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  • Aveugle ou sourd ?

     

    Lorsque j'étais enfant, je me demandais souvent s'il valait mieux, quitte à souffrir d'une infirmité, être aveugle plutôt que sourd. Évidemment, l'usage plénier des cinq sens est préférable, mais, avec l'âge, on sait bien que nos facultés sensitives diminuent et même parfois disparaissent. Alors, qu'est-ce qui est préférable ? Être aveugle ou sourd ? Je n'ai jamais pu répondre à la question. On dit parfois que les aveugles sont joyeux et les sourds, tristes. Mais c'est une généralisation hâtive. Aveugle, je ne pourrais plus voir les gens, contempler la nature, m'émerveiller de la beauté ; mais sourd, je ne pourrais plus écouter de la musique, dialoguer facilement avec les autres. A plus forte raison si j'étais sourd-muet. A la réflexion, je crois que le pire est quand même d'être sourd-muet. L'aveugle, qui ne voit pas le superficiel, peut connaître, dans une relation profonde avec autrui, le bonheur de la communication vraie. Le sourd-muet, certes, voit. Mais il ne voit que l'extérieur des choses et le superficiel des personnes. Il ne peut entrer en communication, de nos jours, qu'avec quelques spécialistes, notamment des éducateurs, qui ont appris et fait apprendre le langage des signes. Mais encore une fois, il est préférable de pouvoir utiliser ses cinq sens et d'en faire un plein usage.

     

    Paul Eluard

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  • Galoche et le belluaire

    La guerre de 1939-40 venait de se terminer, par notre défaite. 

     

    L’Émile est revenu nous faire la classe, ayant eu la chance d’échapper au sort des prisonniers de guerre.

     

     « Je t’aimais bien l’Émile !», et si je te tutoie à présent, c’est parce que tu ne vis à présent que dans « l’univers de mes amours enfantines ». 

     

    Quand tu débarquas dans notre commune, à la rentrée de 1938, tu succédais à un vieil instituteur à lorgnon, qui inculquait, à coups de règle de fer, la table de Pythagore aux plus jeunes 

     

    et celle des participes aux plus grands. 

     

    Toi, ta règle d’or c’était le ballon, les anneaux et le trapèze, et, en ta compagnie, la classe ne fut plus une galère. 

     

    L’année suivante celle de 39-40, tu étais mobilisé et nous vîmes arriver une institutrice du nord de la France, vite dépassée par nos conversations particulières en occitan, et qui ne connaissait des trapèzes que l’isocèle, le rectangle et le trapèze rectangle. 

     

    L’année suivante, Émile revenait, ayant échappé à la captivité en Allemagne. 

     

    On retrouvait tous ensemble les trapèzes, les anneaux et les agrès. 

     

    La triste époque pour les Français, pas pour nous qui avions retrouvé l’Émile. 

     

    Lui, savait qu’il ne resterait pas longtemps, le maquis l’attendait... 

     

    Vers juin de l’année 1941, il arriva à la maison et tout à trac demanda à notre mère : « Et pour Janou, qu’allez-vous faire ? Vous n’allez pas le laisser végéter un an en attendant le « certificat » ?. 

     

    Maman allégua la lourde charge qui, sans l’obtention de la bourse scolaire, et notre père prisonnier de guerre, allait grever les moyens de la famille… Émile promit tout : 

     

    « Si vous le vouliez, je peux encore le faire entrer en sixième après un petit examen. Le pensionnat n’est pas le bagne et le chef-lieu n’est pas loin ». 

     

    L’heure de la rentrée venue, un trousseau pour le moins hétéroclite et passablement militaire, logé dans une vieille malle en osier, des galoches brillant de tous leurs clous, je rejoignis le bahut baptisé collège, par le car du matin, puis le train. 

     

    Je passe sur les détails du décor : une entrée monumentale, un grand escalier de pierre où mes galoches faisaient des étincelles, le dortoir, les lits rangés en rang d’oignon, où l’on m’avait réservé une place d’honneur près de la cabine du surveillant. 

     

    Puis, juste le temps d’embrasser maman avant que le pion me prenne en charge… 

     

    Hélas ! Au collège, tout n’était pas rose. 

     

    S’il n’y avait eu que Rosa, Rosæ, Rosarum ! 

     

    En plus des tracas de rentrée et de l’effet de dépaysement, nous dûmes affronter et subir la dictature des caïds de classe de troisième. Les « bleus » n’étaient pas nombreux et ils étaient l’objet de toute leur attention. 

     

    Au réfectoire d’abord. L’organisation s’avéra relever davantage des lois tribales que des règles de bienséance. 

     

    À table, les nouveaux étaient placés en bout de table (de part et d’autre), de façon à pouvoir assumer les corvées d’usage, sans déranger les anciens entourant le chef de table qui trônait au mitan de la rangée. 

     

    Aussitôt le plat porté depuis la cuisine par un « bleu », le chef assumait le service, d’abord le sien (copieusement), 

     

    puis celui de ses proches comparses et, enfin, avec les maigres portions restantes, le rationnement des nouveaux. 

     

    En fait, la part de la « bleusaille » n’était convenable que lorsque la bouffe se révélait immangeable, ce qui était malheureusement souvent le cas. 

     

    Mais heureusement pour l’estomac des jeunes serfs affamés. 

     

    Pourtant, ces brimades n’étaient rien par rapport à la suite. 

     

    Après le repas du soir, et avant l’étude qui suivait, on devait passer entre une haie d’anciens qui, avec force et jubilation, nous poussaient les uns sur les autres ; et c’était des chutes répétées. 

     

    Pendant une de ces sinistres cérémonies, je dus, pour éviter un copain déjà couché sur le sol, sauter vivement en avant, et, à la retombée, mes galoches ferrées allèrent frictionner les tibias d’un «grand». 

     

    Hurlement de l’intéressé ! Aussitôt, je fus soulevé par quatre paires de bras, et transporté sous le robinet de la cour où l’on me remplit sans lésiner la culotte d’eau. 

     

    Au contact du drap teint en bleu, provenant d’effets militaires laissés par les soldats de 40 en déroute, l’effet de l’eau fut dévastateur. Malgré mes tentatives d’essorage et ma course effrénée dans la cour, un liquide noirâtre vint maculer mes genoux et gagner mes chaussettes en laine. 

     

    Mes cuisses et mes endroits les plus intimes agressés, je dus encore subir la vindicte des anciens qui voyaient en moi «un sale plouc agressif ». 

     

    C’est après cet ignoble bizutage que trois d’entre-nous héritèrent d’un surnom que nous dûmes porter toute l’année. Pierrot qui, les dents serrées, se recroquevillait sur lui-même pour ne pas trop subir, devint « Caboche ». Gilbert qui fuyait éperdument à l’approche d’un ancien fut appelé « Filoche » et moi, qualifié tout naturellement de « Galoche ». 

     

    Les plus acharnés à notre égard étaient trois ou quatre fils de maquignon. Leur vice suprême était de nous verser au petit matin, de l’eau dans l’oreille à l’aide d’une fiole. Heureusement pour nous, leur flemme à se lever était plus grande que la nôtre. 

     

    Parmi eux, il y en avait un que nous surnommions entre-nous « le Condor ». Outre le bizutage, il avait imposé une sorte de jeu de cirque. 

     

    À l'aide de deux ou trois comparses, il nous réunissait, nous les « Bleus », les plus rétifs, pour pratiquer son sport favori. Nous devions tenir à deux mains, à bout de bras, une feuille de papier qu’il s’évertuait à couper en deux, à l’aide de sa ceinture. 

     

    Lorsque la feuille était tranchée, l’opération se poursuivait avec les morceaux. 

     

    Notre dresseur, à la vue basse et à l’esprit épais, ne pouvait connaître notre capacité de résistance, et en particulier mes énormes progrès en Gym, réalisés sous la férule attentive et cordiale d’Émile. 

     

    Un jour, on me fit prendre place au milieu d’un cercle fermé, pour cacher la scène au surveillant. 

     

    J’attendis de pied ferme. La feuille fermement tendue entre les mains, je surveillais le moindre geste du belluaire. 

     

    Le « Condor » fit claquer sa ceinture deux ou trois fois, assouplit son bras et son poignet et arma son lancer. 

     

    D’un mouvement, la mèche de son instrument s’éleva et partit à l’assaut de la cible. Aussitôt, je lâchai la feuille de papier, et levant le bras, je saisis vivement et fermement la lanière. D’un coup sec, je tirai sur le cuir.

     

     Le Condor, ne voulant pas perdre son engin suivit le mouvement, et par l’effet de surprise tomba le nez en avant sur une racine où son triste museau s’aplatit. 

     

    Sidérés, les spectateurs restèrent interdits, puis se dispersèrent rapidement à la vue du pion, alerté par les cris. 

     

    Inquiet de mon geste, la main endolorie, sûr de me faire virer du collège, mais fier de mon coup, je me réfugiais dans la salle de cours. 

     

    Rien ne se passa. Je ne semblais pas encore être « wanted ». 

     

    Sur le soir, nous apprîmes que le flambant « Condor » avait été soigné à 

     

    l‘infirmerie et avait déclaré avoir trébuché malencontreusement. 

     

    Au moins, bien qu’il fût mauvais comme la gale, il n’était pas cafard. 

     

    Toujours est-il, qu’après cet intermède, Filoche, Caboche, Galoche, et tous les autres, nous connûmes une relative tranquillité. 

     

    D’ailleurs, nous approchions des vacances de Noël, et traditionnellement c’était la fin des bizutages. J.A.

     

    -----------

     

    Cette fois-ci, il s'agit seulement d'une recomposition de mes souvenirs d'adolescent, sur la base de notes. J'ai pensé qu'il n'était pas nécessaire de leur donner une forme versifiée qui eût été différente de celle de mes poèmes de l'époque. Mais, il s'agit toujours d'une petite musique d'un certain ailleurs.   

    --------

     ©copyrigth Jean-André. 

    "Quand j'étais Ado", mon recueil non publié.. 

     

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    Cet élève a obtenu la note de 0/20 à son contrôle moi, je lui aurais mis 20/20,  pour son humour !!!

     

    Q1. A quelle bataille Charles le téméraire est-il mort ?
          Sa dernière bataille
      

    Q2. Où a été signée la déclaration d'indépendance américaine ?
          Au bas de la dernière  page
      

     Q3. Dans quel état se trouve la rivière Rio-Grande ?
          Liquide
      

    Q4. Comment expliquer autant de divorces ?
          Trop de mariages
      

    Q5.Quelle est la raison principale de l'échec scolaire?
           Les examens
     
       

     Q6. Qu’est-ce que vous ne pouvez jamais manger au petit déjeuner ?
           Un dîner ou un souper   
    Q7. Qu’est-ce qui ressemble le plus à une demi-pomme ?
            L'autre moitié
     
      
    Q8.
    Comment pouvez-vous soulever un éléphant avec une seule main ?
            Impossible, ça n'existe pas, un éléphant avec une seule main.
      

    Q9 Si vous aviez trois pommes et quatre oranges dans une main, et quatre pommes et trois oranges dans l'autre, qu'auriez-vous ?
             De grandes mains
      

    Q10 Il a fallu 8 heures à 10 hommes pour construire un mur. Combien de temps faudrait-il à quatre hommes pour le construire ?
              Inutile, le mur est déjà construit
      

    Q11 Complète la phrase : "Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent..."
             "...les autres sont célibataires !"    

    Q12 Votre oncle achète 12 bouteilles de vin à 6,80 EUR. Pour combien en a-t-il?
               Pour 2 jours !!!  


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  • MON AMIE

    Mon Amie ( Théma )

     A toi mon amie virtuelle


    Souvent je m'étonne du plaisir que j'ai
    toujours à te lire, chère amie d'internet!
    Il y a peu de temps encore, j'ignorais
    de toi jusqu'à ton existence et même
    maintenant,je ne sais pas vraiment
    comment est ton visage, comment sont
    tes yeux, comment est ton sourire...
    Et pourtant je te devine à travers
    tous ces mots que tu m'écris...
    Je te vois parfois joyeuse, parfois
    mélancolique selon les
    jours...
    Et peu à peu je me rends compte que
    je surveille ma boîte de réception
    et que je guette tes emails comme des
    rayons de soleil qui viennent éclairer
    mes journées!
    Jamais nous n'aurions pu nous croiser
    dans la vie de tous les jours à cause
    de la distance qui nous sépare et
    pourtant je me sens si proche de toi
    par la manière dont tu vois la vie et
    avec laquelle tu ressens les choses...
    C'est tellement étonnant de voir comme
    nous pouvons nous comprendre en si peu
    de mots...
    Ma chère amie virtuelle, je voudrais
    simplement te dire que tu comptes
    beaucoup pour moi!
    du fond du coeur
    @copyright Théma

     

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