• Visite De La Région De charlevoix & De Son Train

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    Il figure dans le top 10 des plus beaux voyages en train au Canada selon MSN. Les couleurs sont superbes en ce moment, venez faire votre tour !

     

    Visite De La Région De charlevoix & De Son Train...

    Imaginez un instant laisser la voiture de côté pour plonger au cœur d’un paysage surréaliste, autrement inaccessible.

    Imaginez cette impression de n’avoir qu’à tendre la main pour entrer dans le décor, pour humer ses parfums de varech ou pour sentir la caresse de parois rocheuses de ses montagnes séculaires.

    Voilà à quoi s’attendre en montant à bord du Train de Charlevoix : un saut inédit au cœur d’un paysage carte postale, entre mer et montagnes. Et non, vous ne rêvez pas !

    Longeant le Saint-Laurent sur 125 km entre Québec et La Malbaie, cette croisière ferroviaire plutôt insolite lève le voile sur la beauté poétique des villages qui s’accrochent à cran de falaise ou se prélassent sur la berge.

    Visite De La Région De charlevoix & De Son Train...

    Le Train de Charlevoix est un train touristique qui emprunte le chemin de fer Charlevoix, dans la région de la Capitale-Nationale et de Charlevoix.Wikipédia Propriétaire : Le Massif

    Le train traversant sept villes et villages côtiers, on en profite pour descendre, le temps d’un séjour en amoureux ou d’une courte escapade avec les enfants.

    Au gré de ses envies, on aimera flâner dans les rues animées de Baie-Saint-Paul ; piquer son parasol dans le sable blond de la plage de Saint-Irénée; tenter sa chance au Casino de La Malbaie ou découvrir le riche patrimoine maritime de Saint-Joseph-de-la-Rive.

    Vous n’avez pas grimpé votre vélo à bord ? Pas de souci ! Plusieurs gares de village en font la location. Le Train de Charlevoix c’est ça : du temps pour la découverte. D’une région, de son histoire et de ses gens.

    Visite De La Région De charlevoix & De Son Train...

    Dans un parcours ferroviaire où savoir prendre son temps devient un art de vivre, on profite de l’instant pour découvrir un paysage changeant qui chaque jour se donne en spectacle.

    Au programme : des ciels qui n’en finissent plus ; des marées qui font la vague ; des horizons bleutés où le rouge vif d’un bateau anime le tableau; un vol de grands hérons ou la paresse d’un phoque se prélassant au soleil sur les rochers submergés. À vos jumelles !

    Visite De La Région De charlevoix & De Son Train...

    Peu importe l’itinéraire que vous aurez choisi, le Train de Charlevoix offre une expérience à nulle autre pareille. Une occasion de refaire le plein en croquant à pleines dents dans le décor.

    Comme si ce n’était pas assez, vous aurez la possibilité de goûter à la richesse du terroir régional en profitant de produits offerts à la carte dont les terrines de Damien, les œufs de cailles de Jean-Sébastien et pour les dents sucrées, les fameux chocolats de Cynthia ! C’est connu, les grands espaces, ça ouvre l’appétit. Même vus de l’intérieur !

    Visite De La Région De charlevoix & De Son Train...

     

    Les paysages accidentés de Charlevoix sont encore plus spectaculaires quand les montagnes se colorent l'automne.

    Photo fournie par Alain Blanchette

    Rayons d'octobre se veut un hommage à la magnifique région de Charlevoix en automne.

    Nous avons profité des premiers jours d'octobre pour parcourir la région à la recherche de panoramas connus et moins connus.

    De Petites-Rivières-Saint-François à La Malbaie en passant par Les Éboulements et Baie-Saint-Paul, nous avons immortalisé le décor enchanteur de la région durant l'automne.

    Visite De La Région De charlevoix & De Son Train...

    (CHARLEVOIX) Le Réseau Charlevoix propose une liaison ferroviaire par train léger entre Québec et La Malbaie. Un parcours à couper le souffle qui longe le fleuve Saint-Laurent, au pied des montagnes. Et qui permet d'admirer le spectacle de la nature sans devoir se préoccuper des virages sur la route.

    L'embarquement a lieu au pied de la chute Montmorency, près de Québec. Après avoir passé Sainte-Anne-de-Beaupré, le train traverse la Réserve nationale de faune du cap Tourmente, un habitat unique pour les oiseaux.

    Le train longe une falaise vertigineuse où nichent des faucons pèlerins avant de déboucher sur la rive du fleuve Saint-Laurent. À partir de la fin de septembre, on peut apercevoir des oies blanches qui s'arrêtent avant de migrer vers le sud. Des milliers de points blancs dans le fleuve bleu. Le coup d'oeil est sublime.

    De là, les voitures poursuivent leur route sur un corridor étroit entre le fleuve et les montagnes. Il a même fallu creuser un tunnel - à la main - pour traverser un cap, tant le fleuve est proche.

    Visite De La Région De charlevoix & De Son Train...

    Les yeux rivés sur le Saint-Laurent, il n'est pas rare de croiser d'immenses navires marchands. Par beau temps, on observe aussi l'archipel de L'Isle-aux-Grues, et les plus chanceux peuvent même apercevoir des bélugas lorsqu'ils approchent de La Malbaie.

    Le train s'arrête dans plusieurs villages, dont Petite-Rivière-Saint-François, où se trouve la station touristique Le Massif. À Baie-Saint-Paul, tous les passagers débarquent et un deuxième train, identique au premier, poursuit la liaison jusqu'à La Malbaie.

     

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  • Dragon and Cortina falls, Venezuela 

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    Dragon and Cortina falls, Venezuela

    Plusieurs années, nous avons tourné les panoramas aériens des cascades les plus célèbres et extraordinaires du monde: l'Iguazú au Brésil et en Argentine, le Victoria en Zambie et le Zimbabwe, la cascade noire en Islande ...

    Et, bien sûr, lorsque j'avais eu l'occasion d'acheter les billets au Venezuela, à l'île de Margarita (la Mecque pour les planche à voile et les kiters), à petit prix, Salto Angel (the Angel Falls) est devenu l'endroit où il est facile de se rendre. Et le fait que c'est le plus haut dans le monde est évident!

    La hauteur totale de la cascade est de 979 mètres et l'altitude de la chute d'eau sans fin est de 807 mètres. L'altitude de chute est si élevée qu'avant d'atteindre les pulvérisations d'eau souterraine avec les petites gouttes et se transforme en un brouillard.

    Il vaut la peine de mentionner que le Venezuela est un pays unique. En plus de Hugo Chávez et des prix du pétrole (le réservoir d'un véhicule hors route plein d'essence coûtera environ 3,30 USD) il y a des tepuys.

    Les Tepuys sont une sorte de vue étrange avec les toiles plates et célèbres partout dans le monde comme "montagnes de table" (peut-être parce qu'elles sont plates comme une table). Imaginez: dans la jungle profonde, il y a des roches de 1 kilomètre avec les murs verticaux et les toits plats. C'est pourquoi l'eau s'accumule là-bas après chaque pluie, puis tombe dans de nombreuses cascades. The Angel Falls est l'un d'entre eux mais avec la plus haute altitude de chute d'eau, qui atteint près d'un kilomètre. De la même montagne Auyantepui, les rivières les plus fluides tombent, mais l'altitude de leur chute verticale est de 200 à 300 mètres maximum.

    Dragon and Cortina falls, Venezuela

    En même temps, il y a un problème: dans une saison chaude et sèche, les Chutes Angel tombent dans un courant d'eau mince et dans une saison pluvieuse vers l'arrière - dans une véritable cascade. Mais le temps est si variable que surveiller l'Ange pendant un mois, il pourrait être difficile de voir et de profiter de sa beauté ...

    Cette saison est sèche mais on m'a dit qu'elle avait récemment plu et j'ai eu la chance de voir la véritable cascade. Je ne pouvais pas me permettre de perdre du temps!

    Juste à côté de la cascade (dans le parc national Canaima), il n'y a pas d'hélicoptères à charte, mais seulement de petits jets légers. Pour cette raison, depuis le premier jour de mon séjour sur l'île de Margarita, j'avais essayé de le trouver. The Angel Falls est situé dans la nature sauvage du Venezuela et il n'est accessible que par voie aérienne ou par voie maritime. Le troisième jour de mon séjour, j'ai trouvé le numéro de téléphone d'une entreprise qui traite des mines d'or et possède un hélicoptère Bell-206 dans sa flotte. Il est situé à 100 miles de la cascade.Et pour les chers amis russes, il est absolument possible de fournir la machine pour visiter la cascade le matin.

    Eh bien, juste pour arriver de l'île de Margarita, j'ai dû changer deux avions, traverser la rivière Orinoco et passer 8 heures de route ...

    Le premier jour, nous avons roulé à 7 heures du matin et à 8 h 15 étaient debout au pied de l'Ange. L'hélicoptère a atterri près d'un camp qui est un point de départ pour les visites guidées vers la cascade. En tombant à 1 kilomètre vers le bas, l'eau se transforme en vaporisateur et, sur le sol, il y a un nuage de brouillard d'eau et la rivière apparaît de nul part qui descend alors ...

    Nous enlevons les portes des hélicoptères. La machine était prête à démarrer, mais tout le ciel sur la montagne Auyantepui, d'où coule l'Ange, était recouvert de nuages ​​bien que la chute d'eau elle-même ait été vue librement.

    J'ai décidé de voler et d'attendre là-bas. Il était difficile de trouver un pad pour atterrir parmi beaucoup de roches couvrant le sommet de la montagne de table. En dehors de la cascade de temps en temps pendant l'heure, le ciel est devenu partiellement bleu, mais encore une fois a été recouvert de nuages.

    De façon inattendue, dans cinq minutes un nuage est apparu par le bas et nous étions debout dans un brouillard épais ce moment. Pendant plusieurs heures, le brouillard était si épais qu'un pilote a refusé non seulement de tirer, mais il n'a même pas pensé à voler. Nous sommes coincés sur le sommet de la montagne ...

    Enfin, vers midi, le ciel nous semblait bleu dans la vallée et nous avons volé. Nous avons trouvé un écart et avons volé au camp. Après avoir débarqué et prêt à remettre les portes, la cascade, comme si elle se moquait de nous, pouvait être revue!

    Dragon and Cortina falls, Venezuela

     

    Bien que les nuages ​​sur la montagne Auyantepui existent encore, j'ai décidé de tirer des sphères à la lumière actuelle. En conséquence, les premières photos du jour, tirées de tous les points prévus, ont été couronnées de succès, bien que sans soleil, mais avec des nuages ​​et des nuages.

    Dans la soirée, j'ai cousu les aperçus des panoramas, mais je n'avais encore aucun sentiment de travail.

    Le deuxième jour, j'ai décidé de visiter l'Ange de nouveau. Ce jour-là, nous avons commencé notre vol depuis le village des mineurs nommé "88 km". Il se trouve à 1 heure de vol de la cascade.

    Le ciel était sombre, mais personne ne savait que le temps était à 90 milles de là, près de la cascade. À 8 heures du matin, lorsque nous sommes arrivés près du camp, la cascade n'a pas été vue du tout. Même le mur d'Auyantepui était complètement recouvert de nuages ​​qui apparaissaient de nul part

    À 10 heures, nous avons pu voir la moitié de la chute d'eau, à 11 le sommet est apparu. Je pensais que ce serait une bonne idée de tirer sur la cascade avec un nuage au milieu et ordonné de voler.

    J'ai quitté la deuxième caméra vers le bas, sur le trépied avec un téléobjectif, afin de tirer l'hélicoptère sur un arrière-plan de l'Ange.

    La caméra a été programmée pour tirer la cascade automatiquement avec des intervalles de 5 secondes.

    Dragon and Cortina falls, Venezuela

    Le ciel était gris au-dessus de nous. Alors que nous étions en train de voler et de nous rapprocher de la cascade, le sommet a disparu dans le brouillard à nouveau ... Mais, de toute façon, j'ai fait la sphère ... En entrant dans le deuxième cercle, j'ai ressenti quelque chose de mal avec la caméra. En effet, l'obturateur a échoué. Nous devions voler vers le bas, changer la caméra et ... attendre encore.

    Soudainement, le ciel a commencé à clarifier et à 12h30, presque tout le ciel est devenu bleu, sauf l'Ange et les toits de la montagne Auyantepui comme si c'était la loi de Murthy. Ensuite, j'ai décidé de tirer au moins les chutes d'eau voisines. Nous avons parcouru une très belle chute d'eau avec un nom effrayant Dragon d'une hauteur de 300 mètres, puis dirigé vers le Salto Cortina avec deux cascades de 200 mètres de hauteur chacune. Et de cet endroit, j'ai vu que le nuage quittait le sommet de l'Ange. Nous sommes retournés rapidement. En quelques minutes, la brume a disparu et j'ai commencé à tirer sur la forme de l'Ange.

    À 13 heures. seul le sommet était allumé lorsque le fond était dans l'ombre. Cela a duré 15 minutes. J'ai pu descendre à 800 mètres du sommet, le long du ruisseau, jusqu'à ce que le pied et le tir a approché une douzaine de sphères jusqu'à ce que le brouillard apparaisse à nouveau. Etre sur le terrain, dans le camp, pendant que le pilote mettait la porte de l'hélicoptère, je me suis tourné et j'ai vu un prochain nuage couvert complètement la cascade ... C'était la façon dont la nature nous a favorisé avec un quart d'heure pendant deux jours !

    Sur le chemin du retour, nous avons survolé les mines d'or. Après quelques arrangements avec le pilote, il a finalement accepté de payer un petit prix pour voler autour des mines avec la porte de l'hélicoptère, bien que permettez-moi de savoir à l'avance que nous pourrions être à la vue des armes si quelqu'un a vu un caméraman.

    Soit les mineurs d'or étaient fatigués en raison du temps chaud (40 degrés au-dessus de zéro) dans les jungles humides ou la pluie accompagnée d'un arc-en-ciel les a forcés à aller, de toute façon, personne ne nous a attiré l'attention et nous sommes rentrés en toute sécurité à la base.

    C'était la fin de notre tournage compliqué de Angel Falls - la cascade la plus élevée au monde.

    Dragon and Cortina falls, Venezuela

    Dragon and Cortina falls, Venezuela

     

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  • La vraie histoire des Gitans (Part 1)

    La vraie histoire des Gitans (Part 1)

    Beaucoup de gens pensent que les Gitans
    viennent de Perse (Iran) et de l’Inde, puis
    d’Arménie et de Russie. Qu’ils ont bougé
    plus tard en Roumanie, en Hongrie, et en
    Bulgarie.

    La vérité, c’est que les Gitans ont vécu et
    habité dans tous ces pays, les ont traversé,
    puissent qu’ils étaient des nomades. Mais
    leur origine date de la Palestine.

    Les Gitans sont les directs descendants
    des fameux Bédouins Réchabites et vous
    trouverez leur histoire dans la Bible, dans
    le livre du prophète Jérémie, chapitre 35.

    Ils avaient promis à Dieu de ne jamais
    vivre dans des maisons, mais sous des
    tentes (des demeures mobiles), c’est
    pour cela qu’ils ont bougé et voyagé
    durant tout le temps de leur histoire
    afin de survivre et garder leur culture.

    A cause de cela, Dieu a promis de les
    garder  et de les protéger pour toujours,
    parce qu’ils lui ont obéi. Il les a aidé à
    préserver miraculeusement leur culture,
    leur langage, leur religion, leurs coutumes.
    Ils ont voyagé de pays en pays jusqu’à
    aujourd’hui, et nous pouvons les trouver
    dans le monde entier par millions.

    Les Réchabites n’étaient pas Juifs,
    mais des Arabes, descendants des
    Médianites, qui se sont liés d’amitié
    avec les enfants d’Israël et qui ont
    voyagé avec eux pendant l’Exode
    avec Moïse.

    Donc, ils sont les descendants de Jéthro le
    Médianite (le beau-père de Moïse). Ils ont
    aidé et guidé les israélites dans leur marche
    pour la Terre Promise ; du Sinaï à Canaan.
    Ils ont planté leurs tentes à Jéricho, et plus
    tard in Judée. Ils sont restés amis avec les
    israélites jusqu’à l’époque du roi Saul et de
    David.

    Un de leurs chefs, Jonadab, le fils de Réchab,
    avait fait le vœu de ne jamais vivre dans des
    maisons, mais de toujours demeurer dans des
    tentes pour préserver leur simple culture, leur
    mobilité, et même leur propre vie.

    Ils ont gardé cette promise, c’est pourquoi
    Dieu a gardé la sienne en les gardant et les
    protégeant à travers les âges.
    (Jérémie 35 : 1-19)

    Depuis, ils n’ont pas cessé de voyager,
    toujours prêts à s’enfuir en cas de trouble
    ou d’extermination.

    Plus tard, l’histoire nous apprend que les
    Juifs les ont chassés d’Israël vers l’Egypte,
    où ils sont devenus des Bédouins jusqu’à
    qu’ils soient capturés par les Babyloniens
    comme esclaves et emmenés avec les
    Juifs et les Egyptiens.

    C’est durant cette période de leur
    histoire que les Babyloniens leur ont
    donné le surnom de Gitans, parce
    qu’ils venaient d’Egypte.
    Comme pour les israélites le surnom
    de Juifs, parce qu’ils venaient
    de Juda.

    Les Réchabites (Gitans) furent libérés
    plus tard et errèrent vers l’ouest,
    jusqu’au nord de l’Inde et en Perse
    (les historiens ont retrouvé leurs
    traces aussi loin que le 7ème ou 8ème
    siècle après Jésus-Christ.

    Mais leur histoire ne s’arrête pas là
    et vous pourrez lire la suite dans le
    prochain blog !

    vous découvriez leur grand amour
    pour Jésus et comment ils ont
    évangélisé et converti le tsar et sa
    femme, ainsi que toute la Russie
    au christianisme.

    Sans oublier leur martyr quand les
    Turcs ont essayé de les exterminer
    Au 12ème siècle.

    Patrick Etienne

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  • Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

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    Longtemps occultée par sa voisine plus longue à l’est, c’est la troisième plus grande paroi continue de la planète. Certains l’appellent du nom du fort qui l’entoure : Kumbhalgarh. D’autres se réfèrent simplement à elle comme la Grande Muraille d’Inde. Pourtant, étonnamment, elle est encore peu connue en dehors de sa propre région.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Dans son intégralité, le mur s’étend sur 36 kilomètres et est, tout simplement, massif. Dans beaucoup de ces photographies, vous pourriez être pardonné de le confondre avec la Grande Muraille de Chine. Cependant, plusieurs siècles et cultures séparent les deux. Les travaux sur Kumbhalgarh n’ont commencé qu’en 1443 – moins de cinquante ans avant que Columb ne navigue sur l’océan Atlantique.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

     Dans l’état du Rajasthan dans l’ouest de l’Inde, les travaux ont débuté sous les ordres du Maharana local, Rana Kumbha en cette année. Il a fallu plus d’un siècle pour construire le mur et il a été agrandi plus tard au 19ème siècle. Il a servi de fort jusqu’à cette période mais il est maintenant devenu un musée.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

     

    Le fort que le mur entoure est construit sur une colline et domine le paysage, étant à plus de 1000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Au total, les murs ont sept passerelles. Bien qu’à certains endroits le mur semble  assez mince, à d’autres il mesure plus de 4,5 mètres de large.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

     

    Le mur protège les terres fertiles à l’intérieur – il est dit que dans les jours du Maharana, les murs portaient tellement de lanternes que les agriculteurs locaux travaillaient le jour et la nuit. Encore plus précieux pour les habitants de Kumbhalgarh, les murs contiennent et protègent également plus de 360 temples.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Soixante des temples sont hindous, comme vous pouvez vous y attendre puisqu’on est en Inde. Tous les autres ont été construits par les adeptes du Jainisme, une religion fondée en Inde, dont beaucoup l’estiment être antérieure au bouddhisme. Le Jainisme a encore plus de six millions d’adeptes aujourd’hui, qui prescrivent encore un chemin de non-violence envers tous les êtres vivants.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

     On espérait, bien sûr, qu’en raison de la protection qu’offrait le mur, la violence aurait pu être évitée simplement parce que tout ennemi qui avance ne pouvait pas le pénétrer. Pourtant, la légende affirme que l’origine même du mur était due à un acte de violence.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

     

    Il semblait que, malgré plusieurs tentatives, le Maharana ne pouvait pas construire son grand mur . Un conseiller spirituel lui a dit qu’il fallait se porter volontaire pour se sacrifier si le mur devait être construit. Finalement, un jour, un pèlerin (certains disent un soldat) s’est porté volontaire et un temple a été construit là où sa tête coupée est tombée. Aujourd’hui, l’endroit constitue la porte principale de la forteresse qui a elle-même été construite là où son corps est venu se reposer.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

     

    Le mur séparait les royaumes concurrents de Mewar et Marwar. En période de grand danger, les dirigeants de Mewar ont utilisé la forteresse et ses murs comme leur dernier refuge. Tout au long des plus de cinq cents ans de son histoire, la forteresse est tombée dans les mains ennemies une seule fois – et ce n’est que parce que l’eau potable s’est épuisée dans ses murs.

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

     

    Pourtant, malgré sa taille et son histoire, la Grande Muraille d’Inde reste un mystère pour ceux qui habitent en dehors du pays. En effet, les touristes sont prévenus que certaines des zones moins parcourues du mur ne devraient pas être escaladées. D’anciens mécanismes de défense et des pièges sont encore supposés exister dans certaines de ses positions les plus éloignées. Ceux qui souhaitent explorer les innombrables ruines devraient se préoccuper des accidents et du danger…

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

    Kumbhalgarh – La Grande Muraille d’Inde

     

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  • Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

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    Eliott Schonfeld n'est pas un simple voyageur, il est un aventurier. Il est de cette poignée d'explorateurs en quête d'inconnu, de mondes vierges et de retour à l'essentiel pour être seul face à la planète, à la nature pour oser s'y fondre et réussir à s'y adapter.

    Après une traversée de 2 000 km à travers la Mongolie en solitaire, en 2015, c'est vers l'Alaska qu'Eliott Schonfeld a retrouvé l'aventure et le défi, à l'été 2016. Un périple de trois mois dans le brut et le sauvage, 1 800 km de canoë suivis de 900 km de marche à travers la toundra et les montagnes, pour rejoindre l'Océan Arctique. Un homme seul, en autonomie totale pour un parcours encore jamais réalisé auparavant. Une aventure fabuleuse, primaire, celle d'une reconnexion totale entre l'homme et la nature, avec ses beautés et ses dangers. 

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

    J'ai eu la chance de rencontrer Eliott Schonfeld qui m'a raconté son voyage. Ses mots et ses images nous laissent en totale admiration, transpirent sa passion pour la nature, les animaux, la route.

    Salut Eliott ! D'abord, c'est quoi ton rapport à la nature ?

    J’ai grandi dans un milieu urbain. Je considérais la ville comme mon milieu naturel jusque encore très récemment. Donc quand je me rends dans une nature sauvage, c’est toujours un choc. Ce n’est pas juste un changement de paysage ou de lieu, c’est un changement de paradigme, dans la manière de penser, d’agir, de comprendre ce qui nous entoure et de concevoir notre place.

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

     

    En 2015, tu as traversé la Mongolie. Pourquoi avoir choisi l'Alaska pour cette nouvelle aventure ?

    Je voulais partir en Alaska parce que c’est un des derniers territoires véritablement sauvages du monde. C’est un territoire immense et très peu habité par les hommes. Là-bas la nature est authentique, intouchée, les infrastructures humaines sont rares.

    Je voulais fuir la société moderne et me rendre dans son exact opposé, à savoir la nature sauvage, pour voir si je parvenais à survivre plusieurs mois hors de la modernité, si je pouvais m’adapter à ce nouveau milieu, si je pouvais devenir autonome et parvenir à faire tout avec ce qui se trouve dans la nature. Dans le grand nord, la diversité des paysages, de la faune, de la flore, est hallucinante. Il y a tout, des montagnes, des plaines, des rivières, des lacs, des forêts, la toundra… C’est magnifique.

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

    Tu t'es fixé des objectifs ? Des contraintes ?

    Le but de ce voyage était de me fondre dans la nature, alors je me suis fixé quelques règles :

    Premièrement, je n’avais pas le droit de suivre de route, de chemin, ni même de sentier de randonnée. Je devais créer mon propre passage et entrer le plus profondément possible dans le sauvage. J’ai donc planifié mon itinéraire là où il n’y avait aucune route, aucune habitation, aucune infrastructure humaine. En Alaska ce n’est pas si dur à trouver.

    La deuxième règle était que mon sac devait comporter bien moins de choses que dans mes précédents voyages (fini les réserves de nourriture, les trois pulls, le tapis de sol, le filtre à eau, le réchaud). J’ai éliminé l’utile et n’ai gardé que l’indispensable. 

    Dans mon sac, je portais : Une tente (que j’ai du rafistoler avec du scotch après l’attaque d’un ours), un duvet, un pull, un briquet, une boussole, des cartes, un GPS, un téléphone satellite, un couteau, un gourde, une gamelle, des livres, un appareil photo, une caméra, un cahier et un crayon. Avec cet équipement, on peut partir quasiment partout pendant plusieurs mois.

    Mon objectif dans mes prochaines expéditions est d’apprendre à me passer au fur et à mesure de ces objets en faisant par exemple du feu moi-même, en me taillant une pierre qui fera office de couteau, en construisant des abris pour me passer de la tente...

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

    Comment tu t'es adapté à si peu ?

    Ce changement radical a été très dur dans les premières semaines, puis j’ai commencé à m’adapter, à comprendre comment je devais me comporter pour survivre plusieurs mois ici. Pour la première fois de ma vie, je suis parvenu là-bas à me nourrir par mes propres moyens une grande partie du temps, en pêchant et en cueillant des myrtilles, des groseilles et des champignons. Je faisais des feux la nuit pour me réchauffer, je buvais et me lavais dans les rivières. Pour me déplacer plus facilement, j’ai compris qu’il fallait que je suive les chemins formés par les grizzlys et les caribous dans la forêt.

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

    Comment tu organisais tes journées dans ce périple ?

    Chaque jour, je pagayais ou je marchais plusieurs heures (un mois et demi de canoë, puis un mois et demi de marche). Le matin et le soir, je faisais une récolte de fruit et dès que j’en avais l’occasion, je pêchais pour attraper mon déjeuner ou mon dîner. Après huit heures à pagayer ou à marcher, je plantais ma tante dans un endroit que j’aimais bien, je faisais un feu pour manger, puis j’allais accrocher toutes mes affaires odorantes (produit moustique, dentifrice, gamelle dans laquelle je cuisine…) au sommet d’un arbre pour ne pas attirer les ours dans mon camp.

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

    Être totalement seul face à la nature, c'est quoi les sensations ?

    C’était la première fois de ma vie que je me retrouvais aussi longtemps seul dans une nature aussi sauvage. J’avais l’impression de découvrir l’origine du monde, l’origine du vivant. Malgré la faim, la douleur et la fatigue, j’ai réalisé à quel point être là me rendait libre, vivant et heureux. Je n’ai jamais eu le sentiment de survivre mais toujours de vivre pleinement. Mais ça n’a pas été toujours facile...

    Découvrez cet aventurier qui a traversé l'Alaska, seul et en autonomie totale

     

    C'est quoi ton pire souvenir de cette aventure ? Ta pire difficulté ?

    Il y a eu des moments extrêmement difficiles où j’ai eu envie d’abandonner. Mon pire souvenir, c’est le premier départ de la marche de 900 kilomètres, qui devait me conduire jusqu’à l’Océan Arctique plusieurs semaines plus tard. Juste après avoir effectué 1 800 kilomètres en canoë, j’ai vendu mon embarcation dans le village où je me suis arrêté. J’ai ensuite demandé à un pêcheur de me conduire en bateau 10 kilomètres plus loin, sur la rivière du Yukon où une autre rivière partait vers le Nord. Soit dans ma direction.

    Mon idée était de commencer la marche en suivant la rivière qui remontait sur 70 kilomètres. Le pêcheur m’a déposé puis est reparti. Il était déjà tard et j’ai commencé à marcher sur la rive. Très vite, cela est devenu impossible parce que la rive s’est transformée en paroi verticale. J’ai donc escaladé ce mur de terre pour continuer dans la forêt. Là, ça a été l’enfer. Je me suis retrouvé dans une jungle, impossible de poser un pied devant l’autre. Les ronces me griffaient de partout et j’étais dans le noir total. Je tombais sans arrêt, avancer de quelques mètres me demandait un effort immense. Les moustiques étaient partout et ma sueur se mélangeait au sang des piqures. Après 3 heures de marche, j’ai réalisé que je n’avais fait que 2 kilomètres. J’ai décidé d’arrêter et je me suis endormi en espérant que tout cela était un cauchemar.

    À mon réveil, j’ai décidé de faire demi-tour pour revenir au village et passer par les montagnes où ça devait être plus facile. J’ai commencé à rebrousser chemin dans cette jungle mais je n’en pouvais déjà plus après une demi-heure. J’ai posé mes affaires sur le bord et j’ai plongé dans la rivière pour la redescendre et atteindre le lieu où le pêcheur m’avait déposé la veille. J’ai nagé pendant 25 minutes dans l’eau froide puis j’ai enfin atteint mon lieu de départ. Là, j’ai du attendre encore deux jours avant qu’un bateau ne passe pour me ramener au village. Trois jours plus tard, je redémarrai enfin la marche et cette fois, je suis parvenu à avancer.

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    Et ton meilleur souvenir ?

    J’ai aussi vécu les moments les plus incroyables de ma vie, je pense que mon meilleur souvenir s’est déroulé après environ 3 semaines de marche. J'ai quitté la forêt, puis j'ai fait mes premiers pas dans la toundra, cette partie du monde où il fait si froid que plus aucun arbre n'y pousse. J'ai avancé dans une immense plaine parsemée de mousses et de lichens, de toutes les couleurs imaginables, comme si je marchais sur une peinture, l'horizon dégagé à des kilomètres sur les somptueuses montagnes de Brooks, vers lesquelles je me dirige.

    Je marchais quand soudain, une grosse chose m'a extirpé de mes pensées. Un énorme grizzly m'a chargé du haut d'une colline et a foncé vers moi en courant avant de s'arrêter à 10 mètres de distance. Le temps s'est arrêté, j'ai senti mon coeur s'emballer. On s'est regardé pendant environ dix secondes, partagé entre la peur et le bonheur pur, celui de me retrouver à quelques pas d'un des animaux les plus beaux et dangereux que j'ai rencontré. Sans aucun doute les dix secondes les plus intenses de ma vie. Puis il est reparti en courant, comme un enfant ravi de m'avoir effrayé.

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    J'imagine que tu as déjà de nouveaux projets ?

    Oui j'en ai déjà plein en tête... Je prépare déjà ma prochaine expédition qui débutera en août : la traversée intégrale de l’Himalaya, du Pakistan au Bhoutan, à pieds et en solitaire. Une aventure de quatre mois et d’environ 4 000 kilomètres. Je m’achèterai un Yak pour m’aider à gravir les cols dans les plus hautes altitudes.

    Une expédition polaire se prépare aussi : rejoindre la banquise en chiens de traineau en partant du Québec, puis ensuite, marcher de la banquise jusqu’au pôle Nord en solitaire.

    Une des expéditions auxquelles je pense le plus en ce moment est celle qui se passera sur une île déserte du Pacifique Sud : Arriver sur l’île nu avec un seul objet, un couteau, et survivre pendant plusieurs mois sans aucune assistance.

    Je veux traverser la cordillères des Andes puis descendre tout le fleuve de l’Amazonie en canoë, j’aimerai aussi traverser l’Antarctique à pieds.

    Un autre projet qui me tient vraiment à cœur et de construire avec mes amis une cabane dans le grand Nord pour y vivre une partie de l’année.

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  • Plongez dans la magie de l'Inde du sud

    David 4 septembre 2017

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    Certains voyages marquent plus que d’autres. Ils marquent au point de devenir des balises de nos vies, des marqueurs importants avec un avant et un après. C’est ce qu’il s’est passé pour moi récemment après avoir voyagé dans le Tamil Nadu, un état de l’Inde du Sud.

    Trois étapes, trois villes seulement de cet immense pays et pourtant, une véritable aventure, un voyage avec tout ce que cela implique. Les sens aiguisés, l’esprit et les yeux grand ouverts, c’est comme ça que j’ai rejoint ce magnifique pays pour un voyage que je n’oublierai pas.

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    Car l’Inde ne ment pas. Y aller, c’est aussi laisser sa zone de confort loin derrière soi et se confronter à la vie. L’inde est nue, brute, elle ne cache rien et montre tout ce qu’elle a à montrer à qui veut bien la découvrir. Ce qu’elle montre, c’est la vie, sans filtres, dans toute sa complexité. Je vous emmène avec moi au coeur de la magie de l’Inde du Sud.

    Au départ de Paris, notre reporter photo Ronan Siri a eu la chance de faire partie du vol inaugural de Jet Airways reliant directement Paris à Chennai. Quelques onze heures plus tard, il faisait ses premiers pas sur cette terre qui allait “lui en mettre plein les yeux et plein les sens”. Il raconte.

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    Chennai

    Chennai, c’est la capitale de l’Etat du Tamil Nadu. Cette ville qui embrasse la côte est le poumon économique et culturel de toute l’Inde du Sud mais également le berceau de la cuisine traditionnelle indienne. Tout un programme.

    Si elle est tentaculaire, intense et bondée, la ville reste magnifique, pleine de charme. Chennai est ultra-culturelle et avec des caractéristiques si propres à ce pays, des couleurs, de la vie, partout.

    Je vous conseille notamment d’y visiter le Government Museum. Âgé de plus de 150 ans, il est l'un des plus beaux exemples de l'architecture du style Kerala. Mais l’intérêt se trouve évidemment aussi dans les collections qu’il propose, notamment de majestueuses statues.

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    Ma première vraie claque de ce voyage dans l’Inde du Sud, je l’ai prise lorsque j’ai visité le temple Arulmigu Kapaleeswarar, avec de nombreuses annexes, des jardins et même des étables à l’intérieur pour les vaches sacrées. Plus qu’un temple, c’est un véritable lieu d’accueil des fidèles, un lieu de vie. Ces derniers viennent y passer quelques heures, s’assoient, se réunissent et discutent, mangent.

    Dans la vidéo (ci-dessous), vous pourrez apercevoir des sortes de petits animaux bleus accrochés aux branches d’un arbre. Celui-ci se trouve dans l’une des cours de ce temple et en réalité, ces petits objets représentent des enfants. Les couples qui souhaitent procréer viennent dans ce temple et accrochent ces objets à l’un des arbres sacrés, en guise d’offrande, de bénédiction et de remerciement pour l’enfant à venir.

    Mahabalipuram

    À quelques dizaines de kilomètres de là, j’ai pris la direction de Mahabalipuram, un magnifique village de pêcheurs qui frappe tout de suite par l’explosion de couleurs qu’il propose. Ce superbe village est réputé pour deux corps de métiers qui y sont répandus, les pêcheurs mais aussi les tailleurs de pierre.

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    On s’y balade très facilement et l’accueil, la chaleur des habitants est touchante, bienveillante. Le contact est facile, les regards sont bienveillants.

    On compte de nombreux temples à Mahabalipuram, ce qui s’explique, aussi, par l’omniprésence des tailleurs de pierre. Mais une anecdote racontée par des locaux m’a marquée. Au moment du tristement célèbre tsunami de 2004, la mer s’est tellement retirée qu’elle a permis la découverte de sept temples qui étaient jusqu’alors immergés.

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    Pondichéri

    Une centaine de kilomètres au Sud Mahabalipuram, Pondichéryi, chargée d’histoire. Pondichéry, c’est un ancien comptoir français de l’époque colonialiste et c’est quelque chose que l’on voit, qui reste gravé sur les volumes de la ville.

    D’ailleurs, celle-ci est divisée en deux parties. La “ville blanche” et la “ville noire”. Vestiges d’une époque où l’on divisait les personnes en fonction de leur épiderme. Aujourd’hui, si le mélange est tout à fait harmonieux, on garde ces nominations aux deux parties de la ville. Parce que si son histoire est difficile, elle reste son histoire. Personne ne cherche à la cacher, à la romantiser.

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    La fin de cette époque a marqué un véritable changement, de chaque côté. En partant, les colonialistes ont décidé d’offrir leurs maisons aux indiens. Aujourd’hui, elles appartiennent soit à des riches propriétaires, soit à l’état, qui cherche, avec l’aide d’associations, de bénévoles du peuple, à les rénover pour rendre la beauté à Pondichéri.

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

    Mais cette beauté existe déjà, partout. J’y ai aimé la cohabitation et le contraste évident entre les temples et les églises chrétiennes. Ce que j’ai adoré, là où mes sens ont été les plus sollicités, c’est dans le Grand Bazar de Pondichéri. Couleurs, senteurs, bruits, tout y était et j’assistais à un spectacle saisissant de la vie.

    Plongez dans la magie de l'Inde du sud..

    ©RonanSiri

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  • Photos...Des Nurseries Sous L’eau...

    Pour «Repeupler La Mer»

    AFP

    A une dizaine de mètres de profondeur, à la sortie du port de La Ciotat, trois plongeurs détachent un grand filet blanc couvrant une cage sous-marine, libérant dans ce mouvement des centaines de bébés poissons.

    Leur Objectif...«Repeupler La Mer».

    Sous le filet apparaît une «biohut», une cage faite de grillages et de coquilles d’huîtres, qui sert pendant quelques jours de nursery à des poissons réacclimatés à leur milieu naturel.

    Jeunes mérous bruns, rascasses, congres, rougets et dorades grises se dispersent peu à peu dans les profondeurs de la Méditerranée.

    AFP

    «Restauration Écologique»

    L’opération réalisée mercredi vient parachever plusieurs mois de travail pour la PME Ecocean, basée à Montpellier.

    Première étape, son «coeur de métier», explique son président Gilles Lecaillon...

    La capture de larves, pour permettre la «restauration écologique» des milieux marins endommagés par les activités humaines, notamment dans des ports, en France ou à l’étranger.

    «Dans ce domaine, nous avons développé des solutions innovantes complémentaires qui sont validées scientifiquement», dit-il, rappelant que la société...

    A été créée en 2003, elle avait été fondée à partir du constat que depuis les années 1950, le nombre d’espèces marines en danger n’a cessé de croître, victimes de la pollution, de la destruction des habitats ou encore de la surexploitation des ressources marines.

    La conservation ne suffit donc plus, il faut «réparer» l’écosystème et «repeupler la mer», argumente Gilles Lecaillon.

    La solution la plus simple proposée par l’entreprise est donc celle des «biohuts», et consiste uniquement à déposer ces cages sous-marines dans des zones dégradées comme des ports.

    « Repeupler La Mer »

    Mais la solution la plus complète, baptisée «Biorestore», vise à «repeupler la mer» en trois étapes: la pêche de post-larves qui sont ensuite acclimatées et élevées dans des nurseries à terre, puis relâchées en milieu naturel.

    C’est cette troisième étape déterminante qui a eu lieu mercredi lorsqu’un millier de bébés poissons pêchés et élevés depuis mars ont été relâchés dans le cadre du projet Casciomar, un contrat de baie portant sur la zone Cassis, La Ciotat, Marseille (Bouches-du-Rhône).

    AFP

    « Reconquête Du Milieu »

    Parmi les gros projets actuels en France de cette entreprise qui emploie 12 personnes, figurent notamment le volet biodiversité de l’extension du port de Calais...

    Ou encore un projet de «reconquête du milieu» qui démarre en partenariat avec Veolia au large de Toulon (Var) pour limiter les dégâts d’une station d’épuration.

    Présente dans une quinzaine de ports en France, Ecocean vise également l’international, où elle est déjà active à Baltimore (côte est des Etats-Unis), aux Pays-bas, au Danemark, en Corée du Sud ou encore en Jordanie.

    «L’Europe du Nord est une zone cible qui semble prometteuse», commente M. Lecaillon.

    Les clients d’Ecocean, qui est bénéficiaire et a réalisé un chiffre d’affaires de 1,1 million d’euros en 2016, sont des gestionnaires de ports collectivités locales, aménageurs côtiers ou industriels «désireux de compenser l’impact qu’ils ont sur le milieu naturel», explique-t-il, notamment dans les secteurs pétrolier et de l’éolien en mer.

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  • Bromo volcano, Java, Indonesia

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    L'un des volcans les plus célèbres d'Indonésie est situé ici, sur l'île de Java. Son nom est Bromo et c'est un volcan actif: son cratère produit en permanence de la fumée et de la vapeur et des éruptions occasionnelles se déroulent de temps en temps (la dernière était en 2012). Dans le même temps, ce volcan est facilement accessible: on peut faire passer le pied de la montagne en voiture, puis monter les escaliers pour obtenir le cratère. Beaucoup plus facile que les volcans du Kamchatka, disons-nous. Et l'altitude du volcan n'est pas si élevée, seulement 2392 mètres. C'est pourquoi Bromo est l'un des volcans les plus populaires, des centaines de touristes y visitent tous les jours.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Actuellement, quatre autres volcans sont situés à l'intérieur de la caldeira de Tengger: en plus de Bromo, il y a le mont Batok (2 470 m), le mont Kursi (2 581 m), le mont Watangan (2 661 m) et le mont Widodaren (2650 m), mais Bromo est le seul actif un volcan parmi eux. En dehors de la zone de la caldeira, il y a plusieurs autres sommets, Semeru (3 676 m) est l'un d'entre eux, la plus haute montagne de l'île de Java et un volcan actif.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Notre chemin vers Bromo a commencé à l'aéroport de Surabaya. Nous avons chargé dans un bus, un long voyage au parc national Bromo Tengger Semeru. Sur le chemin, le temps s'aggravait: en dehors de la fenêtre, les champs évoluaient vers un chemin de montagne serpentant, il a commencé à pleuvoir. Ensuite, dans une heure, la pluie s'est transformée en un brouillard épais. Lorsque nous sommes arrivés à Bromo, nous ne pouvions distinguer que des nuages de brume grisâtre au bord de la caldeira Tengger.Quelque part derrière eux, le volcan nous cachait.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Les sections locales nous ont convaincus que c'était un climat typique; «Il pleut toujours l'après-midi», ont-ils dit, et il y avait une chance que le brouillard se dissolue, nous permettant de voir Bromo. Pendant ce temps, la pluie devenait plus forte et nous n'étions pas encouragés du tout. Mais peu importe la météo, nous avons convenu de descendre à la caldeira.

    Il était sombre quand nous sommes partis. Par rapport à la chaleur de Yogyakarta et de Jakarta, nous avons été très heureux de sentir la fraîcheur de la montagne au début. Mais très bientôt, ce froid a commencé à refroidir nos os. Ancien mais fiable Land Cruiser nous transportait sur le terrain de la lave endurcie. Avec ses dents claquant au rythme du moteur, notre chauffeur tremblait et enveloppait dans une couverture. J'essayais de comprendre comment il a réussi à trouver la route dans ce brouillard, mais en vain: toutes les directions dans cette brume grisâtre semblaient être les mêmes pour moi. Mais bientôt nous avons vu la silhouette d'un temple: nous avons atteint la place.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Le temple hindou de Pura Luhur Poten a été construit par les habitants locaux et se trouve au pied de Bromo. Le temple est assez humble, on peut dire même ascétique.Une fois par an, les vacances de Yadnya Kasada, qui dure un mois, se déroulent ici. Lors de la célébration, les gens font certains sacrifices: ils jettent du riz, des fruits, des légumes, des fleurs, même de la volaille, avec de petits bovins dans le cratère afin de propager les forces endormies du volcan. Mais malgré les sacrifices, le volcan réveille une fois dans quelques années. Les traces de lave sur les pentes de la montagne sont les restes de cette activité.

    Le fond de la caldeira autour du volcan est recouvert de cendres, pratiquement aucune plante ne peut être trouvée ici. Les ondes noires de cendres créent des dunes. Cet endroit s'appelle 'Sand Sea'. Pas étonnant: le sable était facilement entrer dans nos chaussures.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Pendant ce temps, le brouillard presque dissous, le soleil apparut. Stas a lancé notre drone et a fait son premier vol, faisant des photos pour les panoramas du mont Batok et du temple Pura Luhur Poten.

    Avec l'apparition du soleil, les touristes ont rempli la caldeira. Très bientôt, le nombre de personnes a augmenté et nous avons dû monter le cratère avec la foule. 250 marches d'escalier mènent du temple au sommet. L'ascension ne semble pas être aussi élevée, surtout d'en bas. Mais l'altitude et les nuages de brouillard sulfureux semblaient ajouter du poids à notre équipement que nous transporteons vers le haut.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Étant essoufflé, nous avons finalement atteint le bord du cratère où la sculpture de Ganesha - la divinité indienne de la sagesse - nous a salués. La fumée épaisse sortait du cratère, on entendait quelque chose bouillir dans les profondeurs. Le vent a de nouveau apporté quelques nuages ici, ils ont rapidement encerclé le haut de Bromo. De temps en temps, le soleil sortait. Les évaporations sulfureuses ne nous ont pas laissé respirer correctement. En un moment, le vent a changé et il est devenu plus facile à respirer. Nous avons lancé notre drone, photographié le panorama du carter et même volé sur la gorge même du volcan. La fumée du volcan de Semeru pouvait être vue au loin. C'était un bon début de journée!

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Après avoir descendu de Bromo et secoué tout le sable noir de nos chaussures, nous sommes entrés dans la voiture et nous sommes montés à pied. Il avait plu toute la nuit précédente afin que les sables noirs mouillent. Le soleil réchauffait ce sable densément emballé, et la vapeur montait du sol. Le vent, à son tour, a attrapé les nuages de cette brume créant les visions de fantômes qui volent sur le sol. Bientôt, le brouillard devint tellement épais que nous devions nous arrêter.

    J'ai utilisé ce moment pour faire plusieurs images avec notre Land Cruiser 40, croisement légendaire, au premier plan. Il était presque 40 ans, mais toujours en bon état! Ce parc national a une bonne collection de ces voitures, et elles correspondent au paysage volcanique.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Une autre partie de la caldeira était encore en avance sur nous - Savannah. Le paysage est absolument différent ici: au lieu du désert brulé noir, nous pouvions voir de l'herbe et des arbres, des nuages débordaient les bords de la caldeira et ramenaient les pentes déchiquetées. Nous avons doncégalement fait plusieurs panoramas.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Nous avons passé plusieurs jours au pied du volcan. Le temps changeait tellement inattendu que nous ne pouvions pas prévoir ce qui se passerait dans une demi-heure.Parfois, nous devions passer plusieurs heures à attraper la lumière appropriée.

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Mais, après tout, Bromo a décidé de nous faire plaisir. Dans la matinée, la caldeira était couverte d'une couche de brouillard, les montagnes s'échappaient de cette brume. La photo était incroyable! Le lever du soleil à l'équateur est très rapide car le soleil se lève presque verticalement. Mais nous étions déjà préparés et lancé le drone aux premiers rayons du soleil. 

    Bromo volcano, Java, Indonesia

    Dans l'après-midi, la météo a changé, comme d'habitude. Lorsque nous quittions la caldeira, les fortes gouttes de pluie retentirent sur le toit de notre autobus. Pluie sur notre chemin - un signe de bonne chance; Nous sommes allés en voyage en Indonésie!

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  • BRAVO Le Chili rejette un ambitieux projet minier de plusieurs millions de dollars afin de préserver une espèce de manchot menacée d'extinction

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    Le Chili rejette un ambitieux projet minier de plusieurs millions de dollars afin de préserver une espèce de manchot menacée d'extinction

    Il est assez rare que le gouvernement d'un pays privillégie la défense des animaux et de l'environnement au détriment de son développement économique, suffisamment rare pour que cela mérite d'être signalé.  

    C'est pourtant ce qu'a fait le Chili, lundi 21 août, en refusant un ambitieux projet minier et portuaire dans la région de Coquimbo, réputée pour la grande richesse de sa biodiversité ! En cause : dans son état actuel, le projet n'était pas en mesure de garantir la sécurité d’une réserve nationale abritant à elle seule 80 % de la population mondiale de manchots de Humboldt, une espèce en danger d'extinction.

    Coincée entre la Cordillère des Andes et l'océan Pacifique, bordée par le courant froid de Humboldt provenant de l'Antarctique et la camanchaga, cette brume côtière humide qui parvient à faire pousser des forêts dans l'une des régions les plus arides du monde, la région de Coquimbo possède un ecosystème unique et fascinant. Des côtes déchirées qui abritent mammifères marins et oiseaux de mer, des déserts désolés qui, tous les dix ans, se couvrent d'un seul coup d'une myriade de fleurs, et les montagnes immenses, imposantes, qui forment comme un infranchissable rempart, il s'agit aussi d'un paradis minéral, de sel, de souffre, de métal et de pierre, dont les richesses souterraine sont convoitées.

    C'est un comité ministériel qui a pris la décision de rejeter le projet, intitulé « Dominga » et porté par la société minière chilienne Andes Iron, une entreprise principalement spécialisée dans l'extraction et l'exploitation du minerai de fer. Le projet était fortement critiqué par les militants en faveur de la défense de l'environnement, à cause du fort impact environnemental qu'il impliquait.  Finalement, c'est le ministère de l'environnement  qui a tranché en leur faveur, estimant les mesures de compensation « insuffisantes » et n'apportant pas assez de garanties pour la préservation de certaines espèces endémiques ou en danger. 

    L'activité minière représente l'un des principaux moteurs de l'économie du Chili, ce pays volcanique et montagneux qui est le plus gros producteur mondial de cuivre, avec un tiers de l'offre mondiale. Le projet Dominga représentait un investissement potentiel de 2,5 milliards de dollars, et comportait notamment l'installation de mines à ciel ouvert et la construction d'un port industriel, pour atteindre une production annuelle de 12 millions de tonnes de fer et 150 000 tonnes de concentré de cuivre. Mais les responsables des portefeuilles des ministères ne se sont manifestement pas laissés impressionner par ces gros chiffres, et ont préféré retoquer le projet afin de préserver la sérénité des manchots !

    « Nous ne sommes pas contre le développement économique, ni contre les projets nécessaires à la croissance du pays, mais ceux-ci doivent répondre de manière adéquate des impacts qu’ils peuvent engendrer », a déclaré le ministre de l’environnement, Marcelo Mena. « Dans ce cas, la réponse n’était pas adéquate »

    Créée en 1990, la Réserve nationale des manchots de Humboldt englobe trois îles situées au large des côtes Chiliennes, au nord de la région de Coquimbo, et couvre plus de 888 hectares. Il s'agit d'un lieu unique au monde et d'un endroit privillégié pour observer le manchot de Humboldt dans son habitat naturel. Cette espèce d'oiseau marin, menacée, a été classée au statut de conservation « Vulnérable » par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Victime de la sur-pêche et de la destruction de son habitat, décimé par le passé à cause de l'exploitation du guano au Chili, sa population actuelle est estimée à 8 000 individus.

     

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