• Raisons D’être Reconnaissant -

    Raisons D’être Reconnaissant -

    « Au lieu de souffrir toujours de ce qui vous manque, apprenez à vous réjouir...

    De ce que vous avez. » Omraam Mikhaël Aïvanhov -

     

    Lorsque vous êtes d’humeur à vous plaindre, pensez que derrière...

    Chaque frustration se cache un élément positif.

    Et le fait d’être reconnaissant pour cet élément bénéfique...

    Améliorera votre attitude et votre état émotionnel.

    Voici Quelques Exemples -

     

    Je Suis Reconnaissant -

    Pour les difficultés que j’ai au travail, car cela signifie que j’ai un travail...

    Pour l’agent que je dépense en essence, car cela signifie que j’ai une voiture...

    Pour l’hypothèque que je dois payer, car cela signifie que je possède une maison...

    Pour mes échecs cuisants, car ils m’ont appris plusieurs leçons...

    Pour les lunettes que je dois porter, car cela signifie que je ne suis pas aveugle...

    Pour les impôts que je paye, car cela signifie que j’ai un revenu qui le justifie...

    Pour le grand nombre de courriels auxquels je dois répondre...

    Car cela signifie que j’ai des amis qui pensent à moi...

    Pour les longues attentes lorsque je vais à la clinique médicale...

    Car cela signifie que j’ai accès à des soins médicaux...

    Pour les efforts que je dois faire pour ne pas prendre de poids...

    Car cela signifie que je vis dans l’abondance de nourriture...

    Pour toutes les plaintes que je lis et que j’entends au sujet...

    De nos gouvernements, car cela signifie que je vis dans un pays...

    Qui protège la liberté d’expression...

    Finalement, je suis reconnaissant lorsque je me réveille chaque matin..

    Car cela signifie que la vie m’offre une autre journée.

    Être reconnaissant est l’attitude par excellence à adopter...

    Pour mieux surmonter les frustrations et les épreuves inévitables de la vie.

    « Portez attention à tout ce que vous considérez comme normal dans votre vie...

    Et qui, en fait, est une chance que beaucoup d’autres n’ont pas.

    Et remerciez. »

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  • 106 ans après sa mort, un poilu identifié grâce à ses médailles votives

    106 ans après sa mort, un poilu identifié grâce à ses médailles votives

    106 ans après sa mort, un poilu identifié grâce à ses médailles votives

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    Le capitaine Etienne d'Hotelans servait dans l’infanterie coloniale avant d'être tué sur le champ de bataille dans les Ardennes, en 1914.

    Timothée Dhellemmes

    La découverte et l’identification du corps d’Étienne d’Hotelans, capitaine de l’armée française tombé en septembre 1914 à Châtelet-sur-Retourne (Ardennes), ravive de façon spectaculaire la mémoire d’un homme de foi, mort pour son pays.

    Des fouilles préventives menées l’été dernier ont permis de retrouver les corps de quatorze soldats de la Première guerre mondiale mort au combat le 1er septembre 1914 à Châtelet-sur-Retourne, dans le sud des Ardennes.

    Parmi les corps identifiés, celui d’Étienne d’Hotelans, 35 ans à l’époque, le seul capitaine du bataillon. Ses galons de capitaine, sa médaille de communion avec son prénom et sa chevalière ont facilité son authentification.

    Mais en réalité tout s’est joué en quelques semaines grâce à un incroyable concours de circonstances. C’est un courrier envoyé le 24 novembre 2020 par l’Office national des anciens combattants au maire de Chénas, petit village de 550 habitants dans le Beaujolais dont est originaire le capitaine, qui a permis de retrouver ses descendants indirects du capitaine d’Hotelans.

    Or, il se trouve que quelques mois auparavant, la famille d’Hotelans avait contacté l’édile pour lui faire part de la découverte, par le diacre d’une paroisse au Maroc, d’une plaque à la mémoire de son parent :

    La famille ignorait tout de cette plaque. Mais lorsque nous avons appris son existence, nous avons demandé à l’archevêché de Rabat de pouvoir la rapatrier en France afin la disposer dans l’église où notre aïeul avait été baptisé, à Chénas, raconte à Aleteia Charles-Henri d’Hotelans, arrière petit neveu du capitaine.

    C’est ainsi que, contacté à son tour par les anciens combattants au mois de novembre dernier, le maire du village a immédiatement retrouvé la trace des descendants d’Étienne d’Hotelans.

    Chez les d’Hotelans, cette deuxième découverte en l’espace de quelques mois a été une surprise totale. Charles-Henri raconte :

    L’espoir de retrouver le corps avait été alimenté par les générations précédentes, puisque le père et la sœur de notre arrière-grand-oncle étaient allés sur les lieux des combats, en 1920. Mais depuis longtemps, nous avions perdu presque tout espoir de le retrouver.

    Je me souviens d’avoir grandi en voyant ce buste qui trônait dans une pièce de la maison, avec ce capitaine à la moustache fière.

    Pourtant, les descendants indirects n’a jamais manqué de faire mémoire de son brillant aïeul, décédé à 35 ans, sans enfants.

    Deux de ses neveux ont été prénommés Étienne et ont embrassé une carrière militaire.

    Dans un livret sur la famille que tous les membres ont en leur possession, plusieurs pages relatent les exploits de l’officier.

    Lorsque j’étais petit, je me souviens d’avoir grandi en voyant ce buste qui trônait dans une pièce de la maison, avec ce capitaine à la moustache fière, raconte François d’Hotelans, un autre arrière-petit-neveu du capitaine.

    Avant de mourir sur le front, il avait servi plusieurs années dans l’infanterie coloniale en Asie, puis avait servi au Maroc avant d’y être appelé à l’état-major du maréchal Lyautey.

    En 1914, c’est lui qui avait supplié le maréchal de le laisser partir combattre l’armée allemande en France, malgré une importante blessure à l’épaule.

    Probablement enterré par les allemands à la va-vite

    Grâce à l’office des anciens combattants et à la section des fouilles archéologiques des Ardennes, plusieurs extraits du journal de marche permettent d’avoir le récit extrêmement précis de ce qu’il s’est passé au cours de cet après-midi du 1er septembre 1914.

    Vers 14 heures, l’ennemi apparaissant à peu de distance de la 11ème cie, le capitaine Broch d’Hotelans fait mettre baïonnette au canon, ouvre un feu à répétition à 250 mètres et fait exécuter par ces deux sections plusieurs bonds en avant qui arrêtent momentanément l’offensive allemande.

    Au cours de l’exécution de ce mouvement, le capitaine tombé grièvement blessé sur le terrain, le feu de l’artillerie allemande devient de plus en plus violent et le premier peloton est obligé de se replier sur ses tranchées, afin d’éviter des pertes trop sérieuses, est-il écrit.

    Probablement le soir-même de l’attaque ou le lendemain, ce sont vraisemblablement les Allemands qui ont enterré le capitaine et ses hommes.

    Un crucifix et plusieurs médailles, dont une représentant sainte Jeanne d'Arc, ont été retrouvées dans la poche du capitaine Etienne d'Hotelans.

    Un crucifix et plusieurs médailles retrouvés dans sa poche

    Étrangement, il n’a pas été du tout dépouillé. Plusieurs objets religieux ont été retrouvés dans ses poches : un crucifix, une médaille de première communion, une médaille à l’effigie de sainte Jeanne d’Arc et une autre médaille votive.

    J’ai été d’autant plus ému en apprenant la découverte de son corps qu’il a été retrouvé tel qu’il était monté au combat cet après-midi du 1er septembre 1914, avec des éléments qui montrent son attachement à sa foi et à sa famille, témoigne Charles-Henri d’Hotelans.

    C’est un merveilleux exemple qui nous pousse à faire une introspection et à nous remettre en question.

    Quand on lit les récits, on sent qu’il n’est pas mort dans un bombardement. Il est mort dans un combat d’infanterie. Il était vraiment dans un état d’esprit de sacrifice, ajoute-t-il.

    Ce que nous savons de notre arrière-grand-oncle est représentatif de cette jeunesse vaillante et courageuse, qui a su donner sa vie pour défendre son pays. C’est un merveilleux exemple qui nous pousse à faire une introspection et à nous remettre en question, ajoute François d’Hotelans.

    Dans quelques semaines, les deux cousins espèrent pouvoir se retrouver autour de la dépouille de leur arrière-grand-oncle. Il devrait être inhumé dans le caveau familial de Chénas après sa messe d’enterrement, 106 ans après sa mort.

    Plaque commémorative en la mémoire du capitaine d'Hotelans, retrouvée dans une église à Meknès, au Maroc, quelques mois avant la découverte du corps.

    ***

    Le réveil religieux de la Première Guerre mondiale

    Des soldats français assistant à une messe à Mailly-Champagne (Marne), en février 1917.

    Benjamin Fayet

    Xavier Boniface est professeur d’histoire contemporaine à l'Université de Picardie Jules Verne et auteur de L'Histoire religieuse de la Grande Guerre (Fayard, 2014) Il revient sur les aspects religieux du premier conflit mondial.

    Quand éclate la guerre en 1914, la république anticléricale n’a pas hésité à mobiliser une grande partie du clergé en âge de se battre. Quel rôle fut assigné aux hommes d’Église dans cette guerre ?

    Xavier Boniface :

    Le clergé était soumis au service militaire depuis 1889 (loi des curés sac au dos) Les prêtres sont donc mobilisés comme tous les hommes de leurs classes d’âge en 1914 : les plus âgés (qui ont accompli leur service avant 1905) sont affectés dans le service de santé, comme infirmiers, brancardiers, secrétaires… Les plus jeunes sont mobilisés dans toutes les armes. Les religieux, non reconnus à l’époque du concordat, sont en théorie aussi mobilisables dans n’importe quelle unité, mais certains servent dans des formations sanitaires. Quelques dizaines d’aumôniers titulaires sont également prévus. Ils sont recrutés dans les classes d’âge non mobilisables.

    Quelques années après la loi de 1905, qui attise les tensions entre la république et l’Église, assiste-t-on à une union sacrée entre les deux durant la guerre ?

    L’union sacrée, à laquelle Poincaré appelle tous les Français dès le 4 août 1914, s’applique aussi aux relations entre la République et l’Église. Dès le 2 août d’ailleurs, le président du Conseil, Viviani, suspend l’application des mesures contre les congrégations religieuses (lois de 1901 et 1904). Des évêques bénissent les régiments qui partent pour le front et font dire des prières pour la France. Il reste néanmoins quelques résurgences ponctuelles d’anticléricalisme, dues à quelques journaux, mais non aux pouvoirs publics. Ces derniers sollicitent d’ailleurs discrètement les évêques, notamment en 1917, pour qu’ils appellent leurs diocésains à participer aux emprunts de guerre.

    Entre une France catholique et une Allemagne majoritairement protestante, peut-on dire que la question religieuse est exploitée aussi dans la propagande de guerre ?

    Il y a eu quelques tentatives, notamment en milieu catholique, de s’en prendre au protestantisme des Allemands, en dénonçant leur barbarie et leur luthéranisme. Mais ces critiques heurtent les protestants français qui craignent d’être associés à l’adversaire. De leur côté, ils rappellent qu’en France ce sont surtout des calvinistes, au contraire de l’Allemagne. Ces critiques s’estompent à partir de l’entrée en guerre des États-Unis, grande puissance protestante devenue alliée.

    La piété s’est-elle ravivée en France durant la Grande Guerre ?

    Les premières semaines de la guerre se caractérisent par un réveil religieux, aussi bien à l’arrière qu’à proximité du front. En fait, il s’agit surtout de retours vers les autels pour demander protection, soutien et aide à Dieu. Au cours du conflit, cette pratique religieuse a fluctué au gré des circonstances et des lieux. Quelques dévotions émergent particulièrement, celles envers la Vierge – dans le prolongement du XIXe siècle –, Jeanne d’Arc, remise à l’honneur à la fin du siècle précédent, Thérèse de Lisieux, dont les écrits spirituels (Histoire d’une âme) commencent à se diffuser, et le Sacré-Cœur, dont le culte est porté par le clergé.

    Comment les soldats catholiques parviennent-ils à pratiquer leur religion dans les tranchées ?

    Les soldats catholiques peuvent assister aux messes célébrées par les aumôniers militaires ou les prêtres mobilisés comme soldats, à proximité du front, dans des églises des villages de cantonnement, dans les bois ou les cavernes. C’est plus rare et plus difficile en première ligne, même s’il arrive qu’un prêtre puisse dire la messe dans une cagna. Il y a par ailleurs toutes sortes de pratiques de dévotion, de prières, de port de médailles pieuses et de scapulaires.

    Propos recueillis par Benjamin Fayet. 

    ***

    Pendant la Grande Guerre, la France a retrouvé ses prêtres dans les tranchées

    Sylvain Dorient

    Le père Jean-Yves Ducourneau, aumônier militaire et auteur de "Dieu dans les Tranchées", rend hommage à ses illustres prédécesseurs à l'occasion du centenaire de l'armistice.

    Jean-Yves Ducourneau a été prêtre en mission au sein de l’armée en Côte d’Ivoire, Tchad, Centrafrique, Liban, Kosovo, Macédoine et en Afghanistan. Il se passionne pour se illustres prédécesseurs des tranchées, et a hérité d’eux une chapelle mobile.

    Il s’agit d’une mallette d’époque contenant le nécessaire pour dire la messe, un calice démontable, une croix, une petite pierre d’autel en marbre, le réceptacle pour les hosties …

    L’aumônier portait tout ça sur ses épaules en plus du paquetage… Mais il faut dire que les gens étaient plus rustiques à l’époque, commente le quinquagénaire.

    Ce nécessaire, qui le suit partout, continue à être employé sur les théâtres d’opération. Des soldats s’agenouillent devant cet autel de campagne avant de partir en mission, tout comme les poilus de 14.

    Les risques que nous courrons ne sont pas les mêmes, bien entendu, mais il y a bien un lien entre eux et nous, assure l’aumônier militaire.

    Le creuset de l’Union sacrée

    Il se réfère souvent à cette guerre dans ses enseignements à l’école des Sous-Officiers de saint Maixent. Pas seulement en raison de l’importance de ce conflit pour l’armée française, mais aussi parce qu’il a suscité une réconciliation française : La France a retrouvé ses prêtres dans les tranchées, explique-t-il.

    Le contact, avec les ouvriers en particulier, avait été largement rompu à la suite de la Révolution industrielle qui débuta en 1850. L’Église subissait les attaques des laïcards, des bouffeurs de curés.

    Dans une revue d’époque, la Lanterne, le prêtre avec sa soutane était caricaturé en vampire, décrit le père Ducourneau. Il y avait un anticléricalisme virulent.

    Les congrégations religieuses avaient été expulsées, mais les prêtres sont revenus pour s’engager dans l’armée dès l’entrée en guerre. Ils ne voulaient pas être relégués au corps médical, et obtinrent de côtoyer les soldats au front, pour porter Dieu en première ligne.

    Dès les premiers mois de la guerre, elle a réveillé des sentiments religieux chez les Français. D’abord par des manifestations de piété teintées de superstition, suscitées par la peur de la mort. Par exemple, une épouse glissait un scapulaire dans le package de son mari dans l’espoir qu’il soit protégé.

    Des soldats de la Première Guerre mondiale assistent à la messe.

    Mais la présence des prêtres, au côté des poilus, a changé le rapport à la religion de nombreux Français. Les aumôniers n’ont pas épargné leur sang. 2.949 prêtres diocésains, 1.571 religieux et 1.300 séminaristes sont tombés au champ d’honneur, et 375 religieuses sont mortes au service des soldats.

    En pourcentage, cela représente autant que les pertes des agriculteurs français, soit la classe sociale qui a fait le plus grand sacrifice pendant cette guerre.

    Je leur ouvre le Ciel

    Les lettres de ces aumôniers, récoltées par le père Ducourneau, donnent des témoignages émouvants de ces retrouvailles. Ainsi, le père Louis Lenoir dès le début de son apostolat militaire en 1914, écrivait :

    Je n’oublierai jamais les effusions de ces pauvres soldats me sautant au cou après une réconciliation de dix, quinze, vingt ans (dans une seule matinée de dimanche, ils étaient une centaine de cette catégorie, ou le rayon de joie qui illumine les pauvres mourants quand, sur les champs de bataille ou sur les brancards, je leur ouvre le Ciel au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. 

    Le sentiment nouveau d’avoir une France unie malgré les désaccords internes donna des alliances étonnantes, comme celle du père Brottier et de Clémenceau.

    L’aumônier militaire, célèbre pour son action au service de l’association des Orphelins apprentis d’Auteuil, vint proposer au Tigre le projet d’une Union nationale des combattants.

    L’idée était de conserver, en temps de paix, la fraternité d’armes sous le slogan : Unis comme au front. Clemenceau, malgré son anticléricalisme virulent, fut enthousiasmé par l’idée et alla jusqu’à la soutenir financièrement.

    Nouvelle tentative d’expulsion des Congrégations

    Mais, au sortir de la guerre, certains reprirent le fanion de l’anticléricalisme, en particulier le président du Conseil Édouard Herriot. Il annonça le 2 juin 1924 l’expulsion des congréganistes, la suppression de l’ambassade auprès du Saint-Siège et l’application de la Loi de Séparation des Églises et de l’État à l’Alsace et   à la Moselle.

    La réponse de l’un des anciens aumôniers militaires, Paul Doncoeur, est restée dans les mémoires :

    « Ce n’est pas de courir au diable qui nous effraie. Nous ne tenons à rien, ni à un toit, ni à un champ. Jésus-Christ nous attend partout et nous suffira toujours au bout du monde. Mais nous ne voulons plus qu’un étranger, nous rencontrant un jour loin du pays, nous pose certaines questions auxquelles nous répondrions, comme jadis, en baissant la tête : « La France nous a chassés. » Pour l’honneur de la France — entendez-vous ce mot comme je l’entends ? — pour l’honneur de la France, jamais nous ne dirons plus cela à un étranger. Donc, nous resterons tous. Nous le jurons sur la tête de nos morts, et à vous aussi, camarades ! 

     

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  • Si vous ne devenez pas comme de petits enfants

    Si vous ne devenez pas comme de petits enfants

    Si vous ne devenez pas comme de petits enfants

    Jésus les fit venir et leur dit :

    Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent. Vraiment, je vous l’assure : Celui qui ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n’y entrera pas

    Luc18.16–17

    En Luc 18, un jeune homme riche vient voir Jésus et Lui demande ce qu’il doit faire pour hériter de la vie éternelle. Il veut que tout le monde le remarque. Ce n’est pas un hasard si Luc fait suivre le passage sur Jésus et les enfants par ce passage sur le jeune aristocrate.

    Les enfants forment un contraste avec l’homme riche parce qu’il est impossible qu’ils aient eu le temps de mériter quoi que ce soit. Ce que Jésus veut dire c’est qu’il n’y a rien que nous puissions faire pour hériter du royaume. Nous devons simplement le recevoir comme des petits enfants. Et les petits enfants n’ont encore rien accompli.

    Le monde du Nouveau Testament n’avait pas une vision très sentimentale des enfants, et on ne se faisait aucune illusion sur leur prétendue pureté innée. Jésus ne veut pas dire que le ciel est un immense terrain de jeu pour ... petits enfants.

    Les enfants sont notre modèle parce qu’ils n’ont aucun droit au ciel. S’ils sont proches de Dieu, c’est seulement parce qu’ils sont incompétents, et non pas parce qu’ils sont innocents. S’ils reçoivent quoi que ce soit, ce ne peut être qu’un cadeau.

    En Éphésiens, Paul écrit :

    Car c’est par la grâce de Dieu que vous avez été sauvés, au moyen de la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il n’est pas le résultat de vos efforts, et ainsi personne ne peut se vanter. 1

    —Brennan Manning 2

    ***

    Révélé aux petits enfants

    L’idée que Dieu peut se servir d’enfants pour nous enseigner, et que nous pouvons acquérir une compréhension spirituelle en prenant exemple sur ceux que nous sommes appelés à élever et à enseigner, vient de notre Seigneur qui, sur cette question, était proprement révolutionnaire.

    Au premier siècle, on accordait très peu de valeur aux enfants et on ne les respectait guère. Certes, les enfants étaient aimés dans leur famille, mais la société les tolérait, tout au plus. Le vocabulaire même de l’époque est révélateur de ce préjugé du premier siècle.

    Un des mots grecs signifiant enfant (paisou  paidion) signifie aussi serviteur ou esclave. Et un autre (nepios) a des connotations d’inexpérience, de bêtise et d’irresponsabilité.

    Les philosophes grecs réprimandaient souvent une personne stupide ou insensée en l’appelant nepios. D’ailleurs, les écrivains bibliques recommandaient aussi aux chrétiens de cesser de penser comme des enfants [paidia]. 3

    On imagine l’étonnement des gens lorsque Jésus amène un enfant turbulent et bruyant, et le place devant la foule. 4 Posant la main sur l’épaule du jeune garçon, Jésus a le toupet de dire que ce petit môme est un exemple à suivre.

    Le petit garçon lui-même a dû être très surpris ! Les jeunes enfants avaient hate d’atteindre l’âge adulte. Ils étaient impatients de se libérer de leur humble condition.

    Mais Jésus leur dit : Vous vous trompez lourdement. Si vous ne vous humiliez pas comme ces enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume de Dieu. Il voulait dire par là : Regardez-les bien, apprenez d’eux, et efforcez-vous de leur ressembler ...

    S’adressant aux foules en Galilée, Jésus déclara :

    Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits. Oui, Père, car dans ta bonté, tu l’as voulu ainsi. 5

    Le génie des enfants, d’un point de vue spirituel, réside dans leur état de dépendance.

    La Bible, comme toute la spiritualité chrétienne, a toujours considéré que l’orgueil était le plus grand défaut spirituel de l’humanité. Le message de l’Évangile scandalise les orgueilleux : il insiste pour que nous reconnaissions que nous sommes déchus et vulnérables, et dit que nous avons besoin que quelqu’un paie à notre place et qu’ensuite nous nous laissions imprégner d’une puissance extérieure pour pouvoir vivrela vie comme elle doit être vécue.

    —Gary L. Thomas 6

    ***

    Retrouver le sens du merveilleux

    Dans un passage de Matthieu, Jésus avertit ses auditeurs : Si vous ne changez pas d’attitude et ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux, la vie rachetée que Dieu offre à ceux qui L’aiment et qui désirent la paix et l’intimité spirituelle que procure celle relation.

    Il leur dit ensuite qu’ils doivent changer leur comportement. Il demande à un des enfants du village de s’approcher et dit : C’est pourquoi le plus grand dans le royaume des cieux est celui qui s’abaisse lui-même comme cet enfant. 7

    C’est à dire quiconque découvre la dynamique de sa relation avec Dieu — la dépendance d’un bébé ou d’un petit enfant qui compte sur son parent pour le protéger, l’élever et le guider.

    Jésus ne parlait pas de puérilité ou d’immaturité, un type de comportement et de style de vie que l’on observe fréquemment chez de nombreux adultes qui cherchent toujours à briller en société et agissent comme si tout tournait autour d’eux dans la vie.

    Leur narcissisme est une idolâtrie qui les éloigne de l’idéal de perfection que Jésus appelle le Royaume des Cieux. La clé, c’est l’humilité, une humilité fondée sur la dépendance vis-à-vis de Dieu.

    Quand Jésus dit celui qui accueille un de ces petits enfants, c’est Moi-même qu’il accueille, Il ne parle pas d’enfants au sens littéral, mais d’hommes et de femmes qui ont su revenir à cette relation originelle avec Dieu, comme celle qu’un enfant a avec son parent.     

    Pour trouver notre chemin vers la résurrection que Jésus nous offre, nous devons reconnaître que nous avons besoin de Dieu. En se servant de l’image des enfants dans son message, Jésus a peut-être voulu donner un enseignement beaucoup plus large.

    À mon avis, Il disait aussi qu’il fallait se tourner vers les petits enfants et leur attitude dans la vie pour retrouver un monde spirituel d’émerveillement que nous avons perdu ...

    Retrouver ce sens de l’émerveillement qu’ont les enfants nous ouvrira à la joie, à la grâce, à l’amour, à une appréciation passionnée du monde qui nous entoure, et nous mènera à une vie centrée sur Dieu, qui est l’essence même du Royaume des Cieux.

    —Eldridge Pendleton 8

    ***

    Enfant de Dieu

    Pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu, Jésus disait qu’il fallait d’abord devenir comme un petit enfant :

    Vraiment, je vous l’assure : si vous ne changez pas d’attitude et ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. 9

    Il a même dit :

    Vraiment, je te l’assure : à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu. 10

    Ce que Jésus voulait dire dans des termes clairs et simples, c’est que nous ne pouvons pas nous sauver par nos propres efforts, notre propre bonté, nos propres tentatives d’observer ses lois et de L’aimer, ou même par nos propres initiatives pour trouver et suivre sa vérité.11

    Le salut est un don de Dieu obtenu par une transformation miraculeuse de notre vie lorsque nous acceptons sa vérité dans l’amour de son Fils Jésus par l’œuvre de son Saint-Esprit.

    Il nous suffit de Le recevoir. Certains pourtant l’ont accueilli ; ils ont cru en lui. À tous ceux-là, il a accordé le privilège de devenir enfants de Dieu.12

    C’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter.13

    On ne peut pas être suffisamment bon, on ne peut pas être parfait au point de mériter son saint salut ou d’en être digne. Beaucoup de gens sont trop fiers pour accepter un cadeau – ils veulent y travailler et mériter tout ce qu’ils obtiennent.

    Jésus, le don d’amour que Dieu nous a fait, est exactement ça : un cadeau ; et il nous suffit de le recevoir avec humilité, comme un enfant, sachant que nous ne pourrons jamais payer assez pour avoir le droit d’entrer dans son royaume céleste, ou en faire assez pour mériter la vie éternelle.

    Maintenant, par la foi en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu. 14

    ***

    1 Ephésiens 2:8–9 BFC

    2 Brennan Manning, The Ragamuffin Gospel [L’Evangile des va-nu-pieds](Multnomah, 1990)

    3 1 Corinthiens 14.20

    4 Matthieu18.1–9

    5 Matthieu11.25–26

    6 Gary L. Thomas, Sacred Parenting (Zondervan, 2004)

    7 Matthieu 18.4

    8 https//www.ssje.org/2005/08/08/unless-we-become-like-children

    9 Matthieu 18.3

    10 Jean 3.3

    11 Tite 3.5

    12 Jean 1.12

    13 Éphésiens 2.8–9

    14 Galates 3.26

    ***

     

    Notre salut est le fruit de la grâce, jamais de nos œuvres.

     

    Nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes, ni par nos propres

    œuvres, ni par notre propre vertu, ni même par les efforts que nous

    faisons pour aimer Dieu et respecter Ses lois. Nous ne serons jamais

    assez bons pour mériter la perfection céleste du salut : ce dernier ne

    peut être obtenu que par Sa grâce, Son amour, et Sa miséricorde !

    Il est impossible à quiconque d’être sauvé sans l’intervention

    miraculeuse de Dieu !

    Accepter le salut est le fruit de la grâce de Dieu. Le salut est gratuit ;

    on ne peut pas le gagner, on ne peut que le recevoir. C’est le don de

    Dieu, on ne peut donc pas le mériter : on ne peut pas gagner un don,

    autrement ce ne serait plus un don !

    Car c’est par la seule grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de

    la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas

    le fruit d’œuvres. Personne n’a donc de raison de se vanter !

    (Eph.2:8,9).

    L’idée que Dieu se fait de la vraie perfection est celle du pécheur

    qui sait bien qu’il a besoin de Dieu et qui compte sur Lui pour être

    sauvé. L’idée que Dieu se fait de la sainteté n’est pas une espèce de

    perfection sans péché, acquise à la force du poignet. C’est celle d’un

    pécheur sauvé par la grâce, qui ne possède en lui-même aucune

    perfection, mais qui compte entièrement sur la grâce, l’amour et la

    miséricorde de Dieu, par le moyen de la foi ! Il n’existe pas d’autre

    forme de sainteté ! Vous n’avez en vous aucune perfection si ce n’est

    celle du Christ. Il est le seul qui puisse vous rendre pur et vous donner

    le salut! (Philippiens 3:9)

    ***

    Oh! Donne-moi une tâche trop lourde,

    Une tâche impossible aux humains.

    Alors sur Toi je devrai m’appuyer,

    Et, sur Toi m’appuyant,

    Ma force enfin trouvé.

    —Witt Fowler

    ***

    Que Ta volonté soit faite,

    Qu’elle soit faite, oh mon Dieu,

    Pétris-moi, fais de moi ce que Tu veux,

    Car Tu es le Potier et moi l’argile.

    J’attendrai là, soumis, tranquille.

    —Adelaïde Pollard

    ***

    Lorsque de notre vie

    Sera venu le soir,

    Et qu’enfin nous verrons Jésus,

    Que nos épreuves sembleront dérisoires !

    Car la beauté de Son visage

    Effacera tous nos chagrins.

    Alors, avançons avec courage

    Jusqu’à la fin !

    (Adapté d’un hymne anglais)

    ***

     

     

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  • La vraie richesse et Prenez un nouveau départ

    La vraie richesse et Prenez un nouveau départ

    La vraie richesse

     

    La véritable foi en Dieu est, en effet, une source de richesse quand on sait être content avec ce qu’on a.

    (1Timothée 6.6) 1

    ***

    Si vous m’avez Moi — votre Sauveur, Seigneur et Ami — vous avez tout ce qui est vraiment important. Vous n’avez peut-être pas la richesse, la gloire ou le succès, mais que cela ne vous décourage pas. Comme Je le disais à mes premiers disciples :

    À quoi cela vous servirait-il de posséder le monde entier si vous perdez votre âme ?

    Rien n’est comparable à l’inestimable trésor qu’est la Vie éternelle ! Imaginez un négociant en bijoux à la recherche de perles exquises. Lorsqu’il en trouva une qui était parfaite, il vendit tout ce qu’il avait et l’acheta. Mon royaume est pareil : d’une immense valeur ! Alors apprenez à être simplement contents de M’avoir, mes bien-aimés, peu importe de quoi vous manquez en ce bas monde.

    —Jésus 2

    ***

    Récemment, quelqu’un m’a confié que c’était la deuxième fois qu’il perdait tout dans un incendie. Plusieurs fois cette semaine, j’ai entendu les mots J’ai tout perdu ou Tout est perdu. Bien sûr, cela dépend de l’importance que vous accordez aux biens terrestres.

    Si votre cœur et votre âme sont orientés vers les biens terrestres, alors effectivement, lorsque vous les perdez, tout est perdu. Si tout au long de votre vie, vous avez accordé une importante excessive aux choses matérielles, comme votre maison ou vos possessions—alors bien sûr, quand vous les perdez, la douleur et le déchirement causés par leur perte est quelque chose de terrible.

    Vous vous êtes attaché aux mauvaises choses, au matériel plutôt qu’au spirituel. Jésus disait :

    Là où est votre trésor, là sera aussi votre cœur. 3

    Certains citent ce passage en sens inverse : là où est ton cœur, là sera aussi ton trésor. Mais en fait, c’est l’inverse. Le Seigneur a dit :

    Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur.

    J’ai entendu Joey Brown raconter avec tristesse que sa magnifique maison était partie en fumée, et avec elle ses dizaines de trophées — près de 100 trophées ont également brûlé dans l’incendie.

    Il y était très attaché parce qu’il voulait les léguer à ses enfants et à ses petits-enfants, mais il les a tous perdus. Mais Joey peut leur laisser un meilleur héritage—et vous et moi aussi pouvons laisser un meilleur héritage à nos enfants, bien meilleur que ces trophées.

    Nous pouvons leur laisser des trésors éternels en leur inculquant la foi en Dieu et la confiance dans le livre saint de Dieu, ainsi que la joie immense que procure le vrai salut par le Seigneur Jésus-Christ, en sorte qu’ils soient riches auprès de Dieu et qu’ils aient une demeure au ciel.

    Il y a quelque temps, Ira Stanphill 4, un compositeur de chansons bien connu, passait devant une humble maison, quelque peu délabrée, et il a demandé à la petite fille qui était assise dehors si elle habitait là. Elle a répondu par l’affirmative et a ajouté que son père leur construisait une maison beaucoup plus belle, juste en haut de la colline.

    C’est ce qui a inspiré la célèbre chanson J’ai une demeure en haut de la colline [I’ve Got a Mansion Just Over the Hilltop].

     

    Je me contente d’un petit chalet ici-bas

    Un peu d’argent et un peu d’or ;

    Mais dans la cité où brilleront les rachetés

    Je veux une maison en or lambrissée d’argent.

     

    J’ai une demeure juste en haut de la colline

    Dans ce lieu de lumière où jamais nous ne vieillirons ;

    Et là-bas, plus jamais nous n’errerons

    Mais nous marcherons dans des rues pavées d’or pur.

     

    Ne croyez pas que je suis pauvre, abandonné ou seul

    Je ne suis pas découragé, je suis en route pour le ciel ;

    Je ne suis qu’un pèlerin à la recherche de la cité

    Je veux une demeure, une harpe et une couronne. 5

     

    Et je sais que c’est ce que vous voulez, vous aussi. Puisse Dieu vous donner une demeure là-haut. C’est ce qu’Il veut. Il vous aime.

    ***

    Pour le chrétien, la vie sur cette terre, aussi merveilleuse soit-elle, n’est rien comparée à la vie qui nous attend au ciel.

    Les gloires du ciel — la vie éternelle, la justice, la joie, la paix, la perfection, la présence de Dieu, la glorieuse compagnie du Christ, les récompenses et tout ce que Dieu nous réserve — sont l’héritage céleste du chrétien 6, en comparaison duquel la plus belle vie ici-bas paraîtra bien pâle.

    Même la personne la plus riche et la plus prospère sur terre finira par vieillir, tomber malade et mourir ; et ses richesses n’y pourront rien, il ne pourra pas les emporter dans l’au-delà ...

    Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. 7

    Notre cœur est là où se trouve notre trésor. Les choses qui ont de la valeur pour nous imprègnent notre cœur, notre esprit et notre existence même, et cela ressort inévitablement de nos paroles et nos actes.

    Si vous avez déjà rencontré quelqu’un qui ne s’intéresse qu’à la quête de richesses et du plaisir, cela saute aux yeux immédiatement, parce qu’il ne parle que de cela. Son cœur est plein des choses de ce monde, et ce qui sort de sa bouche vient de ce qui lui remplit le cœur. 8

    Il n’a pas le temps pour les choses du Seigneur — pas le temps pour sa Parole, son peuple, son travail, ni pour la vie éternelle qu’Il leur offre ...

    Mais la Bible nous dit que le royaume des cieux, et non pas les richesses de ce monde, est comme un trésor caché dans un champ — tellement précieux que nous devrions vendre tout ce que nous avons pour l’acquérir. 9

    Rien dans la Bible ne nous exhorte à rechercher et accumuler des richesses ...

    Jésus a exhorté le jeune homme riche à vendre tout ce qu’il avait et à Le suivre pour qu’il ait un trésor au ciel ; mais en entendant ces paroles, le jeune homme s’assombrit et s’en alla tout triste, car ses richesses étaient le véritable trésor de son cœur. 10

    Si nous connaissons Jésus-Christ comme notre Sauveur, [le ciel] nous attend... et c’est là que nous passerons l’éternité dans la joie et la béatitude, c’est là que nous jouirons d’une vie bien meilleure que la meilleure que puisse nous offrir cette terre.

    —Extrait de gotquestions.org 11

    ***

    1 BDS

    2 Sarah Young, Jésus Toujours (Thomas Nelson, 2017)

    3 Matthieu 6.21 BDS

    4 Ira Stanphill (1914–1993) était un célèbre compositeur de gospel américain. À l'âge de 10 ans, Stanphill jouait déjà du piano, de l’orgue, du ukulélé et de l’accordéon. À 17 ans, il composait et jouait sa propre musique dans des services religieux, des campagnes de réveil spirituel et des réunions de prière. Comme chanteur évangéliste, Stanphill a prêché et interprété ses compositions dans plus de quarante pays durant sa carrière.

    5 Extrait du chant gospel, Mansion Over the Hilltop, par Ira Stanphill, 1949

    6 1 Pierre 1.3–5

    7 Matthieu 6.19–21 BDS

    8 Luc 6.45

    9 Matthieu13:44

    10 Marc10:17–23

    11 https://www.gotquestions.org/best-life-now.html [Une vie meilleure dès maintenant]

    ***

    PRENEZ UN NOUVEAU DEPART : PARDONNEZ !

     

    Cette période de l'année est un moment de réflexion. Nous regardons derrière nous, nos triomphes et nos victoires, mais aussi nos échecs et nos peines. Comme il n’est pas question d’emmener les blessures de l'an passé dans la nouvelle année, c'est le moment de pardonner.

     

    Examinons trois aspects du pardon :

    1. Pardonner à Dieu

    Beaucoup de gens sont offensés par Dieu et leur cœur est rempli d’amertume à Son égard. On leur a enseigné à tort qu'Il contrôle tout, en ce sens qu'Il est pleinement responsable de la maladie, de la mort, des tragédies et de la souffrance humaine ; et ils considèrent qu'Il est à l’origine de leurs malheurs et de leurs problèmes.

     

    Ils savent qui est Dieu, mais ils ne Le connaissent pas intimement.

    La solution est de passer plus de temps avec Lui et dans Sa Parole, afin de construire une relation étroite avec Lui. Lorsque vous prendrez conscience de Son immense amour pour vous et de Sa bonté, vous ne croirez plus qu’Il est l'auteur de la douleur et de la souffrance.

    1. Se pardonner à soi-même

    Nos actes passés peuvent parfois nous peser très lourdement, avec des sentiments de culpabilité et des remords. Il est malheureusement impossible de remonter le temps pour défaire nos erreurs passées, même si beaucoup d'entre nous aimeraient pouvoir le faire.

    Pour réussir à se pardonner et être libéré de la culpabilité et de la condamnation, il est crucial de comprendre que Dieu pardonne aux pécheurs qui se repentent sincèrement et se tournent vers Lui avec un fort désir de vivre autrement.

    Quand vous aurez fait cela, vous pourrez tourner la page. Se pardonner à soi-même est tout aussi important que de pardonner aux autres.

    1. Pardonner aux autres.

    Dans Matthieu 18, l'apôtre Pierre demande à Jésus :

    Seigneur, combien de fois mon frère péchera-t-il contre moi, et je lui pardonnerai ? Jusqu'à sept fois ?

    Jésus lui répond :

    Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.

    Pierre pensait qu’il était très généreux en offrant de pardonner à son frère 7 fois en une journée, mais Jésus lui dit qu'il devrait lui pardonner 490 fois ! Ce qui signifie qu'il ne devrait y avoir aucune limite à notre pardon.

     

    Jésus poursuit en racontant l'histoire d'un roi, ému de compassion, qui pardonne l'énorme dette d'un de ses serviteurs. Plus tard, cependant, ce même serviteur traite durement un de ses compagnons qui lui doit une somme bien moindre et l'envoie même en prison ! En entendant cela, le roi le rappelle et lui dit :

     

    Méchant serviteur ! ... Ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon comme j'ai eu pitié de toi ? Et il l'envoie en prison ...

     

    Voilà comment mon Père céleste vous traitera, vous aussi, si vous ne pardonnez pas du fond du cœur à votre frère.

     

    L'idée maîtresse de cette parabole est que, lorsque les gens nous font du tort, nous devons nous souvenir de la grande miséricorde de Dieu envers nous et agir en conséquence.

     

    Nos péchés ont envoyé un homme parfait et sans péché à la croix. Il a enduré la honte, la torture et finalement la mort, pour que nos péchés soient pardonnés.

     

    Pour pardonner à quelqu'un d'autre, il faut d'abord comprendre ce qu'il en a coûté à Dieu de nous pardonner.

     

    Lorsque nous accueillons Jésus dans notre vie comme notre Sauveur, Dieu ne nous impute pas nos péchés. Nous n'avons donc pas le droit de nous accrocher à la rancœur, et le Seigneur nous avertit que si nous refusons de pardonner aux autres, notre Père ne nous pardonnera pas.

     

    En ce début d’année, efforçons-nous de prendre un nouveau départ avec un cœur plein de pardon. Non seulement cela nous permettra d'être plus proches de Dieu et en paix avec Lui, mais cela nous apportera aussi la guérison, l'amour et la paix, à nous et au monde dans lequel nous vivons.

     

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  •   Il ne savait pas que c’était impossible, alors il l’a fait

    Il ne savait pas que c’était impossible, alors il l’a fait

    Pierre d’Elbée

    À l’impossible, nul n’est tenu. Certes, mais n’est-ce pas dans l’ignorance de la difficulté de leur tâche que certains inventeurs sont parvenus à renverser des montagnes ?

    L’histoire commence mal. Nous sommes en 1939, à l’Université Berkeley en Californie. George arrive vingt minutes en retard à son cours de statistiques. Son professeur, Jerzy Neyman, a déjà écrit deux problèmes sur le tableau et a commencé son exposé.

    Penaud, le retardataire prend place dans l’amphithéâtre aussi discrètement que possible, recopie les exercices sur son cahier et écoute attentivement la suite du cours.

    De retour chez lui, il s’attaque aux exercices qu’il trouve un peu plus difficiles que d’habitude.

    Plusieurs jours après, le doctorant remet enfin sa copie à son professeur en s’excusant pour son retard. Jerzy Neyman les range dans sa sacoche sans y prêter attention. Puis aucune nouvelle. George attend les résultats de son travail avec une certaine inquiétude. 

    Six semaines plus tard, il reçoit la visite de son professeur tout excité : les exercices dont il a trouvé la solution sont en réalité deux problèmes de statistiques célèbres et non encore résolus.

    Arrivé en retard, George n’avait pas compris que si Jerzy Neyman les avait écrits sur le tableau en tout début de cours, c’était pour les présenter aux étudiants comme des défis.

    Or les solutions trouvées par George en si peu de temps sont si élégantes, que son professeur a obtenu la publication de l’une d’elles dans une revue mathématique prestigieuse.

    Si j’avais su que les problèmes n’étaient pas des devoirs, mais deux célèbres problèmes non résolus en statistique, je n’aurais probablement pas pensé positivement.

    Le plus remarquable dans cette histoire est cet aveu de George Dantzig, des années plus tard, alors qu’il est devenu un mathématicien reconnu :

    Si j’avais su que les problèmes n’étaient pas des devoirs, mais deux célèbres problèmes non résolus en statistique, je n’aurais probablement pas pensé positivement, je me serais découragé et je ne les aurais jamais résolus. 

    Une façon de mieux comprendre à la célèbre phrase de Mark Twain :

    Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. 

    Cette histoire interroge sur l’origine de certaines réussites.

    Le processus qui a permis à George de résoudre ses problèmes est-il tout à fait particulier ou comporte-t-il une portée plus universelle ? Est-ce une anecdote amusante ou un exemple à suivre ? Il est clair que George Dantzig était déjà un étudiant exceptionnel. Mais il parait utile de revenir sur l’une des conditions qui lui ont permis ce résultat étonnant.

    Les plus grands entrepreneurs ne connaissent heureusement pas les difficultés qu’ils devront traverser avant d’arriver au but.

    Tout part d’un malentendu, d’une erreur d’interprétation. En quoi est-il à l’origine d’un supplément d’intelligence ? George n’a aucun préjugé sur la difficulté des exercices. Son regard est neuf et positif comme il le dit lui-même.

    Premier paradoxe qui nous instruit sur la part d’ignorance à l’origine de nos exploits : les plus grands entrepreneurs ne connaissent heureusement pas les difficultés qu’ils devront traverser avant d’arriver au but.

    L’ignorance ne porte pas sur la compétence mais sur l’enjeu : pour travailler sereinement et efficacement, George avait besoin de ce malentendu.

    Janvier 2021. Et si devant cette nouvelle année, nous étions comme George devant un exercice un peu plus difficile que d’habitude ?

    Les plus réalistes voient bien que les conséquences socio-économiques de la pandémie nous dépassent largement. Reste à imiter l’attitude positive de George pour faire aboutir le meilleur, avec liberté et sans préjugés, sans craindre que ce soit impossible, mais avec la conviction intime que la victoire est à portée de main.

    ***

    La sérendipité, ou l’art subtil de la découverte… par accident !

    Pierre d’Elbée

    Faire une découverte sans le faire exprès est tout un art. Dans l’imprévu, se cache peut-être une opportunité, à condition d’être attentif et prudent.

    Quand la cuisine n’existait pas encore et que les hommes mangeaient de la viande crue, vivait en Chine un éleveur de porcs nommé Bo-Bo. Bo-Bo avait un gros défaut : depuis qu’il avait appris à faire du feu, il en allumait partout.

    Un jour où on lui demanda de garder six petits cochons dans sa hutte, Bo-Bo comme à son habitude, joua avec le feu. Ce qui devait arriver arriva, sa maison de bois s’embrasa. 

    Effondré, Bo-Bo pleura sa pauvre hutte mais surtout ses petits cochons de lait. Sanglotant amèrement, il s’approcha de ce qu’il en restait : c’est alors qu’une odeur nouvelle et merveilleuse lui parvint aux narines.

    Bo-Bo fut tout étonné : jamais il n’avait respiré parfum aussi délicieux et original. Le jeune porcher comprit alors que cette odeur alléchante venait de ses petits cochons : délicatement, il détacha un morceau de chair rôtie qu’il porta à sa bouche. 

    Un dénouement heureux

    La saveur se révéla aussi délicieuse que l’odeur ! Dans sa joie, Bo-Bo oublie sa maison brûlée et fait goûter un morceau de viande grillée à son père qui justement, revient de la forêt. Quel régal !

    Dans leur hâte de renouveler l’expérience, le père et le fils rebâtissent une maison qu’ils font aussitôt brûler, en ayant pris soin d’y enfermer d’autres porcelets. Les voisins sont invités au banquet : conquis par cette trouvaille, la recette des maisons incendiées se répand dans tout le village. 

    Au sein d’une catastrophe que l’on n’a pas choisie, rester réceptif à l’inattendu qu’elle recèle souvent

    La justice s’en mêle : Bo-Bo père et fils sont dénoncés pour avoir transformé les villageois en pyromanes. Mais tous deux sont finalement acquittés : les juges eux-mêmes brûlent en secret leur propre cabane pour les mêmes raisons.

    Les incendies continuent à se multiplier dans la contrée, jusqu’à l’arrivée d’un vieux sage venu des hautes montagnes tibétaines. Il fait sensation en apportant une très bonne nouvelle : on n’est pas obligé de brûler sa maison pour griller sa viande ! Vraiment ! 

    L’art subtil de la sérendipité

    Ce conte chinois redessiné par le poète anglais Charles Lamb (1775-1834) est l’un des tout premiers récits que nous offrent Danièle Bourcier et Pek van Andel dans leur livre C’est quoi la sérendipité ? (Courrier du livre).

    Je me suis permis de le raconter à ma façon. Ce conte me paraît bien illustrer la sérendipité dans notre situation actuelle, percevoir du merveilleux dans l’inquiétude devant l’avenir du monde …

    L’art de découvrir ou d’inventer, en prêtant attention à ce qui surprend, et en imaginant une interprétation pertinente. Voilà comment la chercheuse Sylvie Catelin définit la sérendipité.

    Devant un obstacle majeur, notre benêt Bo-Bo peut devenir une référence de la sérendipité : au sein d’une catastrophe que l’on n’a pas choisie, rester réceptif à l’inattendu qu’elle recèle souvent.

    Une attitude heureuse qui ne l’est pas toujours

    Souvent, mais pas toujours. Toute catastrophe ne recèle pas forcément trésor caché. Sans jamais être sûr de le trouver, à chacun cependant de rester vigilant, attentif aux détails cachés derrière le vacarme d’un événement, de prendre le temps de les observer pour faire peut-être une belle découverte.

    Quand surgit le merveilleux, l’inespéré, il y a toujours quelqu’un pour l’accueillir.

    **

    Note :

    Sérendipité (Le 10 juin 2014) Académie Française :

    Depuis une dizaine d’années, le nom sérendipité est entré dans l’usage en français. Il s’agit d’un emprunt de l’anglais serendipity, don de faire par hasard des découvertes fructueuses, un mot créé par Horace Walpole et qu’il avait tiré d’un conte oriental, Les Trois Princes de Serendip (1754), Serendip ou Serendib étant une ancienne transcription anglaise de Sri Lanka, ce dernier étant lui-même composé du sanscrit Sri, souveraineté, richesse, éclat, et Lanka, primitivement Langkâ, que l’on a rapproché du grec lagkanein, obtenir par le sort. Serendip est donc cette terre bénie des dieux où la fortune semble être offerte à chacun.

    On constatera avec étonnement que c’est sur leur propre territoire que les habitants du Sri Lanka ont placé cette possibilité d’obtenir richesse et prospérité.

    Le plus souvent, ces contrées merveilleuses sont situées en des terres lointaines : songeons au pays d’Eldorado, cher à Candide, aux territoires situés outre l’arbre sec,

    (un arbre mort qui continue à donner des fruits et qui marquait au Moyen Âge les limites du monde connu) dont parle Le Jeu de saint Nicolas, ou, dans le monde ancien, à L’île Fortunée, encore appelée l’île des Bienheureux, que les Grecs voyaient comme une forme de paradis et où se retrouvaient ceux dont la conduite avait été exemplaire, une île située aux confins occidentaux du monde connu et que l’on a supposée être tantôt les Canaries, tantôt les îles du Cap-Vert.

    Aujourd’hui le nom sérendipité s’emploie fréquemment dans le monde scientifique pour désigner une forme de disponibilité intellectuelle, qui  permet de tirer de riches enseignements d’une trouvaille inopinée ou d’une erreur.

    On parlera ainsi de sérendipité à propos d’un brillant mais négligent chercheur anglais qui avait la réputation d’oublier régulièrement ses boîtes à culture, et qui, rentrant de vacances, eut la surprise de découvrir dans l’une d’elles qu’une forme de moisissure avait empêché le développement des bactéries. Alexander Fleming venait de découvrir la pénicilline.

    Pour conclure sur les moisissures, on pourrait aussi songer à ce berger inconnu qui, ayant oublié un fromage dans une grotte, découvrit le roquefort.

    Rappelons enfin que l’on peut aussi employer le nom fortuité, tiré du latin fors, chance, hasard.

    ***

    L’apprentissage par l’échec

    Elsa Sichrovsky

    C’était la fin d’une nouvelle longue journée de travail. Au cours de mon premier semestre en tant que professeur d’anglais en seconde langue, chaque jour m’apportait des dizaines de nouveaux défis, que je ne réussissais pas à relever. Les concepts que j’essayais de transmettre à mes élèves leur échappaient en quelque sorte, m’amenant à grommeler quand je corrigeais leurs copies.

    Le directeur de l’école m’avait dit que mes élèves ne faisaient pas assez de progrès visibles en anglais. Les parents se plaignaient de mes méthodes de gestion de la classe. J’étais un échec dans tous les aspects de mon travail.

    Il est vrai que l’enseignement n’est pas censé être facile. Mes collègues m’ont dit que c’était normal pour la première année, que ça allait s’améliorer – mais dans l’immédiat, quelle solution ? Comment faire quand je me trouve tous les jours devant une classe indisciplinée, et que j’ai honte intérieurement de mon incapacité à contrôler le comportement des élèves ?

    Un soir, alors que je naviguais sur Internet après une nouvelle journée de cours aussi intense que frustrante, je suis tombée sur une citation qui répondait à la question brûlante de mon cœur :

    L’échec devrait être notre professeur, pas notre fossoyeur. L’échec, c’est un retard, pas une défaite. C’est un détour temporaire, pas une impasse. L’échec est quelque chose que nous pouvons éviter seulement en ne disant rien, en ne faisant rien et en n’étant rien.

    J’ai donc décidé d’essayer de voir chaque échec comme un catalyseur de croissance. Au lieu de laisser la honte et le désespoir me submerger, je me suis concentrée sur ce que je pouvais glaner et apprendre de chaque échec.

    J’ai donc essayé de me rappeler que chaque fois qu’une activité dégénérait en indiscipline, je venais d’en apprendre plus sur ce qui ne fonctionnait pas avec mes élèves.

    Lorsque mon directeur me signalait des lacunes dans mon style d’enseignement, je m’efforçais de changer mon attitude et ma méthode.

    Chaque fois que les petits visages me regardaient d’un air confus ou ennuyé, je me rendais compte que je devais changer ma façon de leur enseigner un concept.

    Avec le recul, je suis reconnaissante pour chacun de ces moments décourageants dans la première année de ma carrière d’enseignante.

    Les échecs sont maintenant derrière moi, mais j’ai bien retenu les précieuses leçons que j’ai apprises sur la façon de présenter l’information, de communiquer avec les élèves, de gérer les problèmes en classe et, surtout, de gérer mes propres échecs, et elles continuent à me fortifier.

    Je fais encore des erreurs en classe, mais j’ai appris à ne pas broyer du noir. Si je peux me concentrer sur ce que chaque échec peut m’apprendre, alors l’échec est simplement un pas de plus vers le progrès.

    ***

     

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  • Sainte Geneviève, le siège des francs et le ravitaillement de Paris

    Sainte Geneviève, le siège des francs et le ravitaillement de Paris

    Sainte Geneviève, le siège des francs et le ravitaillement de Paris

    Aliénor Goudet

    En tant que vierge consacrée et magistrate municipale, Geneviève (423-512) a le souci non seulement des plus pauvres mais de tout le peuple de Paris. C’est au cours d'une situation particulièrement difficile que cette sainte montre toutes sa dévotion et son sens du service au peuple qui lui a été confié.

    Paris, 475. L’automne touche à sa fin. Les nuits se font plus froides et plus longues. Le soleil a disparu depuis longtemps. Cette nuit encore, de nombreux habitants sont allés se coucher le ventre vide.

    Les talents de négociatrice de la magistrate, Geneviève, ont permis à la ville d’éviter le bain de sang, mais un autre problème se pose. Le siège et le blocus imposés par les francs ont permis à un nouvel ennemi de pénétrer les murs de la ville : la famine.

    Les pauvres meurent dans les rues et les greniers des riches se vident à une vitesse alarmante. C’est donc dans cette atmosphère d’angoisse et de faim que la ville s’est endormie. Mais dans une chapelle, une petite lumière persiste. Enveloppée dans un grand manteau à capuche, une femme est à genoux devant l’autel.

    – Seigneur, dit-elle, veille sur Paris en mon absence. Éclaire mon chemin et donne du courage aux braves qui m’accompagnent dans cette mission.

    Geneviève remonte sa capuche et quitte alors la petite chapelle pour rejoindre la Seine, sa petite lanterne à la main. Le père Bessus est là, ainsi que la quarantaine d’hommes qui ont accepté de braver le blocus avec elle.

    – Tout est prêt, magistrate, dit le prêtre Bessus. Nous n’attendons que tes ordres.

    Geneviève sourit. Elle remercie chacun d’eux et les bénit une dernière fois avant d’embarquer dans le bateau à la tête de la flotte de onze vaisseaux. Il s’agit d’abord de quitter Paris aussi discrètement que possible.

    Les hommes ont revêtu des vêtements de francs afin de passer inaperçus, mais si par malheur on les arrêtait, la supercherie ne durerait pas. Geneviève prie de nouveau tandis que la petite flotte remonte le fleuve.

    C’est alors qu’une brume se lève et s’épaissit rapidement, jusqu’à recouvrir la Seine et ses berges. Elle ne disparaît qu’au petit matin, lorsque Paris est bien loin derrière la flottille. Et de nouveau, Geneviève rend grâce.

    Mais quelques jours plus tard, un autre obstacle survient. De violents vents agitent le fleuve et manquent à plusieurs reprises de faire chavirer les bateaux. Cela dure plusieurs heures.

    Les bras des rameurs sont fatigués, et leurs mains, couvertes de cloques. S’ils viennent à perdre leur cadence, la tempête aura raison d’eux. Geneviève se lève alors au devant du bateau.

    – Ne craignez rien, crie-t-elle aux hommes pour couvrir le bruit du vent. Et chantez avec moi.

    Sur l’air des psaumes implorant la force et la miséricorde de Dieu, les rameurs reprennent leur cadence et chantent avec la magistrate. Enfin, la tempête se calme et encore une fois, Geneviève rend grâce.

    Une fois en Champagne, elle fait charger les bateaux de grain avant de reprendre le chemin de Paris. Cette fois, le voyage se fait sans encombre sous la bienveillance de son époux des cieux.

    De retour, Geneviève fait vendre le grain à ceux qui ont les moyens de l’acheter, et fait préparer des pains dans les fours publics pour les plus pauvres. Mais le devoir est loin d’être fini. Un soir, elle se rend à la petite basilique de saint Denis pour s’y recueillir. Une fois de plus, le Seigneur lui a souri.

    – Roi des cieux, implore-t-elle, accorde encore à ta servante la force et la sagesse. Donne-moi les mots justes afin de faire des francs tes alliés et tes enfants.

    Au fond d’elle, Geneviève sait intuitivement que les francs ont le potentiel de devenir peuple de Dieu. Car s’ils sont païens, ils n’ont pas choisi la voie de l’hérésie arienne. Mais il lui faudra toute sa diplomatie et l’aide de Dieu pour épargner Paris et poser la première pierre du royaume qui deviendra fille aînée de l’Église.

    Geneviève rejoint le ciel le 3 janvier 512, après avoir réussi non seulement à sauver Paris maintes fois, mais à conclure une alliance avec Clovis I et introduire la foi chrétienne parmi les francs. Elle est sainte patronne de Paris, du diocèse de Nanterre et de la Gendarmerie nationale.

    ***

    Sainte Geneviève, une femme providentielle

    Mgr Matthieu Rougé

    Par sa consécration, par la portée œcuménique de son existence, par son enracinement dans le Christ, sainte Geneviève est un don de la divine Providence particulièrement ajusté aux enjeux spirituels et missionnaires de notre temps.

    Le jubilé des 1.600 ans de la naissance de sainte Geneviève vient de commencer. Il se déroulera entre les deux pôles que constituent la cathédrale de Nanterre, le lieu de sa naissance, et l’église Saint-Étienne du Mont sur la Montagne Sainte-Geneviève, le lieu de sa sépulture.

    Les nombreuses paroisses et écoles de la région parisienne, et d’ailleurs, qui portent son nom auront sûrement à cœur de jubiler, sans oublier Arcis-sur-Aube, où sainte Geneviève alla chercher le blé qui permit aux Parisiens de survivre en un temps de siège et de famine.

    On souligne souvent à bon droit la modernité de cette femme du Ve siècle, parfois qualifiée de premier maire de Paris, capable d’entrer en relation avec les grands de son époque, d’organiser le ravitaillement de toute une population et de réveiller son courage, de contribuer notablement au chemin de conversion du roi Clovis lui-même.

    Si le pape Jean XXIII l’a proclamée sainte patronne des gendarmes en 1962, c’est parce qu’il a perçu que cette femme d’autorité et de paix incarnait de façon particulièrement suggestive les qualités dont les forces de l’ordre doivent faire preuve : l’actualité trop souvent tendue ne cesse de nous le rappeler.

    Mère des consacrés

    Comme évêque de Nanterre, et gardien par ma cathédrale de la maison natale de sainte Geneviève, je suis particulièrement sensible à trois aspects de sa vie, singulièrement significatifs pour aujourd’hui. Geneviève était une femme consacrée.

    L’ordre des vierges consacrées, remis en valeur depuis le concile Vatican II, la considère comme sa véritable fondatrice. C’est dans l’intensité de son enracinement spirituel, dans la profondeur de sa consécration, que sainte Geneviève a puisé sa lucidité et son courage temporels.

    Son exemple manifeste qu’aujourd’hui encore, la capacité de service et d’influence des chrétiens, dans le monde bouleversé qui est le nôtre, est proportionnelle à leur engagement spirituel, à leur relation intime avec le Seigneur. Sainte Geneviève met également en lumière la place indispensable de la vie consacrée dans l’Église.

    Sainte patronne des gendarmes certes, elle est aussi en quelque sorte la mère des vocations sacerdotales et religieuses.

    Vénérée par les chrétiens d’Orient

    Nos frères et sœurs orthodoxes ont une grande vénération pour sainte Geneviève. Ils sont nombreux à se rendre en pèlerinage dans les lieux où l’on vénère sa mémoire. Le séminaire orthodoxe russe d’Épinay-sous-Sénart est placé sous son patronage.

    Bientôt, une icône offerte par ce séminaire, avec qui les séminaristes d’Issy-les-Moulineaux ont enregistré l’an dernier un très bel album de chants sacrés, reposera à la cathédrale de Nanterre.

    Cette dimension œcuménique de la figure de sainte Geneviève est liée à l’époque où elle a vécu, le temps béni de l’Église indivise, mais également à ses relations étonnantes et fraternelles avec le moine syrien Syméon le Stylite, son aîné de quelques années seulement, dont on dit qu’il demandait régulièrement de ses nouvelles aux marchands venus d’Occident.

    Mère des consacrés, sainte Geneviève est aussi une inspiratrice pour le dialogue œcuménique, en particulier avec les Églises d’Orient, plus indispensable aujourd’hui que jamais pour relancer la ferveur et le dynamisme missionnaire de l’ensemble des chrétiens.

    Une vie centrée sur le Christ

    Sainte Geneviève est née en 420, c’est-à-dire onze ans avant le concile d’Éphèse (431) qui a contemplé et proclamé le Christ dans l’unité de sa divinité et de son humanité.

    Son pèlerinage terrestre s’est achevé vers 500, c’est-à-dire une cinquantaine d’années après le concile de Chalcédoine (451) où, grâce au grand pape saint Léon, l’Église a trouvé les mots pour affirmer l’unité et la distinction des Personnes divines comme de l’humanité et de la divinité du Christ.

    Cette coïncidence chronologique entre les grands conciles christologiques et la vie de sainte Geneviève manifeste la corrélation étroite entre vérité de la foi et fécondité de la charité.

    Il arrive qu’aujourd’hui, certains, même parmi les catholiques, dissertent sur le fonctionnement de l’Église, sans référence ou attention suffisante au Christ lui-même sans qui pourtant elle n’est rien.

    Ce qui est à jamais premier et dernier dans la vie de l’Église, ce qui est le seul contenu véritable de sa mission, ce qui est le secret de sa joie, sainte Geneviève ne cesse de nous le rappeler, c’est le Christ, vrai Dieu et vrai homme, Seigneur et Sauveur.

    Par sa consécration, par la portée œcuménique de son existence, par son enracinement dans le Christ, sainte Geneviève est une femme providentielle, un don de Dieu particulièrement ajusté aux enjeux spirituels et missionnaires de notre temps.

    On disserte souvent, à propos de la politique, sur l’attente légitime ou non d’un homme ou d’une femme providentiels. S’il s’agit d’espérer un sauveur capable de résoudre tous nos problèmes du jour ou lendemain, on a raison de se défier d’une telle expectative en fait idolâtrique : le Christ seul est le Sauveur dont nous pouvons tout attendre et recevoir.

    Mais s’il s’agit de souhaiter que des hommes et de femmes variées, inspirées par le Seigneur, soient capables de répondre avec modestie et avec force aux défis contemporains, on n’a pas tort de les espérer de la Providence.

    Sainte Geneviève est bel et bien une femme providentielle, par ce qu’elle continue de nous dire par sa vie, et par l’invitation qu’elle nous adresse à accueillir et devenir des hommes et des femmes providentielles en notre temps, afin qu’y rayonne davantage l’insurpassable lumière du Christ.

    ***

    Geneviève de Paris, une femme pour notre temps

    Gabriel Privat

    Geneviève naît à Nanterre en 421, au cœur de la Gaule, d’une famille franque. Ses parents, des chrétiens ayant servi l’Empire, ont fait souche dans le Parisis. Severius, son père, est membre de la curie de Lutèce, l’assemblée qui assure le gouvernement : il fait partie de ces magistrats cooptés pour leur civisme, mais aussi pour leur fortune en mesure de de soutenir les dépenses publiques.

    Très pieuse, Geneviève choisit d’être vierge consacrée. Elle est soutenue dans son choix par Germain, évêque d’Auxerre et légat du pape. Son existence est celle d’une aristocrate, femme d’esprit et de volonté. Héritant des charges de son père, elle siège à la curie de Lutèce et veille aux destinées de la ville avec les autres magistrats.

    Attila passe son chemin

    L’ascendance franque de la jeune femme lui permet d’entretenir des relations étroites avec les rois de ce remuant peuple du nord passé d’abord au service de l’Empire, puis menant sa propre politique. Des Francs sont engagés dans l’armée du général Aetius, qui vainc les Huns d’Attila à la bataille des Champs catalauniques, près de Châlons-sur-Marne, en 451.

    De cet Attila, contre toute attente, Geneviève a déjà eu raison, peu de temps auparavant. Alors que les armées hunniques marchent sur Lutèce, elle oppose son refus à toute évacuation de la ville prévue par les autorités, et organise la prière des femmes pour le salut du peuple. Les Lutéciens doivent organiser la défense. Bien leur en prit. Attila passe son chemin.

    Objectif : convertir Clovis

    Quelques années plus tard, les Francs, d’amis sont devenus ennemis. Geneviève veille elle-même au ravitaillement de la ville assiégée. Les grandes figures se reconnaissent entre elles et une estime réciproque naît entre l’inflexible lutécienne et le roi Childéric.

    Lorsque Clovis, fils du précédent, monte sur le trône en 481, l’Empire d’Occident s’est effondré. La datation calendaire selon les règnes des empereurs et les mandats des consuls de Byzance n’est plus qu’une fiction. La guerre civile impose ses désordres, l’économie souffre, avec ses mauvaises récoltes et ses révoltes d’esclaves, l’hérésie arienne progresse partout.

    À Lutèce, Geneviève est toujours là. C’est vers le roi franc qu’elle tourne ses regards. Ce païen venu des périphéries de la civilisation est l’espoir de la chrétienté gauloise.

    Proche de la reine Clotilde, elle œuvre, autant qu’elle le peut, pour la conversion du roi qui place sa capitale à Lutèce. Le baptême de Clovis, puis le recul de l’arianisme en Gaule au rythme des conquêtes militaires franques donne à l’ardente vie de Geneviève une conclusion en forme d’espérance, après ces années de lutte contre le déclin.

    Le pouvoir franc sait ce qu’il doit à la vierge de Paris. Lorsque meurt Geneviève, son corps est déposé à l’église des Saints-Apôtres Pierre et Paul, bâtie sur ordre du roi, à la demande de la sainte. Clovis d’abord, Clotilde ensuite, la rejoignent dans la mort sous les voûtes du même lieu.

    Voici ce qu’accomplit, en ces temps de recomposition de la société, une femme à la foi de feu, dont la fortune et la puissance furent mises entièrement au service de la paix et du règne de Dieu.

    Parisien, lorsque tu passes le pont de la Tournelle, ait au moins un regard pour la statue de Geneviève, toujours tournée vers l’Orient, d’où venaient les Huns. Ta patronne veille sur toi !

    ***

    Le baptême qui a changé l'Histoire de France

    Isabelle Cousturié

    En baptisant Clovis, le roi des francs, en 496, Remi, le saint évêque de Reims que nous fêtons ce 15 janvier, se fraye une place de choix parmi les fondateurs de la France chrétienne.

    À l’âge de 22 ans, lorsque Rémi (437-533), issu d’une grande famille de la société gallo-romaine, est élu évêque de Reims, le Seigneur manifeste son approbation avec éclat : Un rayon de lumière parut sur son front et une onction céleste embauma et consacra sa tête, rapporte l’abbé Louis Moreri, un grand érudit français du XVIIe siècle, dans son Grand dictionnaire historique.

    Après une naissance considérée comme miraculeuse — car né d’une mère (sainte Céline) déjà avancée en âge —, une jeunesse passée à pratiquer les vertus chrétiennes –  secourir les malheureux, protéger les veuves, nourrir les orphelins — la suite de sa vie est une succession de merveilles.

    Mais il en est une, la plus grande, qui a changé radicalement le cours de l’histoire : le baptême de Clovis, premier roi des francs, le 25 décembre 496 qui ouvrira la voie à tous les futurs rois de France catholiques que le pays allait compter.

    Le doigt de Dieu

    En effet, les conséquences de cette conversion — et celles de 3000 guerriers francs avec lui — furent incalculables car, tout d’abord, elle sauva l’Église de l’arianisme et, en baptisant et sacrant la race royale des Francs, comme l’aînée de toutes les maisons souveraines, elle assurait à l’Épouse du Christ une protection utile à sa pérennité.

    Que Dieu y ait mis le doigt en multipliant les miracles pour attester sa volonté, saint Remi le reconnaît lui-même dans son Testament :

    Parce que Clovis vit que de tous les évêques des Gaules, je fus celui qui travaillait le plus à la foi et à la conversion des Francs, Dieu me fit tellement trouver grâce à ses yeux, ainsi que la vertu divine du Saint-Esprit qui se servit de moi, pauvre pécheur, pour opérer une multitude de miracles pour le salut de  ladite nation des Francs, qu’il ne se contenta pas de restituer  aux églises les biens qu’il leur avait pris, mais encore qu’il en enrichit beaucoup d’autres de ses propres deniers. 

    Le songe de Rémi

    Plusieurs personnes ont joué un rôle dans la conversion de Clovis : en premier lieu sa femme, Clotilde, la pieuse catholique, qui n’a jamais cherché à lui imposer sa religion mais a patiemment instillé dans son cœur les paroles du Christ et les merveilles de Dieu (Le livre des merveilles)  

    Mais aussi saint Martin, sur la tombe duquel il s’était rendu à Tours, et comprit que le Dieu de son épouse n’est pas un dieu guerrier, avide de victoires militaires, mais un Dieu d’amour.

    Et puis Vaast l’ermite qui parle avec Clotilde, à qui il demande d’être instruit aux choses de Dieu et qu’il recommandera à son ami et évêque pour aller catéchiser dans les villages.

    Mais c’est Remi, en lui offrant l’appui de l’Église, et reconnaissant sa légitimité politique, qui le convaincra d’embrasser la foi chrétienne. Il assure au futur converti qu’il a reçu en songe le destin glorieux qui attend la Gaule et ses souverains, défenseurs de la foi chrétienne et l’assurance de la protection de la Vierge Marie.

    Naissance d’une identité

    Le baptême, reçu à Reims le 25 décembre 496 des mains de l’évêque Remi, marque un tournant décisif dans l’histoire de la nation franque et ouvre une destinée : la vocation de la France. Le pape saint Anastase ne cache pas sa joie pleine d’espérance, et écrit au roi converti :

    Le siège de Pierre tressaille d’allégresse, en voyant la multitude des nations remplir le filet que le pêcheur d’hommes, le porte- clef de la Jérusalem céleste, a reçu mission de jeter dans le monde (…) Soyez glorieux et illustre fils, la joie de votre Mère et son rempart inexpugnable. Nos malheureux temps ont vu bien des défections ; notre barque est assaillie, comme dans une tempête, par la malice et la perfidie des hommes. Mais nous espérons contre toute espérance et nous adressons nos hymnes d’action de grâces au Seigneur Jésus qui vous a arraché à la puissance des ténèbres. En donnant à l’Eglise un roi tel que vous, Il lui envoie un protecteur capable de la soutenir et de la défendre. Courage donc, glorieux et bienaimé fils ! Que le Dieu tout-puissant daigne étendre le secours de son bras sur votre Sérénité et sur votre royaume ; qu’il ordonne à ses anges de vous garder dans toutes vos voies et vous accorde la victoire sur vos ennemis.

    Par sa conversion et ses victoires contre les ennemis de la chrétienté occidentale, Clovis inspirera d’autres conversions royales en Europe.

    L’évêque Remi, devenu quant à lui le premier lien solide entre le pouvoir politique et l’Église, enverra des missionnaires évangéliser les francs dans toute la Gaule et installera de nouvelles églises sur le territoire, unifiant tout le pays autour de la défense de la religion catholique.

    Un passage indéniable

    C’est donc bien des fonts baptismaux de cette Église qu’est sortie la France, avec ses cathédrales et ses grands ordres monastiques, celui de la chevalerie chrétienne et des croisades, qui lui valut son titre de fille ainée de l’Église.

    Mais la France, embourbée aujourd’hui dans ses querelles laïcardes sur la réalité historique des racines chrétiennes de la France, sait-elle qu’il y a plus de 1500 ans il y eut un nommé Clovis qui fut baptisé par un certain Remi ?

    Pas sûr… La reconnaissance du baptême de Clovis comme étant à la base des racines chrétiennes, divise toujours l’opinion.

    ***

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  • Les vraies valeurs de la vie

    (Quelques pensées pour la Nouvelle Année)

    Les vraies valeurs de la vie

    Rien de beau n’est jamais sorti de l’ambition ou d’un sens étriqué du devoir ; mais plutôt de l’amour et du dévouement envers les hommes.                                                             (Albert Einstein)

     

    Mahatma Gandhi identifiait ainsi les sept péchés du monde : la richesse sans le travail, le plaisir avant la conscience, la connaissance sans la force du caractère, le commerce sans la moralité, la science sans l’humanité, la religion sans le sacrifice, la politique sans les principes.

     

    Nous devons comprendre les vérités spirituelles pour les appliquer à notre vie moderne. Nous devons tirer notre force des vertus presque oubliées, telles que la simplicité, l’humilité, la contemplation et la prière. Cela requiert un dévouement qui dépasse la science, qui surpasse l’ego, mais grandes en seront les récompenses. C’est là notre seul espoir.

    (Charles Linberg)

     

    La vie d’ici-bas ne peut trouver de sens que si elle trouve son sens dans l’éternité.

    (Nicolai Berdyaev)

     

    Le meilleur usage qu’on puisse faire de la vie, c’est de la vouer à quelque chose qui lui survivra.

    (William James)

     

    Le bonheur, ce n’est pas tant de posséder que de partager. On  gagne sa vie en recevant, mais c’est en donnant qu’on vit sa vie.

    (Norman MacEwan)

     

    Nous vivons dans un monde de géants nucléaires, mais un monde moralement infantile. Nous en savons plus sur la guerre que sur la paix, nous savons mieux tuer que vivre. Nous avons percé le mystère de l’atome mais rejeté le Sermon sur la Montagne.

    (Omar N. Bradley)

     

    C’est une loi de la nature, une loi admirable et infaillible, que nous satisfaisons nos trois besoins les plus fondamentaux  ― le bonheur, la liberté et la paix de l’esprit ― en cherchant à les satisfaire chez les autres.

    (Peyton Conway March)

     

    Chaque jour, faites quelque chose de gratuit pour quelqu’un.

    (Albert Schweitzer)

     

    Tout homme a le devoir de redonner au monde au moins autant que ce qu’il en a reçu.

    (Albert Einstein)

     

    L’amour jamais ne raisonne, mais donne à profusion ; il donne tout ce qu’il a comme un prodigue qui ne réfléchit pas, et puis il craint

    d’avoir donné trop peu.

    (Hannah More)

     

    PRIÈRE POUR LA NOUVELLE ANNÉE

     

    Donne-nous, cette année, d’élargir notre esprit,

    De porter Ton regard sur les fautes d’autrui.

    Apprends-nous à ne pas nous presser de juger,

    Que ce soit nos cadets, que ce soit nos aînés.

     

    Donne-nous la patience, fais-nous persévérer,

    Fortifie notre foi, nous serons à l’abri.

    Au lieu de repenser à nos irritations,

    Apprends-nous à les laisser tomber dans l’oubli.

     

    Apprends-nous chaque jour à pardonner l’offense

    À trouver en cela une immense récompense.

    Apprends-nous à comprendre, à toujours être aimable,

    À proposer sans cesse une main secourable.

     

    Aide-nous à comprendre que, sous différents voiles,

    Nous rêvons tous d’atteindre une impossible étoile.

     

    Car les petits et les grands,

    Les bons et les méchants,

    Les jeunes comme les vieux,

    Les heureux, les malheureux

     

    Posent aujourd’hui cette question :

    La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?

     

    Répondons sans hésitation :

    Oui, si nous aimons,

    Et seulement si nous aimons.

     

    Car seul l’amour peut rendre l’homme aimable

    Et la bonté apporte la paix intérieure.

    Donc commençons l’année en montrant de l’amour

    Pour dissiper les nuages de la haine et des peurs.

     

    (Poème de Helen Steiner Rice)

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  • Voici les âges auxquels il est le plus dangereux de boire de l'alcool

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    Il est bien entendu très néfaste pour la santé de consommer de l'alcool de manière excessive, quel que soit son âge. Une étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) montre cependant qu'il existe des périodes de la vie où le cerveau est plus particulièrement sensible aux effets de l'alcool. Les chercheurs ont rassemblé une quinzaine d'études et identifié trois périodes charnières.

    • La gestation, lorsque le fœtus se développe dans le ventre de la mère. « Même une consommation modérée d'alcool pendant la grossesse est associée à une baisse des capacités cognitives et comportementales chez l'enfant », soulignent les auteurs. 10 % des femmes enceintes boivent pourtant de l'alcool durant leur grossesse.
    • L'adolescence (15-19 ans), où la consommation d’alcool se traduit souvent par le binge drinking. « 20 % des 15-19 ans en Europe déclarent boire de façon excessive occasionnellement », s'alarment les chercheurs. Or, « plusieurs études montrent que cette consommation excessive à l'adolescence est associée à une réduction du volume néocortical, à un développement moindre de la matière blanche et à des déficits faibles à modérés dans un large éventail de fonctions cognitives », notent les auteurs.
    • Les personnes âgées (plus de 65 ans), dont la consommation d'alcool est plus rare et méconnue. Pourtant, là encore, la consommation même modérée d'alcool après 65 ans augmente les risques de souffrir de lésions cérébrales (bien qu'on ne dispose pas de preuves suffisantes pour savoir si cela se traduit par un déclin cognitif prématuré).

    Outre l'âge, le sexe joue également un rôle important. Selon une étude parue en juin 2020, les femmes seraient ainsi plus sensibles aux effets nocifs de l'alcool en cas de binge drinking pour des raisons hormonales.

    20 % des Européens des 15-19 ans déclarent boire de l’alcool de façon excessive occasionnellement. © stnazkul, Adobe Stock
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  • La Paix de Noël - L’espérance de Noël quand les temps sont difficiles

    La Paix de Noël - L’espérance de Noël quand les temps sont difficiles

    La Paix de Noël

     

    Pour des millions d’entre nous, partout dans le monde, ce Noël ne ressemblera à aucun autre Noël.

     

    Ceux qui n’ont pas ressenti personnellement tout l’impact de la pandémie mondiale et du ralentissement économique mondial sont entourés de gens qui, eux, les ont ressentis.

     

    Les fabricants, les grossistes et les détaillants dont le chiffre d’affaire annuel dépend des ventes de Noël se préparent à réaliser le plus faible volume de ventes depuis de nombreuses années.

     

    Les organisations caritatives qui comptent sur les dons de Noël pour financer leurs projets de l’an prochain risquent de devoir réduire ces projets, au moment-même où ils répondent à un besoin accru.

     

    Les personnes qui ont perdu leur entreprise s’inquiètent pour leur famille et pour celles de leurs anciens employés. Les parents sans emploi se demandent comment ils vont pouvoir offrir un Noël à leurs enfants.

     

    Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale une telle proportion de la population mondiale n’aura été aussi gravement touchée par la même crise. Oui, ce Noël sera différent, mais cela ne veut pas dire que ce ne sera pas une belle fête.

     

    L’adversité a le don de faire ressortir ce qu’il y a de meilleur chez les gens, tout comme Noël. Associez les deux, et cela crée une occasion unique.

     

    C’est l’occasion de faire le tri, de distinguer ce qui compte vraiment des choses moins importantes qui usurpent leur place dans le petit train-train habituel, surtout à un moment comme Noël.

     

    C’est l’occasion de se concentrer sur la véritable raison d’être de cette période de l’année, la naissance de Jésus, le Fils de Dieu.

     

    C’est l’occasion de trouver de nouvelles façons d’exprimer notre amour à ceux qui nous sont chers et de faire preuve de compassion envers les nombreuses personnes qui sont moins bien loties que nous.

    Il se peut que nous devions relever des défis sans précédent, ce Noël-ci.

     

    Nous ne pourrons peut-être pas faire des dons et des cadeaux matériels comme nous l’avons fait au cours des années précédentes, mais une chose est sûre : la paix de Noël a été promise à tout le monde, en tout temps et en toute saison

     

    —Keith Phillips

     

    ***

     

    Le Prince de la Paix

     

    En effet, un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.

    —Esaïe9.61

     

    Dans le monde où nous vivons, peu de gens se tournent vers le gouvernement pour chercher et trouver des signes d’espoir.

     

    La corruption liée au pouvoir semble être plus courante que l’idéal représenté dans la vision d’Isaïe d’un gouvernement dirigé par un merveilleux Conseiller, le Dieu puissant, le Père éternel ou le Prince de la paix.

     

    Au contraire, la plupart des gens ont une perception de leur gouvernement empreinte de cynisme et de désespoir, et très peu de gens considèrent le gouvernement comme un acteur de paix.

     

    À l’époque d’Esaïe, plusieurs puissances et dirigeants étrangers menaçaient Israël et Juda. Et du vivant d’Esaïe, Juda prit la route de l’exil sous la domination de Babylone....

     

    Ainsi, les premiers destinataires de la prophétie d’Ésaïe entendirent la promesse de la venue d’un roi sage et puissant. ... Toutefois, l’histoire d’Israël nous apprendque la réalité fut tout autre. ... Au bout du compte, Juda verrait la destruction de Jérusalem et la dispersion de son peuple.

     

    Esaïe s’est-il trompé dans sa prophétie, ou a-t-il vu quelque chose de plus qu’un simple royaume politique ou un gouvernement terrestre pour le peuple juif ?

     

    L’enfant de la promesse annoncé dans la vision d’Esaïe n’était pas un simple roi ou un dirigeant humain qui viendrait établir un royaume terrestre. Au contraire, les titres de Dieu Puissant et Père Éternel donnés à l’enfant qui n’était pas encore né indiquent que ce dirigeant futur est divin. ...

     

    Esaïe entrevoyait le jour où Dieu serait avec le peuple, en tant qu’Emmanuel, Dieu avec nous.

     

    Et si Dieu est celui qui viendra régner ici-bas sur les hommes et les gouverner, alors ce règne sera caractérisé par la sagesse—Merveilleux Conseiller—et la paix—Shalom–pour le plus grand bonheur de tout le peuple.

     

    Mais quelle paix Dieu apporte-t-il si ce n’est pas la paix qui fait cesser

    les guerres et les conflits entre les êtres humains et avec la création de Dieu ?

     

    Nous avons un début de réponse dans l’avènement de Jésus, de sa mort et de sa résurrection.

     

    Tout d’abord, la paix que Dieu nous donne en Jésus abolit le mur qui nous séparait de Dieu et qui est la conséquence du péché. L’apôtre Paul écrit :

     

    Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ. 2

     

    C’est la Bonne Nouvelle de la paix. 3

     

    Dieu instaure la paix par le sang que son Fils a versé sur la croix. 4

     

    Deuxièmement, la paix que Dieu donne nous permet d’avoir la paix dans notre cœur grâce à notre réconciliation avec notre Créateur et son Esprit qui est à l’œuvre en nous.

     

    C’est la félicité que procure la réconciliation avec Dieu.

     

    Troisièmement, parce que nous avons la paix en nous, nous pouvons chercher à vivre en paix avec les autres, qu’ils soient amis ou ennemis ...

    Peu importe où nous vivons et peu importe le gouvernement sous lequel nous vivons, Dieu s’est approché de nous en Jésus et a établi un gouvernement qui devient le nôtre lorsque nous marchons en communion avec Lui et sous son autorité.

     

    En Jésus, nous avons un Merveilleux Conseiller, Dieu Puissant, Père éternel, Prince de la Paix

     

    —Margaret Manning Shull  5

     

    ***

     

    L’espérance de Noël quand les temps sont difficiles

    Quand nous pensons au tout premier Noël,

     

    l’image qui vient souvent à l’esprit est celle de Marie, sereine et radieuse dans sa jolie robe, adorant l’enfant Jésus emmailloté dans un linge blanc immaculé et couché dans une crèche qui ressemble davantage à un beau meuble qu’à une mangeoire pour les animaux de la ferme, tandis qu’un âne, toiletté pour l’occasion, se tient à côté d’un Joseph, grand, fort et inébranlable.

     

    En réalité, nous pouvons imaginer qu’il a dû être particulièrement difficile pour Marie de faire le voyage de Nazareth à Bethléem alors qu’elle était sur le point d’accoucher d’un jour à l’autre.

     

    De fait, la Bible ne dit pas que Jésus est né la nuit même où Marie et Joseph sont arrivés à Bethléem, mais il est probable qu’un voyage de 110 kilomètres, à pied ou à dos d’âne, aurait été suffisamment fatigant pour provoquer son accouchement.

     

    Peut-être Joseph était-il lui aussi au bout du rouleau, épuisé et assailli de doutes. N’aurait-il pas pu trouver une meilleure façon de voyager ou s’arranger pour voyager plus tôt ?

     

    Peut-être était-il au bord du désespoir lorsqu’ils arrivèrent à Bethléem et qu’ils découvrirent qu’il n’y aurait pas de place pour eux.

     

    Marie et Joseph ont probablement craint, à un moment ou à un autre, d’échouer dans la mission capitale pour laquelle ils avaient été choisis—celle d’amener le porteur de l’amour et de la lumière de Dieu dans un monde perdu dans les ténèbres.

     

    Mais imaginez la joie qu’ils ont dû ressentir lorsqu’ils ont pris leur nouveau-né dans les bras et ont plongé leur regard dans ses beaux yeux aimants, et que leur petit bébé a rayonné de l’amour de Dieu comme aucun autre nouveau-né ne l’avait jamais fait.

     

    Mais la nuit de la naissance de Jésus a également marqué le début d’une vie de problèmes, de dangers, de chagrin et de souffrances pour lui et pour sa famille.

     

    Il y a eu la glorieuse victoire finale quand Jésus est ressuscité des morts, mais cette victoire n’a pas été obtenue facilement.

     

    Tant de choses dépendaient de Marie et de Joseph, qui, malgré leur vocation unique de parents biologiques de Jésus, étaient des gens normaux comme vous et moi. Cela a dû être difficile pour eux parfois !

     

    Vu sous cet angle, nos épreuves et nos difficultés, aussi formidables et pénibles qu’elles puissent parfois paraître, semblent plus faciles à endurer et résoudre.

     

    C’est tout naturel de se décourager ou de perdre espoir lorsque nous sommes submergés de problèmes et que nous traversons des moments particulièrement pénibles dans la vie.

     

    Nous avons fait face à de nombreux défis au cours de l’année écoulée, et ce n’est pas fini. Mais même dans ces circonstances, nous pouvons mettre notre espérance dans le Dieu qui est l’auteur de l’espérance qui a promis de nous remplir de sa paix et de sa joie.6

     

    —Sachant que rien ne pourra vous séparer de l’amour de Dieu 7 et que vous n’êtes jamais seul dans les épreuves.

     

    Un jour, nous célébrerons la victoire tous ensemble—Jésus, Marie, Joseph, vous, moi et bien d’autres. Pourquoi ?

    Parce que Dieu nous a donné son Fils à Noël — le plus grand et le plus beau cadeau de tous les temps

     

    —Lily Sridhar

     

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