• Suer d’ahan

    Suer d’ahan
     
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    C’est se donner une grande peine, une fatigue extraordinaire
     

    Le mot ahan, d’où vient le verbe ahanner, qu’on employait autrefois pour dire haleter en travaillant, est l’onomatopée du cri de respiration précipitée que laissent échapper les bûcherons dans leurs travaux.

    La plupart de nos vieux auteurs, depuis Jean de Meung jusqu’à Montaigne, et quelques écrivains des derniers siècles, se sont servis de ce terme très expressif. Citons Rabelais et Voltaire.

     
     

    Le premier a dit, dans son nouveau prologue du livre IV : « O Jupiter ! vous en suâtes d’ahan, et de votre sueur tombant en terre naquirent les choux-cabus. » Le second, dans une de ses lettres, parlant de certains rimailleurs, les a désignés par la périphrase suivante : « Ces pauvres diables qui suent d’ahan dans leurs greniers pour chanter la volupté. »

    Le père Labbe, qui regarde aussi le mot ahan comme une onomatopée, cite la naïveté plaisante d’un petit garçon qui disait à son père, filetoupier ou batteur de chanvre, dans l’idée de le soulager d’une partie de son travail : « Mon père, contentez-vous de battre, je vais faire ahan pour vous. »

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