• Ariane aux doigts d'or

    Ariane aux doigts d'or Blandine Butelle..............Blandine Butelle.

     

    La bataille a été rude, les pertes sont considérables. Raph le Valeureux, Robin des Forêts et moi, Ariane aux doigts d’or, sommes les derniers survivants de notre clan. Mais nous n’avons pas le temps de nous apitoyer sur le sort de nos amis. Nous devons reprendre la route. 
    Nous traversons la vallée des corbeaux où les mages noirs nous lancent des sorts. Grâce à mes réflexes, je leur renvoie pour les exterminer. 
    Dans la forêt, il nous faut craindre les trolls. Mais Robin sait les vaincre en les criblant de flèches empoisonnées. 
    Le château de Wintersfall, la demeure de l’impitoyable Lord Wladym, est enfin en vue. C’est là que notre roi est retenu prisonnier. Raph abat la porte de trois coups d’épée. Nous avançons, groupés, l’épée à la main, prêts à intervenir en cas d’attaque. Il nous faut être prudents. Le château de Wintersfall est truffé de pièges issus de l’imagination diabolique de Darius, l’architecte de Lord Wladym. Un seul faux pas et une lame viendra nous trancher la tête. À moins que des flèches ne nous transpercent le corps… 
    Soudain, j’entends une voix. Elle prononce mon nom. Mes compagnons ne semblent pas l’entendre. Quel mirage est-ce encore ? Quelles étranges créatures cherchent à me dévier de mon chemin. Les Érinyes ? À moins que ce ne soit une ruse des démoniaques gobelins…
    « Ariane ! »
    La voix se fait de plus en plus forte. Nous y sommes presque. Notre roi se trouve derrière cette porte. Après avoir déjoué tant de périls, voilà que notre quête touche à sa fin. Mais soudain tout devient noir. L’obscurité totale. Que se passe-t-il ? M’a-t-on lancé un sort pour me faire perdre la vue ? Mes compagnons ont disparu. Je ne suis plus au château de Wintersfall. Et je sais à qui je dois ce vilain tour… Pire que les sorcières des marais, les sirènes des mers du sud, les gnomes et les gobelins réunis. Ce monstre s’appelle :
    — Maman !
    Elle apparaît dans l’embrasure de la porte de ma chambre.
    — Maman, tu n’as pas vraiment fait ce que je crois que tu as fait ?
    — Si, me répond-elle, j’ai coupé le courant.
    — Mais j’allais sauver le roi de l’affreux Lord Wladym !
    — Et moi, j’ai sauvé mon gratin de la carbonisation ! Ça fait dix minutes que je t’appelle pour passer à table ! Et si dans trois minutes tu n’es pas sagement assise à manger le délicieux gratin que je t’ai préparé, tu es de corvée de vaisselle pour tout le mois. C’est clair, Ariane aux doigts d’or ?

     

    Illustration de Pablo Vasquez

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Entretien d'embauche

     

     

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

    Humour en BD

     

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Ambrés

    Ambrés..............

    Et quand les mots s’allongent
    Au ciel sans pépins
    Je grignote la lumière
    Des fruits tombés au sol
    Ils restent là au creux d’une ouate de douceur
    Ambrés d’un soleil roux
    Qui jamais ne s’éteint

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Aux couleurs de l'acier

    Aux couleurs de l'acier.............

    La rouille
    Au fond des yeux
    Bouscule les larmes
    Qui basculent
    Dans le tréfonds 
    De l’instant

    S’il faut se reposer
    Dans le parfum du silence
    Faisons semblant
    D’offrir à l’automne
    Le choix du vent
    Le choix du rêve 
    Ou du néant

    Demain s’ouvrira le secret
    Ou bien l’errance 
    Ou bien l’inverse
    Peu importe
    La musique en deuil
    Ne nous montrera
    Que l’unique chemin
    Aux couleurs de l’acier.

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Gourmandise d’hiver

    Gourmandise d’hiver............

    Neige en poudre, rues de glace,
    Ciel à la pâleur pistache,
    Il y a chocolats et cafés 
    Pour ceux qui viennent se réchauffer.

    Assemblés à la gare,
    Mimant les esquimaux,
    Ici les plus patients 
    Ont trouvé leur préau.

    Foule sur les quais, trains pas fous,
    Un flocon tombe, les rails s’estompent,
    L’attente a pour mesure la neige
    Tombante et lourde de silence. 

    Les maisons sont devenues chalets
    Pareils à des pains d’épices nacrés,
    Il n’en faut point plus pour apprécier 
    La douceur des matins enneigés.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Télécharger

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Télécharger 

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Télécharge

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Télécharger 

    Google Bookmarks

    votre commentaire