• Message d’un policier, terrible et magnifique à la fois, qui s’adresse à tous ceux ignorant ce que c’est d’être « flic » ou gendarme… 

    À toi qui craches sur la Police.

    À vous, petits bobos de la capitale et bien-pensants des centres villes, qui vous prenez pour les nouveaux prophètes de la morale quand vous n’êtes souvent en réalité que des êtres encore petits voguant à voiles déployées dans les flots du prêt-à-penser.

    À toi, jeunesse de France, qui ne réalises pas la médiocrité dans laquelle tu t’enfonces.

    Toi, confortablement installé à l’abri de toute violence,  à l’abri du quotidien d’un policier, qui te ferait en un instant prendre conscience de la réalité de la vie. En t’y confrontant ne serait-ce que quelques minutes, ce qui serait déjà trop pour ton petit esprit aseptisé.

    Toi…. Oui toi…..!!!

    Enfile mon uniforme de policier et monte dans un véhicule sérigraphié « Police », floqué de nos trois couleurs nationales et tu y découvriras une dure réalité….

    Tu commenceras ta journée par devoir apposer un scellé sur le cercueil d’un nouveau-né. Cela s’appelle une vacation funéraire.

    Ton café du matin prendra tout de suite un goût particulièrement amer.

    Mais ne te démonte pas, cela fait partie du quotidien et d’autres choses t’attendent…

    Tu iras ensuite sur un accident de la route, et tu y verras un gamin de 18 ans, le crâne fracassé sur le tableau de bord, le corps si déformé que tu peineras à croire que ce n’est pas un mauvais rêve. Tu iras sonner, à l’heure du déjeuner, à la porte d’une famille heureuse, qui t’ouvrira avec un sourire se mélangeant aux effluves d’un repas préparé généreusement par l’amour d’une mère pour son foyer et... tu devras leur annoncer qu’ils viennent de perdre l'un des etres qui leur est le plus cher...
    Tu feras face aux hurlements de douleurs de cette maman!
    >

    Tu repartiras et iras prendre ta pause déjeuner, devant malgré tout garder la tête haute et rester lucide, car d’autres gens comptent sur toi…

    Un appel radio t’enverra récupérer une gamine maltraitée dans une cave, te regardant avec des yeux pù brille une lueur mêlée de honte et d’humiliation, au reflet d’une âme vidée par la violence et l’inimaginable abomination qu’elle vient de subir.
    Il te faudra trouver les mots pour lui apporter une once de chaleur qu’elle sera de toute façon incapable de recevoir…

    Tu te dirigeras ensuite dans un bel immeuble, à la façade raffinée et à l’intérieur somptueux, frapper à la porte d’une personne âgée, dont les proches n’ont plus de nouvelles.
    En pénétrant à l’intérieur, tu découvriras, au sol, le cadavre d’un homme de l’âge de ton grand-père, décédé dans la solitude la plus totale, hélas.
    Les photos aux murs et les souvenirs te feront parcourir malgré toi le fil de sa vie.  Tu plongeras au jour de son mariage, verras les photos de ses enfants et petits-enfants, les anniversaires passés et multiples joies de sa vie, tout en étant l’unique et privilégié témoin de sa fin la plus triste.

    Puis, sortant de l’immeuble, tu iras en soutien à d’autres collègues, pris sous les projectiles de jeunes gamins de 15 ans.  Tu sais, ces « chances pour la France », à la violence sans cesse légitimée par leur pauvreté et leur discrimination quotidienne!
    Tu leur feras face, et te feras insulter, toi ainsi que toute ta famille, pour une raison que tu ignores, hormis le fait de représenter un pays pour lequel ils n’éprouvent que haine et désir de vengeance, mais dont les aides sociales leur assurent la tranquillité de la vie qu’ils n’auraient certainement pas dans le pays dont ils revendiquent leurs origines…

    Des boules de pétanque et des machines à laver pleuvront des toits d’immeubles, manquant de te fracasser le crâne à la moindre inattention, t’assurant une mort certaine en cas d’impact soudain.

    Tu te feras huer en plein visage, par ces jeunes qui n’hésiteront pas, lorsque l’occasion se présentera, à vouloir te brûler vif dans ton véhicule de service.
    Tu tenteras malgré tout d’en interpeller un, avec une attitude ferme pouvant être interprétée pour une forme de violence, mais tu n'as pu trouver autre attitude-réponse face à tout ce que tu reçois !
    >

    Ses amis te filmeront, hurlant d’un ton animal à la bavure policière et diffuseront la vidéo sur les réseaux sociaux, la laissant aux mains de tous les grands cerveaux de la fourmilière Facebook, Twitter, Instagram et... j’en passe!

    Tu rentreras le soir, chez toi, embrasseras ton mari ou ta femme et tes enfants avec ce soulagement quotidien de ne pas avoir fini la journée en service de réanimation ou au fond d’une housse mortuaire.

    Tu allumeras ta télé et verras le gratin des personnalités de tous bords cracher sur ton travail, déblatérant leurs théories fumeuses de racisme et de violences policières.

    Tu entendras une petite chanteuse bourgeoise se prenant pour une habitante de cité te dire que toi et tes collègues massacrent chaque jour des hommes et des femmes de couleur lorsqu’ils se rendent à leur travail.

    Alors, tu fermeras cet écran, et repenseras à la journée que tu viens de passer, revoyant chaque scène de ces longues dernières heures.

    Une larme coulera, peut-être…

    Ce jour là, croyez moi, c’est bien honteux envers vous et reconnaissant envers nous que vous vous endormirez, sans danger, paisibles, dans votre linceul de paix, à la vie tranquille ayant pour éternelle dette l’ultime don de celle d’un policier anonyme.

    Nous en avons ASSEZ !

    Un policier parmi tant d’autres...

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  • Le visage de l’Amour

    Le visage de l’Amour

    La vie n’est pas juste. Job l’avait compris quand il disait :

    L'homme né de la femme, ses jours sont limités et pleins de troubles ! [1]

    Dans un pays riche comme le nôtre, chaque nuit des millions de gens vont se coucher en ayant faim. Enfin… s’ils ont la chance d’avoir un lit ou un domicile ! Ce qui est extraordinaire c’est que beaucoup de gens reprochent à Dieu les malheurs de l’humanité.

    Par une journée très froide d’hiver, une jeune fille se tenait au coin d’une rue fréquentée, quémandant de la nourriture, de l’argent, ou quoi que ce soit qu’elle pouvait obtenir.

    Elle était là, frigorifiée et tremblante alors qu’un vent vicieux traversait ses vêtements fins et déchirés. Des centaines de gens passaient à côté d’elle mais très peu lui accordaient ne serait-ce qu’un regard.

    Un homme bien habillé et d’apparence prospère regarda la jeune fille en hochant la tête avant de s’engouffrer dans son automobile luxueuse. Arrivé dans sa somptueuse demeure, il se mit à table pour dîner avec sa famille et commença à festoyer d’un repas digne d’un roi.

    Après avoir terminé son dessert, il repensa à la petite fille affamée qu’il avait aperçue plus tôt. Se remémorant son frêle petit corps, sale et tremblant, il se mit à questionner Dieu et Lui demanda comment Il pouvait permettre que de telles situations existent.

    Il dit : Dieu, comment peux-Tu laisser cela arriver ? Pourquoi ne fais-Tu pas quelque chose pour aider cette petite fille ? Alors, il entendit la voix de Dieu lui répondre : Je l’ai fait : Je t’ai créé, toi ! 

    Dieu nous bénit afin que nous puissions bénir les autres. Mais au lieu de cela, trop de gens souscrivent à la philosophie Ce qui est à moi est à moi. Ce qui est à toi est à toi

    Ils ne s’inquiètent pas de savoir si vous avez assez à manger tant que leur réfrigérateur est plein. Ils n’en ont rien à faire si des gangs terrorisent votre quartier tant que leur communauté est en sécurité. Ils ne se soucient pas de savoir si vous avez une couverture maladie tant que leurs familles sont assurées.

    Il y a beaucoup de problèmes dans ce monde. Mais Dieu a déjà fait ce qu’il fallait pour les résoudre. Il vous a créé, vous.

    Burton Barr Jr.

    ***

    Qui est mon prochain ?

    Tu aimeras ton prochain comme toi-même disait Jésus. 

    Oui, mais qui est mon prochain ? lui répondit-on.

    En racontant l’histoire du bon Samaritain, il montra que c’était quiconque avait besoin de notre aide, sans distinction de race, de croyance, de couleur, de nationalité, ou de condition sociale. [2]

    Le bon Samaritain est une merveilleuse histoire à propos d’un pauvre gars qui se fait rouer de coup par des voleurs sur une route, et le bon Samaritain le ramasse et le conduit dans une auberge où il dit à l’aubergiste :

    Tout ce que tu dépenseras, je te le rembourserai.

    A quoi ressemble le bon Samaritain ?

    Le bon Samaritain est comme le Seigneur, et l’aubergiste est son intendant, comme vous et moi. Et quoi que nous dépensions pour aider les gens et sauver des âmes, il fera bien plus que nous rembourser !

    Tout ce que tu auras dépensé, dit-il,  je te le rembourserai.

    Peu importe ce que nous sacrifions, je dirais, comme le grand explorateur missionnaire, ce cher Dr. David Livingstone, que l’on ne peut pas trop donner à Dieu. 

    Il disait : Je n’ai jamais fait de sacrifice ! Peu importe combien j’ai donné, Dieu m’a toujours rendu plus. 

    Donc je pense que vous allez vous rendre compte que vous n’aurez pas vraiment fait de sacrifice en donnant aux autres. Vous aurez fait un investissement, et les dividendes dépasseront tout ce que vous avez investi.

    Le plus grand investissement que nous devons faire, bien entendu, c’est l’investissement de nous-mêmes, de notre vie et de notre temps pour les autres.

    Je crois que Dieu va bénir chaque sacrifice que nous faisons, pas seulement pour l’éternité avec les âmes de ceux que nous amenons à lui, mais il va aussi nous bénir dans tout le reste, pour faire bonne mesure.

    Nous pouvons avoir temporairement l’impression que nous perdons quelque chose ou que nous sacrifions un peu, mais attendez de voir !

    Nous ne perdons jamais en donnant ; nous n’en trions que des bénéfices.

    Tel donne libéralement et ses richesses s'accroissent, tel autre épargne à l'excès et se trouve dans la pauvreté. [3]

    Celui qui veut bien être le perdant en apparence finira par gagner.

    Il n’a pas tort celui qui donne ce qu’il ne peut pas garder pour gagner ce qu’il ne peut pas perdre.

    Jésus lui-même disait :

    Celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Evangile, la sauvera. [4]

    Et il sauvera beaucoup d’autres vies !

    ***

    Rien n’est comparable à l’amour de Dieu.

    Rien ne peut rivaliser avec la puissance de l’amour de Dieu. Il a la capacité de guérir un cœur brisé, de réparer une blessure émotionnelle, et de recoller les morceaux d’une relation détruite. A la fin, l’amour régénère tout.

    L’apôtre Paul avait compris cela. Il écrivait :

    Supposons que je parle les langues des hommes et même celles des anges : si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien de plus qu'une trompette claironnante ou une cymbale bruyante. [5]

    En d’autres termes, sans l’amour de Dieu dans sa vie, il n’était rien de plus qu’une boîte de conserve vide. Il en est de même pour nous.     

    Sur l’échelle de un à dix, l’amour de Dieu est à dix – surpassant toutes les autres vertus en importance.

    L’amour est patient et bon – indulgent et plein d’espoir et d’encouragement. Il ne se décourage jamais. Il construit toujours et refuse de détruire. Il n’est jamais pressé. Il n’est pas dominateur, exigeant, ou égocentrique.

    L’amour attend le meilleur de Dieu, peu importe quand cela arrive et quoi que cela puisse être. Il ne panique pas dans l’épreuve, la défaite, ou la peur. Il ne s’attachera pas à des solutions humaines mais cherchera toujours la volonté de Dieu.

    L’amour est bon, doux, et compréhensif. Il agit dans le meilleur intérêt des autres, ignore les offenses, et il est extravagant quand il s’agit de donner aux autres.

    Il n'est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s'enfle pas d'orgueil. [6]

    Il attend que ce soit Dieu qui l’exalte. Il Lui attribue le mérite pour tous ses succès personnels, et reconnait la participation des autres. Il applaudit toujours les progrès d’un autre et il ne se vante pas et ne se moque pas, mais s’agenouille avec humilité.

    L’amour n’est pas désobligeant. Il est poli et courtois – même envers ceux qui sont mal élevés, de mauvaise humeur, et blessants.

    L’amour vrai n’est jamais égoïste ou intéressé, mais il pense d’abord aux autres.

    L’amour n’est pas irrité par le comportement des autres. Il refuse de juger, laissant Dieu s’en charger. Il ne tient pas un inventaire mental des fautes des autres.

    L’amour ne se réjouit pas du mal mais il se réjouit de la vérité. Il accueille chaque jour avec enthousiasme et avec un sourire. Il pense à des choses positives et est simplement heureux d’obéir à Dieu.

    Paul termine sa description en écrivant :

    L’amour ne meurt jamais [7] donc l’amour de Dieu n’a pas de limite.

    Non seulement son amour ne s’épuisera jamais ; mais cela signifie aussi que quelle que soit la situation, la bonne réponse est toujours l’amour.

    Quand nous appliquons l’amour de Dieu aux autres – surtout à ceux qui nous ont blessés ou qui se sont opposés à nous – nous sommes libérés des sentiments d’amertume, de colère, de rejet, d’hostilité, et de rancœur.

    Apprendre à aimer Dieu et les autres de la façon dont il vous aime vous amène à découvrir des recoins de votre cœur où vous ne vous seriez jamais aventurés de vous-mêmes.

    Une chose est certaine : quand vous vivez dans la lumière de son amour, vous allez finir par connaître l’intime affection d’un Père céleste.

    Charles Stanley.

    ***

    [1] Job 14:1.

    [2] Luc 10:29–37.

    [3] Proverbes 11:24.

    [4] Marc 8:35.

    [5] 1 Corinthiens 13:1.

    [6] 1 Corinthiens 13:4.

    [7] 1 Corinthiens 13:8.

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  • Alors là, si c'est Pasteur qui l'a dit.

    Alors là, si c'est Pasteur qui l'a dit.

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  • Les 15 Clefs De L' Amitié -

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     1. Faire le premier pas...
     Après tout, qu'est-ce que l'on risque ? 
    Un coup de fil, une invitation à déjeuner, une proposition de sortie sont peut-être le début d'une nouvelle amitié.

     2. Doser ses exigences...
    On ne peut attendre de l'autre qu'il nous apporte tout ce dont nous avons besoin. 
    Avec chacun, nous partageons des choses différentes. 
    Des amis pour la conversation, pour l'art, les expositions, les courses... 
    Des amis à qui on confie des épisodes de sa vie et qui vibrent pour avoir connus les mêmes. 
    Ceux avec qui on peut parler divorce... ou de la mort des parents...".

     3. Ne pas être dépendant...

    Il ou elle n'est pas disponible ?
    Ce n'est pas si grave.
    Nous pouvons aller seul en balade ou inviter la voisine qui, justement, en meurt d'envie.

    4. Ne rien demander en échange... 
     

    L'amitié rime mal avec comptabilité.
    Ce qui fait tout son prix, c'est précisément sa gratuité : "Je te donne parce que je t'aime." 
    Ce qui ne veut pas dire qu'il faut en faire trop. 
    Chacun a droit à son jardin secret.

     5. Savoir écouter...
    Combien d'occasions ratées pour n'avoir pas su écouter au bon moment ?
    Les amis sont d'abord ceux qui savent se taire et être disponibles quand on en a besoin.

     6. Respecter le secret... 
    Une confidence, un détail de la vie privée... l'autre nous a fait confiance. 
    Savoir garder le silence est la preuve que cette confiance est méritée.

     7. Être souple... 
    Une invitation qui tombe à l'heure du rendez-vous chez le coiffeur, 
    une sortie au moment d'un bon film... pourquoi refuser ? 
    On peut toujours s'arranger. 
    À trop vouloir imposer ses propres désirs, on finit par décourager l'ami.

     8. Être là en cas de coup dur...
    C'est la première chose que nous attendons de nos amis. 
    Chacun trouve, selon son caractère, la façon d'être présent et de montrer son affection.

     9. Prendre les gens comme ils sont... 
    Nous avons tous nos défauts ; c'est aussi ce qui fait notre charme. 
    Inutile de demander aux autres de changer... 
    Les choses sont tellement plus simples quand on peut rester soi-même sans crainte d'être critiqué.

     10. Accepter les différences...
    C'est ce qui fait tout l'intérêt d'une relation. 
    On n'est pas d'accord sur tout, et alors ? 
    L'autre a peut-être une façon de voir les choses ou de penser la vie qui peut enrichir notre propre jugement.

     11. Ne pas juger...
    L'autre a fait une erreur ou s'est comporté d'une façon qui nous déplaît ? 
    Inutile de le critiquer.
    Il vaut mieux essayer de comprendre.
    Ce qui n'empêche pas la franchise : "voilà ce que je pense, mais tu fais ce que tu veux".

     12. Se donner du temps...
    À force de multiplier les sorties et les activités, on risque de perdre de vue l'essentiel. 
    Parfois, il peut être plus agréable d'en faire un peu moins
    et d'organiser de vraies occasions de partage avec les gens que l'on aime.

     13. Créer des moments conviviaux...
     Les repas entre amis, les sorties, les promenades,
     toutes les occasions sont bonnes pour vivre des situations chaleureuses et complices.

     14. Partager ce que l'on aime... 
    Un livre, un disque, un film, une balade à pied, la visite d'un musée... 
    l'amitié a besoin de ces "carburants" pour vivre et se développer. 
    C'est aussi en faisant ensemble que l'on apprend à s'apprécier mutuellement.

     15. Faire signe...
     Un petit bonjour, une carte postale, un cadeau... sont autant de façons de dire : 
    "Je pense à toi". Avec de petites attentions, on entretient l'amitié.

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  • : Texte d'un prêtre de Bordeaux Et tout s'est arrêté

    réflexion sur les mois écoulés ....

     Je vous fais suivre ce texte qui peu nous aider à prendre du recul...

    Et tout s’est arrêté…

     

     Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

     Après ?

     Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

     Après ?

     

     Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

     Après ?

     

     Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

     Après ?

     

     Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

     Après ?

     

     Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

     Après ?

     

     Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

    >Après ?

     

     Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

     Après ?

     

     Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

     Après ?

     

     Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

     Après ?

     

     Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

     Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

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  • Le con finement...


     
     Autrefois, les gens qui restaient chez eux sans parler à personne étaient qualifiés de cons finis. Aujourd’hui ils sont simplement des cons finés.
     
     La nouvelle nous est parvenue par des cons sidérants s’adressant à des cons citoyens.
     
     Maintenant, quand nous sortons pour nous aérer, nous voyons souvent des cons tondant, et descons binés de magnifiques potagers, et tous ces cons pétents s’occupent de leur con poste.
     
     Tout cela est con sternant. Cela commence à nous mettre la con pression et nous entendons de nombreux potes se con plaire dans la con plainte médiatique.
     
    Faute de mieux nous nous tournons vers l’Eglise et nous nous y rendons avec notre con cierge pour demander à con jurer ce fléau en ce lieu con sacré. On nous dit alors, que pour ne pas être consdamnés, nous devrions pour pénitence tous être cons fessés.
     
     A la maison, pas toujours facile de con tinuer à bien s’entendre avec nos cons pagnes ou nos consjoints. Il faut faire des cons promis et con céder de prendre quelques cons primés pour faire passer la pilule.
     
     Nous en sommes cons vaincus, il nous faut rester à la maison dans le con fort, se limiter à manger du con gelé et penser avec con passion à ceux moins bien lotis.
     
     Bientôt tout ira mieux, le virus aura été con battu.
     
     Mais restera la facture à payer, Et là, soyez sûrs, nous serons alors tous cons cernés.

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  • Coups de gueule - Pierre Thévenin

    6 Avril 2020

    J'ai reçu d'une amie, Djamila Zeghbab, un texte d'abord oral, diffusé sur FRANCE INTER, de Coline Serreau, actrice, réalisatrice, notamment de "Trois hommes et un couffin", musicienne, chef de chœur. Il fait écho à celui d'Annie Ernaux publié mercredi dernier et à nouveau hier par Elsapopin. Il est trop long pour que je vous le donne à lire in extenso, j'ai choisi quelques extraits que je vous livre ci-dessous en guise de coup de gueule :

    ... les postures guerrières sont souvent inefficaces contre les virus. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les, sinon avec respect, du moins avec modestie.

    Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre l'espèce humaine dans des conditions optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommages les microbes dont nous sommes de toute façon entourés massivement car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue mais l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagnée si nous renforçons notre système immunitaire...

    ... En quelques jours les Français ont établi des rites de renoncement massivement suivis, un des plus beaux gestes que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l'action des gilets jaunes...

    ... Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles (professionnels de santé, profs, chercheurs) sont sous-payés, méprisés, tandis que de jeunes crétins arrogants sont payés des millions d'euros pour mettre un ballon dans un filet...

    ....Je ne vois pas comment, à la sortie de cette crise, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l'électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu'aux banquiers ...

    ... Où sont les vraies valeurs ? Qu'est-ce qui est important dans nos vies ? Vivre virtuellement ? ... Encaisser la violence sociale de ceux qui n'ont eu de cesse d'appauvrir le système de soins et vous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

    ... Cette épidémie, si l'on a l'intelligence d'en analyser l'origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement contre les virus...

    ... Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses qui nous semblaient vitales se révèlent futiles ...

    ... Quoi de pire qu'un confinement pour communiquer ? Et pourtant les Italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris, dans des rues entières, sont organisés des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c'est cela, la vraie culture, la grande culture dont le monde a besoin ...

    ... le festival de Cannes va, lui aussi, devoir ... se réinventer. Complice d'un système rongé par la phallocratie, par la corruption, par l'industrie du luxe où l'on expose complaisamment de la chair fraîche, piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, angoissées à l'idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées. Ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets, les filles, car c'est votre talent, votre qualité d'artiste, qu'il faut célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute!

    Tag(s) : #Coups de gueule de P.Thévenin
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  • Message De La covid-19 Aux Habitants De La Planète -

    Carrefour Des Lecteurs Le Soleil -
     

    Message De La covid-19 Aux Habitants De La Planète -  Carrefour Des Lecteurs Le Soleil -

    J’origine de presque rien et je suis en train de conquérir le monde.

    Avec raison, on m’a baptisée Corona, car ma couronne s’étend...

    Sur l’ensemble des royaumes de cette Terre.

    **

    I come from almost nothing and I am conquering the world.

    With good reason, I was baptized Corona, because my crown is stretching ...

    Out of all the kingdoms on this Earth.

    Message De La covid-19 Aux Habitants De La Planète -  Carrefour Des Lecteurs Le Soleil -

    De la Chine, berceau de ma naissance, la mondialisation des échanges et des personnes...

    M’a permis de conquérir le marché de la mort...

    Je suis devenue la tueuse numéro un et j’entends bien continuer mon œuvre de destruction.

    J’ai des alliés-es qui m’ont aidée et qui continuent à le faire en me laissant la voie libre pour mon expansion.

    Si l’Europe a réagi trop lentement à mon infiltration en permettant à ses citoyens de voyager partout dans le monde...

    Semant ainsi mon poison à droite et à gauche, d’autres pays comme les États-Unis m’ont prise à la légère.

    Leur président, réfractaire à toute approche scientifique, a joué dans le déni, car tout ce qui ne tourne pas autour de sa personne n’a pas d’intérêt pour lui.

    Cette position attentiste m’a fourni des coudées franches pour mon entrée triomphale dans le pays le mieux nanti au monde.

    En plus de m’attaquer à la santé des personnes, je détruis aussi l’économie des pays riches...

    En paralysant les échanges et les infrastructures monétaires et boursières.

    Comme le cheval de Troie, je me suis immiscée dans le quotidien des gens en instaurant la peur et le désarroi.

    Cependant, il y a des gouvernements qui me combattent efficacement. Le Canada et tout particulièrement le Québec...

    Ils ont pris des mesures énergiques pour ralentir ma progression. Très tôt, ils m’ont mis des bâtons dans les roues.

    En empêchant les gens de se regrouper, en fermant les écoles, les entreprises non essentielles, y compris les centres d’achats...

    Et en préconisant la distanciation sociale et le confinement, ils me rendent la vie difficile.

    Heureusement qu’il y encore des récalcitrants-es qui ne suivent pas les consignes; cela crée des brèches pour introduire mon venin invisible et mortel.

    J’ose espérer que les chercheurs du monde entier ne trouveront pas trop vite un vaccin pour me combattre.

    D’ici là, je continuerai à me propager, souvent à votre insu. Ne baissez pas la garde, cela pourrait être fatal pour votre survie.

    Une ennemie qui vous veut du mal. !!

    **************

    From China, the cradle of my birth, the globalization of trade and people ...

    Allowed me to conquer the death market ...

    I have become the number one killer and I intend to continue my work of destruction.

    I have allies who have helped me and who continue to do so, leaving me free for my expansion.

    If Europe has reacted too slowly to my infiltration by allowing its citizens to travel all over the world ...

    Sowing my poison right and left, other countries like the United States have taken me lightly.

    Their president, resistant to any scientific approach, played in denial, because everything that does not revolve around his person has no interest in him.

    This wait-and-see position provided me with a free hand for my triumphant entry into the wealthiest country in the world.

    In addition to attacking people's health, I am also destroying the economy of rich countries ...

    By paralyzing exchanges and monetary and stock market infrastructures.

    Like the Trojan horse, I got involved in people's daily lives by instilling fear and dismay.

    However, there are governments that fight me effectively. Canada and especially Quebec ...

    They took energetic steps to slow my progress. Very early on, they threw me in the balance.

    By preventing people from coming together, by closing schools, non-essential businesses, including shopping centers ...

    And by advocating social distancing and confinement, they make my life difficult.

    Fortunately there are still recalcitrants who do not follow the instructions; it creates breaches to introduce my invisible and deadly venom.

    I hope that researchers around the world will not find a vaccine to fight me too quickly.

    Until then, I will continue to spread, often without your knowledge. Do not let your guard down, it could be fatal for your survival.

    An enemy who wants to harm you. !!

    Message De La covid-19 Aux Habitants De La Planète -  Carrefour Des Lecteurs Le Soleil -

    Signé, La covid-19 -

    Marcel Perron, Neuville - +

    Les Bénifices Inconnus De La Pandémie 

    ************

    Signed, La covid-19 -

    Marcel Perron, Neuville - +

    The unknown benefits of the pandemic

    Message De La covid-19 Aux Habitants De La Planète -  Carrefour Des Lecteurs Le Soleil -

    En décembre 1958, j’avais 11 ans, et la grève des techniciens de Radio-Canada m’avait fait découvrir… le cinéma. Quel bonheur !

    En effet, quand je ne jouais pas au hockey pendant des heures sur des patinoires improvisées, à Baie-Sainte-Catherine, pendant le congé des Fêtes 1958-1959, je regardais les films diffusés...

    Rien d’autre n’était accessible chez nous. J’y ai découvert notamment Maurice Chevalier, Fernandel, Paul Meurisse et Michèle Morgan...

    Que j’adorais («Tu as de beaux yeux, tu sais!»), ainsi que John Wayne et les autres cowboys.

    Qu’est-ce que la pandémie actuelle permettra aux jeunes de découvrir, même si les deux événements n’ont rien de comparable ?

    Car, dans 50 ans, c’est certain, ils se souviendront tous encore de cette période troublante. Je n’ai d’autre choix que de laisser la question ouverte.

    Florent Gaudreault, Montréal -

    **************

    In December 1958, I was 11 years old, and the strike by Radio-Canada technicians made me discover ... cinema. What happiness!

    Indeed, when I did not play hockey for hours on improvised skating rinks, in Baie-Sainte-Catherine, during the 1958-1959 holiday break, I watched the films broadcast ...

    Nothing else was available with us. I discovered there in particular Maurice Chevalier, Fernandel, Paul Meurisse and Michèle Morgan ...

    I loved ("You have beautiful eyes, you know!"), As did John Wayne and the other cowboys.

    What will the current pandemic allow young people to discover, even if the two events have nothing comparable?

    Because in 50 years, for sure, they will all remember this troubling time. I have no choice but to leave the question open.

    Florent Gaudreault, Montreal -

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  • Après la crise covid-19

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Ca ira bien ...
    On s'en sortira avec les cheveux plus longs, même avec quelques cheveux blancs en plus,
    avec les mains et les maisons brillantes de propreté , en vieux vêtements ,
    avec la peur, mais aussi l'envie, de sortir. Avec la peur, et aussi l'envie de rencontrer quelqu'un.
    On s'en sortira avec les poches vides et les celliers pleins.
    On aura retrouvé comment faire du pain et ne pas gaspiller la nourriture.
    On retiendra que le médecin et l'infirmière méritent plus d'applaudissement que le joueur de football et qu'un bon instituteur ne peut pas être remplacé par l'écran.
    Et que la couture des masques est plus utile que de coudre les robes à la dernière mode.
    Que la technologie est importante, même vitale, si elle est bien utilisée, mais dangereuse si l'on pense qu'à son propre besoin.
    Et qu'il n'est pas toujours nécessaire de monter dans sa voiture et s'enfouir, on ne sait où.
    On s'en sortira plus seuls, mais avec plus d'envie d'être ensemble,
    Et on réalisera que la vie est belle, quand tu es vivant,
    Que nous sommes des petites gouttes dans une mer,
    Et que certaines situations ne peuvent être résolues qu'ensemble.
    Que le bon et le mal arrivent souvent de là où tu l'attendais le moins.
    En regardant dans le miroir, nous nous dirons que ce n'est pas si mal d'avoir les cheveux blancs,
    et que d'être avec sa famille est super, que malaxer la pâte à pain pour tes proches te remplit de fierté ,
    Nous allons apprendre à sentir notre souffle, même celui des autres ,même les tout petits toussotements, et nous regarder dans les yeux, pour protéger nos chers,
    et respecter les autres et les règles de base de cohabitation .
    Peut-être que ce sera ainsi. Peut-être que non.
    Mais je veux espérer que tout est faisable et qu'il est possible d'être meilleur....
    *******************
    En Anglais

    After the covid-19 crisis

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    It will be fine ...
    We will get by with longer hair, even with a few more gray hairs,
    with hands and shiny houses of cleanliness, in old clothes,
    with the fear, but also the desire, to go out. With fear, and also the desire to meet someone.
    We will get away with empty pockets and full cellars.
    We will have found how to make bread and not waste food.
    It should be noted that the doctor and the nurse deserve more applause than the football player and that a good teacher cannot be replaced by the screen.
    And that sewing masks is more useful than sewing dresses in the latest fashion.
    That technology is important, even vital, if it is used well, but dangerous if you think of your own need.
    And it is not always necessary to get into your car and bury yourself, you do not know where.
    We will get out of it more alone, but with more desire to be together,
    And we will realize that life is good, when you are alive,
    That we are little drops in a sea,
    And that certain situations can only be resolved together.
    That good and bad often come from where you least expected it.
    Looking in the mirror, we will say that it is not so bad to have white hair,
    and that being with your family is great, that kneading the bread dough for your loved ones fills you with pride,
    We will learn to feel our breath, even that of others, even the smallest coughs, and look us in the eyes, to protect our dear ones,
    and respect others and the basic rules of cohabitation.
    Maybe it will be so. Maybe not.
    But I want to hope that everything is doable and that it is possible to be better ....

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