• Petites histoires insolites et inspirantes (vraies)

    Petites histoires insolites et inspirantes

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    Les héros du Paradis

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    Dès sa plus tendre enfance, Albrecht Dürer (peintre allemand, 1471-1528) rêvait  de devenir peintre. Un jour, il quitta le domicile de ses parents pour devenir l’élève d’un grand maître.

    Il se lia d’amitié avec  un autre élève et tous deux décidèrent de partager une chambre. Comme ils avaient du mal à gagner leur vie tout en poursuivant leurs études, l’ami d’Albrecht offrit de travailler pour tous les deux, afin qu’Albrecht pût se consacrer entièrement à ses études.

    Une fois que les tableaux de ce dernier commenceraient à se vendre, son ami, à son tour, pourrait se consacrer à la peinture. A force de persuasion, Albrecht finit par accepter. Il s’adonna donc entièrement à la peinture pendant que son ami

    travaillait pour subvenir à leurs besoins.

    Un beau jour, Albrecht réussit à vendre une gravure sur bois, ce qui permit à son

    ami de reprendre les pinceaux. Hélas, le travail lui avait abîmé les mains ; il avait perdu ses aptitudes artistiques. Lorsque qu’Albrecht apprit la nouvelle, il en fut consterné.

    Un jour qu’il rentrait chez eux à l’improviste, il entendit son ami prier, et aperçut ses mains jointes, usées par le labeur. Il comprit qu’il ne pourrait jamais rendre à

    son ami le don qu’il avait perdu, et fut soudain inspiré par cette idée :

    « Au monde entier, je pourrais montrer ma gratitude envers lui si le dessinais ces mains qui prient, telles que je les vois maintenant »

    Dans cette gravure, devenue universellement célèbre, Dürer exprima sa reconnaissance.

    Nous avons aujourd’hui la Chance, non seulement de pouvoir contempler la beauté de cette gravure, mais aussi d’être encouragés par cette merveilleuse histoire de gratitude et d’amour fraternel.

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    Les chats, gardiens de l’Ermitage

     

    Un des plus grands musées au monde célèbre ses 250 printemps cette année.  Durant son illustre histoire, certains de ses fidèles serviteurs ont profité d’une vue chatoyante sur sa collection d’art.

    Le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg est le coffre au trésor de la Russie. Fondé par l’impératrice Catherine la Grande, ce palais situé au bord de la Neva contient une des collections d’art les plus renommées au monde. Mais cette grandeur baroque cache aussi un sous-sol composé de conduits de chauffage et de locaux d’entreposage. Ses murs ne sont pas couverts de Rembrandt et de Caravage, mais de photos de chats. L’histoire de ces derniers a accompagné cette institution, en y veillant pendant des siècles, de la splendeur à la pauvreté, avant de faire leur retour.

    Des souris et des chefs-d’œuvre

    Les chats habitent dans le palais d’Hiver depuis l’époque de l’impératrice Élisabeth 1ère de Russie. En 1747, elle a promulgué un décret demandant à un chauffeur d’amener au palais « des chats domestiques capables de chasser »  Une voiture pleine de bleus russes est ainsi arrivée à toute allure de Kazan dans la résidence impériale à Saint-Pétersbourg.

    C’est l’héritière d’Élisabeth, Catherine la Grande, qui a transformé le palais en une des plus extraordinaires institutions artistiques du monde. « Elle a très rapidement réalisé que l’art était un symbole de prestige parmi les dirigeants européens », indique Geraldine Norman, auteure de « The Hermitage : Biography of a Great Museum » et conseillère du directeur du musée.

    En 1771, Catherine ramène la première peinture en Russie. Huit ans plus tard, elle acquiert une collection de près de 200 pièces du premier ministre britannique Robert Walpole, qui comprend des tableaux de Rubens et Velazquez. En tout, Catherine a acquis près de 4 000 toiles de maîtres et un ensemble stupéfiant de  10 000 gravures que Norman décrit comme son « grand amour »

    « C’était une histoire d’amour, mais aussi de politique nationale, très intelligente qui plus est », explique Norman. « Elle était en compétition avec les Français, les Allemands et les Anglais, mais elle les surclassait en permanence dans ses acquisitions »

    La hausse du prestige de la collection de Catherine, devenue premier musée public du pays en 1852, se reflétait dans le statut accordé à ses gardes. Sous Catherine, le palais a commencé à distinguer les chats domestiques de ceux de la cour, qui étaient libres de se promener dans les couloirs. Leur travail était plus important que jamais : Catherine avait même écrit dans une lettre : « Les galeries accueillent très peu de visiteurs : juste moi et les souris »

    Vicissitudes de l'histoire

    En 1917, la révolution d’Octobre a chassé le tsar Nicolas II du palais d’Hiver. Selon Haltunen, les derniers Romanov avaient un faible pour les animaux et possédaient plusieurs chiens et chats. Alors que les chiens ont été fusillés en même temps que leurs maîtres, les félins ont été abandonnés dans le palais, échappant ainsi à ce funeste destin.

    Les bolchéviques ont nationalisé l’Ermitage, ouvrant une période douloureuse pour le musée qui durera pendant plus de trente ans. Dans les années 1930,

    Staline a commencé à revendre certaines œuvres du musée pour financer l’industrialisation soviétique (Les maîtres anciens ont été achetés par l’industriel américain Andrew Mellon et serviront de base à le National Gallery de Washington)

    Les jours les plus sombres viendront durant la Seconde Guerre mondiale, avec la mort de près d’un million et demi de personnes lors du siège de 872 jours sur Leningrad. La collection de l’Ermitage a été évacuée vers l’Oural, laissant seulement des cadres vides. Dans le même temps, la ville était affamée.  « Tous les animaux avaient disparus de la ville, même les oiseaux », ajoute Haltunen « Il n’y avait simplement plus rien à manger »

    Les chats permettaient à leurs maîtres de survivre en servant de nourriture, marquant la seule période durant laquelle ces animaux ont été absents de l’Ermitage. Après la guerre, l’Ermitage a recruté de nouveaux matous en provenance de villes comme Novgorod et Pskov. Avec la stabilisation du pays, le nombre de chats n’a cessé d’augmenter, à l’instar des objets exposés. Après la mort de Staline, le musée proposait de nouveau des toiles postimpressionnistes et modernistes.

    Félins à domicile

    Au début des années 1990, la chute de l’URSS a laissé l’Ermitage sans ressources. Dans le documentaire Ermitage révélé, le directeur du musée Mikhaïl Piotrovski rappelle que l’argent ne suffisait même pas pour réparer le toit.

    En 1995, peu après ses débuts comme employée du musée, Haltunen s’est rendue dans les sous-sols et a été choquée de voir des dizaines de chats la dévisager. Ils étaient un peu à l’image des lieux : sales, affamés et négligés.

    Haltunen et un ami ont commencé à apporter de la bouillie de la cafeteria afin de les nourrir. Ils ont ensuite lancé la campagne « Un rouble pour un chat » afin de récolter de l’argent pour la nourriture et des traitements médicaux. Ils ont également bénéficié du soutien de Piotrovski pour consacrer un endroit aux chats dans le sous-sol.

    Aujourd’hui, on y trouve plein de grattoirs, de gamelles et de couvertures placées sur les conduits de chauffages, où les chats se regroupent en hiver.

    Le musée connaît une seconde vie sous Piotrovski. Il y a deux ans, il a ouvert un département d’art contemporain innovant et cet été, il a accueilli la Biennale d’art contemporain Manifesta. Pour son montage vidéo Basement, l’artiste néerlandais

    Erik van Lieshout a passé neuf mois à vivre avec les chats dans le sous-sol alors qu’il était en rénovation. « Les chats sont l’âme de ce bâtiment », a indiqué Lieshout à RBTH « Ils représentent pour moi une sous-culture »

    Même si les chats n’errent plus dans les couloirs comme ils le faisaient à l’époque de Catherine, les plus sociables d’entre eux s’aventurent dans les    cours ou au bord du fleuve, s’arrêtant pour poser leurs griffes dans la porte d’entrée.

    Aujourd’hui, ils ont leur propre « passeport » et peuvent se vanter d’avoir à leur service une légion de volontaires et de vétérinaires dévoués. Ils ont même une fête annuelle en leur honneur durant laquelle les visiteurs font la file pour avoir la chance de les rencontrer (ou de les adopter)

    Ce sont désormais moins des chasseurs que des ambassadeurs culturels, ou des   « chats domestiques gâtés », comme aime à plaisanter Haltunen. Mais leur présence a toujours un effet dissuasif sur les souris. Ils restent une partie intégrante de l’histoire de l’Ermitage, certes moins essentielle que les peintures de Monet et son or ancien, ou les splendides couloirs du palais d’Hiver.

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    Les mystères de l’histoire russe : Le millet du Prophѐte, le kéfir et la prisonniѐre du Caucase

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    Il y a cent ans, les magasins de Moscou ont commencé à vendre une sorte de yaourt appelé kéfir pour lequel les gens étaient prêts à faire la queue. Le kéfir se vend aujourd’hui dans n’importe quelle laiterie mais c’était une boisson pour les élus jusqu’au début du XXe siècle. Le kéfir se fabriquait à base de lait de vache fermenté aux champignons de souche « kéfir », un mélange de plusieurs variétés de micro-organismes bons pour la santé.

    Certes, il n’y avait aucun problème avec le lait mais par contre le champignon se laissait mal élever en laboratoire. Son secret était détenu par les peuples du Caucase du Nord, les Karatchaïs et les Balkars, mais ils le gardaient jalousement. Dans ces conditions, les nobles russes fortunés étaient obligés d’entreprendre un long et périlleux voyage au Caucase du Nord.

    Les locaux appelaient le champignon à kéfir le millet du Prophète. A en croire la légende, Mahomet a remis ces boules jaunâtres en don aux montagnards du Caucase et leur a appris à préparer la boisson aux vertus curatives sous le nom de kéfir.

    La recette était bien simple : le lait était versé dans une outre et on y ajoutait le champignon. L’outre remplie et bien nouée était laissée au soleil devant la maison et tout passant pouvait lui donner un coup de pied. Il manifestait ainsi du respect pour le maître du kéfir parce que ce traitement facilitait la fermentation. Les montagnards tenaient beaucoup à ce champignon et ne l’offraient ni ne le vendaient à personne. Selon eux, dans ce cas, le champignon perdrait son pouvoir magique. Ceux qui osaient se séparer du « millet » du Prophète devaient se préparer aux grands malheurs.

    Nikolaï Blandov, grand laitier de Moscou a décidé en 1908 de se procurer chez les montagnards le magique « millet du Prophète »

    Il a confié cette mission à son assistante Irina Sakharova. Agée de 20, Irina était belle et avait plus d’une corde à son arc. Un an plus tôt, c’est elle qui avait reçu la médaille d’or de l’exposition internationale à Paris pour la recette originale du beurre.

    Blandov a envoyé Irina chez le prince karatchaï Baïtchorov, le plus grand fournisseur du lait et des fromages au Caucase du Nord dans l’espoir que cette jeune beauté allait charmer le Caucasien récalcitrant et le convaincre de vendre le champignon tant convoité.

    Le prince a reçu la jeune fille avec une hospitalité toute caucasienne, ne tarissait pas en compliments et promettait d’honorer le moindre de ses désirs. Pourtant, il changeait habilement de sujet dès lors qu’il s’agissait du champignon à kéfir.

    Irina faisait le tour des villages en tentant d’acheter le « millet du Prophète » chez les montagnards mais ceux-ci étaient intraitables.

    Un jour Sakharova se dirigeait à Kislovodsk en compagnie du gérant d’une laiterie Vassiliev. Soudain des coups de feu retentirent et des cavaliers masqués de noir entourèrent le phaéton. L’un d’eux saisit Irina, la mit en travers de selle et fonça au galop en direction des montagnes.

    Les cavaliers amenèrent la jeune fille apeurée à la maison de Baïtchorov. Après avoir galamment présenté ses excuses pour la veille tradition des montagnards habitués à voler les fiancées, le prince la demanda solennellement en mariage.

    Mais la jeune beauté russe pragmatique n’apprécia pas du tout l’élan romantique de Baïtchorov : elle voulait non pas son cœur mais le champignon à kéfir. Leprince s’emporta et la jeune fille rétive fut sauvée in extremis par les policiers amenés par le compagnon d’Irina Vassiliev. L’affaire fut portée devant la justice mais personne ne voulait de scandale et le juge a proposé aux parties de se réconcilier.

    « Je peux pardonner le prince à une condition, déclara la demoiselle, qu’il m’offre le champignon à kéfir » Le prince accepta l’offre et envoya le lendemain des champignons à kéfir et un énorme bouquet de fleurs magnifiques.

    Irina rentra à Moscou et se consacra à la fabrication de la boisson. Ce sont les patients de l’hôpital Botkine de Moscou qui reçurent le premier lot de kéfir et en 1913, la boisson fit également son apparition dans les laiteries de Moscou.

    Nous ne savons, malheureusement, pas grand-chose sur la vie d’Irina Sakharova. Elle se maria, mit au monde un fils et une fille, travailla longuement dans une entreprise laitière de Moscou et décéda dans les années 1970.

    C’est pour cette raison qu’en achetant aujourd’hui un emballage de kéfir, nous ne nous souvenons pas de cette femme charmante et très courageuse à laquelle nous devons cette excellente boisson.

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    La véritable histoire du coca-cola

    Où on va de surprise en surprise, où le mythe américain s'effondre... Le Coca-cola, emblème de l'Amérique, ne serait pas plus américain que moi (c'est pour dire!)

    J'ai fait cette découverte cruciale en lisant le France-Amérique, édition internationale du Figaro qu'on m'a gentiment donnée au consulat pour m'occuper, voyant mon désœuvrement qui allait bientôt tourner à la déprime -notez que cet acte de charité n'a pas suffi à me sauver d'un tel péril, en mai dernier. Pour rendre à César ce qui lui appartient, l'article d'origine est de Sylvain Chazot (ce n'est pas un copié-collé, hein!)

    L'histoire officielle: John Pemberton, pharmacien de son état, aurait inventé cette boisson en tant que nouveau médicament à Atlanta à la fin du 19e siècle.

    Mais aujourd'hui, Daniel Brooks, spécialiste et collectionneur de tout ce qui se rapporte à la célèbre boisson, lance une véritable polémique en affirmant que les origines du Coca-cola sont... corses !!

    Et il n'est pas le seul à soutenir cette théorie: Allan Petretti, auteur de "Coca-cola Collectibles Price Guide", explique que le "Pemberton Coca Wine de 1885" (première appellation de vous-savez-quoi) ressemble fort à une autre boisson, inventée quelques années plus tôt, appelée Vin Mariani.

    En 1863, Ange Mariani (Corse, vous l'aurez compris), de passage à Paris, incorpore dans son Bordeaux des feuilles de Coca, ces feuilles que les Incas mâchaient pour s'oxygéner.

    Son Vin Mariani remporte un franc succès et rapidement devient un médicament "universel": Mariani ouvre des bureaux à Londres et New York et fait fortune. En voyage à Manhattan, Pemberton rencontre Mariani...

    D'après Daniel Brooks, le pharmacien géorgien aurait changé de business du jour au lendemain, "se consacrant à un sirop dilué dans de l'eau et dans lequel on retrouve des feuilles de coca et du vin"

    On parle alors de French Wine Cola... C'est drôle comme l'allusion à l'origine française de la boisson a fini par disparaître de son intitulé ! Et l'Américain, peut-être parce qu'il avait de plus gros moyens ? Prit le marché, faisant disparaître le Vin Mariani.

    Depuis bien sûr, la formule a évolué: soyez rassuré(e), vos enfants n'absorbent pas une décoction de feuilles de coca ! Coca-cola n'a plus le droit d'en incorporer dans ses boissons depuis 1910.

    Certains jurent qu'il n'y en a même jamais eues mais Petretti possède une plaque publicitaire datant des débuts de la commercialisation du breuvage et prouvant clairement le contraire avec cette liste d'ingrédients: coca, vin, sucre, noix de kola et un aphrodisiaque: le damiana.

     Mariani fut en quelque sorte vengé car Pemberton eut une fin tragique: il mourut seul et pauvre, accro à la morphine, après avoir vendu sa compagnie pour... 285$24.

    Mais alors, sachant que Lady Liberty est française, si maintenant le Coca-cola est français... que reste-t-il à l'Amérique ?

    (Patrick : sans oublier que l’hymne Anglais « God save the Queen », est une création Française aussi !)

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    Que faire pour atténuer la douleur ?

    Laisser entrer des animaux !

    Un hôpital de l’Ontario, au Canada, permet aux animaux de compagnie de visiter leurs propriétaires gravement malades.

    L'hôpital Juravinski, situé dans la ville de Hamilton dans l'Ontario, a adopté le programme « Zachary's Paws for Healing » (en français « Les pattes de Zachary pour guérir ») lancé par Donna Jenkins.

    Mme Jenkins a été inspirée par son neveu de 25 ans qui a beaucoup bénéficié d'avoir ses chiens avec lui au cours de sa lutte contre le lymphome de Hodgkin.

    « Alors que Zachary était à l'hôpital depuis plusieurs semaines et se sentait très mal après avoir eu une transplantation de cellules souches, il suppliait de voir son chien Chase », raconte Mme Jenkins dans un entretien au site Bored Panda.

    « Nous nous sommes faufilés dans une unité de soins intensifs pour le voir et l'effet que ça a fait à Zachary était considérable. Quand Zachary s'est rendu compte qu'il ne survivrait pas à son cancer, il m'a fait promettre de lancer cette association. Nous avons eu notre première visite de patient officielle le 15 septembre 2015.

    « Nous savons que quand des patients ont l'occasion de voir leur animal de compagnie, cela peut améliorer leurs fonctions vitales, atténuer la dépression et le sentiment d'isolement, rétablit le dialogue et cela rappelle aux patients une raison de guérir et de rentrer chez eux.

    Les visites se font généralement la semaine pendant une heure. Les animaux de compagnie sont lavés minutieusement avant d'entrer dans l'hôpital et ils sont tenus à l'écart des autres patients »

     

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