• Portrait De La Bernache À Cou Roux...

    Publié En Février 2017 Par Les Bio-Diversitaires...

    Portrait De La Bernache À Cou Roux...

    Pour la plupart des ornithologues occidentaux, la bernache à cou roux est un oiseau mythique.

    Bariolée comme un arlequin, et en danger de disparition, elle est un Graal pour tous les amateurs d’oiseaux.

    La bernache à cou roux est une petite oie qui niche dans l’extrême nord de la Sibérie, notamment dans la péninsule du Taïmyr.

    Avec l’arrivée de l’hiver, elle descend passer la mauvaise saison en Ukraine, Roumanie et Bulgarie, en passant par la vallée de l’Ob, puis le Kazakhstan.

    Victime d’une chasse effrénée malgré la protection complète dont elle jouit, la bernache à cou roux est devenue très rare.

    Il est vrai que ses effectifs ont toujours fait l’objet de discussions...

    Et elle fut, notamment au milieu du XXe siècle...

    Particulièrement rare (20 000 oiseaux ?).

    Des effectifs plus importants ont été comptés, notamment dans les années 1990, culminant à 70 000 individus.

    Les chiffres actuels restent contradictoires mais on suppose qu’elle ne doit pas dépasser les 50 000 ou 60 000 oiseaux, au moins dans l’aire connue d’hivernage (Ukraine à Bulgarie).

    Peut-être existe-t-il des lieux d’hivernage jusqu’ici inconnus et plus à l’est encore ?

    La toundra sibérienne dans laquelle elle se reproduit est menacée par le changement climatique, car la forêt (taïga) gagne peu à peu.

    Sur ses lieux d’escale, comme au Kazakhstan, elle est chassée sans vergogne et des centaines d’oiseaux sont tués chaque année sans atteindre leurs quartiers d’hivernage.

    En Ukraine, on ignore ce qu’il lui advient. En Roumanie, mais aussi en Bulgarie, on la chasse bien qu’elle soit protégée.

    En réalité, la chasse aux oies grises est autorisée, mais comme elle se pratique aussi de nuit ou à la passée, il est clair que bien des bernaches à cou roux tombent sous les plombs.

    Puis reste le trophée d’avoir abattu une superbe espèce dont la dépouille ornera la cheminée. D’autant que le tourisme cynégétique est encore prisé dans ces deux pays.

    Si l’hiver est doux, les oiseaux sont présents surtout en Ukraine ou en Roumanie, non loin du delta du Danube.

    Mais dès qu’un coup de froid survient, les oiseaux poussent vers le sud et se retrouvent dans le nord-est de la Bulgarie, en Dobroudja frontalière avec la Roumanie.

    Portrait De La Bernache À Cou Roux...

    Bernache à cou roux en mer - Durankulak, Bulgarie, février 2017

    C‘est là que nous avons décidé d’aller à sa rencontre, en février 2017. Un ami ornithologue s’y est rendu en janvier, au moment où un sévère coup de froid frappait l’Europe de l’Est.

    Il a vu 10 000 oiseaux. Mais le froid perdurant, certains sont partis plus au sud, dans la région côtière de Bourgas (ou Burgas).

    Lorsque qu’à la mi-janvier, un autre collègue est revenu lui aussi de Bulgarie, il n’était pas optimiste car après le froid, un redoux aussi spectaculaire était arrivé et les oiseaux étaient remontés vers le nord, laissant le secteur de Durankulak - où nous devions séjourner - très vide.

    Portrait De La Bernache À Cou Roux...

    Bernaches À Cou Roux, Région De Durankulak (Crédit Bed & Birding)...

    Arrivés à Sofia, nous roulons jusqu’à Bourgas, car nous avons appris qu’il y avait 4 500 oiseaux dans le secteur.

    Dès notre arrivée sur place, nous recherchons les oiseaux. En vain… 

    Le soir, le bilan s’élève à… 6 bernaches à cou roux. Déception dans les rangs.

    Le lendemain nous partons à la recherche des oiseaux, fouillons les grandes bandes d’oies rieuses qui pâturent dans des champs immenses et bien souvent inaccessibles.

    Rien. Pas la queue ni le cou roux d’une bernache. Enfin, si : une.

     

    Nos six premières bernaches à coux de Bourgas. Et les seules...

    Portrait De La Bernache À Cou Roux...

    Malgré la présence voisine d'une troupe de cygnes chanteurs.

    Direction...Durankulak

    Après cet échec, nous filons alors vers l’extrême nord-est, à Durankulak, à deux pas de la frontière roumaine où nous retrouvons Pavel Simeonov qui tient un gîte ornithologique, dominant le lac de Durankulak.

    C’est là que des milliers d’oies et de bernaches viennent passer la nuit quand le lac n’est pas gelé. Mais le lac est gelé…

    Comme tous les lacs de la région. Pavel  ne sait pas où sont passés les oiseaux. La chasse, qui vient juste de fermer, les a beaucoup perturbés.

    La succession d’un froid intense et d’un redoux subit également.

    Comble de malchance, alors que nous avions un temps ensoleillé à Bourgas, ici c’est le gris qui domine et les prévisions ne sont pas bonnes.

    Bilan du premier jour : 20 bernaches en tout et pour tout. Ça commence à sentir le roussi…

    Il y a certes d’autres oiseaux à découvrir et à regarder, mais tout de même.

    Portrait De La Bernache À Cou Roux...

    L'observation d'un rare goéland ichthyaète ne nous fait pourtant pas oublier les bernaches !

    Le moral un peu dans les chaussettes, nous nous levons le matin suivant pour constater que nous avons du mal à voir nos pieds, tant le brouillard est épais.

    Malgré tout, tenaillés par l’envie de voir la petite oie sibérienne au plumage chamarré de noir, de blanc et de rouge, nous arpentons les plaines sous un froid qui commence à pincer.

    Pavel, malgré notre trentaine de bernaches au compteur ce soir-là, est optimiste. Le froid va faire revenir les oiseaux.

    Malgré la grisaille du matin suivant, nous voici dehors.

    En longeant le littoral par une piste dantesque, sur laquelle nous louons la bonne idée d’avoir pris un 4x4 (indispensable pour circuler ici, avait prévenu Pavel)...

    Nous apercevons un petit groupe d’oies, au-dessus de la mer agitée, qui filent vers le nord, malgré le froid et le vent.

    Des bernaches à cou roux ! Bientôt un second puis un autre groupe plus important sont observés. Pavel est tout surpris : seraient-ce les bernaches de Bourgas ?

    Mais pourquoi remonteraient-elles alors qu’il fait froid ?

    Regagnent-elles, malgré tout, leurs sites d’hivernage traditionnels ? Savent-elles que le froid, certes intense, ne sera pas (plus) exceptionnel avec le printemps qui se rapproche ?

    Branta ruficollis, car tel est son nom scientifique, garde bien ses secrets.

    Toujours est-il nous que trouvons enfin un premier groupe à l’effectif conséquent dans un champ de blé d’hiver, pâturant avec 1 200 oies rieuses.

    Il n’y en a guère plus d’une trentaine, à près d’un kilomètre de distance, mais c’est déjà ça !

    http://www.hlasek.com/foto/branta_ruficollis_ec3796.jpg

    Dans la brume épaisse, on distingue mal les bernaches à cou roux des oies rieuses, mais l'ambiance est là...

    Le jour suivant, nous décidons d’aller vers la frontière roumaine où les oiseaux s’étaient regroupés début janvier avant le coup de froid.

    C’est Pavel qui trouve le groupe : 1 600 bernaches, dans un champ immense, avec autant d’oies rieuses. Mais elles sont loin, la brume est tenace et un vent sibérien balaie la plaine.

    Nous avons trouvé refuge à la lisière d’un petit boqueteau. Transis de froid, les collègues jettent l’éponge au bout d’une bonne heure. Elise aussi.

    J’ai le Graal à portée de main : pas question de partir. Pendant trois heures, immobile comme une statue, j’observe les oiseaux qui, peu à peu, se rapprochent.

    Régulièrement elles décollent et c’est un concert d’appels qui résonne dans l’air. Un concert de petits cris aigus qui évoquent ceux d’un… canard en plastique !

    Totalement gelé, il faut rentrer avec la nuit qui tombe.

    Le soir, dans le lit chaud, on se repasse les envols et les appels dans le froid et la brume. Et on s’endort en pensant à demain.

    Et demain est le dernier jour. Le brouillard est parti mais pas la grisaille. Ni le froid qui s’est installé pendant la nuit apportant avec lui un vilain grésil qui gèle direct sur la voiture.

    Des litres et des litres d’eau chaude sont nécessaires pour dégeler les vitres. Quant à la route, on la dirait construite pour accueillir le championnat du monde de patinage artistique !

    Direction les champs d’hier. Rien. On pousse alors un peu vers la mer, avec prudence vu l’état de la chaussée.

    Et là, dans un champ de blé d’hiver, deux grosses taches noires : de milliers de bernaches à cou roux qui pâturent en compagnie d’oies rieuses.

    On dirait tout à la fois des chenilles processionnaires et un troupeau de moutons, avançant, tête baissée.

    On gare la voiture en bordure de route et on attend. Des groupes viennent alors à moins de 300 m. Enfin, les voilà plus proches.

     

    Portrait De La Bernache À Cou Roux...

     

    Elles Se Posent... (Crédit Bed & Birding)

    Et pendant ce temps, les vols se suivent et se posent.

    Des dizaines, des centaines, qui, à peine à terre, commencent à pâturer frénétiquement.

    On voit sur leurs ailes la glace qui s’est fixée aux plumes et qui doit rendre leur vol pénible.

    Le moindre mouvement, une voiture qui passe, et la troupe décolle, se scinde, puis revient.

    Elles n’ont pas encore tout à fait compris que la chasse est terminée et on imagine facilement le stress qu’elles ont enduré tout au long de l’hiver.

    Décidément La Vie De Bernache N’est Pas Facile.

    Portrait De La Bernache À Cou Roux...

    A chaque voiture qui passe, les oiseaux décollent, mais se reposent aussitôt...

    Portrait De La Bernache À Cou Roux...

    Les bernaches pâturent frénétiquement (crédit Bed & Birding)...

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  • Que De Jolis Oiseaux...!

     

    Ornithologie...Étude De Ces Oiseaux...Le Colibri À Gorge Blanche.

     Le colibri à gorge blanche (Leucochloris albicollis) vit au Paraguay, en Uruguay, dans le sud-est du Brésil le nord-est de l'Argentine.

    C’est la seule espèce de colibris du genre Leucochloris. Les colibris, ou oiseaux-mouches, sont caractérisés par leur petite taille et leurs battements d’ailes rapides.

    Ils se nourrissent principalement de nectar grâce à leur longue langue extensible.

    Alimentation : essentiellement du nectar, parfois de petits insectes et des fruits.   

     Le Rollier À Longs Brins

    Le rollier à longs brins (Coracias caudatus) est une espèce d'oiseaux vivant en Afrique subsaharienne et dans le sud de la péninsule Arabique.

    Cet oiseau très coloré vit seul ou en couple. Il est très agressif lorsqu’il s’agit de défendre son territoire.

    Alimentation : insectes  

    Le Durbec Des Sapins

    Le durbec des sapins (Pinicola enucleator) tient son nom de la robustesse de son bec (« dur bec »). Le mâle est rouge-rosâtre, tandis que la femelle est orange-jaunâtre.

    Il habite dans les forêts humides de Laponie et du nord du Canada. Alimentation...graines, fruits et plantes    

     

    Le Loriquet À Tête Bleue

     Le loriquet à tête bleue (Trichoglossus haematodus), ou loriquet arc-en-ciel, doit son nom à ses couleurs très vives. Végétarien, cet oiseau se nourrit de fruits, de nectar et de pollen.

    Il possède d’ailleurs une langue en forme de pinceau qui lui permet d’aspirer facilement le nectar des fleurs. Bien que vivant en très grandes bandes, le loriquet à tête bleue est très fidèle et choisit souvent un partenaire pour toute sa vie.

    Il vit en Australie et en Indonésie. Alimentation : fruits, nectar, pollen   

     

    Le Diamant À Longue Queue

    Le diamant à longue queue (Poephila acuticauda) est une espèce de passereaux qui vit dans les régions boisées du nord et de l’ouest de l’Australie.

    Il vit souvent en petits groupes, près des étendues d’eau. Alimentation : graines    

     

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  • Un oiseau rare, hybride de trois espèces différentes

    Un travail de détective mené par des scientifiques a montré qu’un oiseau chanteur unique découvert par un citoyen citoyen en Pennsylvanie est le descendant d’une mère hybride et d’un père fauvette appartenant à un genre entièrement différent – une combinaison jamais enregistrée auparavant et qui a abouti à une espèce unique oiseau hybride. 

    «C’est extrêmement rare», a expliqué l’ornithologue David Toews (prononcé «tays»), associé postdoctoral au Cornell Lab of Ornithology et auteur principal d’une étude récente sur les origines possibles d’un hybride aviaire spectaculaire et encore jamais vu.

    Cet oiseau unique a été aperçu et photographié pour la première fois par Lowell Burket, un scientifique citoyen et citoyen, qui vit et travaille à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

    «Pendant les périodes de migration et sporadiquement tout au long de l’été, je fais deux heures de route jusqu’à la propriété agricole de ma famille, qui comprend quelques centaines d’acres de bois», a expliqué M. Burket dans un courrier électronique. «Depuis toujours, je suis intéressé par la photographie animalière, mais je n’y ai rien fait avant le milieu des années 2000, car je n’avais pas vraiment le temps. Il y a environ 9 à 10 ans, j’ai remarqué des oiseaux colorés sortant d’un petit point d’eau sur l’un des sentiers pour chevaux. Je les ai encore remarqués plus tard cet été au même point d’arrosage et j’ai décidé de voir si je pouvais attraper des photos de ces oiseaux colorés. ”

     

    «Mes photos étaient moche car les oiseaux étaient si petits», a noté tristement M. Burket. «[S] o j’ai fait des recherches sur les meilleurs moyens d’obtenir des photos décentes d’oiseaux dans la nature et j’ai acheté une caméra professionnelle et un zoom d’entrée de gamme.»

    Comme vous pouvez le constater, la qualité de ses photographies d’oiseaux s’est considérablement améliorée.

    La paruline de Burket montre deux taches rouges, bien que faibles, placées symétriquement de chaque côté de son cou. (Crédit: Lowell Burket.) LOWELL BURKET

     

    «Le 7 mai de cette année, j’ai pris des photos et des vidéos tout l’après-midi au nid-de-poule et l’hybride est apparu deux fois pendant environ 20 secondes. Je pensais que c’était une paruline de Brewster et cela m’est apparu remarquable car je n’avais encore jamais vu de Brewster lors de la migration de printemps. ”

    La paruline de Brewster tire son nom en 1874 après avoir été décrite par William Brewster, qui l’a découverte dans le Massachusetts. Considéré à l’origine comme une nouvelle espèce, l’oiseau a reçu le nom scientifique de Vermivora leucobronchialis , mais la paruline de Brewster est maintenant connue pour être un hybride entre parulines à ailes bleues et à ailes dorées; Vermivora cyanoptera X Vermivora chrysoptera . La paruline de Brewster présente généralement des caractères et des motifs de plumage génétiquement dominants – par exemple, la ligne noire sur son œil et les barres alaires distinctement séparées viennent de la paruline à ailes bleues, tandis que les parties inférieures jaune crème et les barres alaires jaunes proviennent de la paruline à ailes dorées .

    «Lorsque j’ai étudié mes images plus tard dans la soirée, j’ai remarqué qu’il manquait la bande noire et la coloration jaune des seins qui caractérisent Brewster, a poursuivi M. Burket. En outre, il a noté que cet oiseau mystérieux avait une tache brun rougeâtre faible, mais distinctement particulière, de chaque côté de son cou. Était-ce la saleté? Sang séché? Ou était-ce la coloration de la plume de l’oiseau?

    La paruline de Burket montre clairement son sourcil blanc et son masque grisâtre pâle que l’on voit chez la paruline de Brewster, une caractéristique dominante du plumage de sa paruline à ailes dorées.
    (Crédit: Lowell Burket.) LOWELL BURKET

    « J’ai ensuite examiné l’oiseau à partir de l’image arrière et j’ai pu voir le sourcil blanc et un masque gris pâle, typiques de la fauvette à ailes dorées, alors j’ai décidé que ce devait être celui de Brewster », a déclaré M. Burket. a continué. « [Mais] d’où venaient les taches rousses? »

    Les seules espèces de parulines de la région présentant des marques au cou de couleur rousse sont les parulines à flancs marrons.

    Setophaga pensylvanica , paruline à flancs marrons mâle adulte , chantant sur la propriété familiale boisée de Lowell Burket. Cette espèce pourrait-elle être l’un des parents du mystérieux warbler?
    (Crédit: Lowell Burket.) LOWELL BURKET

    « J’ai décidé que j’avais besoin de le voir chanter pour voir quelle chanson il chantait. »

    Le chant est l’un des nombreux «signaux de diagnostic» que les autres oiseaux chanteurs – et les ornithologues amateurs! – compter sur l’identification des espèces. Chaque espèce chante sa propre chanson, c’est ainsi qu’une femme trouve un partenaire de la bonne espèce. Les oisillons des deux sexes apprennent les chants de leur espèce en écoutant leurs pères et les mâles voisins de la même espèce tout en restant au nid. Ainsi, la chanson de ce mystérieux oiseau permettrait de diagnostiquer quelle espèce était son père.

    La paruline mâle de Burket démontre ses capacités de chant au monde.
    (Crédit: Lowell Burket.) LOWELL BURKET

    Quelques semaines plus tard, M. Burket réalisa son souhait: il filma l’oiseau mystère chanter deux jours consécutifs. La qualité audio était suffisamment élevée pour qu’il puisse identifier le chant de l’espèce. Il découvrit que l’oiseau mystérieux était bien en train de chanter un chant de paruline à flancs marrons.

    Cet oiseau mystérieux pourrait-il être un hybride avec une mère hybride de paruline de Brewster et un père de paruline à flancs marrons? M. Burket a passé en revue ses photographies d’oiseaux de l’année précédente et a repéré une paruline à gorge blanche au nid-de-poule pendant la saison de reproduction. Il savait également que les parulines à flancs marrons se reproduisent dans les bois de sa propriété, alors … est-il possible qu’il s’agisse d’un « triple hybride » jamais vu auparavant entre une mère hybride de Paruleuse de Brewster et un châtaignier – père fauvette.

    Cela semblait certainement une idée farfelue: même si les parulines de Brewster sont des hybrides elles-mêmes, elles sont des hybrides entre deux espèces étroitement apparentées appartenant à un genre complètement différent de la paruline à flancs marrons plus éloignée. Mais ces taches étranges sur son cou, l’absence d’une bande oculaire sombre et la chanson –cette chanson de diagnostic remarquable! – étaient convaincants.

    «J’ai fait une recherche sur la ‘Paruline hybride’ sur Google et je n’ai rien trouvé sur cette combinaison. J’ai donc décidé de contacter le Cornell Lab of Ornithology pour obtenir l’avis d’un expert», a expliqué M. Burket.

    Il a envoyé par courrier électronique des photos et une vidéo de l’oiseau mystérieux au « Lab of O » et attendait avec impatience une réponse.

    «J’ai essayé de donner à l’e-mail une note quelque peu intellectuelle afin qu’ils ne pensent pas que j’étais un crackpot», a rappelé M. Burket. « Avoir les photos et la vidéo a aidé. »

    Intrigué par ce qu’il a vu, le Dr Toews s’est rendu en voiture 4 heures plus tôt depuis Cornell pour rencontrer M. Burket. Le lendemain matin, ils ont installé un filet de brume dans la même zone où l’oiseau mystérieux avait chanté à plusieurs reprises. Grâce à la connaissance intime de M. Burket sur les habitudes de cet oiseau, il n’a fallu que 4 minutes pour l’attraper.

    La paruline mâle Burket, un oiseau triple hybride encore jamais enregistré, a été capturée et baguée le 28 juin 2018 par David Toews et Lowell Burket. (Crédit: Lowell Burket. Remarque: cette image a été recadrée à partir de l’original.) LOWELL BURKET

    «C’est une expérience extraordinaire», a déclaré M. Burket. « Je n’avais jamais vu quelque chose comme ça sur Discovery Channel. »

    Maintenant que le Dr Toews avait cet oiseau mystérieux en main, il a noté qu’il ressemblait beaucoup à une paruline à flancs marron – ce qui était improbable au début du mois de mai, date à laquelle il a été aperçu pour la première fois, car la plupart des fauvettes ne s’envolent qu’en juin.

    Mais en même temps, le sourcil blanc de l’oiseau – qui est noir chez les fauvettes mâles adultes, et olive ou gris chez les juvéniles ou les femelles – et sa tache de joue légèrement grise étaient plus caractéristiques de Vermivora.fauvettes. Le Dr Toews a pris une série de photographies détaillées et de mesures de la longueur du bec et des ailes de l’oiseau mystérieux, ainsi que d’autres personnages physiques, pour un examen plus approfondi.

    Avant de relâcher l’oiseau, le Dr Toews a également prélevé un petit échantillon de sang à des fins d’analyses génétiques. Il est ensuite retourné à son laboratoire et a méthodiquement parcouru toutes ces informations comme un Sherlock Holmes ornithologique.

    Figure 2. ( a ) Culmen et longueur des ailes des parulines Vermivora (jaunes, à ailes dorées; bleues, à ailes bleues, grises, de Brewster) et des parulines à flancs marrons (en rouge). L’hybride est représenté par un astérisque. (b) L’indice génétique sur six loci qui distingue les fauvettes vermivora . À partir de l’hybride, nous avons estimé l’indice génétique de son parent maternel, qui se situe dans la plage des hybrides entre la paruline à ailes dorées et la paruline à ailes bleues (c.-à-d. «La paruline de Brewster»).
    (doi: 10.1098 / rsbl.2018.0557 ) DOI: 10.1098 / RSBL.2018.0557

    Les indices étaient irrésistibles. Non seulement la chanson indiquait-elle clairement que cet oiseau mystérieux avait une paruline à flancs marrons, mais les mesures physiques indiquaient qu’il s’agissait d’un oiseau hybride: la longueur du bec était plus longue que celle qui est typique pour les parulines à marrons, mais c’était dans la plage attendue de Vermivorafauvettes (figure 2 a ), et ses ailes sont plus longues que les Vermivoraespèces de fauvette , mais ils sont semblables à flancs marron fauvettes.

    Les preuves génétiques étaient également intéressantes: l’ADN mitochondrial de l’oiseau mystérieux (ADNmt) était identique à 99% à la paruline à ailes dorées et à 97%, à la paruline à ailes bleues – ces espèces ne diffèrent que de 3 à 4% (Figure 2 b ) – Donc, cette conclusion était comme prévu. Toutefois, l’ ADNmt de Vermivora diffère de plus de 8% ( réf ) des séquences de paruline à flancs marrons (et d’autres espèces de parulettes Setophaga ) ( réf ), ce qui a de nouveau mis en évidence l’identité probable du père de cet oiseau mystérieux.

    Pour préciser encore l’identité du père présumé de l’oiseau mystérieux, le Dr Toews a ensuite examiné les polymorphismes nucléotidiques uniques (SNP) qui diffèrent sans ambiguïté de la paruline vermivora ( n = 89 sites) et ont découvert que l’oiseau mystérieux était hétérozygote sur tous les sites sauf un – – ce qui, rétrospectivement, est probablement variable chez les fauvettes à flancs marrons.

    Polymorphismes mononucléotidiques (SNP).
    (Crédit: David Eccles / CC BY 4.0) DAVID ECCLES VIA UNE LICENCE CREATIVE COMMONS

    Les SNP («coupures») sont une forme très courante de variation génétique observée chez tous les êtres vivants. Ils représentent un changement dans un seul nucléotide, ou bloc de construction de l’ADN, dans le génome. Ainsi, le constat que la moitié de ces SNP correspondait à celui de la paruline à flancs marrons indiquait l’identité du père de l’oiseau mystérieux.

    Une analyse supplémentaire des SNP qui distinguent spécifiquement les parulines à ailes dorées et à ailes bleues a révélé que deux des six provenaient de l’ascendance de la paruline à ailes bleues, et quatre de ses ancêtres. Ainsi, un tiers des SNP de Vermivora de cet oiseau mystérieux provenaient d’une paruline à ailes bleues.

    La comparaison de l’indice génétique de la mère présumée avec celle d’autres parulines vermivora (Figure 2 b ) a montré qu’aucune paruline phénotypique n’avait un indice génétique aussi faible que 0,33, alors que seulement deux des 149 paralyses phénotypiques aux ailes dorées avaient un indice aussi élevé. En revanche, la paruline de Brewster a un indice génétique moyen de 0,32 et 23% d’entre elles ont exactement un tiers d’ascendance à ailes bleues. La mère présumée de l’oiseau mystérieux avait donc un indice génétique dans la fourchette prévue pour les parulines de Brewster, affirmant ainsi son identité.

    «La femelle est un hybride Paruline à ailes dorées / à ailes bleues – aussi appelé paruline de Brewster. Elle a ensuite accouplé avec une Paruline à flancs marrons et l’a reproduite avec succès », a conclu le Dr Toews.

    Arbre généalogique prédit de parulines conduisant à l’hybride de trois espèces récemment décrit. Les fauvettes à ailes bleues et à ailes dorées et de Brewster par Liz Clayton Fuller; paruline à flancs marrons de del Hoyo et al. (2018) Manuel des oiseaux du monde vivant ; nouvel hybride « Burket’s fauvette » de Jillian Ditner.
    (Courtoisie graphique du Cornell Lab of Ornithology .) LABORATOIRE CORNELL OF ORNITHOLOGY.

    Mais pourquoi ces oiseaux chanteurs s’hybrident-ils? Surtout que les femelles choisissent leur partenaire principalement en fonction de la qualité de leurs chansons?

    « Cela aurait pu être une erreur (ces choses se produisent) », a répondu le Dr Toews dans un courrier électronique, « bien qu’il soit possible que le nombre de partenaires convenables soit si bas (les parulines de Vermivora sont en déclin dans les Appalaches) [qu’elle] était faire le « meilleur d’une mauvaise situation ». « 

    En fait, l’hybridation entre les parulines à ailes dorées et à ailes bleues s’est accrue au cours des dernières décennies dans tout le nord-est des États-Unis et s’est étendue au Canada. La plupart de cette hybridation résulte du déplacement de la paruline à ailes bleues dans son habitat. Ceci est motivé par les effets du réchauffement climatique et de la perte de l’habitat préféré de la paruline à gorge bleue. De plus, les populations de parulines à ailes dorées sont en déclin, ce qui limite le nombre de partenaires de cette espèce.

    « Choisir de s’accoupler avec un homme qui n’est pas parfait pourrait être mieux que pas de partenaire du tout! », A observé le Dr Toews.

    Il a ensuite souligné que l’hybridation entre les parulines de Brewster et les parulines à flancs marrons n’avait jamais été enregistrée auparavant.

    « En fait, ce type d’hybridation de trois espèces est » extrêmement rare « chez tous les animaux », a déclaré le Dr Toews.

    Qu’est-ce que cette paruline hybride – maintenant connue sous le nom de paruline de Burket – révèle sur les barrières des espèces, en particulier chez les oiseaux chanteurs?

    «Les hybrides ponctuels nous disent principalement que les barrières entre espèces ne sont pas parfaites, mais cela n’est pas totalement surprenant», a expliqué le Dr Toews dans un courrier électronique. «Dans ce cas, cela nous en dit aussi un peu sur la compatibilité en matière de reproduction entre des taxons très divergents. Bien que cet hybride puisse ne jamais se reproduire, il suggère qu’il n’y a pas une tonne d’incompatibilités génétiques entre les taxons parentaux, de sorte qu’il a pu se développer pour au moins paraître «normal».  »

    «Cela correspond également à la sagesse conventionnelle de ces parulines, à savoir que les barrières d’espèce sont maintenues en« isolant les barrières avant l’accouplement »[comme le chant] et non plus en absorbant les incompatibilités génétiques», a ajouté le Dr Toews.

     

    En résumé, cette paruline de Burket, jamais vue auparavant, présente les caractéristiques phénotypiques suivantes:

    • Fauvette de Brewster: coiffe jaune, sourcil blanc, vert et gris dos et nuque, barres alaires d’aile jaune / or bien séparées
    • Paruline à flancs marrons: calotte jaune, toute blanche, gorge, poitrine et ventre; taches rousses; cercle oculaire blanc (caractéristique de l’automne), couleurs primaires brun foncé sur les ailes, légères bandes sur le dos

    Quel était l’aspect le plus agréable de tout ce travail de détective?

    «Pour moi, la partie la plus amusante à ce sujet a été de pouvoir impliquer un citoyen scientifique comme Lowell», a déclaré le Dr Toews. « En outre, l’utilisation des marqueurs génétiques pour prédire les modèles de plumage maternel, ce qui en a fait une contribution plus novatrice en termes de détermination des parents. »

    Est-ce que la paruline de Burket peut bien avoir ses propres enfants ou son ascendance mixte en fera-t-il un compagnon indésirable? Le Dr Toews a relâché l’oiseau et prévoit de garder un œil sur le nid-de-poule situé sur la propriété familiale de M. Burket pour voir ce que l’avenir lui réserve.

    Que pense M. Burket de toute cette excitation?

    «Je n’avais littéralement aucune connaissance sur les oiseaux jusqu’à il y a sept ans», a-t-il répondu. «Et maintenant, je finis par découvrir ce qui semble être un oiseau unique en son genre. Cela peut arriver à n’importe qui!

    (source : forbes)

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  • Un nœud rouge sur les îles Shetland, en Écosse

    Ce petit oiseau avec son envergure de 20 pouces pèse à peu près autant qu'un bâton de beurre, mais il a l'endurance d'un olympien. Chaque automne, on sait que les noeuds rouges des Amériques se déplacent de plus de 9 000 milles entre l’Arctique et l’Amérique du Sud - et au printemps, ils effectuent le trajet inverse pour un trajet d’environ 20 000 milles. Le plus célèbre nœud rouge, appelé «Moonbird», est ainsi nommé parce que le total de ses migrations connues a dépassé la distance de la lune. Moonbird a été bagué pour la première fois à Rio Grande, en Argentine, en 1995 et a été observé plusieurs fois dans les années qui ont suivi - des scientifiques et des ornithologues remarquables.

     
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  • Flamants Roses Dans Le Cratère Du Ngorongoro En Tanzanie.

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  • La merveilleuse Forme changeante des Murmurations d’Étourneaux filmée par Jan van IJken

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    La merveilleuse Forme changeante des Murmurations d’Étourneaux filmée par Jan van IJken

    Une murmuration est le mouvement chorégraphique complexe d’un grand troupeau d’étourneaux qui traversent le ciel.

     

    Voir des centaines – parfois des milliers – d’étourneaux qui volent ensemble dans un modèle tourbillonnant et en constante évolution est un phénomène naturel qui étonne et ravit ceux qui ont la chance d’en être témoins. Heureusement, quelques murmurations ont été capturées en vidéo. Pendant qu’ils volent, les étourneaux dans une murmuration semblent être reliés ensemble. Ils tournent, virevoltent et changent de direction à tout moment. Comment des centaines ou même des milliers d’oiseaux coordonnent-ils un mouvement aussi complexe en vol ?

     

    Est-ce que les oiseaux planifient et anticipent leurs routines de vol à l’ avance ? C’est ce que nous, les humains, devrions faire si nous voudrions avoir l’air si gracieux . Mais non ! les étourneaux ne planifient pas leurs habitudes de vol et ils ne s’entraînent pas non plus..

     

    Pendant des années, les scientifiques se sont intéressés aux murmurations. Récemment, ils ont commencé à utiliser des caméras et des ordinateurs pour comprendre ce mystère. Les scientifiques ont été surpris d’apprendre que les schémas de vol des murmures ont plus en commun avec la physique qu’avec la biologie. Beaucoup de faits restent encore inexpliqués sur les murmures. Mais, les chercheurs estiment aujourd’hui qu’ils peuvent décrire des murmures en utilisant les principes de la physique. Ils pensent que les murmures sont semblables à d’autres systèmes complexes, tels que la formation de cristaux, les avalanches, les métaux qui se magnétisent et les liquides qui se transforment en gaz. Ces systèmes sont chaotiques, ce qui signifie qu’ils sont prêts à être complètement transformés en un instant.

     

    Comme les éléments de ces autres systèmes, chaque étourneau dans une murmuration est connecté à tous les autres étourneaux. Quand une murmuration évolue à l’ unisson, les chercheurs estiment que ce phénomène est analogue à celui d’une transition de phase : une transformation du système étudié provoquée par la variation d’un paramètre extérieur particulier.

     

    Il est facile de comprendre comment un étourneau peut modifier sa trajectoire quand son voisin change de direction, car ils sont proches les uns des autres et peuvent se voir. Cependant, ce que les scientifiques ne comprennent toujours pas, c’est comment des centaines ou des milliers d’étourneaux semblent savoir quand évoluer simultanément, quand les oiseaux situés aux extrémités opposées du murmure sont séparés par l’espace et des centaines ou des milliers d’autres oiseaux.

     

    Indépendamment de la taille de la murmuration, tous les oiseaux semblent être connectés au même réseau. Ce phénomène déroute les scientifiques, car il va au-delà de ce que nous savons sur le comportement des animaux en éthologie. Le mystère de la murmuration est un exemple fascinant d’un phénomène naturel qui cache des secrets sur le monde que les scientifiques n’ont pas encore découvert!

     

    Le phénomène apparaît comme un nuage ondulant, changeant rapidement de direction, de densité et de forme au fur et à mesure qu’il traverse le ciel. En raison d’un hiver relativement chaud aux Pays-Bas entre 2014 et 2015, de nombreux étourneaux sont restés dans le pays plutôt que de migrer vers le sud. Le cinéaste Jan van IJken a capturé le spectacle dans son court métrage « The Art of Flying », qui peut être visionné en entier sur son site web. Regardez la version courte ci-dessus pour observer la fluidité des mouvements des oiseaux, et écoutez le son envoûtant des ailes battantes.

     

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  • Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

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    C’est un fait, en zone urbaine et périurbaine, les jardins bien aménagés sont un refuge de choix pour les oiseaux. Tous nos conseils pour créer un coin de nature qui leur soit propice,
 et d’où, bien évidemment, seront bannis les produits chimiques

    Une soucoupe pleine d’eau, c’est l’abreuvoir idéal...

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Faux

    L’idéal, c’est une soucoupe pleine d’eau PLUS le bruit de l’eau. Vous serez surpris de voir comment des oiseaux peuvent être attirés par un simple robinet qui goutte.

    Une autre solution économique est l’achat d’un réservoir d’eau conçu pour le camping.

    Il est déjà muni d’un bec verseur dont vous n’aurez qu’à régler le débit pour obtenir un clapotis.

    Les grands arbres attirent
 les oiseaux grimpeurs


    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Vrai

    La sittelle torchepot, le grimpereau des jardins, les pics épeiche et épeichette ont besoin de ces habitats en hauteur.

    La sittelle, par exemple, parcourt les
 troncs et les branches dans un sens ou dans l’autre, même avec la tête en bas, se suspendant d’une patte, et se propulsant
 de l’autre.

    Elle ne se sert pas de sa queue comme le font les pics, mais de ses longues griffes.

    Certains arbres sont plus riches en insectes que d’autres...

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Vrai

    C’est le cas, entre autres, du pommier. Il héberge une faune d’invertébrés particulièrement diversifiée : plus de 80 espèces d’insectes et d’acariens.

    Cette abondance est due à son ancienneté : l’espèce est autochtone de nos régions et sa domestication est intervenue très tôt.

    Autre arbre accueillant pour la biodiversité, l’aulne glutineux (pour terrains humides).

    De nombreux oiseaux, comme les pics, mésanges, grimpereaux des arbres, fauvettes, sizerins flammés, tarins des aulnes se nourrissent de ses fruits durant l’hiver.

    Impossible aussi de ne pas mentionner les chênes.

    Aucune essence indigène n’héberge un nombre d’espèces animales aussi important que le chêne pédonculé (Quercus robur) ou le chêne sessile (Quercus petraea).

    Le lierre est utile...

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Vrai

    Certes, 
il descelle les pierres des vieux murs et envahit les arbres faibles.

    Mais il constitue une manne pour une majorité d’espèces, fournissant des sites de nidification, et surtout des baies particulièrement riches en lipides en hiver et au début du printemps.

    La pelouse n’intéresse que les merles...

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Faux

    Les pelouses permettent à certains autres oiseaux comme la grive musicienne, la bergeronnette grise ou l’étourneau sansonnet de trouver leur nourriture (vers de terre, larves, petits insectes).

    Il faut toucher 
le moins possible aux mangeoires

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Faux

    Les résidus de graines et d’écales qui traînent et moisissent, de même que l’accumulation d’excréments sur les plateaux sont des vecteurs de maladies.

    Lavez vos mangeoires à l’eau savonneuse toutes les deux semaines, et plus souvent lors des périodes actives. Nettoyez aussi le sol avoisinant.

    La nourriture avariée nuit à la santé des oiseaux et risque de surcroît d’attirer les rongeurs.

    Il faut différents étages de végétation dans un jardin...

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Vrai

    Les habitats dits « de transition », comme les lisières des bois, les berges, les clairières, sont plus riches en oiseaux que les milieux homogènes (hêtraie ou sapinière pures, par exemple).

    Les oiseaux, en effet, n’ont pas tous les mêmes besoins : certains se nourrissent au sommet des arbres et nichent dans les branches basses, tandis que d’autres se nourrissent au sol et nichent dans les arbustes.

    En strate basse, privilégiez l’achillée millefeuille, l’aster, la centaurée, le céraiste, l’échinacée, l’échinops, la gaillarde, l’héliopsi...

    Et aussi la julienne des jardins, le myosotis, le pavot, la scabieuse, le tournesol, le cosmos, le zinnia, le tagète ou le pourpier,
qui donnent des graines recherchées.

    Les arbres morts sont inutiles...

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Faux

    Ce sont de véritables réservoirs de biodiversité. Le bois mort est vite colonisé par les insectes.

    Si le tronc est assez haut, il sert de lieu de nidification aux pics, aux sittelles (photo) et aux mésanges.

    Et si vous ne voulez pas garder un arbre mort (parce que trop inesthétique ou trop dangereux), laissez au moins des branches mortes ici et là pour nourrir les insectivores.

    Il faut laisser un coin sauvage

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Vrai

    Dans un coin reculé du jardin, laissez pousser les graminées (fétuque...) qui donneront des graines et abriteront
des insectes.

    Les cardères (chardons) attirent les chardonnerets
 élégants (photo).


    Le pissenlit et le
 trèfle, une fois montés
à graines, attireront les chardonnerets et les verdiers (qui aiment aussi les graines
 du cerfeuil
 sauvage).

    Il faut tailler les haies en avril

    Le Vrai-Faux Des Oiseaux Par Catherine Delvaux - Du Magazine Détente jardin

    Faux

    Les oiseaux y nichent dès la fin février, selon le climat.

    Taillez vos haies en automne, puis, s’il le faut, faites une deuxième taille en été, en prenant soin de vérifier bien avant qu’aucun nid habité ne s’y trouve.

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  • C'est la Journée mondiale des oiseaux migrateurs

     C'est la Journée mondiale des oiseaux migrateurs

     

    Chaque voyageur a besoin d'un endroit pour se reposer de temps en temps. Dans le cas de l'Oie des neiges, cet endroit doit être très grand. Les oies des neiges se déplacent en bandes de centaines, parfois de milliers, lorsqu'elles se rendent au nord de leurs aires de reproduction printanière dans la toundra arctique. Ils s'arrêtent le long du chemin pour se reposer et se nourrir, s'appuyant sur des endroits comme le refuge national de faune de Montezuma à New York, où l'image de notre page d'accueil a été photographiée. La Journée mondiale des oiseaux migrateurs, reconnue le 12 mai, souligne la nécessité de protéger l'habitat des voyageurs ailés comme ceux-ci.

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  • Joel Sartore capture des Portraits d’Oiseaux pour aider les Espèces en Voie de Disparition

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    Le photographe, conférencier, auteur et naturaliste de National Geographic, Joel Sartore, est le fondateur de Photo Ark , un projet inspirant qui vise à sensibiliser sur les animaux en voie de disparition. Depuis 2005, il a entrepris de parcourir le monde, créant des séries de portraits d’animaux. Sartore a récemment publié le livre « Birds of the Photo Ark », une collection d’images étonnantes documentant plus de 300 espèces d’oiseaux.

     

    Les sujets à plumes de Sartore incluent des espèces du monde entier. De la chouette lapone aux yeux de biche au vautour cendré prédateur, chaque oiseau est capturé de près, détaillant sa variété de couleurs, de motifs de plumage et de personnalités uniques. Avec les images de Sartore, le livre Birds of the Photo Ark est accompagné des mots de l’expert en oiseaux Noah Strycker, qui raconte l’histoire de chaque espèce et le rôle crucial qu’ils jouent dans la préservation de notre planète. Sartore croit que «le futur des oiseaux et notre propre futur sont plus intimement liés que nous ne le savons. »

    Sartore prédit qu’il lui faudra encore 15 ans pour documenter les 12 000 espèces animales du monde entier, mais promet de continuer jusqu’à ce qu’il les photographie tous. Les portraits simples « nous donnent une chance de regarder les animaux directement dans les yeux et de voir qu’il y a de la beauté, de la grâce et de l’ intelligence chez les autres créatures avec lesquels nous partageons la planète. » Peu importe la taille de l’animal, les images sont représentées avec les mêmes arrière-plans en noir et blanc, et des échelles similaires, « faisant une souris tout aussi grand qu’un éléphant. Dans ces portraits, ils sont égaux. « 

    Si vous êtes inspiré pour contribuer au projet, vous pouvez acheter un exemplaire signé de Birds of the Photo Ark book, ou le livre de 400 pages Ark Book photo où vous trouverez des images de toutes sortes d’espèces. Tous les profits participent directement au financement du projet Photo Ark. Vous pouvez aussi acheter des tirages d’art de vos animaux préférés, ou simplement faire un don via le site Web de National Geographic.

    Vous pouvez aussi retrouver les livres de Joel Sartore.

    Joel Sartore

    Un « hibou commun » (Phodilus badius), Parc ornithologique de Penang.

    Un «ibis chauve nordique» en danger critique (Geronticus eremita).

    « Buse à queue blanche » (Geranoaetus albicaudatus), à la volière nationale de Colombie.

    Une «Chouette lapone» (Strix nebulosa) au zoo de l’état de New York.

    Un « Touraco géant » (Corythaeola cristata).

    Un « Papegeai maillé » (Deroptyus accipitrinus)

    Vautour fauve (Gyps fulvus), anciennement griffon.

    « Petit-duc à face blanche » (Ptilopsis leucotis).

    Un « Grand-duc africain » (Bubo africanus) du zoo de Plzen.

    Une «Oie naine» (Anser erythropus), au Parc ornithologique Sylvan Heights.

    Un « Vautour moine » (Aegypius monachus), à Palm Desert, en Californie.

    Un Jacana noir (Jacana jacana)

    Un Jacana noir (Jacana jacana)

    « Paon bleu indien » (Pavo cristatus) au Lincoln Children’s Zoo.

     

     

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