• La Dernière Classe »  (Alphonse Daudet )

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     Ce matin-là j'étais très en retard pour aller à l'école, et j'avais grand peur d'être grondé, d'autant que M. Hamel nous avait dit qu'il nous interrogerait sur les participes, et je n'en savais pas le premier mot. Un moment l'idée me vint de manquer la classe et de prendre ma course à travers champs.


     Le temps était si chaud, si clair.


     On entendait les merles siffler à la lisière du bois, et dans le pré Rippert derrière la scierie, les Prussiens faisaient l'exercice. Tout cela me tentait bien plus que la règle des participes; mais j'eus la force de résister, et je courus bien vite vers l'école.


     En passant devant la mairie, je vis qu'il y avait du monde arrêté près du petit grillage aux affiches.


     C''est de là que nous sont venues toutes les mauvaises nouvelles, les batailles perdues, les réquisitions, les ordres de kommandantur.


     Et je pensai sans m'arrêter: « Qu'est-ce qu'il y a encore ? »


      Alors, comme je traversais la place en courant, le forgeron Wachter, qui était là avec son apprenti en train de lire l'affiche, me cria:


      -- « Ne te dépêche pas tant, petit; tu y arriveras toujours assez tôt à ton école ! »


      Je crus qu'il se moquait de moi, et j'entrai tout essoufflé dans la petite cour de M. Hamel.


    > > D'ordinaire, au commencement de la classe, il se faisait un grand tapage qu'on entendait jusque dans la rue, les pupitres ouverts, fermés, les leçons qu'on répétait très haut tous ensemble en se bouchant les oreilles pour mieux apprendre, et la grosse règle du maître qui tapait sur les tables:


      « Un peu de silence ! »


    Je comptais sur tout ce train pour gagner mon banc sans être vu; mais justement ce jour-là tout était tranquille, comme un matin de dimanche. Par la fenêtre ouverte, je voyais mes camarades déjà rangés à leurs places, et M. Hamel, qui passait et repassait avec la terrible règle en fer sous le bras. Il fallut ouvrir la porte et entrer au milieu de ce grand calme. Vous pensez, si j'étais rouge et si j'avais peur!


     Eh bien, non. M. Hamel me regarda sans colère et me dit très doucement:


    « Va vite à ta place, mon petit Frantz; nous allions commencer sans toi. »


    J'enjambai le banc et je m'assis tout de suite à mon pupitre. Alors seulement, un peu remis de ma frayeur, je remarquai que notre maître avait sa belle redingote verte, son jabot plissé fin et la calotte de soie noire brodée qu'il ne mettait que les jours d'inspection ou de distribution de prix. Du reste, toute la classe avait quelque chose d'extraordinaire et de solennel. Mais ce qui me surprit le plus, ce fut de voir au fond de la salle, sur les bancs qui restaient vides d'habitude, des gens du village assis et silencieux comme nous, le vieux Hauser avec son tricorne, l'ancien maire, l'ancien facteur, et puis d'autres personnes encore. Tout ce monde-là paraissait triste; et Hauser avait apporté un vieil abécédaire mangé aux bords qu'il tenait grand ouvert sur ses genoux, avec ses grosses lunettes posées en travers des pages.


    Pendant que je m'étonnais de tout cela, M. Hamel était monté dans sa chaire, et de la même voix douce et grave dont il m'avait reçu, il nous dit:


     « Mes enfants, c'est la dernière fois que je vous fais la classe. L'ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l'allemand dans les écoles de l'Alsace et de la Lorraine... Le nouveau maître arrive demain. Aujourd'hui c'est votre dernière leçon de français. Je vous prie d'être bien attentifs.»


     Ces quelques paroles me bouleversèrent. Ah ! les misérables, voilà ce qu'ils avaient affiché à la mairie.


     Ma dernière leçon de français !...


    > > Et moi qui savais à peine écrire! Je n'apprendrais donc jamais ! Il faudrait donc en rester là!... Comme je m'en voulais maintenant du temps perdu, des classes manquées à courir les nids ou à faire des glissades sur la Saar ! Mes livres que tout à l'heure encore je trouvais si ennuyeux, si lourds à porter, ma grammaire, mon histoire sainte me semblaient à présent de vieux amis qui me feraient beaucoup de peine à quitter. C'est comme M. Hamel. L'idée qu'il allait partir, que je ne le verrais plus me faisait oublier les punitions et les coups de règle.


     Pauvre homme !


     C'est en l'honneur de cette dernière classe qu'il avait mis ses beaux habits du dimanche, et maintenant je comprenais pourquoi ces vieux du village étaient venus s'asseoir au bout de la salle. Cela semblait dire qu'ils regrettaient de ne pas y être venus plus souvent, à cette école. C'était aussi comme une façon de remercier notre maître de ses quarante ans de bons services, et de rendre leurs devoirs à la patrie qui s'en allait...


     J'en étais là de mes réflexions, quand j'entendis appeler mon nom. C'était mon tour de réciter. Que n'aurais-je pas donné pour pouvoir dire tout au long cette fameuse règle des participes, bien haut, bien clair, sans une faute; mais je m'embrouillai aux premiers mots, et je restai debout à me balancer dans mon banc, le cœur gros, sans oser lever la tête. J'entendais M. Hamel qui me parlait:


     «Je ne te gronderai pas, mon petit Frantz, tu dois être assez puni... voilà ce que c'est. Tous les jours on se dit: Bah ! j'ai bien le temps. J'apprendrai demain. Et puis tu vois ce qui arrive... Ah! ç'a été le grand malheur de notre Alsace de toujours remettre son instruction à demain. Maintenant ces gens-là sont en droit de nous dire: Comment ! Vous prétendiez être Français, et vous ne savez ni parler ni écrire votre langue !... Dans tout ça, mon pauvre Frantz, ce n'est pas encore toi le plus coupable. Nous avons tous notre bonne part de reproches à nous faire.


     « Vos parents n'ont pas assez tenu à vous voir instruits. Ils aimaient mieux vous envoyer travailler à la terre ou aux filatures pour avoir quelques sous de plus. Moi-même n'ai-je rien à me reprocher? Est-ce que je ne vous ai pas souvent fait arroser mon jardin au lieu de travailler? Et quand je voulais aller pêcher des truites, est-ce que je me gênais pour vous donner congé ?... »


    Alors d'une chose à l'autre, M. Hamel se mit à nous parler de la langue française, disant que c'était la plus belle langue du monde, la plus claire, la plus solide: qu'il fallait la garder entre nous et ne jamais l'oublier, parce que, quand un peuple tombe esclave, tant qu'il tient sa langue, c'est comme s'il tenait la clef de sa prison... Puis il prit une grammaire et nous lut notre leçon. J'étais étonné de voir comme je comprenais. Tout ce qu'il disait me semblait facile, facile. Je crois aussi que je n'avais jamais si bien écouté, et que lui non plus n'avait jamais mis autant de patience à ses explications. On aurait dit qu'avant de s'en aller le pauvre homme voulait nous donner tout son savoir, nous le faire entrer dans la tête d'un seul coup.


     La leçon finie, on passa à l'écriture. Pour ce jour-là, M. Hamel nous avait préparé des exemples tout neufs, sur lesquels était écrit en belle ronde: France, Alsace, France, Alsace. Cela faisait comme des petits drapeaux qui flottaient tout autour de la classe pendu à la tringle de nos pupitres. Il fallait voir comme chacun s'appliquait, et quel silence! on n'entendait rien que le grincement des plumes sur le papier. Un moment des hannetons entrèrent; mais personne n'y fit attention, pas même les tout petits qui s'appliquaient à tracer leurs bâtons, avec un cœur, une conscience, comme si cela encore était du français... Sur la toiture de l'école, des pigeons roucoulaient bas, et je me disais en les écoutant:


     « Est-ce qu'on ne va pas les obliger à chanter en allemand, eux aussi ? »


     De temps en temps, quand je levais les yeux de dessus ma page, je voyais M. Hamel immobile dans sa chaire et fixant les objets autour de lui comme s'il avait voulu emporter dans son regard toute sa petite maison d'école... Pensez ! depuis quarante ans, il était là à la même place, avec sa cour en face de lui et sa classe toute pareille. Seulement les bancs, les pupitres s'étaient polis, frottés par l'usage; les noyers de la cour avaient grandi, et le houblon qu'il avait planté lui-même enguirlandait maintenant les fenêtres jusqu'au toit. Quel crêve-cœur ça devait être pour ce pauvre homme de quitter toutes ces choses, et d'entendre sa sœur qui allait, venait, dans la chambre au-dessus, en train de fermer leurs malles! car ils devaient partir le lendemain, s'en aller du pays pour toujours.


     Tout de même il eut le courage de nous faire la classe jusqu'au bout. Après l'écriture, nous eûmes la leçon d'histoire; ensuite les petits chantèrent tous ensemble le BA BE BI BO BU. Là-bas au fond de la salle, le vieux Hauser avait mis ses lunettes, et, tenant son abécédaire à deux mains, il épelait les lettres avec eux. On voyait qu'il s'appliquait lui aussi; sa voix tremblait d'émotion, et c'était si drôle de l'entendre, que nous avions tous envie de rire et de pleurer. Ah ! je m'en souviendrai de cette dernière classe...


     Tout à coup l'horloge de l'église sonna midi, puis l'Angelus. Au même moment, les trompettes des Prussiens qui revenaient de l'exercice éclatèrent sous nos fenêtres... M. Hamel se leva, tout pâle, dans sa chaire. Jamais il ne m'avait paru si grand.


     « Mes amis, dit-il, mes amis, je... je... »


     Mais quelque chose l'étouffait. Il ne pouvait pas achever sa phrase. Alors il se tourna vers le tableau, prit un morceau de craie, et, en appuyant de toutes ses forces, il écrivit aussi gros qu'il put:


     « VIVE LA FRANCE ! »


     Puis il resta là, la tête appuyée au mur, et, sans parler, avec sa main il nous faisait signe:


     « C'est fini... allez-vous-en. »


     Ce conte d'Alphonse Daudet est tiré des " Contes du lundi " .


     L'histoire se passe en 1871 après la défaite et l'occupation de l'Alsace-Lorraine par les prussiens ...." L’Angélus sonna . Suivi des trompettes prussiennes . Le français cessa d'être la langue enseignée "!

     

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  • La sagesse.

    La sagesse............. Jean-Louis Crobon

    La sagesse est l'expérience d'une vie bien remplie.

    C'est savoir donner, savoir écouter,

    Et tendre la main en cas de besoin.

    La sagesse est la capacité d'éprouver un bonheur simple.

    Dans tout ce que l'on aime, que l'on éprouve,

    Tant dans la joie et la peine.

    La sagesse c'est écouter le message venant du plus profond de soi.

    C'est aplanir les difficultés de la vie

    Qui jonchent notre existence,

    En évitant de refaire la même erreur.

    Jean-Louis Crobon

    La sagesse, c'est tout cela et c'est l'expérience, l'acceptation, parfois le renoncement, l'ouverture d'esprit...et si c'était simplement vieillir...

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  • L'Historique Du Droit Des Femmes...

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    L'Historique Du Droit Des Femmes...

    Droit De Vote Des Femmes...

    Souvenirs D'une Propagande Odieuse...

    Par...Axel Leclercq  Du Magazine Positivr...

    L'Historique Du Droit Des Femmes...

    L’histoire du féminisme est parsemée de combats difficiles et de victoires glorieuses.

    Parmi Celles-ci...

    L’obtention du droit de vote pour les femmes est exemplaire car, si l’issue fut heureuse, la lutte...

    Elle fut particulièrement longue et violente. 

    Ces images incroyables en témoignent , le mouvement des suffragettes est né en 1903 en Angleterre..

    Son objectif...Décrocher le droit de vote pour les femmes.

    L'Historique Du Droit Des Femmes...

    En réponse, les hommes n’ont pas lésiné sur la propagande.

    Humour douteux, mauvaise foi, délires paranoïaques...

    Appel à la violence, injures : rien n’a été épargné à ces femmes courageuses.

    Catherine H. Palczewski

    Est une universitaire dans l’Iowa aux (Etats-Unis)...

    Elle collectionne les cartes postales consacrées aux suffragettes...

    En voici quelques-unes...

    Elles nous rappellent combien le combat a été dur et soulignent le chemin parcouru...

    Donc très précieux !!!

    « Origine & Développement D’une Suffragette. »

     Source : Catherine H. Palczewski « Petit animal à 15 ans, coquettes à 20 ans,célibataire à 40 ans, suffragette à 50 ans. »

    « Elles N’ont Jamais Été Embrassées. »

    L'Historique Du Droit Des Femmes...

    Source : Catherine H. Palczewski

    « Personne Ne M’aime. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Vous l’avez deviné, je suis une future suffragette. »

    « Devinez Qui Est Le Patron À La Maison. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « S’en Prendre À Son Mari. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Je te dis que nous avons le droit de vote. »

    « Des Suffragettes Attaquent Un Policier. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Je N’ai Rien Fait, Mais Je Ne Le Referai Plus. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Maintenant, C’est La Mère Qui Porte Le Pantalon... »

     Source : Catherine H. Palczewski

    Sans Commentaire...

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Tout Le Monde Travaille Mais La Mère, elle, Est Suffragette. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Je veux voter mais ma femme ne me le permet pas. »

    « Ce Que Je Ferais À Une Suffragette. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Ce N’est Pas Le Travail D’un Homme. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « La Place D’une Femme Est À La Maison. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « La Vie Est Juste Un Terrible Truc Après Un Autre. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Ma Femme A Rejoint Les Suffragettes. (Depuis, Je Souffre). »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Ne Vous Inquiétez Pas. Le Pire Est À Venir. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Jour D’élection. »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Enfin, La Paix... »

     Source : Catherine H. Palczewski

    « Qui A Parlé De Divorce ! »

     Source : Catherine H. Palczewski

    En voyant cela, on pourrait se dire que les Anglais ont été particulièrement odieux avec les femmes. Mais ce serait voir la paille dans l’œil du voisin sans voir la poutre qui est dans le sien.

    Rappelons en effet que les anglaises ont obtenu le droit de vote en 1918… et que les femmes françaises ont dû attendre 1944 !

    Et puis, mine de rien, le ton de ces cartes postales ne nous est pas tellement étranger.

    Quand on évoque le droit des femmes, aujourd’hui encore, un certain nombre d’hommes rétorquent toujours avec le même humour désolant.

    D’une certaine manière, ces images sont donc encore d’actualité mais, surtout, elles nous rappellent que le cynisme et le machisme, aussi puissant soient-ils, sont voués à l’échec !

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  • La Vénus de Willendorf, statue préhistorique vieille de plus de 30 000 ans, a été censurée par Facebook... en raison de sa nudité

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    L’algorithme de Facebook est au cœur de bien des débats. Bien des choses lui sont reprochées, notamment d’être trop laxiste concernant les contenus postés à caractère violent, beaucoup trop prohibitif en ce qui concerne la nudité, sans parler des bulles de filtrage limitant l’ouverture des idées qu’il est accusé de former, notamment par Eli Pariser, cybermilitant qui a défini ce concept maintes fois repris depuis dans son ouvrage intitulé The Filter Bubble: What the Internet Is Hiding from You, paru en 2011.

    Aujourd’hui, l’algorithme est une fois de plus remis en question, tandis qu’il vient de censurer pour cause de nudité une photo de « la représentation préhistorique de femme la plus populaire et la plus connue au monde »… la statuette de Willendorf, de 11 centimètres de hauteur, constituée de calcaire, et vieille de plus de 30 000 ans.


    2011. Un utilisateur poste sur Facebook un visuel de L’Origine du Monde, célébrissime tableau du peintre réaliste Gustave Courbet, élaboré en 1866. Représentant un sexe féminin, la peinture est censurée par Facebook, qui supprime dans la foulée le compte de l’utilisateur concerné. La raison de cet effacement ? La nudité est purement et simplement prohibée sur Facebook, réseau social sur lequel il est impensable d’entrevoir un téton féminin. L’incapacité de l’entreprise de Mark Zuckerberg (pour ne pas dire son absence de volonté) à ne pas dissocier art et pornographie est depuis le sujet de nombreuses querelles, et force est de constater que peu de choses ont changé à cette échelle en sept ans.

    Nous sommes à présent en février 2018, et la firme de Menlo Park, Californie frappe une nouvelle fois. Laura Ghianda, Italienne férue d’art, partage sur le réseau social une photographie de la statuette de Willendorf, que le Musée d’Histoire Naturelle de Vienne expose actuellement. Faite en calcaire, elle représente une femme de 11 cm de hauteur aux formes opulentes, notamment sa poitrine. Automatiquement, l’algorithme du réseau a récidivé, et a supprimé la photo de la statuette et de ses seins considérés trop provocants pour l’hypocrite puritanisme facebookien, insensible à l’art et à l’archéologie. Qu’il s’agisse de seins de pierre ou de seins de chair, rien n’y fait. Toute forme similaire est proscrite dans les fils d’actualité de ses innocents utilisateurs aux yeux purs.

    Christian Köberl, directeur du Musée d’Histoire Naturelle de Vienne, a réagi en affirmant n’avoir « jamais entendu parler de quelqu'un qui aurait été heurté à la vue de cette œuvre », et ajouté :

    « Il n'y a aucune raison pour que le NHM de Vienne couvre la Vénus de Willendorf [...] et cache sa nudité, que ce soit au musée ou sur les réseaux sociaux ».

    Qu’ils datent de la préhistoire ou de maintenant, soient en silicone, en calcaire ou en chair, il n’y a rien à y faire : Facebook a toujours une dent contre les seins, aussi divers soient-ils. En réaction, certains ont cherché à contourner la censure grâce à divers moyens, comme celui de couper les seins en quatre photos distinctes. L’année dernière, l’entreprise californienne déclarait désormais autoriser les photos de poitrines dénudées exprimant un engagement politique ou idéologique ; une résolution dont nous sommes irrémédiablement amenés à douter alors qu’il invite une statue de trente mille années son aînée à aller gentiment se rhabiller.

    Suite à cette polémique, le réseau social a tenu à présenter ses excuses par la voix de son porte-parole auprès de l'AFP : « Nous nous excusons pour cette erreur et avons indiqué à l’annonceur que nous approuvons son annonce. Notre politique en matière de publicité ne permet pas la nudité ou la nudité suggérée, mais nous faisons une exception pour les statues, et à ce titre cette annonce aurait dû être approuvée ». Voilà de quoi tout remettre en ordre.

     

     

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  • Le Pont.

     

    Voici l'histoire d'un père et son fils qui s'aimaient beaucoup. Et qui vivaient en parfaite harmonie à la campagne. Jusqu'au jour où un conflit éclata entre les deux.

     



    Le père et le fils vivaient du fruit de leurs labeurs. Ils travaillaient et récoltaient ensemble. Ils avaient tout en commun. Tout commença par un malheureux malentendu entre eux. Mais peu à peu, le fossé se creusa jusqu'au jour où... Il y eut une vive discussion entre les deux. Puis un silence douloureux s'installa et dura plusieurs mois. Un jour quelqu'un frappa à la porte du fils...
     
    C'était un homme à tout faire qui cherchait du travail.

    Avez-vous quelques réparations à faire ?
    Oui, lui répondit-il, j'ai du travail pour toi.
    Tu vois, de l'autre côté du ruisseau vit mon père.
    Il y a quelques mois il m'a offensé gravement et nos rapports se sont brisés.

    Je vais lui montrer que je peux aussi me passer de lui.
    Tu vois ces pierres à côté de ma maison ?
    Je voudrais que tu construises un mur de deux mètres de haut, car je ne veux plus le voir !
    L'homme répondit :
    Je crois comprendre la situation...

    Le fils aida son visiteur à réunir tout le matériel nécessaire.
    Puis, il partit en voyage le laissant seul pendant toute une semaine.
    Quelques jours plus tard, lorsqu'il revint de voyage,
    L'homme à tout faire avait déjà terminé son travail.
     
    Mais quelle surprise !
    Le fils fut totalement bouleversé.
    Au lieu d'un mur de deux mètres de haut, il avait plutôt construit un magnifique pont.
     
    Au même instant, le père sortit de sa maison et courut vers son fils en s'exclamant :
    - Tu es vraiment formidable !
    Construire un pont après ce que je t'ai fait !
    Je suis fier de toi et te demande pardon.
    Pendant que le père et son fils fêtaient leur réconciliation, l'homme à tout faire ramassa ses outils pour partir.
     
    Non attends... Lui dirent-ils.
    Il y a ici du travail pour toi !.
    Mais il répondit :
    Je voudrais bien rester, mais j'ai encore d'autres ponts à construire.
     
    Soyons des bâtisseurs de ponts entre les humains afin de faciliter leur réconciliation.
    Ne construisons jamais des murs de séparation.

    Le Pont..................

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  • Assumer Ses Cheveux Blancs/Gris...

    cheveux-gris
    Je ne sais pas vous mais pour ma part, je trouve super beau les cheveux blancs/gris. Certaines diront que c'est parce que je n'en ai pas encore , mais quoiqu'il en soit, je trouve ça tellement chic.

     Difficile à assumer dans cette société obsédée par la jeunesse et la beauté (dixit celle qui tient un blog beauté depuis 6 ans et en a même fait son job :), les cheveux blancs sont devenus tabous et ennemi capillaire numéro 1 !

    Il faut à tout prix les cacher car c'est synonyme de vieillesse, de la fin de la jeunesse et pire encore, celle de la fin de la féminité. Tout ça pourquoi ??? Parce que la société l'a ainsi décidé et puis, il faut bien écouler ces millions de boites de colorations - c'est un marché colossal - et faire vivre tous ces coiffeurs que les femmes vont voir en catimini toutes les trois semaines pour remaquiller leur fin de jeunesse. Il faut dire qu'il est plus facile de cacher des cheveux grisonnants que des rides hein ! Et puis comme tous cercle vicieux, plus on a de cheveux blancs, plus on colore et plus on devient esclave de ce masque...

    Assumer Ses Cheveux Blancs/Gris...

    Je ne sais pas pourquoi j'écris cet article car tout le monde s'en fout de mon avis n'est ce pas ?!!!  Et beaucoup de mes amis me trouvent timbrée car les cheveux blancs restent leur hantise - mais j'ai envie de dire haut et fort aux femmes (et hommes tant qu'à faire) que ce n'est pas parce que vous avez des cheveux blancs, gris ou sel/poivre (peu importe comment vous appelez ça ) que vous êtes moins séduisant.e.s ... Bien au contraire et puis en 2016, c'est clairement un pari audacieux !

    Tout ça pour dire que j'attends mes cheveux bicolores avec impatience, car je ne les vois pas comme un signe de vieillesse et tout le tralala - et encore moins de négligence mais bel et bien comme une autre étape capillaire... Même si je peux parfaitement comprendre qu'on leur fasse la guerre (quoique !)  :)

    Assumer Ses Cheveux Blancs/Gris...

    Assumez-vous vos cheveux blancs (si vous en avez) ???

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  • Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.

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     Texte de Martin NIEMÖLLER (1892-1984)

     

    > Un homme dont la famille faisait partie de

    > l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre

    mondiale, possédait un certain nombre de grandes

    usines et de propriétés.  Quand on lui demandait

    combien d'Allemands étaient de véritables nazis,

    il faisait une réponse qui peut guider notre attitude

    au regard du fanatisme.

     

     Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais

    nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de

     la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui

    sont trop occupés pour y faire attention.

     J' étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis

     étaient une bande de cinglés.

     Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire.

    Soudain, avant que nous ayons pu réaliser,

     ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de

    manoeuvre et la fin du monde était arrivée.

    Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp

    de concentration et les alliés détruisirent mes usines.

     

     La Russie communiste était composée de Russes

    qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que

    les communistes russes aient été responsables du

    meurtre d'environ vingt millions de personnes.

    La majorité pacifique n'était pas concernée.

     

     L'immense population chinoise était, elle aussi,

    pacifique, mais les communistes chinois réussirent

     à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de

    personnes.

     

     Le japonais moyen, avant la deuxième guerre

    mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon,

    cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du

    sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie

    de tueries incluant l'abattage systématique de douze

    millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à

    coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.

     

     Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans

    une boucherie.  N'aurait-on pu dire que la majorité

    des Rwandais était pour la Paix et l'Amour ?

     

     Les leçons de l'Histoire sont souvent

    incroyablement simples et brutales, cependant,

    malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous

    passons souvent à côté des choses les plus

    élémentaires et les moins compliquées :

    les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents

    par leur silence.

     

     Aujourd'hui, des experts et des têtes bien

    pensantes, ne cessent de nous répéter que l'Islam

    est la religion de la paix, et que la vaste majorité

    des musulmans ne désire que vivre en paix.

    > Bien que cette affirmation gratuite puisse être vraie,

    elle est totalement infondée.  C'est une baudruche

    dénuée de sens, destinée à nous réconforter, et,

    en quelque sorte, à diminuer le spectre du fanatisme

    qui envahit la Terre au nom de l'Islam.

     

     Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam,

    actuellement.  Ce sont les fanatiques qui paradent.

    Ce sont les fanatiques qui financent chacun des

    cinquante conflits armés de par le monde.  Ce sont

    des fanatiques qui assassinent systématiquement les

    chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute

    l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le

    continent entier, à travers une vague islamique.

     

     Ce sont les fanatiques qui posent des bombes,

    décapitent, massacrent ou commettent les crimes

    d' honneur.  Ce sont les fanatiques qui prennent le

    contrôle des mosquées, l'une après l' autre.

    Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la

    lapidation et la pendaison des victimes de viol et

    des homosexuels.  La réalité, brutale et quantifiable,

    est que la majorité  pacifique, la majorité silencieuse

    y est étrangère et se terre.

     

     Les musulmans pacifiques deviendront nos

    ennemis s'ils ne réagissent pas, parce que, comme

    mon ami allemand, ils s'éveilleront un jour pour

    constater qu'ils sont la proie des fanatiques et que

    la fin de leur monde aura commencé.

     

     Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les

    Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les

    Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens,

    les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup

    d' autres peuples, sont  morts parce que la majorité

    pacifique n'a pas réagi avant qu'il ne soit trop tard.

     

     Quant à nous, qui contemplons tout cela, nous

    devons observer le seul groupe important pour notre

    mode de vie : les fanatiques.

    > Enfin, au risque de choquer ceux qui doutent que

    le sujet soit sérieux et détruiront simplement ce

    message, sans le faire suivre, qu'ils sachent qu' ils

    contribueront à la passivité qui permettra l' expansion

    du problème.

     Aussi, détendez-vous un peu et propagez

    largement ce message.

     Espérons que des milliers de personnes, de par

    le monde, le liront, y réfléchiront et le feront suivre...  

         Quand ils sont venus chercher les communistes, je

    n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

       Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n' ai

    pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

       Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je

    n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

        Quand ils sont venus chercher les catholiques, je

    n' ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

     Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait

    plus personne pour protester.

     

     Texte de Martin NIEMOLLER (1892-1984),

    pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp

    de concentration de Sachsenhausen.  Il fut ensuite

    transféré en 1941 au camp de concentration de

    Dachau .  Libéré du camp par la chute du régime nazi,

    en 1945.

     

     On ne peut s’empêcher de repenser à cette

    phrase de l’un de nos congénères les plus éclairés,

    lui aussi allemand d’origine :

     

     Le monde est dangereux à vivre non pas tant à

    cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux

    qui regardent et laissent faire

      Albert Einstein

     

     

     

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  • LES MOTS QUI DISPARAISSENT

    **********

     

    Il y a des mots, des expressions, qu'on n'entend plus ou qu'on emploie moins. Ils arrivent exténués, à la fin du deuxième millénaire.

    Le siècle, qui a commencé depuis 15 ans maintenant, risque de leur être fatal.

    Conservez-les, un jour viendra peut-être où on ne les trouvera plus dans aucun dictionnaire, si ce n'est du vieux français...

    Quelques exemples :

    INCULPATION ­

    A été expurgé du Code Pénal au profit de "mise en examen". Cela afin d'éviter une infamante présomption de culpabilité.

    Être "en examen" ne présage pas du résultat de l'examen.

    Aujourd'hui quand quelqu'un est MIS EN EXAMEN, on doit toujours insister sur le fait que cela ne préjuge pas de sa culpabilité. Comme du temps où il aurait été

    "inculpé".

    INSTITUTEUR ­

    Longtemps remplacé par "MAÎTRE D'ÉCOLE".

    Il tend à disparaître par sa dissolution dans le concept fourre-tout de l'enseignement, au bénéfice de "PROFESSEUR des ÉCOLES"

    MAÎTRESSE ­

    Ne pas assimiler à la version féminine d'instituteur ! Ce serait une "professeure des écoles".

    Les maris n'ont plus de maîtresse mais une "amie".

    Les épouses conservent parfois l'amant, mais seulement à cause de la connotation romantique : les moins romantiques n'ont qu'un ami aussi.

    MORALE ­

    A force d'être inemployée, a disparu. Ne demeure que "ordre moral", mais attention : connoté de « fascisme "

    Toutefois personne ne se réclame du "désordre moral".

    La morale n'est plus enseignée, elle est remplacée par "éducation à la citoyenneté"

    MOURANT ­

    Il n'y a plus de mourant mais des malades en "phase terminale".

    Afin d'éviter une regrettable confusion, ne dites pas à votre fils qu'il est en terminale mais qu'il va passer son bac !

    Pour désigner un mort doit-on parler d'un individu "en phase terminée" ?

    PATRIOTE ­

    Totalement absent du vocabulaire politique et civique.

    Désigne aussi un bon citoyen américain et un missile américain.

    PATRON ­

    Nous n'en avons plus, ni même des chefs d'entreprise, mais des DIRIGEANTS D'ENTREPRISE.

    PAUVRE ­

    N'existe plus. C'est un "défavorisé", un "plus défavorisé", un "exclu", un "S.D.F." à la rigueur un "laissé pour compte".

    Dans les années 80, il subsistait uniquement dans l'appellation "nouveau pauvre"; ce fut le chant du cygne.

    PROVINCE ­

    Dire "RÉGION". On ne dit plus "provincial" mais "RÉGIONAL".

    RACE ­

    A été abolie au profit "d'appartenance ethnique". Sinon, vous êtes raciste, fasciste, nauséabond, …

    On peut néanmoins dire "black" en anglais et en banlieue.

    SERVANTE, BONNE ­

    Aujourd'hui, c'est une "employée de maison". Quand elle s'occupe de vieux, pardon de "personnes âgées", elle devient "auxiliaire de vie".

    SÉQUESTRÉ ­

    Aucun cadre, aucun chef d'entreprise n'est séquestré, il est "retenu contre son gré".

    VANDALE ­

    A laissé place à "jeunes en colère" ou "paysans en colère".

    L'ampleur des dégâts distingue les vandales des autres.

    VANDALISME ­

    Impolitesse, injures, agressions, bris de matériel, racket sont regroupés sous le terme "incivilités".

    On ne dira plus que ce sont des "sales gosses" mais qu'ils "manquent de civilité".

    A noter la louable tentative de Jean-Pierre Chevènement d'introduire la bénigne expression" SAUVAGEON". Il dû battre en retraite devant « l'Insurrection des consciences ».

    VOL ­

    Terme réserve aux gagne-petit et aux obscurs.

    Pour les politiques, on parlera "d'enrichissement personnel".

    Ce qui est condamné unanimement par les collègues, contrairement à l'enrichissement impersonnel qui, lui, ne bénéficie qu'au parti, mérite la compréhension, ce que les

    juges n'ont pas encore compris.

    VOYOU ­

    En voie d'extinction. On ne connait que des individus "connus des services de polices", des "récidivistes", des multi-délinquants".

    Un nouveau casse tête pour dire les choses simplement.

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  • Histoires vraies N°83 - Une belle histoire qui finit bien !

     

    Histoires vraies N°83 - Une belle histoire qui finit bien !

    Une belle histoire qui finit bien !

    Elle accueille une sans-abri et mobilise un Président: une incroyable histoire à Moscou

    Après quatre ans de vie sans papiers, cette habitante de Transnistrie coincée en Russie n’était plus qu’un fantôme: victime de la politique, sans-abris, elle vagabondait dans les rues de Moscou jusqu’à ce qu’une rencontre ne fasse tout basculer. Un grand cœur humain, la magie de Facebook et le Président moldave en personne cherchent à l’aider.

    L'histoire de Tatiana Novikova, originaire de Transnistrie, cette république russophone autoproclamée coincée entre la Moldavie et l'Ukraine, ressemble à un conte fée où se mélangent l'indifférence, la politique, mais surtout la compassion.

    C'est la moscovite Natalia Tchevalkova qui a révélé sur Facebook le chemin parcouru par Tatiana.

    «Il y a une semaine, j'ai vu une femme propre sur soi assise sur un parapet face au bâtiment du ministère russe des Affaires étrangères, ce qui est très symbolique dans cette histoire. Mais je suis passée à côté», écrit Natalia sur le réseau social.

    «Hier, je l'ai vue à nouveau, enveloppée dans ses vêtements, elle frissonnait de froid», poursuit la femme. Cette fois-ci, la moscovite n'a pu rester indifférente et a invité la sans-abri chez elle, balayant ses craintes.

    Il s'est avéré que Tatiana était venue travailler en Russie il y a cinq ans. Un an plus tard, elle s'est fait voler ses papiers et c'est ainsi qu'a commencé sa longue série de malchances et sa vie de sans-abri. Le seul document qu'elle possédait désormais était une carte de migration expirée et en mauvais état, mais qui servait quand même de preuve que Tatiana Novikova n'était pas un fantôme, mais qu'elle a existé au moins jusqu'au 21 décembre 2017.

    Natalia a alors pris les choses en main et s'est mise à frapper à toutes les portes pour faire avancer la machine bureaucratique. Tout cela en vain: le Service de l'immigration et l'Ambassade moldave en Russie se renvoyaient la balle, en faisant aller et venir les deux femmes entre ces instances, sans aucun succès.

    «Le représentant de l'Ambassade moldave m'a écouté avec une attention avide, il a attendu que j'expire et m'a annoncé sur un ton particulier qu'il ne connaissait ni ce genre de passeport, ni l'État de Transnistrie, ce qui signifiait que les habitants de la Transnistrie n'existaient pas, en ajoutant "ne vous adressez plus à nous". Fin du contact», écrit Natalia.

    La diplomatie de la Transnistrie a elle aussi fait preuve d'impuissance. Invoquant l'absence de représentation à Moscou, elle a conseillé de contacter les mêmes Service de l'immigration et l'Ambassade moldave. La boucle était bouclée.

    C'est alors que Natalia a lancé un appel à l'aide sur Facebook, où la magie du réseau social a semble-t-il porté ses fruits. Parmi les plus de 5.200 «j'aime» et les 415 commentaires figure un message laconique, mais particulièrement précieux, celui laissé par le Président moldave Igor Dodon: «Je l'ai pris sous contrôle. On va essayer d'aider»

    Quant à Natalia, étonnée par l'écho qu'a eu sa publication, elle a écrit un nouveau message pour remercier ceux qui lui ont tendu la main:

    «Les miracles arrivent. Imaginez-vous, être absolument invisible pendant quatre ans pour qu'un jour tant de gens non seulement y prêtent attention, mais tentent d'aider!»

    Patrick commentaire :

    Ça, c’est le cœur de la foi, même quand tous vos sens essaient de vous prouver le contraire, vous continuez à croire, vous ne baissez pas les bras.

    Cela fait des années que je dis cela partout où je vais : accrochez-vous une minute de plus, une heure de plus, un mois de plus, une année de plus !

    Si vous croyez vraiment, Dieu va répondre à vos prières, d’une façon ou d’une autre. Il le doit et ne peut renier ce qui est écrit dans sa Parole.

    Cela me rappelle l’histoire de ce brave homme qui pendant vingt ans avait prié pour son fils. Son fils était un voyou notoire, toujours impliqué dans des mauvais coups. Pendant vingt ans, son père chaque dimanche à l’office, priait pour que son fils se convertisse et change de vie. Un jour, quelqu’un avertit le père que son fils était à l’église, qu’il avait accepté Jésus comme son sauveur, et qu’il voulait changer de vie. Mais le père eut du mal à le croire, il fallut qu’il le voit lui-même pour enfin croire à ce miracle. Une vraie réponse à la prière !

    Peut-être, si le père avait plus eu la foi que Dieu répond vraiment à la prière, il y aurait de grandes chances que la conversion de son fils se serait faite plus tôt. Mais Dieu dans sa miséricorde finit par répondre aux prières du père malgré sa faible foi.

    Il y a une très belle histoire dans la Bible au sujet de cette femme qui avait une perte de sang pendant 12 ans et aucun médecin ne pouvait la guérir :

    « Et une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans, et qui, ayant dépensé tout son bien en médecins, n'avait pu être guérie par aucun, s'approcha par derrière (Jésus) et toucha le bord de son vêtement; et à l'instant sa perte de sang s'arrêta. Et Jésus dit: Qui est-ce qui m'a touché? Et comme tous niaient, Pierre dit, et ceux qui étaient avec lui: Maître, les foules te serrent et te pressent, et tu dis: Qui est-ce qui m'a touché? Et Jésus dit: Quelqu'un m'a touché, car je sais qu'il est sorti de moi de la puissance. Et la femme, voyant qu'elle n'était pas cachée, vint en tremblant, et, se jetant devant lui, déclara devant tout le peuple pour quelle raison elle l'avait touché, et comment elle avait été guérie instantanément. 

    Et il lui dit: Aie bon courage, ma fille; ta foi t'a guérie; va-t'en en paix »(Luc, chapitre 8)

    Il y a une très belle chose qui dit: « Dieu est toujours sur le trône et il continue de répondre à la prière »

    Alors mes amis, même si vous sentez que vous n’avez pas la foi, où que vous manquez de foi, ne baissez pas les bras ; juste de prononcer son nom « Dieu », c’est déjà le commencement de la foi !

    Il y a cette histoire du criminel qui fut crucifié à côté de Jésus,  et qui me met toujours des larmes aux yeux :

    « Et l'un des malfaiteurs qui étaient pendus l'injuriait, disant: N'es-tu pas le Christ, toi ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi. Mais l'autre, répondant, le reprit, disant: Et tu ne crains pas Dieu, toi, car tu es sous le même jugement? Et pour nous, nous y sommes justement; car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons commises: mais celui-ci n'a rien fait qui ne se dût faire. 

    Et il disait à Jésus: Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume. Et Jésus lui dit: En vérité, je te dis: Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23)

    Il crut, et Dieu le bénit pour cela ! Cela s’appelle le vrai repentir ; une chose que Dieu aime par-dessus tout ! Il y a beaucoup de gens au crépuscule de leur vie qui humblement se soumettent à lui et accepte le pardon du Christ.

    C’est pour cela que j’ai choisi ce titre pour cette histoire vraie : « Une belle histoire qui finit bien ! »

    L’histoire de votre vie, un jour prochain dans le futur, peut finir bien aussi ! Parce que Dieu vous aime et vous veut du bien !

     

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