• Pourquoi je vous aime vous..

    Pourquoi je vous aime vous...............

    Pourquoi je vous aime vous
    à rêver de vous chérir
    mais tandis que je vous loue
    on continue de souffrir.

    Je vous couvre de trésors
    vous ma rose du matin
    pendant que des enfants meurent
    sous les bombes d'assassins.

    Vous illuminez mes nuits
    où mon amour se dévoile
    alors que les sans-abri
    dorment à la belle étoile.

    Je rêve d'être nous deux
    volant sous le même vent
    mais l'ombre des malheureux
    sur notre horizon s'étend.

    Je vous aime de ce coeur
    qui ne veut battre qu'en vous
    mais pour moi point de bonheur
    dans ce monde bien trop fou.

    Vik

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  • Ne ne me quittes pas

    Ne  ne me quittes pas..............Vik

    La maison se désole
    de ne plus résonner
    des tendres farandoles
    qui faisaient nos étés.

    J'ai fermé les fenêtres
    et tiré les rideaux
    aucun rai ne pénètre
    sur ton dernier repos.

    En ultimes silences
    d'une âme agonisant
    j'entends ton existence
    s'éteindre lentement.

    Tu t'en vas simplement
    au pays où l'on s'aime
    retrouver nos serments
    et nos mots de bohème.

    Ton coeur est apaisé
    pour ce dernier voyage
    tu prends les escaliers
    formés par les nuages.

    Le vent s'est écarté
    pour te laisser passer
    les arbres ont courbé
    leurs branches pour t'aider.

    Et les oiseaux t'escortent
    de leur chant mélodieux
    où le destin t'emporte
    vers les anges radieux.

    Tu ne me quittes pas
    tu t'en vas doucement
    mais tu me reviendras
    dans la plainte du vent.

    Vik

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  • Liminaire

    I

    ... Ces souvenirs chauffent mon sang
    Et pénètrent mes moelles...

    Je me souviens du village près de l'Escaut,
    D'où l'on voyait les grands bateaux
    Passer, ainsi qu'un rêve empanaché de vent
    Et merveilleux de voiles,
    Le soir, en cortège, sous les étoiles.

    Je me souviens de la bonne saison ;
    Des parlottes, l'été, au seuil de la maison
    Et du jardin plein de lumière,
    Avec des fleurs, devant, et des étangs, derrière ;
    Je me souviens des plus hauts peupliers,
    De la volière et de la vigne en espalier
    Et des oiseaux, pareils à des flammes solaires.

    Je me souviens de l'usine voisine
    - Tonnerres et météores
    Roulant et ruisselant
    De haut en bas, entre ses murs sonores,
    Je me souviens des mille bruits brandis,
    Des émeutes de vapeur blanche
    Qu'on déchaînait, le samedi,
    Pour le chômage du dimanche.

    Je me souviens des pas sur le trottoir,
    En automne, le soir,
    Quand, les volets fermés, on écoutait la rue
    Mourir :
    La lampe à flamme crue
    Brûlait et l'on disait le chapelet
    Et des prières à n'en plus finir !

    Je me souviens du vieux cheval,
    De la vieille guimbarde aux couleurs fades,
    De ma petite amie et du rival
    Dont mes deux poings mataient la fièvre et les bravades.
    Je me souviens du passeur d'eau et du maçon,
    De la cloche dont j'ai gardé mémoire entière,
    Et dont j'entends encore le son ;
    Je me souviens du cimetière....

    Mes simples vieux parents, ma bonne tante !
    - Oh ! les herbes de leur tombeau
    Que je voudrais mordre et manger ! -
    C'était si doux la vie en abrégé !
    C'était si jeune et beau
    La vie, avec sa joie et son attente !

    J'appris alors quel pays fier était la Flandre !
    Et quels hommes, jadis, avaient fixé son sort,
    En ces jours de bûchers et de flamme, où la cendre
    Que dispersait le vent était celle des morts.

    Je sus le nom des vieux martyrs farouches
    Et maintes fois, ivre, fervent, pleurant et fou,
    En cachette, le soir, j'ai embrassé leur bouche
    Orde et rouge, sur l'image à deux sous.

    J'aurais voulu souffrir l'excès de leur torture,
    Crier ma rage aussi et sangloter vers eux,
    Les clairs, les exaltés, les dompteurs d'aventure,
    Les arracheurs de foudre aux mains de Philippe Deux.

    Ou bien encor, c'étaient les communes splendides,
    Les révoltes, roulant sur le pavé de Gand,
    Chocs après chocs, leurs ouragans ;
    C'étaient les tisserands et les foulons sordides,
    Mordant les rois comme des chiens ardents,
    Et leur laissant aux mains la trace de leurs dents.

    C'étaient de grands remous de vie armée
    Qui s'apaisaient dans le soleil,
    Quaud les beffrois sonnaient la joie et le réveil
    Sur les foules désopprimées.
    C'était tout le passé : sang et or, fièvre et feu !
    C'était le galop blanc des hautaines victoires
    Criant, dans le tumulte et dans l'effroi, leurs voeux,
    De l'un à l'autre bout du monde et de l'histoire.

    II

    Depuis, l'ombre s'est faite sur la Flandre !
    Mais mon rêve survit et ne veut point descendre
    Des tours, où tant d'orgueil, jadis, le fit monter.
    Je regarde de là nos pensives cités ;
    J'écoute se taire leur silence ;
    Je vois s'ouvrir, comme un faisceau de lances,
    L'abside en or des églises, le soir :
    Un bruit de cloches, un envol d'encensoir
    Là-bas des anges.....
    Et la ville s'endort en des louanges.

    Je vois aussi, du haut de ces énormes tours,
    Les champs, les clos, les bourgs,
    Les villages et les prairies,
    Autour des larges métairies.
    Les vieux pommiers vaillants,
    Au temps d'Avril et des sèves nouvelles,
    Semblent une troupe d'oiseaux blancs
    Laissant traîner leurs ailes
    En des vergers pleins de soleil.
    Le vent est clair, l'air est vermeil,
    L'amour des gars et des femmes superbes
    Pousse, comme les fleurs, et se lève de l'herbe,
    Robuste et fécondé.
    On écoute rire et baguenauder,
    Près des mares et des landes,
    Les naïves légendes ;
    Les vieilles coutumes mêlent encor
    Leur beau fil d'or
    Au solide tissu des moeurs et des paroles ;
    On croit toujours aux sorcières et aux idoles ;
    On est crédule et défiant, tout à la fois ;
    On est rugueux, profond et lourd, comme les bois
    Et sombre et violent, comme la mer brumeuse.

    Oh ! l'Océan, là-bas, et sa fête écumeuse
    A l'infini, sur les plages, l'hiver !
    En ai-je aimé le vent et le désert !
    En ai-je aimé la vie, en des barques tragiques,
    Qui s'en allaient fouiller les eaux mythologiques
    Où les grands dieux du Nord apparaissent encor !
    En ai-je aimé les ports, les caps, les baies,
    Le môle en bois blanchi que l'ouragan balaie,
    Les vieux pêcheurs usés, têtus, tranquilles,
    Les pilotes tannés et forts,
    Les mousses clairs, les belles filles !

    Oh ! l'ai-je aimé éperdument
    Ce peuple - aimé jusqu'en ses injustices,
    Jusqu'en ses crimes, jusqu'en ses vices !
    L'ai-je rêvé fier et rugueux, comme un serment,
    Ne sentant rien, sinon que j'étais de sa race,
    Que sa tristesse était la mienne et que sa face
    Me regardait penser, me regardait vouloir,
    Sous la lampe, le soir,
    Quand je lisais sa gloire en mes livres de classe !

    Aussi, lui ai-je, avec ferveur, voué ces vers
    Qui le chantent, dans la grandeur ou l'infortune,
    Comme la Flandre abaisse ou lève au long des mers,
    Avec ses sables d'or sa guirlande de dunes.
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  • Mais musique alors ...

    Mais musique alors
    De mots qui s'avère,
    Parlers étrangers
    Du sud et du nord,

    Offices, bureaux
    Et comptoirs ouverts
    Où s'en vont pressés
    Commis et clercs d'eau,

    Rue qui dit sa vie
    Toute de gens pleine,
    Dans le vent qui rit,
    Qui le suit son lot,

    Musiques dans l'air
    Des heures qui viennent,
    Dites à voix pleine
    Par des cloches claires,

    C'est au long des mois,
    Dans l'an qui s'enchaîne,
    A chacun sa joie,
    A chacun sa peine,

    Et saison qui vient
    Dans le temps qui va,
    Rue fêtant le Saint
    Ou le jour qu'elle a.
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  • Traitres yeux mis au guet de ma haute eschauguette

    Traitres yeux mis au guet de ma haute eschauguette............Jean Edouard DU MONIN 1557 - 1586.

    Traitres yeux mis au guet de ma haute eschauguette
    Contre les ennemis du coeur vostre Seigneur,
    Que donnés vous passage à l'oeil assassineur
    De ma laronne amie en ma moëlle segrette ?

    Helas il n'est plus temps de sonner la retraite
    Quand le fort est tenu du soldat butineur !
    Aussi mon mur sapé par ce cruel mineur,
    D'une mer de vos pleurs vous fait paier la dette.

    Las ! je faus, ce n'est vous qui dedans mon cerveau
    Desseignés nuit et jour ce nonpareil tableau :
    C'est la daimon chambrier de nature et de l'astre

    Qui obeit aux lois de si rare beauté :
    Puisque nature donc nous guide à son coté,
    Nous sommes (coeur, yeux, moi) en bienheureux desastre.
    .Jean Edouard DU MONIN 1557 - 1586.
     
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  • Pantoum négligé

    Trois petits pâtés, ma chemise brûle.
    Monsieur le Curé n'aime pas les os.
    Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
    Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !

    Ma cousine est blonde, elle a nom Ursule,
    On dirait d'un cher glaïeul sur les eaux.
    Vivent le muguet et la campanule !
    Dodo, l'enfant do, chantez, doux fuseaux.

    Que n'émigrons-nous vers les Palaiseaux !
    Trois petits pâtés, un point et virgule;
    On dirait d'un cher glaïeul sur les eaux.
    Vivent le muguet et la campanule !

    Trois petits pâtés, un point et virgule ;
    Dodo, l'enfant do, chantez, doux fuseaux.
    La libellule erre emmi les roseaux.
    Monsieur le Curé, ma chemise brûle !
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  • Assis au bord des eaux d'une claire fontaine

    Assis au bord des eaux d'une claire fontaine -

    Assis au bord des eaux d'une claire fontaine
    J'ai l'oeil fixé dessus et l'esprit attentif
    Pour ouïr sourdement leur murmure plaintif
    Qui semble lamenter le tourment qui me gêne.

    Tantôt je suis assis, tantôt je me promène
    Et comme si j'étais quelque amant fugitif
    Je me cache du monde, et demeure craintif
    Pour la peur seulement qu'il connaisse ma peine.

    J'ai d'un côté les eaux, et de l'autre les fleurs,
    L'un me représentant l'image de mes pleurs,
    Et l'autre le printemps des beautés de Madame.

    Mais je n'avise pas que cet objet charmeur
    Entretient doucement ma solitaire humeur,
    Et que cette douceur empoisonne mon âme.
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