• ARTÉMIS.........Déesse de la chasse et de la nature.

    ARTÉMIS.........Déesse de la chasse et de la nature.

     

    Diane de Versailles ©Musée du Louvre

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    Artémis (Gr. 'Aρτεμις; Lat. Artemis) était une des grandes divinités du panthéon grec, qui sera identifiée plus tard à Diane chez les Romains. Fille de Zeus et de Léto, elle était la sœur jumelle d'Apollon et souvent associée à ses exploits. Elle fait partie des douze Olympiens. En réalité, il y eut sous ce nom plusieurs divinités très différentes: l'Artémis hellénique, déesse lunaire, est bien différente de l'Artémis sanguinaire de Tauride

    ❖ Fonctions & Attributs

    Belle et grande jeune femme aux boucles d'or (Hippolyte, Euripide, 73 sqq.) qui dépassait d'une tête toutes ses suivantes, Artémis se plaisait dans les champs, dans les bois et près des sources ; elle aimait la chasse, et poursuivait les bêtes fauves. Elle était la déesse de la Chasse mais aussi des animaux sauvages.
    Farouche et vindicative, les anciens lui attribuaient certaines morts comme celles des femmes en couches ou des morts subites.

    C'est la déesse des femmes, et en particulier des jeunes filles vierges.
    Elle aussi présidait au chant, sous le nom de Hymnia, escortée par les Muses, les Charites ou les Nymphes.
    Elle était la déesse protectrice des Amazones qui étaient, comme elle, chasseresses et indépendantes du joug des hommes.
    Elle était aussi la protectrice des jeunes enfants et des jeunes animaux.

    Ses attributs sont l'arc d'or, les flèches, le carquois ou encore la torche (statues du Vatican) et le croissant de lune qui ornait son front.
    Son char était tiré par quatre cerfs aux bois dorés.

    Le chien, le cerf ou la biche, la chèvre, le taureau, la tortue étaient souvent représentés à ses côtés.

    ❖ Surnoms & Epiclèses

      Artémis avait demandé à son père d'avoir autant de surnoms que son frère Apollon et effectivement nulle divinité n'en a davantage et ce n'est pas sans raison que Callimaque l'appelle polyônymos. Outre les épiclèses relatives à ses attributs ou à ses fonctions, de nombreuses autres rappellent sa présence en de nombreux lieux.

      Diane
      Diane
      VOUET en 1637
      © Hampton Court
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      Agrotera : patronne des chasseurs. Agrotera est aussi la déesse de la guerre chez les Spartiates qui célébraient des sacrifices en son honneur avant de commencer une nouvelle campagne.
      Amarunthia : sanctuaire d'Amarintos sur l'île de l'Eubée, où étaient célébrées les fêtes d'Amarisie.
      Ennodia : patronne des routes
      Cynthia : en référence au Mont Cinthus (Kynthos) son lieu de naissance.
      Delia : née sur l'île de Délos.
      Hymnia : elle présidait aux chants comme son frère.
      Khrysêlakatos: à l'arc d'or. Terme utilisé par Homère.
      Kourothrophos : Protectrice de la jeunesse.
      Locheia : déesse de la naissance et les sages-femmes.
      Orthia : droite
      Ortigia : de l'île d'Ortygie, premier nom de l'île de Délos où elle est née.
      Phoebe : version féminine Phoebus Apollon.
      Phôsphoros : porteuse de lumière, de torches (en latin Trivia: celle qui éclaire))
      Potnia Theron : patronne des animaux sauvages. Terme utilisé par Homère.

      ❖ Naissance

      Naissance d'Apollon et de Diane
      Naissance d'Apollon et de Diane
      Marcantonio FRANCESCHINI
      Liechtenstein Palace, Vienne
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      Divers mythes avaient cours dans l'antiquité sur la naissance d'Artémis en fonction des contrées où la légende était apparue. D'après un texte d'Eschyle rapporté par Pausanias, les Egyptiens croyaient que la déesse était fille de Zeus et de Déméter ou bien selon Hérodote comme la fille de Dionysos et d'Isis. Cicéron quant à lui rapporte une tradition selon laquelle Artémis aurait été la fille de Perséphone et la mère d'Eros.

      La tradition la plus répandue (Théogonie 918) lui donne comme parents Zeus et Léto. Léto, poursuivie par Héran'avait pu trouver asile nulle part pour accoucher. Elle put enfin terminer son errance dans l'île d'Ortygie, qui ne prit le nom de Délos qu'après la naissance d'Apollon. Cette île flottante fut par la suite fixée au fond de la mer par quatre piliers. (Métamorphoses, VI, 333)

      Alors que Rhéa, Thémis, Dioné, Amphitrite et les autres déesses vinrent assister à la délivrance, Ilithye, la déesse des accouchements et fille d'Héra fut bien difficile à convaincre. Elle naquit le sixième jour du mois Thargélion — un jour avant son frère — Etant la première née, elle participa à la délivrance de son frère et elle crut à partir de ce moment qu'elle avait été choisie par les Moires pour être la déesse des accouchements ce qui explique qu'Artémis présidait aux accouchements, concurremment avec Ilithye.

      ❖ Filiation

      Latone
      Léto
      Zeus
      Zeus
      Diane
      ARTEMIS
      Epoux* / amant Enfants
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    • Arès Dieu de la guerre.

        OLYMPIENS   :        Arès       Dieu de la guerre.

      Arès (Gr. Αρης ; Lat. Mars) est le dieu de la Guerre et des guerriers dans la mythologie grecque; il est le seul fils légitime de Zeus et de Héra. Il fait partie des douze Olympiens. Les animaux qui lui étaient consacrés étaient le chien et le vautour.


      Il est le dieu guerrier par excellence et il est normal le voir représenté revêtu de son armure d'airain, la tête couverte du casque étincelant, à la crinière ondoyante, il brandit une lance ou un glaive, et son bras est protégé par un bouclier. Habituellement, il combat à pied, brisant les chars, renversant les murailles; mais on le voit aussi monté sur un char attelé de deux ou quatre chevaux magnifiques. Au physique, les épithètes qui lui sont appliquées indiquent une grande vigueur et une rapidité impétueuse qui animent une stature colossale et quand il s'étend sur le sol son corps couvre une surface de septplèthres. Il s'élance au combat emporté par une véritable folie belliqueuse, les yeux égarés, poussant une clameur énorme, avide de sang et de carnage, insatiable dans sa fureur, indifférent d'ailleurs à la justice et ne reconnaissant aucune loi sauf celle de la guerre. Arès est souvent désigné sous le mot d'Enyalos. Déjà dans l'Iliade ce nom est employé soit comme une épithète, soit même comme un équivalent d’Arès.

      Le char de Mars tiré par des loups,
      1673 © Palais de Versailles
       

      Autour de lui, la croyance populaire voyait tout un cortège de divinités allégoriques : Enyo (déesse de la Guerre), Eris (la Discorde), Deimos (la Crainte) et Phobos (l'Epouvante), et les Kères (divinités du meurtre et de la mort violente).
      Il habitait généralement en Thrace, pays rude aux populations guerrières.
      Il remplissait l'Olympe du bruit de ses querelles incessantes, ennemi en particulier d'Héraclès et d'Athéna; La déesse aux yeux pers était sans doute son ennemi la plus acharnée, elle le traitait de "mouche à chien" et n'hésitait à lutter contre lui. Il se rendait détestable aux yeux de tous les Immortels (Iliade v. 889-909); Zeus et Héra eux-mêmes le déclarent sans ambages dans l'Iliade.   Héra, sa mère, n'est pas tendre" Zeus Père, n'es-tu pas outré des sévices d'Arès ? Combien de braves Achéens n'a-t-il pas fait périr "ce à quoi Zeus reprend en s'adressant à son fils :"Je te déteste plus qu'aucun des dieux qui vivent sur l'Olympe, car tu ne rêves que discordes, guerres et combats".

      Chez les romains, il fut identifié à Mars, fils de Junon et de Jupiter. Une tradition curieuse, rapportée par Ovide (Fastes v. 255 sqq), veut que Junon ait engendré Mars sans le concours de Jupiter, mais grâce à une fleur magique aux vertus fécondantes, que lui avait procurée Flore.

      Les légendes où Arès apparait sont peu fréquentes et aussi bien dans ses combats que ses amours il n'est pas toujours à son avantage.

      ❖ Légendes

      Les combats d'Arès

      Arès contre Athéna par J.L. David
      © Musée du Louvre

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      Arès est sans doute un guerrier redoutable mais sa fougue et son impétuosité mal contrôlée ne le mettent pas à l'abri de blessures ou de défaites.

      Pendant la guerre de Troie, Arès combattit du côté des Troyens, alors qu'il avait promis à sa mère et à Athéna de seconder les Grecs; mais il joua un rôle peu glorieux. Assisté d'Athéna, Diomède le blessa sérieusement, ce dont le dieu se plaignit à Zeus. Plus tard, il essaya de nouveau de se joindre à la bataille, malgré l'interdiction de Zeus, mais Athéna l'en empêcha en l'insultant.
      Au cours de la dispute, Arès attaqua la déesse et lança son javelot vers sa direction mais Athéna réussit à détourner le jet avec son bouclier magique recouvert de l'Egide; Athéna ne fut pas blessée, mais, au contraire, elle étourdit Arès d'un coup de pierre. Comme Aphrodite tentait de le mettre à l'abri, Athéna assomma cette dernière d'un coup de poing et alla elle aussi se plaindre à Zeus
      Ce ne fut pas la seule fois qu'Arès fut vaincu.
      Lorsqu'Héraclès, sur le chemin de Delphes, au bord du golfe de Pagases, fut défié par Cycnos, le fils d'Arès, le dieu lui-même se mêla au combat. Mais le héros, assisté d'Athéna, tua le brigand Cycnos et blessa Arès à la cuisse ou bien Zeus sépara d'un coup de foudre les deux combattants.
      Dans une autre circonstance, devant Pylos, Héraclès blessa Arès à la cuisse et le dépouilla même de ses armes.

      Arès enchaîné.

      Zeus séparant Arès et Athéna
      c. 540-510 © British Museum
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      Parfois il semble même un peu stupide; un jour, il fut enchaîné et enfermé dans un pot de bronze pendant treize mois par les géants Otos et Ephialtès, les Aloades (fils de Poséidon), qui avaient décidé de déclarer la guerre aux dieux et d'escalader le ciel en mettant les montagnes les unes sur les autres.
      D'après une autre légende, le prétexte de cette séquestration serait le meurtre d'Adonis, l'amant d'Aphrodite, tué à la chasse par Arès, jaloux de son rival.
      Arès aurait péri si Hermès n'avait pas été informé de son infortune par Eriboea, la nourrice des géants, prise de compassion pour ce dieu déchu.
      Une fois délivré, Arès s'enfuit à Naxos pour cacher sa honte.

      Mission accomplie.
      Une autre fois il réussit la mission que lui avait confiée Zeus en libérant Thanatos retenu par Sisyphe, roi de Corinthe qui ne voulait pas mourir.

      Meurtre d'Hallirhothios.

      Pour avoir violenté sa fille Alcippé qu'il avait eu d'Aglauros, fille de Cécrops, il tua de sa main Hallirhothios, le fils de Poséidon. Pour ce meurtre il fut jugé par les dieux réunis en assemblée à proximité de l'Acropole. Lors du jugement les voix se partagèrent de façon équitable et c'est le vote de Zeus (ou d'Athéna) qui fit pencher la balance en sa faveur. Il fut acquitté mais dut se soumettre à une longue servitude pendant une "grande année" (sept ans). La tradition veut qu'Arès ait donné à cette colline le nom d'Aréopage en souvenir de ce jugement et il y aurait institué un tribunal destiné à juger les meurtres.
      Toutefois Eschyle donne une version différente: d'après lui ce seraient les Amazones qui auraient établi sur cette colline un sanctuaire à leur protecteur et père à la fois et lui auraient donné le nom d'Aréopage (la colline d'Arès).

      Les Amazones.

      Arès est le dieu tutélaire des Amazones; il avait confié à leur reine, Hyppolité, sa ceinture symbole de pouvoir. Héraclès vint la chercher plus tard lors de son IX ième travail. Arès participa à leurs guerres et les conduisit dans leurs campagnes contre les Phrygiens, les Lyciens, les Athéniens et les autres royaumes anatoliens. En retour elles fondèrent de nombreux temples en son honneur.

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    • APOLLON

       OLYMPIENS         APOLLON       Dieu des arts, de la devination et de la musique.

       

      Apollon, (Gr. Απολλων; Lat. Apollo) l'une des principales divinités de la mythologie grecque était le dieu de la Lumière, des Arts et de la Divination. Il est fils de Zeus et de Léto, né sur l'île stérile d'Ortygie (l'île aux cailles) qui plus tard le nom de Délos, où sa mère, poursuivie par la jalousie d'Héra, avait finalement trouvé refuge.

      L'étymologie du nom d'Apollon demeure incertaine. Aucune de celles que l'on a proposées n'est satisfaisante, soit qu'on rattache ce nom à un vieux verbe grec, "Απελλω", signifiant "écarter, repousser", ou à une forme ancienne du verbe "Απολλυμι", "détruire".

      D'ailleurs les anciens eux-mêmes connaissaient plusieurs Apollon. Cicéron (De natura Deorum III, 23,23) en dénombre quatre.
      Aujourd'hui, on tend à distinguer un Apollon dorien et un Apollon ionien plus oriental, ancienne divinité solaire primitive comme semble l'attester certains de ses surnoms comme Phoibos ou Xanthos (couleur de feu); mais leurs légendes se sont mêlées au cours des siècles.

      Ses fonctions sont très variées.

      Apollon
      Apollon citharède

      En référence à ces multiples fonctions, nombreux sont ses surnoms ou ses épiclèses:
      • Alexicacos (le secourable);
      • Argurotoxos (à l'arc d'argent);
      • Chrysolyres, (à la lyre d'or);
      • Citharède (joueur de cithare);
      • Delphinios (le daupin);
      • Eulalon
      • Hékatébolos (qui frappe de loin);
      • Iatromantis (le médecin devin);
      • Lychios (blanc, brillant)
      • Musagète (conducteur des Muses);
      • Phoibos (le brillant);
      • Myoctonos (tueur aux rats) car il avait envoyé rats et souris ronger les cordes des arcs ennemis;
      • Pythios ou Pythoktonos (vainqueur du dragon);
      • Sauroctonos (tueur de lézards, dragons).

      Il est le dieu de la Lumière, et conduit parfois le char du Soleil (Hélios). A partir du Ve siècle avant notre ère, les Grecs ont de plus en plus tendance à l'identifier avec Hélios (le Soleil).
      C'est aussi un dieu agricole: à Amyclées (Apollon Carneios), en Arcadie (Apollon Nomios).
      C'est le dieu des Purifications, le dieu vengeur qui déchaîne les épidémies, le dieu protecteur, le dieu médecin avant son fils Asclépios.
      C'est le dieu des archers dont les flèches fabriquées par Héphaïstos et tirées par son arc d'argent sont redoutables.


      Apollon, © Musée de Wurtzbourg
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      • Il est le dieu des arts, en particulier de la Poésie et de la Musique. En tant que dieu du chant et de la musique, il tente d’apporter le bonheur aux hommes par la musique, spécialement par lephorminx. Une tradition lui attribue l'invention de la flûte; mais cette tradition n'a rien d'antique.

       

      Callimaque lui attribue l'invention de la lyre à sept cordes; tandis que, suivant la tradition commune, elle aurait eu pour inventeur Hermès, qui en aurait fait présent à Apollon après lui avoir volé ses boeufs.
      A la naissance d'Apollon, les cygnes de Méonie tournèrent sept fois autour de Délos en saluant au tant de fois de leur chant l'accouchement de Léto, et en mémoire de ce chant, Apollon donna (ou fit donner) sept cordes à la lyre.
      Quand il bâtit les murs de Troie, c'est au son de sa lyre que les pierres se déplaçaient d'elles-mêmes. Cette connaissance de la musique lui a valu certaines rivalités qui ont entrainé des luttes musicales (Pan, Midas et Marsyas).

      Chez Homère, Apollon n'a aucun rapport avec les Muses. L'Iliade nous le montre, il est vrai, jouant du phorminx aux banquets des dieux, et dans l'Odyssée il apparaît comme l’instructeur des aèdes. Du reste, ce n'est point lui, mais toujours la Muse, qu'invoquent les chantres épiques. Plus tard il apparaît comme le chef et le conducteur des Muses (Musagète).

      • Apollon est le dieu de la divination et celui des oracles. Le passé et l’avenir sont connus de lui, et il les fait connaître aux hommes.

      « il existe  trois sœurs vierges, ce sont les Thries, qui se complaisent à voler de leurs ailes rapides. La tête poudrée de farine blanche, elles ont leur demeure au fond du vallon du Parnasse : en ce lieu retiré, elles m'ont enseigné, sans que mon père s'en inquiétât, la science divinatoire dont j'étais avide, enfant encore et gardant mes bœufs. Depuis lors, elles voltigent çà et là, et elles se repaissent de rayons de miel et accomplissent chaque chose. Or, lorsque, rassasiées de miel nouveau, elles entrent en délire, elles consentent, avec complaisance, à dire la vérité. Mais lorsqu'elles sont privées de la douce nourriture des dieux, elles trompent et égarent en sens divers. »
      (hymne homérique à Mercure)

      Il annonce la volonté de Zeus, comme Zeus l'annonçait lui-même à Dodone; il est, ainsi que le nomme Eschyle, le "prophète de Zeus". C'est de Zeus qu'il a reçu ce don de la divination ; il l'a communiqué ensuite à Hermès (lire ci-contre), et à plusieurs autres; ainsi à Branchos, à Calchas, à Cassandre, Iamos etc. Il s'est emparé de l'oracle de Delphes (l'ancien oracle de Gaia ou de Thémis), après en avoir tué le gardien, le serpent Python. Il est le dieu qui illumine l'esprit; toutefois ses réponses sont souvent obscures et absconses (d'où, le surnom de Loxias, l’oblique), car il ne convient pas que l'avenir soit révélé trop clairement aux hommes.

       

      Après Delphes (autrefois Pytho, d'où le surnom de Pythien), les plus célèbres de ses oracles étaient celui d'Abae en Phocide, celui des Branchides à Didyme, près de Milet; ceux d'Ichnae en Macédoine, de Claros près de Colophon, de Délos, de Sélinonte en Cilicie, de Patara en Lycie, de Thymbra en Troade, de Larisse en Argolide, d'Orope sur île d'Eubée, de Tégyre en Béotie, d'Eutrésis près de Thespies, et de Thèbes sur les bords de l’Ismène; d'où les surnoms qui en découle: Clarios, Larissaeos, Tégyraeos, Thymbraeos, Pataréus, Eutresités, Ismoénios.

      Le dieu rendait ses oracles de différentes façons:
      soit, comme à Delphes, par l'intermédiaire d'une prêtresse, nommée la Pythie (voir Xénoclée), qui était assise sur un trépied couvert de la cortina, la peau de Python, placé au-dessus d'une cavité d'où sortaient des vapeurs sulfureuses;
      soit par le bruissement des arbres comme à Délos;
      soit, comme à Claros, par des sources dont l'eau inspirait ceux qui en buvaient,
      ou bien encore au moyen de farine sacrée, d'où le surnom d'Aleuromantis.

      Attributs

      pythie
      Pythie sur son trépied

      La lyre, l'arc et les flèches, le trépied sont les attributs les plus communs d'Apollon. Il y faut adjoindre aussi les arbres et les animaux qui lui étaient consacrés, le laurier principalement, et aussi le palmier et l'olivier. Ces arbres sacrés racontaient à leur manière sa naissance et les origines de son culte; les animaux exprimaient l'essence et le génie du dieu sous une forme vivante et symbolique.

      Le cygne lui était consacré, comme oiseau chanteur ou comme emblème du soleil. Le cygne, qui passait chez les anciens pour doué d'un vol infatigable, était le compagnon des voyages d'Apollon; le dieu revenait du pays des hyperboréens dans un char traîné par des cygnes, ou bien un cygne le portait vers Délos.
      Un autre oiseau consacré à Apollon comme emblème lumineux, était le coq.

      C'est aussi des animaux divinatoires qu'on consacrait à Apollon comme le rat et le serpent: le rat est le symbole d'Apollon Sminthien qui le porte dans la main sur des médailles; le serpent, symbole d'Apollon Pythien, avait sa place à Delphes sous le trépied de la pythie. Ces animaux étaient censés avoir une vision prophétique en respirant les exhalaisons de la terre.


      Le dauphin était l'emblème d'Apollon Delphi; dans l'hymne homérique, Apollon en prit la forme pour amener des prêtres crétois au port de Delphes.

      ❖ Naissance

      En butte à la jalousie d'Héra, Léto, fille de Coios et de Phoebé, a beaucoup de mal à trouver un refuge pour mettre au monde les jumeaux Apollon et Artémis. Et même après l'accouchement leur mère fut persécutée.

      Naissance d'Apollon et de Diane
      Naissance d'Apollon et de Diane
      par Marcantonio FRANCESCHINI
      © Liechtenstein Palace, Vienne
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      Une tradition le fait naitre en Lycie (Iliade IV,101), une autre à Délos (Hymne homérique à Apollon), une autre dans le bois sacré d'Ortygie, près d'Ephèse (Tacite, Annales III,61); une autre à Tégyre en Béotie, et une autre à Zoster dans l'Attique (Etienne de Byzance).
      L'hymne homérique les fait naître sur le mont Cynthus, non loin de la rivière Inopos. D'après la légende éphésienne, rapportée par Tacite (annales III, 61) Apollon et sa soeur naissent dans le bois sacré d'Ortygie, près d'Éphèse; l'Inopos est remplacé par le Cenchrius et le palmier par un olivier.
      La tradition la plus répandue est celle qui le fait venir au monde sur l'île de Délos, qui refusa d'abord, craignant que le dieu ne la méprise à cause de l'aridité du sol. Léto jura par le Styx que son fils y bâtirait son temple et l'île accepta finalement. L'île de Délos s'appelait d'abord Ortygie selon Hygin ou Astérie selon Callimaque. Elle prit le nom de Délos (la claire, la brillante), après la naissance d'Apollon et de flottante elle devint fixe,(Métamorphoses, VI, 333) au moyen de quatre colonnes qui s'élevèrent du fond de la mer pour la soutenir.
      Léto qui n'avait pu trouver asile nulle part pour ses couches, put enfin terminer sa course errante et mettre au monde deux jumeaux, d'abord Artémis qui aida sa mère à mettre au monde son frère Apollon.

      Naissance d'Apollon et de Diane
      Léto et ses enfants
      par W.H. RINEHART (1871)
      © Smithsonian Museum, Washington
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      Rhéa, Thémis, Dioné, Amphitrite et les autres déesses vinrent assister à sa délivrance; seules Héra aux bras blancs et Ilithye, la déesse des accouchements restèrent sur l'Olympe. Alors les déesses dépêchèrent Iris en catimini auprès d'Ilithye qui à force de promesses et le cadeau d'un grand collier noué de fils d’or long de neuf coudées, la décida à venir s'occuper de la parturiente.
      Léto, après une attente de neuf jours, fut enfin délivrée. Elle noua ses bras autour du palmier, et elle ploya ses genoux sur la molle prairie, et la terre sourit au-dessous d’elle. Les jumeaux jaillirent à la lumière, et toutes les Déesses hurlèrent de joie.
      Apollon naquit à sept mois, le septième jour du mois. C'est pourquoi le nombre sept lui fut consacré. De là aussi le surnom de Heptaménœos, "enfant né à sept mois", et de Hebdomagènès, "né le septième jour", ou plutôt Hebdomagétès, "celui auquel on sacrifie le septième jour de chaque mois".

      Héra, qui était toujours résolue à exterminer sa rivale, envoya Python contre Léto, au moment de la naissance d'Apollon, mais Poséidon dissimula par les flots la retraite de Léto, qui fut ainsi préservée, et le serpent Python dut regagner son repaire, sur les pentes boisées du Parnasse.

      Les déesses baignèrent le jeune dieu et l'enveloppèrent de  langes. Contrairement aux autres enfants, Apollon ne fut pas nourri du lait maternel. Thémis déposa sur ses lèvres le nectar et la douce ambroisie. Aussitôt le nouveau-né rejeta ses langes et fut doué d'une vigueur virile, dont il allait user sans tarder contre le serpent Python. Il déclara «J'aimerai l'agréable cithare et l'arc recourbé, et j'annoncerai aux mortels les véritables desseins de Zeus.»

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    • OLYMPIENS

      OLYMPIENS

       

      Psyché, accompagnée d'Hermès, reçue par tous les dieux de l'Olympe
      CARRAVAGIO Musée du Louvre

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      On appelle "les Olympiens" les douze grands dieux qui résidaient en général sur l'Olympe mais ils avaient aussi sur la terre des endroits privilégies où ils aimaient venir et où se situaient leur principal temple. Les dieux étaient immortels et conservaient une éternelle jeunesse en se nourrissant d'ambroisie et de nectar.

      Dans cette liste Dionysos (Bacchus) a remplacé Hestia(Vesta), la déesse du foyer, qui lui avait cédé sa place.
      Hadès (Pluton) n'y figure pas car il ne venait jamais sur l'Olympe.
      Déméter ne fait pas toujours partie de cette liste.
      Sous l'empire romain on ajouta aussi Hélios qui avait pris une place importante.

      Ces douze grands dieux forment une sorte de conseil (les romains les nommeront Dii consentes, les "dieux qui sont ensemble") et régissent les divers aspects de la vie des mortels avec l'aide de divinités secondaires. En retour ils demandent des sacrifices et des libations et les pauvres mortels qui s'y soustraieraient sont durement punis.

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      Aphrodite (gr. Αφροδιτη, lat. Aphrodita) est la déesse de la Beauté, de l'Amour, du Plaisir et de la Procréation.
      Elle fait partie des douze grands dieux Olympiens.
      Elle fut assimilée à Vénus chez les Romains.

      OLYMPIENS

      Ses fonctions et ses épithètes étaient très variées et reflètent les trois principaux aspects de la déesse : terrestre, marine et céleste.
      Elle était à la fois la déesse de l'amour céleste (Ourania ou Urania; Aphrodite fut adorée sous ce nom à Argos, Athènes et Scyon. Elle y apparaît sous les traits d'une déesse digne et grave.), déesse du mariage (Nymphia), ou protectrice des courtisanes (Hétaïra), la déesse marine (Pontia), ou protectrice des acropoles (Akraia). Voici quelques épiclèses les plus connues dont certaines sont difficilement interprétables en dehors du contexte:

      OLYMPIENS

      Elle avait pour attributs:
      le myrte, la rose; divers fruits, comme la pomme ou la grenade;
      les animaux de nature ardente ou prolifique, comme le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle ou la colombe.
      Elle portait une ceinture magique, (le ceste) cadeau de mariage de Zeus, qu'elle prêtait parfois à Héra pour raviver l'amour de son époux volage.
      Elle entraînait à sa suite Eros, les Nymphes, les Heures, les Charites, les Tritons et les Néréides et despersonnages allégoriques comme Peitho (la Persuasion), Pothos ou Himéros (le Désir).
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      Il y a autour de sa naissance des légendes contradictoires. Cicéron énumère dans son "De Natura Deorum" plusieurs traditions cultuelles rivales sur la naissance d'Aphrodite provenant de différentes régions:

      ♳ D'après Homère elle est la fille de Zeus et de Dioné.

      Naissance de Vénus
      La naissance de Vénus
      par Cabanel
      (© Musée d'Orsay, Paris )
      **

       Dans la Théogonie, elle est née de l'écume des flots (aphros = écume) après la mutilation d'Ouranos parCronos.
      Aphrodite surgit nue de l'écume de la mer, chevaucha une conque aborda d'abord sur l'île de Cythère, mais comme c'était une toute petite île, elle se rendit dans le Péloponnèse et finalement s'installa à Paphos, dans l'île de Chypre, qui allait devenir son centre de culte principal. A Paphos, les Saisons, filles de Thémis, se hâtèrent de la vêtir et de la parer.
      Quand elle parut dans l'Olympe tous les dieux, mais beaucoup moins les déesses, furent stupéfaits d'admiration: jamais une telle beauté n'avait été admirée: sa peau était de la blancheur du lait, ses cheveux comme une rivière d'or liquide, ses yeux étincelaient comme des étoiles, ses formes étaient parfaites et elle exhalait un parfum suave de fleur.

      De cette double naissance provient peut être la double personnalité d'Aphrodite, déesse de l'amour céleste et déesse de l'amour physique.

        Ici aussi les mythes divergent. Pour Hésiode, Aphrodite est l'épouse d'Arès mais ce n'est cette version qui est la plus connue car en général comme le chante Démodocos l'aède du roi Alcinoos dans l'Odyssée (VIII, 266-366) Aphrodite est mariée à Héphaïstosqu'elle trompe avec d'autres dieux, en particulier avec Arès, et même avec de simples mortels.

        HEPHAISTOS

        Vénus demandant à Vulcain
        des armes pour Enée
        C.J. NATOIRE
        © Musée Fabre Montpellier
        ******

        Pour bien comprendre les raisons du mariage d'Héphaïstos et d'Aphrodite il faut se souvenir de la naissance du forgeron des dieux et de sa vengeance. Cette scène est décrite sur une fresque du vase François visible au musée archéologique de Florence.
        Avant de l'enivrer, Dionysos lui avait fait croire que s'il intervenait rapidement pour délivrer sa mère il pourrait obtenir la main d'Aphrodite. Hygin rapporte dans ses Fables que Poséidon, toujours hostile à la déesse, lui suggéra de demander la main d'Athéna qui bien entendu refusa.

        ARES

        Aphrodite et Arès
        Aphrodite et Arès
        Daremberg & Saglio
        Arès ne vivait en bonne intelligence qu'avec Aphrodite qu'il venait voir la nuit de peur que  Phoebus qui voit tout, rapporta les faits à Héphaïstos époux légitime d'Aphrodite. Arès postait devant la porte un jeune éphèbe du nom d'Alectryon qui devait l'avertir afin qu'il puisse quitter la chambre avant le lever du soleil.

        Malheureusement un matin ce dernier oublia la consigne et les deux amants, furent surpris par Héphaïstos, qui les enferma dans un filet magique qu'il était seul capable de manoeuvrer et les exposa  ainsi à la risée des Immortels, exception faite des déesses qui ne voulurent pas désobliger Aphrodite.

        Mars et Vulcain
        Mars et Venus pris au filet de Vulcain
        Marteen Van HEEMSKERK (1536)
        © Kunsthistorisches Museum
        *********

        Puis il demanda à Zeus de lui restituer toute la dot. Les dieux tombèrent d'accord pour imposer une amende à Arès et Hermès avoua qu'il prendrait bien la place d'Arès ce qui fit redoubler les rires.
        Seul Poséidon ne riait pas car il négociait âprement avec Héphaïstos la libération des infortunés amants.
        Il fallut que Poséidon promît de payer la caution si Arès refusait de s'en acquitter, pour qu'Héphaïstos finisse enfin par les relâcher. Après cette malheureuse aventure, Aphrodite se retira d'abord à Paphos, puis alla se cacher dans les bois du Caucase.
        Tous les dieux la cherchèrent bien longtemps en vain lorsqu'une vieille femme leur apprit le lieu de sa cachette secrète. La déesse la métamorphosa en rocher pour la punir d'avoir trop parler.
        On leur prête aussi de nombreux autres enfants comme Eros et Antéros, Peitho, Pothos qui sont des concepts personnifiés ayant trait à l'amour ou à la peur comme Phobos ou Deimos.

        DIONYSOS

        L'union de Vénus et de Bacchus
        Nicolas CHAPERON (1639)
        Dallas, museum of art
        ********

        Elle eut une courte aventure avec Dionysos qu'elle oublia pour Adonislorsque Dionysos partit en expédition vers les Indes.
        A son retour elle vint à sa rencontre pour de nouveau le délaisser quelques temps après et aller accoucher à Lampsaque, sur l'Hellespont, de leur fils Priape.

        Ce comportement déplut fortement à Héra qui utilisa son pouvoir pour enlaidir Priape. Honteuse, Aphrodite abandonna l'enfant qui fut recueilli et élevé par des bergers.
        Priape passe aussi pour le fils d'Aphrodite et d'Adonis.

        Dans la mythologie romaine, Hymen ou Hyménée, dieu du Mariage passe pour le fils de Bacchus et de Vénus

        POSEIDON

        Venus et Neptune
        Vénus prie Neptune
        de favoriser Énée,
        François Perrier, © Musée d'Epinal
        ***********

        Poséidon, qui était intervenu efficacement lorsqu'Aphrodite et son amant étaient retenus dans les filets de son époux, eut un enfant avec Aphrodite, Rhodos qui fut une déesse locale de l'île de Rhodes et épouse d'Hélios.

        Par la suite Aphrodite / Vénus vint prier Neptune d'accorder une mer favorable à son fils Enée.

        PAN

        Aphrodite, Pan et Eros
        Délos Musée d'Athènes.
        **********

        On ne connait pas de récit illustrant un amour entre Aphrodite et Pan mais il existe une très belle statue découverte en 1904 à Délos et datée du premier siècle avant notre ère où Aphrodite au visage d'une beauté sévère repousse avec sa sandale le petit dieu cornu, poilu et ithyphallique avec l'aide d'un petit Eros ailé qui le retient par les cornes.

        HERMES

        Vénus et Hermès
        Vénus et Hermès
        C. van Loo © Musée du Prado
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        Aphrodite se refusa tout d'abord à Hermès.
        Alors ce dernier alla chercher aide et réconfort auprès de son père et grâce à l'intervention de l'aigle de Zeus qui lui avait dérobé une sandale alors qu'elle se baignait dans l'Achéloos il put arriver à ses fins. Ils eurent un fils nommé Hermaphrodite. L'enfant qui naquit fut tout à fait remarquable par sa beauté qui plus tard le trahira.

        ZEUS

        Zeus et Aphrodite
        Détail d'un vase de bain
        ***********

        En revanche Zeus n'eut pas le même succès et son aventure galante avec Aphrodite tourna court comme Nonnos raconte dans le Livre XIV, 193 des Dionysiaques.

        De plus comme il est écrit dans les hymnes à Aphrodite « Elle égara l'esprit de Zeus, trompa cette âme prudente, et unit le dieu à des femmes mortelles. » Pour se venger, « Zeus inspira à son tour à Aphrodite le doux désir de s'unir à un homme mortel ». C'est ainsi que la déesse s'éprit d'une irrésistible passion pour le Troyen Anchise, dont la beauté égalait celle des dieux.

        "La seconde variété des Centaures qui avaient pris les armes était née dans l'île de Chypre. Quand Cypris, craignant de rencontrer dans son père un époux illégitime, sut éviter, aussi prompte que les vents, les poursuites du dieu à qui elle devait la vie, le grand Jupiter ne put l'atteindre, et dut, sans la soumettre à son union, abandonner Vénus, que lui dérobaient sa légèreté et ses refus. La terre prit alors la place de Cypris, et vit naître, des fécondes tentatives du fils de Saturne, une nouvelle race cornue dont elle venait de recevoir en son sein nuptial le germe générateur."

        Toutefois si elle sut habillement inspirer l'amour aux dieux comme aux hommes, trois déesses lui résistèrent fermement et avec succès.

         

         La suite au prochain épisode
         
           
         

         

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      • Les Etrusques

        Les Etrusques

        Les Etrusques sont des Indo-Européens qui débarquèrent en Ombrie et dans le nord du Latium, venant d'Asie Mineure par mer comme le raconte Hérodote .

        Leur religion était marquée par la révélation faite par la nymphe Bégoé (ou Bégoia ou Végoia) et par le génie Tagès .
        Son contenu, réparti en quatre livres, traite des Haruspices, de la Foudre, des rites et de l'Au-Delà. Ils inspireront les premiers habitants de Rome
        La mythologie étrusque est étroitement liée à la mythologie romaine et donc grecque.

        Origines des Étrusques

        La civilisation étrusque apparaît au ixe siècle av. J.-C.. Certains historiens pensent que les Étrusques sont venus d'Asie mineure (Lydie), arrivant par mer et par terre en Italie centrale, qui deviendra l'Étrurie (Toscane actuelle). C'étaient des marins certainement attirés par les riches gisements métallifères de la région.

        D'autres historiens sont partisans d'une origine locale des Étrusques, ils proviendraient des Villanoviens qui peuplaient l'Italie à l'âge du fer. Certains pensent que les dirigeants étrusques sont d'origine asiatique, tandis que le reste de la population serait d'origine locale.

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      • Egyptienne

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        Pour les Anciens, l'Egypte sera essentiellement taoui - «le double pays » -, et cette dualité de nature (entre la Haute-Egypte, vallée encaissée entre deux déserts, et la Basse-Egypte, plaine alluviale coïncidant avec le delta du Nil) comme cette double attirance (vers l'Afrique d'une part, vers l'Asie et la future Europe d'autre part) marqueront tous les éléments et les faits de la vie politique, économique, humaine de ce pays pré-destiné. scarabéeUn contraste de couleurs renforce, d'est en ouest, une autre dualité, entre Kemet « la noire » (la vallée fertile au limon sombre) et Deshret « la rouge » (la région stérile des déserts aux sables rutilants sous le soleil). La civilisation égyptienne prend ses racines dans la nuit des temps, il y a plus de six mille ans (chronologie). La religion, basée sur le polythéisme, guidait chaque aspect de vie égyptienne.

        Cléopâtre, reine du  Nil , Jeu de  www.sierra.fr

        L'Egypteétait le domaine de quelques 2000 netjer, divinités, qui paraissent être, pour la plupart, les héritiers des totems de clans primitifs, et le souvenir de cette origine explique les formes très variées hommes, animaux, plantes, objets inanimés même, sous lesquelles ils ont été adorés, à toutes les époques, dans les nomes qui avaient succédé aux clans. Il explique aussi, peut-être, pourquoi le plus grand nombre d'entre eux étaient plutôt des sortes de génies locaux demeurés comme tels, très proches de l'homme : on voyait en eux des êtres plus forts et plus intelligents, mais qui étaient soumis cependant à tous les besoins, à toutes les passions et à toutes les misères de l'humanité. Ils pouvaient même mourir, mais ressusciter ensuite par la puissance de la magie très présente.

        Leur existence était d'ailleurs conçue à l'image de celle de la famille humaine. Ils formaient ce qu'on appelle une triade comme par exemple celle de Thèbes qui regroupait Amon, Mout et Khonsou.

        Il est difficile de classer les dieux égyptiens de façon très précises car les croyances religieuses sont complexes Elles ont évoluées au cours du temps et dépendent aussi de la localisation géographique. Certains, comme Amon, étaient adorés dans le pays tout entier, tandis que d'autres n'étaient connus que très localement.
        Il faut considérer l'extrème longévité de ces cultes qui commencèrent il y a 5000 ans et qui ne s'achevèrent qu'au VI siècle de notre ère quand Justinien les interdit en 550 avec la fermeture du temple d'Isis à Philae Il y a de maintes façons d'orthographier les noms des divinités de la mythologie égyptienne. J'ai opté pour la plus commune en précisant les orthographes alternatives.
        Pour faciliter la découverte de la mythologie égyptienne, j'ai regroupé en un mini panthéon illustré, les divinités les plus importantes et les plus connues.

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      • La mythologie de la Chine

        La mythologie de la Chine s’est formée au cours des siècles par la juxtaposition d’éléments d’origine diverse : on y trouve pêle‑mêle, à côté des anciennes divinités indigènes, certaines grandes figures d’origine bouddhique, qui y jouent parfois, d’ailleurs, un rôle inattendu, des héros historiques divinisés à une époque plus récente, des personnages taôistes, etc.
        Comme il n’y a jamais eu d'autorité d’aucune sorte ayant charge de la religion, pour en diriger, ou tout au moins en codifier le développement, doctrine et mythologie se sont constituées sans coordination, acceptant les idées et les personnages qui frappaient le plus l’imagination populaire en divers temps, non sans contradictions et doubles emplois.

        L'écriture de contes mythologiques commença durant les dynasties des Wei et des Jin (vers 220), quand des auteurs sous l'influence des idées du Taôisme et des superstitions Bouddhistes, se sont intéressés aux histoires des dieux et des fantômes.

         

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      • Celte

        Celte.....

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        Nous connaissons les Celtes continentaux à travers les historiens romains qui ont "interprété" à l'aune de leurs connaissances les dieux celtiques en termes de leurs équivalents romains approximatifs, leur faisant perdre leur saveur celtique en cours de route. Voici la religion gauloise telle que César l'appréhende.

        On peut obtenir des informations plus sûres sur les Celtes de l'ouest parce que l'Irlande n'a jamais été romanisée et elle n'a été convertie au Christianisme qu'au Ve siècle de notre ère.

        Les celtes adoraient plusieurs centaines de dieux et de déesses qui nous sont très mal connus à cause du manque de sources fiables.


        Mabinogion

        Les celtes païens ont laissé peu de traces écrites : lois, traditions et croyances religieuses étaient principalement transmises de façon orale. Notre connaissance de la culture celte est donc essentiellement basée sur les témoignages d'auteurs classiques grecs et romains, sur quelques vestiges archéologiques, et sur des écrits irlandais et gallois plus tardifs.
        Incapables de comprendre les coutumes celtiques, les Anciens cherchèrent à justifier la conquête de leurs territoires en décrivant les Celtes comme des barbares indisciplinés avides de violence et se livrant à des rituels sauvages. Leurs récits sont donc peu crédibles, même si certaines de leurs observations ont été corroborées par des découvertes archéologiques.
        La mise au jour de nombreux objets celtiques a permis aux chercheurs d'obtenir une vision différente de celle décrite par les auteurs gréco-romains. De fait, les Celtes formaient un peuple d'une grande intelligence et d'une grande richesse, dont les qualités artistiques et techniques demeurèrent inégalées dans l'Europe préhistorique.

         

        Écrits après la chute de l'Empire romain et traitant uniquement de régions extérieures à l'Europe celtique pré-romaine, les textes irlandais et gallois sont de peu d'utilité pour comprendre la mythologie des Celtes païens. Malgré tout, ces récits compilés par des moines ont un intérêt propre et nous éclairent sur la façon dont certaines traditions mythologiques ont inspiré les romans arthuriens de l'époque médiévale.
        • Le cycle d'Ulster, ou cycle de la Branche Rouge, décrit les héros et rois de l’Irlande protohistorique et l’intervention coutumière des dieux. La Táin Bó Cúailnge (Razzia des Vaches de Cooley ) est le récit le plus important qui raconte l’invasion de l’Ulster par la reine Medb et les exploits de Cuchulainn.
        • Le cycle mythologique, dont le texte principal est le Cath Maighe Tuireadh (« Bataille de Mag Tured »), centré sur la lutte que livrent les dieux Tuatha Dé Danann aux Fir Bolg (première bataille de Mag Tuired), puis aux Fomoires (seconde bataille). Autre texte important Tochmarc Etaine (« La Courtise d’Etain »), consacré à la déesse Étain. A ce cycle, il faut associer les Immrama.
        • Le cycle Fenian ou cycle de Finn est consacré aux aventures de Finn Mac Cumaill, de son fils Oisin et sa troupe de guerriers, les Fianna Éireann.
        • Le cycle historique ou cycle des rois est composée d’annales légendaires. Le texte le plus important est le Lebor Gabála Érenn (« Livre des conquêtes d’Irlande ») qui rapporte l’« histoire » des invasions de l’Irlande (notamment celle des dieux, les Tuatha Dé Danann), depuis le déluge jusqu’à l’arrivée des ancêtres mythiques des Gaëls.

        Les textes gallois sont plus christianisés et les éléments mythologiques sont moins apparents que dans les textes irlandais Le récit important est les Mabinogion, appelé aussi Les Quatre branches du Mabinogi. Ce sont quatre récits du pays de Galles, qui datent du début du XIIIe siècle. Ils sont contenus dans deux manuscrits du XIVe siècle (le Livre Rouge de Hergest et le Livre Blanc de Rhydderch), reliés l'un à l'autre, et on les désigne par les noms de chacun de leurs héros : Pwyll, Branwen, Manawyddan, Math. Le titre dérive du vocable « mabinog », qui veut dire « jeune garçon » et on a coutume de le traduire par les mots suivants : « Instructions pour jeunes bardes ». L'oeuvre, dans son ensemble, rapporte des histoires fantastiques où les mages jouent un grand rôle. On assiste à des enchantements et à des métamorphoses on découvre des animaux monstrueux, des paysages irréels et mystérieux.
        Les autres textes notables sont Breuddwyd Macsen Wledig (Le Rêve de Macsen), Lludd a Llefelys (Lludd et Llevelys), Culhwch ac Olwen (Kulhwch et Olwen), Breuddwyd Rhonabwy (Le songe de Rhonabwy), Hanes Taliesin (Le conte de Taliesin).

         

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      • La mythologie de la Corée  de La Corée

        La mythologie de la Corée

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        La mythologie de la Corée ne reflète pas la culture chinoise. La structure des récits, leurs personnages et leurs thématiques sont des vestiges d'une période plus ancienne.
        Les mythes coréens se divisent en deux grandes catégories,
        Les uns évoquent la fondation du peuple et de l'État. Ils sont si anciens que les conteurs modernes ne les racontent plus, aussi ne les connaît-on qu'à travers les archives chinoises et coréennes.
        Les autres expliquent les origines du monde et ils font encore partie du répertoire chanté des chamans. Car contrairement à ce qu'on pourrait croire dans une société moderne il existe encore des fidèles du Daejongism et du Cheondogyo qui est un syncrétisme du chamanisme coréen, du taoïsme, du bouddhisme et quelques éléments issus du christianisme.

        Les mythes fondateurs évoquant la naissance de la nation, de l'État et des familles dirigeantes furent retranscrits depuis le siècle au moins, à la fois en Chine et en Corée. La trace la plus ancienne d'un mythe coréen se trouve dans le recueil chinois intitulé Lunheng. L'anthologie de mythes et légendes la plus exhaustive et la plus ancienne est le Samguk yusa ou Mythes et légendes des trois royaumes qui fut compilée par Iryon, moine bouddhiste du mir siècle et très probablement aussi le premier folkloriste coréen. Le Samguk yusa est le document le plus complet décrivant l'origine du peuple coréen, de l'État et des clans.

        Une autre source est le Shillok ou Annales de la dynastie des Yi de la lignée des rois de la dynastie Choson (1392-1910). Toutefois, aucun de ces ouvrages ne traite de la genèse, présente uniquement dans les muga, les chants des chamans. Les mythes de la création ne furent pas transcrits avant le début du XXe siècle, quand les mythologues, et en particulier Son Chint'ae (1900-1950), commencèrent à les collecter.

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