•  Les Belles Choses Quotidiennes De La Vie...

    Je suis de la génération du "s'il vous plait" et du "merci"

    Du respect des aînés, et du "je peux ? ". 

    De saluer avec le sourire, d'aimer les personnes pour ce qu'elles sont...

    Et non pour ce qu'elles ont... ou me donnent.... 

    On m'a appris à traiter les gens aimablement... et à leur dire bonjour !!!

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  • Dialogue Sur La Méchanceté Gratuite..

    Bonjour
    Je pense que la méchanceté, l'agressivité etc...sont des signes de faiblesse, de manque de confiance en soi ou de mal-être...

    Certaines personnes fonctionnent ainsi pour éviter de souffrir, de se sentir nul, transparent.

    Dès fois ça leur permet juste d'entrer en contact, car ils ne savent pas faire autrement...

    Donc ta réaction variera en fonction de ton rapport à la personne méchante (famille, amis, inconnu) parce que ça te touchera plus ou moins...

    Mais aussi en fonction de ton interprétation de sa méchanceté et de ton désir d'aider l'autre ou pas (par exemple en lui montrant qu'on peut agir différemment).

    Bref l'idéal serait de ne jamais prendre la méchanceté des autres pour soi-même. Qu'ils voient que ça n'a pas d'effet sur toi...

    Plus facile à dire qu'à faire. Mais attention, ça ne veut pas dire leur laisser le champ libre et te faire écraser. Vaste sujet......

    La méchanceté pour moi est une forme de protection de l'ego qui perd ou sent perdre du pouvoir...

    On a souvent tendance à remettre la faute sur l'éducation, le gouvernement, les parents, la société...

    Et rarement sur le libre arbitre d'un individu...

    Il y a évidemment des exceptions mais chacun est libre de réfléchir.

    Surtout avec les moyens à notre portée maintenant. Voilà !

    Ainsi, la "méchanceté" peut venir aussi bien des individus "profiteurs", justement par ce qu'ils ont un comportement égoïste...

    Ce qui est mal interprété par les altruistes, mais aussi par les "altruistes" eux-même, à cause des mécanismes de détection des tricheurs.

    Ce genre de mécanisme peut amener au "délit de sale gueule", et à des manifestations agressives punitives ou préventives (ou ne serait-ce qu'à du rejet par indifférence).

    L'agressivité est alors un simple moyen pour obtenir ce que l'on désire, que ce soit dans l'un ou dans l'autre cas (celui de l'égoïste ou de l'altruiste...

    Sachant que ces deux types de comportements peuvent être pratiqués par une même personne dans des situations différentes). 

    Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant. (Pierre Dac)

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  • Une aide inattendue

    Histoires vraies N°87 - Une aide inattendue et plus d'histoires vécues


    A l'aéroport, nous sommes inquiets. Contrairement aux autres voyageurs au départ, nos valises sont quasiment vides. Les Bibles qui les remplissaient à l'aller ont été laissées aux amis que nous avons visités. Si l'on nous demande d'ouvrir nos bagages, on risque fort de comprendre que nous ne sommes pas des touristes ordinaires, qui rapportent d'habitude le plus de souvenirs possible, et les questions pourraient bien être délicates.

    Nous avons bravé les lois de ce pays opposé à l'évangile ; sommes-nous prêts à souffrir comme nos frères persécutés ?

    C'est l'heure d'enregistrer. Nous prions pour que tout se passe bien, nos formulaires à la main. Un homme apparaît alors, habillé comme quelqu’un du pays, plein de calme et d'autorité.

    - D'où venez-vous et où allez-vous ? demande-t-il. Nous répondons, simplement.
    - Suivez-moi, dit-il. Et regardant nos formulaires encore vierges : "Vous n'en aurez pas besoin"
    Stupéfaits, nous le suivons. Nous traversons la zone de sécurité où sont fouillées les valises, passons à côté du détecteur de métaux, puis du soldat en armes qui collecte les cartes de départ.
    On ne semble pas nous voir. "Ne vous arrêtez pas", dit notre guide. Avant même de nous en rendre compte, nous sommes dans la dernière file, prêts à embarquer. L'homme qui nous a aidés a disparu ! Nos cœurs éclatent de joie et de reconnaissance.
    Dieu fait des miracles pour tous ceux qui s'attendent à lui, encore aujourd'hui.
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    Un bien curieux prisonnier
    Au début du règne de Louis VI, le vice-roi de Naples visitait les galères. Pour honorer son passage, on lui donna l'autorisation de libérer un prisonnier. Mais lequel ?
    Alors, il les questionna et tous se prétendirent justes, sauf un qui lui dit : « Je suis un pauvre type, je paye, c'est normal »
    « Misérable, dit le roi, quel malheur que tu sois parmi tous ces braves gens ! Tu vas les contaminer. Hâte-toi de sortir ! » Et il fut gracié.
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    Quand l'épreuve paraît incompréhensible
    Sir James Thornhill peignait la coupole de St-Paul de Londres. Il venait d'en achever une section. Pour juger de l'ensemble de son travail, il recule de quelques pas. Mais le voilà au bord de l'échafaudage. Un pas de plus... et il va plonger dans le vide !
    Son aide, réalisant rapidement le danger, lance son pinceau gorgé de peinture sur le chef-d'œuvre de son maître. Aussitôt l'artiste, très en colère, bondit vers son assistant pour le secouer violemment. « Mais, dit celui-ci, en abîmant votre travail, je vous ai sauvé la vie ». La colère de l'artiste se transforma rapidement en reconnaissance.
    Que de fois nous sommes contrariés par telle ou telle épreuve dont nous ne comprenons pas la raison. Ce peut être une erreur que nous commettons, une méchanceté dont nous sommes victimes, un contretemps fortuit. Pourquoi ? Pourquoi ?
    Or Dieu, le Seigneur, connaît les circonstances et les cœurs ; il sait très bien pourquoi tel événement peut accomplir sa volonté et servir au bien de ses enfants. Il utilise même nos propres erreurs dans ce but.
    Cela nous pousse à la reconnaissance. Nous savons, du reste, que toutes choses coopèrent au bien à ceux qui aiment Dieu"
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    Faire confiance
    « Le figuier ne fleurira pas, et il n'y aura point de produit dans les vignes ; le travail de l'olivier mentira, et les campagnes ne produiront pas de nourriture ; les brebis manqueront dans le parc, et il n'y aura pas de bœufs dans les étables. Mais moi, je me réjouirai en l'Eternel, je m'égaillerai dans le Dieu de mon salut L'Eternel, le Seigneur, est ma force » Habakuk 3 : 17-19
    Sur le mur d'un camp de concentration dans un pays totalitaire on a trouvé cette inscription :
    Je crois au soleil, même s'il ne brille pas.
    Je crois en l'amour, même quand je ne le sens pas.
    Je crois en Dieu, même lorsqu'il est silencieux
    Quel beau témoignage de la confiance qui habitait l'auteur de ces phrases ! Alors que tout semblait perdu, la foi de cet homme ne se révoltait pas. Il continuait, à l'exemple de Jésus son modèle, à se confier en « Celui qui juge justement » (1 Pierre 2 : 23)
    Souvent, quand notre vie traverse des turbulences, nous sommes portés à nous plaindre et à douter. Asaph, l'auteur du Psaume 73, s'est, lui aussi, posé des questions semblables : « Voici, ceux-ci sont des méchants, et ils prospèrent dans le monde, ils augmentent leurs richesses. Certainement c'est en vain que j'ai purifié mon cœur et que j'ai lavé mes mains dans l'innocence » (Psaume 73 : 12-13)
    Le silence apparent de Dieu le poussait au découragement. Mais Dieu ne l'a pas laissé dans ce doute. Il l'a conduit à prendre de la hauteur : « Quand j'ai médité pour connaître cela, ce fut un travail pénible à mes yeux, jusqu'à ce que je sois entré dans les sanctuaires de Dieu... » (16-17)
    Par-dessus tout, il a éprouvé ceci : « Dieu est le rocher de mon cœur, et mon partage pour toujours... Pour moi, m'approcher de Dieu est mon bien » (26, 28).
    A l'exemple de ces hommes de foi, apprenons à nous élever au-dessus des difficultés.
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    Longueur d’onde brouillée
    Pendant la guerre 1939-1945, beaucoup de Français écoutaient chaque soir la Radio de Londres dont les nouvelles et les messages encourageaient la population qui vivait alors durement cette période de l’occupation nazie.
    Mais en réalisant cela, les Allemands disposèrent en bien des lieux des postes de brouillage qui utilisaient la même longueur d’onde. Ainsi, bien souvent, au lieu d’entendre la parole qui réchauffait leur cœur, les auditeurs en étaient réduits à entendre le bruit du brouillage : ti-la-la, ti-la-la… sur trois notes musicales. La voix du speaker de l’émission « Les Français parlent aux Français » en devenait pratiquement inaudible.
    Pour y remédier, des auditeurs ingénieux fabriquèrent des cadres antiparasites qui se vendaient sous le manteau durant l’occupation.
    Grâce à ce cadre, on pouvait de nouveau bien entendre les nouvelles tant attendues qui faisaient espérer la victoire.
    Le Diable essaie toujours de créer des inférences pour nous empêcher d’écouter la vérité.
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    Et cela, est-ce à toi ?
    Voici bien longtemps, un seigneur se promenait sur ses terres. Un paysan lui demanda à qui appartenait le château, bien visible avec ses tours, en haut de la colline.
    - A moi, répondit le Seigneur.
    Puis, pour étonner davantage encore le paysan, il ajouta :
    - Vois-tu cette vaste forêt, ce beau lac, ces prés, ces champs… Tout cela m’appartient, c’est à moi. L’homme le regarda longuement, puis il lui montra le ciel :
    - Et cela, est-ce à toi ?
    Si nous n’avons regardé jusqu’alors qu’aux choses matérielles qui ne sont que pour un temps bien limité ici-bas, laissons-nous interpeller par la question si sérieuse du paysan.
    - Et cela, est-ce à toi ?
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    Trop petit
    La jeune fille à qui Mozart fut tout d’abord fiancé se fatigua de lui et déclara qu’elle ne le trouvait pas assez bien pour elle. Elle prétendit qu’il était trop petit.
    Plus tard, quand le célèbre compositeur eut atteint la gloire, on interrogea la jeune fille. Elle ne fit aucune difficulté pour reconnaître son erreur.
    - Je ne connaissais rien de son génie ; je ne voyais en lui qu’un petit homme, dit-elle.
    Faisons-nous la même erreur quand nous jugeons une personne sur son apparence extérieure ou sur les qualités de son cœur ?
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    La corde et la vache

    Un homme vint voir un pasteur : il avait quelque chose sur la conscience et désirait le confesser :
    - Cela me pèse jour et nuit et ne me laisse aucun repos.
    - Qu'est-ce donc ?
    - Je n'ose pas le dire ; c'est trop pénible.
    - Il faut pourtant l'avouer, sinon vous n'aurez pas de repos.
    - J'ai volé.
    - Et quoi ?
    - Une corde.
    - Eh bien ! dit le pasteur, rapportez là à celui à qui vous l'avez prise. Dites-lui vos regrets, et l'affaire se réglera sûrement.
    Peu de jours après, le voleur reparut et dit qu'il n'avait pas retrouvé la tranquillité d'esprit.
    - M'aviez-vous tout dit ?
    - Non !
    - Eh bien ! Dites-moi toute la vérité, cette fois-ci.
    - C'est que, au bout de la corde, il y avait quelque chose, dit-il en hésitant.
    - Il… il… y avait… une vache.
    Beaucoup sont disposés à avouer la corde, mais pas la vache.
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    Regret ou repentance

    Une dame, devenue visiteuse de prison, s'efforçait de réconforter les prisonniers. Elle eut à s'occuper d'un nouveau détenu à l'aspect fort sympathique.
    - Qu'avez-vous fait pour être là ? demanda-t-elle.
    - Ah ! Ne m'en parlez pas, répliqua le jeune homme. Tout ce qui m'arrive, c'est bien ma faute à moi. Et tout ça, pour avoir cambriolé une maison.
    - Bien sûr, vous en éprouvez du regret.
    - C'est pas ça. Où je m'en veux, c'est d'avoir marché sur la queue du chat. Il a miaulé tant et plus, et c'est comme ça que je me suis fait pincer.
    Beaucoup, après avoir fait ce qui est mal, n'éprouve que le regret d'avoir été pris sur le fait, de s'être fait prendre. La repentance, c'est tout autre chose : c'est la tristesse qu'on éprouve d'avoir péché, la douleur d'avoir offensé Dieu.
    Le regret est stérile, le remords est destructeur, la repentance est salutaire.
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    Combien pèse le péché ?
    Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. (Mathieu 11 :28)
    Un prédicateur venait d'inviter ses auditeurs à venir à Jésus pour être soulagés du poids de leurs péchés.
    "Le poids des péchés? s'exclama un jeune homme. Moi, je ne le sens pas. Je ne me sens vraiment pas coupable.
    —Dites-moi, répondit l’évangéliste, si on mettait 50 kilos sur la poitrine d'un mort, le sentirait-il ?
    — Bien sûr que non, puisqu'il est mort.  
    —Eh bien, l'homme qui ne sent pas sa culpabilité devant Dieu est moralement mort »
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    L'insensé dit en son cœur : il n'y a pas de Dieu
    (Psaume 14 : 1)
    Une certaine année, au cours du mois de décembre, les adhérents d'une association prônant l'athéisme ont reçu une circulaire, rédigée en ces termes: "La conférence prévue sur la non-existence de Dieu n'aura pas lieu à la date prévue en raison des fêtes de Noël".

    Authentique, m'a-t-on assuré! Ne faut-il pas, en premier lieu, rappeler que Noël est le temps où les chrétiens commémorent le don que Dieu a fait à l'humanité en la personne de Jésus, son Fils unique, voici plus de 2000 ans ?

    Il faut beaucoup de foi pour être athée. Le célèbre président des Etats-Unis, Abraham Lincoln a écrit: "J'arrive à comprendre que ce soit possible de regarder la terre et d'être athée. Mais je ne comprends pas qu'on puisse lever, la nuit, les yeux vers le ciel et dire qu'il n'y a pas de Dieu"

    Le physicien Alfred Kastler, prix Nobel 1966, a dit : "L'idée que le monde, l'univers matériel, s'est créé tout seul me paraît absurde. Je ne conçois le monde qu'avec un créateur, donc un Dieu"

    Victor Hugo affirmait que « l'athée est identique à l'aveugle ».
    Et l'illustre savant Louis Pasteur témoignait : "Plus j'étudie la nature, plus j'admire le Créateur"
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    Histoire drôle ou drôle d’histoire...?
    Et si c’était la vôtre?
    Le juge : Vous avez tué votre femme. Pourquoi ?
    L’inculpé : Ce n’est pas moi, c’est le couteau que tenait ma main. Par hasard, il est entré dans sa chair, à la place du cœur. Il aurait pu, tout autant, entrer ailleurs.
    Le juge : Qu’est-ce que vous me chantez là ? C’est tout de même bien vous qui avez décidé de la tuer.
    L’inculpé : Pas sûr ! Vous savez, le hasard a de ces fantaisies parfois, et puis, ma main est bien capable de faire le travail toute seule. En voyant le couteau, elle a dû se dire : « j’ai des doigts qui sont faits pour agripper des objets ; un couteau ça sert à couper ou piquer. Il y a un corps humain, tout près, là ; l’occasion est bonne. Hop ! J’enfonce avec délice le couteau dans cette chair vive ».
    Le juge : Qu’est – ce que ce discours absurde ? Le couteau, la main ne sont pas des instruments, des moyens. Ce crime, vous l’avez conçu pensé, préparé dans votre tête.
    L’inculpé : Ah ! Là, je vous arrête, M. le Juge. Dans ma tête, il y a un cerveau, et c’est lui qui décide, pas moi. Il est composé de neurones (cellules nerveuses) lesquels sont faits de molécules, atomes et particules. C’est toute cette mécanique qui conçoit et commande les gestes et les actions, comme les cerveaux de tous les animaux du monde.
    Cessez de voir de la pensée partout. Les choses peuvent bien se faire toutes seules. Avec le hasard, l’enchaînement des circonstances, tout devient possible.
    D’accord, un couteau qui m’appartient a tué ma femme ; ma main tenait le couteau ; mon cerveau a commandé à ma main de faire ce geste, lequel, par hasard ou pour tout autre raison, s’est révélé meurtrier.
    Mais cessez, je vous en prie, de m’accuser d’avoir pensé, conçu et présidé ce meurtre… qui aurait très bien pu ne pas en être un si le couteau, au lieu de percer le cœur de ma femme, s’était planté dans la miche de pain sur la table de la cuisine. Moi, je ne suis pour rien dans cette affaire, et vous ne pouvez pas prouver le contraire »

    Il paraît que l’affaire en est restée là, conclue par un non-lieu, le juge et les jurés n’ayant pas pu ébranler ni fissurer ce raisonnement en béton.
    Absurde ? Pas plus que celle des scientifiques… et philosophes « évolutionnistes » qui affirment : « Tout ce qui existe dans la nature, choses, bêtes et gens, s’est fait tout seul, sans que personne n'y ait pensé à l’avance, ni rien prévu.
    Ne parlons surtout pas d’intelligence surhumaine (avant et au-dessus de l’homme) ni surnaturelle (au-delà ou au-dessus de la nature) qui présiderait à tout ce processus. Là, ce n’est plus de la science, c’est du domaine des religions.
    L’ordre, l’harmonie, l’équilibre, la beauté qu’on admire dans la nature, et, chez l’homme, la conscience, l’intelligence, la volonté indépendante, le discernement des valeurs morales, le sens de l’esthétique, de la justice, de la dignité, de la liberté, oui, tout cela est dû au hasard, à un concours heureux de circonstances ou à des mécanismes aveugles, impersonnels, imprévisibles et fortuits, dont un qu’on appelle « sélection naturelle »
    L’inculpé de l’histoire se dit totalement innocent du meurtre qu’il a commis, n’ayant ni motif, ni projet préalable, et que, si tout cela a eu lieu, c’est selon le hasard et les circonstances dont il n’était pas maître.
    Donc, on ne peut rien lui reprocher ni lui demander de rendre des comptes à qui que ce soit.
    De même, cette doctrine de l’évolution, même si elle n’explique rien, pose des problèmes scientifiquement insolubles, oblige ses supporters à faire toutes sortes d’acrobaties intellectuelles… et philosophiques pour se maintenir.
    On s’y accroche quand même, car elle est confortable pour la conscience. Elle endort les sentiments de culpabilité que peut nous reprocher cette conscience et, puisque, selon elle, il n’y a personne qui ne nous a faits selon des projets précis et des intentions à long terme, elle veut nous convaincre que nous ne sommes pas responsables de ce que nous pensons et faisons, étant seulement des animaux un peu plus évolués que les autres.
    ************
    Patrick commentaire :
    Je voudrais rajouter un commentaire à la dernière histoire au sujet de la psychanalyse moderne dont Mr Freud est largement responsable et coupable. Il peut se vanter d’avoir apporté un sacré désordre dans la société et dans la tête des gens.
    A tel point qu’on libère des récidivistes dangereux, des criminels en puissance, sous la bénédiction de nos juges et psychanalystes.
    Pourquoi les hommes en sont-ils arrivés à un tel point de déviation morale, parce qu’ils ont rejeté la seule source de cohérence et de salubrité.
    Ils ont rejeté la vérité et le porteur de cette vérité, pour établir leurs propres règles du jeu. Ils sont devenus aliénés à la raison, au bon sens commun, à ce qui est sain et équilibré dans la vie d’une personne.
    Ils ont perdu les repères de la raison, se sont égarés dans leurs propres pensées et leurs propres jugements pour devenir leurs propres juges.
    Savez-vous à quoi la Bible les compare :
    Osée 13:3  C'est pourquoi ils seront comme la nuée du matin et comme la rosée qui s'en va de bonne heure, comme la balle chassée par le tourbillon hors de l'aire, et comme la fumée qui sort par le treillis.

    Leur philosophie, leur morale, leur bon sens, n’est rien d’autre qu’un tourbillon d’insanité et d’obscénité qui sera chassé à la fin par la brûlante épée de la vérité !

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  • Une belle histoire

    « Un jour, ma mère a fait le dîner après une longue journée de travail.
    Elle a mis du beurre et des toasts brûlés sur une assiette et l’a donné
    à mon Père.


    Je me suis immédiatement rendu compte que le pain était noir, mais j’ai attendu de voir si mon père faisait un commentaire.
    Mais mon père a fait comme si de rien n’était et m’a demandé comment s’était passé ma journée.


    Je ne me souviens pas ce que je lui ai répondu, mais peu après, maman s’est excusée à propos des toasts brûlés.


    Je ne pourrais jamais oublier ce que mon père a dit : 
    « Chérie, c’est comme ça que j’aime mes toasts ! »
    Quand c’était l’heure d’aller au lit, j’ai demandé à mon père s’il aime 
    vraiment les toasts brûlés. Il me prend dans ses bras et me dit :
    « Ta mère a eu une longue journée, elle est fatiguée. »
    « Un peu de toast brûlé n’a jamais blessé personne, mais les mots peuvent blesser. »
    En tant qu’humain, nous ne sommes pas toujours parfaits.
    Il faut apprendre à accepter les petits défauts des autres, et à les aimer: ça, c’est la clé d’une relation saine et durable." 

    (auteur inconnu)

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  • Le remède à la solitude

    Le remède à la solitude

    Virginia

     

    C’est l’un des mystères du cœur humain : pourquoi nous arrive-t-il — à chacun de nous — d’éprouver, de temps à autre, un sentiment d'extrême solitude ?

    Les gens qui se sentent les plus seuls sont souvent ceux qui vivent en permanence au milieu des foules. Pourtant, ils ont le sentiment que personne ne les comprend ni ne les connaît réellement.

    Souvent ils  jouissent  d'une certaine aisance matérielle, ils ont tout ce qu’il faut, mais ils se plaignent d'être seuls.

    Ils aspirent à trouver quelqu’un avec qui parler de ce qui les intéresse, quelqu’un qui leur prêterait une oreille attentive et les comprendrait.

    Même notre compagne ou compagnon, même nos amis les plus proches, ceux pour lesquels nous éprouvons un amour réciproque, ne nous connaîtront ni ne nous comprendront jamais parfaitement.

     

    Même si nous parvenons  au summum du succès, personne ne pourra tout à fait partager l'émotion de cet instant sublime où nous avons enfin atteint notre but.

     

    Notre ami le plus cher reste étranger à nos joies les plus profondes, et il est incapable de ressentir nos peines les plus secrètes.

     

    Il est des larmes qu'on ne verse que dans la solitude. Aucun être humain ne peut pénétrer le sanctuaire de notre cœur ou de notre âme.

     

    "Nul ne peut me comprendre! Je n'ai personne à qui expliquer tout ce que je ressens!" C’est, un jour ou l’autre, le cri du cœur d’un chacun. Quelle que soit notre destinée, nous sommes voués à errer en solitaires.

     

    Chacun conserve une part de mystère, un mystère qu’il ne peut percer lui-même, et se retrouve seul en tête-à-tête avec ses pensées les plus intimes.

     

    Pourquoi en est-il ainsi ? Pour quelle raison l’être humain aspire-t-il à être compris des autres ?

     

    Pourquoi ressent-il cet intense besoin de partager  ses joies, ses peines, ses triomphes et ses échecs ?

     

    Dieu, qui nous donna la vie, aurait-Il fait une erreur dans la conception de l’homme — Son chef-d'œuvre ?

     

    Aurait-Il omis un détail important dans la création de l'être humain ?

     

    Après tout, Il nous a fourni les moyens de satisfaire tous nos  autres désirs : le pain pour assouvir la faim du corps;  la connaissance pour satisfaire la curiosité de l'esprit ; et l'amour pour combler le cœur. Aurait-Il donc laissé l'âme insatisfaite!

     

    Aurait-Il négligé de satisfaire ce besoin lancinant de compréhension et d'amitié! Est-ce à dessein qu'Il ne nous a donné aucune réponse à la solitude!

     

    Il existe une réponse à toutes ces questions. Ce vide, ce sentiment d'incomplétude que nous ressentons : c'est notre âme qui a soif de Dieu.

     

    Il savait que, lorsque nous nous verrions incompris par les hommes, nous nous mettrions en quête du divin.

     

    Il savait que cette impression d'isolement, ce sentiment d’incompréhension nous amènerait à Lui.

     

    Dieu nous a créés pour Lui. Il veut notre amour. Il a posé sur la table de notre cœur une petite carte où l'on peut lire : "Réservé pour Moi".

     

    Dans le cœur de chacun, Il veut occuper la première place.

     

    Pour cette raison, Il détient la clé secrète de chaque cœur, la clé qui donne accès à son intimité, et qui Lui permet de combler les âmes solitaires qui s'approchent de Lui de Sa paix parfaite et de Son affection.

     

    Dieu Lui-même est la réponse à la solitude. Nous ne sommes véritablement satisfaits que lorsqu'Il remplit Lui-même ce vide intérieur.

     

    Nous ne sommes véritablement libérés de la solitude que lorsqu'Il vient remplir  notre vie.

     

    L'Apôtre Paul ne disait-il pas : "Nous n'avons pas un grand prêtre qui serait incapable de se sentir touché par nos faiblesses. Au contraire, Il a été tenté en tous points comme nous le sommes, mais sans commettre de péché" (Hébreux 4 :15)

     

    Jésus est touché par chacune de nos faiblesses. Lorsqu'Il entre dans notre vie, Il nous comble de bonheur.

     

    Comme le dit la Bible, Il nous "comble de biens" (Psaume 107 :9 ; Psaume 73 :26)

     

    Il ne manquera pas de répondre à chacune des attentes de notre cœur.

     

    Dieu est suffisamment grand et puissant pour satisfaire n'importe quelle âme.

     

    Il est le compagnon parfait, l'ami idéal. Celui-là même qui vous a créé est le seul à pouvoir combler chaque recoin de votre cœur.

     

    Il n'y a plus aucune raison d'être seul. Jésus disait: " Je ne te laisserai pas; jamais Je ne t'abandonnerai " et " Je suis Moi-même avec vous chaque jour " (Hébreux 13 :5 ; Matthieu 28 :20)

     

    Lorsque vous ressentez cette solitude, sachez que c'est Jésus qui vous dit :"Approche-toi de Moi!"

     

    Chaque fois que vous avez l'impression que personne ne vous comprend, c'est le signal que vous devez vous rapprocher de Lui.

     

    Et lorsque, ployant sous un fardeau trop lourd à porter, vous vous exclamez :"Je n'y arrive pas! Je ne peux pas le porter tout seul", vous dites vrai! Jésus a permis, à dessein, qu'il soit trop lourd, pour que vous reveniez vers Lui.

     

    La peine que nul ne peut comprendre est porteuse d'un message secret, un message du Roi qui vous supplie, à nouveau, de venir à Lui. Vous ne le ferez jamais assez.

     

    Sa présence satisfait l'âme solitaire, et celui qui, jour après jour, marche à Ses côtés, ne sera jamais seul.

     

    Réponses à vos questions

     

    L’anxiété, c’est comme un fauteuil à bascule : ça fait passer le temps, mais ça ne mène jamais nulle part.

     

    Q : J’ai parfois l’impression d’être submergé par les soucis. Que puis-je faire pour cesser de m’inquiéter ?

     

    Qui peut dire qu’il n’a pas de soucis ? On s’inquiète devant la situation du monde.

     

    On a peur de ne pas réussir ses études, ou de ne pas être à la hauteur de son  travail.

     

    On a peur de ne pas pouvoir joindre les deux bouts.

     

    On a peur de perdre des êtres qui nous sont chers.

     

    On s’inquiète pour l’avenir. Tant de sujets d’inquiétude !

     

    La plupart de nos préoccupations peuvent se ramener à l’une de ces deux catégories : d’une part, le remords vis-à-vis d’échecs passés ou de situations qui ont mal tourné, d’autre part, la peur du futur.

     

    Comment peut-on se prémunir contre ces craintes ?

     

    Aussi surprenant que cela puisse paraître, les paquebots transatlantiques nous fournissent un élément de réponse : ils sont construits de telle façon qu’en cas d’incendie ou d’avarie majeure, des portes étanches et ignifugées se ferment pour séparer les compartiments endommagés des autres compartiments. Le problème est ainsi circonscrit, et le vaisseau peut rester à flot!

     

    Il en va de même pour le "vaisseau" de notre vie.

     

    Si nous voulons tirer parti du moment présent et nous préparer au mieux pour l’avenir, nous devons apprendre à nous protéger hermétiquement des remords sur les fautes et les erreurs passées, ainsi que des craintes stériles vis-à-vis du futur.

     

    Sinon, nous risquons fort de nous laisser submerger par l’inquiétude!

     

    Jésus ne conseillait-Il pas : "Ne vous inquiétez pas pour le lendemain. À chaque jour suffit sa peine" (Matthieu 6 :34)

     

    Avez-vous remarqué que ce sont souvent les craintes qui ne se réalisent jamais qui nous cause le plus d’anxiété ?

     

    Au crépuscule de sa vie, le célèbre humoriste Mark Twain déclarait: "Je suis vieux et j’en ai eu, des problèmes… ! Mais la plupart ne me sont jamais arrivés!"

     

    Un homme d’affaires tenait ce qu’il appelait un "catalogue de soucis", où il faisait l’inventaire de ses inquiétudes.

     

    Il finit par découvrir que 40% de ces dernières concernaient des événements ayant très peu de chance de se produire ;

     

    30% avaient rapport à des décisions passées sur lesquelles il lui était impossible de revenir ;

     

    12% étaient liées aux critiques que lui adressaient autrui,

     

    et 10%, sans fondement non plus, concernaient sa santé.

     

    Il en conclut qu’il ne restait plus que 8% de bonnes raisons de s’inquiéter.

    En tant que chrétiens, nous n’avons aucune raison de nous inquiéter ou d’avoir peur, puisque nous savons que "l’Esprit fait concourir toutes choses au bien de ceux qui aiment Dieu" (Romains 8 :28)

     

    Le célèbre évangéliste Dwight L. Moody aimait à répéter :

    "On peut voyager de deux façons pour aller au Ciel : en première classe ou en seconde!

    En seconde classe, on dit : "Le jour où j’ai peur, je mets ma confiance en Toi!" (Psaume 56:4).

    Tandis qu’en première classe, on dit : "Je me confie en Lui et je n’ai plus de crainte" (Esaïe 12:2).

    Suivez mon conseil : achetez plutôt un billet de première classe!"

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  • Et À Graver Tes Joies Dans La Pierre !

    Deux amis… un long cheminement éprouvant dans un désert...

    Des gestes simples, violents, essentiels…

    Bref un conte philosophique que nous osons passer...

    Au crible du Critère des Quatres Question en simple le C2Q.

    Alors il écrivit dans le sable
    « Aujourd’hui mon ami m’a gifflé »

    Les Amis Seuls Répondront !

    Les Rotariens puiseront en eux le temps et la force...

    D’une réflexion sans doute basée...sur le Critère des Quatre Questions.

    Alors il grava dans la pierre
    « aujourd’hui mon ami m’a sauvé la vie »

    Ils trouveront alors et certainement ce trésor intérieur...

    Qui leur permet de mettre en œuvre leur éthique et de cultiver leur idéal.

    Écris tes blessures dans le sable et
    grave tes joies dans la pierre.

    Le C2Q est tout le contraire d’un dogme ;

    C’est l’expression d’une éthique respectueuse et...

    De la liberté de pensée de chacun, et de sa...

    Responsabilité d’homme libre.

    Alors je ne vais pas m’aventurer tout seul dans le désert à la recherche de quelque Oasis…

    Mais je souhaite témoigner simplement du plaisir d’avoir un instant ressenti l’envie de penser aux amis…

    qui savent si bien écrire dans le sable comme graver sur la pierre.

    1 – Est-ce conforme à la vérité ? Et quelques amis viennent spontanément à mon secours pour tenter une réponse à cette délicate question qui nous même derechef sur de longues pistes arides. Vérité ! Quelle vérité ? Comme il est difficile de trouver l’harmonie nous essayons le second critère.

    2 – Est-ce loyal de part et d’autre ? Dans ce dialogue d’homme à homme nous sommes soudain plus libre d’exprimer nos propres convictions. C’est bouclé en deux mots : Respect et Engagement !

    3 – Est-ce susceptible de stimuler la bonne volonté réciproque et de créer des relations amicales ? Dans ce conte philosophique nul doute que ces deux amis entretiennent et consolident leur amitié… malgré tout.

    4 – Est-ce bénéfique à tous les intéressés ? Nous nous demandions quelle vérité, et maintenant nous ne savons pas chiffrer ce bénéfice… le mot « Chiffrer » chiffonne à l’évidence.

    En fait mes réponses positives ou négatives, n’ont aucun intérêt...

    Puisque cette petite balade dans les beaux paysages désertiques reste une aventure individuelle et personnelle.

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  • Une anecdote devenue légendaire ?

    ********

    DANS une anecdote (?) devenue légendaire, Tartini a raconté à l'astronome Jérôme Lalande la genèse de cette sonate :

     

    « Une nuit (en 1713), disait-il, je rêvais que j'avais fait un pacte, et que le Diable était à mon service. Tout me réussissait au gré de mes désirs, et mes volontés étaient toujours prévenues par mon nouveau domestique. J'imaginai de lui donner mon violon, pour voir s'il parviendrait à me jouer quelques beaux airs ; mais quel fut mon étonnement lorsque j'entendis une sonate si singulièrement belle, exécutée avec tant de supériorité et d'intelligence que je n'avais même rien conçu qui pût entrer en parallèle. J'éprouvai tant de surprise, de ravissement, de plaisir, que j'en perdis la respiration. Je fus réveillé par cette violente sensation. Je pris à l'instant mon violon, dans l'espoir de retrouver une partie de ce que je venais d'entendre ; ce fut en vain. La pièce que je composais alors est, à la vérité, la meilleure que j'aie jamais faite, et je l'appelle encore la Sonate du Diable ; mais elle est tellement au-dessous de celle qui m'avait si fortement ému, que j'eusse brisé mon violon et abandonné pour toujours la musique, s'il m'eût été possible de me priver des jouissances qu'elle me procure. »


    ..« que s'il m'eût été possible de me priver des jouissances qu'elle me procure..» Voilà tout de l'histoire, voilà tout de la vérité pour lequel j'aurais tendance à dire qu'elle se vit à tous les jours..donc, pas tout à fait anecdotique ! Faut-il savoir renoncer à ce qui nous conduit dans les abîmes de la fausse joie, de la déception et bien plus souvent, du malheur !

     

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  • La Dernière Classe »  (Alphonse Daudet )

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     Ce matin-là j'étais très en retard pour aller à l'école, et j'avais grand peur d'être grondé, d'autant que M. Hamel nous avait dit qu'il nous interrogerait sur les participes, et je n'en savais pas le premier mot. Un moment l'idée me vint de manquer la classe et de prendre ma course à travers champs.


     Le temps était si chaud, si clair.


     On entendait les merles siffler à la lisière du bois, et dans le pré Rippert derrière la scierie, les Prussiens faisaient l'exercice. Tout cela me tentait bien plus que la règle des participes; mais j'eus la force de résister, et je courus bien vite vers l'école.


     En passant devant la mairie, je vis qu'il y avait du monde arrêté près du petit grillage aux affiches.


     C''est de là que nous sont venues toutes les mauvaises nouvelles, les batailles perdues, les réquisitions, les ordres de kommandantur.


     Et je pensai sans m'arrêter: « Qu'est-ce qu'il y a encore ? »


      Alors, comme je traversais la place en courant, le forgeron Wachter, qui était là avec son apprenti en train de lire l'affiche, me cria:


      -- « Ne te dépêche pas tant, petit; tu y arriveras toujours assez tôt à ton école ! »


      Je crus qu'il se moquait de moi, et j'entrai tout essoufflé dans la petite cour de M. Hamel.


    > > D'ordinaire, au commencement de la classe, il se faisait un grand tapage qu'on entendait jusque dans la rue, les pupitres ouverts, fermés, les leçons qu'on répétait très haut tous ensemble en se bouchant les oreilles pour mieux apprendre, et la grosse règle du maître qui tapait sur les tables:


      « Un peu de silence ! »


    Je comptais sur tout ce train pour gagner mon banc sans être vu; mais justement ce jour-là tout était tranquille, comme un matin de dimanche. Par la fenêtre ouverte, je voyais mes camarades déjà rangés à leurs places, et M. Hamel, qui passait et repassait avec la terrible règle en fer sous le bras. Il fallut ouvrir la porte et entrer au milieu de ce grand calme. Vous pensez, si j'étais rouge et si j'avais peur!


     Eh bien, non. M. Hamel me regarda sans colère et me dit très doucement:


    « Va vite à ta place, mon petit Frantz; nous allions commencer sans toi. »


    J'enjambai le banc et je m'assis tout de suite à mon pupitre. Alors seulement, un peu remis de ma frayeur, je remarquai que notre maître avait sa belle redingote verte, son jabot plissé fin et la calotte de soie noire brodée qu'il ne mettait que les jours d'inspection ou de distribution de prix. Du reste, toute la classe avait quelque chose d'extraordinaire et de solennel. Mais ce qui me surprit le plus, ce fut de voir au fond de la salle, sur les bancs qui restaient vides d'habitude, des gens du village assis et silencieux comme nous, le vieux Hauser avec son tricorne, l'ancien maire, l'ancien facteur, et puis d'autres personnes encore. Tout ce monde-là paraissait triste; et Hauser avait apporté un vieil abécédaire mangé aux bords qu'il tenait grand ouvert sur ses genoux, avec ses grosses lunettes posées en travers des pages.


    Pendant que je m'étonnais de tout cela, M. Hamel était monté dans sa chaire, et de la même voix douce et grave dont il m'avait reçu, il nous dit:


     « Mes enfants, c'est la dernière fois que je vous fais la classe. L'ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l'allemand dans les écoles de l'Alsace et de la Lorraine... Le nouveau maître arrive demain. Aujourd'hui c'est votre dernière leçon de français. Je vous prie d'être bien attentifs.»


     Ces quelques paroles me bouleversèrent. Ah ! les misérables, voilà ce qu'ils avaient affiché à la mairie.


     Ma dernière leçon de français !...


    > > Et moi qui savais à peine écrire! Je n'apprendrais donc jamais ! Il faudrait donc en rester là!... Comme je m'en voulais maintenant du temps perdu, des classes manquées à courir les nids ou à faire des glissades sur la Saar ! Mes livres que tout à l'heure encore je trouvais si ennuyeux, si lourds à porter, ma grammaire, mon histoire sainte me semblaient à présent de vieux amis qui me feraient beaucoup de peine à quitter. C'est comme M. Hamel. L'idée qu'il allait partir, que je ne le verrais plus me faisait oublier les punitions et les coups de règle.


     Pauvre homme !


     C'est en l'honneur de cette dernière classe qu'il avait mis ses beaux habits du dimanche, et maintenant je comprenais pourquoi ces vieux du village étaient venus s'asseoir au bout de la salle. Cela semblait dire qu'ils regrettaient de ne pas y être venus plus souvent, à cette école. C'était aussi comme une façon de remercier notre maître de ses quarante ans de bons services, et de rendre leurs devoirs à la patrie qui s'en allait...


     J'en étais là de mes réflexions, quand j'entendis appeler mon nom. C'était mon tour de réciter. Que n'aurais-je pas donné pour pouvoir dire tout au long cette fameuse règle des participes, bien haut, bien clair, sans une faute; mais je m'embrouillai aux premiers mots, et je restai debout à me balancer dans mon banc, le cœur gros, sans oser lever la tête. J'entendais M. Hamel qui me parlait:


     «Je ne te gronderai pas, mon petit Frantz, tu dois être assez puni... voilà ce que c'est. Tous les jours on se dit: Bah ! j'ai bien le temps. J'apprendrai demain. Et puis tu vois ce qui arrive... Ah! ç'a été le grand malheur de notre Alsace de toujours remettre son instruction à demain. Maintenant ces gens-là sont en droit de nous dire: Comment ! Vous prétendiez être Français, et vous ne savez ni parler ni écrire votre langue !... Dans tout ça, mon pauvre Frantz, ce n'est pas encore toi le plus coupable. Nous avons tous notre bonne part de reproches à nous faire.


     « Vos parents n'ont pas assez tenu à vous voir instruits. Ils aimaient mieux vous envoyer travailler à la terre ou aux filatures pour avoir quelques sous de plus. Moi-même n'ai-je rien à me reprocher? Est-ce que je ne vous ai pas souvent fait arroser mon jardin au lieu de travailler? Et quand je voulais aller pêcher des truites, est-ce que je me gênais pour vous donner congé ?... »


    Alors d'une chose à l'autre, M. Hamel se mit à nous parler de la langue française, disant que c'était la plus belle langue du monde, la plus claire, la plus solide: qu'il fallait la garder entre nous et ne jamais l'oublier, parce que, quand un peuple tombe esclave, tant qu'il tient sa langue, c'est comme s'il tenait la clef de sa prison... Puis il prit une grammaire et nous lut notre leçon. J'étais étonné de voir comme je comprenais. Tout ce qu'il disait me semblait facile, facile. Je crois aussi que je n'avais jamais si bien écouté, et que lui non plus n'avait jamais mis autant de patience à ses explications. On aurait dit qu'avant de s'en aller le pauvre homme voulait nous donner tout son savoir, nous le faire entrer dans la tête d'un seul coup.


     La leçon finie, on passa à l'écriture. Pour ce jour-là, M. Hamel nous avait préparé des exemples tout neufs, sur lesquels était écrit en belle ronde: France, Alsace, France, Alsace. Cela faisait comme des petits drapeaux qui flottaient tout autour de la classe pendu à la tringle de nos pupitres. Il fallait voir comme chacun s'appliquait, et quel silence! on n'entendait rien que le grincement des plumes sur le papier. Un moment des hannetons entrèrent; mais personne n'y fit attention, pas même les tout petits qui s'appliquaient à tracer leurs bâtons, avec un cœur, une conscience, comme si cela encore était du français... Sur la toiture de l'école, des pigeons roucoulaient bas, et je me disais en les écoutant:


     « Est-ce qu'on ne va pas les obliger à chanter en allemand, eux aussi ? »


     De temps en temps, quand je levais les yeux de dessus ma page, je voyais M. Hamel immobile dans sa chaire et fixant les objets autour de lui comme s'il avait voulu emporter dans son regard toute sa petite maison d'école... Pensez ! depuis quarante ans, il était là à la même place, avec sa cour en face de lui et sa classe toute pareille. Seulement les bancs, les pupitres s'étaient polis, frottés par l'usage; les noyers de la cour avaient grandi, et le houblon qu'il avait planté lui-même enguirlandait maintenant les fenêtres jusqu'au toit. Quel crêve-cœur ça devait être pour ce pauvre homme de quitter toutes ces choses, et d'entendre sa sœur qui allait, venait, dans la chambre au-dessus, en train de fermer leurs malles! car ils devaient partir le lendemain, s'en aller du pays pour toujours.


     Tout de même il eut le courage de nous faire la classe jusqu'au bout. Après l'écriture, nous eûmes la leçon d'histoire; ensuite les petits chantèrent tous ensemble le BA BE BI BO BU. Là-bas au fond de la salle, le vieux Hauser avait mis ses lunettes, et, tenant son abécédaire à deux mains, il épelait les lettres avec eux. On voyait qu'il s'appliquait lui aussi; sa voix tremblait d'émotion, et c'était si drôle de l'entendre, que nous avions tous envie de rire et de pleurer. Ah ! je m'en souviendrai de cette dernière classe...


     Tout à coup l'horloge de l'église sonna midi, puis l'Angelus. Au même moment, les trompettes des Prussiens qui revenaient de l'exercice éclatèrent sous nos fenêtres... M. Hamel se leva, tout pâle, dans sa chaire. Jamais il ne m'avait paru si grand.


     « Mes amis, dit-il, mes amis, je... je... »


     Mais quelque chose l'étouffait. Il ne pouvait pas achever sa phrase. Alors il se tourna vers le tableau, prit un morceau de craie, et, en appuyant de toutes ses forces, il écrivit aussi gros qu'il put:


     « VIVE LA FRANCE ! »


     Puis il resta là, la tête appuyée au mur, et, sans parler, avec sa main il nous faisait signe:


     « C'est fini... allez-vous-en. »


     Ce conte d'Alphonse Daudet est tiré des " Contes du lundi " .


     L'histoire se passe en 1871 après la défaite et l'occupation de l'Alsace-Lorraine par les prussiens ...." L’Angélus sonna . Suivi des trompettes prussiennes . Le français cessa d'être la langue enseignée "!

     

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