• Le Puy du Fou : dans les coulisses du spectacle

    Par Philippe Bourget
    source : Détours en France
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    Au cœur du bocage, dans une région rurale que rien ne prédisposait à recevoir un tel projet, le parc de loisirs au thème historique fait l’événement depuis plus de quarante ans. Un succès artistique rendu possible par une grande maîtrise logistique.

    Spectacle Les Vikings.

    Le parc est né de la volonté de raconter le combat vendéen contre les révolu­tionnaires pour défendre la liberté de culte et, par là, la royauté. Situé sur la commune des Épesses, le lieu-dit Le Puy du Fou a été choisi par Philippe de Villiers, à la fin des années 1970, pour y livrer sa part de vérité sur l’Histoire de la Vendée. Depuis, le site accueille un parc d’attractions gigantesque, numéro 2 en France, derrière Disneyland Paris, si populaire et fédérateur que beaucoup oublient les fondements de sa création.

    Des shows au cordeau

    Spectacle Les Vikings.

    Le Puy du Fou côté in, c’est d’abord une vraie magie scénique, servie par des technologies et un savoir­-faire de haut vol. Indispensables, par exemple, pour faire émerger d’un lac un drakkar et ses occupants, pendant le spectacle Les Vikings. Pour ramener au bercail les volatiles qui taquinent le public à la fin du Bal des oiseaux fantômes, éblouissant ballet aérien de rapaces qui fondent sur les gradins depuis... une montgolfière. Ou pour assurer un show au cordeau à chaque séance du Signe du triomphe, dans une arène de 6 000 places où s’enchaînent attaques de fauves, course de chars et cascades spectaculaires. Le tout, sous les vivats des spectateurs transportés à l’ère gallo-romaine. 

    Une débauche d'effets spéciaux  

    Spectacle nocturne Cinéscénie.

    Le parc ne se cantonne plus à l’Histoire de la Vendée. Le thème risquerait de tourner en rond. Le Dernier Panache évoque, certes, l’insurrection de l’officier Charrette contre la Terreur révolutionnaire, entre 1793 et 1796. La Cinéscénie, elle, conte le destin d’une famille vendéenne mais il est inclus dans une fiction qui court depuis le Moyen Âge jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. Certains s’agacent des scénarios, à l’écriture parfois simpliste (qui oppose des «bons» à des « méchants ») mais la débauche d’effets spéciaux fait l’unanimité. La Cinéscénie, qui nécessite 2 000 acteurs bénévoles et fait montre de prouesses techniques inédites, en est le meilleur exemple. Pour mieux comprendre la réussite du parc, il faut donc passer côté off, et visiter les coulisses. L’organisation et les chiffres peuvent donner le vertige. Ainsi, à la cavalerie, près de 200 chevaux sont soignés et entraînés toute l’année. Une vingtaine de palefreniers en prennent soin et un ostéopathe équin s’occupe de leur forme. « Cela demande deux à quatre années de préparation avant qu’ils puissent aller sur scène », indique Monique, dresseuse. La carrière des chevaux s’arrête après dix années de shows. Les bêtes sont alors mises à l’herbe et coulent de vieux jours heureux.

    La Cinéscénie, la clef du succès

    La Cinéscénie est le plus grand spectacle de nuit au monde : 2 000 acteurs se partagent une scène de 23 hectares. Le destin des membres de la famille Maupillier, du Moyen Âge à nos jours, sert de trame pour évoquer l’Histoire de la Vendée. C’est le succès populaire rencontré par ce spectacle dès la première représentation, en 1978, qui a permis de pérenniser l’aventure du Puy du Fou et de lui donner l’ampleur qu’elle connaît aujourd’hui.

    500 rapaces, 50 000 costumes 

    Spectacle Le Bal des Oiseaux Fantômes.

    La fauconnerie du Puy serait la plus grande d’Europe : au total, elle compte 500 rapaces de 80 espèces différentes. C’est un endroit à part, un peu mystérieux... À l’image des dresseurs qui tissent des liens si particuliers avec leurs volatiles. En cage ou en liberté, chouettes, vautours, condors, milans... attendent, imperturbables, pas du tout intimidés par la présence humaine. « Le parc enregistre 80 naissances par an. Nous élevons les rapaces et participons à des programmes de réintroduction dans les Andes, au Népal ou en Europe », précise Sabine Tommy-Martin, salariée du parc... Le passage à la costumerie renvoie beaucoup de théâtres à leurs petites affaires. 50 000 vêtements y sont soigneusement entretenus par une armée de couturières, toujours très occupées à l’avant-saison avec les nouvelles tenues. Et lors de chaque représentation, une costumière est là pour parer aux urgences.

    180 employés à l'année

    Spectacle Le Secret de la Lance.

    La découverte backstage du Puy du Fou, c’est aussi l’équipe cynophile et ses neuf loups, les plateaux techniques, les jardins thématiques (5 500 espèces de plantes), l’école de cascadeurs, l’académie Junior et ses 600 élèves formés aux métiers artistiques et techniques... Le parc, établissement privé, emploie 180 personnes à l’année, dix fois plus en saison. Il réalise plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et générerait 277 millions d’euros en retombées économiques sur la région. Selon la direction, il est à 100 % auto-financé grâce aux entrées, aux événements professionnels (séminaires...) et à l’ingénierie, Le Puy du Fou exportant son savoir-faire à l’étranger. Les bénévoles de la Cinéscénie ont-ils toujours la foi ou veulent-ils eux aussi leur part du gâteau ? Certains deviennent salariés. Mais la liste d’attente pour participer au spectacle autour duquel a grandi Le Puy du Fou est longue comme le bras. « C’est une fierté », nous dit-on au parc...

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    Type 
    Téléphone 
    +33 (0) 820 09 10 10
    Adresse
    85590 Les Epesses
    France
    Informations 

    Parc de loisirs à thème (histoire de France) situé en Vendée et classé comme l'un des meilleurs parcs de loisirs au monde. 

     

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  • Les 20 merveilles de France

    Par Clio Bayle

     

    Dans cet article, nous vous proposons des morceaux choisis de notre patrimoine, ceux que la rédaction a notés dans ses carnets de voyage, et qualifiés par la suite de merveilles françaises. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, nous vous faisons voyager à travers tout le pays à la découverte de lieux mythiques: Mont-Saint-Michel, château du Haut-Kœningsbourg, viaduc de Millau, Mayotte… Embarquez pour un voyage unique à travers les 30 merveilles de France !

     

    Les merveilles de l'Ouest

    Le Mont-Saint-Michel

    Les 30 merveilles de France

    Perle de l’Occident, chef-d’œuvre d’ingéniosité, d’architecture, d’audace, le Mont-Saint-Michel attire chaque année plus de trois millions de pèlerins et touristes du monde entier. Sur ses quatre kilomètres carrés, l’histoire et la légende se rejoignent, le sacré et le profane cohabitent. Un joyau unique au monde, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Redevenir une île

    Les différents ouvrages réalisés pour rendre au Mont son visage du XIXe siècle touchent désormais à leur fin. La démolition de la route en bitume et des derniers hectares de stationnement devrait être terminée à l’été 2015. À l’horizon 2025, le fleuve Couesnon devrait avoir reformé un large estuaire dans la baie.

     

    Le cap de la Hague

    Les 30 merveilles de France

    Loin de la centrale de traitement des déchets nucléaires, la Hague est un pays à la beauté sauvage et éclatante, d’une merveilleuse diversité de paysages. À trente kilomètres de Cherbourg,
 cette petite terre greffée à la proue du Cotentin dégage une sensation de bout du monde.

    Coup de chien sur Goury

    Sur cette pointe la plus septentrionale de Normandie, le vent fait partie du paysage, la brume et l’écume sont des fidèles. Au premier plan, l’étonnant abri octogonal du canot de la SNSM, puis le phare. Ensuite, c’est le raz Blanchard – dangereux – puis l’île d’Aurigny. Voilà un paysage qui remue, qui secoue les tripes.

     

    Étretat

    Les 30 merveilles de France

    Entre Le Havre et Fécamp, Étretat est la merveille de la Côte d’Albâtre. Célèbre pour son Aiguille creuse, chère à Arsène Lupin, ce site aimante les touristes depuis le XIXe siècle. Les falaises d’Étretat ont inspiré nombre d’écrivains. Victor Hugo parlait tout simplement de « la plus grande architecture qu’il y ait ». Quant à Guy de Maupassant, il évoquait un « éléphant plongeant sa trompe dans la mer ». Ici, la porte d’Aval et l’Aiguille creuse.

     

    Saint-Jean-de-Luz

    Les 30 merveilles de France

    Aux portes de l’Espagne, Saint-Jean-de-Luz se love dans l’une des plus belles baies de la côte basque. Louis XIV se maria avec l’infante d’Espagne dans ce port de pêche devenu une station balnéaire très renommée qui a gardé son charme intact.

    Les 30 merveilles de France

    La dune du Pilat

    Les 30 merveilles de France

    Classée Grand Site national, la dune du Pilat – ou Pyla – est la star du bassin d’Arcachon. Ce grand cordon de sable blanc, pris entre la pinède landaise d’un côté et l’océan Atlantique de l’autre, est aujourd’hui la plus haute dune d’Europe.

    60 000 000 de mètres cubes : la dune du Pilat pourrait contenir 600 fois la cathédrale Notre- Dame de Paris !

     

    Le phare de Cordouan

    Les 30 merveilles de France

    Planté aux milieux des eaux de l’estuaire de la Gironde, cette merveille de phare, considéré comme l’un des plus majestueux au monde, est agé de plus de 400 ans. Situé à environ
 sept kilomètres du continent, à égale distance des côtes de
 la Charente-Maritime et de la Gironde, le phare
 se visite facilement.
 On débarque sur l'îlot de Cordouan les pieds dans l'eau ou sur une chaussée empierrée de deux cent soixante mètres de longueur, accessible 
à marée basse depuis 
un petit embarcadère. Pour compléter la visite du « phare de la passe de l’Ouest », rendez-vous au musée du phare de Cordouan situé dans le phare de la pointe de Grave.

     

    Belle-île-en-Mer

    Les 30 merveilles de France

    La « belle île » a mouillé l’ancre à une trentaine de milles nautiques de la pointe de Quiberon. L’évoquer, c’est déjà voir se former des vagues de superlatifs. 
C’est un fait, l’île a du chien et du charme. Cependant, n’imaginez pas que tout y est forcément luxe, calme et volupté. Les chemins secrets du littoral vous garantissent des fugues très animées.

    Les 30 merveilles de France

    Au Palais, les quais de l'Yser et Vauban.

    Pour la petite histoire : la veuve de Kerdonis

    Le 18 avril 1911, 
le gardien du feu de Kerdonis, Désiré Matelot, meurt brutalement. Sa femme n’a pas le temps de le pleurer : la lanterne doit être allumée, la tourelle doit tourner. Mais le système d’engrenage se coince. Avec l’aide de ses deux aînés, elle assure la rotation du système d’optique toute la nuit, évitant probablement des naufrages. Inadmissible pour l’administration des Phares qui y voit une faute et veut chasser la veuve. Les Bellilois prennent sa défense, l’affaire enfle et la presse parisienne s’émeut. Tant et si bien que la veuve Matelot reçoit excuses, dédommagements, médailles. Et tout le saint-frusquin, lot des héros maudits !

     

    Les fortifications de Vauban

    Les 30 merveilles de France

    Saint-Martin de Ré (Charente-Maritime)

    Jamais bâtisseur n’aura marqué son pays d’une empreinte plus magistrale. Le nom de Vauban s’attache à cent quarante-huit ouvrages fortifiés de nos frontières, mais la vox populi lui en attribue plus encore tant son influence fut grande. Pas une citadelle en étoile, pas une enceinte bastionnée qu’on ne croit tracée de sa main. En célébrant, en 2007, le tricentenaire de sa mort, la France
 a redécouvert plus qu’un ingénieur militaire d’exception : un honnête homme, et l’un des esprits les plus éclairés de son temps. L’année suivante, son œuvre s’inscrivait au patrimoine de l’Humanité.

    La Côte de Granit Rose

    Les 30 merveilles de France

    Entre Perros-Guirec et Trébeurden, la côte armoricaine étire sur une vingtaine de kilomètres un long ruban rugueux de rocs et d’amas chaotiques constitué d’un granit aussi rare qu’unique. 20 kilomètres, de Perros-Guirec à Trébeurden : c’est la plus belle portion de la Côte de Granit rose ; une balade fantastique et merveilleuse.

    Les monts d’Arrée

    Les 30 merveilles de France

    Roc Trévezel, 384 mètres d'altitude, entouré de landes, est le second point culminant du Massif armoricain côté breton. Têtu, brut, un peu effrayant quand le ciel s’assombrit, le paysage des monts d’Arrée ne fait pas dans le charme. Et c’est comme cela – et pour cela – qu’on l’aime. Situés à la frontière des anciens évêchés de Léon et de Cornouaille, les finistériens monts d’Arrée offrent une pelisse de bête sauvage, une sorte de toundra où la lande est caressée à rebrousse-poil par les vents. Les crêtes et les tourbières piégeuses constituent un décor fantasmagorique où rôdent, dit-on, l’Ankou et de bien curieuses créatures.

    Les merveilles du Nord et de l'Est

    Le château du Haut-Kœningsbourg

    Les 30 merveilles de France

    Merveille d’Alsace, le château du Haut-Koenigsbourg profite de sa position dominante. Perché, il étire sur la plaine ses deux cent soixante-dix mètres de longueur sur la crête rocheuse. À une vingtaine de kilomètres de Colmar, c'est un château fort à l’architecture et à l’histoire hors du commun.

     

    Place Stanislas, Nancy

    Les 30 merveilles de France

    Créées au XVIIIe siècle pour faire la liaison entre la ville ancienne et la ville moderne, les places Stanislas, de l'Alliance et de la Carrière ont été inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco pour leur beauté et leur modernité. La place Stanislas fut inaugurée en 1755. La statue de Louis XV disparaît à la Révolution, remplacée en 1831 par celle de Stanislas.

    Stanislas, le souverain éclairé

    Ami des philiosophes, cultivé et bon vivant, Stanislas Leszczynski (1677-1766) est notamment à l'origine de la création de la bibliothèque royale et de l'académie des sciences. Ses châteaux étaient renommés dans toute l'Europe, à l'instar de celui de Lunéville, le « Versailles lorrain ». Le tombeau du roi se trouve en l'église Notre-Dame-de-Bonsecours de Nancy aux côtés de ceux de son épouse et de la reine Marie Leszczynska.

     

    Grand’Place, Lille

    Les 30 merveilles de France

    Lieu du marché au Moyen Âge, la place Charles-de-Gaulle, plus connue comme la « Grand’Place », est le cœur de Lille. Magnifiquement réhabilitée, classée monument historique en 1921, elle offre un panorama d’architecture du XVIIe au XXe siècle et fait partie des plus belles places d'Europe. La perle des demeures qui bordent la place, c’est la façade richement déco- rée de la Vieille Bourse, bâtie par l’architecte Julien Destrée au mitan du XVIIe siècle pour offrir un abri aux com- merçants. À l’intérieur de cet édifice rectangulaire, témoignage d'une époque florissante, vingt-quatre maisons s’organisent autour d’une merveilleuse cour à arcades.

     

    Les jardins à la française

    Les 30 merveilles de France

    Les jardins du château de Villandry (Val de Loire).

    Maîtriser le paysage. Montrer le triomphe de la géométrie sur le naturel, de l’ordre sur
 le pittoresque, de la culture sur le sauvage, pour mieux souligner la puissance et la grandeur
 du propriétaire des lieux. C’est l’enjeu très politique des jardins dits « classiques » du XVIIe siècle, dont André Le Nôtre est le virtuose.

    Le château de Villandry

    C'est le dernier des châteaux Renaissance du val du Loire. Entre Tours et Azay-le-Rideau, partez à la découverte de cette merveille sauvée de la destruction par un particulier, Joachim Carvallo, qui l'acheta en 1906. C'est à lui que nous devons les jardins à la française qu'il a entièrement recréés. Depuis la terrasse, admirez l'ordonnancement au cordeau du jardin d'eau, des jardins d'amour, de la musique, des simples...

    Les châteaux Renaissance de la Loire

    Chambord

    Les 30 merveilles de France

    Son parc est presque aussi grand que la ville de Paris : 5 440 hectares ! Le mur qui l’entoure forme un périmètre de 32 kilomètres. Le château compte 426 pièces
 et 280 cheminées. Démesuré ? Pas pour François Ier – qui le fait bâtir de 1519 à 1547,
 il sera terminé juste avant sa mort – pour finalement n’y résider que très rarement. Le monarque avait même envisagé de détourner le cours de la Loire pour alimenter les douves ! Chambord est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco
 et reçoit près de
 750 000 visiteurs par an.

     

    Chenonceau

    Les 30 merveilles de France

    Le château de Chenonceau est une réalisation du XVIe siècle : d’abord le corps de logis en 1515, le pont sur le Cher en 1555 puis sa galerie en 1576.

    L'abbaye de Cluny

    Les 30 merveilles de France

    Siège du plus grand ordre monastique d’Occident, Cluny fut au Moyen Âge la plus grande abbaye 
de la chrétienté. Bien que l'église romane a été en grande partie détruite à la Révolution, ses vestiges, imbriqués dans la ville qu'elle a fait naître, donnent une idée de l’ampleur de ce complexe religieux.

     

     

     

     

     

     

     

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  • Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

    Par Florence Donnarel

    Au sud-ouest de Propriano, entre Campomoro et Tizzano, le sentier du littoral offre une escapade sensorielle à travers un paysage emblématique de la Corse. Nous voilà entre terre et mer, parmi les rochers sculpturaux et les plantes odorantes du maquis, sous la vigilance des tours génoises.

    Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

    C’est une côte sauvage longtemps restée à l’écart des voies de communication et désertée par les populations locales pour se protéger des attaques de pirates barbaresques. Un rivage de granite, sculpté de caps acérés et d’une myriade de rochers arrondis ou écorchés, livrés au ressac. Pas d’abri sûr pour le marin mais quelques criques de sable pour le promeneur. Nous sommes sur le domaine de Campomoro-Senetosa, désormais préservé par le Conservatoire du littoral. Un sanctuaire entre mer et maquis, parcouru d’un sentier du littoral que nous empruntons au départ du hameau de Tizzano, au sud, pour réaliser une boucle de quatre heures avec le phare et la tour de Senetosa en point d’orgue.

    Une boucle entre terre et maquis

    Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

    À nos côtés, Stéphane Rogliano, un horticulteur féru de plantes sauvages. À quelques mètres de la mer, il prélève avec un petit sécateur les brins d’un arbuste vert ardent, froisse leurs feuilles et nous les met sous le nez. « Vous sentez ce parfum capiteux ? C’est la myrte, au féminin en corse. Une plante typique de notre maquis dont on fait une liqueur par macération des fruits. Au Moyen Âge, elle servait au tannage des cuirs. Ses rameaux souples et imputrescibles sont encore appréciés des pêcheurs. Ils les utilisent pour tresser des nasses à poissons. »

    Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

    La mer. Elle est ourlée de blocs de granite percés ou creusés d’une cavité, taillés avec un profil aigu. On les appelle taffoni, littéralement « rochers troués », tafone signifiant trou en corse. « La pluie, le vent et, sur le littoral, la mer, provoquent un phénomène d’érosion qui entaille la pierre avec un mouvement ascendant », explique notre guide naturaliste.

    Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

    Une côte sublime et dangereuse

    De la mer aux collines, un chaos rocheux scande le paysage. Le sentier divague entre ces totems de pierre, la végétation arbustive et les criques. Sur celle de Cala Longa, un épais tapis de posidonies séchées, rempart naturel à l’érosion des sols, feutre le son de nos pas. La mer est calme : deux bateaux de plaisance ont accroché leurs amarres aux roches grises scintillant de nuances miel ou roses. Plus loin, la Cala di Tivella forme un croissant de sable doré, veillé par des tamaris d’Afrique enracinés près d’un paisible ruisseau. Selon une légende locale, au Moyen Âge, le diable aurait jeté l’âme damnée de la cruelle châtelaine d’un village voisin dans le lac sans fond du ruisseau. Châtiée pour avoir refusé l’aumône à un mendiant, elle reviendrait hanter certaines nuits les rives du torrent...

    Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

    Chênes verts brossés par le vent, genévriers de Phénicie aux branches sinueuses, cistes et immortelles exhalant leurs parfums... Le maquis emplit tout l’espace en arrière de la mer. « Le mot maquis vient du corse macchia qui signifie tache, macule. Une allusion au patchwork de couleurs que revêt cette végétation au printemps quand fleurissent les bruyères, puis les cistes, les genêts, les lavandes... Un vrai tableau impressionniste », s’enthousiasme notre guide.

    Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

    La silhouette de la tour de Senetosa pointe bientôt à l’horizon, sur un ressaut à flanc de colline. Elle fait le lien avec celles de Campomoro, au nord, et Roccapina, au sud. Achevée peu avant 1610, elle est l’une des dernières tours génoises bâties en Corse. La surveillance de ce morceau de côte s’impose en 1601, après le débarquement de pirates barbaresques qui pillent les villages des alentours et enlèvent hommes, femmes et enfants pour les revendre comme esclaves. Ironie du destin pour une tour de guet, Senetosa est plus tard badigeonnée à la chaux, en 1884, pour servir d’amer aux marins... jusqu’à la construction d’un phare.

    L'étrange phare à deux tours

    Justement, nous apercevons bientôt en contrebas un bâtiment immaculé, flanqué de deux élévations. Derrière ses faux airs de château d’opérette, le phare de Senetosa peut s’enorgueillir d’être le seul de France à posséder deux tours à sa création. On l’érige après le naufrage du Tasmania, un vapeur britannique qui heurte en avril 1887, les récifs des Moines, le plus grand danger maritime du sud de la Corse, au large du cap de Roccapina. Le navire fait route entre Bombay et Londres, avec près de 300 personnes à bord, les cales gorgées d’ivoire, de coton, d’opium et d’épices. 35 membres de l’équipage périront. L’Histoire a retenu le sauvetage d’un coffret de pierres précieuses, cadeau des rajahs indiens à la reine Victoria pour son jubilé.

    Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

    Pour éviter de tels drames, un phare à secteurs est érigé sur la pointe de Senetosa, choisie pour son excellente visibilité sur les récifs des Moines. Ce type de phare indique aux navires leur entrée dans une zone dangereuse avec un feu coloré. Ce sont les techniques imparfaites de fabrication des verres colorés de l’époque, en 1890, qui entraînent la construction de deux tours. Pour signaler clairement en rouge le secteur dangereux, il faut éloigner la plaque de verre coloré de la lanterne blanche du phare et donc bâtir deux tours. Gardé jusqu’en 2008, le phare accueille à nouveau des habitants... éphémères. D’avril à octobre, les marcheurs aiment passer la nuit dans ce refuge insolite. Un lieu inspirant pour songer à la vie des gardiens, parfois prisonniers d’un site exposé à des tempêtes fracassantes alors que la relève s’effectuait par bateau.

    Tizzano et Senetosa : un paysage emblématique de la Corse

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  • La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Par Florence Donnarel
    source : Détours en France n°216
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    Au centre de la longue dorsale de granite qui la traverse, bat l’âme d’une île à la nature prodigieuse. De Corte, la fière cité de l’intérieur, aux lacs d’altitude sertis de pitons, des forêts cathédrales qui tapissent les hautes vallées aux canyons où s’adonner aux sports d’eau vive, un itinéraire au sommet.

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Plus qu’ailleurs, Corte cultive le souvenir de Pascal Paoli. Place, cours, statues... tout résonne ici du nom du père de la patrie corse, qui fit de Corte la capitale de l’Île entre 1755 et 1769. D’ailleurs, le château perché sur un éperon rocheux dominant la ville, nid d’aigle impétueux, ne respire-t-il pas l’insoumission ? Élevé au XVe siècle par Vincentello d’Istria, vice-roi de Corse au nom du roi d’Aragon, l’édifice consacrait déjà la position stratégique de ce bourg du centre montagneux de l’Île, à mi-chemin entre Bastia et Ajaccio.

    Une cité paoline hors du temps

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Le belvédère de la vieille ville permet d’admirer le château, bâtisse ventrue enfermée dans une muraille crénelée qui épouse le rocher. On y prend aussi la mesure de l’intérêt militaire de Corte, face aux vallées de la Restonica et du Tavignano qui s’ouvrent à l’ouest. Autour et par-delà le château, s’étend la citadelle, fortification bastionnée élevée en 1769, qui couronne la ville haute et occupe l’espace avec deux grandes casernes aujourd’hui converties en musée et en bâtiments publics.

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Mais le charme de Corte est ailleurs : dans le quartier qui dévale de la citadelle. Des maisons hautes qui semblent chercher la lumière, des rues pentues pavées de galets, des jardins au milieu de la ville, et ce sentiment que le temps s’est arrêté. Quelques édifices conservent dans leurs murs les signes de l’Histoire et parfois de la rébellion. La façade de la maison Gaffory, sur la place éponyme, est criblée d’impacts de balles rappelant les attaques commises contre son propriétaire, chef de la révolution insulaire à partir de 1745 et assassiné par les Génois en 1753. Juste au-dessus, le Palais national, monumentale bâtisse carrée au toit en lauze, accueillit le siège du gouvernement et du parlement de la Corse indépendante de Paoli. C’est aussi ici que l’homme fort de l’Île installa en 1765 l’université de Corse. Fermée quatre ans plus tard, après la défaite des patriotes corses à Ponte Novo, elle ne rouvrit qu’en 1981. Aujourd’hui, de septembre à juin, environ 4 700 étudiants (près des deux tiers de la population de la ville) insufflent un vent de jeunesse dans les rues de la ville basse de Corte, écrivant une nouvelle page de l’Histoire.

    Le cachet glaciaire des lacs d'altitude du Cortenais

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Au sud-ouest de Corte, la route bardée de grands pins qui emprunte les étroites gorges de la Restonica débouche sur une vallée d’altitude, point de départ d’une randonnée vers quelques-uns des plus beaux lacs de montagne corses. C’est le terrain de jeu d’Antoine Orsini, hydrobiologiste et enseignant à l’université de Corte qui nous accompagne au cœur de ce massif de granite. « Nous sommes dans une vallée en U creusée par les glaciers », explique l’expert alors que nous commençons notre marche depuis les bergeries de Grotelle, à 1 370 m.

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Sur les dalles et les rochers de granite qui ponctuent la montée, il désigne les surfaces polies et les stries en forme de coup de cuillère qui témoignent du travail d’érosion des glaciers. « Plus bas, dans les gorges, là où la fonte des glaces s’est arrêtée, la vallée adopte une forme en V typique d’un creusement par la rivière », poursuit-il.

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Cette rivière, c’est le torrent de la Restonica, alimenté par les lacs de Melo et Capitello, le fil d’Ariane de notre ascension. Des genêts piquants et des genévriers rampants ondulent au sol tandis que les pampilles rouges des sorbiers des oiseleurs distillent leurs notes colorées dans le paysage. Quelques vaches se promènent encore sur ces pâturages d’été. « Les lacs se sont formés avec le retrait des dernières glaces, il y a 10000 ans, éclaire notre spécialiste. La plupart des lacs corses sont nés du surcreusement des glaciers au moment où ils rencontrent une roche plus dure. » 

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    C’est le cas de Melo que l’on découvre après avoir franchi une barre de granite, à 1711 m. Enchâssé dans la montagne, il scintille des reflets verts des arbustes qui dévalent des pentes. « Les lacs se comblent à cause du gravier et du sable charriés par la pluie et la fonte des neiges, commente Antoine Orsini.

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    L’évaporation provoquée par le changement climatique accentue le phénomène. Des bancs finissent par émerger au bord des lacs, colonisés par la végétation. Ce sont les pozzines. » Sur la rive droite du lac, nous observons ces pelouses de velours vert, imbibées d’eau et criblées d’aulnes odorants.

    Capitello, un lac de glace

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Le sentier vers le lac de Capitello grimpe avec hardiesse parmi les rochers, à flanc de montagne. Suspendu entre les aiguilles de granite, le plus profond des lacs corses (42 m) brille sous le soleil. « À près de 2000 m, Capitello est gelé plus de la moitié de l’année. En hiver, pour mener nos études, on y pratique la plongée sous-glace», sourit Antoine Orsini. Il a, par exemple, constaté la disparition de la truite dans les deux lacs, suite à l’introduction du saumon de fontaine. C’est toutefois la surfréquentation qui l’inquiète le plus. « Les visiteurs piétinent les pozzines qui ont l’avantage de garder l’eau. » Certaines pelouses sont désormais protégées par des exclos et, en 2017, le massif du Monte Rotondo a été classé réserve naturelle. « La topographie, l’élévation et l’ancienne présence de glaciers font du Cortenais la région corse la plus riche en lacs d’altitude », conclut l’expert. Les sommets environnants sont mouchetés de ces miroirs d’eau : Bellebone, incrusté entre les pentes arides du Monte Rotondo; Creno, cerclé de pins laricio et tapissé de nénuphars ; Nino, souverain, avec ses vastes pozzines et ses chevaux sauvages...

    L'appel de la forêt corse

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Dans le centre de la Corse, entre les villages de Vivario et Venaco, l’épaisse forêt du Verghellu exhale une haleine fraîche, chargée d’humus. Antoine Paolacci, agent forestier à l’Office national des forêts (ONF) en charge du secteur, fait les présentations. « Celui-ci, c’est le pin laricio, explique-t-il en désignant le tronc grisâtre d’un conifère longiligne. Un bois noble, avec un fût solide et bien cylindrique, peu de branches, une belle rectitude..

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Ce n’est pas pour rien qu’on l’utilisait dans le passé comme mât de navire. » Ce pin noir endémique de Corse peut atteindre jusqu’à 50 mètres de haut et affectionne, au-delà du royaume du chêne vert, l’étage de la forêt situé entre 800 et 1500 m. Le pin maritime, que le néophyte peut confondre avec le pin laricio, se distingue, lui, par son tronc cuivré, ses pommes plus grosses et son terrain d’épanouissement qui ne dépasse pas les 800 m. 

    Plaisir de l'eau vive dans la vallée de Gravona

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Le col de Vizzavona marque la frontière entre la Haute-Corse et la Corse-du- Sud. Au sud-est du col, dans la vallée de la Gravona, le village de Bocognano est cerné de sommets. Le plus célèbre bandit d’honneur corse du XIXe siècle, Antoine Bonelli dit Bellacoscia, en est originaire. Pendant près de quarante ans, il se plan- quera dans le maquis des alentours, sans être repéré. La place principale du village offre une vue panoramique sur les pics granitiques qui émaillent la barrière montagneuse nord de la haute vallée : Punta Laccione (1 982 m), Punta Miglia- rello (2 254 m), Monte d’Oro (2 389 m)... Sur les pentes de ce massif, le ruisseau Cardiccia a façonné des gorges étroites idéales pour la pratique d’un canyoning ludique et accessible. C’est dans ce canyon de la Richiusa que nous sommes venus goûter à cette activité en eau vive.

    Une claque au creux des gorges

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    La marche d’approche le long de la rivière parmi les aulnes et les frênes, puis sur les pentes abruptes brûlées par le soleil, échauffe les jambes. C’est l’occasion aussi de contempler le cirque rocheux qui domine le canyon. Sur ces hauteurs, un névé servait autrefois de glacière aux Ajacciens avant de modeler chaque année le canyon par sa fonte. Après quarante-cinq minutes de marche, nous descendons vers la rivière au creux des gorges. Derrière un rideau d’aulnes, l’eau cristalline et fraîche à point (environ 13 °C) marque une pause avant de franchir une série d’obstacles. C’est ici que l’on s’équipe, sur les rochers ronds à moitié immergés, d’une combinaison, de chaussures crantées, d’un casque et d’un baudrier. Départ en fanfare avec un long toboggan qui nous propulse dans l’eau. Une claque revigorante. Nous voici dans une des premières vasques du parcours, surplombée de murailles rocheuses. Frédéric Fresi, notre guide accompagnateur en moyenne montagne, nous invite à les escalader pour sauter, juste pour le plaisir, de quatre, cinq ou six mètres...

    Une beauté à couper le souffle

    La montagne corse : un itinéraire à couper le souffle

    Plus loin, l’adrénaline monte lors de la descente en rappel d’une paroi verticale où l’eau cascade sur près de 14 mètres. Puis ce sont quelques sauts dans le vide, précédés d’une bonne impulsion pour atteindre une piscine naturelle invisible du point de départ. Partout, la beauté du site interpelle. Dans ces vasques de pierre ciselées par l’eau ou entre des falaises hautes de 30 m, où le ciel n’est plus qu’une bande bleue zébrée par les branches des arbres. Les éléments deviennent sensibles : roche polie que l’on effleure des doigts ou douche froide du torrent dans un goulet. Après 1 h 30 du torrent de descente active, nous atteignons la fin du canyon. Il s’ouvre sur une rive ombragée d’arbustes, précieux lieu de baignade. Bientôt, le torrent se jette dans la Gravona. Une cinquantaine de kilomètres plus au sud, elle finit sagement sa course dans le golfe d’Ajaccio, dans une zone humide prisée des oiseaux. Un trait d’union entre la montagne et la mer.

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  • Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

     

    En plein cœur de Paris, les espaces verts ne manquent pas et permettent de s’offrir de vraies bouffées d’oxygène le temps d’une promenade ou d’une session de lecture allongé sur la pelouse. Parcs dédiés aux animations diverses ou simplement à la détente, jardins d’agrément ou de conservation, la capitale regorge de lieux dans lesquels la nature peut se développer dans des écrins fabuleux. Partons ensemble à la découverte des 15 plus beaux parcs et jardins de Paris !

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Le parc Monceau est situé dans le 17ème arrondissement.

    Au Parc Monceau, le calme est omniprésent

    Bâti au XVIII° siècle par le Duc de Chartres, le Parc Monceau subit de nombreuses transformations avant de devenir celui qu’il est aujourd’hui et ce, depuis son acquisition par l’Etat à la fin du XIX° siècle. Considéré comme l’un des plus élégants jardins de la capitale, on y entre en traversant d’imposantes grilles en fer forgé réhaussées d’or avant d’y découvrir de nombreuses statues qui s’y cachent au milieu d’arbres spectaculaires. Ces derniers accueillent la plus grande diversité d’oiseaux de la ville qui, comme les visiteurs, apprécient le calme de cet espace vert entouré d’hôtels particuliers.

     

    Parc Clichy-Batignolles - Martin Luther King

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    La végétation est toujours changeante en fonction de chaque saison

    Sur les terrains de l’ancienne gare des Batignolles, cet espace de 6 hectares (prévu à terme pour s’étendre sur 10 hectares) a été baptisé en 2008 Parc Clichy-Batignolles - Martin Luther King en hommage au militant des droits civiques décédé 40 ans plus tôt. Conçu par la paysagiste Jacqueline Osty, ce parc propose de multiples ambiances adaptées aussi bien à la détente qu’à la promenade ou au sport au cœur d’un écosystème riche et varié dans lequel l’eau est omniprésente.

    Jardin des Tuileries

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Le Jardin des Tuileries est considéré comme le plus ancien espace vert parisien

    Entre le Musée du Louvre et la Place de la Concorde, s’étend l’éblouissant Jardin des Tuileries. Conçu par Catherine de Médicis au XVI° siècle pour être admiré depuis le palais qu’elle faisait construire, il doit son nom aux fabriques de tuiles présentes à cet endroit. Classé Monument Historique et inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, il fut façonné par les plus grands paysagistes tels qu’André Le Nôtre. Jardin d’agrément et de promenade, il est bon de flâner au cœur de ces 23 hectares qui abritent plus de 2800 arbres au côté des parterres de fleurs et des sculptures anciennes et contemporaines.

    Jardin du Luxembourg

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Un jardin monumental en plein cœur de Paris

    Conçu par Marie de Médicis, le Jardin du Luxembourg vit le jour au XVII° siècle lorsque la reine acquit l’hôtel attenant. Les travaux du Baron Haussmann donneront la physionomie actuelle des lieux qui s’étendent désormais sur 23 hectares. Autour d’un grand bassin, des jardins à la française et à l’anglaise côtoient un jardin fruitier, des serres, des arbres remarquables et une collection d'orchidées au pied du Sénat qui gère et entretient le jardin dans une démarche 100% Bio depuis les années 1990.

    Parc de Belleville

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Les anciennes carrières sont devenues un joli parc qui domine la ville.

    Culminant à plus de 100 mètres sur la colline du même nom, le Parc de Belleville est un parfait belvédère pour profiter d’une vue panoramique sur Paris. Construit à la fin des années 1980, le parc conserve toujours quelques pieds de vigne, témoins du passé de cet ancien village, qui poussent aux côtés des plantes vivaces, grimpantes et des rosiers qui ornent les lieux. Le parc possède également l’une des plus grandes fontaines en cascade de Paris, qui descend les flancs de la butte, idéal en cas de grosses chaleurs !

    Parc des Buttes-Chaumont

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Bâti sur une butte, ce parc ne manque pas d’atouts originaux

    Avec ses 25 hectares, le Parc des Buttes-Chaumont peut se vanter d’être à la fois l’un des plus grands espaces de la capitale mais aussi l’un des plus originaux avec sa butte escarpée qui offre une vue inimitable sur Paris. Inaugurées lors de l’Exposition Universelle de 1867, ces anciennes carrières furent aménagées avec un lac et son île, des grottes et des cascades artificielles, lui conférant un charme unique. Entre les grilles et les 6 grands portails qui closent le lieu, le parc une grande variété d’arbres exotiques qui abritent de nombreuses colonies d’oiseaux.

    Parc Floral de Paris - Bois de Vincennes

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Le Parc Floral, un espace toujours en mouvement

    Au cœur du Bois de Vincennes, le Parc Floral de Paris s’étend sur plus de 35 hectares. Créé en 1969, à l’occasion des troisièmes Floralies Internationales, ce lieu est réputé pour ses collections florales de plus de 3000 plantes exceptionnelles dans un cadre en perpétuel mouvement. Propice à la balade, le parc qui constitue avec le Parc de Bagatelle, l'École Du Breuil et le Jardin des Serres d'Auteuil, le Jardin Botanique de Paris, accueille également nombres d’expositions ou manifestations en son sein toute l’année.

    Jardin des Plantes

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Le Jardin des Plantes, un véritable musée à ciel ouvert

    Véritable support de diffusion des connaissances et de la conservation, le Jardin des Plantes est un espace destiné à la science et à l’étude des collections végétales, créé il y a 4 siècles. Au pied du Museum d’Histoire Naturelle, ce lieu de promenade mais aussi de découverte botanique s’étend sur 2,5 hectares et offre à voir des espaces aussi divers que variés, dans des sites fabuleusement conservés qui valorisent le patrimoine floral de ce jardin exceptionnel.

    Parc Montsouris

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Proche de la cité universitaire, le Parc Montsouris est l’un des lieux préférés des étudiants

    Bâti par le Baron Haussmann durant la seconde moitié du XIX° siècle sur d’anciennes carrières désaffectées, le Parc Montsouris est un parc à l’anglaise d’une surface de 15 hectares, inspiré des parcs londoniens. Idéal pour une agréable balade sous les 1400 arbres, centenaires pour la plupart, il est également très prisé pour son lac et les nombreuses espèces d’oiseaux à y observer, aux côtés de l’observatoire météorologique de Paris.

    Parc de Bagatelle - Bois de Boulogne

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Le Parc de Bagatelle est l’espace rêvé pour une balade en toute tranquillité

    Situé dans le Bois de Boulogne, le Parc de Bagatelle fait partie des 4 jardins qui composent le jardin botanique de Paris. Edifiés en 2 mois au XVIII° siècle, suite à un pari entre Marie-Antoinette et le Comte d’Artois, le parc et son château sont un lieu dédié à la promenade et à la détente, dans un décor romantique à souhait avec ses petits ponts, ses grottes et ses cascades artificielles. Une jolie pagode chinoise du XIX° se dresse parmi les jardins et côtoie une roseraie impressionnante qui abrite plus de 10000 rosiers issus de 1200 espèces. 

    Parc Georges Brassens

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Des animations sont régulièrement proposées aux petits comme aux grands au Parc Georges Brassens

    Du nom du célèbre chanteur qui résidait non loin de là, le Parc Georges Brassens possède de nombreuses espèces florales, un jardin de plantes médicinales et aromatiques, et une ruche dont le miel est vendu sur place. Outre sa rivière et ses espaces de jeux pour les plus jeunes (balançoires, promenades en poney ou encore spectacles de marionnettes), le parc abrite le Montfort Théâtre, à l’agenda varié, et un grand marché du livre ancien et d'occasion qui se tient chaque weekend sous ses halles.

    Jardins des Archives Nationales

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Dissimulés derrière de prestigieux hôtels, les romantiques jardins des Archives Nationales

    Ceints de bâtiments prestigieux, les Jardins des Archives Nationales se nichent dans un espace calme de 8000 m². Dans une atmosphère romantique, il est bon de déambuler dans des ensembles paysagers et classiques à travers les jardins des hôtels de Rohan, d’Assy, de Breteuil, de Fontenay et de Jaucourt. Des haies de troènes, des pins parasols, une rivière, des massifs de vivaces composent, entre autres, ces espaces exempts de pesticides qui ont permis l’installation d’une ruche sur les toits du bâtiment Chanmson.

    Jardin des serres d’Auteuil - Bois de Boulogne

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Avec ses 5 serres, les lieux permettent de découvrir une flore exceptionnelle en plein coeur de Paris

    Constituant avec 3 autres lieux parisiens, l’un des 4 pôles du Jardin Botanique de Paris, le Jardin des Serres d’Auteuil propose un voyage insolite en plein cœur du Bois de Boulogne. Créé au XVIII° siècle sous le règne de Louis XV, le jardin et ses 5 serres principales (édifiées quant à elles à la fin du XIX°) abritent une impressionnante collection de plantes rares venues du monde entier et d’arbres remarquables, ainsi qu’un palmarium, qui entrainent les visiteurs dans de lointaines contrées sans quitter Paris !

    Parc de Bercy

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Le Parc de Bercy, un havre de paix à deux pas de la Seine

    Constitué d’un ensemble de 3 jardins, le Parc de Bercy est érigé à l’emplacement des anciens entrepôts viticoles de la ville, sur les bords de Seine. Lieu de promenade prisé par tous, la diversité de ses espaces s’étend sur 14 hectares et offrent à découvrir une variété qui va des jolis bassins, occupés par une faune sauvage, à des espaces ombragés, propices à la détente, en passant par des parterres colorés et odorants. La Maison du Lac et la Maison du Jardinage complètent l’esprit pédagogique des lieux en proposant des expositions sur les jardins, des conférences, ou encore des cours de jardinage.

    Jardins du Palais-Royal

    Les 15 plus beaux parcs et jardins de Paris

    Caché derrière de prestigieux bâtiments, se niche le remarquable jardin du Palais-Royal

    Résidence royale durant la construction du Château de Versailles, le Palais-Royal et ses jardins furent édifiés par le Cardinal de Richelieu au XVII° siècle. Bordé par 4 galeries sous arcades, le lieu mêle des œuvres d’art contemporaines, telles que les célèbres colonnes de Buren et les fontaines mobiles de Bury, aux arbres qui ombragent les allées des jardins et offrent un espace propice à la flânerie autour du grand bassin et des parterres colorés.

     

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  • Paris secret : les plus beaux trésors cachés

    Par Dominique Lesbros
     

    Les frontières de l’insolite sont mouvantes et variables en fonction des individus. Le sujet intrigue et passionne mais fatalement, une fois divulgué, un lieu perd de son caractère singulier. Les adresses livrées ci-après sont encore préservées et pour certaines vraiment très confidentielles, protégées par des ouvertures exceptionnelles. Leur visite se mérite mais ne se regrette pas.

     

    La face cachée de la Sorbonne 

     

     

    Que les années fac soient proches ou lointaines, qu’importe ! Mettre un pied « en Sorbonne » est toujours émouvant tant ce lieu impressionne par sa majesté, le poids de son histoire et les grands noms qui s’y sont succédé. Une visite guidée révèle une (petite) partie de ses trésors. Elle débute dans la chapelle, devant le cénotaphe du cardinal Richelieu, bizarrement surmonté de son chapeau, suspendu dans le vide. Cela matérialise une vieille tradition : le jour où la ficelle cède, dit-on, l’âme du cardinal s’élève aux cieux. Vient ensuite le palais académique, siège de la chancellerie des universités de Paris. Majestueux, il est organisé comme une salle de spectacle avec son grand vestibule, son escalier d’honneur à double révolution et son péristyle. Il évoque l’Opéra Garnier et pour cause : son architecte Henri-Paul Nénot était un élève de Charles Garnier. Le palais de Nénot est celui de la Connaissance, laquelle palpite dans le grand amphithéâtre où s’effectuent solennellement les remises de diplômes.

    01 40 46 23 39
    Informations 

    1 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. 

    Visite sur réservation.

    Tarif plein : 15€, réduit : 7€.

     

    Hôtel de la Païva

    La Païva était une demi-mondaine dont Émile Zola se serait inspiré pour le personnage de Nana. Mettant sa séduction au service de son ambition, elle amassa une fortune considérable et fit construire sur les Champs-Élysées un somptueux hôtel particulier. Décoré par les meilleurs peintres, sculpteurs et bronziers du Second Empire, il devait par son luxe inouï éblouir les visiteurs, exclusivement masculins. L’escalier en onyx est somptueux, de même que la baignoire en bronze argenté et ciselé où la marquise prenait, selon son humeur, des bains de lait, de tilleul ou de champagne.

    25 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris.
    De nombreux conférenciers proposent cette visite, uniquement sur réservation. Possibilité de s’intégrer à un groupe sur les sites de visites guidées. Tarif variable (env. 20 €).

     

    Design et nature

    L’univers d’Anne Orlowska est peuplé de poules roses, de bouquets de pigeons jaunes et d’animaux hybrides tel ce lapin blanc aux ailes de colombe. Elle a dirigé pendant sept ans la maison Deyrolle, un fabuleux cabinet de curiosités naturelles. Puis l’envie est venue de donner libre cours à sa fantaisie. Design et Nature est une sorte de Deyrolle sous extasy ! Les animaux provenant de zoos, de cirques ou de parcs animaliers, tous morts naturellement, sont mis en scène avec poésie, parfois affranchis des lois naturelles. Cette galerie s’apparente à un bestiaire fantastique à la Lewis Caroll, à toucher (seulement) des yeux.


     
    Téléphone 
    01 43 06 86 98
    Informations 

    4 rue d’Aboukir, 75002 Paris.

    Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 19h et le samedi de 11h à 19h.

     

    Crypte de Saint-Sulpice 

    Sous les dalles de l’église Saint-Sulpice se déploie une crypte d’une superficie de 5 000 m2, la plus vaste de Paris. L’église actuelle fut construite au XVIIe siècle sur un ancien sanctuaire devenu trop exigu. Le bâtiment primitif n’a pas été rasé – tout ce qui existait jusqu’à 4 m de haut a été conservé. Les substructures de l’église rurale demeurent : sa nef, son chœur et le départ de l’escalier conduisant au clocher. La crypte de Saint-Sulpice était, aux XVIIe et XVIIIe siècles, une nécropole convoitée par les aristocrates dépendant de la paroisse du bourg Saint-Germain car les cadavres, disait-on, s’y desséchaient en trois jours et que par conséquent, ils se conservaient mieux que partout ailleurs. Au milieu du XVIIIe siècle, des curieux venaient par centaines, de toute l’Europe, visiter « la grande cave des morts de Saint-Sulpice », célèbre pour son « sol en sciure de pierre » et sa gestion modèle.

     

    2 rue Palatine, 75006 Paris.

    Visite guidée les 2e et 4e dimanches du mois à 15 h. Sur inscription au 06 59 92 59 68 ou sur acf-ss@pssparis.net

     

     

     

    Musée François-Tillequin

    Paris secret : les plus beaux trésors cachés

    Rattaché à la faculté de Pharmacie de Paris, il rassemble plus de 25 000 « drogues » – soit des substances naturelles (d’origine végétale, animale ou minérale) séchées et destinées à la préparation de médicaments. Ce trésor résulte du cumul des collections des maîtres apothicaires du siècle des Lumières ; des butins rapportés par les explorateurs du XIXe siècle ; des lots en provenance d’expéditions scientifiques coloniales et de la récupération des spécimens exhibés lors des expos universelles de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Marseille, de 1867 à 1931. L’écrin est une vaste salle où tout n’est que bois, verre et matières naturelles. Clou du spectacle : la pagode centrale, héritage de l’Exposition universelle de 1889, tapissée de poisons de flèches.

     
     

    4 avenue de l’Observatoire, 75006 Paris.

    Visite lors des journées du patrimoine, des journées portes ouvertes de l’université ou sur rendez-vous pour les professionnels ou les groupes au 01 53 73 98 04. Gratuit. 


     

     

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  • La mystérieuse disparition de l'opulente «salle d'ambre» en Russie

    La mystérieuse disparition de l'opulente «salle d'ambre» en Russie

    Considérée comme la «huitième merveille du monde» par beaucoup, la salle d'ambre était un chef-d'œuvre aux teintes dorées de construction contemporaine complexe. Conçu par le sculpteur baroque allemand Andreas Schlüter et construit par l'artisan danois de l'ambre Gottfried Wolfram, il est devenu un spectacle glorieux dont l'histoire est remplie d'aventures, de mystères et d'effusions de sang. La création, la disparition et la reconstruction de ce lieu remarquablement opulent et mystérieux ne ressemble à aucun autre.


    Les origines

    Bien que l'installation de panneaux d'ambre sculpté soit souvent attribuée à l'Empire russe - dont les mains finiraient par tomber - elle a été initialement construite pour la monarchie prussienne en 1701 et logée dans le palais de Charlottenburg, qui abrite le premier roi de Prusse, Friedrich I La montée du conflit en Europe de l'Est a conduit à une alliance entre la Russie et la Prusse contre la Suède. Cette alliance a ensuite été symbolisée par le don de la salle d'ambre à Pierre le Grand de Russie en 1716. Le célèbre chef russe a fait installer la salle au palais d'hiver de Saint-Pétersbourg, mais la tsarine Elizabeth a ordonné son transfert au palais Catherine à Tsarskoïe Selo en 1755.

    La mystérieuse disparition de l'opulente «salle d'ambre» en Russie

    Palais Catherine à Saint-Pétersbourg (Photo: Alex «Florstein» Fedorov [CC BY-SA 4.0])
    C'est à cet endroit que la pièce a été agrandie et a atteint plus de 180 pieds carrés. À ce stade, il comprenait six tonnes d'ambre et d'autres pierres semi-précieuses - les historiens estiment que la salle coûte environ 176 millions de dollars en argent d'aujourd'hui. Pendant les deux siècles suivants, la salle a été admirée par les Russes et le reste du monde occidental - à tel point que la salle, et de nombreuses autres œuvres d'art historiques comme elle, ont été menacées par le sentiment totalitaire croissant en Europe centrale dans les années 1930. .

    La mystérieuse disparition de l'opulente «salle d'ambre» en Russie

    photo en couleur de la salle d'ambre originale (Photo: Wikimedia Commons [Public Domain])
    Seconde Guerre mondiale et disparition

    Le 22 juin 1941, Adolf Hitler a lancé l'opération Barbarossa, qui s'est concentrée sur l'invasion de l'URSS. Sachant que les trésors nationaux comme la salle d'ambre étaient en grand danger d'être saisis par des officiers nazis, les conservateurs soviétiques ont essayé de déplacer la salle loin du front. L'ambre était devenu si fragile au fil des ans depuis son moulage qu'il s'est effondré. Incapables de retirer la pièce du palais, les Soviétiques ont tenté de la cacher aux envahisseurs nazis en la couvrant de papier peint fin.

    Malheureusement, les nazis ont découvert les précieux panneaux d'ambre et les ont complètement démantelés, puis reconstruits dans le château de Königsberg en Allemagne. La chambre y est restée pendant deux ans de plus, avant d'être ordonnée par les responsables nazis pour être déplacée à la fin de 1943. La chambre a été emballée avec succès pour le voyage, mais n'a jamais été revue.

    La mystérieuse disparition de l'opulente «salle d'ambre» en Russie

    önigsberg Castle

    Conspiracy & Reconstruction

    La mystérieuse disparition de l'opulente «salle d'ambre» en Russie

    De nombreuses théories du complot se sont développées au cours des années qui ont suivi sa mystérieuse disparition. La théorie la plus simple est que les bombardements qui ont détruit la ville dans laquelle il se trouvait devaient également avoir détruit les panneaux d'ambre et qu'ils n'ont jamais réellement quitté la région. D'autres croient que les panneaux se trouvent quelque part au fond de la mer Baltique dans un navire coulé. Le seul élément retrouvé dans le sillage de l'installation est un panneau de mosaïque découvert en 1997 par des détectives d'art allemands, mais il n'y avait aucune indication quant à sa provenance. Les chasseurs de trésors des temps modernes vantent constamment leurs pistes sur l'emplacement légendaire de la salle Amber, mais la «huitième merveille du monde» semble être perdue pour toujours.

    Heureusement, vous pouvez visiter une reconstruction de la pièce d'origine, basée sur ses spécifications prussiennes, à Tsarskoïe Selo au musée d'État de Tsarkoïe Selo aujourd'hui. La reconstruction a été une entreprise de grande envergure, qui a coûté environ 11 millions de dollars et s’est déroulée sur 25 ans. Son ouverture en 2003 a marqué le 300e anniversaire de Saint-Pétersbourg.

    La mystérieuse disparition de l'opulente «salle d'ambre» en Russie

    La mystérieuse disparition de l'opulente «salle d'ambre» en Russie



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  • Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Traîneau à chiens, motoneige, virée en bateau au plus près des icebergs ou encore observation des aurores boréales… En hiver, les activités ne manquent pas à Ilulissat. Après avoir partagé nos premières impressions du Groenland, on vous propose de découvrir que faire et que voir dans la petite ville de 5000 habitants d’Ilulissat en plein hiver.

    Une virée en traîneau à chiens à la Groenlandaise

    « Donnez-moi de la neige et des chiens, vous pouvez garder le reste ». Cette célèbre citation de l’explorateur Knud Rasmussen résume bien l’état d’esprit des Groenlandais à l’égard des chiens de traîneau. Depuis toujours, les chiens font partie intégrante de l’Histoire du Groenland. C’est d’ailleurs la culture de Thulé, débarquée au Groenland vers 1250, qui a mis au point le traîneau à chiens. Aujourd’hui encore, de nombreux pêcheurs et chasseurs Groenlandais utilisent ce mode de locomotion dans des coins reculés du pays en plein hiver.

    Le traîneau à chiens est donc l’une des activités incontournables à Ilulissat !

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Mais attention, au Groenland, le traîneau à chiens n’a rien de comparable à ce que nous avons pu découvrir en Laponie Finlandaise ou au Svalbard.

    Ici, pas de Husky de Sibérie, ni de Malamute d’Alaska, mais de véritables et magnifiques Chiens du Groenland. Cette race ancienne descend des chiens amenés au Groenland par les premiers Inuits. L’attelage n’est pas non plus le même. En général, les Groenlandais utilisent 14 chiens et non 6 comme nous en avons déjà fait l’expérience. Contrairement à la Laponie, ils ne sont pas deux par deux en file indienne, mais disposés en éventail avec un chien de tête qui mène le troupeau. La raison ? Si l’un deux venait à tomber dans un trou d’eau ou une crevasse, il n’entraînerait pas le reste de l’attelage.

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    N’espérez pas non plus conduire l’attelage. Les Chiens du Groenland répondent uniquement à la voix du musher. Aidé d’un fouet (utilisé uniquement pour les diriger et non pour les frapper), le musher a parfois même du mal à se faire respecter.

    Pour cette expérience 100% Groenlandaise inédite, nous avons sollicité l’aide de Ole de l’Hôtel Nordlys. Après notre mésaventure pour nous rendre à Oqaatsut, il a tenu à honorer ses engagements en nous proposant de faire du traîneau à chiens dans les environs d’Ilulissat.

    Nous voilà donc parties direction Sermermiut Aqq. C’est ici qu’est regroupée la grande majorité des Chiens du Groenland.

    Lorsque nous arrivons, le musher termine d’atteler ses 14 chiens, visiblement impatients de s’élancer. Pas de chance pour nous puisque, ce jour-là, nous avons vécu l’une de nos plus froides journées avec un ressenti proche de -40°. D’ailleurs, un conseil, soyez prévoyants. Contrairement à la Laponie, le Svalbard ou le Québec où l’on vous prête volontiers des combinaisons et des vêtements chauds pour les excursions, le Groenland est, disons-le, plus authentique. Vous partez avec ce que vous avez sur vous ! A vous donc de multiplier les couches et d’avoir le bon équipement.

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    C’est parti pour deux heures de balade, totalement seules avec le musher. A trois sur le traîneau, les secousses sont nombreuses car la neige a fondu à plusieurs endroits et les pierres sont bien présentes… Nous nous tenons donc à une petite cordelette sur le traîneau.

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    La sensation de liberté se fait vite sentir grâce à cette immensité totalement déserte. Sur notre route, nous croiserons seulement un traîneau conduit par un Inuit de retour de la pêche.

    Le musher nous confie qu’il peut parfois atteindre des pointes à 65km/h seul sur son traîneau. Ce jour-là, la vitesse était moindre pour rejoindre la banquise brisée juste avant Oqaatsut. Après une courte pause d’à peine 5 minutes pour observer l’incroyable panorama, il est temps de repartir. Il faut dire que les chiens s’impatientent et commencent à être difficiles à retenir.

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Des chiens qui n’hésitent pas à venir réclamer des câlins une fois la balade terminée et qui attendent surtout leur récompense gourmande amplement méritée après tant d’efforts !

    Observation des icebergs depuis la mer

    Si vous comptez vous rendre à Ilulissat, une sortie en mer pour observer les icebergs est inévitable.

    Plusieurs excursions sont proposées tout au long de la journée. De notre côté, nous sommes passées par Ilulissat Guesthouse chez qui nous logions. Le guesthouse s’est chargé de la réservation auprès de Ilulissat Tourist Nature. D’autres agences proposent également ce genre d’excursions comme IceCaps Tours ou encore World Of Greenland, toutes situées dans le centre d’Ilulissat.

    Après un pick-up au guesthouse, nous voilà parties, avec 6 autres personnes, direction le port de la ville. C’est ici que nous montons à bord d’un petit bateau de pêche typique.

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Après nous avoir brièvement évoqué les règles de sécurité, c’est parti pour deux heures d’émerveillement face à la beauté brute et fragile de la nature. Plus nous nous approchons de ces immenses blocs de glace, plus nous nous sentons minuscules. Nous ne pouvons rester que silencieuses face à ces impressionnantes sculptures de glace. Et l’émotion est encore plus grande lorsque l’on sait que la partie visible d’un iceberg représente seulement 10%. Le reste est immergé sous la mer. On découvre également les icebergs déjà retournés, reconnaissables grâce à leurs parties toutes lisses.

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Le guide en profite pour évoquer que c’est ici, sur la Côte Ouest du Groenland, qu’est né le fameux iceberg qui a éventré la coque du Titanic.

    Il ne peut s’empêcher d’évoquer également le réchauffement climatique. Un dérèglement climatique qui, pour lui, ne fait aucun doute. Il se remémore sa mère qui pouvait traverser la banquise sans aucune difficulté l’hiver il y quelques dizaines d’années. Aujourd’hui, ce même trajet est tout simplement impossible car la banquise disparaît d’année en année. Pour autant, il nous confie que certains Groenlandais ne voient pas le réchauffement climatique comme personnellement néfaste pour eux. Certains habitants sont en effet heureux de pouvoir faire pousser des patates en plein été ; une agriculture impensable auparavant…

     

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Aussi intéressante que mémorable, cette virée en bateau reste l’un de nos plus beaux souvenirs de notre séjour à Ilulissat.

    Randonner dans la baie de Disko

    Hiver comme été, les randonnées sont nombreuses dans la baie de Disko. L’occasion d’admirer de plus près cet incroyable site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Pour parcourir ces différents chemins, il faut se rendre au vieil héliport d’Ilulissat. De là, trois randonnées sont possibles :

    Parcours jaune de 2,7km. Comptez entre 1h30 à 2h de marche. Sur ce parcours, on prend de la hauteur et les points de vue pour observer les icebergs sont à couper le souffle. Bref, notre préféré !

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Simples et plutôt bien indiqués, pas besoin de guides pour vous accompagner sur ces chemins de randonnée. En revanche, l’hiver, il faut être un peu plus vigilant. Le balisage est souvent recouvert par la neige. Suivez alors les traces de pas pour mieux vous diriger. Le froid peut être aussi très dangereux. Car, une fois que vous avez froid, c’est trop tard… Partez donc bien équipés et surtout avec un téléphone portable sur vous. N’hésitez pas non plus à le mettre le plus près de votre peau car la batterie ne tiendra pas longtemps dans le cas contraire.

    Enfin, sachez qu’il est interdit de sortir des sentiers dans les zones protégées, et de s’approcher de la mer en raison de risques de tsunami dus aux icebergs.

    Musée Knud Rasmussen : sur les pas de l’explorateur

    Comme beaucoup le savent, le Groenland a été le théâtre de nombreuses explorations polaires. Parmi elles, celle menée par l’américain Robert Peary qui a rejoint le Pôle Nord depuis le Groenland en 1909. Les Norvégiens Otto Neumann Sverdrup et Fridtjof Nansen ont quant à eux effectué en 1888 la première traversée à ski de l’île.

    Côté français, le commandant Jean-Baptiste Charcot a exploré la côte orientale du Groenland en 1926. Paul-Emile Victor a réalisé pour sa part son premier séjour au Groenland sur la cote Est du pays en 1934.

    Enfin, comment parler du Groenland sans évoquer la figure mythique de l’île, j’ai nommé Knud Rasmussen ? Il a fondé en 1910 la base Thulé à Uummannaq, servant de point de départ à une série de sept expéditions, effectuées entre 1912 et 1933. Un musée lui est d’ailleurs dédié à Ilulissat. Et on vous conseille vivement d’y faire une halte pendant votre séjour. Comptez 35 couronnes danoises pour l’accès.

     

    Où manger et boire un verre à Ilulissat ?

    A Ilulissat, les bars et restaurants ne sont pas nombreux mais il existe toutefois quelques très bonnes adresses où il vous faudra en revanche mettre la main au porte-monnaie. Parmi elles, la brasserie Icecap.

    Ici, l’influence Danoise se fait clairement sentir avec une décoration épurée et des plats visuellement très esthétiques. Le goût est aussi au rendez-vous. Du côté de la carte, place à des produits locaux comme le renne pour les carnivores ou bien du flétan fumé et du crabe des neiges en entrée.

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Pour accompagner ces plats, on se laisse tenter par les bières locales de Immiaq. Créée en 2013, la brasserie propose aujourd’hui plusieurs brassins (Aasaq, Qaqqaq, Arsarnerit…). Vous pouvez aussi directement déguster ces bières au bar de la brasserie et même visiter la brasserie si vous le souhaitez !

    ilulissat restaurant8

    Pour les budgets plus serrés, direction le Cafe Iluliaq, juste à côté du restaurant. Le lieu propose des plats plus classiques comme des soupes, burgers, sandwiches… Là aussi, les bières Immiaq sont à découvrir à la pression.

    L’autre adresse gourmande que nous vous conseillons est à découvrir au fameux Hôtel Arctic, à l’entrée de la ville.

    C’est ici que se trouve le restaurant Ulo (réservations conseillées). En plus d’une vue imprenable sur l’icefjord et ses icebergs, le restaurant nous a régalées avec ses plats aussi beaux que bons. Au menu ? Saint-Jacques, steak de bœuf musqué, pêche du jour… Mais là encore, il faudra mettre le prix pour combler ses papilles.

    Où dormir à Ilulissat ?

    A Ilulissat, moins d’une vingtaine d’hébergements sont proposés. Si l’Hôtel Arctic, connu pour ses « Igloos » face à la mer, et l’Hôtel Icefiord font partie des références, nous avons préféré séjourner à Ilulissat Guesthouse.

    Ilulissat5

    Igloos de l’Hôtel Arctic

    Le guesthouse propose trois très jolies maisons en bois dans la ville. Nous étions pour notre part logées dans la maison bleue. Très propre, la maison dispose au total de trois chambres avec salle de bain et wc à partager. Le plus ? La vue imprenable sur la mer et ses icebergs. Par temps clair, nous pouvions même apercevoir l’île de Disko.

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

    Ilulissat en hiver : que faire et que voir?

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  • L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    L'expression Belle Époque est née a posteriori en 1919, après le conflit qui a plongé la France...

    Dans une période noire et sanglante, qui lui ont coûté des efforts surhumains.

    Cette expression est donc basée sur la nostalgie d'une période qui se voulait brillante.

    Elle apparaît à la fois spontanément dans l'opinion publique, et sous la plume de journalistes évoquant la période d'avant-guerre.

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    Dans nos représentations mentale de cette période on surestime : brillance de la vie culturelle...

    Paris ville lumière et phare intellectuel et artistique du monde...

    Vision de nos grands-parents et arrière-grands parents sur des bicyclettes, suivant le premier tour de France...

    Allant profiter des premiers bains de mer, prémices d'une culture de masse, premières automobiles et premiers pas de l'aviation.

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    Par contre les difficultés du monde ouvrier et rural l'âpreté des conflits sociaux, le déficit démographique…

    Sont parfois occulté ou au contraire mis en exergue les conflits sociaux avec leur répression par Clémenceau...

    Nous procure une vision assez noire de la période de 1900 à 1914

    Le Déclin Démographique -

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    Sept fois entre 1891 et 1911, le nombre de décès fut supérieur  a celui des naissances, la France devient le pays...

    Du fils unique, protégé, poussé, sur lequel reposent les projets d'ascension sociale de la famille.

    Autre faiblesse...Les inégalités sociales et régionales l'espérance de vie a la naissance est aux alentours de 45 ans...

    Et le taux de mortalité à la naissance est pas loin de 25 % !...

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    A comparer avec les taux actuel et la politique de l'enfant rare.

    La Croissance Économique

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    - Après une période de crise jusqu'en 1895, une embellie va se manisfester, qui sera portégé...

    Par un protecionnisme de bonne aloi " les tarifs Mélines" qui vont surtout profiter aux agriculteurs.

    1900 (Date ronde) sera l'apogée de la civilisation rurale

    L'agriculture reste la première activité économique par le nombre d'actifs employés mais non par le revenu.

    Ouvriers agricoles analphabètes, propriétaires parcellaires vivent dans la misère alors qu'au nord de la Loire...

    Existe une agriculture capitaliste et productive. Ce dualisme se retrouve dans l'industrie

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    . A côté des industries nouvelles ( Automobile, Rôle de Renault, Aviation ;

    Premier salon de l'aéronautique…), des pans entiers sont encore au stade préindustriel.

    Il ne faut pas oublier la précarité de l'existence de l 'ouvrier (chiffres de salaire fortement exagérés )...

    Et puis l'inexistence de législation sociale ( progrès des inspections du Travail ).

    L'époque n'est visiblement pas belle pour tout le monde !

    Technologie -

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    Durant ces années, on vit apparaître une succession d'inventions qui...

    Allaient modifier profondément le mode de vie de l'être humain.

    La photographie débutante allait engendrer le cinéma, le vélocipède se mua en bicyclette...

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    La réalisation de moteurs plus petits et légers allait permettre...

    La mise au point des motocyclettes, des automobiles, des avions...

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    Des progrès immenses furent aussi accomplis dans la chimie, l'électronique et la sidérurgie.

    Le développement de la médecine et de l'hygiène permirent de faire baisser la mortalité...

    Des nourrissons et d'augmenter l'espérance de vie.

    En 1895, la projection du premier film de l'histoire à Paris marque le succès qu'attend la cinématographie.

    Les hommes de l'époque voyaient un espoir sur le développement dans la technologie...

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    Pour eux elle était capable de tout, même de l'impossible un siècle auparavant.

    La France s'équipe de plus en plus de l'électricité.

    Le naufrage du Titanic en 1912 laissa un traumatisme de confiance sur la technologie, les hommes de l'époque virent...

      À quel point la technologie ne pouvaient rien contre la force de la nature, malgré les progrès énormes de la science.

    Le rayonnement culturel va être des plus brillant sur un plan artistique (étude de peintres, cubisme,néo-impressionnisme...

    Influence musicale ( Ravel, Debussy,..), et le rôle de Paris ville lumière...

    ( Étude de photographies outémoignage des contemporains )

    Paris Est La Capitale Des Arts -

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    Écrivains et artistes s’y croisent dans les cafés comme la Closerie des Lilas...

    Ou le Critérion (où se rencontrent Apollinaire et Picasso à partir de 1903).

    Des salons mondains les accueillent.

    Des propriétaires de galeries offrent leurs murs et parfois subventionnent les peintres d’avant-garde...

    Ambroise Vollard reçoit Picasso pour sa première exposition en 1901, Daniel-Henri Kahnweiler expose Braque...

    Et Juan Gris en 1907. La capitale rassemble en effet toutes les composantes.

    D’une vie artistique foisonnante qui mêle art académique et courants d’avant-garde.

    Elle devient la capitale de l’Art nouveau* avec, en1900,la commande faite...

      À Hector Guimard de réaliser les entrées des stations de métro.

    Elle accueille les « Fauves* »: Derain, Matisse, Vlaminck...

    Exposés pour la première fois au Salon d’automne de 1905.

    C’est aussi à Paris que se constitue le mouvement cubiste* avecl’installation définitive...

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    De Picasso dans la capitale en 1904 et le Salon des Indépendants de 1911 .

    Dès avant la guerre, Braque, Juan Gris, Fernand Léger sont reconnus par le public qui fréquente les galeriesd’art.

    Paris incarne la modernité et se transforme rapidement.

    Les omnibus à chevaux cèdent la place aux tramways électriques et aux taxis...

    La première ligne du métropolitain est inaugurée en 1900 ( juillet)...

    L’éclairage électrique remplace les becs de gaz dans les grandes artères.

    (Avec de grande difficulté dans les hôpitaux parisiens).

     

    Des réalisations architecturales, construites avec les matériaux modernes (béton, fer et verre)embellissent la capitale...

    La gare et l’hôtel d’ Orsay, le pont Alexandre III, la perspective des Invalides, du Grand et du Petit Palais.

    L’Exposition universelle, inaugurée le 14 avril 1900, symbolise la France dynamique...

    Et prospère du début du siècle : elle attire 48 millions devisiteurs.

     

    Le tourisme reste réservé sinon aux élites, du moins à la bourgeoisie...

    Mais il se développe avec le chemin de fer et l’automobile...

    En 1900 paraît le premier guide Michelin.

    Il en est de même de la pratique sportive...

    Les sociétés de gymnastique et de tir se multiplient, largement motivité par l'idée de revanche...

    Sur l'allemagne et bien souvent fortement encadré par "les autorités"...

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    L’usage de la bicyclette se répand ; le Tour de France, créé en 1903 et qui...

    Bénéficie d’une large publicité, connaît un grand succès populaire.

    Le cinéma, mis au point par les frères Lumière en 1895, et la pratique de la photographie...

    Pour immortaliser les événements importants de la vie, pénètrent jusque dans les petites villes...

    Et les campagnes grâce aux projectionnistes et aux photographes ambulants qui sillonnent le pays .

    L'histoire De La Belle Époque Souvenirs & Nostalgie !

    Sans être un âge d’or, la Belle Époque...

    Est une période à la fois...

    De relative stabilité et d’ouverture qu’ont...

    Pu regretter les survivants de la Grande Guerre...

     

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