• Extrai du livre du Général Bigeard

    Extrai du livre du Général Bigeard

    Adieu ma France , tu n'est plus celle que j'ai connue , le pays du respect , des valeurs,de l'hymne et du Drapeau , le pays de la liberté d'être Français.

    Adieu ma France des trafics en tout genres ,du chomage ,de l'Islamisme , de la polygamie ,du laxisme,de la permissivité, de la famille décomposée.

    Adieu ma France réduite à l'Etat d'urgence ,ma France déconstruite , en guerre avec elle même , je veux néanmoins demeurer optimiste et croire en ton sursaut .

    Mais qui te sauvera ? Un homme qui saurait se mettre tout entier à son service , sans magouille ,sans en retirer pour lui-même le moindre profit , mais se donnerait entièrement et de façon désintéressée , au sauvetage du pays , à la relance de la France ....

     

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  • MA MÈRE, CE HÉROS MÉCONNU

     

    	MA MÈRE, CE HÉROS MÉCONNU

    L’autre jour, avec des amis, nous discutions de l’élection de Miss Monde, et, depuis, je n’ai pas arrêté d’y penser… Au cours de la cérémonie, les candidates devaient répondre à diverses questions préparées par le jury. Or l’une de ces questions était : Quel est votre héros préféré ; quelle est la personne que vous admirez le plus au monde ? 

     

    Si l’on me posait cette question, que répondrais-je ? Mère Teresa ? Florence Nightingale ? Ou quelque autre personnage célèbre qui, par son dévouement, a inspiré des millions d’hommes et de femmes de par le monde ? Non, la personne que j’admire le plus au monde n’est autre que ma mère.

     

    Au cours des 27 dernières années, ma mère n’a cessé de donner d’elle-même : dans de nombreux pays sur trois continents, elle a œuvré en tant que missionnaire chrétienne bénévole. Depuis cinq ans, elle travaille dans le continent africain. Certes, cela constitue un exploit en soi, mais ce qui est encore plus remarquable, c’est que depuis 23 ans, elle souffre d’une maladie débilitante rare qui s’attaque à toutes ses articulations et qui rend ses moindres mouvements extrêmement douloureux. Néanmoins, si vous la rencontriez pour la première fois, mis à part un léger boitement, vous ne vous douteriez de rien. À mes yeux, c’est ici l’une de ses qualités les plus admirables : bien qu’elle souffre, vous ne l’entendrez jamais se plaindre et vous ne verrez sur ses lèvres qu’un magnifique sourire. 

     

    Il nous arrive même à nous, ses proches, d’oublier ce qu’elle endure, jusqu’au moment où elle se retire discrètement dans sa chambre et que nous la retrouvons sur son lit, paralysée par la douleur. De surcroît, elle est malentendante et vient de perdre la vision dans un œil. Sa vie sentimentale n’a pas toujours été facile, et elle a connu de grandes déceptions. N’importe qui dirait que la vie de ma mère croule sous le poids de l’adversité, mais elle ne voit que les moments de joie : Ma vie abonde en bénédictions ! , dit-elle.

     

    Je suis persuadée que sa plus grande force lui vient de sa foi en Dieu, et du fait qu’elle se sait aimée par Lui ; et cet amour déborde sur tous ceux qu’elle rencontre. Elle a consacré sa vie au service des autres. Elle en a fait, non seulement sa profession, mais sa façon de vivre. Elle rayonne d’une telle paix, d’un tel amour, d’un tel réconfort, que les gens sont attirés par elle comme par un aimant. Même les plus endurcis viendront s’asseoir auprès d’elle pour lui confier leurs problèmes, leurs craintes et leurs espoirs, et elle sera comme une mère pour chacun d’eux. Ses souffrances l’ont rendue capable de réconforter les autres dans leurs souffrances. Pour moi, c’est cela un vrai chrétien : ce n’est pas celui qui prêche du haut d’une chaire, mais celui qui par sa vie donne un exemple d’amour.

     

    Il ne suffit pas d’aimer quand on en a envie, quand tout va pour le mieux et qu’on est en parfaite santé ; quand on n’a pas grand-chose d’autre à faire, ou qu’on a de l’énergie à revendre... L’amour pleure avec ceux qui pleurent, parce qu’il comprend leur chagrin. L’amour offre une épaule compatissante. L’amour, c’est une main qui relève les autres, même quand elle est trop fatiguée pour se relever elle-même. L’amour n’est pas seulement l’affaire d’une heure, ou d’un jour. L’amour est pourtoujours.

     

    Ma mère n’a rien d’une Miss Monde, mais, à mes yeux, elle est la plus belle de toutes. Elle est remplie d’une grande beauté et d’une grâce intérieure qui transparaît chaque jour de sa vie. Non, elle ne sera jamais célèbre, on ne fera pas mention d’elle dans les livres d’histoire, mais l’amour qu’elle répand vit dès à présent et vivra pour toujours dans la multitude des cœurs qu’elle a touchés.

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    L’unique alternative

     

    L’auteur britannique C. S. Lewis écrivait : Un simple être humain qui dirait le genre de choses que Jésus a dites ne pourrait être considéré comme un grand maître à penser. Un simple mortel qui prétendrait être le Fils de Dieu ne pourrait

    pas être pris au sérieux. On se rirait de lui, on le jugerait détraqué, et on finirait par l’envoyer en psychiatrie.

     

    Lewis poursuivait en disant que si Jésus n’était pas le Fils de Dieu comme Il le prétendait, Il serait fou, fou à lier; ou alors ce serait le diable en personne.

     

    A chacun de décider: ou cet homme était — et Il est toujours — le Fils de Dieu, ou alors c’était un malade mental… ou pire. Ou bien on L’enferme comme un

    dérangé, on Lui crache dessus et on Le fait disparaître comme un démon; ou bien on tombe à Ses pieds et on L’appelle Seigneur Dieu.

     

    Nombreux sont ceux qui ne croient pas à la divinité de Jésus mais Le reconnaissent néanmoins comme un grand homme, dont l’influence positive s’est propagée dans le monde à travers les siècles.

     

    Toutefois, explique Lewis, Dieu ne nous a pas laissé l’alternative de voir en Jésus un grand homme seulement ou un grand maître. Dieu veut que nous croyions en Jésus en tant que Sauveur, et que nous Le recevions dans notre cœur, dans notre vie.

     

    Pourquoi ? Parce que Dieu veut vivre avec nous et en nous, afin de pouvoir nous accorder tous les bienfaits qu’Il a en réserve pour nous dans Son amour illimité. Et comment s’y prend-Il ?

     

    Je vous donnerai un cœur nouveau, dit-Il dans la Bible, et je mettrai en vous un esprit nouveau (Ezéchiel 36:26).

     

    Ce que ne peuvent faire des années de psychanalyse, de psychothérapie de groupe,

    de développement personnel, ou même de bonnes résolutions, Dieu peut le faire en un instant, en réponse à une prière sincère. Il peut vous donner un nouvel esprit. C’est alors une nouvelle vie qui commence.

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    A l’attention des grands de ce monde

     

    AVIS DE RECHERCHE !

    Que Dieu nous donne de vrais hommes !

    Notre époque demande des esprits forts,

    de grands cœurs, une foi véritable,

    des mains qui se tendent,

    Des hommes que ne peut tuer la soif de puissance,

    Que l’appât du gain ne peut acheter, ni l’abondance,

    Qui ont leurs opinions, de la volonté,

    Le sens de l’honneur et la sincérité,

    Qui sauront tenir tête au démagogue,

    Et damneront ses flatteries hypocrites sans sourciller !

    De grands hommes couronnés de soleil, au-dessus des vogues,

    Dans le devoir public comme en privé.

    Car tandis que la foule et ses idées chauvines,

    Ses titres grandioses et ses actions mesquines,

    Se dispute, égoïste, la Liberté pleure tristement,

    Le Mal mène le pays, et la Justice attend en dormant.

    —Josiah Gilbert Holland

     

    La véritable habileté politique est l’art de changer une nation pour en faire ce qu’elle devrait être — William R. Alger

     

    Les véritables grands hommes ont l’impression étrange que leur grandeur ne vient pas d’eux mais qu’elle passe à travers eux — John Ruskin

     

    L’origine des grands changements ne se trouve pas à la surface de la société mais dans des cœurs longuement préparés, dans des hommes qui, grâce à leur communion avec Dieu, s’élèvent au-dessus de l’apathie environnante et parlent avec une énergie entraînante pour donner vie à la communauté et tonus à l’esprit du peuple — Edward Beecher

     

    Versets bibliques à l’usage des leaders

     

    Le juste gouverneur des hommes qui gouverne en respectant Dieu est pareil au soleil qui se lève au matin et répand sa lumière dans un ciel sans nuage, et la verdure sort de terre par ses rayons et par la pluie (2 Samuel 23:3-4)

     

    Il n’est pas convenable pour un serviteur du Seigneur d’avoir des querelles. Qu’il se montre au contraire aimable envers tout le monde, capable d’enseigner et de supporter les contrariétés (2 Timothée 2:24)

     

    Ne vous mettez en souci pour rien, mais, en toutes choses, exposez vos besoins à Dieu. Adressez-Lui vos prières et vos requêtes, en Lui disant aussi votre reconnaissance. Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera votre cœur et votre pensée sous la protection de Jésus-Christ     (Philippiens 4:6-7)

     

    Ce que l’Eternel attend de toi: c’est que tu te conduises avec droiture, que tu prennes plaisir à témoigner de la bonté et qu’avec vigilance tu vives pour ton Dieu

    (Michée 6:8)

    Si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. Car le Fils de l’homme (Jésus)n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir Lui-même et donner Sa vie en rançon pour beaucoup

    (Matthieu 20:26-28)

     

    Tâche de bien connaître l’état de chacune de tes brebis, sois attentif à tes troupeaux (Proverbes 27:23)

     

    Déchargez-vous sur Lui de tous vos soucis, car Il prend soin de vous (1 Pierre 5:7)

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    Ne laissez pas les autres vous rabaisser à leur niveau,

    élevez-les jusqu’au vôtre !

     

    Un bon leader doit posséder deux qualités essentielles : tout d’abord

    il doit savoir où il va, ensuite il doit être capable de persuader les autres

    de le suivre !

    Un vrai leader a de solides convictions et agit en conséquence, sans

    souci du qu’en dira-t-on ! Il sait ce qu’il doit faire, et peu lui importe ce

    qu’en pensent les autres. Il tient bon, même quand tout semble s’écrouler

    ou qu’il se voit abandonné de tous ! Vous ne pouvez le dissuader, ni

    le détourner de son chemin ! Il ira de l’avant, avec ou sans vousIl

    demeure fidèle au message de Dieu et à Ses méthodes. Il demeure

    fidèle à la Parole de Dieu et il écoute Sa voix. Il demeure fidèle au

    ministère particulier auquel Dieu l’a appelé. Il est loyal !

    Le vrai leader sait garder le cap et essaie d’entraîner les autres dans

    son sillage. Un leader qui ne peut tenir d’une main ferme le gouvernail,

    ou qui est facilement détourné de son chemin, n’a pas la fibre d’un

    leader !

    Le vrai leader doit avoir une influence positive sur les autres pour

    pouvoir les conduire, les guider, les former, essayer de les entraîner

    dans la bonne direction, et leur apprendre à surmonter leurs faiblesses !

    Êtes-vous un tel leader ?

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  • Vieillir, c'est chiant !

     

    Voici le texte un extrait du livre Les Mots de ma vie:

    Vieillir, c'est chiant !

    « J’aurais pu dire : Vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, C’est douloureux, c’est horrible, C’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » Parce que c’est un adjectif vigoureux Qui ne fait pas triste. Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira.

    Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau.

    On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien…. Même à soixante.

    Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j’ai vu le regard des jeunes….. Des hommes et des femmes dans la force de l’âge qui ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.

    J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.

    Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.

    Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.

    « Avec respect », « En hommage respectueux », « Avec mes sentiments très respectueux ».

    Les salauds ! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ? Les cons !

    Et du ‘cher Monsieur Pivot’ long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !

    Un jour, dans le métro, c’était la première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place…

    J’ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. !!!… ?

    – « Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que ».

    – Moi aussitôt : « Vous pensiez que ? »

    – « Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. »

    – « Parce que j’ai les cheveux blancs ? »

    – « Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ça a été un réflexe, je me suis levée. »

    – « Je parais beaucoup… beaucoup plus âgé que vous ? »

    – « Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge. »

    – « Une question de quoi, alors ? »

    – « Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois. »

    J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.

    Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir, tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie.

    La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’Adagio du Concerto n° 23 en La majeur de Mozart, soit, du même, l’Andante de son Concerto n° 21 en Ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà. Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps. Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge ?… Non, Mozart. »

    Livre Les Mots de ma vie : Bernard pivot

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  • C'est juste pour la petite " HISTOIRE "

    C'est juste pour la petite " HISTOIRE "

    Une Dame   très élégante demande au vendeur  : 
    «Combien vendez-vous vos œufs ?»

    Le vieux vendeur répond : 
    «0.50 ¢ un œuf, madame» .
    La Dame dit : 
    «Je vais prendre 6 œufs pour 2.50$ ou je pars».

    Le vieux vendeur lui répond : 
    «Achetez-les au prix que vous souhaitez, Madame.

    Pourtant ils sont extra frais

    Mais C'est un bon début pour moi parce que je n'ai pas vendu un seul œuf aujourd'hui

    et que j’ai besoin de ça pour vivre  et pour ma famille».

     

    Elle lui a acheté ses œufs au  prix marchandé 

    et est partie avec la sensation qu'elle avait gagné.

    Elle est entrée dans sa voiture élégante 

    et est allée dans un restaurant élégant avec son amie.
    Elle et son amie ont commandé ce qui avait de plus cher!!!
    elles ont payés l'addition, qui était de 400$. 

    Les dames ont donné 500$ 

    et ont dit au propriétaire du restaurant chic de garder la monnaie comme pourboire...

     

    Cette histoire pourrait sembler assez normale vis-à-vis du patron du restaurant de luxe,

    mais très injuste pour le vendeur des œufs...

    La question que ça amène est:

    -   "Pourquoi avons-nous toujours besoin de montrer que nous avons le pouvoir quand nous achetons à des nécessiteux ? 

    et marchander le plus bas prix?????
    Et pourquoi sommes-nous généreux avec ceux qui n'en  ont même pas besoin ?

     

    Papa  faisant tous les marchés  et  avait l'habitude d'acheter des biens à des pauvres à des prix élevés,

    même s'il n'avait pas besoin de ces choses, la plupart du temps 
    Parfois, il les payait plus cher.

    J'étais stupéfaite. Un jour je lui ai demandé

    «pourquoi fais-tu ça papa?» 
      Il me répondit : 
    « C' est une charité enveloppée dans la dignité, mon  enfant

    -------------------

    Put être que  la plupart  ne partageront  peut être pas ce message,

    et c'est leur droit

    mais si vous êtes l'une des personnes qui à prit le temps de lire jusqu'ici...

    Alors ce message de tentative «d'humanisation» aura fait un pas de plus... 
    et   dans la bonne direction... 

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  • Oui !   L'horloge tourne inexorablement  

    ********   

     Prendre le temps de lire cette belle page sur le temps qui passe !!!!!  


    Le temps file et passe à la vitesse grand V... 

    À peine la journée commencée  et ... il est déjà six heures du soir. 

    A peine arrivé le lundi et c'est déjà vendredi. 

    ... et le mois est déjà fini. 

    ... et l'année est presque écoulée. 

    ... et déjà  30, 40, 50 ou 60 ans de nos vies sont passés. 

    ... et on se rend compte qu’on a perdu nos parents, des amis. 

    et on se rend compte qu'il est trop tard pour revenir en arrière ... 

    Alors... Essayons malgré tout, de profiter à fond du temps qui nous reste... 

    N'arrêtons pas de chercher à avoir des activités qui nous plaisent... 

    Mettons de la couleur dans notre grisaille... 

    Sourions aux petites choses de la vie qui mettent du baume dans nos cœurs. 

    Et malgré tout, il nous faut continuer de profiter avec sérénité de ce temps qui nous reste.  

    Essayons d'éliminer les "après" ... 

    je le fais après ... 
    je dirai après ... 
    J'y penserai après ... 

    On laisse tout pour plus tard comme si "après" était à nous. 

    Car ce qu'on ne comprend pas,   c'est que  : 

    après, le café se refroidit ... 
    après, les priorités changent ... 
    après, le charme est rompu ... 
    après, la santé passe ... 
    après, les enfants grandissent ... 
    après, les parents vieillissent ... 
    après, les promesses sont oubliées ... 
    après, le jour devient la nuit ... 
    après, la vie se termine ... 
    Et après c’est souvent trop tard.... 

    Alors...  Ne laissons rien pour plus tard... 

    Car en attendant toujours à plus tard, nous pouvons perdre les meilleurs moments, 
    les meilleures expériences, 
    les meilleurs amis, 
    la meilleure famille... 

    Le jour est aujourd'hui...  L'instant est maintenant... 

    Nous ne sommes plus à l'âge où nous pouvons nous permettre de reporter à demain ce qui doit être fait tout de suite. 

    Alors voyons si vous aurez le temps de lire ce message et ensuite de le partager ...  JE VIENS DE LE FAIRE

    Ou alors vous le laisserez peut-être pour...  plus tard...  


    Et vous ne le partagerez  jamais ...

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  • Une agricultrice française meurt seule… de misère !

    https://t.co/CErhrpQfkW

    Une agricultrice française meurt seule… de misère !

    Le 29 janvier se déroulait au cimetière de Rodelle, dans l’Aveyron, les obsèques de Josette Burguière. Cette agricultrice de 65 ans, qui vivait dans des conditions d’extrême pauvreté, a été retrouvée morte le 22 janvier, gisant au pied de son lit. Morte de misère. Un drame qui démontre à nouveau la détresse de nombreux agriculteurs français.

    Une cérémonie dans l’intimité familiale. Une inhumation simple, comme la vie de Josette Burguière. Cette agricultrice âgée de 65 ans résidait dans sa ferme située à Falsot, commune de Rodelle, un village de l’Aveyron peuplé d’un millier d’habitants. Elle a été enterrée le 29 janvier dans le cimetière local. Une cérémonie faite à la va-vite, d’après les villageois cités par Centre Presse Aveyron.

    Josette, paysanne de 65 ans, est morte de misère et de solitude dans sa ferme de l’Aveyron.

    À une époque dominée par le sensationnel et la futilité, ce drame terrible ne fera malheureusement pas là une des journaux. Paix à son âme.

    Le décès de Josette Burguière a provoqué une vive émotion, car il est symptomatique de la détresse de nombreux agriculteurs français. Josette a été retrouvée le 22 janvier, gisante au pied de son lit, alors que la plupart des animaux présents dans sa ferme avaient trépassé. L’agricultrice vivait dans des conditions d’extrême misère et de solitude depuis le décès de sa mère il y a quelques années. D’après les informations de Centre Presse Aveyron, Josette Burguière serait morte d’une cause naturelle entre le vendredi 17 et le samedi 18 janvier.

    Selon le témoignage du maire Jean-Michel Lalle, Josette, 65 ans, ne parlait à personne etpersonne ne rentrait chez elle. Tout juste pouvait-on parfois l’apercevoir sur son tracteur, s’occupant seule de ses 50 hectares de terrain, mais ces derniers temps, on la croisait moins souvent. Elle avait beaucoup maigri. Sa vieille Citroën, chargée de foin, était en panne. Faute d’avoir été payé, le boulanger ne lui apportait plus de pain. Mais Josette ne demandait rien,expliquent nos confrères de France 3 Aveyron.

    D’après le média régional, les voisins avaient averti la municipalité. Nous avons été alertés sur son cas au Conseil municipal du 19 décembre. J’ai aussitôt demandé conseil au Point Info seniors de la communauté de communes, puis averti la Mutualité sociale agricole, puisqu’elle était agricultrice encore en activité. Depuis, j’ai rappelé cet organisme pour voir où en était sa situation», assure Jean-Michel Lalle, cité par France 3 Aveyron. Mais la situation n’était pas facile. Elle vivait complètement recluse, poursuit-il.

    Les agriculteurs français crient régulièrement leur colère, dénonçant leurs conditions de travail, une grande distribution prédatrice, la concurrence déloyale de l’étranger ou encore l’agribashing. La profession est particulièrement touchée par le suicide.

    Nous entendons parler des populations qui souffrent dans ce pays. Nous sommes l’une de ces catégories et cela fait des années que l’on souffre. Nous vivons des crises successives, deux agriculteurs se suicident par jour. Nos revenus sont continuellement en baisse, car rien n’est organisé et encore moins réglé par rapport à ce qu’avait dit Emmanuel Macron concernant les États généraux de l’alimentation, lançait à un journaliste en octobre dernier Bernard Lannes, président de la Coordination rurale.

    Ceux qui le souhaitent pourront rendre un dernier hommage à Josette lors de la messe de sépulture qui se tiendra, selon Centre Presse Aveyron, le dimanche 2 février à 10h30 en l’église Saint-Pie-X de Bozouls.

    ___________________________________________________________________

    Patrick commentaire et réaction :

    Si vous pouvez voir cette vidéo, c’est lamentable comment on peut se justifier pour ne prendre aucun blâme.

    Moi, je voudrais vous poser une question : comment personne ne s’est aperçu à quel point la situation, était grave, quand plusieurs animaux ont été retrouvés morts et que cette pauvre femme ne montrait plus son nez ; cela aurait dû les faire réagir plus sérieusement, n’est-ce pas ?

    Quand vous vivez dans un petit milieu rural comme celui-ci, vous êtes une famille, et comme une famille, ont devrait prendre soin les uns des autres ; n’êtes-vous pas d’accord avec moi ?

    En écoutant cette vidéo, je peux entendre des gens qui se sentent vraiment désolés de ne pas avoir agi plus tôt ! Avertir la municipalité, c’était le minimum à faire ! Mettre un sac de nourriture devant la porte, c’était le minimum à faire !

    C’est une chose d’être désolé et avoir de la pitié ; mais s’en est une autre d’agir ! La pitié se sent juste désolé, la compassion agit dans l’amour !

    (Mon grand-père était un homme saint qui aimait son prochain. Bien qu’il ne soit pas un Chrétien officiellement, il avait le cœur d’aider les autres du mieux qu’il le pouvait. S’il avait un sandwich et qu’à ses côtés quelqu’un était affamé, il n’hésitait à couper son sandwich en deux pour en offrir un morceau au pauvre gars ! Ma mère était comme cela aussi, et merci à Dieu, ils m’ont transmis cet amour pour les autres !

    Et je peux vous assurer, que dans une situation comme celle-là, mon grand-père aurait agi, parce qu’il était un homme d’action pas de paroles seulement ; il mettait des actes de fraternité et d’aide dans sa vie de tous les jours ! Et croyez-le ou pas, c’est sous une chaleur étouffante en se démenant pour avertir plusieurs personnes avec son vélo qui l’a tué ; il a fait l’erreur de boire une boisson glacée et cela lui a été fatal parce que ses poumons étaient trop fragiles !)

    Est-ce que quelqu’un a pris le temps d’approcher cette dame et d’essayer de sympathiser avec elle ? De lui proposer de l’aider dans sa ferme ? Est-ce qu’à Noël des parents sont venus avec leurs enfants pour lui apporter un panier rempli de victuaille ou chanter des chansons de Noël devant sa porte ?

    Laissez-moi vous dire, l’amour trouve toujours une solution, parce que l’amour vrai vient de Dieu et est Dieu !

    Et les Chrétiens de cette communauté ont-ils prié pour elle à l’église ? Et Monsieur le Curé, s’est-il déplacé plusieurs fois pour voir cette pauvre brebis seule et abandonnée ?

    Et Monsieur le maire qui semble tout simplement désemparé et désolé, pourquoi n’a-t-il pas agi ? Est-il seulement allé la voir ? Il devrait savoir que c’est une partie de ses fonctions de s’occuper du bien-être ses administrés ! Sinon, il ne devrait pas prendre ce poste s’il finit désemparé et perdu devant une telle situation ; il devrait donner sa place à quelqu’un, qui lui, serait agir !

    Le cas de cette pauvre femme est un parmi les milliers d’autres qui arrivent en France.

    On peut blâmer le gouvernement, ça, c’est facile et évident ; on peut blâmer la société d’aujourd’hui, là, on est sûr de ne pas se tromper ; on peut blâmer le mondialiste et Bruxelles, là encore, on aurait raison ; mais si on est vraiment honnête avec soi-même, c’est nous-mêmes qui sommes les plus responsables !

    Ce sont nos choix et décisions que nous faisons chaque jour qui importe ; notre comportement et nos actions qui influencent notre entourage ; si nous sommes vraiment concernés pour le bien-être d’autrui et leur bonheur…

    Fais aux autres ce que tu veux qu'ils fassent pour toi !

    C’est aussi simple que cela, et nous ferions bien d’arrêter de blâmer nos institutions, le système, ou de rejeter les fautes sur les autres, mais de regarder notre vie de plus près, et de nous poser les bonnes questions !

    Le vrai drame dans cette histoire en fin de compte, ce n’est pas que le problème avec les paysans, les marins, les pompiers, la police, etc. Mais êtes-ce que nous nous soucions assez des uns des autres ; sommes-nous assez concernés par ceux qui nous entourent ou qui croisent notre chemin ; où sommes-nous juste concernés pour notre bien-être personnel, nos familles, nos propres intérêts, juste survivre en fin de compte !

    Qu’on le veut ou pas, nous sommes responsables les uns des autres ; nous sommes liés ensemble ; peut-être, un jour prochain, nous aurons besoin de ce prochain qui nous sauvera la vie, ne croyez-vous pas ? Qui donnera son sang ou un de ses organes pour nous sauver la vie…

    Quand vous y pensez sérieusement, le vrai sens de la vie c’est cela, ce n’est pas juste de vivre que pour soi ou de survivre par tous les moyens, mais de vivre côte à côte avec les autres, en harmonie et dans la paix, l’amour et le partage.

    Si nous vivons dans cet esprit, alors le vrai bonheur fera sa demeure chez nous ! Quand pensez-vous ?

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  • Les 15 Clefs De L'Amitié -

    Les 15 Clefs De L'Amitié -

     

    Faire Le Premier Pas -

     Après tout, qu'est-ce que l'on risque ? 
    Un coup de fil, une invitation à déjeuner, une proposition de sortie sont peut-être le début d'une nouvelle amitié.



      Doser Ses Exigences -

    On ne peut attendre de l'autre qu'il nous apporte tout ce dont nous avons besoin.

    Avec chacun, nous partageons des choses différentes. 
    Des amis pour la conversation, pour l'art, les expositions, les courses... 
    Des amis à qui on confie des épisodes de sa vie et qui vibrent pour avoir connus les mêmes.

    Ceux avec qui on peut parler divorce... ou de la mort des parents...".



      Ne Pas Être Dépendant -

    Il ou elle n'est pas disponible ?
    Ce n'est pas si grave.
    Nous pouvons aller seul en balade ou inviter la voisine qui, justement, en meurt d'envie.

     

    Ne Rien Demander En Échange -

    L'amitié rime mal avec comptabilité.
    Ce qui fait tout son prix, c'est précisément sa gratuité...

    "Je te donne parce que je t'aime." 
    Ce qui ne veut pas dire qu'il faut en faire trop. 
    Chacun a droit à son jardin secret.

     

    Savoir Écouter -

    Combien d'occasions ratées pour n'avoir pas su écouter au bon moment ?

    Les amis sont d'abord ceux qui savent se taire et être disponibles quand on en a besoin.



      Respecter Le Secret -

    Une confidence, un détail de la vie privée... l'autre nous a fait confiance.

    Savoir garder le silence est la preuve que cette confiance est méritée.

     

    Être Souple -

    Une invitation qui tombe à l'heure du rendez-vous chez le coiffeur....
    Une sortie au moment d'un bon film... pourquoi refuser ? 
    On peut toujours s'arranger. 
    À trop vouloir imposer ses propres désirs, on finit par décourager l'ami.

     

    Être Là En Cas De Coup Dur -

    C'est la première chose que nous attendons de nos amis. 
    Chacun trouve, selon son caractère, la façon d'être présent et de montrer son affection.

     

    Prendre Les Gens Comme Ils Sont -

    Nous avons tous nos défauts ; c'est aussi ce qui fait notre charme. 
    Inutile de demander aux autres de changer... 
    Les choses sont tellement plus simples quand on peut rester soi-même sans crainte d'être critiqué. 

     

    Accepter Les Différences -

    C'est ce qui fait tout l'intérêt d'une relation. 
    On n'est pas d'accord sur tout, et alors ? 
    L'autre a peut-être une façon de voir les choses ou de penser la vie qui peut enrichir notre propre jugement.



     Ne Pas Juger -

    L'autre a fait une erreur ou s'est comporté d'une façon qui nous déplaît ? 
    Inutile de le critiquer.
    Il vaut mieux essayer de comprendre.
    Ce qui n'empêche pas la franchise : "voilà ce que je pense, mais tu fais ce que tu veux".

     

    Se Donner Du Temps -

    À force de multiplier les sorties et les activités, on risque de perdre de vue l'essentiel. 
    Parfois, il peut être plus agréable d'en faire un peu moins
    et d'organiser de vraies occasions de partage avec les gens que l'on aime.

     

    Créer Des Moments Conviviaux -

     Les repas entre amis, les sorties, les promenades,
     toutes les occasions sont bonnes pour vivre des situations chaleureuses et complices.

     

    Partager Ce Que L'on Aime -

    Un livre, un disque, un film, une balade à pied, la visite d'un musée... 
    l'amitié a besoin de ces "carburants" pour vivre et se développer. 
    C'est aussi en faisant ensemble que l'on apprend à s'apprécier mutuellement.



      Faire Signe -

    Un petit bonjour, une carte postale, un cadeau... sont autant de façons de dire : 
    "Je pense à toi". Avec de petites attentions, on entretient l'amitié.

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    Un Noël en prison

    On a assisté à une messe de Noël prononcée pour les détenus du centre pénitentiaire

    de Poitiers-Vivonne.

    Par Emmanuel Denise et Léo Aupetit

    Le centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne est d'une propreté presque éclatante. Ouvert en 2009, brûlé en 2016 par une mutinerierénové et rouvert en 2018, il affiche des conditions de vie presque heureuses pour ses 999 occupants : 716 détenus et 283 personnels pénitentiaires. En centre de détention – établissement qui accueille les longues peines – les prisonniers sont logés dans des cellules individuelles. C'est presque un luxe par rapport à certaines prisons où les prisonniers doivent partager, à quatre et avec des rats, le même espace.

    Quelques minutes avant la messe de Noël, qui se déroule dans un gymnase improvisé en église de fortune, les détenus arrivent au compte-gouttes. En passant, ils serrent les mains de tout le monde, notamment celle de Daniel Javillon, le chef adjoint de la détention. Ils hochent la tête et sourient en disant : « Salut chef ! ». Puis chacun s'assied où il le souhaite sur la centaine de chaises en plastique, en attendant l’archevêque de Poitiers qui doit célébrer le culte. Un peu avant le début de la cérémonie, une dizaine de détenues arrivent du quartier des femmes. L'un des prisonniers se lève et fanfaronne en interpellant ses codétenus : « Oh les gars, on se lève là, on fait de la place pour les filles ». L'une d'elles rejoint aux premiers rangs un prisonnier avec qui elle est en couple.

    Une table sert d'autel. Elle est située juste devant une petite crèche fabriquée avec du carton par les femmes du centre. Sur l'enfant Jésus, elles ont peint un grand sourire. Dans le fond de la pièce, quelques tables attendent avec du chocolat et des jus de fruit.

    Pour participer à la messe de Noël, les détenus ont dû s'inscrire sur une liste établie par l’aumônerie de la prison. L'administration pénitentiaire a ensuite fait le tri pour vérifier qu'il n'y ait pas d'incompatibilité et que tout le monde se tienne bien. Pour encadrer la centaine de prisonniers, trois ou quatre surveillants ont pris place dans le fond du gymnase. Tout le monde leur serre la main. Au début de l'office, l’aumônier principal – que tout le monde appelle simplement Bruno, et qui semble jouir d'une grande popularité auprès des détenus – rappelle qu'il pense à tous ceux qui se sont inscrits sur la liste et qui n'ont pas pu venir, notamment les détenus placés en quartier d'isolement.

    Comme à l'école, les mauvais élèves ont préféré les chaises du fond. Au dernier rang, un détenu nous interpelle :

    - Excusez-moi, ça dure combien de temps, là ?

    - Deux heures.

    - Ah ouais, c'est cool ! Ça veut dire qu'on est là toute la matinée. Sinon, je suis dans ma cellule ou à l'école. Ou en promenade. Mais bon, la promenade, quand t'as fait sept ou huit prisons, tu connais, c'est toujours la même chose, tu tournes en rond, et c'est tout. Là, c'est bien, ça nous sort, ça fait prendre l'air.

    Au cours de la cérémonie religieuse, contrairement aux autres prisonniers qui assistent à la messe, les quatre détenus du fond ne communieront pas, ne réciteront pas le Credo ou le Notre Père, mais ils feront de grandes accolades à tout le monde au moment du geste de paix, juste avant la communion. « Oui, j'ai vu. Je pense qu'il y a des gens qui ne sont pas chrétiens, il y a des gens d'autres religions, explique l’archevêque de Poitiers, Monseigneur Pascal Wintzer. Peut-être qu'ils viennent parce que c'est un temps de prière, c'est une manière pour eux de se recueillir »

    La messe est dirigée par l’archevêque. Pour Karine Lagier, c'est un grand honneur et pour Pascal Wintzer c'est la moindre des choses. Dans son sermon, il parle de liberté – celle des corps, que les prisonniers n'ont pas, et celle de l'esprit, qu'ils peuvent trouver – et de la société de consommation :

    « Il y a comme une liste de ce qu'il faut avoir à Noël. Il ne faut manquer de rien. Il faut avoir les meilleurs produits du monde à manger. Il faut se faire des cadeaux de plus en plus cher. Il y a quelques années, les anciens nous dise qu'à Noël, on offrait une orange, parce que c'était un fruit exotique. Il paraît que cette année, le cadeau le plus important, c'est l'enceinte connectée. Qui peut se l'offrir ? Pas beaucoup d'entre nous. On est en permanence obsédé par ce qui nous manque. On voit ce qui nous manque et on ne voit pas ce qu'on a. Or, on a des choses »

    Pourtant, à Poitiers-Vivonne, les détenus n'ont pas grand-chose pour Noël.

    « Il y a deux catégories de personnes, explique Karine Lagier. Il y a ceux qui ont de la famille : ceux-là ne sont pas complètement isolés, même si la période de Noël est toujours compliquée. Et puis, il y a les autres, ceux qui n'ont plus du tout de famille. Ils sont particulièrement vulnérables : pour dire les choses, il y a des risques de suicide »

    Pour ceux-là, qui sont sans aucune ressource, une association envoie des colis pour les fêtes. À l'intérieur, il y a un calendrier, une carte de vœux, trois enveloppes timbrées, un sachet de chocolat, un stylo et trois feuilles de papier blanc. À Poitiers-Vivonne, sur 716 détenus, environ 400 reçoivent ce colis. Pour tenter de les aider à passer les fêtes, l'administration pénitentiaire multiplie les ateliers et les activités, notamment des concerts ou du théâtre.

    « Pour vous situer un peu l'état de détresse, poursuit la cheffe d’établissement, l'année dernière, dans l'unité médicale, après un atelier cuisine, l'un des détenus a dit à l'équipe : "C'est le plus beau Noël que j'ai eu de ma vie". Ça en dit long sur la vie de cette personne avant son incarcération »

    « La messe de noël leur permet de faire comme dehors, comme dans la vie normale, de maintenir un lien avec la réalité »

    Pour les détenus qui ont encore une famille, la période n'est pas forcément moins difficile. À partir du mois de décembre, les proches peuvent faire parvenir un colis exceptionnel de cinq kilos, qui peut, entre autres, contenir des denrées alimentaires. Les détenus, s'ils ont un peu d'argent, peuvent sélectionner des jouets dans un catalogue pour les envoyer à leurs enfants.

    Élodie et Jonathan sont incarcérés depuis six et sept ans, et pour encore « au moins deux ou trois ans ». À l'extérieur, ils étaient tous les deux déjà croyants et pratiquants. La messe de noël leur permet de « faire comme dehors »« comme dans la vie normale », de maintenir un « lien avec la réalité ».

    Pour eux, comme pour tous les détenus interrogés, la période de noël est un moment difficile à passer : « Le plus dur, c'est de ne pas voir ses enfants : ce n'est pas seulement notre souffrance à nous, eux aussi, ils souffrent de ce manque »

    Tous les détenus interrogés parlent de leurs enfants, de la difficulté qu'ils ont à passer noël loin d'eux. Bernard a un fils de huit ans. Il est incarcéré depuis trois ans et demi et pourra sortir, en conditionnelle, d'ici un an et demi environ :

    « C'est mon quatrième noël en détention. C'est très dur. Quand je suis entré, mon fils avait cinq ans, je ne le vois pas grandir. Je le vois 45 minutes par mois, ce n'est pas beaucoup. On ne fait pas d'enfants pour les voir 45 minutes par mois »

    Franck, lui, encore incarcéré pour plusieurs années, a envoyé de l'argent à son ex-femme, pour qu'elle puisse acheter un cadeau à leur fille de huit ans.

    « Nous avons une pensée pour Guillaume qui va nous quitter : son jugement a eu lieu, il a été acquitté »

    Pendant la messe, les détenus font circuler des intentions de prières. La plupart sont dirigées vers les familles, vers les gens malades, vers ceux qui sont seuls, mais aussi « pour que l'Esprit Sain descendent sur les juges et éclaircisse leur jugement »

    Une prière qui ne surprend pas l'archevêque :

    « Comme je suis croyant, je pense que Dieu peut éclairer chacun dans ses choix. Je pense qu'il y a des juges qui sont croyants et qui demandent à Dieu de les aider. Ce n'est pas magique, ce n'est pas Dieu qui va juger à leur place, mais quelqu'un qui est croyant veut que la foi éclaire son existence, son jugement »

    En tout cas, prière entendue ou pas, l’aumônier termine la messe par une bonne nouvelle : « Nous avons une pensée pour Guillaume qui va nous quitter : son jugement a eu lieu, il a été acquitté ». Il ne précise pas si les juges ont eu une épiphanie. Les détenus applaudissent quand même.

    Après la messe, plusieurs détenus viennent discuter. Si tous, ou presque, étaient croyants avant leur incarcération, ils sont souvent devenus beaucoup plus pratiquants au cours de leur incarcération. Bernard explique :

    « Ici, on ne peut pas dialoguer. Moi, mon seul dialogue, c'est Dieu, c'est ma prière le soir, le matin, les rendez-vous avec les prêtres qui viennent parfois me voir. Personnellement, ça m'aide énormément ».

    Jonathan, qui pratiquait « occasionnellement » avant d'être incarcéré, s'est également rapproché de la religion :« On a le temps de lire les livres et de les apprécier à leur juste valeur. On a le temps de penser beaucoup »

    Tous parlent également de l’aumônerie, très présente à Poitiers-Vivonne, qui semble jouer un rôle social très important. « Ici, on a de la chance, ce n'est pas comme ça dans toutes les prisons », explique Bernard.

    « Il y a certaines prisons où ils n'ont rien, ils ne peuvent pas pratiquer leur religion. Ici, c'est bien, on arrive même à organiser des rencontres avec les Protestants et les Musulmans. Entre toutes les religions, il y a un dialogue. C'est bien. C'est vraiment convivial. Ces moments-là nous font oublier les murs »

     

    Noël en prison

    Mojtaba fait partie des 193 chrétiens iraniens arrêtés ou emprisonnés en 2016 en raison de leur croyance. Il témoigne :

    J’ai grandi dans une maison pleine de violence. Mon frère drogué influençait toute l’ambiance. Lorsqu’il est devenu chrétien, toute l’atmosphère a changé. Je suis également devenu chrétien grâce à lui. C’est comme si la lumière brillait dans notre maison. Jésus a rempli la maison de joie et de paix. J’étais quelqu’un de différent. Jésus vivait dans mon cœur. « C’était Noël ! »

    J’ai passé 3 ans en prison, j’ai donc célébré Noël à trois reprises en prison. Noël a toujours été une fête que je célèbre d’une façon intérieure. Donc je pouvais célébrer la fête comme d’habitude. J’avais ce sentiment de libération et de joie en moi.

    Quel contraste avec la situation en prison. J’étais dans une cellule remplie de monde avec de terribles criminels. Il y avait les interrogatoires, l’incertitude quant à ce qui allait arriver. J’étais joyeux intérieurement, mais la situation dans laquelle je me trouvais était profondément triste.

    Pendant mon emprisonnement, j’ai compris Marie, la mère de Jésus. Elle a dû ressentir l’amour de Jésus comme aucune autre personne, mais aussi la douleur qui résulte du choix de le suivre.

    J’ai compris en prison ce que la foi peut coûter, le contraste entre la joie et la tristesse. La Bible en parle. La persécution nous rapproche de notre Seigneur Jésus. Il est venu sur terre et il habite dans notre cœur.

    Noël n’est pas seulement la naissance de Jésus. Pour moi, cela représente la venue de Jésus dans mon cœur et dans ma maison.

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    Dieu parle en prison

    Qui d’entre nous peut garantir qu’il n’ira jamais en prison ? Il y a en fait de multiples occasions d’aller faire un séjour derrière les barreaux.

    Il est vrai que l’explication est le plus souvent assez évidente : on est né du mauvais côté de la société, et on s’est laissé aller à de mauvaises fréquentations et à de mauvais choix. Le cycle de la dégringolade a commencé…

    Mais l’explication peut être aussi une fausse accusation répandue contre vous, un délit involontaire, un accident de la circulation dont vous êtes responsable… ou un « pétage de plombs », un accident psychologique, par exemple. Une vie jusqu’ici honnête ne garantit à personne qu’il ne connaîtra jamais cette infâmante case prison.

    Les clichés sur la prison et les prisonniers sont nombreux. Les différentes contributions de ce livre conduiront certainement le lecteur à adopter une vision plus juste de cet univers très divers mais toujours très difficile à endurer.

    Nous avons voulu aussi, et avant tout, montrer que Dieu était particulièrement présent dans cet endroit où on ne l’imagine généralement pas. Il y transforme radicalement des cœurs, donne une vie nouvelle, rend espoir à celui qui est désespéré.

    Vous trouverez dans les pages qui suivent des paroles de prisonniers, certaines sous forme d’interview, d’autres de témoignages et de réflexions, ou encore d’extraits de courrier. Ce qu’ils ont à nous dire est souvent poignant, sans concession.  Tant pis, ou plutôt tant mieux, si nous pouvons nous sentir dérangés à certains moments.

    Nous avons souhaité aussi un regard extérieur en donnant la parole à deux aumôniers de prison. Avec des centaines d’autres, souvent anonymes, ils consacrent une partie importante de leur semaine à rendre visite aux prisonniers. C’est la société tout entière qui devrait leur être reconnaissante pour leur travail, souvent ingrat. Celui-ci porte des fruits dont nous bénéficions tous, en quelques sorte.

    Oui, Dieu parle en prison. Et peut-être même plus que partout ailleurs dans notre société. Il est bon de le savoir et utile de le faire savoir.

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    Noël en prison

    Jeannie Persoz

    Noël est le moment qui suscite le plus d’émotion en prison, à la fois pour les prisonniers et pour ceux qui les visitent à cette occasion. Jeannie Persoz raconte l’expérience qui l’a conduite à devenir visiteuse de prison.

    Noël en prison : « Le 25 décembre, c’est le jour le pire en prison, surtout chez les femmes », m’a dit un surveillant. Un aumônier, lui, m’a dit : « Noël en prison, c’est très dur. Noël, c’est la fête de la famille. Les détenus sont loin de leurs proches, de leurs enfants. Pâques, c’est plus facile ; c’est le printemps, la renaissance, la conversion, l’espérance »

    Nous sommes quelques membres des paroisses réformées voisines de Fresnes à participer aux célébrations de Noël organisées par les aumôniers protestants, à la Maison d’Arrêt des Femmes (MAF) et à la Maison d’Arrêt des Hommes (MAH).

    Nous sommes accompagnés par une chorale évangélique de Montreuil, qui chante des gospels et qui est très appréciée des détenus.

    C’est une occasion pour nous de pénétrer dans la détention, de subir les contrôles, de franchir les grilles, d’entendre le cliquetis des clés, de voir les surveillants ouvrir les portes des cellules.

    Nous sommes convoqués plus d’une heure avant la célébration, tellement l’entrée d’une trentaine de personnes, en outre avec des instruments de musique, prend de temps !

    30 à 40 détenues chez les femmes (elles sont 90 à la MAF), 80 à 100 détenus chez les hommes (ils sont 2 400 à la MAH), participent à ces célébrations.

    Généralement ces détenus fréquentent les réunions organisées par les aumôniers. Ils ne sont pas tous des chrétiens pratiquants, mais la participation à ces réunions est une occasion de sortir de leurs cellules. De plus, l’incarcération engendre un besoin de retour sur soi, de réflexion, de partage de ses problèmes, ainsi que des aspirations spirituelles et/ou religieuses. Ils ont été prévenus de la date de la célébration, ont demandé à y assister pour ne pas manquer cette occasion de sortir et de vivre un moment de fête.

    Les célébrations comportent des lectures, des chants de la chorale et de l’assemblée, des prières. De grands cubes circulent parmi les détenus, sur lesquels ils inscrivent leurs prières dans leurs langues (il y a 30 % d’étrangers à Fresnes). Celles-ci seront reprises dans nos paroisses le jour de Noël, portées par nos communautés, franchissant ainsi les murs de la prison et symbolisant la solidarité entre l’intérieur et l’extérieur.

    Voici deux exemples des moments les plus forts : la récitation du Notre Père, successivement dans plusieurs langues ; un chant africain entonné par un aumônier d’origine africaine, occasion pour certains détenus de s’exprimer dans leur propre culture et de communier avec l’aumônier.

    Des larmes viennent aux yeux, surtout chez les femmes, parfois aussi chez les hommes. Certains surveillants suivent le déroulement et semblent émus eux aussi.

    Nous apportons aux détenus quelques menus cadeaux : un calendrier offert par l’Armée du Salut, très présente en prison, des friandises, une jacinthe. Chez les femmes, nous pouvons leur offrir des gâteaux faits maison : elles ne peuvent plus en déguster et apprécient particulièrement les gâteaux au chocolat ! Il y en a toujours trop, mais il est important d’en distribuer aux surveillantes et d’en garder pour les détenues qui n’ont pas pu venir.

    Nous pouvons converser un peu avec les détenus, surtout avec les femmes, parce qu’elles sont moins nombreuses et que la surveillance est plus souple.

    Quelques détenues nous ont demandé si nous reviendrions les voir, elles ont manifesté leur soif de rencontres, de visites, surtout les étrangères éloignées de leurs familles. Et c’est ainsi qu’à la suite des célébrations de Noël, je suis devenue visiteuse à Fresnes, il y a plus de cinq ans.

    Je terminerai par ce témoignage de Christian Chesnot qui fut otage en Irak durant plus de quatre mois. Dans une récente émission de télévision du dimanche matin, il a expliqué que la prière, le dialogue avec Dieu, était un moyen pour le détenu de retrouver sa dignité.

    « La prière a été notre étoile dans les ténèbres. Elle nous a sauvé la vie »

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