• Réveillon de Noël avec une prostituée ......histoire vraie

    Réveillon de Noël avec une prostituée

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    Nous sommes en décembre, 1960, à Houston. Mon père venait de décéder quelques mois auparavant, laissant derrière lui un adolescent de 16 ans, avec un moral au plus bas, confus et plus rebelle que jamais. La présence de mon père me manquait plus que jamais et je ne sais pas si j’étais plus en colère contre lui ou contre Dieu.

    Le Réveillon de Noël arrivait. Les gens faisaient leurs achats de dernière minute, les mères s’occupaient à cuisiner leur grand repas, les familles se réunissant ensemble. Les enfants tous excités, remplis de curiosités par les beaux cadeaux sous l’arbre de Noël.

    C’était un moment dans l’année où tout le monde étaient supposés être heureux. Mais pour moi, l’esprit de Noël n’était pas au rendez-vous. J’étais trop rempli de confusion et d’émotions négatives pour pouvoir l’apprécier.

    Ma mère cuisinait un repas de Réveillon pour ma sœur, mon frère et moi-même. Mais j’avais le cœur trop gros et n’en pouvant plus ; j’ai attrapé mon blouson, m’esquivant discrètement de la maison pour prendre un bus pour le centre-ville. Je voulais être seul et voir les décorations de Noël en ville.

    Aussitôt que je suis monté dans le bus, je me suis senti beaucoup mieux, essayant de me décontracter le mieux que je pouvais, admirant les lumières de Noël à travers les fenêtres du bus.

    « Main Street and Preston ! » Se mit à crier le chauffeur du bus. Je sautais en dehors.

    Il y avait beaucoup de gens dans les rues ; je suppose qu’ils venaient de finir leurs courses effrénées de Noël pour rentrer chez eux et célébrer Noël dans leurs familles.

    Je décidais de faire un peu de lèche-vitrine. C’était amusant. Je me voyais suivi par un vendeur qui prenait mes commandes. Pendant les trois heures qui suivirent, j’étais devenu un gosse de riche, dépensant mon argent sans compter.

    Mais au bout d’un moment, mon estomac commença à gargouiller. Je réalisais que j’avais faim et qu’il était le temps de revenir à la maison.

    En mettant la main dans ma poche, je découvris qu’il ne me restait plus d’argent pour prendre le bus et rentrer à la maison. J’avais quitté la maison précipitamment, oubliant de prendre assez d’argent pourle retour.

    A ma stupéfaction, regardant autour de moi, je découvris que les rues étaient devenues désertes ; seulement quelques SDF trainaient sur l’avenue principale, à la recherche d’un endroit chaud pour passer la nuit.

    J’étais sûr que ma mère devait se faire du souci, ne me voyant pas à la maison. Je commençais à me sentir très mal en pensant que  j’étais en train de gâcher le Réveillon de Noël pour ma mère, mon

    frère et ma sœur. Je n’avais même pas assez de monnaie pour téléphoner chez moi et les avertir. Je me suis mis à remonter le col de mon blouson, marchand au hasard dans la rue.

    C’est à ce moment-là que la plus merveilleuse odeur vint chatouiller mes narines. Je regardais de l’autre côté de la rue, où un restaurant était complètement éclairé. En traversant la rue et m’approchant de la grande vitrine, je vis que les tables étaient remplies de personnes, buvant et mangeant leur dîner de Noël.

    A ce moment-là, la seule chose que je voulais, c’était un bon repas chaud.

    Je m’aperçus qu’à une table, il y avait une jeune femme noire qui mangeait toute seule. Elle me fit un geste pour que j’entre dans le restaurant et que je vienne à sa table. Un peu surpris, je regardais autour de moi, pour ne voir personne. Une seconde fois, elle me fit le geste d’entrer et de venir la rejoindre. La faim étant trop forte, je décidais d’entrer et de venir m’asseoir à sa table.

    — Que fais-tu seul dans la rue par une nuit aussi froide ? C’est tard et c’est le Réveillon de Noël. 

    Je m’assis, essayant du mieux que je pus, en balbutiant quelques paroles cohérentes, de raconter mon histoire. Mais avant que je puisse finir, elle appela le serveur.

    — Ordonne ce que tu veux, elle me dit en buvant une gorgée de son café chaud.

    — Je n’ai pas d’argent pour payer,  je répondis.

    — Hey, ne t’inquiète pas, c’est moi qui paye ton repas de Noël, ce soir, okay ! 

    J’ai ordonné un plat avec de la dinde et de la farce, enrobée d’une délicieuse sauce de cranberry. Une purée de citrouilles et un verre de lait.

    J’étais assis devant cette femme, savourant le plus délicieux repas que je pensais n’avoir jamais

    mangé de ma vie. De temps en temps, elle jetait un regard vers moi en souriant.

    Après que j’eus terminé de manger, elle alluma une cigarette et me demanda :

    — Comment penses-tu revenir chez toi cette nuit ? 

    J’avais complètement oublié à ce sujet.

    — Je…ah…,  je ne suis pas sûr. Je n’ai pas d’argent en poche et en plus, les bus ne roulent plus à

    cette heure tardive de la nuit. Je suppose que je vais aller à l’arrêt de bus et dormir là-bas.  J’essaierais de revenir par mes propres moyens demain. 

    La jeune femme pensante, s’appuyant sur le dos de sa chaise et tirant une bouffée de sa cigarette en l’air, me dis :

    — Et bien, tu vas devoir venir dormir chez moi ce soir et je vais prendre soin de toi, tu ne peux pas rester dormir dehors avec une nuit aussi froide. Ne t’inquiète pas. 

    Amicalement, elle me donna une tapette sur mon bras.

    — Mon nom est Mae et je travaille dans la rue. 

    — Dans la rue ? 

    — Ne t’inquiète pas mon garçon, relax toi et profite de cette nuit ! 

    Plusieurs pensées commençaient à m’envahir, mais à ce moment-là, cela n’avait pas tellement d’importance, j’avais l’estomac rempli et la perspective d’une bonne nuit au chaud. Je sentis de la chaleur au fond de moi-même, un bien-être. D’ailleurs, Mae n’était plus une étrangère pour moi, mais une amie !

    Mae vivait dans une petite chambre qu’elle avait décorée avec beaucoup de goût.

    — Veux-tu manger quelque chose en plus ? Me montrant où se trouvait la cuisine.

    La chambre à un lit et un divan aussi.

    — Tu coucheras dans le lit, et moi, je dormirais sur le divan. 

    Mae attrapa mon blouson pour le suspendre dans la penderie. Soudainement, je réalisais combien j’étais fatigué. Je me déshabillais et m’engouffrait dans les draps, pour m’endormir profondément.

    Le lendemain matin, je me réveillais pour trouver un breakfast appétissant sur la table : des œufs, des toasts et un verre de lait.

    Après le breakfast, Mae me donna un peu de monnaie pour que je puisse prendre un bus

    pour rentrer chez moi.

    — Cela devrait être assez pour que tu puisses rentrer chez toi. 

    Elle m’accompagna à la porte et me serra la main tendrement et avec affection. Je pouvais voir que ses yeux étaient humides.

    — Au revoir Mae, merci pour tout ce que tu as fait pour moi cette nuit ! 

    — Bye et rentre directement à la maison, tu m’as entendu ? 

    — Yes, ma’am ! 

    Dans le bus, regardant à travers la vitre, je me rappelle les derniers quarante-huit heures. J’étais heureux ! J’avais pensé que Dieu m’avait abandonné durant ce mois de décembre, mais j’avais tort ; il m’a surpris ! Il m’a montré combien il m’aimait, en me donnant le plus beau Noël de ma vie !

    Le plus beau présent, il me l’a donné d’une façon la plus inattendue.

    Je ne peux pas penser à Noël sans penser à Mae, et quand je le fais, je prie pour elle !

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