• Par son abondance, sa richesse, sa variété, la mythologie de l'Inde peut rivaliser avec la totalité des mythologies européennes. On peut considérer qu'il y a deux grands types de dieux:
    • les divinités védiques
    • les divinités brahmaniques.

    Mythologie Hindoue

    Tout au long de son histoire, l'Inde témoigne d'incessants échanges culturels entre ses multiples communautés linguistiques, sociales et religieuses. Si les langues vernaculaires ont toujours véhiculé un énorme fonds de récits traditionnels, c'est cependant grâce au sanskrit qu'on été transmis et popularisés dans tout le sous-continent la plupart des grands mythes, répartis en recueils appelés Purana, "récits anciens".
    A partir du IVe siècle de notre ère, ces derniers sont devenus les principaux conservatoires des traditions religieuses et mythiques, prenant le pas sur les épopées du Mahâbhârata et du Ramayana.

    Caractéristique de la pensée indienne, l'antagonisme entre création et destruction constitue un thème central autour duquel le mythe s'élabore dans toute sa diversité. Ainsi l'ordre universel surgit-il du chaos pour finalement s'y dissoudre, avant de renaître, en un cycle éternel. Une autre conception essentielle veut que la nature réelle du monde n'apparaisse pas d'emblée dans ses manifestations; aussi tout phénomène est-il, en un sens, illusoire. Enfin, il faut savoir que les conteurs manipulent parfois les données d'un mythe au point que leur version peut sembler délibérément en contradiction avec les autres.
    A mesure que se développait l'hindouisme, l'ensemble des dieux les plus anciens (au nombre de 33) du panthéon védique s'est vu remplacé par la Trimurti, la Trinité, réunion formelle des dieux, Brahmâ, leCréateur du cosmos; Vishnou, Préservateur de celui-ci, et Shiva, le Destructeur, les deux derniers devenant prépondérants. Plus récemment, le groupe des cinq divinités Vishnou, Shiva, Devi, Surya et Ganesha a conquis une popularité plus grande encore.

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    ZEUS..Dieu du ciel, Maître des dieux et des hommes.
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    Dieu suprême de la mythologie grecque, Zeus, (Gr. Ζευς) est le fils de Cronos et deRhéa, et lors du partage du monde entre ses frères Poséidon et Hadès, il hérita de la souveraineté sur les airs et les terres émergées. On remarquera que la terre où vivent les mortels est commune à toutes les divinités.

    A l'origine, personnification du ciel clair et des phénomènes célestes et météorologiques, Zeus devint le dieu souverain des dieux et des hommes, ordonnateur du monde et garant de ses lois.

    Selon Homère, Zeus habite l'Ether c'est-à-dire la région calme et magnifique qui s'étend au-dessus de l'atmosphère terrestre, bien au delà des nuages et des tempêtes. Les montagnes, dont les sommets, baignés de lumière et d'air pur, semblent s'élever jusqu'à l'Ether, sont ses demeures et il n'est guère en Grèce de lieux en hauteur sur lesquels Zeus n'ait été adoré. Mais sa résidence la plus connue qu'il partage avec son épouse Héra se situe sur l'Olympe où se trouve son magnifique palais construit par Héphaïstos au milieu des palais des autresOlympiens.

    Zeus fut assimilé par les Romains sous le nom de Jupiter qui hérita de ses légendes et de ses attributions.

    ❖ Attributions

    Un tel dieu devait naturellement être le plus fort et le premier des dieux. Il était le dieu tout-puissant, dont la volonté était limitée seulement par les arrêts inéluctables du Destin. On peut distinguer cinq grandes fonctions chez Zeus.

    Il présidait à tous les phénomènes atmosphériques. Il était le dieu de la pluie (Hyetios) et des vents, dont il a confié la garde à Eole; aussi bien des vents mauvais, qui amènent la neige et les pluies torrentielles, que des vents qui apportent la pluie douce et bienfaitrice; il était aussi le dieu du beau temps (Æthrios); par suite, il devint le dieu fécondant, protecteur des moissons et des fruits qui fait courber les arbres sous le poids des fruits savoureux (Epicarpios).
    Mais c'est surtout comme maître de la foudre (Astrapæos: qui darde la foudre) qu'il était craint et vénéré. Il déchaînait l'orage en agitant l'égide (Erigdoupos: au bruit terrible) et déclenchait la foudre (brontaeos).

    Il est le dieu de la famille au sens large:
    • dieu du foyer (Ephestios);
    • dieu des clôtures et des murs (Hercios) aussi bien des maisons que des cités;
    • dieu du mariage (Gamélios);
    • dieu de l'amitié (Philios);
    • dieu de l'hospitalité (Xénios).

    Il présidait au maintien des lois, des sociétés humaines, des associations de tout genre : fratrie (Phratios), tribu, phylé (Phylios), état, confédération (Zeus Hélénios), ou amphictyonie.
    On retrouve ces attributions protectrices dans les nombreux épithètes et surnoms qui le qualifient:
    Alexicacos celui qui écarte les maux menaçants;
    Mêlichios celui qui protège les faibles, les indigents, les fugitifs et, de façon générale, le Zeus sôtèr, sauveur de tous les suppliants.

    ZEUS..Dieu du ciel, Maître des dieux et des hommes.

    Il est un modèle pour les rois en tant que législateur (Zeus anax, basileus,aristarchos)

    Mais c'est de Zeus que viennent les rois, car les rois appartiennent à Zeus. Il n'est rien de plus divin que les princes ; tu te les attribuas pour ton lot. Tu leur confias la garde des villes, et toi-même, tu es assis au sommet des cités, les yeux sur ceux qui conduisent les peuples dans les voies de la justice ou au contraire les mènent par des chemins obliques. Tu leur as donné l'abondance et la félicité ; à tous, mais non pas également. Callimaque, Hymne à Zeus.

    Divinité de l'ordre social, comme dieu de la cité (Polieus), ou des assemblées populaires (Agoraios) et garant des serments et des traités (Horcios).

    Dieu guerrier aux belles armées (stratios) dont le courage pour faire face à l'ennemi (stator) ou la ruse pour le tromper (Dolios ou Apatenor), lui permette de savourer la victoire (niceplioros), ou assumer la défaite (phyxios ou phyxelios).

    Les attributs ordinaires du dieu sont: 

    • le sceptre en bois de cyprès, symbole de sa royauté tenu de la main gauche,
    • l'égide qui est une arme redoutable aussi bien offensive que défensive; elle sert aussi à déclencher les orages. Zeus s'en est servi pour la première fois dans la lutte contre les Titans et les Géants; Son origine reste obscure. Hésiode raconte que Métis la confectionna pour sa fille Athéna et il est vrai qu'elle la souvent porte dans l'iconographie antique contrairement à Zeus qui est rarement représenté avec cet objet.
    D'autres auteurs donnent comme fabriquant Héphaïstos et des auteurs plus récents comme Hygin (Astron. II, 13) en font la peau de la chèvre Amalthée.
    • le chêne, symbole de puissance et de force,
    • l'aigle, roi des oiseaux, symbole céleste,
    • le foudre, qu'il brandit de sa main droite a été fabriqué pour lui par les Cyclopes.
    Le foudre, arme redoutable, possède trois niveaux de déclenchement :
    - le premier pour avertir,
    - le deuxième pour punir
    - et le troisième pour tuer.

     

     

     

     

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  • POSÉIDON Dieu des mers et des océans.

    Poseidon
    Poséidon

    Dans la mythologie grecque, Poséidon (Gr. Ποσειδων) était le dieu de la mer, de la navigation, des tempêtes, mais également des tremblements de terre. Il était le fils de Cronos et de Rhéa.
    Le nom de Poséidon semble dériver de la racine Ποτ, "être le maître", que l'on retrouve dans le latin potens "pouvoir". Les anciens le rattachaient mot boisson ou fleuve mais cela semble plus douteux.

    Cette divinité essentiellement marine fait partie des douze Olympiens.
    Il fut assimilé à Neptune chez les Romains.

    ❖ Attribution

    Quand les trois frères se partagèrent le monde, il eut pour sa part l'empire des eaux aussi bien salées que douces. Il a également un pouvoir sur la terre ferme comme l'attestent certains de ses surnoms. Il reçoit en effet les épithètes de gaièoklos "celui qui embrasse la terre" ou d'énosikhthon, "celui qui ébranle la terre", car on le rend responsable des tremblements de terre. Il fait tellement trembler le sol si fort qu'Hadès craint parfois de voir s'effondrer la voûte des Enfers.

    ❖ Attributs

    Neptune calmant les flots (1733)
    Lambert ADAM
    © Musée du Louvre
     

    Il a pour attributs:
    - le trident,
    - le dauphin,
    - le taureau,
    - le cheval qu'il aurait créé ou domestiqué.
    L'attribut par excellence de Poséidon est son trident. On peut y reconnaître l'engin qui sert à la pêche aux gros poissons, comme le thon ; on peut remarquer d'ailleurs que la même arme se retrouve entre les mains d'autres divinités marines. Une autre hypothèse, c'est que le trident, don des Cyclopes, n'est pas autre chose originairement que le foudre de Zeus, dont la forme s'est particularisée pour s'adapter aux fonctions dévolues à Poséidon; et cette seconde explication concorderait avec la théorie qui identifie les deux divinités. Quoi qu'il en soit, cette arme est, sur les monuments figurés, son attribut spécifique; c'est avec elle qu'il soulève la mer, qu'il détruit citadelles et remparts, brise rochers et montagnes, fait jaillir les sources, lutte contre les Géants.

    Le dauphin, l'animal cher à toutes les divinités de la mer ou protectrices des navigateurs est aussi un de ses attributs constants dans les oeuvres d'art: le dieu est souvent représenté tenant un dauphin en main, ou posant le pied sur l'animal qui lui est consacré. C'est un dauphin qui va chercher Amphitrite fuyant auprès d'Atlas la poursuite de Poséidon; sous la forme d'un dauphin il surprend Mélantho, la fille de Deucalion et la mère de Delphos; il donne à son fils Thésée une escorte de dauphins pour l'accompagner au fond des mers à la recherche de l'anneau de Minos.

    ❖ Légendes

    Fils de Cronos et de Rhéa, Poséidon partagea le sort de ses frères et fut, dès sa naissance, avalé par son père, qui dut le rendre à la lumière par l'effet du breuvage que Zeus lui administra sur les conseils de Métis. Selon d'autres auteurs, Rhéa parvint à soustraire Poséidon à la voracité de son père, elle lui donna à manger un jeune poulain, et elle cacha son fils au milieu d'un troupeau d'agneaux, près de Mantinée; confié à une nourrice du nom d'Arné, Poséidon grandit à l'insu de son père. On disait aussi que le jeune dieu avait été remis par sa mère à Capheira, fille d'Océanos qui l'éleva à Rhodes avec l'aide des Telchines.
    Quand Zeus combattit les Titans et les Géants, Poséidon se rangea à ses côtés et tua pour sa part le géant Polybotès, en lançant sur lui un fragment de rocher détaché de l'île de Cos et devenu plus tard l'îlot de Nisyros. Après la victoire commune, l'héritage paternel fut, divisé en trois lots : Zeus eut le vaste ciel, Hadès les ténèbres épaisses du monde souterrain et Poséidon obtint la mer immense.

    Le retour de Neptune
    COPLEY (1754)
    Metropolitan Museum of Art, N.Y.
     

    Egal de Zeus par la naissance et la dignité, Poséidon n'en était pas moins soumis à la puissance souveraine de son frère. Le dieu de la mer en gémissait parfois et s'en irritait, et il osa même un jour conspirer avec Héra et Athéna pour détrôner Zeus ; mais celui-ci fut le plus fort, et Poséidon dut expier sa tentative de révolte en allant servir durant un an l'orgueilleux Laomédon, et construire les remparts de Troie.

    Son empire avait cependant de quoi satisfaire son ambition. Maître de la mer, Poséidon avait encore sous sa dépendance les lacs et les rivières ; la terre même lui appartenait en quelque manière, puisqu'il la soutenait sur ses eaux et pouvait l'ébranler selon sa fantaisie. Ne l'avait-on pas vu, lors de la guerre des Géants, fendre de son trident les montagnes et les faire rouler dans la mer, pour en former les premières îles ? N'était-ce pas lui encore qui, à l'époque où la Thessalie n'était qu'un immense lac, avait, en fendant en deux le massif de l'Ossa, frayé une route au Pénée ?

    Neptune créant le cheval
    Jordaens © Palais Pitti Florence
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    Il se vante d'avoir créé le cheval, mais on dit que lorsqu' il était encore nouveau-né, Rhéa en donna un à manger à Cronos. Il revendique aussi l'invention de la bride, bien qu'Athéna l'eût déjà inventée avant lui; mais on ne lui conteste pas d'avoir institué les courses de chevaux. Dans ses vastes écuries, il possédait pour ses chars, des chevaux blancs à la crinière d'or et aux sabots d'airain ainsi qu'un chariot d'or qui s'apaise instantanément les tempêtes. En tout cas les chevaux lui sont consacrés, peut-être à cause de sa poursuite amoureuse de Déméter.

    Comme il était d'un caractère bourru et querelleur il préféra bâtir son palais au fond de la mer au large d'Aégée en Eubée (ou d'Héliké).

    ❖ Mariage

    Le triomphe d'Amphitrite
    par N. POUSSIN
    © Museum of Art Philadelphia
     

    Poséidon voulut épouser la néréide Amphitrite qui dans un premier temps se refugia dans l'Atlas pour lui échapper.
    Il lui envoya des messagers parmi lesquels Delphinos qui sut si bien plaider sa cause qu'elle accepta de devenir son épouse.
    Pour le récompenser l'image de Delphinos fut placée au firmament pour devenir laconstellation du dauphin.

    Le couple eut trois enfants: un fils Triton, et deux filles Rhodè qui donna son nom à l'île de Rhodes et fut mère des Héliades, et Benthésicymé, qui s'établit en Ethiopie. Tout comme son frère Zeus, Poséidon eut de nombreuses aventures extra conjugales mais contrairement à Héra, Amphitrite supporta patiemment ses multiples infidélités.



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  • DIONYSOS Dieu de la vigne et du vin.

    DIONYSOS     Dieu de la vigne et du vin.

    Dionysos (Διονυσος) qu'on retrouve sous le nom de Bacchus chez les romains et qui fut assimilé à une ancienne divinité italique, Liber Pater, est une divinité complexe de l'ancienne Grèce.

    On a longtemps pensé que son culte était récent mais la découverte des tablettes mycéniennes de Pylos remettent en question cette idée.

    Il ne faisait pas partie des douze Olympiens à l'origine, mais Hestia lui céda sa place.

    La complexité de sa divinité se traduit par un grand nombre de surnoms et d'épithètes :
    Nysaios: de Nysa
    Bromios: bruyant
    Dithurambos : Cantique consacré à Dionysos dansé et chanté par des choristes déguisés en satyres
    Evios : cri lancé lors des bacchanales
    Bakkhos : (Bacchus) qui retentit
    Zagreus,
    Sabazios : dieu phrygien

    Attributs

    Couronné de pampres, tenant le thyrse, la patère ou le canthare ou encore la grappe de raisin, la ciste mystique, il chevauche un bouc, un âne ou une panthère apprivoisée.

    DIONYSOS     Dieu de la vigne et du vin.

    Dionysos est avant tout le dieu de la vigne et du vin sans en être toutefois l'inventeur puisque Homère fait dire à Ulysse qu'il était redevable à Maron, fils d'Evanthe et prêtre d'Apollon de la ville d'Ismaros de lui avoir fourni une outre remplie de vin qui lui servira à eniver Polyphème.

    Dionysos a aussi joué un rôle important dans la culture grecque antique car il était le patron de deux grands festivals d'art dramatique, les Lénéennes et les Dionysies urbaines.
    Mais c'est aussi le dieu des extases et des mystères.

     

     

     

     

     

     

     
    Mercure confie Bacchus aux Nymphes
    Wallace Collection, Londres
    (1734) François BOUCHER
    Bacchus chevauchant une panthère
    (1901) Franz von STUCK
    Bacchus confié aux Nymphes
    Nicolas POUSSIN

    En fonctions des lieux, les légendes divergent grandement sur l'identité de la mère. Diodore a rassemblé plusieurs versions qui en font le fils  de Déméter/Cérès ou d'Argé, ou d'Io ; mais Zeus passe aussi pour l'avoir eu de Perséphone ou d'Isis.

    D'autres auteurs le font fils de Léthé; Philostrate lui donne pour père Indus, et une autre tradition lui donne pour père  Ammon, qui l'aurait eu d'Amalthée.
    Le lieu de naissance du dieu est aussi peu certain que le nom de sa mère ; il aurait été transporté, suivant les traditions locales, de Thèbes aux Indes, en Libye, en Crète, à Dracanum, à Naxos, à Élis, à Éleuthère ou à Téos.
    Toutefois selon la légende la plus accréditée, il était fils de Zeus et de Sémélé, la fille de Cadmos et d'Hermione, qui fut consumée pour avoir voulu voir son divin amant dans toute sa splendeur comme le lui avait sournoisement suggéré Héra, toujours aussi jalouse des conquêtes de son époux volage et qui avait pris l'apparence de Béroé, la vieille nourrice de Sémélé.

    Apollonius dit que ce fut Hermès ou la nymphe Dircé, fille du dieu-fleuve Achéloos, qui préserva très rapidement le petit bébé des flammes. Le bébé, dont le terme n'était pas arrivé fut enfermé durant quelques mois de gestation qui restaient dans la cuisse de Zeus, d'où il sortit au jour fixé: aussi disait-on qu'il était né deux fois. D'où l'expression française "sortir de la cuisse de Jupiter"

    On racontait dans le Péloponnèse, que Cadmos, informé de la grossesse de sa fille Sémélé, la fit enfermer dans un coffre avec son enfant et jeter à la mer. Le coffre fut poussé par les flots sur les côtes de Brasies et les habitants trouvèrent la mère morte; mais l'enfant respirait encore, et fut emporté par Ino, qui l'éleva dans une grotte. La plaine où l'on avait trouvé le coffre conserva le nom de Jardin de Dionysos. (légende qui ressemble à celle de Danae et de Persée)

    Dans un autre récit , sur l'ordre d'Héra, les Titans s'emparèrent du nouveau-né et le coupèrent en petits morceaux qu'ils firent bouillir dans un chaudron; mais, secouru et reconstitué par sa grand-mère Rhéa, Dionysos revint à la vie. Perséphone, à qui Zeus l'avait confié, l'amena à la cour du roi Athamas d'Orchomène et de sa femme Ino, soeur de Sémélé; elle leur recommanda de l'élever dans le quartier des femmes, déguisé en fille. Mais on ne pouvait tromper Héra et elle punit les époux royaux en les rendant fous.

    Hermès le transforma provisoirement en chevreau ou en cerf, et le porta chez les nymphes du mont Nysa (Dionysos signifie "dieu de Nysa") Macris, Nysa, Erato, Bromie et Bacché s'occupèrent fort bien de lui. En récompense, Zeus les plaça par la suite parmi les étoiles sous le nom d'Hyades.

    ❖ Filiation

    Sémélé Zeus
    Zeus

    DIONYSOS
    Epouse* / amante Enfants

    Aphrodite
    Priape

    Héra
    Pasithéa
    Aura Iacchos
    Althaea Déjanire

    Ariane
    *
    Oenopion,
    Thoas,
    Staphylos,
    Latromis,
    Euanthès,
    Tauropolos

     

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  • HERMÈS...Dieu du commerce, des voyageurs, des voleurs, et messager des dieux.

    HERMÈS...Dieu du commerce, des voyageurs, des voleurs,  et messager des dieux.

    Hermès

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    Hermès ('Eρμης) est le fils de Zeus et de Maïa, l'aînée des Pléiades, les filles d'Atlas et de Pléionè.
    Il fait partie des douze Olympiens et fut assimilé à Mercure chez les Romains. On le dépeint comme un beau et athlétique jeune homme imberbe, ou comme un homme barbu dans la force de l'age dans les premières représentations.

    ❖ Attributions

    Il était le dieu du commerce, le gardien des routes et des carrefours, le patron des voyageurs, des voleurs, le conducteur des âmes aux enfers et le messager de Zeus et des dieux.
    Il avait les attributions les plus variées et portait divers surnoms ou épithètes correspondant à ses différentes fonctions ou à la localisation de ses lieux de culte:

    • Hermès Nomios ou Criophoros (dieu des Troupeaux);
    • Agétor, Hégémonios, ou Enodios (dieu des routes et des carrefours) car il passait pour avoir débarrassé les chemins de toutes les pierres gênantes qui étaient mises en tas (les hermès ou hermai);
    • Agoraios (dieu des marchés et du commerce);
    • Akakêsios de la ville arcadienne d'Acacesium où il aurait été élevé par le roi Acacus;
    • Kerdôos (dieu du gain) ;
    • Logios (dieu de l'éloquence) ;
    • Argeiphontes car il avait tué Argos aux cent yeux;
    • Enagônios (dieu des concours) ;
    • Psychopompos, chargé de conduire les âmes des morts jusqu'au Styx.

    ❖ Attributs

    Caducee

    Hermès à la "houlette d'or" est une divinité aisement reconnaissable grâce à ses attributs.

    • Le caducée, baguette en bois d'olivier ou de laurier entourée de deux serpents et surmonté de deux ailes. Il est l'insigne des messagers et des hérauts. En fait les premières représentations montrent un baton terminé par une sorte de 8 ouvert à une extrémité. (à ne pas confondre avec le baton d'Asclépios)
    • Les sandales ailées (talaria)
    • et le casque ailé rappellent qu'il était le messager des dieux capable de voler à travers le ciel.
    • La flute qu'il avait reçue en échange de la part d'Apollon.
    • Le pétase, chapeau à large bord, symbole des commerçants et des voyageurs.
    • une bourse pleine de pièces de monnaie .
    • Une large cape.

    ❖ Naissance

    L'hymne à Hermès (3) raconte la prime enfance du dieu. Hermès est né en Arcadie au matin du quatrième jour du mois (jour qui lui resta consacré par la suite) dans une grotte du mont Cyllène où Zeus venait régulièrement et en cachette d'Héra, rendre visite à Maïa, fille d'Atlas.

    Mercure
    Hermès, le voleur de bétail (1860)
    par Sir Edward John POYNTER
     

    A peine né, il savait déjà parler et marcher.
    Après s'être débarrassé de ses langes, il sortit de la grotte et attrapa une tortue qu'il vida consciencieusement car il voulait fabriquer une lyre mais il lui manquait de quoi à faire les cordes.
    il alla donc en Thessalie où Apollon gardait les troupeaux d'Admète et lui déroba une partie de son troupeau (de 50 à 100 têtes selon les auteurs) alors qu'Apollon discutait avec son amant Hyménée, fils de Magnès (ou bien son propre fils) et négligeait ses devoirs de pasteur.
    Ayant entouré ses pieds avec des feuillages, il attacha une branche à la queue des animaux (selon d'autres, il les chaussa de sabots inversés) pour que nulle trace ne trahisse son larcin, Il les emmena à travers la Grèce, jusqu'à Pylos pour les cacher dans une caverne. Toutefois près de Ménale il fut surpris par un vieillard du nom de Battos dont il acheta le silence en lui promettant un bœuf en récompense.
    Puis il sacrifia deux bêtes aux douze grands dieux de l'Olympe (lui compris bien entendu) et retourna vers la grotte du mont Cyllène après avoir brûlé le reste des carcasses.
    Il tendit sur la carapace de la tortue les cordes fabriquées avec les boyaux des bœufs sacrifiés.
    Dans une autre version il utilisa des boyaux de moutons.
    La première lyre était fabriquée. Ensuite il retourna sagement dans son berceau.

    Apollon qui avait découvert le vol, partit à la recherche de ses bêtes et en cours de chemin il rencontra Battos qui d'abord ne voulut rien dire. Alors Apollon lui promit deux bœufs en échange d'informations pour localiser son voleur.
    Battos ne sut pas garder le silence ce qu'Hermès lui fit payer un peu plus tard en le pétrifiant.
    Après avoir fouillé toute la grotte en vain, Apollon questionna le bébé qui jura qu'il ne savait même pas ce qu'était une vache.

    Alors Apollon décida de l'emmener chez son père. "O Père, tu vas entendre une parole qui n'est pas ordinaire, toi qui me réprimandes comme si j'étais le seul pilleur." Les explications fournies par le bambin semblaient des plus confuses et Zeus n'eut plus de doute lorsqu'il vit Hermès dérober prestement l'arc et les flèches d'Apollon. Le dieu des voleurs était né.

    Zeus était content d'avoir un fils si habile mais il lui ordonna de restituer ses larcins.
    Apollon était très intrigué par la lyre qui donnait des sons fabuleux, alors Hermès lui proposa de l'échanger contre les animaux qu'il lui avait dérobés. Le dieu des troupeaux et du commerce était né.

    Après s'être déguisé en Arès, il alla voir Héra qui, abusée, l'installa sur ses genoux et lui donna le sein; ainsi n'encourut-il jamais le courroux qu'elle réservait aux rejetons adultérins de son mari volage.

    On raconte qu'il fut éduqué par Acacos un des nombreux fils du roi d'Arcadie, Lycaon et fondateur de la ville d'Acacesium en Arcadie.

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  • HÉRA Déesse du mariage et des femmes.

    HÉRA Déesse du mariage et des femmes.

    Le char de Junon par TIEPOLO 

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    Fille des titans Cronos et de Rhéa, Héra (Ηρα) était la reine du ciel et de l'Olympe. Elle avait été avalée dès sa naissance par son père mais son frère Zeus avait su la rendre à la vie. Epouse et sœur aînée (selon Homère) de Zeus, elle partageait avec lui la souveraineté sur le ciel et la terre.
    Héra était primitivement la souveraine du ciel, la vierge céleste (d'où son surnom de Parthénia), tout à fait indépendante de Zeus. Son mariage avec celui-ci fut imaginé plus tard, pour expliquer la fusion de deux cultes d'abord distincts.
    Son nom semble être une survivance d'un nom pré-grec d'une grande déesse, sans doute une des puissantes divinités du panthéon des Minoens, ou des Pélasgiens non identifiée. Ses temples d'Argolide et de Samos datent du VIII ième siècle avant notre ère et comptent parmi les toutes premières constructions élevées en Grèce.

    Elle fut identifiée de bonne heure à Junon par les Romains. Junon, avant d'être hellénisée, personnifiait la lumière céleste chez les Latins, Sabins, Osques, Ombriens et Etrusques.
    Elle fait partie des douze Olympiens.

    ❖ Attributions

    Héra perdit rapidement son caractère cosmique pour ne garder que des attributs moraux. Par excellence, elle était la protectrice de la femme et la déesse du mariage légitime, la protectrice de la fécondité du couple et des femmes à tous les âges et dans toutes les conditions de son existence et en particulier des femmes en couches avec l'aide de sa fille Ilithye.
    Elle avait le pouvoir de conférer le don de prophétiser à un homme aussi bien qu'à un animal de son choix.
    Elle état aussi la protectrice d'Argos et de l'Argolide qu'elle avait disputée à Poséidon.

    ❖ Attributs

    Le paon d'Héra

    Son type plastique est peu caractérisé; debout ou trônant, elle portait avec beaucoup de majesté les attributs royaux traditionnels : le diadème et le sceptre surmonté d'un coucou (par allusion aux circonstances de son mariage). La tête recouverte de voiles est le symbole du mariage. Parfois elle tenait dans l'une de ses mains une grenade, emblème de la fécondité.
    Le paon lui était consacré en souvenir d'Argos, dont elle prit les cent yeux, lorsqu' il eut été tué, pour les placer sur le plumage de l'oiseau.
    Voici quelques épithètes utilisés par les poètes ou qui rappellent ses fonctions:
    - la déesse aux bras blancs;
    - Hera Boopis, (aux yeux de vache)
    - Hera Gamelia (mariage),
    - Hera Krusothronos (au trône d'or),
    - Hera Zygia (mariée),
    - Hera Argoia (de l'Argo),
    - Hera Parthenia ou Hera Ataurote (vierge)

    ❖ Enfance

    Comme tous les enfants de Cronos (excepté Zeus) Héra avait été avalée dès sa naissance par son père puis régurgitée plus tard quand Zeus lui fit boire le vomitif.
    ♺ Toutefois dans une version rapportée par Hygin, Héra ne fut pas avalée par Cronos mais au contraire c'est elle, la grande soeur, qui aurait sauvé et élevé Zeus en cachette.
    Diverses contrées se disputaient l'honneur de l’avoir vue naître. Elle était née, disaient les Samiens, sur l'île de Samos, au bord du fleuve Imbrasos, auprès d'un osier qu'on voyait encore au temps de Pausanias.
    ♳ En Argolide on citait le nom des jeunes femmes qui avaient élevé la déesse. C'étaient les trois filles du dieu-fleuve Astérion, Acrée, Eubée, Prosyrane.
    ♴ Elle avait été nourrie par Macris sa nourrice qui prit longtemps soin d’elle.
    ♵ D'autres sources  lui donnaient pour nourrices les Heures

    De même il existe plusieurs version de sa jeunesse.
    ♳ Son enfance s'écoula dans l'île d'Eubée où son frère Zeus la rencontrait en cachette d'Océan et Théthys ce qui corrobore que l'amour de Zeus pour Héra était fort ancien puis il vint l'y chercher pour en faire son épouse.
    ♴ On raconte aussi que lorsque se déroula la guerre entre les dieux et les Géants, Rhéa la confia à Océan et Thétys qui vivaient aux confins du monde. Héra leur garda une profonde affection et une grande reconnaissance. Elle intercéda en faveur du couple lorsque Océan et Thétys se brouillèrent.
    Le héros Téménos, fils du roi  Pélasgos, en Arcadie qui lui aurait construits trois temples comme le cite Pausanias : « le premier, Pais (enfant) lorsqu’elle était encore vierge ; aussitôt qu’elle fut mariée à Zeus, il la surnomma Teléia (accomplie), et lorsqu’à la suite de quelque différent avec Zeus, elle revint à Stymphale, il la surnomma Chéra (veuve) ».

    ❖ Amours

    Selon une tradition minoritaire, le Géant Eurymédon abusa d'Héra alors qu'elle était encore dans sa famille; elle conçut Prométhée. Alors quand Zeus, après avoir épousé Héra, eut vent de cette histoire, il rejeta Eurymédon au fond du Tartare et profita de la premiere occasion pour faire enchaîner Prométhée.

    • Mariage

    Zeus et Héra sur le mont Ida (détail)
    par James BARRY (c.1800)
    ***********

    Après avoir exilé Cronos dans le Tartare, Zeus eut des nombreuses aventures amoureuses avec des déesses et des nymphes, mais il décida que seule Héra convenait pour devenir son épouse. Il la rechercha à Cnossos en Crète, et en Argolide, où il la courtisa sans succès.
    ♳Un jour Zeus aperçut Héra qui se promenait dans les bois du mont Thornax (appelé aussi la montagne au coucou) dans le sud de l'Argolide, il fit tomber une ondée et se métamorphosa en coucou. Quand Héra vit le pauvre oiseau mouillé et transis de froid elle le mit sous sa tunique pour le réchauffer sur son sein.
    Alors Zeus reprit aussitôt sa véritable apparence. Elle en éprouva une telle surprise qu'elle accepta de se marier avec lui.

    ♴Zeus aperçut Héra près du mont Cithéron en Eubée, il l'enleva et s'unit à elle dans une grotte. Macris, sa nourrice, vint la chercher mais la nymphe de la montagne à l'instigation de Zeus lui conseilla vivement de s'éloigner, prétendant que Zeus lui même se cachait dans la grotte avec Léto.

    Il faut dire qu'Héra ne manquait pas d'atouts même si sa beauté dont elle prenait grand soin, était un peu stricte. La « déesse aux bras blancs » était plus qu'une autre irrésistible, quand elle avait enduit son beau corps d'une huile douce et suave, dont le parfum, pour peu qu'elle se promenât dans son palais chaussée de ses fameuses sandales dorés, se faisait sentir partout sur la terre entière comme sur l'Olympe. Quand elle avait disposé autour de son front ses tresses divines, attaché sur son sein avec des agrafes d'or la robe qu'Athéna lui avait tissée avec art, suspendu à ses oreilles des boucles à trois pierres d'un travail achevé, et couvert sa tête d'un voile magnifique aussi blanc que le soleil. (Homère, Iliade, XIV, v.170-186)
    "Jamais le désir d'une déesse ou d'une femme n'a dompté ainsi tout mon cœur." dit Zeus dans l'Iliade.
    Les Argiens prétendaient que leur déesse poliade, Héra, allait tous les printemps, se baigner dans la fontaine Canathos, à Nauplie près d'Argos, pour recouvrer sa virginité.

    • Un ménage tumultueux

    Tous les dieux apportèrent des cadeaux pour le mariage. Toutefois la nymphe Chéloné (tortue) refusa d'assister au mariage. Pour la punir de son impertinence, les dieux la transformèrent en tortue condamnée au silence.
    ‡ Mais une autre version raconte que Chéloné mit tellement de temps à se préparer que Zeus, excédé, écrasa la maisonnette sur elle et la condamna à porter désormais sa maison sur son dos.

    La Terre-Mère offrit à Héra un arbre couvert de pommes d'or, qui par la suite fut gardé par lesHespérides dans le verger d'Héra sur le mont Atlas. On dit aussi que c'est en ce lieu que se déroulèrent les noces. Mais de nombreux autres endroits comme le mont Ida en Phrygie ou l'île d'Eubée se disputent le privilège d'avoir accueilli le premier vrai mariage du monde. Ils passèrent à Samos leur nuit de noces qui dura trois cents ans.

    Héra
     

    De leurs amours naquirent les divinités Ilithye, Hébé et Arès.
    C'est en allaitant ce dernier, qu'un jet de son lait traça sur la voûte céleste la voie lactée mais il existe d'autres textes avec Héraclès, Hermès ou Dionysos. Malgré ces enfants, les disputes au sein du couple étaient nombreuses comme le relatent les poètes (Homère, Iliade, I, v. 540-563).

    • Selon Héra, Héphaïstos avait été conçu sans l'intervention de son époux, prodige que Zeus ne voulut pas croire jusqu'à ce qu'ayant emprisonnée son épouse sur une chaise mécanique dont les bras se repliaient et enserraient la personne qui était assise, elle fut contrainte de jurer par le Styx, serment inviolable, que c'était la stricte vérité.
    Homère prétendait qu'Héphaïstos était le fils de Zeus et d'Héra.

    Héra considéra aussi comme un outrage que Zeus eût enfanté seul Athéna. Dans sa colère, elle invoqua la terre et le vaste ciel et les Titans enfermés dans le Tartare, et leur demanda la faveur d'enfanter, elle aussi, seule, un enfant « qui ne fût nullement inférieur en force à Zeus ». Ses voeux furent exaucés, et, quand les temps furent révolus, elle mit au monde « non un fils semblable aux dieux et aux hommes, mais l'effroyable Typhon, fléau des mortels ». Ce monstre se confond avec Typhon, le fils de Gaia et du Tartare, contre lequel Zeus eut à soutenir une lutte terrible.

    • Héra, la protectrice du mariage était un modèle de fidélité. Il lui arriva toutefois d'être l'objet de l'assiduité des hommes, tels Ixion, Ephialtès ou le Géant Porphyrion qui furent rapidement châtier par Zeus ou ses enfants. Cette insolence avait d'ailleurs reçu un châtiment exemplaire: Ixion fut attaché à une roue enflammée et emporté par elle à travers les airs.
    Toutefois il existe une légende racontée par Nonnus où elle serait la mère de Pasithéa par Dionysos (Nonnus, Dionysiaca 31,103)

    Jupiter et Junon
    par RUBENS

    Héra

    Cabinet des médailles Paris
    Ixion, Junon et Néphélé
    par RUBENS
    © Musée du Louvre, Paris
    **************

    • Un jour, selon ce qu'il se raconte à Platée, Héra abandonna Zeus, lassée par l'infidélité constante de son mari volage et retourna dans l'île d'Eubée. Alors sur le conseil du roi de Platée, Alalcoménée, ou Cithaeron, Zeus façonna une élégante statue en bois, il la recouvrit d'un voile et il la plaça à côté de lui sur son char. Puis il fit courir le bruit qu'il allait épouser Plataea, la fille du roi. Dès qu'Héra l'apprit, elle fut si furieuse qu'elle accourut immédiatement et renversa la statue. Mais en voyant la supercherie elle se réconcilia avec son mari dans un grand éclat de rire.

    ❖ Filiation

    Rhéa
    Rhéa
    Cronos
    Cronos
    Héra
    HERA
    Epoux* / amant Enfants
    Zeus
    Zeus
    *
    Hébé
    Ilithye
    Arès
    (Dionysos) Pasithéa
    - Héphaïstos
    - Typhon

     

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  • HÉPHAÏSTOS.......Dieu du feu terrestre et des forgerons...

    HÉPHAÏSTOS.......Dieu du feu terrestre et des forgerons...

    Héphaïstos
    Bronze du British Museum

    ***********

    Héphaïstos (Gr. Ηφαιστος; Lat. Hephaestus) est le dieu du Feu terrestre et de la Métallurgie qui découvrit l'art de travailler les métaux.
    Il fait partie des douze Olympiens.
    Il fut assimilé à Vulcain chez les Romains et il porte aussi le nom de Mulciber.

    ❖ Naissance

    Certains comme Hésiode, prétendent qu'Héphaïstos était le fils d'Héra par parthénogenèse , jalouse que son mari ait pu donner le jour à Athéna. Zeus ne voulut pas croire ce prodige jusqu'à ce que, ayant emprisonnée Héra sur une chaise mécanique dont les bras se repliaient et serraient celui qui était assis, il l'eût contrainte à jurer par le Styx qu'elle ne mentait pas.
    Il était si maladif à sa naissance, que sa mère Héra, l'air dégoûté, le poussa du bout du pied du haut de l'Olympe pour échapper au désagrément et à la peine que lui causait son aspect pitoyable.

    Il survécut cependant à cette fâcheuse mésaventure, sans aucun dommage physique, car il tomba dans la mer où Téthys etEurynome, qui se trouvaient non loin de là, lui portèrent rapidement secours. Ces déesses serviables lui firent son éducation et le gardèrent auprès d'elles dans une grotte sous-marine où il installa sa première forge.
    Il fabriqua toutes sortes d'objets et bijoux merveilleux et bientôt toutes les nymphes marines se parèrent de colliers et de bracelets magnifiques.
    Neuf ans plus tard, Héra rencontra Téthys qui portait ce jour-là une belle broche qu'il lui avait façonnée; elle lui demanda où elle avait trouvé ce bijou merveilleux.
    Téthys ne voulut point répondre mais Héra sut l'y contraindre. Elle lui demanda de revenir immédiatement sur l'Olympe.
    Pausanias (I, XX,2) et Hygin racontent une version différente. Héphaïstos voulut se venger de sa mère et lui envoya un magnifique trône en or qui possedait un mécanisme secret. Dès qu'Héra s'installa sur ce trône elle ne put plus se lever. Tous les dieux tentèrent en vain de la délivrer mais rien n'y fit ; finalement le conseil des dieux décida d'aller chercher Héphaïstos pour l'en délivrer. Arès fut le premier à essayer de le ramener mais sa tentative musclée se termina par un échec car le dieu forgeron utilisa les ressources de son art du feu pour le mettre en fuite.
    Ce fut Dionysos qui sut gagner sa confiance et l'amena complètement saoul juché sur un âne. On raconte du'Héra pour se faire pardonner mais aussi pour profiter de son industrieux fils lui installa un forge dans l'Olympe même.

    ❖ Attributs

    Le marteau ou des pinces

    ❖ Attributions

    Vulcain et Cupidon
    Alessandro TIARINI
    **********

    Il personnifie le feu souterrain notion qui conduit naturellement au dieu des volcans, des forges et au métier de forgeron.

    C'est un inventeur de génie qui découvrit l'art de travailler le cuivre, le fer, le bronze, l'argent et l'or et un artisan hors de pair qui forgea avec l'aide des Cyclopes, la plupart des objets magiques utilisés par les dieux et les déesses.

    Deux ouvrages merveilleux excitèrent l'admiration des dieux eux-mêmes; ce furent deux automates d'or, représentant deux belles jeunes filles sur lesquelles Héphaïstos s'appuyait pour déambuler dans son palais. Ces automates marchaient, et parlaient, comme des femmes et semblaient douées de raison (Homère, Iliade, XVIII, 417 sqq) mais elles ne respiraient pas et elles n'avaient que l'apparence de la vie.

    Thétis et Héphaïstos
    Héphaïstos polissant le bouclier d'Achille commandé par Thétis
    ***

    Sans être totalement exhaustif on peut citer aussi:
     • Le palais de l'Olympe;
     • Les trônes de Zeus et de son épouse;
     • les foudres de Zeus;
     • Le sceptre de Zeus;
     • Le sceptre de Pélops;
     • le trident de Poséidon forgé par les Cyclopes;
     • ainsi que le kunée, casque magique d'Hadès
     • les flèches d'Artémis et d'Apollon;
     • les flèches d'Éros
     • Le char, le lit et la barque ronde d'Hélios;
     • les nouvelles armes d'Achille;
     • La ceinture magique d'Aphrodite;
     • Pandore;
     • le collier d'Harmonie;
     • Le robot Talos;
     • Le taureau du roi Aeetes;
     • Les grelots pour effrayer les oiseaux du lac Stymphale;
     • Les chaines pour Prométhée;

     
    Hephaistos
    Héphaïstos et ses outils
     

    Héphaïstos s'était à ce point réconcilié avec Héra qu'il eut l'audace de reprocher à Zeus en personne de l'avoir laissée suspendue dans le ciel par les poignets quand elle s'était révoltée contre lui.
    Il se précipita avec ses outils pour tenter de la délivrer. Mais Zeus fort en colère contre ce téméraire forgeron, le jeta au bas de l'Olympe une seconde fois. Il tomba durant un jour entier. En atteignant le sol sur l'île de Lemnos où travaillaient les Cyclopes. Il se brisa les deux jambes et bien qu'immortel, il lui restait bien peu de vie lorsque les habitants de l'île le découvrirent et le soignèrent, mais cette chute ne fit rien pour soigner sa claudication. En remerciements de leurs bons soins il enseigna aux habitants de l'île l'art de la métallurgie.

    Un autre jour Héra demanda à son fils Héphaïstos d'intervenir pour sauver Achille poursuivi par le tumultueux dieu-fleuve Scamandre. Aussitôt dit, aussitôt fait et en peu de temps les rives du fleuve furent brulées et les eaux furent vaporisées par les feux d' Héphaïstos; alors le dieu-fleuve lui adressa cette ardente prière:

    « Héphaïstos, aucun des dieux ne saurait te résister; non, je ne lutterai point contre tes flammes ardentes, toi qui flambes d'un tel feu. Cesse cette querelle; » (Illiade, XXI, 353)

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  • DÉMÉTER........Déesse de la végétation et de la fertilité de la terre

    DÉMÉTER........Déesse de la végétation et de la fertilité de la terre

    Cérès (1660)
    Giovanni Francesco Romanelli (CP)

    ************

    Déméter (Δημητηρ) dont le nom, sans doute une altération d'un mot grec qui signifie de "Terre-mère", était la déesse de l'agriculture et des moissons.

    Elle représentait la terre cultivée et féconde contrairement aux autres déesses comme Gaia ou Rhéa qui personnifiait la terre en tant que matière. C'est elle qui facilitait la germination et la pousse des plantes.

    Elle était la fille de Cronos et Rhéa. Elle fait partie des douze Olympiens même si elle préférait résider à Eleusis au contact de la terre que sur l'Olympe.

    Elle fut assimilée par les romains sous le nom de Cérès qui était une divinité latine très ancienne associée aux moissons.

    ❖ Attributions

    La base de l'économie grecque reposait principalement sur la culture des céréales (orge et blé) c'est pourquoi elle était particulièrement vénérée en assurant l'abondance et l'épanouissement des cités. Elle resta toujours très proche des Hommes qui construisirent en son honneur un grand nombre de temples à travers toute la Grèce.
    En tant que déesse de la terre elle avait aussi un caractère chthonien qui fut par la suite dévolu à sa fille Perséphone.

     

    La truie, le bélier, la grue et la tourterelle ainsi que la couronne d'épis de blé, le flambeau, et la gerbe de blé sont ses emblèmes.

    ❖ Amours

    Cérès de Jean-Antoine Watteau (CP)
    **********

    Sa beauté sévère attira toutefois quelques prétendants à qui elle tenta de résister.

    POSEIDON


    Alors qu'elle était en Arcadie, Poséidon la convoita mais elle se transforma en cavale et se mêla aux juments du roi Oncos. Cependant il en fallait plus pour décourager le maitre des eaux qui à son tour prit la forme d'un fougueux étalon et la rendit mère du cheval Arion (ou Areion) qui était immortel, doué de parole. et avait une magnifique crinière verte.
    ♳ Pausanias donne une autre version en faisant Gaia la mère d'Arion; il existe aussi une filiation par Zephyr et Podarge.
    Héraclès, l'avait chevauché quand il fit la guerre aux Eléens et il le donna par la suite à Adraste.
    Ils eurent aussi une fille que l'on connait seulement sous le nom de Despoina ou Despina, "la maîtresse" , car son nom réel n'était révélé qu'aux seuls initiés.

    ZEUS
    Déméter se refusa pareillement à Zeus qui, lui aussi, arriva à ses fins en se transformant en un puissant taureau et la rendit mère de Perséphone.

    MACRIS
    Déméter tomba amoureuse de Macris, une nymphe de Corcyre et par amour pour elle, elle enseigna l'art des semailles et de la moisson aux Titans sur son île appelée Drépané (la faux).

    IASION

    Cérès et sans doute Ploutos
     

    Elle fut aussi mère de Ploutos par Iasion, "le laboureur", fils de Zeus et de la Pléiade Electre. Ils se rencontrèrent lors du mariage de Cadmos et d'Harmonie. Echauffés par le nectar qui coulait à flots les amoureux se glissèrent hors de la maison et s'unirent dans un champ trois fois labouré. A leur retour, Zeus comprit ce qui venait de se passer entre eux, jaloux à l'idée que Iasion ait osé toucher Déméter, il le frappa à mort de sa foudre ou l'estropia gravement.
    Selon d'autres sources il vécut auprès de Démeter et introduisit son culte en Sicile.
    Cette union donna naissance à Ploutos et Philomélos.

    ❖ Culte

    Déméter et le serpent d'Eleusis
     

    Le culte était basé sur le rythme des saisons; il était à la source des Mystères d'Eulésis. Le secret de ses Mystères était très bien gardé et sa divulgation était punie de la peine de mort; Eschyle faillit être condamné. Ses temples appelés Mégara se trouvaient souvent dans les forêts.
    Elle était aussi particulièrement vénérée par les femmes, par exemple lors des Thesmophories àAthènes, cérémonie qui reçut son nom de l'épithète de la déesse «Thesmophoros» (la Législatrice) et qui était réservée aux femmes ; celles-ci rendaient un culte à la fertilité aussi bien pour elles-mêmes que pour la cité : Aristophane en fait le sujet de sa comédie, "Les Thesmophories".
    Les Phigaliens adoreraient une Déméter à tête et crinière de jument, entourée de dragons et de serpents. Cette statue ayant été incendiée par accident, les Phigaliens oublièrent le culte de la déesse, qui se serait venger par une grande sécheresse. Cette calamité les aurait conduits jusqu'à manger leurs propres enfants, s'ils ne l'avaient arrêtée en rétablissant le culte de Déméter la noire.

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    • ATHÉNA Déesse de la sagesse.

      ATHÉNA           Déesse de la sagesse.

      Athéna

      *********

      Athéna (Αθηνη) est la grande désse olympienne aux sages conseils, elle est à la fois la déesse de la Guerre et la défense des cités, de la Sagesse, protectrice des héros et patronne des artisans et de l'artisanat (poterie, tissage,sculpture...)
      Elle fait partie des douze Olympiens. Les Romains l'assimilèrent à Minerve.

      Les diverses étymologies de son nom ne sont pas réellement satisfaisantes. Hérodote a le premier identifié Athéna avec Neith, la déesse égyptienne de Saïs; cette identification a été par la suite justifiée par toutes sortes de légendes, telles que l'origine égyptienne de Cécrops.
      De même l'assimilation d'Athéna avec la déesse perse Anaïtis ou Anâhita dérive d'un passage assez peu clair de Plutarque. Certains ont voulu retrouver dans son nom une racine sanscrite "vadh" qui signifie "frapper".

      Les origines grecques comme "fleur" (αθοζ) ou "nourrice" (τιθηνη) ne sont pas meilleures. Il semble, en tout cas, que le nom de la déesse et celui de la ville d'Athènes soient étroitement liés ; l'un dérive de l'autre"; mais on ne saurait dire lequel fut le premier.

      Ses innombrables surnoms rappellent les circonstances de sa naissance, sa physionomie, ou ses attributions:

      Athéna Parthenos

      • Agoraia (déesse de l'agora),
      • Coryphasia (née sur une hauteur),
      • Ergané (la travailleuse),
      • Glaukôpis (aux yeux brillants),
      • Hippia (protectrice des chevaux),
      • Nikè (la victorieuse),
      • Pallas ou Parthénos (la jeune fille, la vierge),
      • Polias (gardienne de la ville),
      • Promachos (celle qui combat en premier, le rempart de la cité),
      • Pronoia (la prévoyante),
      • Tritogéneia (née près du lac Tritonis),
      ou des détails de son culte: Apatouria, Chalciaekos, Itonia, Pandrosos, Phratia, Skiras, etc.

      L'épithète poétique Pallas, souvent accolée au nom d'Athéna, proviendrait soit de παλλειν, "frapper", soit, plus vraisemblablement, de παλλαξ, "jeune fille". (Voir la fiche sur Pallas pour la légende.)

      ❖ Attributions

      Personnification des Arts de la Paix mais aussi de la Guerre Athéna avait des attributions les plus variées.

      Athéna version Saint-Seyia sur
      le modèle d'Athéna Parthénos de Phidias
      *********

      Attributions poliades.
      Protectrice de la cité, Athéna était la gardienne des villes, elle habitait les temples situés sur les lieux ayant une importance stratégique au point de vue défensif, comme l'acropole ou la citadelle de la ville.

      Attributions guerrières.
      Divinité guerrière, elle représentait la bravoure réfléchie. Elle n'aimait pas les batailles; au contraire, elle était heureuse quand elle pouvait faire cesser une querelle ou lorsqu'elle pouvait soutenir le droit par des moyens pacifiques. En temps de paix elle ne portait pas d'armes, quand elle en avait besoin, elle les empruntait généralement à Zeus. Elle était encline à la clémence: lorsque les voix des juges étaient à égalité dans un procès à l'Aréopage, elle votait toujours de manière à faire libérer l'accusé. Cependant une fois engagée dans la bataille elle n'était jamais vaincue, même contre Arès, car elle possédait une meilleure connaissance de la stratégie et les sages capitaines s'adressaient toujours à elle lorsqu'ils avaient besoin d'un conseil. Elle paraissait souvent dans la mythologie, lutta contre les Titans, entra en rivalité avec Poséidon, protégea des héros: Héraclès, Persée, Bellérophon, Ulysse, etc.

       

      Attributions industrielles et commerciales.
      Elle passe pour avoir inventé divers instruments aratoires comme la charrue ou le râteau et l'attelage du boeuf. En Arcadie, on lui attribuait l'invention du quadrige. Elle préside au travail du bronze d'art et de tous les objets d'art fabriqués de main d'homme. Elle dirige notamment les travaux de la femme, où elle excelle. (voirArachné)

      Attributions agricoles.
      Divinité agricole elle dota l'Attique de l'olivier et du figuier. elle a appris aux Cyrénéens et aux Barcéens à élever et à atteler les chevaux.

      Minerve chez les Muses
      Minerve chez les Muses
      BALEN
      *****

      Attributions politiques et pacifiques.
      Protectrice de la ville d'Athènes et des acropoles. La déesse joue aussi le rôle de protectrice de ses guerriers favoris, Diomède, Ulysse, Achille, Agamemnon. Elle fait jaillir du feu de la tête et des épaules de Diomède (Iliade V,7), entoure Achille de flammes (Iliade XXVIII, 203).
      Athéna est la déesse du bon gouvernement et la protectrice du droit. Elle inspire les conseils de l'État, les assemblées, les tribunaux et veille sur les institutions de la cité en temps de paix.

      Attributions intellectuelles.
      Divinité de la Sagesse et de l'Intelligence, elle présidait aux arts, aux inventions, aux assemblées, à l'éloquence. Athéna inventa la flûte, la trompette. C'est elle la première qui enseigna les nombres et tous les arts pratiqués par les femmes.

      ❖ Naissance

      Selon la légende la plus connue, Athéna serait sortie tout armée et casquée du crane de Zeus en poussant son cri de guerre ; suivant d'autres traditions moins répandues, elle naquit en Libye ou en Egypte.

      Naissance d'Athéna

      Zeus convoitait la Titanide, Métis, qui se métamorphosait constamment pour lui échapper jusqu'à ce qu'elle fût prise et rendue enceinte. Un oracle de la Terre-Mère déclara alors que l'enfant serait une fille et que si Métis enfantait de nouveau, le fils qu'elle porterait détrônerait Zeus, de la même manière que Zeus avait lui-même détrôné Cronos et queCronos avait détrôné Ouranos.
      C'est pourquoi après avoir entraîné Métis vers sa couche avec de douces paroles, Zeus ouvrit brusquement la bouche et l'avala, et ce fut la fin de Métis, bien qu'il affirmât par la suite qu'elle lui donnait des conseils de l'intérieur de son ventre.
      Au bout d'un certain temps, un jour, se promenant sur les rives du lac Triton, il fut pris d'un mal de tête si violent qu'il lui sembla que son crâne allait éclater et il se mit à pousser de tels cris que le firmament entier lui fit écho. Hermès arriva en courant, il avait immédiatement deviné la cause des douleurs de Zeus.
      Il persuada Héphaïstos, (ou, selon certains, Prométhée) de prendre son coin et son maillet et de faire une brèche dans le crâne de Zeus, d'où, poussant un cri puissant, jaillit Athéna tout armée.

      "Nous sommes tous irrités contre toi, Zeus, qui as mis au monde cette fille [Athéna] insensée et funeste qui médite sans cesse les plus affreux desseins.
      Les dieux de l'Olympe t'obéissent et sont soumis à tes ordres; cependant tu n'emploies ni paroles dures ni châtiment pour retenir Athéna dans de justes limites; bien plus, excitée par toi, père de cette odieuse furie, elle pousse le fier Diomède à s'attaquer aux immortels eux-mêmes! Ce héros a déjà blessé Aphrodite à la main, et, semblable à un dieu, il s'est précipité sur moi avec fureur."

       

       En Crète, on racontait que la déesse était cachée dans un nuage et que c'est en frappant ce nuage de sa tête que Zeus en avait fait sortir Athéna. Cet événement aurait eu lieu près de Cnosse, au bord d'un ruisseau, le Triton d'où l'épithète de Tritogéneia.


       La déesse passait aussi pour la fille de Poséidon et de Tritonis. (Pausanias, I, 14, 6)
       Certains enfin lui donnaient pour père le géant Pallas, qu'elle aurait tué parce qu'il avait voulu abuser d'elle.
      Athéna n'en demeura pas moins l'enfant préférée de Zeus. Il avait pour elle une prédilection marquée ; il lui témoignait une indulgence extrême, qui suscitait la jalousie des autres dieux comme le fait âprement remarquer Arès dans l'Iliade.
      De plus, cette naissance où elle n'était pas partie prenante, irrita au plus haut point Héra qui décida par représailles d'enfanter elle seule le monstre Typhon. Athéna se considérait comme la fille de Zeus seul. Ainsi, Eschyle, lui fait déclarer avec raison : « Je n'ai pas eu de mère pour me donner la vie.»

      ❖ Filiation

      Metis
      Métis
      Zeus
      Zeus
      Athena
      ATHENA
      Epoux* / amant Enfants
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