• La Mythologie Romaine

    La Mythologie Romaine

    Mars et Réa Silvia par RUBENS
    © Liechtenstein Museum, Vienne

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    Dans les pages qui suivent vous trouverez les personnages de la mythologie purement romaine c'est-à-dire les dieux et les héros de l'Italie antérieurs à l'hellénisation de la mythologie.
    Donc si vous cherchez des éléments sur la mythologie traditionnelle comme (Jupiter / Zeus) vous devez vous reporter aux pages sur la mythologie gréco-romaine.
    En revanche si vous chercher des personnages comme Romulus, Cacus, Terminus ou des précisions sur le caractère latin de Jupiter c'est bien ici que vous les trouverez.

    En face de la richesse de la mythologie grecque, on ne peut que constater la relative pauvreté de la mythologie romaine. Cette dernière ne paraît être qu'un maladroit démarquage de la première qui, dès le VIe s. avant notre ère, a su imprimer sa marque, donner des modèles, à tel point que les grandes divinités romaines ne sont que la transposition de divinités helléniques. Les dieux de l'Olympe s'appellent à Rome Jupiter, Junon, Minerve..., et leur identification aux dieux grecs ne fait que recouvrir les traits de dieux indigènes, dont les légendes propres sont très pauvres. Aussi a-t-on pu croire longtemps qu'il n'existait pas de véritable mythologie romaine, mais une simple mise en forme de mythes helléniques, totalement adaptés et assimilés.

    Cette croyance est aujourd'hui remise en question, et l'on pense que, quel que soit l'apport hellénique, il existe à Rome une mythologie nationale qui ne doit rien à une influence grecque. Il est, en effet, un fonds mythique purement romain, celui de l'histoire, qui ne ressemble en aucune façon aux cosmogonies et aux théogonies helléniques. Le problème des origines de la cité constitue le lieu privilégié de l'expérience mythologique romaine, Tite-Live étant le plus fidèle écho des légendes qui s'y rattachent. Ce dernier veut conférer au récit de la naissance de sa nation l'autorité de l'histoire et sa véridicité, tout comme justifier les rites et les coutumes par leur projection dans le passé.

    Les caractères de la mythologie romaine.

    " Rome a eu sa mythologie, et cette mythologie nous est conservée. Seulement elle n'a jamais été fantasmagorique ni cosmique : elle a été nationale et historique.
    Tandis que la Grèce et l'Inde développaient en images grandioses ce qu'elles croyaient avoir été la genèse et les temps du monde, les chaos et les créations, l'oeuvre et les aventures des dieux organisateurs du "Tout", Rome a prétendu simplement retracer, avec la simplicité de procès-verbaux, ses propres débuts et ses propres périodes, sa fondation et ses progrès, l'oeuvre et les aventures des rois qui, croyait-elle, l'avaient successivement formée.

    Mais ces récits, datés et situés dans une perspective proche, n'en étaient pas moins en grande partie fictifs et hérités du temps où Rome n'existait pas encore, et ils n'en remplissaient pas moins le même rôle que, chez les Grecs et les Indiens, les récits prodigieux : ils justifiaient, ils authentifiaient les rituels, les lois, les moeurs et toutes les composantes de la société romaine, du caractère et de l'idéal romains; ils distrayaient aussi les fils de la louve (et il ne faut pas négliger ce service des mythes), tout en les confirmant dans leur estime d'eux-mêmes et dans une belle confiance en leurs destins.

    Pratiquement, c'est dans les deux premiers livres de Tite-Live qu'il faut chercher l'équivalent des théogonies et des cosmogonies d'autres peuples indo-européens. Ainsi lues, toutes ces légendes royales reçoivent un surcroît d'intérêt. "

    (Horace et les Curiaces, 1942, Georges Dumézil.)

    Des travaux, notamment ceux de Georges Dumézil, ont mis en lumière le fait que le substrat de la mythologie romaine remonte à des sources très lointaines. C'est ainsi que nombre de récits "historiques" latins ne seraient que l'adaptation de thèmes mythiques très anciens qui ressortissent aux peuples indo-européens et antérieurs même à leur venue en Italie. Il y aurait une correspondance entre ces éléments indo-européens et le fonds mythique romain.

    "Quand la Rome républicaine se constitua une "histoire primitive", les premiers responsables de l'annalistique ne laissèrent pas perdre la mythologie ancestrale qui subsistait de génération en génération [...]. Ils avaient entre autres à leur disposition le mythe qui justifiait primitivement la hiérarchie fonctionnelle des sociétés indo-européennes."
    (Georges Dumézil, dans Naissance de Rome, 1944)

     

    Ce mythe autorisa la reconstruction, plausible aux yeux des historiens latins, du passé lointain et oublié de la cité. Cette fabrication d'une mythologie purement romaine dans un contexte indo-européen n'empêche pas qu'en dehors du domaine "historique" la majeure partie des légendes de Rome ne soit que le calque des mythes helléniques. Pourtant, dans la banalité de ces variantes d'un modèle grec apparaît souvent un élément essentiellement latin : par exemple, tel détail rituel, qui ne peut appartenir qu'à Rome, tel détail, d'initiation, telle nuance politique. Qui plus est, se laisse déceler une certaine originalité dans les différents apports italiques, qu'ils soient latins, étrusques ou sabellique Ainsi, la légende d'Héraclès trouve modifiée : Hercule doit combattre le géant Cacus, héros local de Rome; Jupiter, loin de se confondre entièrement avec Zeus, subit également une influence étrusque; celle-ci n'est pas non plus négligeable quand il s'agit des thèmes de la vie aux Enfers et dans l'Au-delà encore, par exemple, des dieux lares. Ajoutons, et c'était inévitable que, progressivement, les imprégnations italiques ont fini par infléchir à Rome l'évolution de la mythologie grecque.

    ROMAINS GRECS
    Apollon Apollon
    Bacchus Dionysos
    Cérès Déméter
    Diane Artémis
    Junon Héra
    Jupiter Zeus
    Mars Arès
    Mercure Hermès
    Minerve Athéna
    Neptune Poséidon
    Pluton Hadès
    Saturne Cronos
    Vénus Aphrodite
    Vesta Hestia
    Vulcain Héphaïstos

    Correspondances entre les dieux romains et grecs.
    Les fiches sur les divinités grecques sont plus complètes que les fiches des divinités romaines qui ne présentent que les spécificités purement romaines.

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  • Ahura Mazda, ou Ohrmazd, était le dieu et le «Seigneur Sage» de l'ancien Iran. Il était considéré comme le ciel global jusqu'à l'époque du grand réformateur religieux Zarathoustra, qui vécut vers 1200 avant notre ère; les anciens Iraniens vénéraient une multitude de dieux. Zoroastre dénonça les anciens dieux et Ahura Mazda fut dès lors considéré comme le seul et unique dieu de la création, perpétuellement assiégé par Angra Mainyu, ou Ahriman, principe de l'obscurité. Après avoir créé les Amesha Spentas et les Yazatas, Ahura Mazda créa les hommes, le bétail, le feu, la terre, le ciel, l'eau et les plantes.

    Ahura
    Ahura Mazda
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    Selon Zoroastre, c'était Ahura Mazda qui rendait la lumière visible, et c'est pourquoi il était souvent représenté comme étant le soleil.

    Dans d'autres récits, le soleil et la lune sont les yeux d'Ahura Mazda. Grâce aux caractéristiques purificatrices du feu, Ahura Mazda était capable de distinguer le bien du mal, et il conférait le feu, symbole de vérité, à ses adeptes.
    Sous les Achéménides, qui régnèrent de 558 à 330 avant notre ère, Ahura Mazda fut adopté comme le patron de la maison royale et fut représenté sous forme de deux grandes ailes.
    Durant les siècles qui suivirent la vie de Zarathoustra, on assista au développement d'un mouvement baptisé zurvanisme, selon lequel Ahura Mazda et Angra Mainyu étaient tous deux les descendants de Zurvan Akarana, le «Temps Infini». Cette notion permit de contourner le problème de la création du mal par Ahura Mazda, ou au moins l'idée qu'il aurait pu laisser le mal exister.
    Selon la croyance, à la fin des temps « Ohrmazd régnera et fera tout ce qui est en sa volonté »

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  • La mythologie perse

    La mythologie perse

    La mythologie perse est celle des anciens peuples qui habitaient le plateau iranien jusqu'aux territoires de l'Asie centrale de la Mer noire

    Zarathoustra
    Zarathoustra
     

    Cette mythologie est caractérisée par un dualisme dans lequel s'affrontent Ahura Mazda symbole du bien, et Angra Mainyusymbole de l'obscurité et du mal. Ce dualisme existait déjàà l'époque achéménide et c'est sous son influence que le judaïsme a fait de l'adversaire, Satan, le principe du mal.

    L'un des aspects fondamentaux du mazdéisme est l'importance du Feu, "fils d'Ahura Mazda", et son caractère sacré. Des autels monumentaux du feu sont construits à travers tout le monde iranien.

    L'autre aspect particulier, est la coutume funéraire qui consiste à exposer les cadavres dans , les "tours du silence" (dakhma) où viennent les dévorer les vautours dans un acte de suprême générosité envers les éléments de la nature.

    Parallèlement à de rares sacrifices sanglants, le principal moyen de communication avec la divinité est le sacrifice du haoma, liqueur obtenue par le suc de la plante. Le culte mazdéen possède tout un rituel assumé par un clergé fortement structuré dont deux des principaux représentants sont le prêtre appelé mobed (ou magopat, " chef de mages ") et l'erpat, prêtre enseignant et lecteur.

    La conquête islamique, au VIIe siècle, qui a provoqué la chute des sassanides, a disparaitre peu à peu près qui ne subsiste dans ses modalités que chez quelques groupes en Iran, les Guèbres, et en Inde avec les Parsis.

    Parmi les sources il faut citer le Shâh Nâmeh, le livre des rois, écrit vers l'an 1000 par Ferdowsi; C'est un poème épique, retraçant l'histoire du Grand Iran depuis la création du monde jusqu'à l'arrivée de l'Islam.

     

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  • lettrine Le Kalevala (la "terre nourricière des héros"), est un très long poème de 22795 vers répartis en cinquante chants, composé par Elias Lönnrot au milieu du XIXe siècle à partir de chants populaires finlandais de tous âges et de tous genres.
    Le 28 février est célébré en Finlande la journée du Kalevala pour commémorer la première édition du livre.

    Quatrième de couverture:

    Voici qu'un désir me saisit,
    L'idée m'est venue à l'esprit
    De commencer à réciter,
    De moduler des mots sacrés,
    D'entonner le chant de famille,
    Les vieux récits de notre race...

    « 28 février 1835 : Elias Lönnrot publie le premier Kalevala ou Les vieilles chansons caréliennes du peuple finnois d'antan. Ce 28 février 1835, Elias Lönnrot hisse le peuple finnois au-delà de ses territoires et de sa mémoire même, à hauteur de l'humanité tout entière : la somme poétique qu'il publie, il l'a moissonnée auprès des hommes qui parlent sa langue, obscurs, les bardes villageois, les pleureuses, les sorciers qu'avec ses collègues, à l'aube du XIXe siècle, il est parti écouter entre lacs et forêts. Façonnés dans les limbes de la pensée humaine, chantés par plaisir et par besoin, compris par un peuple et nécessaires à son essence, ces chants n'ont guère leur semblable - et l'épopée qui en naît n'a pas d'équivalent dans l'héritage humain [...] »

    Elias Lönnrot, l'homme à qui l'on doit le Kalevala, était un véritable puits de science : il fut explorateur, médecin, poète et linguiste. Ce qui le poussa à rédiger le Kalevala est la conception, qu'il partageait avec le savant allemand J. G. Herder (1744-1803) qu'une nation ne peut exister sans identité culturelle bien définie. Le Grand Duché de Finlande avait été annexé par la Russie en 1809 et ne devint indépendant qu'à la Révolution russe, en 1917.
    De son vivant, Lonnrot devint très célèbre grâce au Kalevala mais également à ses dictionnaires et aux journaux qu'il dirigeait. Aujourd'hui, il est considéré comme l'un des pères du finnois écrit. La petite maison campagnarde Paikkari où il est né est la propriété du Conseil national finlandais des antiquités, aujourd'hui transformée en musée. Elle est située dans la commune de Sammatti environ 75 km à l'ouest d'Helsinki.

    Lönnrot eut l'idée de rassembler les légendes de l'ancienne Finlande en 1828. Il parcourt Finlande et la Carélie pendant les sept années suivantes rendant même dans les plus petits villages. Puis, il compara et adapta ces légendes pour en faire une épopée héroïque qu'il appela le Kalevala. Ce recueil s'est enrichi jusqu'à rassembler près de 23 000 vers en 1849.
    En réalité, le Kalevala prend sa source en partie dans l'ancienne mythologie et en partie dans l'imagination d'Elias Lönnrot lui-même. Dans son ardeur à vouloir écrire une épopée comparable à l'Iliade d'Homère, Lönnrot a écrit des poèmes entièrement nouveaux à partir de fragments d'informations qu'il a réunis pendant ses voyages. Le Kalevala raconte une querelle entre deux peuples: les Kaleva originaires du sud de la Finlande et les Pohjola venus du nord de la Finlande et de la Laponie.
    Le Kalevala a non seulement été traduit dans plus de 45 langues mais il a sans doute aussi servi de base à JRR Tolkien. Par exemple, l'histoire de Kullervo a été largement utilisée dans le Silmarillion y compris l'épée qui parle quand l'anti-héros l'utilise pour se suicider.
    Il a été traduit en français par Jean Louis Perret en 1927. La traduction en prose qui a été utilisée en général dans ces fiches est celle de L. Léouzon Le Duc (1867)

    RECIT.

    Chant 1 & 2
    La déesse Ilmatar (la vierge des airs) se pose sur les eaux dont elle devient mère. Un canard pond ses œufs sur ses genoux. Les œufs se brisent et des débris naît le monde. Väinämöinen naît d'Ilmatar. Sampsa Pellervoinen, dieu de la Fertilité plante des arbres. L'un d'eux devient si haut qu'il cache à la vue soleil et lune à la vue. De la mer sort un petit homme qui abat ce chêne gigantesque. Soleil et lune peuvent briller à nouveau.

    Chant 3 & 4
    Joukahainen défie Väinämöinen en un duel de formules magiques mais il est défait. Par ses chants Väinämöinen l'emmène dans les marais. Pour avoir la vie sauve, Joukahainen propose à Väinämöinen la main d'Aino, sa propre sœur. Aino ne veut pas épouser le vieux magicien et se noie dans la mer.

    Chant 5 & 7
    Väinämöinen reprend Aino à la mer en la pêchant sous forme de poisson mais reperd sa prise. Il s'en va demander la main de la vierge de Pohjola. Dans son désir de vengeance, Joukahainen tue le cheval de Väinämöinen qui tombe à la mer. Un aigle le sauve et le ramène sur la rive de Pohjola. Louhi, la dame-maîtresse de Pohjola, le prend sous sa protection. Pour pouvoir repartir Väinämöinen promet que le forgeron Ilmarinen forgera le Sampo. En échange la vierge de Pohjola est promise au forgeron.

    Chant 8 & 9
    Sur le chemin du retour Väinämöinen rencontre la vierge de Pohjola et la demande en mariage. Comme condition au mariage, la vierge exige qu'il accomplisse quelques hauts faits magiques. En façonnant une barque Väinämöinen se blesse au genou d'un coup de hache. Ukko, le dieu des "choses de dessus" lui jette un sort favorable pour le guérir de sa blessure.

    Sampo
    La forge du sampo. Fresque du musée national de Finlande peintes par Akseli Gallen-Kallela en 1928

    Chant 10
    Usant de ses pouvoirs magiques Väinämöinen envoie, contre son gré, Ilmarinen à Pohjola. Ilmarinen forge le Sampo que Louhi enferme dans de la roche. Ilmarinen doit revenir chez lui sans sa promise.

    Chant 11 & 12
    Lemminkäinen part pour l'Ile Saari se fiancer. Il batifole avec des jeunes filles et ravit la belle Kyllikki. Lemminkäinen la répudie et s'en va demander la main de la vierge de Pohjola. Par son chant, il fait sortir les gens de Pohjola de chez eux, à l'exception d'un méchant berger qui a refusé de chanter.

    Chant 13 & 15
    Lemminkäinen demande la main de la fille de Louhi, laquelle exige de lui trois exploits: parvenir à chasser l'élan de Hiisi, dompter le fougueux étalon de Hiisi et finalement tuer le cygne du fleuve Tuonela. Le berger, en embuscade, tue Lemminkäinen par vindicte et le jette en morceaux dans le fleuve Tuonela. La mère de Lemminkäinen reçoit un signe lui faisant savoir que son fils est mort; elle part à sa recherche. Le fleuve lui livre les restes de son fils: elle les réunit et lui redonne vie.

    Chant 16 & 17
    Väinämöinen commence à construire une barque et part pour Tuonela réclamer la formule magique nécessaire à la construction du bateau mais sans résultat. Il récupère les mots manquants dans le ventre du barde mort, Antero Vipunen, et parvient à construire sa barque.

    Chant 18 & 19
    Väinämöinen part en bateau pour Pohjola demander la main de la fille de Louhi. Ilmarinen part lui aussi pour se marier. La vierge de Pohjola jette son dévolu sur le forgeron du Sampo. Ilmarinen accomplit trois prouesses surnaturelles: il laboure un champ grouillant de serpents, il capture l'ours de Tuonela et le loup de Manala ainsi que le brochet gigantesque du fleuve Tuonela. Louhi promet sa fille à Ilmarinen.

    Chant 20 & 25
    A Pohjola on se prépare à la noce à laquelle tous sont invités sauf Lemminkäinen. Le fiancé et la fiancée arrivent à Pohjola et les festivités commencent. Väinämöinen divertit les invités avec ses chants. On donne des conseils aux fiancés en vue du mariage. La fiancée fait ses adieux à ses gens et part avec Ilmarinen pour sa maison de Kalevala. Arrivés à la maison d'Ilmarinen, on régale à nouveau les invités et Väinämöinen entonne un chant de grâces.

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  • Mythologie Nordique

    Mythologie Nordique ........

    Il existe plusieurs mythologies différentes, mais les trois plus populaires aujourd’hui sont romaine, grecque etégyptienne. Si on connaît plutôt bien leurs légendes et leurs dieux, ceux de la mythologie nordique sont bien moins populaires même si des films comme Thor et Avengers ou des séries comme Vikings ont contribué à rendre ces mythes plus connus. Voici donc quelques bases à avoir sur cette religion !

     Origine de Mythologie Nordique

    À la suite de l’évolution de certains dialectes saxons vers l’an 500, les langues suédoise, norvégienne et islandaise furent formées. Les peuples habitant des territoires où on parlait ces langues, séparés aujourd’hui en trois pays, les utilisèrent pour raconter leurs mythes, décrire leurs dieux et ensuite former leur propre religion. C’est alors que la mythologie nordique est née.
    Malheureusement, les chrétiens conquirent rapidement la Norvège ainsi que la Suède. Étant donné que ces deux peuples n’étaient pas encore arrivés au stade de l’écriture de longs textes élaborés, les témoignages manuscrits au sujet de leur mythologie datent du XIIIe siècle et se limitent aux observations effectuées par les chrétiens. Contrairement à ses deux cousins, l’Islande a mis presque un millénaire à devenir catholique, c’est-à-dire en 1100, ce qui explique que la grande majorité des premiers documents viennent de ce pays.
    Le tout premier recueil qui était centré autour de la mythologie nordique se nomme l’Edda. Il date des années 1220 et a été écrit par Snori Sturluson, un historien islandais. On y retrouve une description des dieux et des mythes.

    Les dieux principaux de la mythologie Nordique

    Odin

    Odin est un dieu dans la mythologie nordique
    Ce dieu est un peu le Zeus de la mythologie nordique. En effet, c’est lui qui gouverne et qui est au sommet de la hiérarchie divine. Dans cette religion, il représente la magie, le savoir, la guérison ainsi que la guerre. De plus, les mythes dépeignent Odin comme un être qui ne recule devant aucun obstacle et qui est capable de commettre les pires atrocités et d’endurer les pires supplices pour avoir ce qu’il désire, il suscite donc autant la crainte que l’admiration. Par exemple, il a appris le langage des runes en étant suspendu par les pieds durant neuf jours alors qu’une lance le transperçait de bord en bord. Odin a aussi choisi de perdre un œil pour devenir sage en buvant au puits de la connaissance gardé par Mimir, le dieu de la sagesse. Le jour qui lui était consacré était le mercredi.
    Il est représenté avec un seul œil ; il est également capable de se métamorphoser sous la forme d’un animal comme un serpent ou un aigle.Ce dieu siège sur son trône à Asgard, l’un des nombreux royaumes de la mythologie nordique. À ses côtés, on retrouve Huginn et Muninn, deux corbeaux qui lui rapportent ce qu’ils ont vu dans les autres royaumes.

    Cette déesse est l’épouse d’Odin. Frigg est la représentante de l’érotisme et la protectrice du mariage ainsi que de la maternité. À plus d’une reprise, elle aurait été infidèle à son mari en épousant ses frères et d’autres dieux. Il s’agit d’une des déesses les plus vénérées de la mythologie nordique. D’ailleurs, la journée du vendredi lui est entièrement consacrée.

    Frigg

    Cette déesse est l’épouse d’Odin. Frigg est la représentante de l’érotisme et la protectrice du mariage ainsi que de la maternité. À plus d’une reprise, elle aurait été infidèle à son mari en épousant ses frères et d’autres dieux. Il s’agit d’une des déesses les plus vénérées de la mythologie nordique. D’ailleurs, la journée du vendredi lui est entièrement consacrée.

    THOR

    Thor est un dieu de la mythologie nordiqueThor est le fils d’Odin. Contrairement à son père, il fait l’unanimité : tout le monde l’apprécie. Sa popularité s’explique facilement grâce à toutes les qualités qu’on lui attribue. Il est courageux, fort, loyal et représente le fidèle protecteur de l’espèce humaine.
    Son fameux marteau, Mjöllnir, le suit partout. Il est accroché à sa taille et est tellement chaud que Thor doit porter des gants lorsqu’il s’en sert. Cet outil magique lui permet de lancer des éclairs, ce qui explique bien pourquoi on le connaît aussi sous le nom du dieu des éclairs. Thor a aussi sa journée de la semaine et c’est le jeudi.

    LOKI

    Si Odin est rusé, Loki l’est encore plus, mais il a aussi une bonne dose de mauvaise foi. Comme le dieu des dieux, il peut se transformer en n’importe quel animal. Même s’il a cette caractéristique en commun avec Odin, aucun lien de parenté n’existe entre ces deux dieux. En effet, Loki est le fils du géant Farbauti et de Laufrey, un personnage dont la nature est incertaine. Il serait facile de le mettre tout bêtement dans le clan des méchants, mais Loki est bien plus complexe que cela puisqu’il lui arrive de causer plus de tort que de bien aux autres dieux. La journée qui lui est consacrée est le samedi.
    Ce dieu a fondé sa propre petite famille avec Angrboda, une géante, qui lui a donné trois enfants hors du commun : Fenrir, le loup géant ; Hel, la déesse des morts ; et  Jörmungandr, le serpent de Midgard.
    Un jour, Loki a eu la « brillante » idée de manipuler Höd , le dieu aveugle, pour qu’il tue Baldr, un dieu aimé et admiré par tous, et pour que Höd empêche aussi sa résurrection. C’était la farce de trop : les autres dieux ont par la suite condamné Loki à finir ses jours enchaîné à une pierre au fin fond d’une grotte et à endurer un supplice durant lequel des gouttes d’acide lui coulent sur la tête. Chaque fois qu’il en reçoit une, Loki tremble tellement intensément que cela cause un tremblement de terre.

    Tyr

    Tyr est un dieu dans la mythologie nordique
    Il s’agit du dieu de la justice et de la guerre. En effet, Tyr représente l’assemblée juridique qui régit la mythologie nordique ; il peut également influencer quel soldat tombera au combat. Il est le frère de Thor et le fils d’Odin. Il s’agit aussi d’un des dieux les plus sages. De plus, Tyr est souvent reconnu comme étant l’opposé de Loki puisque ses valeurs sont le contraire de celles de ce dieu mesquin. Son jour de la semaine est le mardi.
    Il est représenté avec une main en moins. En effet, c’est Fenrir, fils de Loki, qui la lui a arrachée : ce loup était accepté par les dieux comme s’il était l’un des leurs jusqu’au jour où ses gènes de géant se sont manifestés et où il est devenu extrêmement grand. Ils l’enfermèrent alors. En échange de sa liberté, les dieux lui lancèrent le défi de se libérer d’une attache extrêmement solide fabriquée par les nains avec des ingrédients plus qu’étranges. Le loup accepta le défi à condition qu’un dieu mette la main dans sa gueule. C’est Tyr qui consentit à l’échange. Finalement, Fenrir resta attaché et c’est ainsi que Tyr perdit sa main.

    BALDR

    Comme Tyr et Thor, Baldr est le fils d’Odin et de Frigg. La mythologie nordique le dépeint comme quelqu’un de doux, de sage, de miséricordieux, de pur, d’aimable et de serviable. Il représente à lui seul l’éthique des pays où cette religion était importante à l’époque des Vikings. Puisqu’il n’est un personnage important que dans très peu de récits, on dit de ce dieu qu’il est plutôt passif. Son épouse, Nanna, mit au monde Forseti, le dieu de la justice.

    Les différents mondes dans la mythologie nordique

    Il existe neuf mondes différents dans la mythologie nordique : Asgard, Vanaheim, Alfheim, Midgard, Jotunheim, Nidavellir, Svartalfeim, Muspell et Niflheim.

    Asgard est un royaume de la mythologie nordique
    Les trois premiers, Asgard, Vanaheim et Alfheim, sont les trois mondes supérieurs. Asgard est celui où siègent les différents dieux Ases, qui ont des fonctions spirituelles. C’est aussi là que se trouve le Valhalla, paradis des héros morts au combat appelés Einherjars. Grâce au pont Bifrost  aussi appelé Arc-en-ciel, ce royaume est relié à Midgard, le monde des humains. Vanaheim est le monde des Vanes, dieux liés au culte de la fertilité, de la vie et de la sagesse. Le troisième au niveau supérieur est Alfheim, qui héberge les bons et gentils elfes de lumière.

    Midgard est un royaume dans la mythologie nordique
    Les trois mondes suivants, Midgard, Jotunheim et Nidavellir, sont les niveaux intermédiaires. Comme dit précédemment, Midgard est le monde des humains ; Jotunheim est celui des géants et des trolls, lesquels essaient de renverser les dieux ; Nidavellir est celui des nains, qui fabriquent des objets précieux pour les dieux.

    Niflheim est un royaume de la mythologie nordique
    Svartalfheim, Muspell et Niflheim sont situés au niveau le plus bas. Svartalfheim est le contraire de l’Aflheim puisque c’est là que les elfes noirs se trouvent. Ceux-ci sont l’inverse des elfes de lumière. Ils se cachent d’ailleurs sous la terre ou à l’intérieur des rochers. Muspell est le monde enflammé du géant Surt. Pour finir, Niflheim (ou Helheim en l’honneur de Hel, la fille de Loki) est le royaume des morts et de la glace. C’est de là que proviennent les épidémies qui affectent les habitants de Midgard puisque ces deux mondes sont reliés par un pont.

    Le  Ragnarök, de la mythologie Nordique

    Ragnarok : mythologie nordique

    Même s’il existe plus d’un mythe dans la mythologie nordique, l’événement le plus important est le Ragnarök, c’est-à-dire la fin du monde décrit dans cette religion pour laisser place au nouveau monde.
    Suite à un hiver de trois ans appelé Fimbulvet, les guerres entre les dieux et les géants commencèrent sur Vigrid, le champ de bataille. D’un côté, on retrouve tous les dieux bons ainsi que les Einherjars et de l’autre, Loki, les géants, les morts du Niflheim, Fenrir ainsi que Jörmungandr.
    Les morts liées à cet événement furent nombreuses. En effet, le loup Fenrir, qui s’était libéré pour l’occasion, réussit à tuer Odin. Pour venger son père, Thor tua à son tour le fils de Loki. Ensuite, il assassina Jörmungandr, le deuxième fils du vilain dieu, mais le serpent réussit tout de même à l’empoisonner avant de mourir, ce qui représenta donc la fin du héros de la mythologie nordique. La plupart des dieux se battirent jusqu’à la mort avec les géants. C’est Heimdall, le gardien du passage entre Midgard et Asgard, qui réussit à tuer Loki en y laissant sa propre vie.
    Les survivants de cette bataille furent les dieux Vidar, Vali, Hoenir, Modi, Magni et Balder ainsi qu’un couple d’humains qui s’étaient réfugiés dans l’arbre d’Yggdrasil, un immense frêne entouré par les neuf mondes. C’est à eux qu’incomba la mission de repeupler la Terre et de construire le nouveau monde.

    La mythologie Nordique dans sa culture populaire

    Même si la mythologie nordique est bien moins connue que celle des Grecs, on la retrouve dans diverses œuvres aujourd’hui. Par exemple, le groupe Of Monsters and Men y fait allusion dans plusieurs de ses chansons. En effet, ce groupe islandais prend plaisir à faire un retour aux sources en mentionnant dans leurs morceaux des mythes issus de la mythologie nordique. De plus, cette dernière est aussi présente dans la série Vikings. Les dieux présents dans les Avengers, Loki, Odin et Thor, sont totalement inspirés de cette religion, et leur monde est similaire à celui qui est décrit dans les différents mythes. Plusieurs auteurs ont été inspirés par cette mythologie, comme le Québécois Michel J. Lévesque pour sa série Arielle Queen.

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  • MYTHOLOGIE de l'Océanie

     MYTHOLOGIE de l'Océanie

    L'Océanie se divise habituellement en trois régions :
    - celle des grandes îles au nord de l'Australie, la Mélanésie, habitée depuis longtemps par des peuples d'agriculteurs à la peau sombre ;
    - celle des groupes disséminés de petites îles peuplées de marins originaires d'Asie ;
    - celle des lointaines îles de Polynésie formant un triangle comprenant Hawaï au nord, la Nouvelle-Zélande au sud et l'île de Pâques à l'est.
    A la différence des Mélanésiens et des Micronésiens qui parlent des centaines de langues et possèdent de nombreuses mythologies, les Polynésiens parlent des langues issues d'un seul groupe linguistique et ce, bien que leurs mythologies témoignent d'influences diverses..

    Les mythologies primitives d'Océanie ont des origines chamaniques et relatent les tentatives de manipulation, voire de visite, du monde spirituel effectuées par de talentueux pratiquants et médiums. Les légendes et les contes populaires évoquent de célèbres magiciens, des êtres protéiformes et des voyageurs spirituels. Cependant, il existe d'importantes variations entre les différentes régions. Dans une grande partie de la Mélanésie et dans quelques autres groupes d'îles, les facettes les plus négatives de l'expérience chamanique ont donné naissance à la magie et à la sorcellerie. Ailleurs, de puissants cultes se sont développés ou ont été introduits, certains rappelant l'Asie ou même les Amériques, avec leur propre structure chamanique.

    Les Polynésiens, grands navigateurs, s'établirent aux Samoa et aux Tonga vers 1000 avant notre ère. Pendant plus de vingt-cinq siècles, ils se mêlèrent à d'autres peuples du triangle. Même si beaucoup de mythes d'exploration traitent de voyages réels, on pense aussi qu'ils représentent des voyages spirituels. Pour autant que des demi-dieux comme Rupe et Maui aient été, à l'origine, des personnes réelles, ils sont probablement plus chamans qu'explorateurs. Outre les contes et les fables, les plus vieux mythes de la région concernent la nature, en particulier les étoiles et l'origine des lieux ou des choses évidentes, comme le feu ou les espèces animales. Ces histoires étaient souvent racontées lors de cycles narratifs que des conteurs intégraient à des rituels.



    Une des migrations d'Asie du Sud-est vers la Polynésie, sans doute via l'île de Futuna, introduisit une cosmologie indo-européenne dotée de nombreux paradis et enfers, d'un Arbre de vie, d'Eaux de vie et d'un monde-miroir appelé Pulotu. Le peuple de Pulotu dominait en Polynésie occidentale et aux Fidji, tandis que le peuple Papatea, qui entretenait un panthéon émanant des dieux parents Papa et Atea, exerçait une grande influence sur la Polynésie orientale, dont la Nouvelle-Zélande, où Rangi remplaçait Atea.

    La mythologie des arborigènes d'Australie est traitée à part.

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  • Mythologie Mésopotamie

    Mythologie Mésopotamie

    En terme géographique la Mésopotamie regroupe les civilisations des Assyriens, Akkadiens, Babyloniens et Sumériens, qui se sont développées entre les grands fleuves le Tigre et l'Euphrate et se situe actuellement dans la réplublique d'Iraq.

    Cuneiforme
    Ecriture cunéiforme

    Assyrie : région septentrionale de la Mésopotamie dont Ninive, Ashur, Kalhu, Dûr Sharrukin étaient des villes principales.
    Akkad : région septentrionale du sud de la Mésopotomie dont la ville pricipale est Akkad fondée par Sargon au XIVe siècle avant notre ère.
    Babylonie : partie méridionale de la Mésopotamie dont Babylone était la ville principale.
    Sumer : partie méridionale de la Babylonie.

    Mésopotamie
    Mésopotamie

    Les civilisations urbaines de Mésopotamie ont exercé une grande influence sur l'ensemble de l'Asie occidentale, mais comme elles englobaient des tribus non sédentaires, des bergers migrants et des travailleurs de la terre issus de groupes ethniques et linguistiques divers, elles n'ont jamais constitué un groupe culturel très homogène. Durant les IIe et IIIe millénaires av. notre ère, certaines de ces peuplades développèrent des entités politiques indépendantes et accédèrent à l'écriture, qu'il a été possible de déchiffrer. Les plus anciens, attribués aux Sumériens, utilisent une écriture cunéiforme et datent d'environ 3300 av. notre ère. Les plus anciennes tablettes furent découvertes dans le temple d'Inanna à Uruk. Un peu plus tard apparurent diverses écritures sémitiques.

    Vers 1500 avant notre ère, la domestication du cheval et du chameau autorisa des déplacements sur de grandes distances et permit à ces peuplades de nouer des contacts plus étroits entre elles mais aussi avec des régions plus reculées, dont l'Égypte, l'Éthiopie, la Transcaucasie et l'Iran oriental. L'émergence de puissants empires multiethniques se disputant la possession de territoires coloniaux fut une constante durant la période comprise entre 1500 et 500 av. notre ère. Les effondrements successifs des nouveaux Empires assyrien et babylonien ouvrirent la voie aux conquêtes perses sous l'influence des rois achéménides, qui parvinrent, en peu de temps, à asseoir leur domination sur l'Égypte et l'ensemble du Proche-Orient.


    Palais de Nimroud à Ninive par A.H. Layard

    Alexandre le Grand, roi de Macédoine, entreprit de contester le pouvoir perse, et ses conquêtes marquèrent le début, pour cette partie du monde, d'une mainmise étrangère — d'abord macédonienne, puis romaine et byzantine — qui s'étendit sur plusieurs siècles. De fait, on considère souvent que la mort d'Alexandre le Grand, en 331 av. notre ère, marque la fin de la période historique du Proche-Orient ancien.

     

    Les peuples qui s'établirent dans les vallées fertiles entre les fleuves du Tigre et l'Euphrate en Mésopotamie conçurent une très riche mythologie vers 3200 avant notre ère.

    Née dans la civilisation sumérienne, la plus ancienne des civilisations occidentales, la religion s’est enrichie des apports des civilisations akkadienne, assyrienne et babylonienne qui se sont succédé en Mésopotamie. Le pouvoir est passé de Sumer à Akkad, à l'Assyrie et à la Babylonie mais la même mythologie demeura.

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  • LEGENDES MEDIEVALES

    Dans la littérature du Moyen-Age apparait petit à petit le mythe de la Quête du Saint-Graal, et les légendes des chevaliers de la table ronde, de Merlin l'enchanteur et du roi Arthur.

    Menestrels
    Cycle arthurienArthurien

    Chrétien de Troyes immortalisera le cycle du héros arthurien. Ces légendes donneront lieu à de nouvelles adaptations faites par les ménestrels mais elles disparurent à la Renaissance.
    Bien plus tard elles furent ressuscitées par les romantiques et souvent utilisées comme source d'inspiration. Ainsi on pourra citer Ivanhoé de Sir Walter Scott et beaucoup plus proche de nous la saga du "cycle d'Avalon" de Marion Zimmer Bradley où l'écrivaine revisite les légendes arthuriennes avec le regard des héroïnes.

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  • Mythologie Maya

    Mythologie Maya

    La plupart des historiens pensent que le Mayas sont les descendants des Olmèques dont un groupe s'est séparé vers 1500 avant notre ère puis est venu s'établir dans le Yucatán. Petit à petit ils occupèrent la totalité de la péninsule du Yucatán jusqu'à la côte du Pacifique.

    Dieu du maïs Yum Kaax et de la Mort

    L'évolution culturelle des Mayas peut se diviser en 3 périodes.
    - Pré classique de 1500 avant notre ère à 250 de notre ère.
    - Classique de 250 à 950
    - Post classique de 950 jusqu'à la conquête espagnole.
    Ils développèrent l'écriture et les systèmes numériques, ils étudièrent les étoiles et ils inventèrent un système avancé de calendrier. (voir la partie civilisation)

    La mythologie de ce peuple est très riche mais peu connue car la plupart de leurs livres et de leurs écrits ont été brûlés par les espagnols lors de la conquête.
    Seuls quatre codex:
    Codex de Dresde
    Codex Madud
    Codex de Paris
    Codex Grolier,
    sont parvenus jusqu'à nous mais il existe aussi des livres qui ont été écrits après la conquête espagnole comme le Popol Vuh.

    Les Mayas ont imaginé un panthéon complexe de dieux principaux comme Hunab Ku ou Kukulkan et secondaires dont nous n'arrivons pas toujours à cerner les attributions exactes.

    Les nombreux prêtres au service des divinités étaient craints et vénérés par le peuple et leur influence se faisait sentir sur toutes les classes sociales.
    Les Mayas croyaient à une vie après la mort et selon les actions du défunt dans sa vie terrestre il se retrouvait après sa mort soit au paradis soit aux enfers.

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