• Petites histoires insolites et inspirantes (Part 17)

    Le refuge dans la tempête

    *****************

    Avez-vous déjà eu l’expérience de ne presque pas faire un acte charitable pour découvrir plus tard que sans cette action de votre part, une expérience très importante n’aurait pas pu  arriver  à  quelqu’un d’autre ? Quand je suis tenté d’être indifférent ou paresseux de cette façon, je me souviens invariablement de ce Noël en Corée, en 1951.

    Il était  déjà  tard  dans  l’après-midi du 24 décembre. J’étais revenu au QG en camion après un trajet froid et misérable sous la neige. Après avoir ôté tous mes vêtements mouillés, je me suis allongé et j’ai commencé à somnoler. Un jeune soldat entra, je l’entendis dire au garde :

    — J’aimerai bien pouvoir parler de ça au sergent !

    — Allez-y je lui dis, je ne dors pas.

    Ce soldat me rapporta alors qu’un groupe de civils coréens avait été forcé de quitter leur village incendié par l’ennemi. Dans le groupe se trouvait une femme sur le point d’accoucher. Ces informations provenaient d’un garçon qui disait que ces gens avaient grand besoin d’aide. Ma première réaction fut :

    — comment allons-nous pouvoir les trouver dans cette neige ?

    En plus j’étais épuisé. Pourtant quelque chose me dit qu’on devrait essayer.

    — Allez chercher Crall, Pringle et Graff’’ demandai-je au garde.

    Quand ces soldats arrivèrent, je leur expliquai mon plan et ils furent d’accord pour m’accompagner. Nous avons rassemblé de la nourriture et des couvertures. Puis mon regard s’arrêta sur les caisses de colis de Noël dans un coin de la pièce. C’était des cadeaux envoyés par des organisations de charité des Etats-Unis. Nous en avons pris une bonne pile chacun et nous sommes partis en jeep.

    Après avoir conduit quelques kilomètres,  la neige devint si aveuglante que nous avons décidé de continuer à pied. Après un laps de temps qui nous parut interminable, nous sommes arrivés à une mission abandonnée. Le toit n’était plus là, mais les murs étaient intacts. Nous avons allumé un feu dans la cheminée en nous demandant bien quoi faire après !

    Graff ouvrit un des colis de Noël et en sortit un petit sapin de Noël artificiel et des bougies de couleur qu’il plaça sur la cheminée. Je savais qu’il n’y avait aucun sens à continuer dans ce blizzard. Nous avons décidé de laisser la nourriture là, ainsi que les couvertures et les colis de Noël dans l’espoir que quelqu’un dans le besoin les trouverait. Puis nous sommes revenus aux QG fatigués et transis de froid.

    En Avril 1952, je fus blessé en action et transporté à l’hôpital de Won Ju. Un après-midi, alors que je me reposais au soleil, un jeune Coréen se joignit à moi. Il était très loquace et je n’écoutais qu’à moitié ses bavardages. Puis il commença à me raconter une histoire qui me fit littéralement sauter  de  ma  chaise !

    Quand il eut fini, je l’emmenais à notre aumônier qui m’aida à trouver un responsable de l’église coréenne locale qui confirma l’histoire de ce jeune garçon.

    — Oui, c’était un vrai miracle, un acte divin’’, nous dit cet homme d’église.

    Puis il nous raconta comment, la veille de Noël dernier, il avait fait partie d’un groupe de civils coréens qui erra pendant des jours après que des soldats Nord-Coréens aient brûlé leur village. Ils étaient pratiquement morts de faim quand ils arrivèrent à la vieille mission. Une femme enceinte parmi eux avait désespérément besoin d’un endroit pour mettre son bébé au monde.

    — Quand nous nous sommes approchés de la mission, nous avons vu de la fumée qui sortait de la cheminée, dit l’homme ; nous avons eu peur que des soldats Nord-Coréens soient là, mais nous nous sommes approchés quand même ! A notre grand soulagement, la mission était vide. Mais chose incroyable, il y avait des bougies sur la cheminée ainsi qu’un petit arbre de Noël ! Il y avait de la nourriture, des couvertures et même des cadeaux ! C’était un miracle !

    Les yeux du vieil homme se remplirent de larmes quand il dit comment ils tombèrent tous à genoux pour remercier Dieu de cette délivrance. Ils firent un lit pour la femme enceinte et construisirent un toit en branche au-dessus d’elle. Il y avait beaucoup de bois à brûler et de nourriture à manger et ils furent confortables pour la première fois depuis des semaines ! C’était la veillée de Noël.

    — Le bébé est né le jour de Noël, dit l’homme en marquant une pause ; la situation n’était pas très différente de cette autre naissance, il y a bien des années !’

    Vous ne savez jamais à l’avance quand vous allez avoir un rôle spécial à jouer dans un des miracles de Dieu !

    « Quand les mamans s'en vont...............Mamiechat...2019.« Dieu qui peut sauver cet homme d’une mort certaine » »
    Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :