• Sonnet d'été, de ...........Germain Nouveau (1872-1878

    Sonnet d'été.

    Recueil : Premiers vers (1872-1878)

    Sonnet d'été, de ...........Germain Nouveau (1872-1878

    Nous habiterons un discret boudoir,
    Toujours saturé d'une odeur divine,
    Ne laissant entrer, comme on le devine,
    Qu'un jour faible et doux ressemblant au soir.

    Une blonde frêle en mignon peignoir
    Tirera des sons d'une mandoline,
    Et les blancs rideaux tout en mousseline
    Seront réfléchis par un grand miroir.

    Quand nous aurons faim, pour toute cuisine
    Nous grignoterons des fruits de la Chine,
    Et nous ne boirons que dans du vermeil ;

    Pour nous endormir, ainsi que des chattes
    Nous nous étendrons sur de fraîches nattes ;
    Nous oublirons tout, — même le soleil !


    Germain Nouveau.
    « Matin d'amour, de ...........Évariste Boulay-Paty (1851)Au jardin d'amour, de .........Pierre Dupont (1821-1870) »
    Google Bookmarks

  • Commentaires

    2
    Dimanche 14 Janvier à 13:46

    Merci mon ami il est très beau ce poème

    ça m'arrive de rêver quand je suis au bord de l'eau

    C'est mon élément préfèré

    Bon dimanche

    LD

    1
    Dimanche 14 Janvier à 13:37

    Barde en un discret boudoir

    --------------------

     

    Barde en un discret boudoir,
    Pris d’inspiration divine ;
    Il va, comme on le devine,
    Tracer des vers jusqu’au soir.

    Puis il se met en peignoir,
    Grattant sur sa mandoline
    Des accords de mousseline
    Qui font rêver le miroir.

    Il fait un peu de cuisine
    (Un art qu’il apprit en Chine)
    Et goûte le vin vermeil.

    Il guette au jardin la chatte ;
    Il s’allonge sur sa natte,
    Songeant à d’autres soleils.

     

     

     

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :