• Les Gagnants des Sony World Photography Awards 2019

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    Le photographe italien Federico Borella a été nommé photographe de l’année 2019 par les Sony World Photography Awards, pour sa série émouvante consacrée à la hausse du taux de suicide chez les agriculteurs indiens. La série Five Degrees de Borella n’est que l’un des nombreux ensembles d’images incroyables récemment célébrés lors de la cérémonie de remise des prix à Londres.

     

    Après avoir nommé les meilleures images individuelles du concours ouvert, les photographes professionnels ont été jugés sur la base d’un ensemble de cinq à dix photographies. Alors que Borella remportait le premier prix avec une récompense de 25 000 $, plusieurs autres photographes étaient également célébrés.

    L’artiste Christy Lee Rogers a été nommée Photographe de l’année dans la catégorie open pour sa série d’images sous-marines spectaculaires qui utilise des compositions lumineuses et complexes et qui s’apparentant à des peintures à l’huile.

    Pour le concours professionnel, dix photographes se sont vus attribuer la première place dans différentes catégories, du sport au portrait.

    Chaque série de photos gagnantes montre l’excellence technique et la créativité nécessaires pour surpasser en qualité les 300 000 photographies soumises au concours 2019.

    Pour Borella, son grand prix est une validation de son travail acharné et des efforts qu’il consacre à son métier de photojournaliste. «Ce prix est l’une des choses les plus importantes pour ma carrière et ma vie. Ce type de visibilité est incroyable car cela me permet, à moi et à mon travail, de toucher un public mondial. C’est un «ticket d’or» qui arrive une fois dans sa vie. Je ressens une énorme responsabilité car j’ai pu constater et enregistrer cette situation en tant que photojournaliste. Ce prix est une preuve pour mes sujets qu’ils peuvent me faire confiance – et pour ma profession, c’est fondamental.  »

    Les Sony World Photography Awards, qui existe depuis 12 ans, n’est pas seulement une plate-forme mondiale pour les talents, il met également en valeur le travail des jeunes et des étudiants.

    Le magnifique portrait de l’étudiante américaine Zelle Westfall, Abuot, lui a valu le titre de photographe de l’année dans la catégorie jeunesse. En réponse au thème «Diversité», le portrait de Westfall est un regard sensible sur les problèmes de discrimination fondée sur la couleur de la peau qui malheureusement sévissent dans la société. « Abuot est mon amie d’école et elle est l’une des personnes les plus drôles que je connaisse », explique l’étudiante d’Atlanta, âgée de 18 ans. «Dans la société actuelle, avec les produits blanchissants pour la peau et le ‘colorisme’ inondant les médias, il est important de souligner la beauté des femmes à la peau sombre à qui on dit souvent qu’elles sont« trop sombres ». ”

    Les images gagnantes et présélectionnées des compétitions Professionnels, Open , Jeunesse et Étudiants sont maintenant exposées à la Somerset House à Londres jusqu’au 6 mai 2019.

    Il est également possible d’acheter le catalogue officiel ou des tirages de certaines images du concours via la Boutique en ligne de World Photo Organisation.

    Sony World Photography Awards 2019

    «Cinq degrés» de Federico Borella, Italie, photographe de l’année, professionnel, documentaire (professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    Inde, Tamil Nadu, mai 2018. Rasathi, épouse de Selvarasy, un agriculteur qui s’est suicidé par pendaison en mai 2017 dans son propre champ. Il s’est endetté auprès d’une société coopérative.

    Une étude réalisée par Tamma A. Carleton et publiée par PNAS (Actes de la National Academy of Sciences) a analysé les données climatiques des 47 dernières années et les a comparées au nombre de suicides d’agriculteurs au cours de la même période. La recherche a conclu que les changements de température survenus depuis les années 1980 ont joué un rôle dans la décision de milliers d’agriculteurs de se suicider.

    «Cinq degrés» de Federico Borella, Italie, photographe de l’année, professionnel, documentaire (professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    Inde, Tamil Nadu, mai 2018. L’un des crânes prétendu être le crâne d’un fermier suicidé, détenu par M. Premkumar, membre de la South Indian Farmers Association. Ce crâne a également été utilisé lors d’une manifestation à Delhi en 2017, au cours de laquelle des agriculteurs ont réclamé une aide en cas de sécheresse et une dispense de prêt pour les paysans de l’État.

    Mais qu’est-ce qui conduit les agriculteurs à cet acte extrême ? Ils se sont endettés pour investir dans la production, les activités liées à l’agriculture, la maintenance des machines et le remboursement des emprunts antérieurs. En dépit de ces efforts, les récoltes endommagées par des conditions météorologiques défavorables, des facteurs économiques et une gestion de l’eau à courte vue conduisent à un échec du remboursement de la dette. Ainsi, un noyau d’agonie mentale lente et progressive s’infiltre dans l’esprit de ces ouvriers paysans et grandit dans la honte qu’ils ressentent pour leur famille et la société.

    L’augmentation spectaculaire du nombre d’agriculteurs indiens qui se suicident pourrait-elle être étroitement liée au changement climatique et à la hausse des températures ? Une étude de l’Université de Berkeley a révélé une corrélation entre le changement climatique et le suicide chez les agriculteurs indiens.

    On estime que 59 300 suicides d’agriculteurs au cours des 30 dernières années sont imputables au changement climatique. Selon les experts, les températures en Inde pourraient encore augmenter de 2°C d’ici 2050. Sans une intervention gouvernementale ciblée, le réchauffement de la planète entraînera davantage de suicides dans toute l’Inde. 

    L’impact du changement climatique affecte le bien-être global, et va au-delà de l’Inde et menace l’humanité dans son ensemble. Ce projet est situé dans le Tamil Nadu, l’État le plus méridional de l’Inde, qui fait face à la pire sécheresse depuis 140 ans.

    «Harmony» de Christy Lee Rogers, États-Unis d’Amérique, photographe open de l’année, Open, Motion (concours ouvert), 2019 Sony World Photography Awards.

    «Capturée sous l’eau à Hawaii, cette image fait partie de ma collection de Muses. Ce qui a commencé à fonctionner le mieux pour moi a été d’avoir une perspective extérieure à l’eau, d’observer et d’utiliser la surface d’une piscine comme une toile, d’utiliser des effets naturels comme la réfraction de la lumière avec un mouvement qui plie la réalité.»

    «Abuot» de Zelle Westfall, États-Unis d’Amérique, Photographe jeunesse de l’année, Jeunesse, Diversité (Concours 2019 Jeunesse), 2019 Sony World Photography Awards.

    J’avais cette image en tête avant de la prendre. C’était le tout premier coup, juste pour tester l’éclairage. Tout de suite, je savais que c’était exactement ce que je voulais obtenir. Le reste du tournage a consisté à collaborer avec Jordan.

    Abuot est mon amie d’école et elle est l’une des personnes les plus drôles que je connaisse. Dans la société actuelle, avec les produits de blanchiment de la peau et le ‘colorisme’ qui inondent les médias, il est important de souligner la beauté des femmes à la peau sombre à qui on dit souvent qu’elles sont «trop sombres».

    «La Terreta» de Sergi Villanueva, Espagne, photographe étudiant de l’année, étudiant, 2019 World Photography Awards de Sony.

    Dans mon dialecte, le valencien, il y a un mot qui décrit la fierté pour le pays auquel j’appartiens: La Terreta. Un sentiment qui nous entoure tous, faire partie de La Terreta, c’est aimer nos racines, la richesse de notre terre, notre culture, notre peuple, notre identité.

    Chaque fois que je vais à La Terreta, il y a un signe que je vois sur la route. ça m’accueille chez moi: les orangeraies. C’est pourquoi, dans cette série, je me suis concentré sur la capture de la vie quotidienne autour des orangers. Des paysans qui plantent et soignent les arbres pour récolter les fruits, aux femmes qui choisissent les oranges qui finiront ailleurs dans le monde.

    L’oranger est l’essence de ma terre, il entretient le sentiment d’appartenance et laisse la porte ouverte aux générations futures en transmettant un message : l’importance de prendre soin de ce que la nature nous donne comme partie de notre identité.

    «Cut outs – lanes» de Stephan Zirwes, Allemagne, 1ère place, Professionnel, Architecture (Concours professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    En Allemagne, les piscines sont publiques. Ils font partie de la vie sociale et culturelle, ouverts à tous les types de classes sociales, un lieu où les gens passent beaucoup de temps, surtout dans leur enfance, et qui laisse un souvenir agréable. Tout le monde peut se permettre des frais d’entrée peu coûteux. La série a été tournée par drone, en été 2018, à une hauteur de seulement quelques mètres.

    “Choisie [de ne pas être]” de Marinka Masséus, Pays-Bas, 1ère place, Professionnelle, Créative (concours professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    Cette série fait partie du projet ‘Radical Beauty’, un projet photographique international qui vise à donner aux personnes atteintes du syndrome de Down la place qui leur revient dans les arts visuels. Les jeunes femmes avec lesquelles j’ai travaillé partageaient une forte volonté de réussir. Pour se prouver.

    Avec «Choisi [ne pas] être», je réfléchis à leur réalité – aux obstacles auxquels ils se heurtent, au refus de la société de voir leurs capacités, à l’invisibilité de leur véritable identité – et à la traduction visuelle de leurs expériences. Aux Pays-Bas, les personnes atteintes du syndrome de Down ont rassemblé leurs expériences dans un livre intitulé Zwartboek (Livre Noir). Ils ont offert ce livre au gouvernement en tant que catalyseur du changement. La lecture de la collection d’histoires de ce livre m’a brisé le cœur. Il y a tellement de désinformation.

    «Au sud des nuages colorés» de Yan Wang Preston, Royaume-Uni, 1ère place, Professionnel, Paysage (Concours professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    «Au sud des nuages colorés» (2017) décrit le paysage surnaturel du «rétablissement de l’écologie» dans la zone de développement de Haidong à Dali, dans la province du Yunnan en Chine.

    Ici, une petite zone rurale s’urbanise systématiquement pour créer «une ville de loisirs internationale et une ville modèle en matière d’écologie». Ce faisant, la couche arable de toute la région est remplacée par un type de sol rouge, semi-artificiel, qui forme le sol. Ce sol est la base pour les plantes introduites, principalement non indigènes, y compris des milliers d’arbres matures. Pendant ce temps, un filet en plastique vert est utilisé pour couvrir tout ce qui est inesthétique, des déchets de construction aux carrières désaffectées.

    L’objectif de la ville est alors passé d’une préoccupation «écologique» à une préoccupation esthétique consistant à essayer d’être visuellement vert. Les images font partie d’un projet de huit ans intitulé «Forest» (2010-2017), pour lequel le photographe a étudié les politiques de reconstitution des forêts et des environnements «naturels» dans les nouvelles villes chinoises.

    Meet Bob» de Jasper Doest, Pays-Bas, 1ère place, Professionnel, Monde naturel et faune (Professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    Bob est un flamant des Caraïbes de l’île néerlandaise de Curaçao. Sa vie a pris une tournure dramatique quand il s’est écrasé sur la fenêtre d’un hôtel, le laissant sérieusement commotionné. Il a été soigné par Odette Doest, vétérinaire locale, qui dirige également un centre de réhabilitation de la faune et une organisation caritative pour la conservation – le Fundashon Dier en Onderwijs Cariben (FDOC). Les séquelles de Bob ont empêché sa libération, mais il est devenu ambassadeur du FDOC qui sensibilise les habitants à l’importance de la protection de la faune de l’île.

    Bob traverse le couloir, passe devant la salle de bain et retourne dans sa chambre. Au cours de sa rééducation, Odette Doest a découvert que Bob avait été habitué à l’homme et ne pouvait donc pas être réintroduit dans la Nature. Alors maintenant, il passe son temps chez elle.

    «Boxe contre la violence: Les boxeuses de Goma» par Alessandro Grassani, Italie, 1ère place, professionnel, sport (compétition professionnelle), 2019 Sony World Photography Awards.

    République Démocratique du Congo. Goma. 28/05/2018. Blandini, âgée de 18 ans, est représentée sur le chantier de construction où elle passe parfois la nuit. Elle s’entraîne également dans le soi-disant club de boxe de l’amitié. Blandini a déclaré: «Nous vivons sous la menace d’être battues et violées par des hommes, dans un état général de discrimination. Le deuxième mari de ma mère m’a mis à la porte de ma famille et je me suis retrouvé dans la rue.

    Pour gagner ma vie, je fais de petits travaux chez les gens, bien que ma plus grande préoccupation soit de me défendre. C’est pourquoi je pratique la boxe: pour me préparer à la vie, pour devenir une championne et peut-être gagner ma vie. Mon mari m’a quitté quand mon deuxième enfant est né, me laissant complètement sans protection. Une fois, j’étais recouverte de pétrole par un groupe d’hommes et allumée comme une bougie. Les cicatrices sur mon cou et mon bras sont le souvenir de cette nuit.  »

    “Ubuntu – Je suis ce que nous sommes” de Rebecca Fertinel, Belgique, 1èreplace, professionnelle, brève (professionnelle), 2019 Sony World Photography Awards.

    En août 2015, la photographe (née en 1991) a été invitée à un mariage par son amie Tracy. Ici, la photographe a été initiée à la chaleureuse approche sans faille de la communauté congolaise en Belgique et au concept bantou «Ubuntu»: vous ne devenez vraiment humain que lorsque vous êtes connecté à tout et à tout le monde.

    Le concept d’Ubuntu semble se mêler à la volonté d’appartenir à un groupe et de conserver son identité de groupe dans un environnement en mutation. En montrant l’ambiance mais aussi les moments de silence entre les deux, j’ai essayé de capturer le sentiment d’un événement qui ressemble à une véritable célébration, centré sur la joie et le rituel et non sur la nécessité d’un lieu parfait.

    Ce projet veut placer le spectateur dans un environnement que la plupart ont connu à un moment ou à un autre lors d’un mariage ou d’une fête.

    “The Edge” de Álvaro Laiz, Espagne, 1ère place, professionnel, Portrait (concours professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    Les humains habitent l’Amérique du Nord depuis au moins 16 500 ans depuis leur arrivée dans le détroit de Béring. Les Tchouktches, une tribu paléo-sibérienne du côté russe du détroit de Béring, peuvent être la clé pour comprendre comment l’Amérique était habitée.

    Dans la culture des Tchouktches, le passé, le présent et l’avenir sont intimement liés. Vous n’êtes pas que vous: vous êtes votre père, votre grand-père et votre arrière-grand-père, de retour au premier chasseur du détroit de Béring.

    Grâce aux recherches sur la génétique des populations, nous sommes maintenant certains que les premiers chasseurs tchouktches ont laissé leur empreinte génétique chez tous les Amérindiens lors de leur première installation en Amérique. Des Navajo aux Mayas; de l’Alaska à la Terre de Feu.

    ‘The Edge’ combine cette idée à la fois poétique et puissante de mémoire partagée et de science à travers l’analyse de données de génétique de la population pour chaque participant

    “Sans titre” Jean-Marc Caimi et Valentina Piccinni, Italie, 1ère place, professionnelle, découverte (concours professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    Une fille de réfugiés syriens à Tarlabasi. Elle a perdu ses deux parents pendant la guerre et a été emmenée à Istanbul par des amis de la famille, qui s’occupent maintenant d’elle. La couleur particulière de ses yeux selon sa famille adoptive est un cadeau de Dieu.

    Güle Güle (au revoir en turc) est un projet personnel centré sur la ville d’Istanbul. Pour documenter les profonds changements qui se produisent dans la ville et dans la société turque, nous avons été en contact étroit avec les réalités qui sont les forces motrices et les résultats de ce changement.

    Les photographies découlent de relations multiples, pénétrant dans la complexité de la ville et ses microcosmes contrastés. La gentrification, la marginalisation des classes les plus pauvres, la discrimination croissante contre l’homosexualité, la migration massive de réfugiés syriens et le problème de la communauté kurde ne sont que quelques-unes des réalités cachées derrière les sujets décrits.

    Tout en continuant de suivre une approche documentaire, nous avons décidé de laisser le contenu informatif et didactique des images en arrière-plan afin de favoriser leur immédiateté visuelle et une narration ouverte.

    «Beurk – Suck My Balls» de Nicolas Gaspardel & Pauline Baert, France, 1èreplace, professionnelle, Nature morte (concours professionnel), 2019 Sony World Photography Awards.

    BEURKMAGAZINE photographie chaque jour la nourriture à travers des métaphores aussi poétiques que troublantes. Pour BEURKMAGAZINE, la société est «beurk» dans un univers de culture pop. Notre approche créative est composée d’antithèse.

    Dali s’amuse à composer des œuvres avec des associations irrationnelles de formes, d’images et d’objets; Maurizio Cattelan, quant à lui, se concentre sur la subversion des symboles et la provocation; nous sommes quelque part entre les deux, avec un point de vue plus général que personnel et le désir de donner à la laideur une beauté artificielle.

    La nourriture est au centre de nos idées, qui sont magnifiées, manipulées et retravaillées pour mettre en valeur notre message. Le ton pop, les coups serrés et surtout les titres font partie intégrante de notre signature.

     

     

     

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  • Bretagne: les Rochers Sculptés de Rothéneuf..

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    A quelques kilomètres de St Malo et de Cancale, les Rochers Sculptés de Rothéneuf constituent un bien étrange univers. Dominant l'océan, ces sculptures sont l’œuvre d'un artiste hors du commun..

    L’abbé Adolphe Julien Fouéré, dit l'abbé Fouré (1839-1910) ordonné prêtre à Rennes.

    A 55 ans, l’abbé Fouré est victime d'une attaque cérébrale qui le laisse sourd et muet, il se retire alors à Rotheneuf.

    Se réfugiant dans la solitude, et surnommé "l'Ermite", il sculptera, pendant une quinzaine d'années, à même les rochers escarpés, plus de 300 personnages et êtres fantasmagoriques, comme dans cette figure gargantuesque, se trouve une incroyable galerie de portraits: les membres d'une famille de contrebandiers, les Rothéneuf, mais aussi une allégorie de personnages connus de l'époque.

    Le "dernier des Rothéneuf" assis sur son rocher Un monstre marin qui selon la légende dévora le dernier des Rothéneuf, tenant sa victime dans ses énormes pattes acérées. 

    Un veau marin, pêché au large et met préféré de la tribu des Rothéneuf.

    Ici une scène de ménage; un homme corrige son épouse en la tirant par les cheveux !

    Sur chaque rocher ou presque, un personnage..

    Sur la gauche du rocher, la grotte des Pénitents.

    Têtes de gnomes, de damnés, créature sorties de l'enfer surgissent de partout comme d'une épopée tumultueuse.

    Figures souriantes ou grimaçantes façonnées par la main de l’homme font penser aux gargouilles des cathédrales. 

    Érodé par les tempêtes, les embruns, les ruissellements, ce jardin de pierre témoin d'un art naïf et brut, est unique au monde..

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  • La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette

    Par Hélène BorderiesDu Magazine " Regal 

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

     

    Actualités Du Tourisme

    Une figure emblématique du Mont Saint Michel !

    La Mère Poulard reste ici une ambassadrice privilégiée par la grâce d’une omelette fameuse...

    Qui a fait le succès de son auberge depuis plus de 150 ans. Comme quoi la simplicité peut apporter la gloire. 

    Par Catherine Gary

    Annette Poulard connue sous le nom de « La Mère Poulard » est un symbole de la tradition culinaire française. C’est sur le mont Saint-Michel, huitième merveille du monde...

    À la confluence de la Bretagne et de la Normandie, que la Mère Poulard a construit sa notoriété, notamment avec son omelette soufflée.

    Venus des quatre coins du monde, ses admirateurs n’ont cessé de se rendre jusqu’à son auberge depuis 1888 jusqu’à aujourd’hui. Retour sur 130 ans d’histoire…

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    Qui Était La Mère Poulard ?

    Née à Nevers, en France, la Mère Poulard a d’abord travaillé à Paris, en tant que servante et cuisinière au service de l’architecte Edouard Corroyer.

    C’est en 1872, que ce dernier fut nommé par le gouvernement pour rénover l’abbaye du mont Saint-Michel, à la suite de son utilisation comme prison entre 1793 et 1863.

    Sur le mont, Annette Poulard rencontrera Victor Poulard. Ensemble, ils vont acquérir un premier bien : l’hôtel Saint-Michel Teste d’Or, plus tard, l’hôtel du Lyon d’Or.

    Ils le démoliront pour construire à la place « À l’omelette renommée de la Mère Poulard », seul lieu où il est possible de déguster l’omelette soufflée.

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    Le chef de l'auberge de La Mère Poulard, Alain Grespier, dans la salle de l’omelette.

    L’auberge De La Mère Poulard, Une Institution

    C’est en 1888 que l’auberge de la Mère Poulard voit le jour. Son concept va révolutionner les auberges de la baie du mont en proposant des tables individuelles alors qu’à ce moment-là on ne s’asseyait qu’à des grandes tables communes.

    « L’îlot est une destination de pèlerinage, au même titre qu’une destination de célébrités, à partir du XXème siècle c’est l’endroit où il fallait se montrer. » nous confie Léo Vannier, qui a rejoint son père dans la société...

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    Source : Galerie photo de la salle La Mère Poulard. Hotel restaurant au Mont-Saint- Michel -

    Eric Vannier, auteur du livre Les carnets de cuisine de la Mère Poulard, propriétaire du groupe et de l'auberge de La Mère Poulard, maire du mont Saint-Michel et petit-fils de Renée Vannier (amie d’Annette Poulard).

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    Arrivée sur l’îlot à 21 ans, la Mère Poulard ne le quittera plus. Elle choisit de voyager à travers ses visiteurs.

    Très vite elle prend l’habitude de leurs demander de laisser une photo, un petit mot ou encore un dessin.

    Parmi la collection qui fait la particularité de l’endroit, on retrouve donc des citations, dédicaces de personnalités célèbres...

    Comme Edouard VII, Coco Chanel, Pablo Picasso ou encore Foujita. Une collection foisonnante.

    Une Histoire De « Mères »

    À l’époque, l’appellation « Mères » était donnée aux meilleures cuisinières, l’équivalent de « chef » pour les femmes. Peut-être connaissez-vous aussi la Mère Brazier, la Mère Fillioux ou plus généralement les « Mères Lyonnaises » ?

    Elles étaient plus nombreuses à Lyon, capitale de la gastronomie. Ce qui est certain, c’est que la Mère Poulard était reconnue pour son talent par tous les critiques gastronomiques de l’époque.

    Comme disait Paul Bocuse, « La Mère Poulard, c’est la France ».

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    L’omelette Soufflée De La Mère Poulard

    Connaissez-vous l'omelette de la Mère Poulard ? Il s’agit d’une recette mythique et secrète !

    Annette Poulard, qui était une très bonne cuisinière, préparait cette omelette soufflée pour les visiteurs épuisés de leur voyage jusqu’au rocher de granit.

    L’avantage ? La préparation est rapide et le plat est chaud. Voilà pourquoi il y avait toujours du feu de bois dans la cheminée de l’auberge...

    Le Saviez-Vous ?

    Il faut un mois de formation pour qu’un omelettier sache correctement réaliser l’omelette de la Mère Poulard, « un mois et demi pour ne plus avoir mal au poignet » ajoute de façon anecdotique Alain Grespier, le chef de l’auberge. Quand les omelettiers battent les œufs, ils peuvent être jusqu’à six, ils doivent donc tous fouetter de la même façon pour être en harmonie.Aujourd’hui ils utilisent environ 300 000 œufs par an, ce sont des œufs de plein air qui proviennent de la ferme Delaunay, fournisseur depuis 1888.

    Une fois les œufs battus, un morceau de beurre généreux fond dans une poêle en cuivre posée sur le feu de bois, puis la préparation est ajoutée.

    En quelques minutes l’omelette est prête. « Il n’y a qu’ici que l’on peut manger l’omelette de la Mère Poulard » nous confie Alain Grespier, le chef de l’auberge.

    Notre hypothèse pour la recette ? Des oeufs frais, du lait ou de la crème, un fouet et un bon coup de poignet…

    Et vous, avez-vous déjà goûté ?

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    En 2018, c’est le 130ème anniversaire de l’ouverture de l’auberge sur le mont Saint-Michel. Pour cette occasion, Éric Vannier a écrit un livre pour rendre hommage à cette grande chef et à son mont.

     88 Recettes issues des écrits de la Mère retrouvés ont été réadaptées de façon simple, en hommage au terroir normand. Parmi elles vous retrouverez la cotriade de bar, saumon et saint-jacques, la selle d’agneau aux salicornes ou encore la tarte tatin à la vanille... Mais pas celle de l'omelette soufflée, qui reste secrète ! Aujourd'hui, il est possible de déguster les recettes phares dans le restaurant de l'auberge. Le chef Alain Grespier est fier de perpétuer l'héritage de la cuisine d'Annette qui se veut bistronomique.

    Les carnets de cuisine de La Mère Poulard, Editions le Chêne, 18,88 €.

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    Une Histoire Liée Au Mont Saint-Michel

    Le mont Saint-Michel, considéré comme la huitième merveille du monde dès le Moyen-Âge et classé en 1979 au patrimoine mondial culturel et naturel de l’UNESCO attire chaque année plusieurs millions de visiteurs.

    Au Xème siècle les moines bénédictins construisent une abbaye pré-romane sur le célèbre rocher granitique. Celle que nous connaissons aujourd’hui est l’abbaye romane, construite à partir du XVIIème siècle.

    À l'époque, le mont était encerclé d'eau lors des grandes marées, aujourd'hui, avec l'ensablement (entre 3 et 5 mètres) ce n'est plus le cas, le mont est accessible grâce à une passerelle.

    Annette Poulard est tombée amoureuse de cet endroit mythique qui domine la baie allant de Cancale, en Bretagne, à Granville, en Normandie.

    La richesse culinaire de la région (agneau de pré-salé, coquillages, poissons, crème…) a voué cette « Mère » à rester sur ce rocher, elle était décrite comme une « mère qui recevait ses enfants », toujours généreuse avec ses visiteurs.

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    Ses Biscuits Porte-Bonheur

    Annette Poulard, a toujours fait des biscuits beurrés, elle les distribuait à ses visiteurs, elle ne les vendait pas, c’était « le café gourmand de l’époque » nous précise Léo Vannier.

    Elle les appelait « Mes Porte-Bonheur » en disant toujours « Bon plaisir ! Bonne chance !

    Heureuse vie ! » En 1998, Eric Vannier décide de faire connaître les biscuits et ouvre une biscuiterie à Saint-Etienne-en-Coglès, à 30 km du mont.

    Grâce aux écrits de la Mère Poulard, et au palais d’Éric Vannier, plusieurs biscuits secs ont fait leur apparition dans le commerce. Parmi les plus connus les sablés et les palets pur beurre.

    La Mère Poulard, 130 Ans D’auberge & D’omelette  Par Hélène Borderies Du Magazine " Regal "

    Pour le 130ème anniversaire, ils revisitent leur ancienne gamme avec un emballage plus moderne et une impression du numéro 1888 sur les palets et sablés pur beurre…

    Pourquoi Le Chiffre 8 ?

    Annette Poulard était très croyante et superstitieuse. 1888, son numéro porte-bonheur marque l’année de l’ouverture de son auberge : symbole de chance, prospérité et bonheur, car il contient trois fois le chiffre 8.

    L'auberge installée sur le mont Saint-Michel, est considérée comme la « huitième merveille du monde ». L'abbaye du mont Saint-Mcihel est fondée au 8ème siècle.

    Toute sa vie a tourné autour du chiffre 8, Gaëlle Lotton, guide officielle sur le mont Saint-Michel nous confie que « c’est parce que sa vie tournait bien, qu’elle avait du monde dans son auberge et un mari sur qui elle pouvait compter ».

    Elle aurait même gravé sur l’une des pierres de son auberge le chiffre 1888, mais personne ne l’a encore trouvée…

     

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  • Où est la «vieille Zélande»

    Où est la «vieille Zélande»

    La carte est encombrée de noms dérivés d’anciens noms de lieux. Nouveau-Brunswick . New Hampshire . La Nouvelle-Orléans .  

    Le fait de quitter le pays d’origine d’un explorateur et de mettre le préfixe de «New» et de l’attribuer à un lieu qui ne ressemble guère à son nom («Old» Jersey est une île de la Manche peu peuplée , connue principalement pour ses bovins laitiers) est pratiquement son propre chapitre dans le guide pratique du colonialisme occidental .

    Grâce à la portée commerciale mondiale de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les noms de lieux qui ont leur origine aux Pays-Bas apparaissent avec une régularité surprenante.

    Les explorateurs néerlandais et les responsables coloniaux étaient responsables de New Netherland (maintenant New York ), de New Amsterdam (maintenant New York City ) et de New Haarlem (maintenant juste Harlem ).

    Les Britanniques veilleraient à ce que ces noms soient rappelés principalement dans des chansons, le cas échéant (« Même le vieil New York était jadis New Amsterdam … »), et bien qu’ils aient remplacé le nom hollandais New Holland par l’Australie, la Nouvelle-Zélande a conservé son Origines néerlandaises.

    En décembre 1642, le navigateur néerlandais Abel Janszoon Tasman fut le premier Européen à avoir aperçu l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande , et les cartographes néerlandais lui donnèrent le nom de la province maritime néerlandaise de Zeeland .

    Située juste au nord-ouest de la ville belge d’ Anvers , la Zélande est à plus de 17 700 km de la Nouvelle-Zélande. Pour donner une idée de ce chiffre, la distance maximale entre deux points de la Terre est d’environ 20 000 km.

    La Nouvelle-Zélande se trouve pratiquement aussi loin que possible de la Zélande sans quitter la Terre.

    (Source : Britannica)

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  • DES JOLIS MASSIFS DEVANT LA MAISON PAR CATHERINE DELVAUX DU MAGAZINE DÉTENTE JARDIN

     DES JOLIS MASSIFS DEVANT LA MAISON PAR CATHERINE DELVAUX DU MAGAZINE DÉTENTE JARDIN

    Par Catherine DelvauxDu Magazine Détente Jardin Le devant de sa maison, c'est ce que l'on voit en permanence de l'extérieur ou dès que l'on franchit le pas de la porte. C'est pourquoi il est important de bien le fleurir.

    Quel que soit le style de votre maison et de votre jardin, sur quelques mètres carrés, il est possible de faire des merveilles avec quelques plantes.

    Privilégiez des plantes qui fleurissent au fil des saisons afin d'avoir de la couleur et du volume tout au long de l'année.

    N'oubliez pas quelques arbustes pour le fond des massifs en bord de maison ; des arbustes à feuillage persistant par exemple, qui eux aussi apporteront un décor permanent. Plantez dense, mais pas trop, pour que chaque plante trouve sa place. Voici quelques exemples.

     DES JOLIS MASSIFS DEVANT LA MAISON PAR CATHERINE DELVAUX DU MAGAZINE DÉTENTE JARDIN

    Des lavandes et un érable japonais en fond de massifs. Deux valeurs sûres pour votre devant de porte. 

     DES JOLIS MASSIFS DEVANT LA MAISON PAR CATHERINE DELVAUX DU MAGAZINE DÉTENTE JARDIN

    Le jardin de devant, c'est le visage de la maison... autant qu'il vous sourit !

    Les spécificités du jardin autour de la maison et des abords de cette dernière les rendent plus difficiles à fleurir qu'ailleurs...

    En effet, ces endroits que l'on observe de près ne supportent pas le négligé, et il est peu recommandé d'y planter des espèces salissantes, piquantes ou envahissantes. 

    Des Bijoux Anglais 

    Ils doivent de plus être beaux à regarder en toute saison. Les Anglo-Saxons sont passés maîtres dans cet art et leurs jardins de devant sont souvent de petits bijoux.

    À tel point qu’ils font souvent l’objet de démonstrations spéciales dans les grands shows floraux anglais. Les potées sont une valeur sûre, et elles présentent l’avantage de pouvoir être replantées à chaque saison.

    Il est possible également d’organiser les platesbandes comme de grandes jardinières, emplies de terreau fin, où les plantes sont faciles à arracher et à replanter en fonction des saisons et des arrivages en jardinerie.
     

    Les Points Clés - Des Plantes Parfumées

     DES JOLIS MASSIFS DEVANT LA MAISON PAR CATHERINE DELVAUX DU MAGAZINE DÉTENTE JARDIN

    Dommage de se priver de parfum aux abords de la maison. Ici, c’est un trachélospermum (à l’extrême gauche) qui fait le job ! Autant choisir des plantes qui diffusent leur senteur à plusieurs mètres sans que l’on ait besoin de se pencher dessus : lavandesjasmins (qui apprécient les degrés supplémentaires dégagés par la maison), rosiers parfumés sont parfaits pour cela. Pensez aussi aux pélargoniums à feuillage odorant, qui, au moindre effleurement, à la première pluie ou par fort ensoleillement ou légère bruine, répandent leurs parfums (P. tomentosum à odeur de menthe, ou ‘Prince Rupert’, au parfum de citron).

    De La Légèreté & Du Mouvement

     DES JOLIS MASSIFS DEVANT LA MAISON PAR CATHERINE DELVAUX DU MAGAZINE DÉTENTE JARDIN

    En arrière-plan, des plantes « transparentes », apportent de la légèreté aux massifs. Ici, derrière les lavandes blanches du premier plan, on a planté des verveines de Buenos-Aires. En situation abritée, elles se comportent comme des vivaces ou des bisannuelles. Elles fleurissent sur une longue période à partir de juillet (jusqu’en octobre). On aurait pu aussi installer ici des gauras, aux tiges souples et graciles. De La Couleur Dans Les Massifs

     DES JOLIS MASSIFS DEVANT LA MAISON PAR CATHERINE DELVAUX DU MAGAZINE DÉTENTE JARDIN

    Elle est apportée ici par un Hydrangea macrophylla, à gauche, et des Nepeta mussinii, à droite. Entre les deux, astrances, lavandes blanches et hostas panachés calment le jeu.
    Une astuce pour toujours avoir de la couleur : plantez un pot entier de fleurs, que vous enterrerez. Quand les fleurs passeront, il sera alors facile de le remplacer par une autre potée fleurie, achetée toute prête en jardinerie.

    De La Verdure Entre Les Dalles

     On peut accueillir de petites plantes, vivaces, annuelles ou bisannuelles qui se ressèment seules entre les dalles, sans rien abîmer avec leurs racines, comme ci-contre les petites violas et la lavande.

     DES JOLIS MASSIFS DEVANT LA MAISON PAR CATHERINE DELVAUX DU MAGAZINE DÉTENTE JARDIN

     

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  • Les 15 plus belles photographies du concours « Natural World Photography »

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    Tous les ans, la prestigieuse Académie des sciences de Californie, basée à San Francisco, organise un concours de photographie rendant hommage à la nature qui nous entoure.

    Cette année encore, pas moins de 6 500 clichés, proposés par des photographes originaires de 67 pays différents, étaient en lice pour obtenir le graal. 

    Après délibération du jury, c'est le photographe norvégien Audun Rikardsen qui a obtenu le premier prix avec un cliché sublime intitulé « Taking Center Stage », sur lequel apparaît un oiseau tétra de couleur noire, dont le plumage battu par les vents laisse échapper la lumière d'un soleil couchant.

    échapper la lumière d'un soleil couchant.

    "Taking Center Stage". Crédit photo : Audun Rikardsen

    Deux autres clichés (ci-dessous), pris respectivement par le britannique James Gifford dans le Parc National des Virunga(République démocratique du Congo) et par l'italienne Chiara Salvadori dans le salar d'Antofalla (Argentine) - ont également été mis à l'honneur.

    “The Human Touch”. Crédit photo : James Gifford

    "Clouds of Salt". Crédit photo : Chiara Salvadori

    Si le jury n'a pu honorer que 3 photographies, de nombreux autres clichés repartis bredouille auraient également mérité de remporter ce concours. Nous vous proposons de découvir une série (forcément subjective) de ceux que nous considérons comme les plus beaux.  Des photos que vous pouvez retrouver, tout comme de nombreuses autres, sur la page Instagram officiel du concours.

    Crédit photo : Daniel Dietrich

    Crédit photo : Mikhail Korostelev

    Crédit photo : Julie Fletcher

    Crédit photo : Lakshitha Karunarathna

    Crédit photo : Lalith Ekanayake

    Crédit photo : Andrew Peacock

    Crédit photo : Armand Sarlangue

    Crédit photo : Pier Mané

    Crédit photo : Giovanni Allievi

    Crédit photo : Suzi Eszterhas

    Crédit photo : Graham McGeorge

    Les 15 plus belles photographies du concours « Natural World Photography »

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  • La France n'est pas préparée au « choc climatique » qu'elle subira à l'horizon 2050, selon un rapport sénatorial

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    Selon un rapport sénatorial rendu public ce jeudi, la France doit s’attendre, dans les 30 prochaines années, à subir un « choc climatique » auquel elle n’est pas préparée.

     

     

    Et on reparle du climat ! Si l’on en croit les observations pour le moins inquiétantes d’un rapport sénatorial, la France n’échappera pas à un « choc climatique » majeur d’ici à 2050, avec notamment « un réchauffement de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle ».

     

    Pis encore, elle ne serait pas préparée aux bouleversements qui l’attendent. Sont notamment évoqués «une aggravation des événements de submersion côtière », « une forte hausse du risque d’incendie », ou encore des « vagues de chaleur plus fréquentes », qui font craindre des épisodes caniculaires plus virulents encore que ne l’était celui de 2003.

    La France doit s’attendre à un « choc climatique » auquel elle n’est pas préparée. Crédit photo : Gaman Mihai-Radu / Shutterstock

    Tel est le constat peu reluisant que dressent ainsi les sénateurs Renan Dantec (Loire-Atlantique) et Jean-Yves Roux (Alpes-de-Haute-Provence), qui ont rendu leurs conclusions publiques ce jeudi.

     

    Dans ce rapport d’information de 150 pages, portant sur « l’adaptation de la France aux dérèglements climatiques à l’horizon 2050 », les deux élus militent pour que l’État et les collectivités territoriales s’engagent davantage dans la voie de l’anticipation.

     

    Il faut « enclencher une véritable mutation de la société »

     

    Selon eux, les autorités doivent en effet tout faire pour que certains secteurs, comme l’agriculture, le tourisme, ou le BTP, puissent à l’avenir s’adapter au mieux face aux multiples défis du réchauffement climatique.

     

    Et pour joindre les actes aux paroles, le duo a mis sur pied une trentaine de propositions qui pourraient faciliter cette orientation pour « enclencher une véritable mutation de la société ».

     

    Ainsi, ils préconisent notamment d’« inscrire plus activement l’adaptation au changement climatique dans le débat public ».

     

    Ensuite, il est nécessaire à leurs yeux d’« instaurer un pilotage plus interministériel des politiques d’adaptation », mais aussi d’estimer les « besoins financiers nécessaires ».

     

    Enfin, si d’aventure de telles mesures venaient à être appliquées, il faudrait, selon eux, « accélérer la déclinaison des politiques d’adaptation dans les collectivités et les filières économiques ».

     

    D’autre part, Renan Dantec et Jean-Yves Roux insistent sur la nécessité de faire participer d’autres ministères - Bercy notamment - qui doivent contribuer à cet effort commun sur l’adaptation au changement climatique.

     

    Autre domaine dans lequel l’État doit pleinement s’investir : le secteur agricole. Le rapport souligne ainsi l’importance de la gestion de l’eau et recommande l’instauration d’un « plan national d’adaptation de l’agriculture », où une très large place serait accordée à l’agroécologie qui représente l’avenir.

     

    Cette mutation devra s’opérer à partir des fonds alloués par l’Europe dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC). L’agriculture devra en outre adopter des techniques plus respectueuses de labiodiversité, à commencer par une irrigation responsable.

     

    Autant de mesures qu’il appartient désormais de faire accepter à l’ensemble de la classe politique et de l’opinion car, comme le rappelle Ronan Dantec, « les politiques d’adaptation souffrent encore d’un déficit persistant de reconnaissance et de légitimité, à la fois dans le débat public et dans les politiques publiques».

     

    Vous pouvez consulter la synthèse du rapport ci-dessous.

    Accueil | Scribd
    https://fr.scribd.com/

     

     

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    Un « choc » climatique inévitable, auquel il faut se préparer plus activement
    █ Les manifestations du réchauffement climatique sont déjà visibles en France et vont continuer à s’amplifier.
    Les températures moyennes ont fortement augmenté dans toutes les régions françaises depuis trente ans. Les vagues de chaleur sont plus fréquentes et plus fortes. Le niveau de la mer s’élève et, avec lui, le risque de submersion de certaines zones littorales. Le régime des précipitations évolue, avec des effets sur les cultures et les phénomènes d’inondation. Les glaciers fondent, la neige est moins abondante, l’évapotranspiration s’accroît, accentuant les pressions sur les ressources hydriques et affectant aussi bien les activités agricoles ou touristiques que la biodiversité et les milieux aquatiques.
    Le proche avenir climatique du pays, d’ici à 2050, est pour l’essentiel déjà écrit. Il correspond à un réchauffement de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Qu’on réduise fortement les émissions globales de gaz à effet de serre ou que celles-ci se poursuivent au rythme actuel, il faudra faire face à une aggravation significative des divers impacts du réchauffement déjà observables.
    Même si ce rapport a pour objet les politiques d’adaptation aux changements climatiques à l’horizon 2050, il ne peut ignorer complètement ce que pourraient être les dérèglements climatiques à un horizon de temps plus éloigné, car certaines décisions, en matière d’aménagement public, de construction d’infrastructures ou de plantation des forêts par exemple, obligent dès maintenant à anticiper les évolutions climatiques de la seconde partie du siècle. De telles prévisions sont cependant incertaines, car le climat de la fin du siècle dépendra des efforts de la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans le scénario optimiste de leur réduction forte et rapide, la situation climatique pourrait être maîtrisée. En revanche, dans le scénario d’une poursuite au rythme actuel, la France serait conduite dans une situation climatique alarmante vers 2080, dans un contexte de crise internationale difficile à anticiper aujourd’hui.
    █ Des risques naturels aggravés

     

     

     

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  • L'Angleterre va planter 130 000 arbres dans ses villes pour lutter contre le réchauffement climatique

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    L'Angleterre va planter 130 000 arbres dans ses villes pour lutter contre le réchauffement climatique

    En Angleterre, dans les deux prochaines années, plus de 130 000 arbres vont être plantés pour lutter contre le réchauffement climatique.

    L’Angleterre lancera le 23 mai prochain un nouveau projet intitulé le Urban Tree Challenge Fund. « Les arbres sont vitaux dans la lutte contre le réchauf­fe­ment clima­tique, c’est pourquoi nous devons augmen­ter le taux de plan­ta­tion très rapi­de­ment », a expliqué Michael Gove, le secré­taire d’État à l’En­vi­ron­ne­ment.

    130 000 arbres vont être plantés en Angleterre d’ici 2021 dans la lutte contre le réchauffement climatique. Crédits photo : Shutterstock / Triff

    Les arbres captent l’émission de dioxyde de carbone, ce qui les rend essentiels dans la lutte contre leréchauffement climatique. Leur présence en ville absorbe le bruit, réduit les risques d’inondation et crée des espaces verts pour améliorer la santé et le bien-être.

    « Nous avons besoin d’arbres qui bordent nos rues, non seulement pour les rendre vertes et ombragées, mais aussi pour nous assurer de rester connectés aux merveilles du monde naturel, c’est pourquoi nous devons aller plus loin et plus vite pour augmenter les taux de plantation », a rapporté Michael Gove.

    « Nous sommes impatients de découvrir les nouvelles plantations cet automne », a ajouté quant à lui Harry Studholme, président de la Commission des Forêts.

    Le programme, géré par la Commission des forêts, sera ouvert aux particuliers, aux autorités locales, aux organismes de bienfaisance et aux ONG. Les subventions d’un montant de 11,4 millions d’euros environ, couvriront la plantation d’arbres et les trois premières années de leur entretien.

    Paul Nolan, président de la Communauté des Forêts en Angleterre a déclaré : « On comprend de mieux en mieux le rôle que jouent les arbres et les forêts pour aider à faire de nos villes et villages de meilleurs endroits où les gens et la nature peuvent s’épanouir ».

    Un beau challenge susceptible d’apporter des avantages environnementaux et sociaux.

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  •  le chef indigène Raoni Metuktire en visite en Europe pour la sauvegarde de l'Amazonie 

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    Déforestation : le chef indigène Raoni Metuktire en visite en Europe pour la sauvegarde de l'Amazonie

    Le chef indigène brésilien Raoni est actuellement en visite en Europe pour poursuivre la lutte contre la déforestation. Le combat de toute une vie !

     

    Les traits sont tirés, le visage a bien vieilli mais la détermination, elle, est intacte ! Reconnaissable à son célèbre labret, cet ornement traditionnel des grands guerriers qui lui perce la lèvre inférieure, le chef Raoni Metuktire n’abdique pas et poursuit sans relâche son combat pour la sauvegarde de l’Amazonie.

     

    Malgré ses 87 ans (une incertitude demeure quant à sa réelle date de naissance), celui qui fut jadis le cacique Cayapo continue en effet d’incarner aux yeux des siens la figure emblématique de la lutte contre la déforestation.

    Le chef indigène Raoni Metuktire. Crédit photo : Gero Rodriguez / Shutterstock

    Un sacerdoce qui le pousse aujourd’hui - à un âge avancé où d’autres auraient renoncé - à repartir en croisade pour faire entendre la voix de son peuple et de toutes les tribus indigènes.

     

    Recueillir des fonds destinés à protéger la réserve naturelle de Xingu

     

    Une énième campagne de sensibilisation qui l’a mené ce dimanche à Paris, point de départ d’une nouvelle tournée de trois semaines en Europe au cours de laquelle il doit rencontrer des chefs d’États et autres célébrités.

     

    Le chef Raoni entend profiter de son rôle d’ambassadeur et de l’aura internationale dont il jouit depuis des décennies - grâce notamment au soutien de nombreuses personnalités comme le chanteur Sting - pour recueillir des fonds destinés à protéger la réserve naturelle de Xingu.

     

    Située au Nord-Est du Mato Grosso, au coeur de l’Amazonie brésilienne, cette région abrite plusieurs communautés autochtones dont l’existence est directement menacée par la déforestation et le développement des industries agroalimentaires.

     

    Accompagné de trois autres chefs indigènes, Raoni rencontrera dans un premier temps Emmanuel Macron et François de Rugy, avant de se rendre en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, à Monaco, en Italie. Sa tournée s’achèvera au Vatican où il doit rencontrer le pape François.

     

    Selon l'association française « Forêt Vierge », dont le chef Raoni est le président honoraire, l’objectif est de récolter un million d’euros qui servirait à consolider les frontières de la réserve Xingu, tout en permettant d’acheter du matériel technique pour surveiller la zone.

     

    Pour rappel, la déforestation, qui avait baissé de manière significative en Amazonie entre 2004 et 2012, est repartie à la hausse en janvier dernier (+ 54 % par rapport à janvier 2018, selon l’ONG Imazon), date à laquelle le nouveau président brésilien Jaïr Bolsonaro - favorable à l’exploitation des ressources amazoniennes - a pris ses fonctions.

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