mené ses expériences qui lui ont valu son second prix Nobel en 1911.

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    Le Panthéon

    Pendant sa vie,

    Marie Curie a non seulement fait des découvertes essentielles dans le champ scientifique, mais a aussi été une véritable pionnière. En effet, en plus d’avoir été la première femme professeure à la Sorbonne et la première directrice d’un laboratoire, elle est également la première personne, tout sexe confondu, à remporter deux prix Nobel. Ultime reconnaissance, elle sera la première femme inhumée au Panthéon pour ses propres faits.

    Décédée en 1934 à 66 ans suite à des maladies liées au contact d’éléments chimiques très nocifs et radioactifs, Marie Curie a d’abord été enterrée dans le caveau familial à Sceaux aux côtés de son mari. Les restes du couple seront finalement transférés au Panthéon en 1995, près de 60 ans après sa mort. Le corps de Marie Curie repose désormais sous la coupole dans un cercueil en plomb de 2,5 mm d’épaisseur, suite à ses pratiques scientifiques risquées liées à la radioactivité.

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  • Femmes en Belgique depuis l'indépendance (1830) Zoé de Gamond

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    ZOE de GAMOND, l’inspirée jusqu’au boutiste

    Zoé de Gamond 1806 – 1854

     

    « Chacune doit se frayer un chemin nouveau à travers les débris vermoulus de notre vieille société ».

    Fille de Pierre de Gamond, magistrat bruxellois, cofondateur de l’université libre de Bruxelles, Zoé est née  à Bruxelles en 1806.

    Elle grandit dans une famille de la noblesse libérale éprise de sciences, d’art et de culture.  C’est  au sein des salons philosophiques qu’organise leur mère, Isabelle de Lados, une femme d’une très grande culture, que Zoé et ses sœurs Marie-Aline et Elise s’ouvrent au monde.  Elles sont toutes trois pourvues d’une solide instruction qui leur donnera la possibilité de s’investir dans des projets de vie hors du commun.

    Dès 1828, Zoé s’implique aux côtés de ceux qui préparent la révolution à Paris et à Bruxelles, notamment comme courrière entre les deux capitales.

    Comme Fourier, qu’elle rencontre à Paris en 1832, elle ne conçoit l’émancipation des femmes que par l’éducation et l’association.  Dans une série de textes parus dans le Revue encyclopédique en 1832 et 1833, elle imagine ce que pourrait être l’éducation idéale, de la maternelle à l’école normale supérieure.  Elle préconise la scolarité obligatoire pour les filles comme pour les garçons jusqu’à 15 ans, avant les années d’apprentissage.  Pour elle, la science ne doit pas être le but de l’instruction, mais l’instrument avec lequel on exerce l’esprit à penser, observer, juger, raisonner, réfléchir.  (De la condition sociale publique  des femmes au XIX è siècle et leur éducation publique et privée).   Mais Zoé n’est qu’une théoricienne.  En février 1835, avec son amie Eugénie Poulet, elle crée une école pour ouvrières adultes qui, dès le mois d’octobre, compte 150 élèves !   Elle ouvre aussi une école normale.  Ces écoles considérées comme œuvres de charité et de civilisation, sont soutenues par des amis.  Cependant, sans le secours ni l’appui du gouvernement, l’expérience ne pourra se poursuivre.

    En 1835, elle épouse Jean Baptiste Gatti, artiste peintre, insurgé nationaliste italien anticlérical.  Elle publie en 1838 Fourier et son système, traduit  dans plusieurs langues européennes, qui reste une référence.  Reconnue par ses contemporains parisiens comme la commentatrice attitrée de Fourier, elle tente, en 1842, de mettre en pratique la vie communautaire selon les préceptes qu’elle défend.  Elle participe à la création d’un phalanstère à l’abbaye de Citeaux, en Bourgogne, et s’y installe avec son mari et leurs deux filles, Isabelle, 2 ans et Zoé Olympe, 1 an.  L’expérience tourne court.  Zoé y perd l’essentiel de sa fortune.

    Ses convictions chrétiennes sur l’amour du prochain lui inspirent un ouvrage publié à Bruxelles en 1846, Paupérisme et association.  Soucieuse de la situation terrible faite aux ouvriers, elle préconise l’établissement de lois équitables, facilitant une transformation sociale : « la puissance du capital serait détruite et les droits reconnus ».

    La situation financière de la famille se dégrade.  Jean Baptiste est un homme sans fortune.  Elle a perdu la sienne.  Bien qu’elle jouisse d’une puissance de travail hors norme, ils vivent difficilement.  Des proches de la cour de Léopold Ier, dont le baron Pierre Chazal, viennent à son secours.  En 1847, elle est nommée inspectrice pour « les écoles primaires de filles, les salles d’asile (ndrl : écoles maternelles) et les écoles destinées à la formation des institutrices ».  Elle rédige un Manuel des salles d’asile et des écoles primaires, dont l’objectif est d’ouvrir l’intelligence des élèves en stimulant les facultés naturelles d’observation, d’instruction et de réflexion qui rende le travail attrayant ».

     

     

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  • Faits importants en Belgique et dans le monde

     

    1830

    Adolphe Levae écrit à propos de la révolution : « la bourgeoisie ne s’était armée que pour maintenir l’ordre.  Dans le principe, tous les efforts ont été dirigés dans l’intention de contenir le peuple  ….  Et de profiter de l’état des choses pour faire valoir ses propres griefs »

    A Alexandre Gendebien, qui déclare que « le peuple a fait la révolution et la bourgeoisie l’a confisquée », Joseph Lebeau répond « parfaitement vrai – heureusement pour la Belgique !»

    • Décret du gouvernement provisoire : « les provinces de la Belgique, violemment détachées de la Hollande, constituent un Etat indépendant ».
    • Jusqu’après sa reconnaissance internationale (1839), la Belgique est dirigée par des gouvernements unionistes; alliance entre les catholiques et les libéraux.

     

    1831

    • La Constitution donne à la Belgique le statut de monarchie héréditaire, parlementaire, avec séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire (le 8 février).
    • La conférence de Londres fixe les bases de la séparation de la Belgique et de la Hollande.
    • Le 21 juillet, prestation de serment de Léopold de Saxe Cobourg Gotha, élu roi des Belges.

    Grande Bretagne : Ada Byron conçoit l’informatique.  Intéressée par la machine à calculer de Charles Babbage, elle entrevoit ses possibilités.  Les conseils qu’elle donne déterminent une série d’applications considérées aujourd’hui comme les premiers programmes informatiques.

     

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  • Un jour dans l’histoire (Part 3)

    9 février 1825. John Quincy Adams: le président et l'Amistad

    John Quincy Adams est élu en ce jour Président des Etats-Unis. Son mot d’ordre est

    « Veille et prie ».

    Il affirme ses convictions chrétiennes et parle ouvertement de sa confiance en Dieu.  Mais son surnom « Old Eloquence » il le doit à son combat contre l’esclavage.  En 1841, il défend devant la Cour suprême, le cas des africains du navire espagnol « La Amistad », qui en avaient pris le contrôle alors qu'ils étaient transportés comme esclaves illégaux. Menacés d'expulsion vers l’Espagne, ils seront finalement libérés.

    John Quincy Adams lit chaque jour plusieurs chapitres de la Bible dans le texte original.  C’est pour lui la force dont il besoin dans son action. Aussi place-t-il souvent les principes au-dessus de l’esprit de parti ce qui le rendra très impopulaire parmi ses partisans, mais ne changera pas ses choix.

    « Le sermon sur la Montagne m’enseigne à placer mon trésor, non pas sur la terre, mais dans le Ciel. Mes espoirs d’une vie future sont tous fondés sur l’Evangile du Christ »

    Le Christ est au centre de sa théologie. Lorsque l’unitarisme  est apparu, niant la divinité du Christ, Adams a été bientôt convaincu de la fausseté de la doctrine. Soit Jésus est Dieu incarné et notre chemin de salut, soit nous n’en avons aucun.

     “I find in the New Testament, Jesus Christ accosted in His own presence by one of his disciples as God, without disclaiming the appellation...I see him named in the great prophecy of Isaiah concerning him to be the mighty God”

    John Quincy Adams apparaît dans le film « Amistad », réalisé par Steven Spielberg en 1997, sous les traits d’Anthony Hopkins.

    « Ce film tiré de faits réels raconte la rébellion de plusieurs esclaves africains à bord du négrier qui les emmène en captivité, l'Amistad. Trompés par le capitaine, les esclaves mènent le bateau au large des Etats-Unis où ils sont arrêtés alors qu'ils espéraient faire voile vers la Sierra Leone dont ils sont originaires. La bataille judiciaire commence alors et fait grand bruit dans tout le pays tellement elle remet en cause les fondements américains. John Quincy Adams se joint à la défense des esclaves devant la Cour Suprême afin d'empêcher les négriers de récupérer leur « cargaison » 

    3 février 1468 - Gutenberg lègue l'imprimerie à l'humanité

    Gutenberg lègue l'imprimerie à l'humanité

    Le 3 février 1468 meurt à Mayence un certain Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg. Il est né à Mayence entre 1397 et 1400.

    Gutenberg a autant révolutionné l'humanité que son contemporain Christophe Colomb. L'un et l'autre demeurent plus présents dans la mémoire des hommes que n'importe lequel des souverains et dirigeants de leur époque... 

    On lui doit l'invention de l'alliage dont sont faits ses caractères mobiles plomb+étain+antimoine. Cet alliage permet de fondre et de couler de nouveaux caractères à l'infinie grâce à des moules. Elle a révolutionné la manière de fabriquer des livres et, en abaissant considérablement leur prix, mis la lecture à la portée de tous.

     L'imprimerie est dérivée de la gravure sur cuivre ou sur bois, une technique connue depuis longtemps en Europe et en Chine mais seulement utilisée pour reproduire des images : – on grave l'image sur une surface en cuivre ou en bois, – on enduit d'encre la partie en relief, – on presse là-dessus une feuille de papier de façon à fixer l'image sur celle-ci.

    Gutenberg, graveur sur bois, a l'idée aussi simple que géniale d'appliquer le procédé ci-dessus à des caractères mobiles en plomb. Chacun représente une lettre de l'alphabet en relief.

    L'assemblage ligne à ligne de différents caractères permet de composer une page d'écriture. On peut ensuite imprimer à l'identique autant d'exemplaires que l'on veut de la page, avec un faible coût marginal (seule coûte la composition initiale)

    Quand on a imprimé une première page en un assez grand nombre d'exemplaires, on démonte le support et l'on compose une nouvelle page avec les caractères mobiles. Ainsi obtient-on un livre à de nombreux exemplaires en à peine plus de temps qu'il n'en aurait fallu pour un unique manuscrit !

    Avec son associé Johann Fust, Gutenberg fonde à Mayence un atelier de typographie. Au prix d'un énorme labeur, il achève en 1455 la Bible «à quarante-deux lignes», dite Bible de Gutenberg. Ce premier livre imprimé à quelques dizaines d'exemplaires recueille un succès immédiat. Il est suivi de beaucoup d'autres ouvrages.

    On estime que quinze à vingt millions de livres sont déjà imprimés avant 1500(au total plus de 30 000 éditions). 77% de ces livres sont en latin et près de la moitié ont un caractère religieux. Les livres de cette époque portent le nom d'«incunables» (du latin incunabulum, qui signifie berceau)

    Beaucoup d'incunables sont imprimés à Venise, alors en pleine gloire. Au siècle suivant, le XVIe, Paris, Lyon et Anvers deviennent à leur tour de hauts lieux de l'imprimerie avec un total de 200 000 éditions.

    Les conséquences de l'imprimerie sont immenses. D'abord sur la manière de lire et d'écrire : les imprimeurs aèrent les textes en recourant à la séparation des mots et à la ponctuation ; ils fixent aussi l'orthographe.

    L'instruction et plus encore l'esprit critique se répandent à grande vitesse dans la mesure où de plus en plus de gens peuvent avoir un accès direct aux textes bibliques et antiques, sans être obligés de s'en tenir aux commentaires oraux d'une poignée d'érudits et de clercs.

    C'est ainsi qu'un demi-siècle après l'invention de l'imprimerie va se produire la Réforme de Martin Luther.

    29 mai 1794. Emilie Mallet-Oberkampf, "la mère des pauvres"

    29 mai 1794. Naissance d’Emilie Mallet-Oberkampf

    Emilie Mallet, née Oberkampf (1794-1856), était la fille de Christophe Oberkampf, le célèbre industriel qui a introduit en France l'industrie des toiles peintes.  Elle naquit à Jouy, près de Versailles, le 29 mai 1794, et fut mariée en 1812 à Jules Mallet, banquier et régent de la banque de France. Comme son père et comme son mari, elle était protestante, et la plus grande partie de sa vie fut consacrée à des œuvres de charité et d'éducation populaire. 

    En 1832, lors de la première invasion du choléra à Paris, « on la vit transformer en ambulance un hôtel vaste et salubre, et là servir les malades, exhorter les mourants, consoler les désespérés » ; une médaille lui fut offerte alors par la Ville de Paris en témoignage d'admiration. 

    Elle accueille  Elisabeth Fry à Paris (janvier 1838, mars 1839, mai 1843). Elle organise un comité de visiteuses de prison qui deviendra l’œuvre protestante des prisons de femmes (1839). Elle favorise le développement de l'œuvre des Diaconesses qui accueille les anciennes détenues

    En 1841, en vue de la protection des délinquantes sorties de prison et souhaitant la création de sœurs de la charité protestantes, elle aide à la fondation de la Maison des diaconesses (Diaconesses de Reuilly 95 rue de Reuilly) créée par Caroline Malvesin et Antoine Vermeil. 

    Malgré une certaine opposition au sein du protestantisme, l’œuvre allait se développer rapidement, rue de Reuilly : noviciat et école d’infirmière, maison de santé, pavillon de chirurgie, maternité, dispensaire. 

    Emilie Mallet  créé en 1826 sur le modèle anglais des « Infants school » les premières « salles d'asile », futures écoles maternelles qui accueillent les enfants de 2 à 6 ans - principalement issus de milieu ouvrier. Elle obtient de Guizot l'inscription des salles d'asile comme première étape de la scolarisation dans la circulaire d'application de sa loi de 1833. La famille Mallet a financièrement participé à l'essor des salles d'asile et des crèches.

    En 1847 elle fonde avec les pasteurs Louis Meyer et Louis Vallette « l'œuvre évangélique du Quartier St Marcel » (vaste école s'installa alors, qui pouvait accueillir 500 enfants,  salle d’asile et école normale). L’œuvre, située au 19 rue Tournefort, n’ayant pas d'accès sur la Mouffetard, grande artère de ce quartier populaire, on  acheta donc la maison du 44 de la rue Mouffetard, derrière celle de la rue Tournefort (19 rue Tournefort : Œuvre Saint-Marcel). Celle qu'on appelait « la mère des pauvres » est morte à Cauterets le 11 septembre 1856. 

     

    4 septembre 1736. Naissance du fondateur des Ecoles du Dimanche.

    Il s’agit de Robert Raikes, éditeur de journaux anglais. Il visait l’éducation des enfants pauvres. 
    Robert Raikes (1736-1811), respectable philanthrope protestant anglais, publiciste-imprimeur de son état, cherchait à embaucher un jardinier pour prendre soin des abords de sa maison. Il se rendit à cet effet un jour dans un des faubourgs de Gloucester. Il était sorti ; en attendant son retour, il fut fort dérangé par une bande de jeunes garçons délurés qui avaient envahi la rue.

    Il demanda à la femme du jardinier :
    -Pourquoi ces enfants étaient si négligés et si corrompus ?
    -Ah ! Monsieur », lui dit-elle, au quartier tout près d’ici se trouve une manufacture d’épingles métalliques. Les enfants qui y travaillent la semaine ne vont pas à l’école ! Vous en auriez plus pitié encore si vous étiez ici un dimanche. N’y aurait-il personne dans le voisinage qui voulut les recevoir le dimanche à l’école ? 

    C’est comme si une voix intérieure disait à Robert Raikes : « Essaie ! »

    Et c’est ainsi qu’il se décida à payer une femme pour instruire le dimanche ces jeunes durant leur seul jour libre. Ce fut là l’origine de l’école du dimanche.

    Au commencement donc point de « vision » soudaine d’une classe d’école avec des enfants déguenillés, point de colloque, ni d’enquête de besoin... ni même de longue réunion de prière... mais une personne, un homme de cœur et d’action, un chef d’entreprise anglican sensible aux besoins de la société où il vivait, un homme prompt à imaginer un dispositif adapté au nouveau contexte.

     

    5 septembre 1666. Grand incendie de Londres

    5 septembre 1666. Grand incendie de Londres


    Le grand incendie de Londres est un violent incendie qui ravage le centre de la ville de Londres du dimanche 2 septembre au mercredi 5 septembre 1666. Très peu de pertes humaines mais les dégâts matériels ont été chiffrés à 13 200 maisons, 87 églises paroissiales, la Cathédrale Saint-Paul...

    L'épidémie de peste de 1665 avait tué un sixième de la population de Londres, soit 80 000 personnes.
    Pour certains historiens, l’absence d’épidémies récurrentes de peste à Londres après l’incendie signifie que les flammes ont sauvé des vies sur le long terme, en réduisant en cendres des logements insalubres, ainsi que les rats et les puces vecteurs de cette maladie.

    La Cité est reconstruite en suivant de près l’ancien tracé des rues, avec quelques améliorations dans les domaines de l’hygiène et de la prévention contre les incendies. Les rues sont élargies, les quais rendus plus accessibles, sans maisons pour gêner l’accès au fleuve, et surtout, les maisons sont construites en brique et en pierre, non plus en bois.

     

    4 janvier 1809. Naissance de Louis Braille

    4 janvier 1809. Naissance de Louis Braille

    Louis Braille naît le 4 janvier 1809 dans la commune de Coupvray (entre Lagny et Meaux) et y vécut jusqu'à l'âge de 10 ans.
    Aujourd'hui classée monument historique, cette maison est l’actuel musée Louis Braille depuis 1952.
    Dans cette maison, le père de Louis Braille exerçait le métier de bourrelier. C'est dans cet atelier que Louis, âgé de trois ans, se blessa un œil, en voulant utiliser les outils de son père. A une époque où les soins étaient insuffisants, l'infection gagna l'autre œil et il perdit définitivement la vue à l'âge de cinq ans.
    Ayant quitté son village natal, c'est à l'Institution Royale des Aveugles, située au 68, rue Saint-Victor à Paris, école fondée par Valentin Haüy, qu'il étudie de 10 à 17 ans, puis qu'il enseigne.
    Brillant en tout, en particulier en musique, il apprend le piano puis quelques temps après l'orgue.

    L'écriture braille
    Louis Braille a travaillé à l'élaboration de son système d'écriture à partir de l'âge de douze ans. Entre 12 et 16 ans il va mettre au point une première version du Braille.
    En 1829 sort la première édition de l'ouvrage sur sa méthode dont la version définitive sera achevée en 1837 et qui sera peu à peu reconnue et définitivement adoptée par les aveugles du monde entier en 1844. Elle est encore universellement utilisée aujourd'hui
     
    En 1835, Louis Braille atteint de tuberculose, a un premier accident pulmonaire. En grande partie due à l'insalubrité des locaux .
    Le soir du 6 janvier 1852, il meurt à l'âge de 43 ans.
    Il reposera à Coupvray avant d'être transféré au Panthéon en 1952.

     

    La Bible en braille

    C’est en 1851. M. Hirzel, directeur de l’Ecole des aveugles de Lausanne, vient de recevoir deux lettres qui portent le même appel : « Faites tout votre possible pour permettre aux aveugles de lire eux-mêmes la Bible »

    Transcrire la Bible en braille ? Il faudrait une imprimerie en relief ! M. Hirzel l’imagine, la dessine, récolte des fonds, trouve des collaborateurs. Quatre ans après, le premier des 32 volumes de la Bible sort de la première rotative braille du monde.

    L’édition complète de la Bible en caractères braille, tirée en 225 exemplaires est achevée six ans plus tard.

    Quelle joie ce fut alors pour les aveugles de lire eux-mêmes la Bible ! Bzaucoup ont pu témoigner : « La Parole de Dieu est pour moi une lumière dans ma nuit ! »

    Actuellement la Bible en braille existe en plus de 100 langues.

    En français, pour en avoir une entière en braille intégral (il existe un braille abrégé), il faut 41 volumes d’environ 7 cm d’épaisseur, 25 cm de largeur et 30 cm de hauteur. L’ensemble de ces  volumes constituerait une pile de 2.90 m et pèse 45 kilos.

     

    Patrick commentaire :

    J’admire ces hommes et ses femmes ; oui, je les admire vraiment !

    Ce qui fait d’eux de grands hommes et de grandes femmes de l’humanité, c’est qu’ils ont laissé une empreinte indestructible dans l’histoire des hommes. Leur contribution pour le bien-être des hommes est immense, et c’est avec un grand respect que nous devrions parler d’eux !

    C’est ce qui fait la beauté du genre humain, quand il œuvre pour le bien de tous !

    Aujourd’hui, nous avons besoin plus que jamais de tels hommes et de telles femmes pour enrichir notre société humaine. Que nous soyons croyants ou pas, ce qui importe, c’est de nous unir ensemble pour faire repousser la misère, la faim, la pauvreté, la maladie, etc.

    Œuvrons ensemble mes amis, pour rendre ce monde meilleur !

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  • Le bal allait finir. Les lustres sur les masques

    Le bal allait finir. Les lustres sur les masques
    Découpaient la lumière en caprices fantasques,
    Et sur les fronts ternis montraient à vif le fard.
    L’œil était somnambule et le rire blafard.
    La femme avait vieilli de dix ans en une heure.
    Ce n’était pas le beau plaisir qui nous effleure
    D’une aile diaprée et légère. C’était
    Le plaisir convulsif et hagard qui se tait,
    Ou qui, furieux, fouette et fait hurler la joie.
    L’orchestre prodiguait le trille qui flamboie,
    Et, dans les tourbillons d’un air chaud et malsain,
    La débauche levait le pied, tendait le sein.
    D’étranges mots faisaient grincer sa bouche rauque.
     
    Et là-dedans (le sort est plaisant et se moque
    Souvent de nous) je vis quelque chose tout près
    De moi, — sous un rideau, — de suave et de frais.
    Et je vis que c’était une enfant presque nue,
    Rose, — quinze ou seize ans. La poitrine ingénue
    Restait chaste, malgré qu’elle en eût. Le sein dur
    Pointait sous le tissu rayé d’or et d’azur,
    Avec une charmante et franche gaucherie.
    Le corps jeune et nerveux sculptait la draperie ;
    Et je me demandai, pensif, voyant cela :
    Pourquoi cette méprise ? et que vient faire là
    Cette puberté saine et fragile ? Qu’elle aille
    Dans la paix douce et dans le bonheur. Pour sa taille
    Il faut encor la robe étroite de l’enfant,
    Et la main de la mère aimante, qui défend.
    — Et je la regardais, pauvre petite femme !
    Et naïf j’étais près de lui dire : « Madame,
    Vous avez oublié votre poupée. Allons,
    Il est très tard : fermez vos yeux sous vos cils longs.
    Votre ange vous attend pour vous bercer lui-même. »
     
    Et l’enfant se pendait au cou d’un pierrot blême !
     

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  • LES MOTS QUI DISPARAISSENT

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     Il y a des mots, des expressions, qu'on n'entend plus ou qu'on emploie moins. Ils arrivent exténués, à la fin du deuxième millénaire.

     Le siècle, qui a commencé depuis 15 ans maintenant, risque de leur être fatal.

     Conservez-les, un jour viendra peut-être où on ne les trouvera plus dans aucun dictionnaire, si ce n'est du vieux français...

     Quelques exemples :

     INCULPATION ­

     A été expurgé du Code Pénal au profit de "mise en examen". Cela afin d'éviter une infamante présomption de culpabilité.

     Être "en examen" ne présage pas du résultat de l'examen.

    Aujourd'hui quand quelqu'un est MIS EN EXAMEN, on doit toujours insister sur le fait que cela ne préjuge pas de sa culpabilité. Comme du temps où il aurait été

     "inculpé".

      INSTITUTEUR ­

    Longtemps remplacé par "MAÎTRE D'ÉCOLE".

     Il tend à disparaître par sa dissolution dans le concept fourre-tout de l'enseignement, au bénéfice de "PROFESSEUR des ÉCOLES"

      MAÎTRESSE ­

     Ne pas assimiler à la version féminine d'instituteur ! Ce serait une "professeure des écoles".

     Les maris n'ont plus de maîtresse mais une "amie".

     Les épouses conservent parfois l'amant, mais seulement à cause de la connotation romantique : les moins romantiques n'ont qu'un ami aussi.

      MORALE ­

     A force d'être inemployée, a disparu. Ne demeure que "ordre moral", mais attention : connoté de « fascisme "

     Toutefois personne ne se réclame du "désordre moral".

     La morale n'est plus enseignée, elle est remplacée par "éducation à la citoyenneté"

     MOURANT ­

     Il n'y a plus de mourant mais des malades en "phase terminale".

     Afin d'éviter une regrettable confusion, ne dites pas à votre fils qu'il est en terminale mais qu'il va passer son bac !

    Pour désigner un mort doit-on parler d'un individu "en phase terminée" ?

      PATRIOTE ­

     Totalement absent du vocabulaire politique et civique.

    Désigne aussi un bon citoyen américain et un missile américain.

    PATRON ­

     Nous n'en avons plus, ni même des chefs d'entreprise, mais des DIRIGEANTS D'ENTREPRISE.

    PAUVRE ­

    N'existe plus. C'est un "défavorisé", un "plus défavorisé", un "exclu", un "S.D.F." à la rigueur un "laissé pour compte".

    Dans les années 80, il subsistait uniquement dans l'appellation "nouveau pauvre"; ce fut le chant du cygne.

     PROVINCE ­

    Dire "RÉGION". On ne dit plus "provincial" mais "RÉGIONAL".

    RACE ­

    A été abolie au profit "d'appartenance ethnique". Sinon, vous êtes raciste, fasciste, nauséabond, …

    On peut néanmoins dire "black" en anglais et en banlieue.

     SERVANTE, BONNE ­

    Aujourd'hui, c'est une "employée de maison". Quand elle s'occupe de vieux, pardon de "personnes âgées", elle devient "auxiliaire de vie".

    SÉQUESTRÉ ­

    Aucun cadre, aucun chef d'entreprise n'est séquestré, il est "retenu contre son gré".

    VANDALE ­

    A laissé place à "jeunes en colère" ou "paysans en colère".

     L'ampleur des dégâts distingue les vandales des autres.

     VANDALISME ­

     Impolitesse, injures, agressions, bris de matériel, racket sont regroupés sous le terme "incivilités".

     On ne dira plus que ce sont des "sales gosses" mais qu'ils "manquent de civilité".

    A noter la louable tentative de Jean-Pierre Chevènement d'introduire la bénigne expression" SAUVAGEON". Il dû battre en retraite devant « l'Insurrection des consciences ».

    VOL ­

     Terme réserve aux gagne-petit et aux obscurs.

    Pour les politiques, on parlera "d'enrichissement personnel".

    Ce qui est condamné unanimement par les collègues, contrairement à l'enrichissement impersonnel qui, lui, ne bénéficie qu'au parti, mérite la compréhension, ce que les

    juges n'ont pas encore compris.

    VOYOU ­

     En voie d'extinction. On ne connait que des individus "connus des services de polices", des "récidivistes", des multi-délinquants".

     Un nouveau casse tête pour dire les choses simplement.

                       A méditer !!!!!!

    Pour les anciens, il y a du recyclage dans l’air……….

     Déjà cet été, j’ai adoré les campings qui ne veulent plus qu’on les appelle campings parce que ça suscite instantanément dans l’esprit des gens l’image de Franck

     Dubosc en moule-boules ou de Roger et Ginette à l’apéro avec casquette Ricard et claquettes Adidas. Donc les professionnels de la branche demandent que l’on dise désormais « hôtellerie en plein air ».… Ha ha, ça change tout !!!

    J’ai aussi appris que je n’étais pas petite mais « de taille modeste » et qu’un nain était une « personne à verticalité contrariée ». Si, si !

     Mais rendons à César ce qui lui appartient, l’empereur du genre reste le milieu scolaire et ses pédagos à gogo. J’étais déjà tombée de ma chaise pendant une soirée de

     parents quand la maîtresse a écrit sur le tableau que nos enfants allaient apprendre à manier « l’outil scripteur » au lieu de tenir un crayon.

     Je me suis habituée au fait que les rédactions sont des « productions écrites », les sorties en groupe des « sorties de cohésion » et les élèves en difficulté ou handicapés

     des « élèves à besoins éducatifs spécifiques ». Mais cette année, sans discussion aucune, la palme est attribuée au Conseil supérieur des programmes en France et à sa réforme du collège.

                             Z’êtes prêts ?...

     Allons-y.

    Donc, demain l’élève n’apprendra plus à écrire mais à « maitriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normé des lettres ».

     Il n’y aura plus de dictée mais une « vigilance orthographique».

    Quand un élève aura un problème on tentera une « remédiation ».

    Mais curieusement le meilleur est pour la gym …

     Oups pardon ! ! ! pour l’EPS (Éducation physique et sportive).

    Attention, on s’accroche : courir c’est « créer de la vitesse », nager en piscine c’est « se déplacer dans un milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en

    équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête », et le badminton est une « activité duelle médiée par un volant ».

    Ah ! c’est du sportif, j’avais prévenu !...

    Les précieuses ridicules de Molière, à côté, c’est de l’urine de jeune félidé (je n’ose pas dire du pipi de chat).

     Alors, les amis, ne perdons pas ce merveilleux sens du burlesque et inventons une nouvelle catégorie : la « personne en cessation d’intelligence » autrement dit, le con.

     Signé Martine Meunier, mère d’une élève.

    Ah non, re-pardon… Martine Meunier, « génitrice d’une apprenante ».

     Ben oui, un " outil scriptutaire" c'est un stylo, un " référentiel bondissant" c'est un ballon, et un " bloc mucilagineux à effet soustractif " c'est… une gomme.

     Je pense que les " zzzzzzzélites " qui ont inventé de telles conneries n’en resteront pas là… avant d’être tous en hôpital psychiatrique… pour « remédiation de cessation

    d’intelligence »…..

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  • Les MOINES... Excellent !

    ********

    A lire ce style proche de Père Fection, on frise presque l'Abbé Attitude !!

     

    LES MOINES,UN PETIT BIJOU DE TEXTE

     Après celle de l'Abbé Bête, voici l'histoire de l'abbé du Mont Saint Michel.......

     

     Au Père Spicace,

    Un grand malheur est arrivé à l'abbaye et j'ai la pénible mission de vous en faire part.

    Mardi soir, pendant que l'abbé Nédictine donnait les dernières grâces, l'abbé Quille perdit l'équilibre dans l'escalier et tomba inanimé

    dans les bras du Père Iscope.

    Les révérends pères, en perdant l'abbé Quille, perdaient leur seul soutien.

    Un seul restait joyeux : le père Fide.

    Quant à l'abbé Tise, il n'y comprenait rien. Il aurait bien voulu que le saint Plet l'aide à comprendre ce qui s'était passé mais rien n'y fit.

    Après l'accident de l'abbé Quille, on alla chercher le Père Manganate et le Père Itoine, les deux médecins de l'abbaye.

    Ils pensaient ranimer le malheureux mais leurs efforts furent vains et celui-ci décéda peu après.

    Le lendemain fut donc célébré son enterrement. Chacun fut appelé à l'abbaye par les célèbres cloches du Père Sonnage. La messe fût dite sur

    une musique de l'abbé Thoven.

    Le père Ocquet fut chargé du sermon et comme il n'y avait pas de chaire, il monta sur les épaules du Père Choir.

    A la fin de l'homélie, le Père Cepteur fit la quête et remit les dons ainsi recueillis à notre frère africain:l'abbé N'Pé.

    Après la messe, une grande discussion s'engagea pour le transport de la bière : l'abbé Canne et l'abbé Trave voulaient passer par les champs.

    Le Père Clus s'y opposa.

    L'abbé Casse en fut enchanté.

    Le Père San avec sa tête de turc ne voulait rien entendre.

    Le Père Vers et le Père Nicieux semaient le doute dans les esprits.

    Finalement on décida que, comme à l'accoutumée, l'abbé Taillière serait chargé du transport du corps du défunt.

    Devant la tombe creusée par le Père Forateur et en l'absence du Père Missionnaire, l'abbé Nédiction donna l'absolution.

    le Père Venche et l'abbé Gonia avaient joliment fleuri la tombe.

    Celle-ci fût recouverte d'une belle pierre tombale préparée par l'abbé Tonneuse.

    Sur le chemin du retour, le spectacle fut déchirant.

    Le Père Pendiculaire était plié en deux de douleur et de chagrin.

    L'abbé Vitré était lui aussi plein de larmes.

    La Mère Cédès , invitée pour l'occasion, fermait la marche en compagnie du frère du Père Igord.

    A l'arrivée, le Père Sil et l'abbé Chamelle préparèrent le repas tout en consultant les livres culinaires du Saint Doux.

    Le Père Nod et le Père Collateur servirent à boire et chacun pût se remettre de ses émotions.

     

    L'abbé BICI

     

     

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  • Ah ! la beauté de la langue Française !

    ********

    Quelle est la différence entre une pioche, un pull et une semaine ?

    La pioche a un manche, le pull a deux manches et la semaine a dimanche.

     

    Quelle est la différence entre 1internaute et son épouse dépensière?..Pendant qu'il clique, elle claque!.

     

    Quelle est la différence entre les oiseaux et les banquiers suisses ?

    Les oiseaux font leurs nids et les banquiers suisses nient leurs fonds.

     

    Quelle est la différence entre le temps et l'éternité ?

    Si je prenais le temps de te l'expliquer, il faudrait une éternité pour que tu la comprennes.

     

    Quelle est la différence entre Paris, un ours blanc et Virginie ?

    Paris est métropole, l'ours blanc est maître au pôle et Virginie aimait trop Paul...

        

    Quelle est la différence entre une girouette et un horloger ?

    La girouette montre les vents et l'horloger vend les montres.

      

    Quelle est la différence entre un enfant qui fait des bêtises et un sapin de Noël ?

    Aucune !  Les deux se font enguirlander.

     

    Quelle est la différence entre une femme et une calculatrice ? On peut toujours compter sur une calculatrice.

     

    Quelle est la différence entre une poule et un chapon ?. Une poule, cha'pond ; un chapon, cha'pond pas...

     

    Quelle est la différence entre la lettre A et le clocher de l'église ?

    La lettre A, c'est la voyelle et le clocher, c'est là qu'on sonne.

         

    Quelle est la différence entre un cendrier et une théière ?

    Le cendrier c'est pour des cendres, la théière c'est pour mon thé.

     

                            Attends, et ce n'est pas tout !...

     

    Pourquoi dit-on qu'il y a Embarras de voitures quand il y en a trop et "Embarras d' argent" quand il n' y en a pas assez ?

     

    Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la Terre alors qu'elle est ronde ?

     

    Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint. Quand il est mort, on l'appelle « feu » !

     

    Pourquoi appelle-t-on « coup de grâce » le coup qui tue ?

     

    On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services.

       

    Pourquoi dit-on d'un malheureux, ruiné, qui n'a même plus un lit dans lequel se coucher, qu'il est dans de beaux draps ?

     

    Et celui qui a des ennuis judiciaires dans de sales draps, même si la servante les changent tous les jours...

     

    Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois :

     « Je viens de louer un appartement » ?

         

    Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru ?

     

    Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?

     

    On passe souvent des nuits blanches  quand on a des idées noires.

     

    Pourquoi faut-il en mettre de l'argent de côté quand on veut en avoir devant soi  ?

     

    Pourquoi dit-on que "les avis sont partagés "lorsque vous ne partagez pas l'avis d'autres personnes.

    Réjouissons-nous car ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites !

     

     

     

     

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  • L'énigme Des Enfants À La Peau Verte, L'énigme Des Enfants Verts...

    L'énigme Des Enfants À La Peau Verte, L'énigme Des Enfants Verts...

    Au cours du mois d’août 1887, près de Banjos, en Espagne, deux enfants inconnus sortirent d’une grotte.


    Ils avaient la peau verte, les yeux bridés et portaient des vêtements faits d’une matière insolite. Ils ne parlaient pas espagnol.

    On les confia au juge de paix local qui tenta d’ôter la couleur verte. Mais, il s’aperçut que ce n’était pas du maquillage, mais bien la pigmentation de leur peau.

    Pendant presque une semaine, ils refusèrent de s’alimenter. Finalement, ils acceptèrent de manger des haricots frais.

    Le garçon, trop affaibli, mourut peu de temps après. La petite fille survécut. Peu à peu, sa pigmentation verte disparut.

    Ayant appris suffisamment d’espagnol pour s’expliquer, elle raconta qu’elle venait d’un pays sans soleil, où régnait un crépuscule permanent.

    Ce mystérieux pays était séparé d’une région lumineuse qu’éclairait le soleil par une large rivière.

    Un jour, un mystérieux tourbillon les avait emportés, elle et son frère et déposés dans la grotte.

    La jeune fille mourut en 1892, sans pouvoir nous éclairer davantage sur ce mystère.

    Cette histoire est très proche de celle des enfants verts qui sortirent d’une grotte de Woolpit (Angleterre), au XIe siècle.

    L'énigme Des Enfants À La Peau Verte, L'énigme Des Enfants Verts...

     

    Là aussi, il s’agissait d’un garçon et d’une fille ayant la peau et les cheveux verts. Eux aussi refusèrent tout d’abord toute nourriture et perdirent peu à peu leur étrange pigmentation.

    On leur enseigna l’anglais et ils racontèrent leur histoire. Ils dirent venir d’une région appelée « le pays de Saint-Martin » où le soleil ne brillait jamais.

    Alors qu’ils gardaient un troupeau, ils avaient entendu un grand bruit. Voulant savoir d’où il venait, ils étaient entrés dans un tunnel.

    Ensuite, ils ne se souvenaient plus de rien.
    Le garçon mourut un an après. Sa sœur resta à Woolpit et épousa un homme du village voisin.

    L'énigme Des Enfants À La Peau Verte, L'énigme Des Enfants Verts...

    On a cherché des explications à ces deux énigmes. On a ainsi observé que non loin de Woolpit se trouve le village de Fornham Saint Martin, qui aurait bien pu être ce mystérieux pays de Saint-Martin.

    Là s’étend la vaste forêt de Thetford. Cette région est également connue pour posséder de nombreuses galeries d’anciennes mines de silex.

    Il s’agit peut-être de l’un de ces souterrains empruntés par les enfants.

    La pigmentation verte de la peau s’explique assez facilement. On sait que certaines anémies peuvent rendre la peau verte. Ce symptôme s’aggrave en cas de malnutrition, assez courante à l’époque.

    Le fait que la pigmentation soit redevenue normale après plusieurs semaines d’une alimentation plus équilibrée semble en être la preuve.

    Ils auraient pu également être empoisonnés à l’arsenic, car la peau peut alors devenir verte et abandonnés.

    Le vrai mystère réside dans ce langage que personne ne comprenait. S’ils venaient d’un village assez proche, même avec un accent différent, ils auraient du pouvoir se faire comprendre.

    Les enfants verts d’Espagne ont une histoire trop semblable à celle des enfants de Woolpit pour n’être qu’un hasard.

    L’histoire des enfants de Woolpit pouvait être connue, car William de Newburgh la rapporta dans un ouvrage publié en 1618.

    Cette histoire a certainement inspiré celle de Banjos. Dans quel but ? Par qui ? Nous ne le saurons jamais.

    Quelle langue avait-on apprise à ces enfants ? Un autre mystère sans réponse.

    V. Battaglia (12.2005)

    Source : Le surnaturel face à la science de Colin Wilson

     

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