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  • Diabète : 27 plantes plus efficaces que les médicaments ...Par Gabriel Combris.

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    Il existe une plante dont beaucoup de grands laboratoires pharmaceutiques préféreraient qu’on taise le nom : la berbérine.

    Couramment utilisée en médecine chinoise et ayurvédique, cet alcaloïde végétal est reconnu pour ses propriétés immunostimulantes, antifongiques, antibactériennes, et ses facultés à réguler les troubles intestinaux.

    Mais depuis quelque temps, les recherches scientifiques ont rajouté une nouvelle corde à son arc traditionnel : le traitement du diabète de type 2 (90 % des diabètes !) Avec un succès qui dépasse celui du principal médicament antidiabétique (la metformine).

    Vous comprenez pourquoi certains fabricants de médicaments ont tout intérêt à ce que cette nouvelle reste très discrète. Comment dire… C’est raté ! Et c’est une excellente nouvelle quand on connaît l’ensemble des complications que peut engendrer un diabète trop longtemps déséquilibré.

    Comment faire baisser le diabète sans medicament?

    Non, le diabète n’est pas une fatalité vouée aux seuls traitements par les médicaments oraux ou par l’insuline ! Un changement du mode de vie et l’emploi de plantes médicinales permettent d’améliorer considérablement le contrôle glycémique et de prévenir les complications du diabète.

    La clé ne marche plus

    Le diabète provient toujours d’un défaut de fonctionnement d’une hormone : l’insuline.

    Cette protéine sécrétée par notre pancréas a un peu le rôle d’une clé qui ouvre la porte de nos cellules afin d’y permettre l’entrée des sucres ingérés, véritables carburants, avec l’oxygène, pour notre métabolisme.

    Physiologiquement, le taux du sucre sanguin (glycémie), qui en principe s’élève doucement après un repas contenant des glucides, revient quelques heures après à son taux normal grâce à l’insuline.

    En cas de défaut de production de l’insuline par le pancréas (diabète de type 1) ou quand toute cellule devient résistante à son signal (diabète de type 2), le taux de sucre ne redescend pas suffisamment dans le sang, restant alors durablement trop élevé.

    Touillez, vous allez comprendre Voilà pour la théorie.

    Maintenant, faisons une petite expérience.

    Prenez un verre d’eau et mettez-y une bonne cuillerée de sucre.

    Touillez ce mélange avec votre doigt pendant quelques secondes. Résultat : ça colle !

    Imaginez l’état du réseau artériel soumis à un mélange saturé de sucre pendant des années et vous comprendrez l’ensemble des complications que peut engendrer un diabète trop longtemps déséquilibré : Les personnes atteintes de diabète de type 2 ont en moyenne des accidents cardiovasculaires (infarctus, AVC) 15 ans avant les autres

    Leur risque de mourir d’un problème cardiaque est 2 à 4 fois plus élevé que chez les autres Le diabète est la principale cause de cécité (être aveugle) chez les personnes de 20 à 74 ans Le diabète est la principale cause d’insuffisance rénale 60 à 70 % des diabétiques ont des problèmes nerveux comme : perte de sensibilité dans les mains et les pieds, mauvaise digestion, syndrome du canal carpien, impuissance.

    Amputation : chaque année, 8000 amputations de membres sont pratiquées en France en conséquence du diabète

    Hygiène buccale : presque un tiers des personnes diabétiques ont de graves problèmes de gencives. Aujourd’hui, le diabète est généralement traité soit par une insuline de substitution (injections, pompes), soit avec des médicaments hypoglycémiants (ceux qui font baisser le taux de sucre dans le sang).

    Ces médicaments ont parfois des effets secondaires très lourds.

    Arrêtez le test, tout le monde meurt !

    Une grande étude [1] sur les effets des médicaments contre le diabète a dû être interrompue brutalement parce qu’on s’est aperçu que les patients diabétiques qui prenaient le plus de médicaments avaient le plus fort risque d’infarctus, d’accident cardiovasculaire et de mort par maladie cardiaque !

    Mais ce qu’on évite soigneusement de dire, c’est que le diabète n’est pas une fatalité vouée aux seuls traitements par les médicaments.

    Des changements du mode de vie ainsi que l’emploi de plantes médicinales bien sélectionnées permettent d’améliorer considérablement le contrôle glycémique et de prévenir les complications du diabète.

    Dans des études récentes, des plantes ont montré pour le diabète de type 1 que le défaut de sécrétion d’insuline par le pancréas (phée.comnomène supposé irréversible) peut faire l’objet d’une réactivation !

    C’est le cas de la berbérine [2], du ginseng américain, du melon amer pour ne parler que d’eux. D’autres épices, qui sont certainement déjà sur les étagères de votre cuisine, préviennent également le diabète.

    La cannelle améliore la glycémie

    Dans les études, la cannelle améliore la glycémie à jeun et après les repas, augmente la sensibilité à l’insuline, et protège les reins des lésions vasculaires diabétiques.

    Attention, pour des raisons de composition optimale, il faut préférer la vraie cannelle de Ceylan (jaune) et éviter l’emploi de la cannelle de Chine, d’Indonésie ou du Vietnam (rouge). La cannelle de Ceylan se prend à raison de ½ cuillerée à café de poudre répartie en 2 à 3 prises quotidiennes.

    L’écorce, ou sa poudre, peut être utilisée pour relever vos plats sucrés et salés ou pour aromatiser vos boissons chaudes avec ses notes caractéristiques : tonique, chaude et vanillée.

    Point particulier : l’huile essentielle de cannelle, très concentrée en principes aromatiques, ne présente ni la même composition ni les mêmes effets que la poudre d’écorce et ne sera donc pas indiquée pour la prise en charge du diabète.

    Le curcuma pour stimuler l’insuline

    Cette épice est employée en Inde depuis longtemps pour lutter contre le diabète et de récentes études accréditent son emploi dans le diabète de type 1 pour stimuler la sécrétion d’insuline dans le pancréas, et même pour prévenir très efficacement le diabète de type 2 chez des individus prédisposés (état de surpoids et d’obésité par exemple).

    Le curcuma se prend en poudre de rhizome séché : soit ½ à 1 cuillerée à café par jour (environ 60 mg à 200 mg de curcuminoïdes).

    En cas de résistance, les doses peuvent être majorées par l’emploi d’extrait normalisé de curcuminoïdes : soit 200 mg à 400 mg de curcuminoïdes, 3 fois par jour (extraits normalisés à 95 %).

    Le poivre noir augmente considérablement l’absorption intestinale de curcuminoïdes. N’hésitez pas à l’associer au curcuma.

    Le gingembre salué par la meilleure revue sur le diabète

    Considéré comme une véritable panacée en médecine indo-asiatique, le gingembre est une plante condimentaire et médicinale utilisée depuis plus de 3000 ans.

    Le gingembre permet une amélioration significative, qu’il s’agisse de la glycémie à jeun ou après les repas, du taux de fructosamine, de la résistance à l’insuline,

    Des études publiées récemment dans la revue de référence « Diabetes care », estiment que le curcuma et le gingembre viennent de prouver leur efficacité à 100 % dans la prévention chez les prédiabétiques et pour les complications du diabète.

    Les doses de gingembre préconisées en prise quotidienne sont de 1,6 à 3 g de poudre de rhizome.

    Le ginseng : la plante qui ressemble à un homme

    C’est une plante qui ressemble un peu à un homme avec des jambes et de longs cheveux. C’est le plus grand mythe de l’histoire de la médecine. Et c’est aujourd’hui la plante médicinale la plus utilisée dans le monde.

    Il faut sept ans au ginseng pour pousser et révéler l’étendue de son pouvoir de soin, en particulier contre le stress.

    Des études récentes montrent que le ginseng américain augmente la production d’insuline et réduit la destruction des cellules bêta du pancréas, ce qui est remarquable en cas de diabète de type 1.

    En cas de diabète de type 2, le ginseng a révélé dans plusieurs études cliniques sa capacité à améliorer la glycémie postprandiale, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang après avoir mangé.

    La dose de 3 g semble être la dose maximale à utiliser car au-delà les résultats ne sont pas meilleurs [3]. À prendre le matin en raison de l’effet stimulant.

    Fruits et les légumes « antidiabète »

    La prévention du diabète commence bien sûr à table, en invitant les végétaux qui aident à diminuer le taux de glucose dans le sang.

    Alors, usez et abusez des carottes, des haricots, des asperges, des aubergines, du brocoli, du céleri en branches, des champignons, de la chicorée, des choux en général, du concombre, des courgettes, du cresson, des endives, des épinards, des navets, du radis et même des topinambours.

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  • Chevaliers du Temple ou Franc-maçonnerie ?

    Chevaliers du Temple ou Franc-maçonnerie ?

    Cela fait un bon moment que je veux publier un blog sur ce sujet-là ; il y a eu tellement de mensonges qui ont été écrit sur les Templiers que les gens sont complètement confus sur la vérité. Mais tout d’abord, je vous encourage à lire cet article très bien écrit qui explique la différence entre les Templiers (Chevaliers du Temple) et les Francs-maçons.

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    LE BOBARD DES FRANCS-MAÇONS

    Comment peut-on associer en une seule idée reçue deux sujets phares de la presse magazine et de l’édition ? En posant l’hypothèse d’une filiation entre l’ordre du Temple et la franc-maçonnerie !

    Selon ses motivations intellectuelles et sa rigueur scientifique, on considérera cette parenté comme probable ou totalement fantasque, mais gageons que les tenants de la première voie seront les mieux placés au palmarès des ventes en librairie.

    Dans leurs ouvrages aux titres tapageurs, ils tenteront de prouver par d’invraisemblables démonstrations que les templiers détenaient des savoirs ésotériques hérités du fond des âges, qu’avant de mourir, le grand maître Jacques de Molay a transmis les rênes de l’ordre à un successeur, et que des templiers en fuite ont créé la franc-maçonnerie en Écosse… 

    Pour l’historien, ces théories qui font la joie d’adultes en quête de ré-enchantement sont impossibles à cautionner. Pourquoi ?

    Parce que dans le meilleur des cas, les preuves n’existent pas. Et dans le pire, elles ont été fabriquées de toutes pièces !

    Des ésotéristes de mauvais aloi pourront toujours brandir l’argument « massue » des mystificateurs : les preuves existent, mais demeurent connues des seuls initiés. Au-delà de ce « dialogue de sourds », chacun reste libre de mener sa quête, même si elle repose sur des chimères…

    L’histoire, en revanche, est une enquête. Elle nous amène à découvrir pourquoi et comment le mythe de la filiation entre le Temple et la maçonnerie est apparu au XVIIIe siècle, contribuant au développement d’une para-histoire templière de pacotille, dont la science se serait bien passée.

     

    LA FRANC-MAÇONNERIE NAIT EN 1717

    Le 24 juin plus précisément. Ce jour-là, dans l’auberge londonienne L’Oie et le Grill, quatre groupes de freemasons (terme dont est dérivé le mot francs-maçons) se réunissent pour former la Grande Loge de Londres et de Westminster. Qualifiée également d’« obédience », cette structure a pour objet de fédérer des loges – unité de base de l’univers maçonnique, accueillant en général une quarantaine de membres – en veillant au respect des rites et en présidant à la création de nouveaux groupes.

    Probablement importée d’Écosse, où des traces sont attestées dès le XVIIe siècle,la franc-maçonnerie est une association philosophique, philanthropique et non confessionnelle, qui utilise les symboles et le langage des véritables maçons de métier pour prodiguer un enseignement ésotérique à ses membres, qui eux, n’ont aucun rapport avec le métier de bâtisseur.

    Basés sur des métaphores architecturales, des références bibliques et des concepts philosophiques, les rites – cérémonies codifiées – permettent au franc-maçon de se perfectionner intellectuellement et, par extension, d’améliorer l’humanité.

    Dans la droite ligne des clubs britanniques, ce nouveau concept où bourgeois, artisans et nobles peuvent se côtoyer d’égal à égal, rencontre un succès fulgurant dans l’Europe des Lumières.

    Dès les années 1720, loges et obédiences se créent un peu partout sur le continent. Alors que les maçons anglais acceptent volontiers l’égalitarisme qui règne dans leurs réunions, en France, la situation est différente.

    Pour se protéger d’un pouvoir méfiant, la maçonnerie souhaite intégrer dans ses rangs des gentilshommes, qui empêcheraient les autorités de tracasser l’institution. Malheureusement, ces derniers ne semblent pas goûter avec enthousiasme l’idée d’égalité qui règne en loge, d’autant plus que la progression dans la connaissance symbolique, venue d’Angleterre, se limite à trois grades : apprenti, compagnon et maître.

    Le dilemme est cruel pour les aristocrates : comment s’élever au-dessus de la plèbe maçonnique avec si peu de grades ? Et surtout, comment accepter les modestes origines de cette institution ?

    Pour convaincre la noblesse française, le grand orateur de l’ordre maçonnique en France, Andrew Michael de Ramsay, va appeler à la rescousse l’histoire et les symboles de la classe dirigeante.

    En 1736, il invente de toutes pièces une filiation entre francs-maçons et croisés. D’après lui, les chevaliers chrétiens auraient constitué en Terre sainte une confraternité spirituelle, dépositaire de sagesses antiques.

    Revenant de croisade, les rois auraient ensuite fondé des loges, qui n’auraient subsisté qu’en Écosse et en Angleterre, d’où elles auraient resurgi au XVIIIe siècle.

    L’orateur précise enfin que certains chevaliers étaient également tailleurs de pierre et peuvent donc être considérés comme les ancêtres des francs-maçons des Lumières.

    Ramsay produit ici un joli conte destiné à rassurer la noblesse sur les origines respectables de la maçonnerie. Au-delà, il va inciter des maçons à créer une foule de nouveaux rites et grades, dont certains seront inspirés de l’univers chevaleresque.

    Éloignés de l’idéal égalitariste des origines, ces rites permettront bientôt à certains maçons d’accéder à de plus hauts niveaux de connaissance, à travers de nouvelles épreuves initiatiques. Ils permettront aussi aux maçons avides de pouvoir et de distinctions de se détacher de la masse…

    À l’heure où Ramsay fabrique d’illustres ancêtres à la franc-maçonnerie, les templiers ne sont pas encore cités à comparaître pour produire un faux témoignage sur l’ancienneté de l’institution.

    L’orateur leur préfère alors les chevaliers de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem.L’intégration des templiers dans l’arbre généalogique maçonnique intervient vers 1750-1760, avec l’apparition de grades templiers dans des loges françaises et le développement, surtout en Allemagne, de légendes ayant pour but d’établir un lien entre francs-maçons et templiers.

    Celles-ci vont prêter aux grands maîtres du Temple la détention de savoirs antiques, qui auraient survécu jusqu’aux francs-maçons. La plus célèbre d’entre elles confine au merveilleux. 

    La veille de son supplice, Jacques de Molay convoqua son neveu, le comte de Beaujeu, pour l’initier aux mystères de l’ordre. Il lui demanda ensuite de se rendre dans la crypte de l’église du Temple de Paris où, sous un sarcophage, il découvrit un écrin contenant le doigt de Jean-Baptiste.

    Dans le tombeau, le neveu mit également la main sur des documents secrets, la couronne du royaume de Jérusalem, le chandelier à sept branches du temple de Jérusalem, et les quatre évangélistes d’or qui ornaient le Saint-Sépulcre. Sans oublier une fortune dissimulée dans deux colonnes creuses – étrangement similaires à celles qui ornent les temples maçonniques ! Après l’exécution, Beaujeu prit la route de l’Écosse en jurant de maintenir l’ordre vivant…

    Fantasque récit, qui ignore que Jacques Molay a été condamné et brûlé le même jour et n’a, par conséquent, jamais pu s’entretenir avec un hypothétique neveu la veille de son exécution.

    Quant à un « trésor », faut-il encore rappeler que les reliques et archives du Temple étaient conservées au siège de l’ordre à Chypre ?

    Qu’importe, plus les ficelles sont grosses, plus l’histoire prend, surtout en Allemagne où se développe le mouvement qualifié de « templarisme » :

    bientôt, des loges diffusent involontairement ce canular et de nouveaux grades maçonniques templiers fleurissent un peu partout, certains maçons indélicats n’hésitant pas à les monnayer à prix d’or auprès d’impétrants avides de distinctions !

    Très vite, le templarisme tombe sous la coupe de Karl Gotthelf von Hund, un noble saxon, fondateur du mouvement de la « stricte observance », qui ajoute un nouvel épisode à la fable maçonnico-templière : après l’exécution de Jacques de Molay, Pierre d’Aumont, commandeur d’Auvergne, et sept autres chevaliers déguisés en maçons auraient récupéré les cendres du grand maître en jurant de venger l’ordre.

    Aumont se serait ensuite réfugié sur l’île écossaise de Mull, avant d’être désigné comme grand maître le 24 juin 1315.

    Hund brode une belle histoire avec le peu d’informations dont il dispose. Dans le cas contraire, il saurait que le commandeur d’Auvergne s’appelait Humbert Blanc etétait prisonnier en Angleterre, au moment où Jacques de Molay trépassait…

    D’une mort à l’autre, celle de Hund en 1776 va sonner le déclin du templarisme allemand, qui s’éteint en 1782, faute d’avoir pu prouver sa filiation avec le Temple médiéval.

    On convient alors de préserver la mémoire des templiers dans la franc-maçonnerie, mais sans croire à une filiation concrète. Une décision de bon sens, dont vont cruellement manquer des maçons français, une vingtaine d’années plus tard.

    Le templarisme est mort, vive le néo-templarisme ! Tout droit sorti de l’esprit de maçons en rupture du Grand Orient de France, les « chevaliers de l’ordre du Temple » font leur retour en grande pompe sous l’Empire.

    Le médecin Bernard-Raymond Fabré-Palaprat prétend en effet détenir un incroyable document, la Carta Transmissionis. « Daté » de 1324, il révèlerait qu’avant de mourir, Jacques de Molay a transmis les rênes du Temple à un certain Jean-Marc Larmenius.

    Encore plus époustouflant, ce document est suivi d’une liste des vingt-deux grands maîtres qui se sont succédé ensuite, jusqu’à Fabré-Palaprat lui-même ! Tous ces personnages, dont Bertrand du Guesclin, ont – évidemment – pris soin de laisser à la postérité une signature autographe.

    Le faux a beau être grossier, les candidats à la chevalerie templière affluent.

    En 1808, le mouvement compte près de deux cents membres, qui, avec la bénédiction du pouvoir napoléonien, mènent procession à cheval dans les rues de Paris. Entouré de dignitaires aux titres ronflants, Fabré-Palaprat dirige ainsi son ordre de carnaval en rêvant de prieurés en Tartarie, au Japon ou au Congo. Pourtant, la situation ne semble pas satisfaire les ambitions mégalomanes du néo-templier.

    Expert en « découverte » de faux documents, le bon docteur exhume bientôt un manuscrit grec, qui dévoile une version inédite de l’Évangile de Jean : Jésus était un initié aux mystères du cosmos, secret qui a été gardé par les patriarches de Jérusalem, puis par les templiers.

    Fabré-Palaprat utilisera cette mystification pour lancer sa propre religion en 1828 : l’Église des chrétiens primitifs, qui disparaîtra vers 1840, tout comme les néo-templiers…

    Confrontée au problème de ses origines, récentes et relativement modestes, une partie de la franc-maçonnerie du XVIIIe siècle avait tenté, avec ingénuité, de se trouver une ascendance prestigieuse que la chevalerie et l’ordre du Temple pouvaient lui procurer.

    Si, de nos jours, la plupart des francs-maçons conçoivent cette filiation comme purement symbolique, pour certains de leurs frères des Lumières, il en allait autrement.

    L’introduction des templiers dans le système de référence maçonnique était d’autant plus aisée que le temple, en tant que bâtiment, est le centre de la pensée maçonnique et que l’on pensait à tort que les templiers avaient habité l’ancien temple de Salomon.

    Ce lien historique entre templiers et francs-maçons n’existant pas, des frères peu scrupuleux l’ont purement et simplement fabriqué, contribuant à la propagation de nombreuses idées reçues.

    Ayant déserté, au milieu du XIXe siècle, la grande majorité des loges maçonniques, les mythes templiers n’ont pas disparu pour autant.

    Abondamment recyclés et transformés jusqu’à nos jours par les scénaristes et les romanciers – parmi les ouvrages publiés en France rien qu’en 2012, citons Le Temple noir, La Piste des templiers, Le Baphomet, Le Code templier, Le Testament des templiers ou La Fille du templier –, ils ont également survécu dans des esprits pas toujours bien intentionnés.

    Charlatans, escrocs, gourous n’ont, en effet, jamais hésité à créer des avatars dégénérés de l’ordre du Temple, afin de satisfaire leur goût du pouvoir, de l’argent ou de l’asservissement d’autrui, débouchant parfois sur l’innommable et le meurtre, comme dans le cas de la secte du Temple solaire, de sinistre mémoire.

    Texte de Jean-Vincent Bacquart

    Extrait du livre Mystérieux Templiers – Idées reçues sur l’ordre du Temple

    (Paru aux éditions Le Cavalier Bleu)

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    Voici quelques réactions pertinentes de ceux qui ont lu ce texte :

    ► Très bon article qui rétablit la vérité, à faire lire à de nombreux (francs) maçons .......

    ► Que voilà un article rafraichissant ! Ça fait du bien ! Je vais me procurer le livre. Merci pour ce travail !

    ► Il serait souhaitable que les recherches puissent s'effectuer en toute transparence. Or, ce n'est jamais possible, les titulaires des postes affirmant, sans aucune preuve avérée, qu'ils détiennent, eux et eux seuls bien entendu les preuves de ce qu'ils avancent. Et le tour est joué...

    ► Excellente synthèse il m'a fallu plusieurs années pour en arriver à ce résultat.
    Pourtant, je suis un spécialiste de l'histoire médiévale.

    ► Enfin dit tout haut ce que nombreux d'entre nous pensent tout bas !

    ► Un bel article ! Ça fait du bien d'entendre une vérité historique ! Je vais me procurer le livre. Merci pour ce travail de vérité !

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        Patrick commentaire:

    Bon ! Nous y voilà encore une fois ! Le mensonge est tellement engrainé dans l’esprit de certaines personnes, que cela devient presque impossible pour eux de voir la vérité. Peu importe les faits et les preuves que vous pouvez leur apporter !

    Maintenant, soyons clair sur certains points : Les Templiers ne sont pas des francs-maçons, ni leurs descendants ! Pourquoi ?

    Les Templiers étaient des chevaliers chrétiens, ainsi que ceux qui les suivaient. Ils donnaient leur allégeance à Dieu et au Christ ; la vraie église !

    Les Francs-maçons, eux (à un certain niveau de leur hiérarchie) sont des adorateurs et disciples de Lucifer ; et croyez-moi sur parole, leurs rites et leur adoration ne sont pas du tout les mêmes que ceux des Chrétiens !

    Il y a un grand nombre de dirigeants, d’hommes politiques et scientifiques, de l’upper class de la société qui sont des Francs-maçons ! C’est très facile de le vérifier par l’internet. La plupart font partie de grandes loges Franc-maçonniques. (et ils nous gouvernent !!!)

    ANNE-MARIE ESCOFFIER - CHRISTIANE TAUBIRA – MANUEL VALLS - JEAN-YVES LE DRIAN - JÉRÔME CAHUZAC - VICTORIN LUREL - VINCENT PEILLON -JEAN-LUC MÉLENCHON - JEAN-PIERRE BEL - MICHEL SAPIN - NAJAT VALLAUD-BELKACEM - JEAN-VINCENT PLACÉ –

    Et sans oublier notre cher président :

    Emmanuel Macron est franc-maçon dans la super-loge « Fraternité verte » et dans la super-loge « Atlantis Aletheia »

    Et croyez-moi, c’est juste une petite liste ; il y en a beaucoup plus !

    Je voudrais rajouter quelque chose que Mr Sarkozy a dit une fois :

    La crise est mondiale, il faut que nous lui apportions une réponse mondiale. j’en appelle à tous les gouvernements, aucun d’entre nous en sortira en faisant sa propre politique dans son coin ( isolé de ce que font les autres ),Aucun, nous avons besoin du dynamisme de chacun. Pour deux choses. La première : trouver un nouveau système de régulation , ça sera l’enjeu du sommet de Londres et je peux vous dire une chose. L’Europe aura une position commune et forte. Je puis vous dire une deuxième chose, nous n’accepterons pas  un sommet qui ne décidera pas. Je peut vous dire une troisième chose, on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial ( 666 ) et personne ne pourra s’y opposer car à travers le monde, les forces aux services du changement sont considérablement plus forte que le conservatisme et les immobilistes. Nicolas Sarkozy.

    Voici en quelques mots l’idée générale des francs-maçons :

    Ils sont en grande majorité de gauche ; humanistes ; pour l’émigration et les sans-papiers ; pour le mariage pour tous ; l’avortement libre et sans discussion ; la liberté de choisir son sexe ; et tant d’autres choses qui sont contraires à Dieu et la Bible !!!

    Maintenant, je vais planter un clou final sur la disparition des Templiers :

    Notre bon roi Capétien, Philippe le Bel (Louis IX ou Saint Louis  1214 – 1270) avait d’énormes problèmes d’argent, une trésorerie qui était très mal gérée ! La France s’était pas mal endettée auprès des templiers, qui eux, gérés très bien leurs finances. Ces dettes posaient pas mal de soucis au roi.

    En plus, l’ordre des Templiers était très indépendant de la couronne et du royaume, et cela ne plaisait pas du tout au roi et à son autorité. 

    Il ne faut pas oublier que c’est le même roi qui a envoyé une armée pour exterminer les Albigeois (les Cathares) dans le sud de la France. Un bon moyen pour unir toute la France sous son règne !

    Donc, notre bon roi Saint-Louis avait une idée très expéditive pour se débarrasser des problèmes (Financier et politique) Il décida tout simplement de prouver que les Templiers étaient une menace pour la France pour s’en débarrasser.

    Il fit arrêter Jacques de Molay sous de faux prétextes, voulant une bonne fois pour toutes de se débarrasser de l’ordre des Templiers et, ainsi donc, de se débarrasser de sa dette envers eux aussi !

    Mais seulement, les Templiers avaient eu vent de cette persécution, et la plupart on put fuir dans d’autres pays d’Europe. Quand les soldats sont arrivés, ils ont trouvé les lieux vides. Quant au soi-disant trésor, nul ne sera jamais la vérité !

    Maintenant qu’est-ce qui sont devenus ? Il y a de grandes chances qu’un bon nombre d’entre eux aient fui en Suisse. Devinez qu’est-ce qu’il y a sur le drapeau suisse…Une croix rouge ! Et les Suisses sont renommés pour quoi… pour être des banquiers qui gèrent très bien l’argent des autres !

    Maintenant, c’est à vous d’imaginer la suite…

     

    Note de la dernière minute :

    L'ordre des chevaliers du temple (Les Templiers) existe encore de nos jours.

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  • Ce Dieu qui maintes fois a quitté les hauts Cieux

    Ce Dieu qui maintes fois a quitté les hauts Cieux .............

    Ce Dieu qui maintes fois a quitté les hauts Cieux
    Pour venir ici-bas jouir d’une mortelle,
    Ayant un jour laissé son épouse fidèle
    Pour se venir ébattre en ces terrestres lieux :
     
    Ainsi qu’il descendait du Saint Manoir des Dieux,
    Fendant l’air épaissi d’une vitesse isnelle
    Il vit sur un coupeau mon Alceste la belle
    Qui dorait l’univers des rayons de ses yeux.
     
    Mais sitôt qu’il eut vu la divine lumière,
    Des yeux étincelants de si belle bergère
    Il forma ces propos tout embrasé d’Amour :
     
    Je quitte désormais la demeure céleste
    Puisque les brillants yeux de cette belle Alceste
    Font de leurs saints rayons naître un plus beau séjour. 

    . Flaminio de Birague (1550 ?-ca. 1610) .

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  • NOSTALGIES D’OBÉLISQUES

    NOSTALGIES D’OBÉLISQUES...................Théophile Gautier (1811-1872)

    I — L’Obélisque de Paris


     
    Sur cette place je m’ennuie,
    Obélisque dépareillé ;
    Neige, givre, bruine et pluie
    Glacent mon flanc déjà rouillé ;
     
    Et ma vieille aiguille, rougie
    Aux fournaises d’un ciel de feu,
    Prend des pâleurs de nostalgie
    Dans cet air qui n’est jamais bleu.
     
    Devant les colosses moroses
    Et les pylônes de Luxor,
    Près de mon frère aux teintes roses
    Que ne je suis-je debout encor,
     
    Plongeant dans l’azur immuable
    Mon pyramidion vermeil,
    Et de mon ombre, sur le sable,
    Écrivant les pas du soleil !
     
    Rhamsès ! un jour, mon bloc superbe,
    Où l’éternité s’ébréchait,
    Roula, fauché comme un brin d’herbe,
    Et Paris s’en fit un hochet.
     
    La sentinelle granitique,
    Gardienne des énormités,
    Se dresse entre un faux temple antique
    Et la Chambre des députés.
     
    Sur l’échafaud de Louis seize,
    Monolithe au sens aboli,
    On a mis mon secret, qui pèse
    Le poids de cinq mille ans d’oubli.
     
    Les moineaux francs souillent ma tête,
    Où s’abattaient dans leur essor
    L’ibis rose et le gypaète
    Au blanc plumage, aux serres d’or.
     
    La Seine, noir égout des rues,
    Fleuve immonde fait de ruisseaux,
    Salit mon pied, que dans ses crues
    Baisait le Nil, père des eaux,
     
    Le Nil, géant à barbe blanche
    Coiffé de lotus et de joncs,
    Versant de son urne qui penche
    Des crocodiles pour goujons !
     
    Les chars d’or étoilés de nacre
    Des grands Pharaons d’autrefois
    Rasaient mon bloc heurté du fiacre
    Emportant le dernier des rois.
     
    Jadis, devant ma pierre antique,
    Le pschent au front, les prêtres saints
    Promenaient la bari mystique
    Aux emblèmes dorés et peints ;
     
    Mais aujourd’hui, pilier profane
    Entre deux fontaines campé,
    Je vois passer la courtisane
    Se renversant dans son coupé.
     
    Je vois, de janvier à décembre,
    La procession de bourgeois,
    Les Solons qui vont à la Chambre,
    Et les Arthurs qui vont au Bois.
     
    Oh ! dans cent ans, quels laids squelettes
    Fera ce peuple impie et fou,
    Qui se couche sans bandelettes
    Dans des cercueils que ferme un clou,
     
    Et n’a pas même d’hypogées
    À l’abri des corruptions,
    Dortoirs où, par siècles rangées,
    Plongent les générations !
     
    Sol sacré des hiéroglyphes
    Et des secrets sacerdotaux,
    Où les sphinx s’aiguisent les griffes
    Sur les angles des piédestaux,
     
    Où sous le pied sonne la crypte,
    Où l’épervier couve son nid,
    Je te pleure, ô ma vieille Égypte,
    Avec des larmes de granit !
     
     
     

    II — L’Obélisque de Luxor


     
    Je veille, unique sentinelle
    De ce grand palais dévasté,
    Dans la solitude éternelle,
    En face de l’immensité.
     
    À l’horizon que rien ne borne,
    Stérile, muet, infini,
    Le désert sous le soleil morne,
    Déroule son linceul jauni.
     
    Au-dessus de la terre nue,
    Le ciel, autre désert d’azur,
    Où jamais ne flotte une nue,
    S’étale implacablement pur.
     
    Le Nil, dont l’eau morte s’étame
    D’une pellicule de plomb,
    Luit, ridé par l’hippopotame,
    Sous un jour mat tombant d’aplomb ;
     
    Et les crocodiles rapaces,
    Sur le sable en feu des îlots,
    Demi-cuits dans leurs carapaces,
    Se pâment avec des sanglots.
     
    Immobile sur son pied grêle,
    L’ibis, le bec dans son jabot,
    Déchiffre au bout de quelque stèle
    Le cartouche sacré de Thot.
     
    L’hyène rit, le chacal miaule,
    Et, traçant des cercles dans l’air,
    L’épervier affamé piaule,
    Noire virgule du ciel clair.
     
    Mais ces bruits de la solitude
    Sont couverts par le bâillement
    Des sphinx, lassé de l’attitude
    Qu’ils gardent immuablement.
     
    Produit des blancs reflets du sable
    Et du soleil toujours brillant,
    Nul ennui ne t’est comparable,
    Spleen lumineux de l’Orient !
     
    C’est toi qui faisais crier : « Grâce ! »
    À la satiété des rois
    Tombant vaincus sur leur terrasse ;
    Et tu m’écrases de ton poids.
     
    Ici jamais le vent n’essuie
    Une larme à l’œil sec des cieux,
    Et le temps fatigué s’appuie
    Sur les palais silencieux.
     
    Pas un accident ne dérange
    La face de l’éternité ;
    L’Égypte, en ce monde où tout change,
    Trône sur l’immobilité.
     
    Pour compagnons et pour amies,
    Quand l’ennui me prend par accès,
    J’ai les fellahs et les momies
    Contemporaines de Rhamsès ;
     
    Je regarde un pilier qui penche,
    Un vieux colosse sans profil,
    Et les canges à voile blanche
    Montant ou descendant le Nil.
     
    Que je voudrais comme mon frère,
    Dans ce grand Paris transporté,
    Auprès de lui, pour me distraire,
    Sur une place être planté !
     
    Là-bas, il voit à ses sculptures
    S’arrêter un peuple vivant,
    Hiératiques écritures,
    Que l’idée épelle en rêvant.
     
    Les fontaines juxtaposées
    Sur la poudre de son granit
    Jettent leurs brumes irrisées ;
    Il est vermeil, il rajeunit !
     
    Des veines roses de Syène
    Comme moi cependant il sort,
    Mais je reste à ma place ancienne ;
    Il est vivant, et je suis mort !
     

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  • SOLITUDE

     

    Je bande trop dans ma culotte
    Je sors mon vit qui décalotte
              Son champignon.
    Être à midi, seul dans ma chambre,
    En tête à tête avec son membre,
              C’est du guignon !
     
    Mon jacquemart me bat le ventre ;
    Dans quelque chose il faut que j’entre,
              Cul, bouche ou con.
    Mais je ne vois pas ma voisine
    Lançant son œillade assassine
              De son balcon.
     
    En vain Coco dresse sa huppe :
    Dans la maison pas une jupe,
              Pas un bonnet.
    La pine au poing, pose équivoque,
    À défaut de con, je t’invoque,
              Veuve Poignet.
     
    Grande Vénus masturbatrice,
    Solitaire consolatrice
              Des amoureux,
    Puisque je manque de maîtresse
    Accorde au moins à ma détresse
              Tes plaisirs creux.
     
    Prête-moi cette main adroite
    Qui sait, d’une caresse étroite,
              Saisir l’engin,
    Et fait jouer la pompe à sperme
    Entre ses doigts qu’elle referme
              Comme un vagin.
     
    Enseigne-moi, j’y suis novice,
    Ce jeu que Tissot nomme vice,
              Ce jeu caché
    Que Cupidon enfant pratique,
    Épointant sa flèche érotique
              Loin de Psyché.
     
    Les pieds appuyés au chambanle,
    Lentement d’abord je me branle,
              Et puis presto :
    Je développe mon extase,
    Ponçant mon pilier de la base
              Au chapiteau.
     
    Mais la Chimère ouvre la porte.
    Une femme entre, à gorge forte,
              À reins puissants,
    Qui retroussant chemise et cotte
    Met sous mon nez sa grosse motte
              Aux crins frisants ;
     
    Puis souriante se retourne,
    Et ne sachant par où j’enfourne
              M’offre son cu.
    Rubens, il faut que tu confesses
    Par la ronde ampleur de ces fesses
              Ton air vaincu !
     
    Mais je l’empoigne par les hanches,
    Et j’écarte ses cuisses blanches
              De mon genou ;
    Déjà ma pine triomphante
    De l’abricot forçant la fente
              Y fait son trou.
     
    Serrant le cul, haussant la croupe,
    Les pieds en l’air comme en un groupe
              De Clodion,
    Elle absorbe toute ma pine
    Et retrouve de Messaline
              Le tordion.
     
    Un flot de liqueur prostatique,
    Du temple mouillant le portique,
              Écume au bord ;
    Sous le choc du vit qui la pousse
    Elle crie à chaque secousse :
              Oh ! va plus fort.
     
    Les yeux noyés, de plaisir pâle,
    Jusqu’à la garde elle s’empale,
              Comme autrefois
    Du dieu Priape au fond d’un antre
    Les filles s’enfonçaient au ventre
              L’outil de bois.
     
    Je la transperce d’outre en outre.
    Le spasme arrive : un jet de foutre,
              Un jet brûlant,
    Parcourt mon dard comme une lave,
    Jaillit, retombe, et de sa bave
              Poisse mon gland.
     
    Quand j’ai bien égoutté mon tube,
    Je vois s’envoler le succube
              Aux beaux seins nus,
    Je deviens flasque, je débande,
    Et je regrette mon offrande,
              Fausse Vénus.
     
    Sur mes doigts en nappe s’épanche,
    Déjà froide, la liqueur blanche ;
              Tout est fini,
    Et j’offre pour ton microscope
    Le résultat de ma syncope,
              Spallanzani !

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  • LA FABLE DU PÊCHEUR MEXICAIN

    ****

    « Sur les ordres de son médecin, un homme d’affaires américain est parti en vacances au Mexique, dans un petit village au bord de la mer.

    Le premier matin, incapable de se rendormir après un coup de téléphone urgent de son bureau, il sort marcher jusqu’à la jetée pour se changer les idées.

    Un petit bateau avec un pêcheur à son bord est à quai et dans le bateau, il y a plusieurs gros thons jaunes. L’Américain complimente le Mexicain sur sa pêche.

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     « Vous les avez pris en combien de temps ? », demande l’Américain.

    « Pas très longtemps », répond le Mexicain dans un anglais impeccable.

    « Pourquoi est-ce que vous ne restez pas en mer plus longtemps pour prendre davantage de poissons ? » demande alors l’Américain.

    « J’en ai suffisamment pour faire vivre ma famille et en donner quelques uns à des amis », dit le Mexicain tout en déchargeant sa pêche dans un panier.

    « Mais… et le reste du temps, vous faites quoi ? »

    Le Mexicain relève la tête en souriant: « Je me lève tard, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme, Julia, et, tous les soirs je vais jusqu’au village, boire du vin et jouer à la guitare avec mes amis. J’ai une vie riche et bien remplie, señor. »

    L’Américain éclate de rire et bombe le torse: « Monsieur, j’ai un MBA de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez passer davantage de temps à la pêche et, avec les bénéfices, acheter un plus gros bateau. En un rien de temps, vous pourriez acheter plusieurs bateaux. Et vous finirez à la tête d’une flottille de pêche. »

    Il poursuit: « Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous le vendriez directement aux consommateurs, et vous finiriez par ouvrir votre propre conserverie. Vous contrôleriez le produit, la transformation et la distribution. Il vous faudrait alors quitter ce petit village, naturellement, pour vous installer à Mexico, puis à Los Angeles et, pourquoi pas, à New York, où vous trouveriez les bonnes compétences pour continuer à développer vos activités. »

    Le pêcheur mexicain demande alors : « Mais señor, ça va prendre combien de temps, tout ça ? »

    A quoi l’Américain répond: « Oh, quinze à vingt ans. Vingt-cinq max. »

    « Et après señor ? »

    L’Américain rit et dit: « C’est là que ça devient vraiment intéressant. Au bon moment, vous entrez en bourse, vous vendez le capital de votre société et vous devenez très riche. Vous gagneriez des millions. »

    « Des millions, señor ? Et après ? »

    « Après? Vous prenez votre retraite et vous vous installez dans un petit village au bord de la mer, où vous dormez tard, pêchez un peu, jouez avec vos enfants, faites la sieste avec votre femme et allez faire un tour au village le soir, boire du vin et jouer de la guitare avec vos amis… »

    Le temps est ce qu’on a de plus précieux. Alors, pourquoi l’échanger contre toujours plus d’argent ?

    Pour gagner du temps ?

    Ça n’est pas logique !

     ****

    Pas étonnant que cette petite fable plaise tant au célèbre Pierre Rabhi  !

    Citation : " Ainsi pourrons-nous remettre l’humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner enfin au monde légèreté et saveur.

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