• Une petite femme, une grande foi! 

    Une petite femme, une grande foi! .........Par Robert J. Morgan.


    Richard et Margaret Hillis étaient deux volontaires
    entièrement dévoués pour leur mission en Chine.
    ils se retrouvèrent, pendant la Deuxième Guerre
    mondiale, en plein milieu de la guerre durant
    l’invasion japonaise.

    Ils vivaient alors avec leurs deux jeunes enfants
    dans la province de Shenqiu.

    Une grande peur régnait dans le village, car chaque
    jour, de mauvaises nouvelles arrivaient aux villageois
    que les Japonais se rapprochaient de plus en plus.

    C’est durant ce temps éprouvant, que Richard a eu
    cette attaque d’appendicite. Il savait que sa vie
    dépendait de faire ce voyage en pousse-pousse
    jusqu’à l’hôpital.

    Le 15 janvier 1941, Margaret dit au revoir à Richard,
    le cœur serré.

    Juste après, le colonel chinois donna les dernières
    nouvelles ; l’ennemi était tout proche maintenant,
    et les habitants étaient encouragés à partir.

    Margaret frissonna à ces nouvelles car elle savait
    que ces deux jeunes enfants, Johnny 1 an et
    Margaret Anne à peine deux mois, avaient très
    peu de chances de survivre en tant que
    réfugiés.

    A cause de cela, elle choisit de rester.

    Tôt, le matin suivant, elle arracha la page du
    calendrier, elle lut le verset biblique suivant :

    « Au jour où je craindrai, je me confierai en toi.»
       (Psaume 56 :3)

    Pendant la journée, la ville se vida. Margaret se
    leva le matin suivant, se sentant abandonnée avec
    ses deux jeunes enfants.

    Elle lut le nouveau verset du calendrier :

    « Et ceux qui connaissent ton nom se confieront
    en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te
    cherchent, ô Éternel ! » (Psaume 9 :10)

    Le matin suivant, Margaret se leva avec le bruit
    de combat au loin, et inquiète pour la nourriture
    pour ses enfants.

    Là encore, le nouveau verset du calendrier sur le
    mur l’a rassura :

    « Et maintenant, ne craignez point ; moi je vous
    entretiendrai, vous et vos petits enfants. Et il les
    consola, et parla à leur cœur. » (Genèse 50 :21)

    Une vieille femme, soudainement, arriva tenant
    dans ses mains, un récipient rempli de lait de
    chèvre encore fumant. Une autre suivit avec un
    panier rempli d’œufs.

    La journée s’écoula, pendant que les bruits de
    la lutte se rapprochaient de plus en plus.

    Durant cette nuit éprouvante, Margaret pria
    pour la délivrance.

    Le matin suivant, elle arracha une nouvelle
    page du calendrier; elle put lire dessus:

    « Alors mes ennemis retourneront en arrière,
    au jour où je crierai ; je sais cela, car Dieu
    est pour moi. » (Psaume 56 :9)

    La bataille semblait si proche maintenant, et
    Margaret n’alla pas se coucher cette nuit-là.
    L’invasion semblait imminente.

    Mais le matin suivant, tout est redevenu
    tranquille. Au fur et à mesure, les villageois
    commencèrent à retourner dans leurs maisons.

    Le colonel chinois vint frapper à sa porte pour
    lui dire que les forces japonaises avaient
    décidé, pour quelques raisons inconnues,  
    de retirer leurs troupes.

    Bien que personne ne puisse comprendre pourquoi,
    le danger était passé maintenant, et tout le monde
    était en sécurité maintenant.

    Margaret jeta un coup d’œil à son calendrier.
    Elle sentit qu’elle avait lu  la main de Dieu qui
    avait écrit ces versets spécialement pour elle.

    Dieu n’a pas failli à cette petite famille et il a pris
    soin d’eux en dépit de ses terribles circonstances.

    La foi de Margaret en Dieu a été plus forte que
    ses craintes de l’ennemi, et Dieu ne l’a pas
    abandonné !

    La foi, bien sûr, est bien plus que d’avoir une
    croyance intellectuelle avec Dieu.

    C’est dans ce partage intime avec lui, au plus
    haut degré, que nous pouvons expérimenter
    son aide aimante en temps de crise et de
    graves dangers.

    D’appeler cela des coïncidences, c’est dénigrer
    la réalité évidente de ce qui est arrivé.

    Mais quand on en vient aux faits, est-ce de la
    coïncidence ?  Ou bien se trouve-t-on devant
    un acte de Dieu ?

    La foi, bien sûr, va être d’accord !

    Par Robert J. Morgan

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  • Il lui disait : Vois-tu..

    Recueil : Les contemplations (1856).

    Il lui disait : Vois-tu... Victor Hugo (1802-1885)

    Il lui disait : « Vois-tu, si tous deux nous pouvions,
     L'âme pleine de foi, le coeur plein de rayons,
     Ivres de douce extase et de mélancolie,
     Rompre les mille noeuds dont la ville nous lie ;
     Si nous pouvions quitter ce Paris triste et fou,
     Nous fuirions ; nous irions quelque part, n'importe où,
     Chercher loin des vains bruits, loin des haines jalouses,
     Un coin où nous aurions des arbres, des pelouses ;
     Une maison petite avec des fleurs, un peu
     De solitude, un peu de silence, un ciel bleu,
     La chanson d'un oiseau qui sur le toit se pose,
     De l'ombre ; — et quel besoin avons-nous d'autre chose ? »

     Juillet 18...

    Victor Hugo (1802-1885)

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  • Les vérités de La Palice - le bonbon de Lapalisse et son histoire **

     *******

    Les Vérités de la Palisse :

    le bonbon et son histoire

    (Source : France Bleu)

     

    Quelle lapalissade régale Lapalisse, dans l’Allier ? Confiseur du village, Jean Sauvadet eut l’idée d’appeler ses nouveaux bonbons — créés en 1922 — et son magasin « Les Vérités de Lapalisse »

    Le jeu de mot fait alors référence à l’histoire de Jacques II de Chabannes (1470-1525), seigneur de La Palice, l’un des maréchaux de France les plus réputés de son temps.

    Ayant servi avec Charles VIII, Louis XII, puis François Ier, il meurt en 1525 lors de la bataille de Pavie (Italie).

    Pour lui rendre hommage, ses soldats écrivent une chanson à l’occasion du rapatriement de son corps en France. On peut en retrouver l’un des couplets, inscrit sur sa tombe :

    Hélas, s’il n’était pas mort

    Il ferait encore envie.

    Les Vérités de La Palisse

    Les vérités de La Palice - le bonbon de Lapalisse et son histoire **

    La retranscription de cette phrase fut l’objet de la première lapalissade :

    Regretté de ses soldats

    Il mourut digne d’envie

    Et le jour de son trépas

    Fut le dernier de sa vie.

    Cette évidente vérité est attribuée à tort au Maréchal de La Palice qui doit régulièrement se retourner dans sa tombe !

    Mais revenons à nos bonbons.

    Dans une coque croustillante de sucre cuit se cache un caramel presque liquide, au lait et au beurre, parfumé de pulpe de fruits.

    L’emballage individuel préserve les confiseries fragiles dans leur jolie boîte ronde métallique.

    Les papiers sont aux couleurs des parfums : café, framboise, myrtille ou noisette.

     

    Si elles nous régalent, c’est qu’elles sont délicieuses

    Jacques de La Palice étant enterré dans la nef de la chapelle, d’un château du village de Lapallisse, Jean Sauvadet qui avait à l’époque le sens de la communication, obtient l’accord du descendant du Maréchal, le marquis de Chabannes, pour créer des emballages en rapport avec l’anecdote.

    Il diffuse dans les boîtes de ses confiseries les 24 quatrains d’une chanson écrite au XVIIIe siècle par Bernard de La Monnoye, académicien français :

    Il voulait dans ses repas

    Des mets exquis et fort tendres

    Et faisait son mardi gras

    Toujours la veille des Cendres.

    De l’inventeur du raisin

    Il révérait la mémoire

    Et pour bien goutter le vin

    Jugeait qu’il fallait en boire.

    Ces Vérités valent bien une lapalissade : si elles nous régalent, c’est qu’elles sont délicieuses !

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  • bjet : Questions insolites........ et vraies réponses

     

     

    Pourquoi les oiseaux volent-ils bas juste avant un orage ?

    Juste avant un orage, la pression atmosphérique empêche les petits insectes de voler trop haut.

    C’est donc pour les manger que les oiseaux volent aussi bas.

     

    Pourquoi les gardiens de but ont-ils une tenue de couleur différente des autres joueurs ?

    Cette couleur différente permet de bien voir quel joueur touche le ballon des mains et de constater s’il y a faute ou non.

     

    Quelle est la vitesse de propulsion d’un bouchon de champagne ?

    40 km/h

     

    Les poissons dorment-ils ?

    N’ayant de paupières, ils ne ferment pas les yeux mais mettent simplement leur organisme “au ralenti”.

     

    Pourquoi est-il important de renseigner le lieu lorsqu’on remplit un chèque ?

    Il désigne le tribunal compétent en cas de litige.

     

    Pourquoi appelle-t-on les flics des “poulets” ?

    En 1871, Jules Ferry, alors maire de Paris, décide d’installer des nouveaux gardiens de la paix sur l’Ile de la Cité, sur l’emplacement de l’ancien marché aux volailles.

    Il n’en a pas fallu plus.......

     

    Comment les astronautes font-ils pour se gratter le nez lorsqu’ils portent leur scaphandre ?

    Ils fixent souvent un morceau de velcro dans leur casque pour pouvoir se gratter en cas de besoin.

     

    Pourquoi les chats n’aiment-ils pas l’eau ?

    Cette espèce est originaire du Moyen-Orient, une zone désertique où l’eau est très rare et elle n’en a donc pas l’habitude.

     

    Combien y-a-t-il de panneaux “STOP” à Paris ?

    Un seul, quai Saint-Exupéry, dans le 16ème arrondissement.

     

    Pourquoi les bouteilles de vin ont-elles une contenance de 75 cl ?

    A cause des Anglais.

    Au XIXème siècle, les vignerons bordelais avaient l’habitude de vendre leurs bouteilles à des commerçants anglais qui passaient leurs commandes avec pour unité de mesure le gallon (environ 4,54 litres).

    Les vignerons ont donc créé des tonneaux contenant l’équivalent de 50 gallons (environ 227 litres), ce qui permettait de remplir 300 bouteilles de 75 cl.

     

    Pourquoi les bouches d’égout sont-elles rondes ?

    Par souci de sécurité.

    La forme carrée aurait permis à la plaque de tomber par sa diagonale dans son propre trou.

    La forme ronde est la seule qui permette d’éviter ce genre d’accident car il n’y a pas de diagonale, seulement un rayon.

     

    Pourquoi y-a-t-il des poils sur les balles de tennis ?

    Pour combattre le flux d’air que prend la balle.

     

    Quelle est la vitesse moyenne d’un escargot ?

    1 mm à la seconde, soit 0,0036 km/h.

     

    Pourquoi met-on la main devant la bouche lorsqu’on baille ?

    Par politesse ?

    Par esthétisme ?

    Pour d’autres raisons que la jurisprudence ignore ?

    Eh bien vous avez tout faux, ou presque !

    Certes, il réside dans ce geste un zeste d’amabilité mais cela ne suffit pas.

    Or donc, dans cette histoire, le diable se cache dans les détails.

    Au Moyen-Age, nos ancêtres croyaient que lors d’un bâillement l’âme pouvait sortir du corps ou qu’un démon pouvait s’introduire en nous pour conduire notre âme vers la mort.

    C’est qu’il était rusé le “malin”.

    La main sur la bouche était donc un pare-feu vous protégeant du dernier linceul.

     

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  • HISTOIRE DE BOIS

    Par Olivier Delabranche

    HISTOIRE DE BOIS  Par Olivier Delabranche

     

    Le houx est vert. Il reste tout vert toute l’année et décembre c’est le mois d’houx.

    Notons que la houe n’est pas la femelle du houx.

    Le houx blond sert à faire la bière. On utilise aussi le sapin pour la bière ou encore le bois Maure, originaire d’Afrique du Nord.
    Les hêtres venus d’ailleurs peuvent être une énigme pour les ufologues.

    Le bien être de l’être humain est primordial. Mais quel boulot pour abattre un bouleau !

    Les saules restent la spécialité des meunières en dépit de l’être de mon moulin.

    Notons encore qu’il existe des saules aux six troncs. On sait aussi que l’osier est fragile et on n’ oseraie pas y toucher.

    Certains ont des chênes aux pieds mais aux pieds des chênes se trouvent des champignons.
    Les cèpes de vigne sont pour les gourmets et pas pour les ébénistes.

     Il peut arriver que les chênes se brisent mais on peut voir aussi un arbre un peu plié par le vent. La grosse brise n’effraie pas vraiment le bois des iles sous le vent.

    Le pêcher, lui, existe partout dans le monde, du pêcher mignon aux 7 pêchers capitaux pour les investissements.

    Alors touchons du bois !

    Le bois de pin est utilisé par le boulanger pour son four à pain. Le pin alimente le pain et le pain est la mie de l’être humain.

    Contrairement à la rumeur publique, le noyer n’est pas sous l’eau. Le cocotier aussi est un arbre à la noix mais il ne se noie pas avec ses noix. Le jonc est comestible et il faut dix joncs pour faire un pot de moutarde.

    Le bananier est toujours au régime, au fond, il n’a pas tellement de peaux !

    Belliqueux, le châtaigner nous refile des châtaignes. De même pour le marronnier, et on sait que le mât rogné fait chavirer le bateau.

    Le menuisier boude le prunier car il n’aime pas travailler pour des prunes. Il préfère les six troènes. Le bois d’ébène sert à fabriquer des bennes basculantes. Le bois de cerf ? Ho ! Ça ne cerf pas à grand-chose.

    Quand au bois sec, c’est pour l’ivrogne qui bois sec et finit par avoir la gueule de bois.

    Ha les arbres, il faut savoir les après scier…

     

     

     

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  • Prières pour le temps de la guerre/Prière à l’usage d’un soldat

    Prières pour le temps de la guerre/Prière à l’usage d’un soldat...Francis Jammes

    D 'ici, la seule chose que

    j’aperçoive au-dessus de moi, c’est le ciel où je peux communier par la prière avec les chers miens qui le contemplent de là-bas.
    Qu’il soit azuré, noir ou étoilé, nos pensées et nos âmes peuvent s’y rencontrer d’autant plus aisément qu’il nous dépasse et que, très humble image de Dieu, il est partout sur la colline, dans la plaine et jusqu’au fond de la tranchée.
    C’est pourquoi, Seigneur Jésus,  tantôt j’élève les yeux pour vous prier dans la hauteur, et, tantôt dans la profondeur de ce trou de terre, j’appuie, comme saint Jean, le front contre votre poitrine : ô vous qui n’êtes pas l’illusion, mais qui êtes cette personne partout présente comme Dieu, qui nous a dit qu’elle est là !
    Oui, vous êtes dans ce ciel visible, et vous êtes dans ma prière ; dans la plaine, et vous êtes dans mon corps ; dans la tranchée, et vous êtes au fond de mon âme. C’est vous qui rapprochez les êtres en vous rapprochant d’eux.
    Que vers vous s’élève ma prière trois fois par jour comme l’angélus, trois fois par jour faites que je me retrouve avec les miens dans votre intimité.
    A l’aube, quand la lune pâlit dans l’air glacé qui achève de m’éveiller, rapprochez-moi de mes petits enfants dont je crois surprendre le souffle : ils dorment encore. Qu’ils continuent d’ignorer les dangers que je cours ;  que la guerre dont ils entendent parler n’effraye pas leurs imaginations davantage que le doux jeu par quoi ils l’imitent, l’après-midi, à la récréation ! Rapprochez-moi de leur mère qui les garde à son ombre ; qui bientôt les assistera dans leur lever, baisera leurs paupières, joindra leurs mains, les vêtira, leur servira du pain et du lait. Rapprochez-moi de mes père et mère tenus longtemps hors du sommeil par l’évocation confuse, dans l’obscurité de leur chambre  pacifique, d’un champ de bataille lointain.
    Rapprochez-moi de tous ces aimés ! Que je les entende vivre au réveil dans la demeure de mon cœur ! Le cœur, lorsque vous l’habitez, ô mon Dieu, n’est-il pas comme la tente patriarcale que l’on ne déplace que pour la redresser avec, sous sa toile, tous ses hôtes et vous- même?
    A midi, lorsque le soleil dans mon pays domine le plus vieux groupe de chênes à l’horizon et,  ici, surplombe cette ferme qui, dans le ciel, se détache de la longue continuité de ces plateaux qui ne me sont pas familiers : Seigneur, réunissez -nous encore dans la ferveur que vous nous inspirez.
    Je revois, à la table frugale, ces petites bouches dont on dirait que chacune, tant elle est rose, n’est qu’une rose ; l'une d’elles s’entr’ouvre, peut-être, pour questionner sur mon retour l’épouse austère et soucieuse qui est en face de la place vide où  mon absence demeure. Mon père, fatigué, relève la tête lorsque retentit le marteau de la porte sous la main du facteur : Est-ce une lettre de notre fils ? Est-ce une lettre de mon mari ? Est-ce une lettre de notre père ? Ainsi s’interroge-t-on à part soi.
    Si ce n’est pas l’une de mes lettres, que ce soit toujours ma prière qui communie avec ces amours qui n’en font qu’un. Seigneur, laissez venir vers moi ces petits que vous avez laissés venir à vous. Seigneur qui ne  faites qu’un avec votre Père saint, j’emprunte à votre parole pour vous prier ainsi : gardez dans votre nom ceux que vous m’avez donnés afin qu’ils ne fassent qu’un en vous, avec moi.
    Mais voici le soir, qui est le plus attristant, ici, pour moi, et sans doute pour les miens, là-bas. C’est l’heure de l’angoisse indicible.
    Que je vous redise, mon Dieu, les mots qui vous inclinèrent à demeurer auprès des pèlerins  d’Emmaüs au moment que votre cher visage allait s’éclairer pour eux d’une lueur singulière qui, déjà, rendait leurs cœurs tout brûlants :
    « Restez avec nous, car il se fait tard et déjà le jour baisse. » Restez avec nous et nous serons plus forts que la mort n’est forte.
    Le froid, l’humidité vont envahir de plus en plus la tranchée.
    C’est l’heure ou mes petits rentrent de l’école pour souper.  Je les prenais sur mes genoux pour qu’ils babillassent. Et je pressais contre leurs joues fraîches ma joue qui ne connaît plus que le baiser de la crosse du fusil. Et ils ne savaient pas. Et avant que je partisse pour le front, ils me disaient : « Nous ne voulons pas que tu sois tué par les Allemands. » Sous la lampe, ma femme coud, impassible comme sait paraître l’énergie. Et les deux vieillards s’assoupissent, les traits tirés.
    Seigneur, je ne vois même pas  le ciel s’étoiler. J’ai peur d’être saisi d’angoisse. Il me faut toute ma force et tout mon calme. N’êtes-vous plus dans les ténèbres avec nous?

    « La paix soit avecvous ! C’est moi.Ne craignezpoint. »

     

     

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  • Viens avec moi !

    Viens avec moi !...Michel Hubaut

    Voici un nouveau jour qui commence !
    Jésus, Toi qui as accepté d’incarner l’Amour infini dans les limites d’une famille, d’un village, d’un pays, et la monotonie d’un métier avec ses mêmes gestes répétés, viens habiter chez moi tout au long de ce jour !
    Que ta présence transforme cet humble quotidien en une joyeuse incarnation de ton Amour !
    Tu croiseras ceux que je croiserai dans la rue,
    tu prieras en moi sur le quai de la gare, dans la cohue,
    tu poseras un regard de tendresse sur chaque visage que je regarderai,
    tu salueras ceux que je saluerai,
    tu écouteras ceux que j’écouterai,
    tu parleras à ceux à qui je parlerai,
    tu t’engageras auprès de ceux avec qui je m’engagerai,
    tu prendras ton repas auprès de ceux avec qui je mangerai,
    tu aimeras ceux que j’aimerai.
    Comme le Père T’a envoyé aux carrefours des rues et des places publiques,
    Tu m’envoies, aujourd’hui, pour être ton cœur, tes yeux et tes mains.
    Avec moi, tu veux encore rencontrer des riches et des pauvres, des enfants et des vieillards, des bien-portants et des malades, et regarder chacun comme un être unique.
    Avec moi, en moi, tu veux encore aimer, servir, pardonner, guérir, laver les pieds et sauver.
    Avec moi, en moi, tu veux vivre aujourd’hui encore, et jusqu’à la fin des temps, au milieu de hommes.
    Viens, Seigneur Jésus, viens habiter chaque heure, chaque minute, chaque seconde de cette journée.
    Transforme-la en semence de ton éternité !

    Michel Hubaut

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  • Dieu, un ami du silence

    Dieu, un ami du silence ...Mère Teresa

     Au commencement de la prière se trouve le silence.
    Si nous voulons prier, il nous faut d'abord apprendre à écouter car, dans le silence du cœur, Dieu parle.
    Et pour être en mesure de vivre ce silence et d'entendre Dieu, il nous faut un cœur limpide car il est seul capable de voir Dieu, d'entendre Dieu, d'écouter Dieu.
    Alors seulement, de la plénitude de nos cœurs, nous pouvons parler à Dieu. Et Il écoute.
    Mais nous ne pouvons pas parler à moins d'avoir écouté, à moins d'être en contact avec Dieu dans le silence de nos cœurs.
    La prière n'est pas censée nous torturer, nous mettre mal à l'aise , nous troubler.
    Il faut s'en réjouir à l'avance : parler à mon Père, parler à Jésus, celui auquel j'appartiens, corps et âme, esprit et cœur.
    Réfléchissons donc au silence de l'esprit, des yeux et de la langue.
    Le silence de l'esprit et du cœur. La Vierge Marie" gardait précieusement tous ses souvenirs et les méditait en son cœur". Ce silence la rapprochait de notre Seigneur de sorte qu'elle n'a jamais eu à regretter quoi que ce fût. Rappelez-vous ce qu'elle fit quand saint Joseph fut troublé. Un seul mot de sa part aurait dissipé tout soupçon, mais elle ne le prononça pas et c'est le Seigneur Lui-même qui accomplit le miracle d'attester son innocence.
    Si seulement nous étions aussi convaincus de la nécessité du silence! Je crois qu'alors la voie vers l'union intime avec Dieu serait bien dégagée.
    Puis nous avons le silence des yeux, celui qui nous aidera toujours à voir Dieu.
    Nos yeux sont comme deux fenêtres par lesquelles, le Christ ou le monde parviennent jusqu'à nos cœurs. Il nous faut souvent beaucoup de courage pour les garder clos. Ne disons-nous pas souvent :"Si seulement je n'avais pas vu telle ou telle chose !" Et cependant nous nous donnons si peu de peine pour surmonter le désir de tout voir.
    Par le silence de la langue, nous apprendrons beaucoup : à parler au Christ, à rester joyeux en tout temps et à avoir quantité de choses à dire.
    Le Christ nous parle par l'intermédiaire d'autres personnes et, lorsque nous méditons, il nous parle directement.
    Dieu est ami du silence. Nous avons soif de trouver Dieu, mais ill ne se laisse découvrir, ni dans le bruit ni dans l'agitation.
    Voyez comme la nature, les arbres, les fleurs et l'herbe croissent dans un profond silence.
    Voyez comme les étoiles, la lune et le soleil se déplacent en silence.
    Plus nous recevons dans une prière silencieuse, plus nous pouvons donner dans notre vie active.
    Le silence nous donne un regard neuf sur toutes choses. Nous avons besoin de ce silence afin de toucher les âmes. L'essentiel n'est pas dans ce que nous disons, mais dans ce que Dieu nous dit et dans ce qu'il transmet par notre intermédiaire. C'est en silence que toujours Jésus nous attend.
    Dans ce silence, il nous écoutera ; c'est là qu'Il parle à nos âmes et c'est là que nous entendrons sa voix. Dans ce silence, nous trouverons une énergie nouvelle et une véritable unité.
    L'énergie de Dieu sera nôtre pour bien accomplir toutes choses dans l'unité de nos pensées avec les siennes, l'unité de nos actions avec les siennes, de notre vie avec la sienne.

    Mère Teresa

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  • Depuis que je t'ai rencontré ...

    Depuis que je t'ai rencontré ...

    Écoute, mon Dieu!
    Ils m'ont dit que tu n'existais pas et comme un sot, je l'ai cru.
    L'autre soir, du fond d'un trou d'obus, j'ai vu ton ciel...
    Du même coup, j'ai vu qu'ils m'avaient dit un mensonge.
    Si j'avais pris le temps de regarder les choses que tu as faites,
    j'aurais bien vu que ces gens refusaient d'appeler un chat un chat.

    Je me demande, Dieu, si tu consentirais à me serrer la main...
    Et pourtant, je sens que tu vas comprendre.
    C'est curieux qu'il m’ait fallu venir à cette plage infernale avant de pouvoir contempler ton visage.
    Je t'aime terriblement, et ça, je veux que tu le saches.
    Il va y avoir un horrible combat.

    Qui sait ? Il se peut que j'arrive près de toi dès ce soir même.,,
    Nous n'avons pas été des camarades jusqu'à ce jour et je me demande, si tu m'attendras à la porte.

    Tiens ! voilà que je pleure.
    Moi, verser des larmes !
    Ah ! si je t'avais connu plus tôt...
    Allons, il me faut partir!
    C'est drôle, depuis que je t'ai rencontré, je n'ai plus peur de mourir.



    Texte retrouvé sur le corps d'un soldat américain au moment du débarquement en 1944

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