• A Nazaré, des surfeurs de l’extrême s’attaquent aux premières vagues géantes

    A Nazaré, des surfeurs de l’extrême s’attaquent aux premières vagues géantes

    Un surfeur glisse sur la houle géante à la Praia do Norte à Nazaré au nord de Lisbonne, le 29 octobre 2020. © AFP CARLOS COSTA

     

    Lisbonne (AFP)

    Plusieurs surfeurs de l'extrême tentaient jeudi matin de dominer l'énorme houle à Praia do Norte, célèbre spot de Nazaré atteint par les premières vagues géantes de l'automne, dans le centre du Portugal.

    Comme annoncé par les prévisions météo, la matinée offrait dans cette ville côtière située à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne des conditions exceptionnelles en dépit d'un léger brouillard, avec des murs d'eau pouvant atteindre les 20m de haut.

    Nazaré a vu débarquer dès l'aube plusieurs centaines de curieux et d'amateurs de grosses vagues venus de toute l'Europe pour admirer le spectacle.

    Malgré l'épidémie de Covid-19, une foule compacte s'est massée autour du phare de Nazaré, perché au sommet d'une falaise, ne respectant pas toujours la distanciation sociale et le port du masque, a constaté sur place un journaliste de l'AFP.

    Ce qui a par la suite amené les autorités locales à interdire l'accès au phare afin d'éviter une concentration de spectateurs trop importante. Parmi la dizaine de surfeurs de 'gros' présents dans l'eau, on retrouvait l'Allemand Sebastian Steudtner ou la Française Justine Dupont.

    Descendre la plus grande vague possible

    Tous ces dompteurs de déferlantes ont la même ambition : descendre la plus grande vague possible et parvenir à battre un jour le record du monde, propriété du Brésilien Rodrigo Koxa depuis le 8 novembre 2017 avec une vague de 24,38 m surfée à Nazaré.

    Pour cela ils pratiquent le "tow-in", une technique qui consiste à se faire remorquer par un jet-ski afin d'attraper des vagues plus grosses qu'avec la seule force des bras, comme dans le surf traditionnel.

    Le site de Praia do Norte possède des caractéristiques optimales pour surfer des vagues géantes en raison du phénomène géologique dénommé le "canyon de Nazaré": une faille au fond de la mer de 170 km de long et 5 km de profondeur qui propulse la houle de l'océan Atlantique vers le littoral.

     

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  • Quels sont les plus beaux spots de surf en Europe ?

    Quels sont les plus beaux spots de surf en Europe ?

    A la recherche des plus belles vagues d’Europe ? Découvrez notre sélection des 10 plus beaux spots de surfs sur les côtes européennes, où foncer avec votre planche et votre combinaison !

    Peniche, au Portugal

    Au nord de Lisbonne, c’est un point de chute bien connu des surfeurs : c’est notamment sur la plage de Supertubos qu’a lieu chaque année le Rip Curl Pro Portugal – Peniche, et pour cause ! C’est ici que l’on trouve le meilleur beachbreak du pays, certains diront même d’Europe. D’autres plages valent aussi le détour, notamment au sud, à Consolação et Areia Branca.

    Hoddevik, en Norvège

    Surfer avec vue sur les montagnes, impossible ? Pas à Hoddevik, sur la côte ouest de la Norvège, où débutants et confirmés se retrouvent toute l’année sur la vaste plage, dans une ambiance conviviale. L’on y accède par une route en lacets, jusqu’à apercevoir un petit village, puis une grande plage de sable fin.

    >>> Direction notre diaporama si vous voulez découvrir en images les plus beaux lieux pour faire du surf d'Europe !

    Bundoran Beach, en Irlande

    Avec ses deux plages ayant chacune leurs spécificités, Bundoran est le spot idéal pour les surfeurs de tous niveaux. La plage principale est encerclée de rochers, tandis qu’un peu plus loin, Tullan Strand et ses forts courants réunissent les conditions idéales pour les amateurs, qui devront tout de même se méfier des rochers et récifs, notamment les débutants.

    Sennen Cove, en Angleterre

    Avec son vent offshore venant de l’Est, ce tout petit village du sud-ouest de l’Angleterre attire de nombreux surfeurs, qui profitent ici d’une plage moins exposée aux vents que celle de Gwenver, un autre spot de surf très apprécié du coin.

    Capo Mannu, en Italie

    Ce cap situé en Sardaigne, à une vingtaine de kilomètres au nord d’Oristano, est un point de chute très apprécié des surfeurs méditerranéens, qui s’y rendent en nombre (l’endroit est souvent très – trop – fréquenté). Le mistral qui souffle dans la baie y forme des vagues pouvant atteindre jusqu’à 4, voire 5 mètres de haut !

    Mundaka, en Espagne

    Ce petit village de pêcheurs sur la côte du Pays Basque espagnol est l’une des destinations les plus prisées des surfeurs du pays… et d’ailleurs ! Sa vague gauche, formée par les vents du sud-ouest, attire notamment les surfeurs de toute l’Europe, qui la voient attendre jusqu’à 4 mètres de hauteur.

    Hossegor, en France

    De tous les spots de surf sur la côte landaise, il a fallu n’en retenir qu’un… et nous avons choisi Hossegor, qui vaut tout autant le détour que ses voisins comme Biscarosse. C’est en effet à Hossegor que se tient chaque année, en octobre, la Quicksilver Pro France, et l’on comprend pourquoi ! L’on y trouve des beach breaks parmi les plus réputés d’Europe, avec des tubes impressionnants et des vagues pouvant atteindre les six mètres de hauteur.

    Fuerteventura, en Espagne

    La deuxième plus grande île des Canaries attire chaque année de nombreux amateurs de sports nautiques, qu’il s’agisse de surf, de planche à voile ou encore de ski nautique, notamment l’hiver. Le tout dans un décor de falaises et de criques, au beau milieu d’espaces désertiques. La plage d’El Cotillo, à l’ouest de l’île, est notamment prisée de ceux qui commencent sur la planche et veulent tâter du beach break en douceur.

    Batz-sur-mer, en France

    Il n’y a pas que les Landes qui méritent leur quart d’heure de gloire pour leurs spots à surfeurs en France. La côte sauvage de Batz-sur-Mer, en Loire-Atlantique, est un havre de paix pour les surfeurs qui cherchent un coin calme pour monter sur leur planche. Non loin de La Baule, c’est sur la plage de La Govelle que vous trouverez votre bonheur !

    Tenby, au Pays-de-Galles

    Avec un vent offshore du Nord-Ouest, la South Beach de Tenby voit déferler autant de vagues que de surfeurs. Ce petit coin du Pembrokeshire, au Pays-de-Galles, offre de grandes vagues creuses, surtout l’hiver.

     

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  • National Geographic : les plus belles photos du concours Instagram

     

    Quelque 94.000 photos postées en 24 heures sur le compte Instagram du National Geographic ! C'est peu dire que le concours organisé par le site pour fêter ses 100 millions de followers a rencontré du succès. Voici les clichés gagnants issus du vote des internautes.

     

    Avec plus de 20.000 photos postées par ses 135 photographes contributeurs, le compte Instagram du National Geographic (@natgeo) offre chaque jour un aperçu des plus beaux endroits et des plus belles scènes de vie sur la planète. Pour fêter ses cent millions de followers, le site a organisé un concours avec le hashtag #natgeo100contest, invitant les amateurs à envoyer leurs plus beaux clichés. Un immense succès : 94.000 images ont été postées durant les 24 heures d'ouverture du concours. Voici les 10 gagnants, issus du vote des internautes.

    Premier prix : la grande migration

    Le contraste est saisissant entre les zèbres s'abreuvant tranquillement dans le fleuve et les gnous bondissant dans la poussière. Pour cette photo, prise dans la réserve nationale du Masai Mara au Kenya, Ketan Khambhatta a remporté un safari photo de six jours en Tanzanie.

    National Geographic : les plus belles photos du concours Instagram

    1er finaliste : l’étreinte

    Une émouvante étreinte entre le ranger Matthieu Shamavu et Matabish, un jeune gorille des montagnes, orphelin, recueilli au centre Senkwekwe, au Congo. Ce centre de réhabilitation, situé dans le parc national Virunga, est le seul au monde à prendre en charge les gorilles dont les parents ont été tués par les braconniers

    National Geographic : les plus belles photos du concours Instagram

    2e finaliste : le requin curieux

    Le requin baleine, le plus grand poisson au monde, ressemble parfois « à un banc de corail vivant », explique l'auteur de ce cliché, Matt Potenski. Saisi au large de l'île Mafia, en Tanzanie, ce spécimen se distingue par une large cicatrice de morsure de requin sur sa nageoire pectorale droite. « Il avait aussi une personnalité très curieuse et changeait constamment de direction pour examiner notre bateau », rapporte le photographe.

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    3e finaliste : les agneaux anxieux

    Ces deux jeunes agneaux, confortablement installés sur la banquette en cuir à l'arrière d'une voiture, sur le marché au bétail de Marneuli, en Georgie, guettent leur sort avec une certaine inquiétude. « Une photo belle et triste à la fois », commente son auteur, Khatia Nikabadze.

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    4e finaliste : les perroquets assoiffés

    Le Cacatoès rosalbin est le perroquet le plus abondant sur le continent australien. Considéré comme nuisible dans la majeure partie de l'île, il cause de gros dégâts à l'agriculture et abîme les arbres où il niche. Les oiseaux, ici photographiés, s'agglutinent autour d'un rare point d'eau au milieu de la savane desséchée.

     

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    5e finaliste : apocalypse Rio

    Ce cliché aux faux airs de fin du monde a été pris sur la plage d'Ipamena, à Rio de Janeiro, au Brésil. Les baigneurs semblent hésiter à plonger dans la mer, particulièrement agitée ce jour-là et qui rejette le sable sur la rive, créant un jeu de lumière irradiant.

    National Geographic : les plus belles photos du concours Instagram

    6e finaliste : l’Aigrette et sa proie

    La Grande Aigrette, qui peut atteindre 1,7 mètre d'envergure, est largement répandue sur tous les continents. Vivant dans les zones humides, elle se nourrit surtout de poissons, mais aussi de vertébrés terrestres comme les campagnols ou, comme ici, de grenouilles.

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    7e finaliste : sous le soleil de janvier

    Les ombres s'allongent sous le soleil de cet après-midi, à New York. Les patineurs de Prospect Park, un des plus grands parcs de la ville, effectuent leur dernières glissades. Les États-Unis ont connu une vague de froid historique en janvier 2019

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    8e finaliste : ciel d’orage

    « Alors qu'un violent orage a fait fuir tous les touristes en fin d'après-midi, je suis resté et j'ai trouvé un endroit au bord d'un rocher pour prendre les photos », raconte l'auteur de ce cliché, Francisco J. Perez. Trois prises, associant pose longue et temps d'exposition différents, ont été ici assemblées pour rendre compte de l'intensité de cette tempête, en Arizona

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  • Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    Pierre Thiaville Photographe de montagne

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    Que la montagne est belle ! chantait le poète. Chaussez vos crampons, il sera question ici de sac à dos, de via ferrata et de randonnée pédestre entre l’Italie et la France. L'alpiniste et photographe Pierre Thiaville nous emmène tutoyer les cimes enneigées et les verts pâturages des Alpes et des Dolomites qu'il connaît sur le bout du piolet.

    Les Dolomites, situées au nord de l'Italie, constituent l'un des plus beaux paysages du monde classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Avec ses 18 sommets à plus de 3.000 mètres d'altitude, ce massif des Préalpes couvre une superficie de 141.900 hectares. Caractérisé par des versants abrupts et des murailles verticales, des pics acérés entourés de douces et verdoyantes pelouses, le site présente une diversité de paysages spectaculairement beaux et grandioses. De l'autre côté, regagnons les Alpes françaises et prenons de la hauteur, entre alpages, minéralité abrupte et lacs d'altitude, gambadons dans les herbages, guettons les marmottes, sans perdre de vue ce bouquetin qui nous observe de loin

    Les verticales Trois cimes, symbole des Dolomites

    Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    Culminant à 2.999 m d'altitude, entre la Vénétie et le Sud-Tyrol, les Trois Cimes (Tre Cime di Lavaredo) sont le symbole des Dolomites. Ces « montagnes pâles » comme elles étaient appelées avant que le géologue français du XVIIIe siècle, Déodat Gratet de Dolomieu, ne les étudie, prennent naissance sur un socle élevé à environ 2.300 m. Elles se dressent curieusement comme des menhirs tombés du ciel, fichés dans le socle montagneux de dolomie. La première ascension de la Grande Cime a été réalisée, en 1869, par Paul Grohmann, Franz Innerkofler et Peter Salcher.

    Il est possible d'admirer toutes les faces de ce triptyque et d'en faire le tour en empruntant des itinéraires balisés. Une soixantaine de via ferrata (voies aménagées avec des câbles et des barreaux sur les parois rocheuses) ont été répertoriées dans les Dolomites, certaines existent depuis le XIXe siècle. La via ferrata De Luca-Innerkofler est la plus empruntée, relativement facile au départ du refuge de Locatelli, avec possibilité d'enchaîner vers l'est avec le Sentier des brèches.

    De nombreux parcours sont praticables avec des guides de haute montagne, y compris pour les personnes à mobilité réduite. © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Les Dolomites : le mont Paterno, un lieu chargé d’histoire

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    Dans le parc naturel, non loin des Trois Cimes, le mont Paterno, haut de 2.746 m se situe sur la frontière italo-autrichienne. De nombreux tunnels et galeries y ont été creusés, constituant des points de passage stratégiques lors de la première guerre mondiale. Pour ceux qui se sentent une âme de chamois, il est possible de grimper au sommet du mont Paterno, la vue sur les Trois Cimes est alors tout simplement à couper le souffle.

    Pour admirer ce paysage, digne du récit du Seigneur des anneaux, le circuit le plus classique passe par le refuge Locatelli. Ici, peut s'arrêter le chemin pour qui recherche la contemplation, l'endroit est tout indiqué. Le refuge surplombe deux lacs d’altitude dont le Laghi del Piani. La belle saison est propice pour admirer la flore particulière. Une occasion unique d'apercevoir la vie grouillante dans ses eaux limpides et de se reconnecter à la nature. © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Au pied du glacier de la Grande Casse en Savoie

    Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    Nous voici au pied de la Grande Casse, dans le parc de la Vanoise, le premier parc national naturel créé en 1963, prolongement de la première réserve naturelle initiée en 1943 par le Club alpin français et le Touring Club afin de permettre la réintroduction du bouquetin. Il est accolé au parc national italien du Grand-Paradis sur 14 km. Ces deux ensembles réunis couvrent 1.250 km2 de nature protégée, la plus grande d'Europe.

    Un grand classique que cette Grande Casse, le plus haut du massif de la Vanoise (3.855 mètres) au sommet duquel les alpinistes, après une rude montée, jouissent d'un spectacle à 360° sur le Mont-Blanc, les Grandes Jorasses, le Mont Pourri, la Grande Sassière, la barre des Écrins, la Meije, les aiguilles d’Arves et la Pointe de Charbonnel.

    Cette montagne élancée fait la joie des randos-skieurs (très) expérimentés. Une muraille qui s'aborde en deux temps. Au départ de Pralognan-la-Vanoise, le sentier de randonnée passe par le lac des Vaches, autrefois magnifique lac d'altitude à 2.318 m, alimenté par le glacier de la Grande Casse et compris dans le système hydrologique du Rhône, il est aujourd'hui partiellement asséché par les alluvions et les boues argileuses.

    Mais le tracé du GR55 révèle ensuite les lacs Long et Rond. Ultimes étapes pour ceux qui veulent s'attaquer au glacier, le refuge du col de la Vanoise et l'ancien refuge Félix Faure qui appartiennent au Club alpin de la Vanoise-Tarentaise. Ce dernier fut construit en 1902 et baptisé du nom de l'ancien président de la République française qui franchit le col en 1897 à l'occasion de manœuvres militaires. De là, plusieurs randonnées sont possibles, selon la saison, il est possible de faire le tour de la Grande Casse en quelques jours, de nombreux refuges jalonnent le parcours. © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Le glacier de la Marmolada, le plus haut sommet des Dolomites

    Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    La Marmolada, appelée la « Reine des Dolomites », est un ensemble de plusieurs monts dont le plus élevé est le Punta Penia à 3.342 m d'altitude. C'est une montagne de contrastes qui commence doucement avec, à son flanc occidental, l'Alpe de Siusi, le plus haut et grand alpage d'Europe (52 km2), des prairies et des forêts à ses pieds, pour brusquement s'élever. Nombre d'espèces florales sont protégées comme la campanule, le crocus, l'ancolie des Dolomites, l'orchidée des Alpes, l'edelweiss, l'œillet des Alpes, l'achillée des Alpes. Sa face nord comprend le glacier qui prend naissance sur les rives du petit lac de Fedaia, point de départ des escapades de divers niveaux de difficulté. La face sud est l'une des plus ardues et comprend un mur de 1.000 m. Il est possible, en empruntant la via ferrata della Marmolada réputée sans trop de difficulté, d'atteindre son sommet en environ 5 heures. Positionnée à la frontière austro-italienne, la Marmolada fut le théâtre de combats durant la première guerre mondiale. Un musée est consacré à cette « ville de glace » : un complexe réseau de 12 km de tunnels reliant les positions austro-hongroises entre elles. Des cavernes creusées dans le glacierdortoirs, cuisines, infirmerie, salle radio, chapelle, cantines pouvaient accueillir jusqu'à 200 soldats en toute sécurité. © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Le lac Noir et le massif de la Lauzière, en Savoie

    Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    Faites une pause et admirez le lac Noir au premier plan qui vole la vedette au Mont Pourri, et derrière lui, le mont Bellacha du massif de la Lauzière. Le Mont Pourri est un autre massif de la Vanoise situé sur son versant Nord. Il porte très mal son nom car, avec ses 3.779 m d'altitude, il est le 2e massif et l'une des plus belles cimes de la Savoie. Pourtant, il n'apparaît sur les cartes des géographes qu'au XVIIIe siècle et possède depuis plusieurs voies d'ascension, dont 2 itinéraires de ski en pente raide.

    Pour les moins téméraires, de belles randonnées sont possibles au départ du charmant hameau classé, Le Monal, (1.870 m altitude), composé d'authentiques chalets des XVIIIe et XIXe siècles, accessibles par un sentier forestier. Face au Mont Pourri, il est le point de départ vers les alpages avec une pose à 2.374 m au refuge du Club alpin français et un superbe panorama sur la nature environnante ponctuée de lacs dont le lac du Clou et le lac Noir (2.618 m). © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Le col des Prés dans le massif des Bauges

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    Petit tour en moyenne montagne, dans le Massif des Bauges, parc naturel régional et troisième Géopark de France, labellisé par l'Unesco, un territoire remarquable par la richesse de sa faune et de sa flore, mais également par son caractère pastoral. C'est un massif montagneux calcaire des Préalpes françaises du Nord, bordé par les villes d'Annecy, Aix-les-Bains, Chambéry et Albertville. Ces paysages sereins, propices à la méditation, ont sans doute inspiré bien des vocations religieuses puisque les moines cisterciens s'y installèrent dès le XIe siècle, puis les moines chartreux, au XIIe. Plus tard, au XVIIe siècle, la clouterie, importante activité de fabrication de clous, s'y développa ainsi que l'Argenterie des Bauges, vaisselle en bois tourné d'érable sycomore.

    Aujourd'hui, trois cents kilomètres de sentiers balisés permettent le développement d'un tourisme vert. Les Bauges ont su garder leurs alpages dont on dénombre 6.500 hectares de terres pastorales et 34.000 hectares de forêt, mais aussi de prairies, de pelouses sèches et alpines, de falaises, de grottes, de mares et de tourbières.

    Sur les 1.600 espèces végétales recensées, cinquante sont protégées. À la belle saison, le parc naturel des Bauges propose deux sentiers botaniques au départ de la commune des Aillons-Margériaz, sur le mont Margériaz.

    La réserve nationale de faune s'étend sur 5.205 hectares, peuplée d'une nombreuse faune : mammifères (barbastelle, hermine, mouflons), amphibiens (triton alpestre), oiseaux (tétras lyre, aigle royal).  Bien évidemment, l'élevage laitier traditionnel y occupe une place prépondérante et la production de fromages typiques de ces terroirs a vu naître l'AOC fromagère « Tome des Bauges ». Photo prise depuis la Pointe de la Galopaz, massif le plus haut des Bauges, le Col des Prés à 1.135 m. © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Coucher de soleil sur le Col du Galibier

    Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    Vous êtes du matin ou du soir ? Quelques soient vos préférences, quand le soleil perce les nuages, un crépuscule ou une aube naissante sont des moments magiques. Ce coucher de soleil sur le Col du Galibier est la récompense des randonneurs.

    Le Grand Galibier culmine à 3.228 m, entre la Savoie et les Hautes-Alpes. Et à son sommet, la magie opère. Ici, les reliefs, les Rochers de la Grande Paré, la Roche d'Olvéra, la Pointe de Terre Rouge jusqu'au Mont Thabor, dévoilent ici leurs majestueux contrastes mouvants au gré des nuages. Sommet mythique pour avoir jouer un rôle de voie de passage et d'invasion entre le royaume de Piémont-Sardaigne (ancien État de Savoie entre 1720 et 1861) et la France, il l'est encore aujourd'hui pour les touristes et les cyclistes.

    La randonnée jusqu'au lac des Cerces (2.400m) est simple, et c'est déjà un somptueux panorama sur les aiguilles d'Arves. C'est aussi le début de la randonnée des Trois lacs qui mène au Col de la Ponsonnière ; la poursuite est réservée aux plus aguerris, quoique pour avoir la chance d'admirer les bouquetins du Roc Termier, et en prenant son temps, mètre par mètre, rien d'impossible.

    Le col du Galibier est le cinquième plus haut col routier des Alpes françaises, à 2.642m d'altitude ; il relie le massif des Arves et le massif des Cerces et n'est ouvert qu'en période estivale. Il fait partie de la Route des Grandes Alpes (720 km), de Thonon-les-Bains à Menton jusqu'à la Méditerranée (Menton), un road-trip sportif à faire à vélo, pour découvrir 18 grands cols et la diversité des Alpes : les massifs du Chablais, du Beaufortain, de la Vanoise, des Cerces, du Queyras, de l'Ubaye et du Mercantour. © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Le plateau d’Emparis, dans les Hautes-Alpes

    Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    Dans le massif des Arves, voici le plateau d'Emparis, à 2.400 m d'altitude à proximité de la Grave, à cheval sur les départements de l'Isère et des Hautes-Alpes. À l'intersection de deux zones climatiques des Alpes du Nord et des Alpes du Sud, il offre un superbe panorama sur ce massif et la « reine » Meije. C'est un site Natura 2000, intégré au Parc national des Écrins, ce dernier couvre 91.800 ha, entre 800 et 4.000 m d'altitude, et une centaine de ses pics culminent à plus de 3.000 m. Le parc compte une quarantaine de glaciers, et est arrosé par une douzaine de torrents qui se jettent ensuite dans le Drac et la Durance.

    Le Parc des Écrins est réputé pour ses cascades pétrifiantes et ses très nombreux lacs, dont le lac Lauvitel (1.530 m) classé réserve naturelle intégrale, lieu de recherches scientifiques et dont les données alimentent aussi l’Inventaire national du patrimoine naturel. 

    La vie sauvage y est préservée et abondante : plus de 4.000 espèces animales et végétales que l'on peut admirer en arpentant les 740 km de sentiers balisés dont le GR 54. C'est le royaume des bouquetins et chamois, hermines et marmottes, lièvres variables et blaireaux qui s'ébattent au milieu des grandes gentianes, arnica des montagnes, chardon bleu des Alpes et fragiles edelweiss.

    Sur cette photo, la chaîne de la Meije se reflète dans le lac de Lérié, avec, de gauche à droite : la tête des Corridors, le Grand Pic de la Meije, le Grand Doigt, le Râteau Pic Est et Ouest, le Pic de la Grave, le Dôme de la Lauze et le Dôme de Puy Sallé. © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Le lac du Crozet et son histoire dans le massif de Belledonne

    Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    Cette immensité lacustre est probablement le plus beau lac du massif de Belledonne, lieu privilégié de randonnées des Grenoblois et des Chambériens. Il a dû inspirer les piscinistes avec son style de piscine à débordement surplombant, à 1.970 m, la vallée du Grésivaudan. Inscrit au réseau des sites Natura 2000, le lac du Crozet abrite une faune et une flore exceptionnelles ainsi qu'un magnifique panorama sur le massif de la Chartreuse. En outre, il tient le premier rôle dans l'histoire de la « houille blanche ». Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Aristide Bergès, ingénieur et industriel papetier, cherche à maîtriser le débit irrégulier du torrent de la combe de Lancey, ses nombreux travaux et aménagements sur ce lac conduisent plus tard au principe des turbines hydrauliques exposé lors l'Exposition universelle de Paris de 1889. Seront fondées ensuite la Société d'Éclairage du Grésivaudan en 1899, et la Société d'Hydroélectricité de Laval (1906), fournissant de l'électricité à bas prix pour toute la vallée et même pour une ligne de tramway. © Pierre Thiaville, tous droits réservés

    Le Roc d'Enfer dans le Massif du Chablais en Haute-Savoie

    Chaussez vos crampons, nous partons dans les Alpes et les Dolomites

    Avant que la neige ne recouvre les installations de la station de ski, l'automne pare les forêts de pin et de mélèzes de ses couleurs flamboyantes. Surnaturelle, cette vision faisant surgir d'une mer de nuages ce sommet comme une île dans la brume.

    Cette photo fut prise à proximité du Roc d'enfer, sommet qui culmine à 2.244 m en Haute-Savoie. Il est l'un des plus hauts du massif du Chablais, le deuxième plus étendu des Préalpes du Nord qui s'étend entre la Suisse et la France. Il est « périphérique » aux Alpes, ses plus hauts sommets sont les Hauts-Forts (2.466 m) et le mont de Grange (2.432 m) ; plusieurs d'entre eux matérialisent la frontière entre la France et la Suisse. Du côté de la France, il s'étend sur 900 km2 jusqu'à la rive sud du lac Léman, son périmètre est classé depuis 2015, Géopark, réseau soutenu par l'Unesco. Labellisé site Natura 2000 pour la qualité et la rareté de son patrimoine végétal et faunistique, cette qualification lui permet de conserver les habitats naturels tout en permettant à l'Homme de poursuivre ses activités économiques. Elles sont principalement tournées vers la production laitière avec des spécialités fromagères d'appellation contrôlée comme le Reblochon et l'Abondance, la culture céréalière, la production de fruits et le tourisme avec des stations de ski renommées dont Avoriaz, Les Gets, Morzine... © Pierre Thiaville, tous droits réservés
     

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  • Surtourisme, érosion... la Grande Muraille de Chine peine à conserver sa splendeur

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  • Tour du monde de la Saint-Valentin

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    En Italie, les amoureux s’offrent traditionnellement du chocolat pour la Saint-Valentin, mais pas n’importe lequel. Ce sont les « Baci Perugina », un chocolat à la noisette enrobé dans un joli message d’amour et de tendresse.

    © Free-Photos, CC0

    À Singapour, le rituel de la mandarine pour la Saint-Valentin

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    La Saint-Valentin coïncide souvent avec le Nouvel An chinois. À Singapour, la coutume veut qu’à leur quinzième année, les jeunes Singapouriennes écrivent des mots d’amour et leur numéro de téléphone sur des mandarines qui seront ensuite jetées soit dans un fleuve, soit dans une rivière, tout en faisant le vœu de trouver l’élu.© aotaro, CC by 2.0 

    La Saint-Valentin en France

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    En France, un des pays les plus romantiques aux yeux du monde, les amoureux s'offrent le plus souvent des chocolats, des fleurs ou encore se retrouvent au restaurant pour un dîner spécial en tête en tête. 

    Pour les fleurs, il y a un langage à connaître : des roses rouges pour l'amour passionnel, des roses blanches pour symboliser la sincérité des sentiments et un amour plus chaste, des roses roses pour exprimer la beauté féminine, la douceur... Et quant aux roses jaunes, attention : elles sont plutôt associées à l'amitié ou à une rupture !

    © Pe_Wu, CC by-nc 2.0 ; Marisa04, CC0

    En Thaïlande, des roses à foison pour la Saint-Valentin

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    En Thaïlande aussi, on offre des fleurs à l'élue de son cœur et le plus souvent, ce sont des roses. Là-bas, plus que la couleur, c'est leur nombre qui a une signification très importante. Une rose indique qu'elle est la seule et unique dans son cœur, 11 roses signifient qu'elle est la favorite, 99 témoignent d'un amour éternel... et 108 roses, c'est une demande en mariage. L'heureuse élue n'a plus qu'à faire le compte !© Big-Fotoskit, CC0

    En Finlande, le porter de femmes pour la Saint-Valentin

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    Le jour de la Saint-Valentin, les Finlandais organisent un championnat de « porter de femmes ». Les hommes sont invités à participer à une course où ils portent leur compagne dans leurs bras. Celui qui arrive le premier gagne le poids de sa partenaire en bière !

    © Kzenon Fotolia, Finmiki, CC0

    Roumanie : Dragobete, le protecteur des amoureux

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    Ce n’est pas non plus le 14 février que les Roumains fêtent les couples. Cette tradition se déroule dix jours plus tard et célèbre l’impétueux Dragobete, le protecteur des amoureux. Le personnage mythologique d’origine slave représente aussi le printemps et la nature qui se réveille.

    © Gavrila Stetco, CC by 3.0

    Afrique du Sud, le prénom à la manche pour les amoureux

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    Le soir de la Saint-Valentin en Afrique du Sud, c’est la grosse fiesta. Après un dîner en ville, les jeunes vont au bal ou en discothèque pour danser. Durant la soirée, la tradition « Lupercalia » veut que les femmes qui sont en couple épinglent le nom de leur chéri sur leurs manches, pour signifier qu’elles ne sont pas libres.

    © BDNEGIN, CC by-nc 2.0

    Brésil : le carnaval de l’amour

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    Au Brésil, la Saint-Valentin tombe lorsque le Carnaval bat son plein. Mais l'équivalent local de la fête des amoureux est le « Dia dos Namorados », célébré le 12 juin. C'est la veille de la Saint-Antoine, saint patron du mariage (ce jour-là, les célibataires effectuent différents rituels pour trouver l'amour). Les Brésiliens échangent des chocolats, des fleurs, des cartes, etc. Pour eux, c'est une nouvelle occasion de faire une grande fête dans la rue en couple et en famille, en organisant des spectacles musicaux. Les Brésiliens célèbrent aussi le jour de la Saint-Antoine.

    © 12019, CC0

    La Saint-Valentin en Égypte

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    En Égypte, la Saint-Valentin est une fête très populaire. Les amoureux s’offrent plein de petits cadeaux.© Pixabay

    Au Mexique, une fête de l’amour et de l’amitié

    Tour du monde de la Saint-Valentin

    Au Mexique, comme dans d'autres pays d'Amérique latine, la Saint-Valentin est une fête de l'amour célébrée avec son amoureuse.eux et aussi avec ses amis. Il est de coutume que les hommes jouent une sérénade devant la maison de leur bien-aimée et que les femmes couvrent la voiture de leur élu de messages d'amour.

    © Jckmac34, Darvinsantos, JuergenPM, Pixabay, DP ; © scharfsinn86, Maksim Pasko, Fotolia

     

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  • Les moulins ont encore le vent en poupe !

     

    Apparu dès le VIIe siècle en Perse, le moulin, cette invention millénaire, a encore le vent en poupe, même si l'appellation a changé. L'énergie du vent exploitée à l'origine au moyen de cette structure pour être transformée en énergie mécanique, afin de pomper l'eau pour l'irrigation, moudre des céréales pour fabriquer de la farine ou encore presser des olives pour en extraire l'huile, revient au goût du jour à travers les éoliennes comme source d'énergie renouvelable pour produire de l'électricité.

    Ancêtres des éoliennes, les moulins à vent n'ont pour autant pas disparu. Ils subsistent encore tout autour du monde en tant que vestiges de notre patrimoine culturel, pour le plaisir de nos papilles puisque certains encore en activité continuent moudre le grain, mais aussi de nos yeux. Car, si on peut critiquer le parc éolien pour son manque d'esthétisme, il va sans dire que les moulins à vent sont irréprochables sur ce point-là.

    Le moulin de Valmy : célèbre symbole révolutionnaire, France

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Après avoir été abattu suite à la bataille de Valmy, le 20 septembre 1792, lors des guerres de la Révolution française, et élevé ainsi au rang de symbole de la liberté, le moulin de Valmy, dans la Marne, n'était cependant pas au bout de ses peines. Reconstruit après la bataille, il fut à nouveau détruit en 1831 et céda sa place à un nouveau moulin en 1947, lequel fut lui-même terrassé par les terribles tempêtes de 1999. Le quatrième moulin à siéger à cet endroit, celui qui se dresse actuellement sur le site, a été inauguré en 2005. © Chriusha, CC By-SA 3.0 

    Les moulins à vent de Zaanse Schans, Pays-Bas

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Dressés au bord de la rivière Zaan, les huit moulins à vent du village de Zaanse Schans, dans le nord des Pays-Bas, ainsi que ces maisons en bois, en font une destination touristique à ne pas manquer. Aucune excuse pour ne pas s'y rendre puisque le lieu se trouve à seulement une vingtaine de kilomètres d'Amsterdam.

    Construits à partir de 1574, ces moulins étaient exploités dans des secteurs d'activité variés : l'un servait à fabriquer de la farine, l'autre des épices, d'autres produisaient de l'huile quand un autre encore se consacrait à la production de teintures.© Pexels CC0

    Le moulin de la Marquise, Moulbaix, Belgique

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Plus de quatre siècles après sa construction, le moulin de la Marquise, situé juste à l'écart du village de Moulbaix, en Belgique, est encore en activité aujourd'hui. Il est d'ailleurs le dernier moulin à vent encore en fonctionnement dans la province de Hainault et l'un des plus anciens moulins de la Région wallonne.

    Édifié à l'origine à Blicquy, à quelques kilomètres de là, en 1614, ce moulin en bois a été déplacé à Moulbaix en 1747. Devenu inactif en 1927, il fut sauvé de la destruction par la dernière Marquise du Chasteler, dont il tire son nom, puis restauré et remis en activité en 1942 par le meunier Jozef Dhaenens, dont les descendants perpétuent aujourd'hui la tradition et le savoir-faire. Par la force du vent qui fait tourner ses ailes de 24 mètres d'envergure, assisté de moteurs électriques par temps calme, il continue de moudre du grain et de produire de la farine artisanale.© Jean-Pol Grandmont, CC By-SA 3.0

    Le moulin en pierre de Zakynthos, Grèce

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Ce moulin à vent situé à Zakynthos, en Grèce, est un des deux moulins autrefois utilisés pour moudre le grain transformés depuis en hôtel. Perché au sommet d'une falaise donnant sur la mer, ce moulin en pierre abrite deux pièces et peut accueillir deux à trois personnes.© GregMontani CC0

    Le moulin à vent de Reken, Allemagne

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Le moulin à vent de Reken, en Allemagne, est un des plus beaux et des plus anciens moulins du Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Il trône au sommet d'une colline. Il aura fallu plusieurs décennies pour achever sa construction, initiée à partir de 1775 avec l'extraction des pierres dans une carrière. En fonctionnement jusqu'en 1945, cet édifice de 12 mètres de haut, dont les ailes ont une envergure de 22 mètres, fut restauré en 1972 et accueille aujourd'hui un musée.© Muehlenbernd CC By-SA 3.0 DE

    Le moulin à vent de Flackarp, Suède

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Construit en 1869, le moulin à vent de Flackarp, un village près de Lund, en Suède, a fonctionné jusqu'en 1950. Ses ailes ont été remplacées en 2013.© Carl Lindström, CC By-SA 3.0

    Le moulin à vent de Podersdorf am See, Autriche

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Le moulin à vent de Podersdorf am See, commune de l'est de l'Autriche localisée sur les rives du lac de Neusiedl, est le plus grand du pays et le dernier de la région, historiquement connue pour ses moulins, à avoir été conservé. Construit il y a 160 ans, classé comme monument protégé depuis 60 ans, il est encore en état de fonctionner aujourd'hui. 

    © Bwag (d), CC By-SA 3.0

    Le rare moulin à vent d'Aaspere, Estonie

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Un remarquable moulin du XIXe siècle siège dans le village d'Aaspere, dans le nord-est de l'Estonie. Restauré en 1988, ce moulin en chaux et en pierre est un monument historique classé, dont l'architecture est relativement rare dans le pays.

    © Ivar Leidus, CC By-SA 4.0

    Les moulins de Consuegra : les géants de Don Quichotte, Espagne

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Dressés depuis la fin du XVIe siècle au cœur de l'Espagne, dans la région de Castille-La-Manche, les moulins de Consuegra se répartissent de chaque côté du château de la Muela (visible au loin), sur la colline de Calderico. Ces monuments blancs qui font partie des moulins les mieux préservés d'Espagne sont au nombre de douze, bien qu'ils aient été treize autrefois. Ils portent tous le nom d'un personnage du roman Don Quichotte, ce chevalier errant qui prenait les moulins à vent pour des géants.

    L'un des moulins, le Sancho de la Panza, ainsi appelé en référence à l'écuyer de Don Quichotte, est tellement bien conservé qu'il peut encore moudre le blé. Ce qu'il fait chaque année, à la fin du mois d'octobre, à l'occasion de la Fête de la rose du safran, un évènement célébrant l'héritage culturel à travers la gastronomie, l'artisanat et diverses célébrations populaires. 

    © Jebulon, CC0

    Le moulin en bois de Sierpc, Pologne

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    La banlieue de la ville de Sierpc, en Pologne, abrite un musée de plein air, appelé Museum of the Countryside (Musée de la campagne), se présentant sous la forme d'un village inspiré de l'architecture du XIXe siècle ou du début du XXe siècle, constitué de onze fermes, d'une auberge, d'un manoir, d'une chapelle, d'une église en bois, sans oublier bien sûr l'incontournable moulin à vent, lui aussi en bois. Le tout rend hommage à l'histoire et la culture de la région de Mazovie.© Semu, CC By-SA 3.0 GFDL

    Un moulin à vent en pierre au Portugal

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    À l'apogée de leur époque au Portugal, les moulins à vent se concentraient dans l'ouest du pays. Jusque dans les années 1960, on en dénombrait 11.000 en activité à travers le pays.

    © falco, CC0

    Le moulin à vent en bois du pogost de Kiji, en Russie

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Le pogost de Kiji, localisé sur une île dans le lac Onega, est un ensemble d'une soixantaine d'édifices architecturaux en bois, comprenant notamment deux magnifiques églises datant du XVIIIe, un clocher, des chapelles, des fermes, cet adorable moulin à vent et une clôture en bois. Classé, à juste titre, au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1990, le site constitue aujourd'hui un musée de plein air qui attire chaque année jusqu'à 170.000 curieux. 

    © A. Jungierek, CC By-SA 3.0 et abogawat, CC0

    Le moulin à vent de Løve Mølle, Danemark

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    La province de Zélande, dans l'ouest du Danemark, peut se vanter d'avoir un moulin à vent digne de son nom. Du haut de ses 19 mètres, le moulin de Løve Mølle, construit en 1881, s'élève sur les ruines du précédent moulin, bâti en 1860, qu'un incendie a complètement détruit. Il fonctionne encore de nos jours.

    © Martin Nikolaj Christensen, CC By 2.0

    Le moulin à vent d'inspiration grecque à Olive Park, Shōdoshima, Japon

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Un petit goût de Méditerranée en plein cœur de la mer intérieure de Seto au Japon, c'est ce qu'offre l'Olive Park, sur l'île de Shōdoshima. Ciel bleu, vue sur la mer, oliviers, et même moulin à vent d'inspiration grecque, tout y est. Shōdoshima est d'ailleurs jumelée avec l'île grecque de Milos.

    Connue pour ses olives et tous les produits qui en sont dérivés (huile, cosmétiques, etc.) depuis plus d'un siècle, cette « île-olive » fait le bonheur des touristes, mais aussi des cinéastes ravis de ses décors. © 663highland GFDL, CC By 2.5

    Le moulin à vent de Partutovice, République tchèque

    Les moulins ont encore le vent en poupe !

    Le village de Partutovice, en République tchèque, accueille depuis 1837 un magnifiquement bien bâti moulin à vent en bois. Sur les trois moulins existant à l'époque, seul celui-ci est arrivé jusqu'à nous. 

    © Milos Pospa, CC By-SA 3.0

     

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  • Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

    Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

    Pei-Yuan Han a conçu et réalisé chaque partie de son jardin.

    Photo Olivier PontBriand, La Presse

    Christiane Desjardins

    Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

    On ne sait jamais ce qui se cache derrière la porte d'un jardin qu'on va ouvrir pour la première fois. Parfois, on entre dans... une autre dimension.

    C'est un peu ce qu'on ressent en entrant dans le jardin de Pei-Yuan Han.

    Les pierres vêtues de mousse qui émergent ici et là, le murmure du ruisseau...

    L'étang tranquille où flottent des plantes aquatiques, ces arbustes qui en cachent d'autres...

    L'endroit, comme une petite forêt, semble avoir été sculpté par la nature elle-même.

    Et pourtant. C'est Pei-Yuan Han qui l'a fait, ce jardin. Dans sa cour, en plein centre-ville de Montréal.

    Un jardin chinois, bien sûr, qu'il a conçu et aménagé au fil du temps.

    Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

    À 77 ans, l'homme continue de s'occuper de son «lopin» de terre, qui est enclavé entre deux murs mitoyens et une grande palissade donnant sur la ruelle.

    Mine de rien, c'est toute une philosophie qui se cache derrière ce jardin de ville.

    «En Chine, il y a deux mots très importants pour définir le paysage: la montagne et l'eau.

    La montagne, c'est le roc, le squelette, et l'eau, c'est le sang qui circule.»

    Du Vert À L'année -

    Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

    Quand Pei-Yuan Han a acheté sa maison, il y a plus de 20 ans...

    Il n'y avait pas grand-chose qui poussait sous le grand arbre à ombre dense qui prenait toute la place dans la petite cour.

    De surcroît, l'arbre perdait ses feuilles en hiver. Pei-Yuan Han trouvait cela trop triste.

    Il l'a fait couper et a entrepris d'y faire ce jardin, dans lequel trônent désormais des arbres et des arbustes qui, pour plusieurs, restent verts à l'année.

    Mais avant de planter quoi que ce soit, il a commencé par assembler de grosses dalles «comme un puzzle», et les a fait relier avec du ciment.

    Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

    Elles sont surmontées par cinq pierres, qui représentent les cinq montagnes sacrées de Chine.

    C'est ici, au sommet de ces «cinq montagnes», que part la source qui alimente le ruisseau.

    «Ces cinq pierres, c'est sentimental...

    C'est un souvenir de mon pays natal», souffle Pei-Yuan Han.

    Les Plantes & Leur Signification -

    Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

     

    Dans ce jardin savamment construit, chaque plante a une signification.

    La pivoine, avec sa couleur riche et sa forme voluptueuse, est le symbole de la prospérité, explique le jardinier.

    Le bambou, très droit, mais creux en dedans, symbolise la droiture et l'humilité.

    Le cèdre représente la vitalité, la sagesse et la longévité...

    L'homme aurait bien voulu planter du lotus dans son petit étang.

    Mais la plante, qui symbolise la pureté et la perfection...

    S'y serait sentie trop à l'étroit, se désole-t-il...

     Le Gravillon Pour L'eau -

    Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

    On se promène dans le jardin par un petit sentier en gravillons de couleur pâle.

    C'est aussi une représentation de l'eau, signale Pei-Yuan Han, car de l'eau, on ne peut pas en mettre partout, dit-il en rigolant.

    C'est d'ailleurs ce principe qu'il a appliqué dans son petit parterre, en façade de la maison.

    Les gravillons y symbolisent l'eau, et même dans ce petit espace, on y trouve un sentier pour marcher.

    Mais ne cherchez pas les fleurs, il n'y en a pas, ou très peu, en façade.

    Le Murmure Du Ruisseau Chinois -

    Avec leurs couleurs, elles représentent la tentation. Pei-Yuan Han voulait garder cet espace pur et humble.

    Pei-Huan Han a quitté la Chine il y a 60 ans.

    Il a vécu 10 ans au Japon et a fini par s'établir au Canada.

    À l'instar du lotus, l'attachement à ses racines profondes est toujours resté, comme en fait foi son magnifique jardin.

    Source des images - Jardin Botanique De Montréal -

    Et Le Jardin De Pei-Yuan Han - Montréal -

     

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  • Islande, descente au cœur du volcan Thrihnukagigur

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    En Islande, il est facile de se prendre pour l'un des héros du célèbre roman de Jules Vernes « Voyage au centre de la Terre » grâce au volcan Thrihnukagigur (Þríhnúkagígur), littéralement le cratère aux trois pics qui se trouve tout près de la capitale islandaise Reykjavik dans le secteur des montagnes Bláfjöll.

    Le Thrihnukagigur n'est plus entré en éruption depuis presque 4.000 ans, ce qui techniquement permet encore de le classer parmi les volcans actifs -- il faut dépasser les 10.000 ans pour parler d'un volcan éteint. Mais on peut sans danger descendre dans un conduit volcanique qui ne se signale en surface que par une ouverture de 3 mètres de diamètre. Voici une petite visite virtuelle grâce aux photographies de Florian Ledoux.

     

    Voyage au centre de la Terre : l'entrée !

    Islande, descente au cœur du volcan Thrihnukagigur

    Non ! cette image ne vous montre pas l'entrée du volcan Snæfellsjökull, le stratovolcan surmonté d'une calotte glaciaire qui culmine à 1.446 mètres d'altitude et qui, dans le célèbre roman Jules Vernes, avait permis à Arne Saknussemm de débuter son « Voyage au centre de la Terre ». Mais nous survolons bien l'un des cratères du Thrihnukagigur qui permet de pénétrer dans une chambre magmatique, une possibilité unique au monde.

    © Florian Ledoux, tous droits réservés.

    Voyage au centre de la Terre : la descente en ascenceur

    Islande, descente au cœur du volcan Thrihnukagigur

    Des visiteurs peuvent prendre une sorte d'ascenseur pour descendre en 6 minutes environ au sein de la chambre magmatique du Thrihnukagigur entre les mois de mai et d'octobre.

    © Florian Ledoux, tous droits réservés.

    Voyage au centre de la Terre : une chambre magmatique

    Islande, descente au cœur du volcan Thrihnukagigur

    À plus de 200 mètres de profondeur, on débouche alors sur le plancher d'une cavité, sur une surface de 3.270 m². C'est une sorte de chambre magmatique dans laquelle, contrairement à bien d'autres volcans, la lave ne s'est pas figée en fin d'éruption. La cavité laissée ne s'est pas non plus effondrée.

    © Florian Ledoux, tous droits réservés.

    La chambre magmatique du Thrihnukagigur : II

    Islande, descente au cœur du volcan Thrihnukagigur

    Au fond du conduit volcanique qui a permis la descente, et que l'on voit sur plusieurs des photos du diaporama, on peut explorer la cavité laissée dans la chambre magmatique. © Florian Ledoux, tous droits réservés.

    La chambre magmatique du Thrihnukagigur : III

    Islande, descente au cœur du volcan Thrihnukagigur

    La chambre magmatique du Thrihnukagigur : IV

    Islande, descente au cœur du volcan Thrihnukagigur

    La température au fond de la chambre basaltique est toujours d'environ 5 à 6 °C. © Florian Ledoux, tous droits réservés.

    La chambre magmatique du Thrihnukagigur : V

    Islande, descente au cœur du volcan Thrihnukagigur

    Les couleurs dues aux infiltrations sur les parois en basalte peuvent être interprétées de la façon suivante : les rouges pour le fer oxydé, les jaunes pour le soufre et les verts pour les composants avec du cuivre. © Florian Ledoux, tous droits réservés.

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