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  • D'UNE BLONDE À SON FILS!!!!

    D'UNE BLONDE À SON FILS!!!!

    Mon grand,

    Je t'écris quelques mots pour que tu saches que je t'écris : donc, si tu reçois cette lettre, cela voudra dire qu'elle est bien arrivée.

    Sinon, préviens-moi, que je te l'envoie une seconde fois.

    Je t'écris lentement, car je sais que tu ne lis pas rapidement.

    Dernièrement, ton père a lu une enquête disant que la plupart des accidents se produisent à quelques kilomètres de la maison, c'est pour cela que nous avons décidé de déménager un peu plus loin.

    Au sujet du manteau que tu désirais, ton oncle Pierre a dit que si je l'expédiais avec les boutons, qui sont lourds, cela coûterait très cher, alors je les ai arrachés et te les ai mis dans une des poches.

    Une bonne nouvelle, ton père a trouvé du travail, il a sous lui environ 500 personnes : il fauche les herbes du cimetière.

    Ta sœur Julie, qui vient de se marier, attend un heureux événement. Nous ignorons le sexe, c'est pourquoi je ne peux te dire si tu seras oncle ou tante. Si c'est une fille, elle a l'intention de l'appeler comme moi. Cela me fait tout drôle de savoir qu'elle va appeler sa fille " Maman ".

    Ton frère Jean a eu un gros problème, il a fermé sa voiture avec les clés à l'intérieur. Il a du retourner à la maison, 10 kilomètres aller-retour à pied pour récupérer le second jeu de clés et enfin nous sortir du véhicule.

    Si tu as l'occasion de rencontrer ta cousine Monique donne-lui le bonjour de ma part. Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien c'est plus simple.

    Ta Maman,

    P.-S. : je voulais te mettre un peu d'argent dans l'enveloppe, mais je l'ai déjà collée…

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  • Au restaurant ...

    Au restaurant, par mégarde un vieil homme met une pièce de monnaie entre les dents le temps de fermer le porte-monnaie et l'avale.

    La pièce reste coincée dans la gorge.

    Son épouse se lève et essaye de lui faire cracher la pièce en lui tapant dans le dos, mais rien n'y fait.

    Le vieil homme commence déjà à donner des signes d'asphyxie et l'épouse, désespérée, crie pour demander de l'aide.

    Un monsieur se lève d'une table voisine et avec un calme étonnant, sans dire un mot, baisse le pantalon du vieil homme, saisit fermement ses testicules et les tire vers le bas.

    Dans un hurlement terrifiant, le vieil homme sous la douleur irrépressible recrache la pièce

     L'homme avec le même calme étonnant qu'il avait en arrivant, retourne à sa table sans dire un mot.

    Revenue de sa peur et de son étonnement, l'épouse maintenant rassurée, se lève pour remercier cet homme qui a sauvé la vie de son mari.

    Elle lui demande : -"vous êtes médecin ?"

    "Non Madame je suis un élu de la République en Marche

    A ce titre, mes collègues et moi pratiquons cette opération tous les jours : « attraper les retraités par les couilles » jusqu'à ce qu'ils crachent leurs derniers sous : c'est notre spécialité. "

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  • OMBRE

    OMBRE..................Guillaume Apollinaire (1880-1918) -


      
    Vous voilà de nouveau près de moi 
    Souvenirs de mes compagnons morts à la guerre 
    L’olive du temps 
    Souvenirs qui n’en faites plus qu’un 
    Comme cent fourrures ne font qu’un manteau 
    Comme ces milliers de blessures ne font qu’un article de journal 
    Apparence impalpable et sombre qui avez pris 
    La forme changeante de mon ombre 
    Un Indien à l’affût pendant l’éternité 
    Ombre vous rampez près de moi 
    Mais vous ne m’entendez plus 
    Vous ne connaîtrez plus les poèmes divins que je chante 
    Tandis que moi je vous entends je vous vois encore 
    Destinées 
    Ombre multiple que le soleil vous garde 
    Vous qui m’aimez assez pour ne jamais me quitter 
    Et qui dansez au soleil sans faire de poussière 
    Ombre encre du soleil 
    Écriture de ma lumière 
    Caisson de regrets 
    Un dieu qui s’humilie 
      

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  • TRAVERSÉE

    TRAVERSÉE..............


      
    Je me rembarque sans motif 
    Meilleur que celui de me plaire 
    À justifier mon motif. 
      
    La mer est douce comme un cœur 
    Et je rentre dans la patrie, 
    La mer est forte comme un cœur. 
      
    Mon cœur est doux comme la mer 
    Et je salue encor la France, 
    Mon cœur est fort comme la mer. 
      
    La mer est dure et mon cœur dur 
    Comme la vengeance et la haine, 
    La mer moins que mon cœur bat dur. 
      
    La mer est calme, et mon cœur, donc ! 
    Tout est passé, trombe et bonace — 
    La mer est calme, mais tant, donc ! 
      
    La mer est immobile, et moi 
    Je suis impassible au possible. 
    La mer est immobile — et moi ? 
      
    Moi, je suis la mer et la mer 
    C’est moi pire et meilleur encore, 
    Moi je suis pire que la mer, 
      
    Et meilleur qu’elle et bien meilleurs 
    Et bien pires mes ires et 
    Mes amours crachant morts et fleurs, 
      
    Fleurs et pleurs et mon cœur avec, 
    Mon cœur qu’escortent des mouettes 
    Gaiement tristes, claquant du bec 
      
    Comme de froid et voletant 
    En coquets et mignards caprices 
    Comme sur du feu voletant, 
      
    Du feu qui sourdrait de ce cœur 
    Ému comme la mer est calme 
    Mieux et pis qu’elle, pauvre cœur, 
      
    Pauvre cœur d’orage et de pleurs 
    Plus salés que toutes les vagues, 
    Pauvre cœur d’orage et de pleurs !... 
      
    Salut, France ! Et quoi m’attend donc 
    Puisqu’enfin voici la patrie ? 
    Le calme, sans doute, et tant donc !... 
      
    On n’est pas toujours accueilli 
    Ainsi qu’on s’attendait à l’être. 
    Qui donc est toujours accueilli ? 
      
    Qui donc est toujours recueilli 
    Des absents qu’on n’attendait guère ? 
    Qui donc a toujours accueilli ? 
      
    Ô mer douce comme mon cœur, 
    Ô mon cœur plus doux qu’elle encore, 
    Vous si durs aussi, mer et cœur, 
      
    Vous si calmes, ô cœur, ô mer, 
    Immobile mer, impassible 
    Cœur, qu’attendre ici, cœur et mer. 
      
    Sinon plutôt du doux-amer ? 
      

    Douvres-Calais, décembre 1893
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  • ALLÉGRIA

    ALLÉGRIA...........


      
    Elle habita longtemps une vallée aride, 
    Près d’une route blanche où le soleil brûlant 
    Faisait tourner l’ombre d’un liège au tronc sanglant 
    Devant une maison mélancolique et vide. 
      
    Elle partit un jour avec des muletiers 
    Porteurs de bagues et de capes écarlates, 
    Vers un pays de fleurs, de fruits et d’aromates, 
    Et vécut de l’amour des hommes étrangers. 
      
    On la voit maintenant à Palma de Majorque 
    Dans une cour pleine d’eaux vives et d’odeurs, 
    Avec des perroquets atrocement jaseurs, 
    Un négrillon, et des bijoux à pendeloques. 
      
    Allegria connaît là-bas des jours heureux, 
    Comme un oiseau chanteur dans une belle cage ; 
    Elle passe son temps à peindre son visage 
    En savourant des fruits entre deux amoureux. 
      

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