• Val d’Arly : l’authentique montagne savoyarde

    Par Marine Guiffray
     

    A la limite de la Savoie et de la Haute-Savoie, entre les massifs des Aravis, du Beaufortain et le Mont-Blanc, se trouve une vallée où la montagne est encore reine… Plus discrètes que leurs voisines – en tête desquelles la belle Megève –, les stations familiales du Val d’Arly ont conservé toute leur authenticité. On y court les premiers pour profiter du calme de la montagne en été.

     

    Le col des Aravis, porte d’entrée de la Savoie

    Val d’Arly : l’authentique montagne savoyarde

    Premier jour de notre périple alpin, nous arrivons à Annecy par le train. A peine passée la frontière de la Savoie, le spectacle est grandiose : les rails longent le lac du Bourget où les uns pêchent à la ligne tandis que d’autres, plus téméraires, s’essayent au ski nautique. Depuis notre wagon, nous sommes déjà cernés par les montagnes. Notre destination se trouve de l’autre côté du massif des Bauges. Pour nous y rendre, il nous faut serpenter sur des routes sinueuses jusqu’à Thônes, le pays du Reblochon, puis franchir le col des Aravis. Culminant à 1486 mètres d’altitude, il est le point de passage le plus bas du massif des Aravis reliant la Haute-Savoie à la Savoie. Une fois ce dernier franchi, nous voici enfin en Val d’Arly !

    Un peu d’histoire

    Créée par Humbert aux Blanches Mains vers l’an mil, la maison de Savoie prend d’abord le titre de comté, puis de duché à partir du XVe siècle. Son territoire s’étendant progressivement à l’Italie, elle devient au XVIIIe siècle le « Royaume de Piémont Sardaigne ». Celui-ci ne survit cependant pas longtemps car, dès 1860, la Savoie est rattachée pacifiquement à l’Empire français par le traité de Turin. Elle est alors divisée en deux départements : la Haute-Savoie et la Savoie.

    Balade dans les stations-villages

    Val d’Arly : l’authentique montagne savoyarde

    Visitez les belles églises baroques de Flumet, la Giettaz, Saint-Nicolas-la-Chapelle et Notre-Dame-de-Bellecombe (ci-dessus).

     

    Le Val d’Arly tient son nom de la rivière qui traverse la vallée et irrigue ses quatre stations-villages : Flumet/Saint Nicolas-la-Chapelle, Crest-Voland Cohennoz, Notre-Dame-de-Bellecombe et La Giettaz en Aravis, dite « la Giett’ ». A l’arrivée du printemps, celles-ci se découvrent pour révéler les clochers nus et les chalets anciens qui se détachent sur les plaines verdoyantes. Si les skis sont au placard, les remontées mécaniques, elles, ne sont pas toutes à l’arrêt : le télésiège de la Logère (Crest-Voland Cohennoz) et celui du Mont Rond (Notre-Dame-de-Bellecombe) nous emmènent en haut des pistes transformées en circuits de randonnée pour jouir d’une vue imprenable sur la vallée.

    Des activités sportives et familiales

    Val d’Arly : l’authentique montagne savoyarde

    La montagne n'est pas réservée aux skieurs ! L’été, en Val d’Arly, les occasions de faire du sport ne manquent pas ! Si vous aimez l’adrénaline, Alpes Aventures vous propose de tester le VTT électrique pendant une demi-journée, une journée ou pour une randonnée de plusieurs jours. Ceux qui préfèrent la marche à pied ne seront pas déçus du voyage non plus, les sentiers pédestres sont nombreux. Précédés du guide Christophe Mongellaz (qui travaille notamment avec le chalet Eau Vive), nous avons foulé les sommets de Saint-Nicolas-la-Chapelle en tentant de nous reconnecter avec la nature… Et on vous recommande l’expérience !

    Val d’Arly : l’authentique montagne savoyarde

    Pour se rafraîchir après l’effort, direction le plan d’eau de Flumet.

     

    Là-haut dans les alpages, sur la route des fromages

    Val d’Arly : l’authentique montagne savoyarde

    Qui dit Savoie pense fromage, et a raison ! Le Val d’Arly est fier de ses deux appellations d’origine protégée (AOP) au lait de vache : le reblochon et le beaufort. La région produit également du chevrotin AOP, de la tomme et de la meule de Savoie… Autant de mets que nous nous sommes empressés de goûter à la coopérative fruitière de Flumet. Celle-ci propose une visite intéractive et ludique pour mieux connaître la conception des fromages de Savoie, idéale pour les enfants. Le plus plaisant reste toutefois de se rendre directement à la ferme ou dans les chalets d’alpage, où les éleveurs nous font partager avec passion leur amour pour leurs bêtes.

     

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  • Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Châteaux forts, maisons à pans de bois, ruelles pavées, demeures Renaissance…

    La France regorge de villages construits au Moyen Âge...

    Ayant résisté aux assauts ennemis comme à ceux du temps...

    Pour arriver quasi intacts jusqu’à nous.

    Ils sont souvent juchés au cœur d’une nature sauvage et leurs vielles pierres...

    Exercent sur nous un irrésistible pouvoir d’attraction.

    Découvrez notre sélection des plus beaux villages médiévaux de France.

    Village Médiéval En Bretagne -

    Le village De Locronan - (Finistère)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Le bourg breton de Locronan est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1924.

    Ses pittoresques ruelles bordées de maisons Renaissance et d’échoppes artisanales...

    Vous disent sûrement quelque chose, car elles ont servi de décor...

      À de nombreux films et téléfilms, dont...

    Tess de Polanski, Chouans ! avec Sophie Marceau...

    Ou encore, un long dimanche de fiançailles.

    Le village De Rocherfort-en-Terre - (Morbihan)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    La pierre et les fleurs ! Voilà qui résume parfaitement le village breton de Rochefort-sur-Terre...

    Perché sur un éperon schisteux de la vallée du Gueuzon.

    Quelle diversité architecturale pour un si petit bourg : maisons à pans de bois, bâtiments de style gothique...

    Demeures Renaissance, hôtels classiques, architecture XIXe

    Le tout admirablement entretenu et fleuri. Rochefort-en-terre...

    Doit en grande partie son visage actuel au peintre américain Alfred Klots.

    Amoureux du village, il racheta les ruines du château au début du XXe siècle, et y investit sa fortune.

    Il impulsa de nombreuses activités touristiques et fut à l’origine du premier concours de fenêtres fleuries, en 1911.

    Village Médiéval En Normandie -

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Le Mont-Saint-Michel - (Manche)

    Inscrit au Patrimoine Mondial par l'Unesco en 1979, le Mont-Saint-Michel s’élève tel un mirage au cœur de sa baie gigantesque.

    Son village, organisé depuis le Moyen-âge au pied de l’abbaye, sur le flanc sud-est du rocher, a depuis toujours...

    Une vocation commerciale, destiné à accueillir les pèlerins venus de tout l’Occident chercher auprès de Saint-Michel, archange du jugement, l'assurance de l'éternité.

    Village Médiéval En Auvergne Rhône Alpes  -

    Le Village De Crémieu - (Isère)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Situé près de Lyon, le village médiéval de Crémieu possède un très beau patrimoine architectural, dont les vestiges les plus anciens, comme son château delphinal...

    Remontent au XIIe siècle. Pour le découvrir, rien de tel que d’y aller durant les Médiévales, fin septembre...

    Un week-end durant lequel la ville vibre au rythme des spectacles équestres, joutes et combats, jongleurs, échassiers hauts en couleurs...

    Lanceurs de drapeaux, cracheurs de feu, musiciens et magiciens.

    Le samedi soir, un traditionnel banquet médiéval est servi sous l’impressionnante...Charpente en bois de ses halles du XVe siècle.

    Le Village De Salers - (Cantal)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Comme posé au milieu des pâturages du Cantal, Salers semble un imposant vaisseau, enchevêtrement de toits de lauze...

    Piqueté de tourelles, austère en hiver, mais majestueux. Son château des barons de Salers fut rasé sous l’ordre de Louis XIV en 1666.

    Heureusement, cette vindicte contre les nobles auvergnats a épargné la ville, aujourd’hui préservée.

    On découvre avec émerveillement ses hôtels particuliers des XVe et XVIe siècles, témoins de la richesse de la cité à l’époque.

    Le Village De Blesle - (Haute-Loire)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Ce bourg auvergnat, niché aux confins du Cantal et du Puy-de-Dôme, posté sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, opère rapidement son charme sur les visiteurs.

    La bourgade, née autour d’une abbaye bénédictine du XIe siècle dont ne subsiste que la ravissante église Saint-Pierre, garde de son histoire religieuse et seigneuriale...

    Quelques superbes curiosités, telle quelques façades portant le blason des familles religieuses...

    Sa « Tour aux vingt angles » et sa tour du Massadou (XIIIe siècle) juchées sur un piton rocheux.

    Village Médiéval En Bourgogne -

    Le village de Chateauneuf-en-Auxois (Côtes-d’Or) 

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

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    Châteauneuf-en-Auxois est un superbe exemple de l'architecture militaire bourguignonne du XIVe siècle.

    Ses tours et courtines témoignent de la politique de défense engagée pendant la guerre de Cent Ans pour défendre les plaines de l’Auxois.

    Le village conserve de très belles demeures bourgeoises du XIVe, XVe, XVIe et XVIIe siècle, témoins de la prospérité marchande de la ville à l’époque.

    Le Village De Vezelay – (Yonne) -

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Quand on arrive à Vézelay depuis la route – elles viennent toutes du Sud –, le village s’étend au pied de la basilique Sainte-Marie-Madeleine...

    Tel autant de joyaux échappés d’une malle aux trésors superbe. Ici, se côtoient beauté et sacré.

    Pour les ressentir tous les deux, il faut emprunter ses superbes ruelles baignées de lumière.

    Village Médiéval en Aquitaine Limousin Poitou Charentes

    Le Village De Saint-Émilion - (Gironde)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Juchée au sommet d'une colline calcaire du Libournais, entourée de vignobles évidemment, la petite cité médiévale de Saint-Émilion a été bâtie au XIIe siècle.

    Ses tertres, nom donné aux ruelles pavées pentues de la région, se prêtent volontiers à la déambulation...

    Surtout à la tombée du jour, quand les touristes se font moins nombreux, et que la lumière déclinante pare ses pierres de Gironde de teintes ocre.

    Le bourg a notamment conservé son enceinte, ses portes et une belle série de monuments archéologiques.

    Le Village De Collonges-la-Rouge - (Corrèze)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    C’est dans ce village aux confins du Quercy en 1982, qu’est née l’idée de l’association des plus beaux villages de France.

    Il faut dire que cet écrin rougeoyant, à l’architecture harmonieuse, a tout pour inspirer l’idée.

    Le bourg possède un exceptionnel ensemble de castels, notamment celui de Vassinhac, avec ses grosses tours...

    Ou le Castel de Maussac, version miniature d’un château fort…

    Le Village De Turenne - (Corrèze)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Ce village du causse corrézien

    Situé à quelques kilomètres au sud de Brive-la-Gaillarde...

    Porte toujours avec fierté les marques de sa riche histoire et de sa splendeur passée.

    Parmi elles, de superbes maisons bourgeoises...

    Et hôtels particuliers des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, les tours César...

    Et du Trésor, vestiges du château dominant le village, et des demeures plus simples...

    Mais tout aussi charmantes, arborant les couleurs du terroir... 

    Calcaire gris des causses, grès rouge...

    Ou jaune de Collonges et de Gramont...

    Village Médiéval En Languedoc-Roussillon -

    Le village de Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Au nord-ouest de Montpellier, se trouve l’un des plus jolis villages de l’Hérault. Construit autour de l’Abbaye de Gellone...

    Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle...

    Aux abords de falaises vertigineuses, Saint-Guilhem-le-désert...

    Est un joyau serti dans un écrin de nature exceptionnelle, prisée des randonneurs.

    Le village peut s’enorgueillir de la proximité d’un autre site classé, celui du Pont du Diable.

    Village Médiéval En Midi-Pyrénées -

    Le village de Rocamadour -(Lot - Vallée de la Dordogne)

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    Encore un village qui ne ressemble à aucun autre. Accroché à flanc de falaise dans le canyon de l’Alzou, dans le Haut-Quercy, Rocamadour collectionne les trésors...

    Et pas seulement religieux. Certes, son sanctuaire attire chaque année des milliers de pèlerins...

    Qui gravissent parfois à genoux les marches qui mènent à la basilique ou à ses sept chapelles...

    Mais elle a également d’autres atouts de taille, comme par exemple...

    Sa grotte des Merveilles, une grotte ornée paléolithique découverte en 1920.

    Le Village De Bruniquel - (Tarn-en-Garonne)

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    Encore un village perché dans un écrin de nature extraordinaire ! Dominant la rivière Aveyron...

    Bruniquel est un bourg fortifié bâti en étages et surmonté non pas d’un, mais de trois châteaux...

    Le château« vieux » du XIIIe siècle et le « jeune » du XVIe siècle.

    Au centre de l’ensemble, un donjon surnommé tour Brunehaut...

    En référence à la reine mérovingienne...

      À qui la légende attribue la fondation de Bruniquel.

    Le Village De Cordes-sur-Ciel  - (Tarn)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Portes fortifiées, remparts, façades gothiques sculptées… Cordes-sur-Ciel annonce toute de suite ses couleurs médiévales.

    Dominant l’Albigeois, cette cité fondée au XIIIe siècle, a conservé les demeures luxueuses de son faste d’antan.

    Sur les riches façades de grès rose qui se succèdent le long des ruelles escarpées...

    Nombre de sculptures fantastiques s’animent : dragons, monstres et de personnages grimaçants…

    Le Village De Saint-Cirq-Lapopie - (Lot)

     

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    Le poète surréaliste André Breton y avait trouvé son « paradis terrestre » !

    Il faut dire que le village de Saint-Cirq Lapopie a de quoi faire rêver, juché en surplomb au-dessus du Lot, et s’ouvrant sur le causse de Limogne.

    Ses belles façades blondes et ses toitures brunes, étagées à flanc de colline, sont surmontées...

    D’un clocher fortifié, celui de l’église gothique du XVIe siècle, avec sa chapelle romane et sa terrasse offrant une vue inoubliable sur la vallée.

    Village Médiéval En Provence  -

    Le Village De Gordes -  (Vaucluse)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Perché sur le flanc sud des monts de Vaucluse, Gordes un village perché au charme irrésistible qui culmine à près de quatre cents mètres d’altitude.

    Il se distingue par ses ruelles en pente pavées, appelées calades. Bordées de hautes bâtisses de pierre sèche...

    Elles forment un véritable labyrinthe dans lequel on se perd avec délice. Le meilleur moment pour s’y rendre ?

    Quand ses champs de lavande sont en fleurs et que les alentours du village s’habillent de mauve.

    Le Village Des Baux-de-Provence  -

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Dominant la vallée des Alpilles, le village des Baux de Provence trône...

    Tel un vaisseau de pierre sèche au sommet d’un éperon rocheux de calcaire.

    Au sommet, les ruines de la « cité morte », ancien château médiéval des seigneurs des Baux...

    Avec son donjon, ses tours et sa chapelle Sainte-Blaise, cohabitent avec les belles demeures restaurées du village.

    Village Médiéval En Alsace -

    Le village d'Eguisheim (Haut-Rhin) 

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Situé au cœur du vignoble d’Alsace, sur les derniers contreforts du massif des Vosges...

    Eguisheim est un véritable décor de carte postale. Les façades colorées de ses maisons à colombages Renaissance...

    Ses rues pavées et fleuries enroulées en cercles concentriques autour de son cœur historique…

    Impossible de ne pas tomber sous le charme de ce joyau de la Route des vins.

    Village Médiéval Dans Les Hauts-de-France -

    Le Village De Gerberoy - (Oise)

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Ne dit-on pas que tout ce qui est petit est mignon ?

    Avec moins de 100 habitants, Gerberoy, qui revendique son titre de plus petite ville de France, donne raison au dicton populaire.

    Située au sommet d’une butte, cette minuscule cité semble tout droit sortie d’un film d’époque.

    Rues pavées, maisons aux pans de bois et colombages colorés, briques roses, ardoises gris graphite…

    Les Plus Beaux Villages Médiévaux De France -

    Ses nombreuses façades fleuries lui ont valu le surnom de « Cité des roses ».

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  • L'Albanais : territoire entre lacs et montagnes

     

    Entre le lac d’Annecy et le lac du Bourget, l’Albanais déroule ses collines bosselées et ses vallons riants, qui lui donnent des airs de Toscane. Châteaux médiévaux et gorges encaissées ponctuent cet avant-pays méconnu, à cheval sur la Savoie et la Haute-Savoie. Imitons les gens du cru et jouons à saute-frontières le temps d’une promenade bucolique.

     

    Les gorges du Fier

    L'Albanais : territoire entre lacs et montagnes

    Principale rivière de Haute-Savoie, le Fier prend sa source au pied du mont Charvin à 2 019 mètres d’altitude. Il se jette dans le Rhône, en aval de Seyssel, 70 kilomètres plus bas : il a franchi près de 1 800 mètres de dénivelé.

    L’Albanais ? Avouons que nous n’avions jamais entendu parler de cette campagne comprise entre les massifs des Bauges, des Bornes-Aravis et le Jura. Les gorges du Fier offrent un spectacle particulièrement dépaysant. Formées par l’érosion liée aux fortes pluies et à la fonte des glaciers, elles évoquent un bout d’Amazonie avec leurs hautes falaises couvertes de mousses d’où pendent des lianes. Descendu des Aravis pour se jeter dans le Rhône, le Fier gronde en contrebas, rendu furieux par l’étroit goulet qui lui sert de lit. Les gorges ne dépassent pas 300 mètres de long, mais elles attirent les touristes depuis l’aménagement du site en 1869. La passerelle accrochée à flanc de falaise surplombe des marmites de géant avant de déboucher sur un étonnant paysage de lapiaz, véritable labyrinthe de blocs fissurés.

    Pour aller plus loin: comme il fut question du lac d'Annecy en introduction, découvrez les 7 activités à faire absolument à Annecy !

    L'Albanais : territoire entre lacs et montagnes

    La passerelle surplombant les gorges du Fier est longue de 252 mètres et suspendue à 25 mètres au-dessus de la rivière.

    L'Albanais : territoire entre lacs et montagnes

    Le site de la Mer de Rochers dans les gorges du Fier est 
un impressionnant lapiaz, labyrinthe de blocs calcaires (karst) fissurés présidant à la formation de cavités naturelles.

    Le château de Clermont

    L'Albanais : territoire entre lacs et montagnes

    Les portes s’entrouvrent sur la cour d’honneur bordée de galeries à arcades et balustres du château de Clermont, sobre et élégant édifice Renaissance.

    Au nord du val de Fier, le château de Clermont mérite le crochet. Un riche prélat, Gallois Regard (1512-1582), a bâti ce palais d’été qui contemple les mamelons rondouillards typiques de l’Albanais. L’art et le raffinement de la Renaissance se déploient dans l’escalier d’apparat et surtout dans la magnifique cour intérieure. Difficile de croire que, en 1973, les métayers du coin rangeaient encore leur foin et leur matériel agricole sous les galeries à double étage, alors à l’état de ruines !

    Le Chéran et le lac du Bourget

    L'Albanais : territoire entre lacs et montagnes

    Petit affluent du Fier, le tonique Chéran prend sa source à Verrens-Arvey dans le massif des Bauges. Le cours d’eau aimante quelques orpailleurs en quête de paillettes très pures.

    Le Chéran, l'autre belle rivière de l'Albanais, nous conduit à la capitale du pays, Rumilly. C'est ici que le petit Joseph Joffo trouva refuge, comme il le raconte dans Un sac de billes. La bourgadeest aussi le berceau du célèbre jouet Sophie la Girafe et le siège de Téfal. À la Chambotte, la route grimpe jusqu'au point de vue éblouissant sur le lac du Bourget, classé parmi les plus beaux lacs français. On raconte que la reine Victoria, en cure à Aix-les-Bains sous un nom d'emprunt, vint ici en chaise à porteurs pour profiter de la vue.

    L'Albanais : territoire entre lacs et montagnes

    Le lac du Bourget depuis le belvédère de la Chambotte.

    Éternel oublié, l’Albanais ronronne au creux de ces monts et merveilles. À votre tour de le découvrir.

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  • Le marais de Brière : la lagune mystérieuse

    Par Hughes Derouard
     France sauvage
     

    Le marais de Brière est l’un des plus petits parcs naturels régionaux ; il se partage entre un ensemble d’étangs, de tourbières, de roselières et autres zones humides, et des terres plus élevées – des îles – où se sont construits villages et hameaux.

     

    Au nord de l’estuaire de la Loire, longeant la façade océanique, la Grande Brière est une immense lagune installée au creux d’un effondrement du sous-sol armoricain. En vertu d’un acte sur le droit de pêche de 1461, le marais de Brière est propriété indivise des habitants des 21 communes riveraines. La commission syndicale gestionnaire de Grande Brière Mottière réglemente également l’activité.

    Le saviez-vous ?

    Couvrant 49 000 hectares, le marais de Brière est l’un des plus petits parcs naturels régionaux, mais c’est aussi l’un des plus densément peuplés. Il est situé aux portes de Saint-Nazaire, Guérande, Herbignac et Pontchâteau. C'est sans surprise qu'il se retrouve dans notre classement des 10 plus beaux parcs naturels régionaux de France !

    Se sentir seul au monde

    Sous la poussée régulière de la perche, le bachot file en silence sur les eaux immobiles. Comment est-il possible que, à quelques kilomètres plus loin seulement, l’autoroute de Saint-Nazaire soit en train de déverser des milliers de baigneurs sur les plages de La Baule et de Pornichet ? Ici, au beau milieu de la Grande Brière, vous êtes comme seul au monde. Peut-être même, si votre guide vous a conduit au centre du marais, ressentez-vous une forme d’inquiétude. Une agoraphobie provoquée par le panorama qui s’offre à votre regard. Devant, derrière, comme de chaque côté de l’embarcation, aux quatre points cardinaux, un canal rectiligne s’enfuit vers des horizons indiscernables, noyé dans la brume de chaleur. Pas une brise ; l’eau est un miroir dans lequel le ciel, les joncs, les libellules et les oiseaux, en s’y reflétant, composent une image aussi nette que l’original.
     

    Le marais est immense. Sur la carte, du nord au sud, on mesure 14 kilomètres entre le point de vue des Fossés Blancs et le lieu-dit Pont-de-Paille ; d’ouest en est, on compte 9 kilomètres entre Bréca et Fédrun, où commence la Petite Brière.

    Près de Kerhinet, hameau constitué de caractéristiques chaumières briéronnes, le port de Bréca est un bon point d’embarquement pour glisser au coeur du marais. Le moyen de locomotion privilégié pour progresser dans ce monde lacustre est le même depuis que les hommes occupent le marais : le chaland, barque traditionnelle à fond plat.

    Ecoutez les animaux

    Au croisement de ces chemins d’eau, lequel de ces quatre larges canaux suivre ? Qu’importe. Avec leurs berges strictement parallèles, uniformément plantées de roseaux et de joncs, rien ne les différencie. D’après la carte, un repère géodésique est placé à l’intersection des canaux de Bréca du Nord, de Rosé et du Vieux Canal. Mais au rendez-vous, il n’y a rien. Nous nous félicitons tout de même que le ciel soit dégagé, ce qui permet de nous orienter d’après le soleil !

    Le retour s’effectuera par quelques errances à travers l’ensemble de ces canaux, curées, chalandières… pour reprendre la gamme de termes employés pour désigner les chemins d’eau du pays des oiseaux. Sur une grande mare – une piarde, en langage briéron – des dizaines de canards se reposent. Le bachot coupe un discret sillage : il est levé par le museau d’un ragondin. Un mouvement de panique subit est celui d’une poule d’eau. Cet oiseau a un comportement absurde : lorsqu’il repère une apparition potentiellement dangereuse, au lieu de se tenir immobile pour passer inaperçu, il tente bruyamment de fuir ! Soudain, un mugissement laisse supposer qu’une vache erre dans le marais. Sourire du guide : c’est le cri du butor étoilé !

    Caractéristique chaumière briéronne à Kerhinet.

    Pour comprendre la vie d’autrefois en Brière

    Kerhinet Si vous souhaitez vous faire une idée de ce qu’était la vie, il y a un siècle, en Grande Brière, deux sites méritent absolument la visite : le hameau de chaumières de Kerhinet et la Maison de la Mariée. Kerhinet se trouve du côté ouest du marais, à 5 kilomètres de Saint-Lyphard. Un ensemble de chaumières restaurées et un circuit balisé permettent d’imaginer le quotidien des populations rurales à l’époque où les habitants du marais vivaient en quasi-autarcie. Sur l’île de Fédrun, la Maison de la Mariée évoque les temps où les femmes de Saint-Joachim fabriquaient à domicile des couronnes de mariées et des fleurs artificielles, commandées par de grandes maisons de couture. À travers une impressionnante collection de globes de mariage, c’est la vie intime des familles briéronnes qui se dévoile.

    Il faut garder le doigt sur la carte pour ne pas perdre le fil de l’itinéraire, qui vaut autant par la poésie des noms des canaux empruntés que par la beauté des lieux. Nous voici entre le Copis Ardent et la curée Denis Vince, cap sur Fédrun où nous trouverons la curée de la Chalandière. Tout un programme. Enfin apparaît une présence humaine : c’est un chasseur, dans un autre bachot. Un vieil habitué du marais, si on en juge d’après la souplesse de son corps qui se ramasse puis se détend le long de la perche, tandis que la barque file régulièrement, sans le moindre à-coup.

    Un lieu authentique

    Ces quelques images d’une balade sont révélatrices de l’ambiance et des paysages du marais de Grande Brière. Car ce sont des jours et des jours qu’il faudrait pour en achever l’exploration systématique. Alors on découvrirait de nombreuses nuances, si ce n’est des atmosphères radicalement différentes. L’île de Fédrun, sur la côte est, paraît le village le plus typiquement briéron du marais, avec ses chaumières et ses maisons de pêcheurs. On peut y louer un bachot. Plus au sud, le Pont-de-Paille jouxte Trignac. Ici, dans les faubourgs de Saint-Nazaire, le lieu reste étonnamment authentique, du simple fait des pêcheries au carrelet, ces grands filets rectangulaires qu’on descend à l’eau et remonte à l’aide d’un treuil. Bréca, sur le côté ouest du marais, fait penser à la Camargue ; sans doute parce qu’on y organise des randonnées équestres sur de petits chevaux blancs, jumeaux de Crin-Blanc. Saint-Lyphard, un peu plus au nord, est le pendant de Fédrun.

    Se renseigner

    Office de tourisme de Brière
    Maison du Parc
    Village de Kerhinet
    44410 Saint- Lyphard
    02 40 66 85 01 et parc-naturel-briere.fr

     

     

     

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  • Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

    Par Vincent Noyoux

    Au carrefour des quatre départements bourguignons, le Morvan est un massif aux airs d’île farouche. Dans ce pays enclavé à la beauté rugueuse, les rivières abondent et la forêt règne en majesté. La « montagne des Parisiens » est à la fois un vaste château d’eau et une réserve de bois qui fait le bonheur des marcheurs... et des exploitants forestiers. Promenade entre torrents, lacs et breuils, à la rencontre des acteurs de ce territoire sauvage.

    Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

     Qu’on le traverse à pied, en voiture ou en VTT, le constat est le même : il n’y a pas un, mais plusieurs Morvan. Le Morvan chevelu, couvert de forêts, saute aussitôt aux yeux lorsqu’on vient de Vézelay, Autun ou Saulieu. Hêtraies touffues, futaies de chênes auxquels se mélange une foison d’autres essences (érables sycomores, châtaigniers, bouleaux, charmes, mais aussi pins Douglas et épicéas) tapissent ce vieux massif affaissé et raboté par l’érosion. Près de la moitié du territoire est couvert de forêts. L’automne est sans nul doute la plus belle saison pour en admirer pleinement les mille nuances. Les résineux gardent leur robe vert foncé, les hêtres multicentenaires jaunissent avec élégance, les chênes rouges d’Amérique s’enflamment.

    Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

    Les gorges de la Canche

    Le château d'eau de Paris

    Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

    L'étang des Cloix

    L'autre Morvan, celui des rivières et des lacs, nous apparaît au détour des chemins et des virages. « La Romanée, le Trinquelin, le Cousin, la Cure, le Chalaux, l’Yonne... », énumère Daniel Lulic, président de l’association Avallon-Morvan pour la Pêche. À force de passer ses journées dans les flots jusqu’à mi-cuisse, ce pêcheur à la mouche est devenu un spécialiste des cours d’eau du Morvan. Nous le rencontrons sous la voûte du vieux pont de Pierre-Perthuis, reconstruit par Vauban, l’enfant du pays. 

    Et pour un circuit plus patrimoinial en Bourgogne, découvrez aussi notre article sur les plus châteaux du Chalonnais. 

    Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

    « Le Morvan, c’est le château d’eau de Paris car toutes nos rivières irriguent le Bassin parisien. Savez-vous que c’est l’Yonne qui coule à Paris, et non la Seine ? Quand deux cours d’eau se réunissent, la règle veut que celui ayant le plus petit débit se jette dans l’autre. Or, à leur confluence, l’Yonne a un débit supérieur à celui de la Seine. » La Cure, qui coule à nos pieds, participe à cette aventure parisienne, puisqu’elle se jette elle-même dans l’Yonne. C’est d’ailleurs grâce à la Cure et à l’Yonne que Paris a pu se chauffer entre le Moyen Âge et la première moitié du XIXe siècle. L’activité du flottage de bois consistait à envoyer les troncs sur l’eau jusqu’à Clamecy et Vermenton, où ce bois était assemblé sous forme de radeau puis expédié jusqu’à la capitale par l’Yonne et la Seine. À Chastellux, notre pêcheur retrouve la Cure, qui serpente à l’ombre du château perché sur son éperon rocheux.

    Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

    Les rochers du Carnaval à Uchon.

    Daniel Lulic lance sa soie comme un cow-boy son lasso. « Depuis le recul de l’agriculture dans le Morvan, on trouve des cours d’eau très propres, donc poissonneux : ombres, vairons, goujons, chabots, vandois et, surtout, de belles truites farios sauvages. Il nous reste de belles écrevisses autochtones à pattes blanches. La loutre est aussi revenue dans la Cure, ce qui prouve la bonne santé de la rivière. »

    En automne, un petit Canada

    Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

    Les eaux limpides du Morvan ne séduisent pas que les pêcheurs. Entre avril et novembre, les rivières gonflées par les pluies abondantes (et par la fonte des neiges au printemps) attirent les amateurs de sports d’eaux vives. Kayak, canoë, rafting... Le Chalaux est très prisé des kayakistes grâce à son parcours accidenté. Au milieu des forêts et des rochers de granit, les eaux de la Cure ouvrent un parcours nautique de 22 kilomètres.

    Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

    Au saut de Gouloux, à 5 kilomètres de Saint-Brisson, la rivière tombe dans une faille ancienne, formant une cascade de 10 mètres de haut. Les deux visages du Morvan sont ici réunis : d’un côté, une forêt profonde peuplée de conifères et de feuillus aux troncs moussus ; de l’autre, une rivière torrentueuse, farouche. À côté de la cascade, des murs de granit indiquent l’emplacement de deux moulins, l’un à farine et l’autre à huile, ainsi que l’existence d’un ancien port de flottage. C’est en partie pour contrôler la fougue de ses rivières que le Morvan s’est doté de lacs artificiels. Le massif en compte six, que l’on peut découvrir en rayonnant depuis le village de Montsauche-les-Settons, dans le haut Morvan. Le plus grand d’entre eux, le lac de Pannecière (520 hectares) a été construit dans la première moitié du XXe siècle pour réguler le débit de l’Yonne et de la Seine, afin d’éviter que Paris ne soit sous les eaux en cas de grande crue. On apprécie son aspect sauvage et son atmosphère reposante.

    Le Morvan : le plein d'oxygène entre lacs et forêts

    Le lac des Settons, le plus ancien, a été creusé un siècle plus tôt pour faciliter le transport du bois par voie fluviale ; iI remplit désormais les mêmes fonctions que celui de Pannecière. Les touristes aiment surtout s’y adonner aux activités nautiques et, le long de ses rives, au vélo sur fond de sapins et de mélèzes. Les pêcheurs affectionnent le lac du Crescent, plus tranquille et utilisé par une usine hydroélectrique. Dans la vallée du Cousin, le lac de Saint-Agnan emporte notre préférence. Pas d’habitation, ni de bateau à moteur (interdit !). Juste des passionnés qui taquinent le poisson et des marcheurs appréciant ses sentiers de découverte - dont un sur pilotis. Ses rives boisées qui s'empourprent en automne lui valent le surnom de "Petit Canada". On n'oublie pas de sitôt le spectacle des chênes aux couleurs de feu se reflétant dans l'eau. À l'ouest, le lac de Chaumeçon s'adresse davantage aux sportifs : rafting, canoë, aviron... On s'y baigne en été, et les couchers de soleil y sont splendides.  

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  • Les Rochers De Saint-Guénolé , La Carte Postale

    Les Rochers De Saint-Guénolé , La Carte Postale -

    En ce début d’année 2020, la rédaction de RITV innove en vous faisant découvrir des paysages, des métiers...

    Des lacs ou des étangs, les coups d’œil maritimes de la Manche à l’Atlantique, des routes de montagnes ou quelques uns de nos plus belles forêts.

    Tout ce que cette si belle terre de France peut compter de patrimoine, de ponts, de châteaux...

    Les Rochers De Saint-Guénolé , La Carte Postale -

    Ou d’abbayes, RITV vous le fera découvrir au travers d’une « carte postale » de quelques minutes.

      Des dizaines de milliers de kilomètres sur les routes de France pour « La carte postale » de reinformation.tv

    Depuis bientôt 5 ans, reinformation.tv est l’un des seuls médias de réinformation de France vraiment indépendant.

    Avec ses 7 journalistes (Olivier Bault, Clémentine Jallais, Armel Joubert des Ouches, Pauline Mille, François Le Luc, Mathieu Lenoir...

    Les Rochers De Saint-Guénolé , La Carte Postale -

    Ou d’abbayes, RITV vous le fera découvrir au travers d’une « carte postale » de quelques minutes.

      Des dizaines de milliers de kilomètres sur les routes de France pour « La carte postale » de reinformation.tv

    Depuis bientôt 5 ans, reinformation.tv est l’un des seuls médias de réinformation de France vraiment indépendant.

    Avec ses 7 journalistes (Olivier Bault, Clémentine Jallais, Armel Joubert des Ouches, Pauline Mille, François Le Luc, Mathieu Lenoir...

    Les Rochers De Saint-Guénolé , La Carte Postale -

    Depuis bientôt 5 ans, de Lille à Toulouse, de Bayonne à Marseille, Cannes et Toulon, de Strasbourg à Brest, des dizaines de milliers de kilomètres...

    Ont été parcourus en train, en voiture, en avion pour réaliser un vrai travail de journalisme de terrain. Des centaines de personnes ont déjà été interviewées.

    RITV, De Gros Succès D’audiences -

    Reinformation.tv a obtenu de très gros succès ces derniers temps : plus de 4 millions de vues pour notre enquête Régime social des indépendants, bienvenue en enfer...

    Les Rochers De Saint-Guénolé , La Carte Postale -

    2.5 Millions de vues pour notre première enquête sur les éoliennes Energie éolienne, la grande escroquerie, près de 2 millions de vues pour notre reportage réalisé dans la région d’Annecy et de Chambéry en Haute-Savoie...

    Explosion des impôts la France assassinée, déjà plus de 400 000 vues pour notre entretien-documentaire Serge Abad-Gallardo ex franc-maçon converti la franc-maçonnerie est luciférienne.

    Fortement encouragés par ses audiences, par les messages que vous nous adressez et par vos nombreux commentaires sur les réseaux sociaux notamment...

    Les journalistes de RITV veulent en faire plus en vous montrant ce que nous n’avons pas encore pris le temps de vous montrer.

    C’est donc pour vous faire profiter des paysages, des découvertes, du patrimoine exceptionnel de la France...

    Que nous voyons tout au long de l’année, que nous allons désormais vous montrer les à-côtés de nos reportages en commençant par...

    Les Rochers De Saint Guénolé -

    Les Rochers De Saint-Guénolé , La Carte Postale -

     

     

     

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  • Dole, les contes d'une cité perchée

     

    Accrochée sur une petite colline surplombant le Doubs, la cité de Pasteur et de Marcel Aymé fut la capitale de la Franche-Comté jusqu’à la conquête française en 1678. Du canal des Tanneurs à la collégiale Notre-Dame, en passant par ses hôtels particuliers Renaissance, balade parmi les joyaux insoupçonnés de la sous-préfecture du Jura.

    Dole, les contes d'une cité perchée

     

    Passerelle du Prélot – soit « près de l’eau » –, une belle matinée d’été. Sous nos yeux, l’image idéale doloise. Depuis le port du canal du Rhin au Rhône, où sont amarrés bateaux et péniches de plaisance, la cité s’élève dans toute sa majesté, perchée sur une petite colline calcaire. L’ensemble est couronné par le haut clocher de la collégiale Notre-Dame, qui domine de toute sa puissance une cascade de tuiles brunes. « Peut-on rêver plus belle vue ? », s’enthousiasme José Vincent.

    Dole, les contes d'une cité perchée

    Autour de Dole, balade en bateau

    Ce menuisier dolois, passionné de navigation, s’est lancé en 2015 dans un audacieux challenge pour rendre les bords de l’eau plus attractifs : imaginer des bateaux électriques parés d’acajou, sans permis et silencieux, pour proposer aux flâneurs des balades à fleur d’eau. « Dans ces petites embarcations inspirées des Runabouts américains des années 1950, il s’agit de révéler aux visiteurs – et même aux locaux – les beautés de cette ville d’eau, unique dans le Jura, et de découvrir à quel point les champs, la nature, la faune, le silence, ici, sont tout proches. Depuis le Doubs, tout se révèle encore plus beau. Un paysage d’une grande quiétude, totalement romantique. »

    La petite venise jurassienne

    Dole, les contes d'une cité perchée

    Romantique, Dole l’est encore plus au bord du canal des Tanneurs, qui était bordé au Moyen Âge de dizaines de tanneries artisanales. Les fabricants du cuir y nettoyaient jadis les peaux... Fini les eaux insalubres, ce microquartier, au pied de la ville, constitue aujourd’hui un petit paradis, avec ses maisons qui s’étagent les pieds dans l’eau, ses nénuphars, ses adorables petits ponts de  pierre, ses terrasses fleuries ou encore son moulin, évoqué par Marcel Aymé, enfant de la ville, dans son roman Le Moulin de la Sourdine. Une atmosphère tranquille qui a valu à Dole le surnom de « Petite Venise jurassienne ». Et pourtant. Derrière cette image d’une grande sérénité, se cache une cité d’une très grande richesse historique au passé pour le moins mouvementé. Dole, bâtie au bord du Doubs au XIe siècle, obtient dès le XIVe siècle de plus en plus de fonctions et devient la capitale du comté de Bourgogne – l’actuelle Franche-Comté – jusqu’à la conquête française en 1678. « Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, y fixe en 1386 le siège du parlement de comté, suivi d’une chambre des comptes et, en 1422, d’une université renommée pour son école de droit, attirant des étudiants de tout l’empire. La cité aimante des nobles et des parlementaires accueille même un atelier monétaire à l’intérieur de ses remparts », précise Nicole Régnier, guide conférencière.

    « Comtois rends-toi ! - Nenni ma foi ! »

    Dole, les contes d'une cité perchée

    Très vite, Louis XI lorgne sur la cité et la ravage lors d’un siège en 1479, malgré une résistance héroïque des Dolois. « La ville perd de sa superbe pour peu de temps puisque Charles VIII, via le traité de Senlis en 1493, la rétrocède aux Habsbourg. » Dole, territoire autonome au sein de l’empire des Habsbourg, retrouve son rang de capitale et c’est un véritable âge d’or : la cité, par ailleurs bastion de la réforme catholique, véritable rempart contre le protestantisme, embellit à vitesse grand V : « C’est une fièvre constructrice, explique la guide. Elle se pare de façades inspirées par l’Italie et de superbes décors de pierre polychromes. Son rôle de capitale sera encore affirmé après la résistance doloise contre Louis XIII lors du siège de 1636 – la devise était “Comtois rends-toi ! – Nenni ma foi !“ Il faudra attendre 1678, jusqu’à l’annexion française et le traité de Nimègue, pour qu’elle perde son rôle de capitale. Besançon est promue capitale dans le but de punir Dole d’avoir résisté si longtemps... »

    Derrière cette image d’une grande sérénité, se cache une cité d’une très grande richesse historique au passé pour le moins mouvementé.

    Par les trajes dans les traces de Marcel Aymé

    Aujourd’hui, lorsque l’on se balade à travers la discrète sous-préfecture (mais plus grande ville du Jura avec 24 000 habitants), tout évoque ce glorieux passé. Il y a donc la collégiale Notre-Dame, monument majeur de la ville, planté sur un tertre au XVIe siècle dans un style gothique après les destructions opérées par les troupes de Louis XI. Le sanctuaire subjugue par son clocher-porche fortifié culminant à 73 mètres et son intérieur, élancé et sobre, avec son grand orgue en bois sculpté du XVIIIe siècle.  Élevé à partir du début du XVIIe siècle, l’Hôtel- Dieu – qui accueille aujourd’hui notamment la médiathèque –, constitue l’autre monument majeur. Tel un palais, l’édifice déploie sa longue façade Renaissance, ornée d’une balustrade incroyablement sculptée, le long du canal des Tanneurs. Il faut pénétrer à l’intérieur de sa cour intérieure, qui s’organise comme un cloître des plus sophistiqués, avec ses galeries et ses deux escaliers – l’un à vis, l’autre suspendu. Puis laissez- vous porter par vos envies, faufilez-vous à travers les pittoresques trajes, ces étroites venelles pentues franc-comtoises, pour découvrir les mille et une richesses architecturales. Ici, une grande fontaine Renaissance, là, un fronton sculpté, et partout, dans la vieille ville, de lourds portails finement ouvragés qui cachent des hôtels particuliers construits entre cour et jardin pour des familles aristocratiques, bourgeoises ou parlementaires. À l’angle des rues Granvelle et Pasteur, voici le vaste portail blasonné de l’hôtel de Champagney qui ouvre sur un balcon et deux superbes tourelles d’escaliers. Rue de Besançon, ouvrez bien les yeux, vous tomberez, au numéro 44, sur l’hôtel Terrier de Santans ; poussez le portail pour découvrir trois magnifiques escaliers extérieurs, très marqués par l’architecture bourguignonne. Il faut arpenter la rue du Collège-de-l’Arc, avec son alignement de beaux hôtels du XVIIe siècle, ou encore passer la Grand-Rue et la ravissante place aux Fleurs pour découvrir, rue du Mont-Roland, l’hôtel de Froissard, avec son portail, ses ferronneries ouvragées, ses escaliers raffinés, sa splendide loggia intérieure. Il est toujours dans la même famille depuis sa construction en 1611 !

    Un des tout premiers secteurs sauvegardés de France

    Dole, les contes d'une cité perchée

    L'ancien hotel particulier de Froissard.

    « Ce qui est formidable, c’est cette pierre calcaire, claire, qui, malgré un aspect dépouillé, peu ostentatoire, est d’une grande élégance. Si l’on regarde bien, on remarque que le travail de la pierre est extraordinaire à Dole. Il faut voir comme elle accroche la lumière », vante Nicole Régnier. Difficile à croire aujourd’hui : André Besson, célèbre écrivain né à Dole, se souvient avoir connu, avant-guerre, une « ville triste » : « Il y avait alors beaucoup d’industries, si bien que les façades étaient recouvertes d’une épaisse poussière grise. La ville a été très bien restaurée, grâce notamment au député-maire de Dole, Jacques Duhamel, qui a été ministre de la Culture. Dès 1967, il a fait de Dole intra-muros l’un des tout premiers secteurs sauvegardés de France, sur 116 hectares. On a alors redécouvert les façades, claires, fleuries. Dole est devenue une très belle ville et détient aujourd’hui le label Ville d’art et d’histoire. » Il marque une pause. « Il ne faut cependant pas se leurrer, malgré son aspect coquet, son côté “petite ville à taille humaine“, il reste ici un côté frondeur, né lors des différents sièges contre les armées royales. Les Dolois sont obstinés, courageux, en témoigne la résistance durant la guerre. Vous savez, ce sont les soubresauts de l’histoire, mais avec la fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté, certains Dolois ont même imaginé que Dole, ville ouverte sur le monde, car desservie par trois autoroutes, un aéroport, le train et même par un canal où l’on croise des bateaux venant d’Amsterdam et allant vers Marseille, pouvait devenir la capitale de la future grande région... C’était une utopie, mais cela veut bien dire que son passé de capitale n’a jamais été oublié ! »

    Balade sur une colline " inspirée"

    Dole, les contes d'une cité perchée

    Haut lieu de pèlerinage, le mont Roland, à 5 kilomètres au nord de Dole, est accessible en voiture ou à pied, via de beaux chemins de randonnée à travers bois et champs. Un sanctuaire dont l’origine remonterait au XIe siècle est campé sur cette colline, à 343 mètres d’altitude. On y vénérait une Vierge Noire, aujourd’hui dans l’église de Jouhe. L’église actuelle, dédiée à Notre-Dame, a été élevée dans un style néogothique par des jésuites dans la seconde moitié du XIXe siècle. Au sommet, empreint de silence, un beau panorama vous attend sur les paysages verdoyants et ondulés du pays dolois, mais aussi les monts du Jura d’un côté et la côte d’Or de l’autre. Le mont, situé sur un chemin menant à Compostelle, fait l’objet de trois pèlerinages annuels : en avril, la célébration de la Vierge par les gens du voyage ; en mai, depuis 1967, celle de la Vierge de Fatima par la communauté portugaise ; et le 2 août, un grand pèlerinage régional commémorant la reconstruction du sanctuaire le 2 août 1856. Possibilité de se restaurer ou de boire un verre au tranquille Chalet du Mont-Roland.

     

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  • Les 15 plus belles plages du Nord de la France

    Par Clio Bayle
     

    Que d’idées fausses sur le Nord de la France ! Gigantesques, sauvages, grandioses... Les plages du Nord de la France n’ont rien à envier à celles du Sud. Depuis la côte d’Opale jusqu’à la côte normande, découvrez notre top 15 des plus belles plages pour vos vacances !

     

    Les plages du Nord-Pas-de-Calais

    Wissant : entre les caps Blanc-Nez et Gris-Nez (Pas-de-Calais)

    Cette station balnéaire de la Côte d’Opale, surnommée parfois la « perle sauvage de la côte d’Opale », ou la « Mecque de la planche à voile », est réputée pour sa longue plage de sable, qui court, ininterrompue sur une dizaine de kilomètres, entre les caps Blanc-Nez (133 m) et Gris-Nez (45 m). De cette terre des Deux Caps, Victor Hugo disait qu’elle présente les « plus beaux paysages du monde ». Vous l'aurez compris, c'est sans conteste l'une des plus belles plages de France.

    Le Touquet Paris-plage (Pas-de-Calais)

    Longue à n’en plus finir… La plage du Touquet-Paris-Plage offre aux promeneurs et aux plagistes près de 12 km de sable fin et de dunes herbeuses, un petit paradis !

    Gravelines-plage - plage de Petit Fort Philippe

    La plage de Petit-Fort-Philippe, bordée de charmantes petites cabanes en bois, et d’un joli phare, est l’une des plages les plus animées de la région de Dunkerque. Ses installations pour les enfants, son sable fin, et son eau claire, en font une destination idéale pour les familles.

    Plage du Perroquet - Bray-Dunes (Nord)

    Dernière plage française avant la Belgique, la vaste plage du Perroquet de Bray-Dunes offre un environnement totalement sauvage, en bordure d’un site naturel protégé et de grandes dunes de sable.

    Les plages de Picardie

    Les plages de la baie de Somme - (Somme)

    À mi-distance entre Dieppe et Boulogne-sur-Mer, la baie de Somme est un immense estuaire marin, véritable sanctuaire écologique, où cohabitent 360 espèces d’oiseaux et une petite colonie de phoques. Depuis les nombreuses plages sauvages qui bordent le site, on a tout loisir de les observer. La plage de la Maye (photo) est le paradis des pêcheurs à pied : on y ramasse coques et salicornes.

    Plage de Fort Mahon - Fort-Mahon-Plage (Somme)

    Plus au Nord, en direction de la La Rochelle, la station balnéaire de Fort-Mahon borde une plage gigantesque, longue de 17 kilomètres, bordée de dunes en perpétuelle transformation. Située entre baie de Somme et baie d’Authie, elle accueille régulièrement des phoques qui viennent y prendre un bain de soleil !

    Plage Sud - Quend-Plage-Les-Pins (Somme)

     

    Préservée de l’urbanisation, la plage de Quend, qui court sur 15 km, est un véritable paradis de sable fin. En fonction de la marée, elle peut atteindre plus de 300 mètres de large à certains endroits, en faisant un terrain de jeu et de détente gigantesque.

    Les plages de Haute Normandie

    Plage de Quiberville - Quiberville (Seine-Maritime)

    Bordée d’un côté par les blanches falaises de la Côte d’Albâtre, de l’autre, par celles, plus brunes, du Cap d’Ailly, la station balnéaire de Quiberville est prisée depuis le XIXe siècle. Sa longue plage de galets, complétée d’une large bande de sable à marée basse, est bordée d’une jolie promenade, où s’installent dès les mois d’avril, de jolies cabines de plage.

    Plage du Tilleul ou plage d’Antifer - Le Tilleul (Seine-Maritime)

    C’est l’un des plus beaux sites de Normandie. Située à l’ouest d’Etretat, cette plage de galets, encerclée par les célèbres falaises éponymes, n’est accessible qu’à pied. Une petite demi-heure de marche est nécessaire, mais à l’arrivée, le spectacle sauvage est grandiose, surtout si l’on arrive par le « trou de serrure » de la pointe de la Courtine.

    Plage du Petit Ailly - Varengeville-sur-Mer (Seine-Maritime)

    Les valleuses du Petit-Ailly et de Vastérival sont deux belles gorges noyées de végétation qui s'ouvrent sur la mer. À marée basse, vous y trouverez des plages de sable, rares en Seine-Maritime. Plus facilement accessible, la plage du Petit Ailly est très fréquentée des pêcheurs, notamment parce qu'une « moulière » se trouve tout près.

    Plage de Fécamp - Fécamp (Seine-Maritime)

    La plage de galets de Fécamp, célèbre pour son superbe palais Bénédictine, s'étend sur 800 mètres, du chenal jusqu'au casino, au-dessus duquel se dressent de gigantesques falaises crayeuses. Orientée à l’ouest, elle est ensoleillée jusqu’au soir, et offre, au coucher du soleil, un magnifique spectacle de lumière.

    Plage d'Etretat - Etretat (Seine-Maritime)

    Le paysage grandiose des falaises d’Etretat est connu du monde entier. La plage de galets qui longe la grève est bordée d’un côté, par la porte d’Amont et son arche, de l’autre, par la falaise d’Aval, avec son arche monumentale et emblématique. L'Aiguille, un cône rocheux haut de 71 m, se dresse un peu en retrait, isolée de la côté.

    Les plages de Basse Normandie

    Plage de la Potinière - Barneville-Carteret (Manche)

    En forme de fer-à-cheval, au pied du Cap de Carteret, la plage de la Potinière est bordée de cabines de bain bleues et blanches, ravissants témoins de l’époque des bains de mer. L’eau y est souvent chaude, car cette vaste crique est protégée du vent et réchauffée par les eaux du Gulf Stream.

    Plage d'Hermanville - Hermanville-sur-Mer (Calvados)

    Bordée de belles villas, dont certaines sont de véritables petits trésors d’architecture, le front de mer d’Hermanville offre un environnement particulièrement agréable pour une balade en toutes saisons. Sa plage de sable, longue de 2 km, est l’une des plus jolies plages de la Côte de Nacre.

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  • Alsace : circuit touristique sur la route des vins

    Par Hughes Derouard
     

    La route des vins d'Alsace qui serpente sur les collines des contreforts vosgiens est probablement la route viticole la plus célèbre de France. Nous avons emprunté cet itinéraire qui s'étire sur 180 kilomètres, de Marlenheim à Thann. Passez par Mittelbergheim, Traenheim, Obernai, Otrott, Hunawihr, Riquewihr, Ammerschwihr... Des noms bien étranges pour de magnifiques villages.

    Juché sur une colline, cerclé de vignes, Mittelbergheim porte partout les traces de son passé viticole. Là, un vieux pressoir du XVIIe siècle ; ici, dans la rue Principale, les vieilles enseignes pittoresques de vignerons. La cave voûtée de l’hôtel de ville garde, bien protégée derrière des grilles, un trésor : 6 000 des meilleures bouteilles laissées année après année par la vingtaine de producteurs que compte le village (pinot noir, gewurztraminer grand cru, tokay-pinot gris, riesling grand cru...). Un précieux livre de comptes accompagne cette collection, le Weinschlagbuch. Il comprend des commentaires inscrits, saison après saison, par les villageois relatant la météo et la santé du vignoble : la première note date du XVe siècle ! Odeurs de pressoir, effluves de gewurz épicé...

    Hunawihr (67) est ceint de vignes renommées. Son église du XIVe siècle accueille sans distinction les cultes catholique et protestant.

    Tout droit dans le couronne d'or en passant par Traenheim

    Dominé par la tour de son église romane, le village de Traenheim, au nord de la route des vins, semble, lui, à peine perturbé par la période des vendanges. Les touristes ont beau se faire plus rares, Guillaume Mochel, qui vinifie les sept cépages alsaciens, ne s’en plaint pas. « Nous en sommes à la quatorzième génération de vignerons : ça remonte à 1699 ! Plus de 70% de la vente se fait sur place. On est dans la Couronne d’or, un endroit qui bénéficie de l’ensoleillement à l’ouest grâce à l’ouverture de la vallée de la Bruche. » Ancré dans le terroir, mais ouvert sur le monde, ce jeune viticulteur aux allures d’étudiant a bourlingué dans les vignobles de Nouvelle-Zélande et de Toscane. « Chez nous, on fait tout de A à Z, de la plantation au collage de l’étiquette en passant par la mise en bouteilles. » Un côté artisanal qui plaît à un public fidèle qui vient régulièrement se ravitailler en bons flacons de grand cru altenberg de Bergbieten. Ses vins sont tout particulièrement recommandés par Romain Iltis, meilleur sommelier de France en 2012. Ce trentenaire originaire de Wihr-au-Wahl vante les vins d’Alsace avec passion et aime partager ses petits domaines de prédilection.

    Auberge de Traenheim

    On est dans la couronne d'Or, un endroit qui bénéficie de l'ensoleillement à l'ouest grâce à l'ouverture de la vallée de la Bruche.

    Guillaume Mochel

    Sur la route d'Obernai en passant par Rosheim

    C’est un ruban enchanté. Un itinéraire de rêve pour épicurien. Une mer de ceps, ponctuée d’innombrables caves ancestrales et quelques-uns des plus beaux villages d’Alsace. Conservateurs au bon sens du terme, les Alsaciens soignent leurs façades, restaurent leurs églises, leurs châteaux, entretiennent leurs ruines qui dominent la forêt. » Voyez Rosheim, belle oubliée du Bas-Rhin. Une fois passée la porte fortifiée de l’École se découvre un village typiquement alsacien, au charme immédiat. Son église romane en grès jaune, Saint-Pierre-et-Saint-Paul, aux drôles de sculptures des évangélistes sur le toit, sa grand-rue avec sa boulangerie Rohmer – la plus ancienne de France, elle daterait de 1600 – , son enseigne pittoresque à la forme de cigogne composent un vrai décor de cinéma. Juste après la ville d’Obernai (la ville la plus visitée d’Alsace après Strasbourg), Otrott, est, connu pour être le point de départ des sentiers pour le mont Saint-Odile dédié à la patronne de l’Alsace. Otrott-le-Bas et Otrott-le-Haut, sont célèbres pour leur vin rouge charpenté et fruité, rare enclave de pinot noir parmi les cépages blancs.

    Le village d'Obernai

    Barr : un concentré d'Alsace

    Réputé pour son grand cru kirchberg, Barr, 7000 habitants, constitue un bon point de départ pour rayonner dans la région. Les rues sont un peu désertes ce matin-là, on sort de quatre jours de fêtes des vendanges, mais c’est un concentré d’Alsace. Imaginez le tableau : sous vos yeux, une belle place de l’Hôtel-de-Ville, au centre de laquelle une fontaine, une auberge (Le Brochet) remontant au XVIe siècle, des ruelles pavées bordées de vieilles maisons Renaissance croulant sous les géraniums. Une délicieuse ambiance surannée. Et que dire de Rodern, avec pour toile de fond, perché sur son éperon, la silhouette moyenâgeuse du Haut-Koenigsbourg, revue par Guillaume II ?

    Dans le village de Barr, un concentré de pittoresque villageois. Au fond, l'hôtel-restaurant Le Brochet

    De Ribeauvillé à Riquewhir

    Bientôt, vous voilà à Ribeauvillé. La petite ville viticole est aussi celle de l’eau de source Carola. Ses ruelles pavées, sa place de l’Hôtel-de-Ville, ornée d’une imposante fontaine du XVIe siècle, grouillent de vie. Boire un gewurztraminer en terrasse, manger une flammekueche à l’ombre de sa tour médiévale des Bouchers ou sous la protection plus lointaine des silhouettes des châteaux de Ribeaupierre, c’est inoubliable.

    Mais voici Hunawihr. Avec son église-sentinelle entourée d’un cimetière fortifié veillant sur le vignoble, sa vieille fontaine du XIVe siècle, le bourg, est labellisé Plus beaux villages de France. C’est la carte postale parfaite. Mais c’est pourtant à Riquewihr que se pressent les visiteurs. Protégé par ses remparts, il présente un ensemble de maisons et façades des XVIe et XVIIe siècles miraculeusement intactes, cerclé par les vignes du Schoenenbourg. Il ne manque pas une enseigne pittoresque en fer forgé, pas une tuile sur les toits, pas une winstub chaleureuse... On se croirait plongé dans une aquarelle de Hansi. Ça tombe bien, le dessinateur a son musée ici. Surtout, aussi petit Riquewihr soit-il, on a l’impression de n’avoir jamais fini de faire le tour de ses fantaisies architecturales médiévales et Renaissance. N’hésitez pas à crapahuter dans les sentiers viticoles sur les hauteurs pour découvrir le village dans son ensemble.

    À Riquewhir, labellisé plus Beaux Villages de France. Dans la rue du Général-de-Gaule, les demeures à pans de bois abritent quelques grandes maisons viticoles. Cette petite ville a conservé son patrimoine bâti des XVIe et XVIIe siècles

    Le donjon de Kayserberg

    Au pied des Vosges, la route, après Riquewihr, est parmi les plus belles de France. Il y a d’abord Kaysersberg, la ville natale d’Albert Schweitzer, ceinturée de remparts. Sous la surveillance de son donjon impérial, planté sur son piton rocheux, ses maisons à pans de bois qui bordent la Weiss, son vieux pont fortifié de 1514, sa fontaine du XVIe siècle sur sa place du Vieux-Marché, lui confèrent un cachet unique. Quant à Ammerschwihr, c’est un beau trompe-l’œil. Des façades à colombages, des rues pavées, on croirait le village sorti d’une enluminure ancienne... Et, voilà qu’on apprend qu’il a été détruit à plus de 80 % durant la Seconde Guerre mondiale, témoin des combats de la « poche de Colmar »... Mais il a été méticuleusement restauré... comme avant !

    Vue d'ensemble de la place du Vieux-Marché de Kaysersberg et l'église de Sainte-Croix

    De Niedermorschwihr à Eguisheim

    L’endroit a beau être connu, on a l’impression de faire une découverte : au détour d’un virage surgit, solitaire, le village de Niedermorschwihr, qui apparaît bien petit face aux collines du grand cru sommerberg. Seul son étrange clocher tors semble vouloir se hisser à la hauteur du vignoble. Ici, dans ce village qui semble loin de tout, une star opère : Christine Ferber, la fameuse fée des confitures, qui exporte ses préparations artisanales dans le monde entier... Après Colmar, « capitale de la route des vins », se découvre l’autre vedette du vignoble alsacien : Eguisheim, élu «village préféré des Français» à la suite d’une émission de télévision – accroissant encore le nombre de visiteurs. La cité laisse apparaître une configuration singulière : les rues médiévales s’enroulent autour du cœur historique et dessinent trois superbes cercles concentriques jusqu’à la place du château. Là, une sorte de plate-forme octogonale réunit le château des comtes d’Eguisheim, la chapelle Saint-Léon, à la belle toiture de tuiles vernissées, et une monumentale fontaine au-dessus de laquelle se dresse la statue de Léon IX, pape qui serait né à Eguisheim en 1002. Oriels.

    Une visite d'Eguisheim ne peut être économe de dégustations des vins du cru

    Les louanges de Montaigne

    Le voyage s’arrête dans la vallée de la Thur, plus industrielle, sur une note grandiose : la ville de Thann, dont Montaigne, déjà, louait « les coteaux pleins de vignes, les plus belles, et les mieux cultivées ». Il y a d’abord le grand cru rangen, à déguster – le plus méridional des vins d’Alsace. Et l’on reste béat devant sa collégiale Saint-Thiébaut, l’un des plus beaux sanctuaires gothiques d’Alsace avec son portail occidental constitué de pas moins de 500 personnages. Divin !

    La collégiale Saint-Thiébaut et ses 500 personnages

    Pour aller plus loin: découvrez notre classement des domaines viticoles varois à visiter absolument !
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