• Coyote.

    Coyote..est le maître de l'illusion

    Coyote est le maître de l'illusion qui tombe souvent dans ses propres pièges; il se laisse prendre à son propre jeu.
    Et nul n'est plus étonné que lui quand cela tourne mal !

    En revanche, cet étourdi réussit toujours à survivre. Cet animal est le fidèle reflet de nos absurdités.

    En se promenant d'un désastre à l'autre, Coyote porte l'art du sabotage au summum du raffinement.
    Grâce à lui, le rire et le sens de l'humour ont leur place dans nos vies.

    Il est souvent accompagné dans ses actions par son chien, Rattlesnake.
    Autant le "Loup Créateur" se montrait accommodant, autant Coyote cherchait sans cesse à contrecarrer les projets du Loup.

    LEGENDES.

    Un jour Loup déclara que si quelqu'un mourrait, il pourrait le ramener à la vie en décochant une flèche sous lui. Mais Coyote ne fut pas d'accord car il pensait que ramener les gens à la vie était une mauvaise idée, il y aurait alors trop de monde sur terre et plus assez de place pour tous.
    "Non, dit-il, laissons les gens mourir, laissons pourrir leur chair et que leurs esprits s'en aillent emportés par le vent de sorte que seuls subsistent leurs os asséchés"

    Le Loup finit par acquiescer, mais il décida in petto que le fils de Coyote serait le premier à succomber. Ainsi, désira-t-il la mort du jeune garçon et son vœu fut réalisé.
    Bientôt, Coyote vint le trouver pour lui apprendre cette triste nouvelle. Il rappela alors au Loup ce qui lui avait dit précédemment: "les gens pourraient revivre s'il tirait une flèche sous eux". Mais le Loup répliqua en rappelant à Coyote ce que lui-même avait dit à propos des gens qui devaient mourir.... Et il en fut ainsi.

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  • BABA YAGA ...

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    La Baba Yaga (ou Ježibaba) est un célèbre personnage des légendes slaves qui apparait souvent dans de nombreux contes russes ou polonais

    LÉGENDE.

    Baba YagaBaba Yaga par Ivan Bilibin

    En général elle est décrite comme une vieille sorcière mais dans quelques récits elle apparait aussi comme une jeune et belle femme.
    En fait elle vieillirait d'un an à chaque fois qu'on lui pose une question mais elle a la possibilité de rajeunir en buvant une décoction de roses bleues parfois apportées par les voyageurs. Mal coiffée, elle ne porte pas le traditionnel foulard sur la tête. Elle a une jambe constituée uniquement d'un os sans chair.
    C'est une ogresse qui dévore les voyageurs et en particuliers les jeunes enfants, grâce à sa bouche qui s'étire du sol jusqu'aux portes de l'enfer et garnie de dents d'acier. Toutefois en dépit de son appétit vorace elle est maigre comme un squelette.

    Elle se déplace en volant accroupie dans un mortier (bouilloire, buche...) magique tout en s'aidant d'un pilon comme d'un gouvernail et elle efface soigneusement ses traces avec un balai taillé dans du bouleau argenté.
    Chaque fois qu'elle apparaît, un vent sauvage commence à souffler, les arbres gémissent et les feuilles tourbillonnent dans les airs. Hurlante et gémissante, une foule d'esprits l'accompagnent.

    Mais c'est sans doute sa maison qui est la plus étonnante. C'est une petite cabane en bois juchée sur deux (ou une) pattes de poulet qui peut éventuellement se déplacer. Dans certaines légendes elle n'a pas ni porte ni fenêtre mais on peut les faire apparaitre en prononçant une phrase magique. La barrière de l'enclos est constitué d'os humains surmontés de cranes dont les orbites brillent dans la nuit. Le portail est fait lui aussi d'os humains et la serrure ressemble à une bouche garnie de dents pointues et acérées. Quand un visiteur entre dans sa cabane, Baba Yaga lui demande s'il est venu de son plein gré ou s'il a été envoyé.

    Baba Yaga règne sur les éléments. Ses serviteurs fidèles sont le Cavalier Blanc, le Cavalier Rouge et leCavalier Noir.

    La maison de Baba YagaLa maison de Baba Yaga

    Lorsque Vassilissa lui demande qui sont ces mystérieux cavaliers, elle répond: «Crépuscule brillant, Soleil rouge et Sombre nuit». Parmi ses autres serviteurs, il y a trois êtres sans corps et des paires de mains menaçantes, qui tombent du ciel à sa demande. Elle les appelle "mes âme amies» ou «les amis de mon cœur», mais elle est plus que réticente pour en discuter avec Vassilissa. Un autre personnage étrange lui sert de berger c'est le sorcier immortel Koshchey.
    Dans certaines histoires elle a deux sœurs plus âgées, qui sont également appelés Baba Yaga, juste pour vous embrouiller l'esprit!

    Si elle est surtout représentée comme une vieille femme terrifiante, Baba Yaga peut également jouer le rôle d'une femme sage et serviable. Le héros ou l'héroïne de l'histoire entre souvent dans son domaine à la recherche de la Sagesse, du Savoir ou de la Vérité. Comme elle est omnisciente, elle peut tout voir et révéler les secrets à ceux qui oseront poser les bonnes questions. Parfois elle propose des cadeaux magiques aux héros et aux cœurs purs.

    Elle se dit aussi l'esprit gardien de la fontaine de l'eau de la Vie et de la Mort.

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  • ALA

    ALA : Mythologie slave

    Ala ou Hala (Ale ou Hale au pluriel) est une créature femelle que l'on retrouve dans le folklore de Serbie et de Bulgarie. Elle apparait en général comme un vent violent poussant de gros nuages noirs de grêle mais elle peut prendre l'aspect d'un serpent et bien d'autres formes y compris celle d'un être humain.

     

    Ses méfaits étaient nombreux puisqu'Ala pouvait détruire les récoltes en quelques instant et elle pouvait aussi apporter des maladies et même tuer et dévorer l'infortunée personne qu'elle rencontrait. On raconte même qu'elle essayait parfois de dévorer la lune ou le soleil (éclipse).
    Toutefois on dit que si la personne ne faisait pas de différence entre Ala et le commun des mortels elle pouvait se montrer amicale.

    Ala
    Ala

    On cite la légende (il en existe plusieurs sur ce thème) de cette jeune fille qui, envoyée par sa marâtre, était parvenue à la maison de Ala et l'avait appelée "mère" sans faire attention aux vers qui grouillaient dans sa chevelure ni aux animaux sauvages qui peuplaient sa maison ni à toutes les autres choses fort bizarres qu'elle avait pu y voir. Elle en repartit avec une cassette pleine d'or.
    La marâtre qui voulut en faire autant mais ne put s'empêchait de lui dire qu'elle avait une tête de cheval, elle rentra chez elle avec un coffret plein de serpents. On retrouve ici quelques similitudes avec le conte russe de la Baba Yaga.

    Ala vit dans les lieux retranchés, les nuages, les forêts profondes, les cavernes sombres, ou les montagne inacessibles.

    Mais Ala a aussi des ennemis en particulier les dragons ailés, gardiens des moissons, qui utilisent la foudre pour la combattre et les aigles.
    A partir de la christianisation des saints comme St Elijah, St Archange, St Georges, St Jean et St Sava furent aussi ses adversaires implacables.

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  • Koshchey est un sorcier immortel qui sert de berger à la Baba Yaga

    Koshchey
    Le sorcier Koshchey par Bilibin 1901

    Dans le folklore russe Koshchey est un sorcier maléfique d'aspect terrifiant qui galope nu autour des montagnes sauvages du Caucase sur son cheval magique. Il aime les belles femmes et n'hésite pas à les enlever. Il est immortel parce que sa force de vie est dissimulée loin de son corps.

    Son âme est souvent cachée dans un œuf de canard, placé à l'intérieur d'un lièvre, qui est à son tour dans un coffre sous les racines d'un grand chêne qui pousse sur une île au milieu de l'océan.

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  • Les DOUZE MOIS

    Les DOUZE MOIS La mythologie Slave

    Dans un petit village de Bohême vivait une vieille femme avec sa fille et sa belle-fille. La vieille adorait sa fille mais rien de ce que fait sa belle-fille ne la contentait. Un soir, au plus profond de l'hiver, la cruelle marâtre ouvrit la porte de l'isba et dit à sa belle-fille d'aller cueillir des perce-neige pour l'anniversaire de sa soeur. Pourtant, les perce-neige ne sortent qu'en mars et l'on est en janvier.

    La petite fille s'enfonce tout de même dans la neige. Au bout d'un moment, elle a la surprise de voir une lumière vaciller entre les arbres. Elle sent de la fumée chaude et entend le craquement des bûches dans un feu. Avant de comprendre, elle se retrouve dans une clairière où douze hommes discutent tranquillement autour d'un feu. Il y a trois vieillards, trois hommes d'âge mûr, trois jeunes et trois enfants. Ce sont les douze mois. Après qu'elle eut expliqué le pourquoi de sa venue, les mois se concertent. Ils la connaissent bien. C'est une jeune fille active en toute saison : elle lave le linge dans un trou de la glace et ramasse les brindilles dans la forêt. Ils décident de l'aider à trouver des perce-neige.

    Frère Mars demande à Janvier et à Février de le laisser prendre leur place une heure durant et ils acceptent. Immédiatement, un tapis de terre brune s'étend sous les pieds de la petite fille et des bourgeons paraissent aux branches. Le sol se couvre d'un épais tapis de perce-neige. La petite fille en ramasse d'énormes brassées et se dépêche de retourner vers la clairière mais celle-ci est vide. Elle rentre alors en courant chez elle avec son panier plein de fleurs. À peine a-t-elle fini de raconter Quand sa mère part à sa recherche, elle trébuche aussi dans la neige et se trouve emportée. La jeune fille vit désormais heureuse dans son isba. Les gens racontent que, tout au long de l'année, elle a le plus beau des jardins. Des roses y fleurissent, les baies y mûrissent, et pommes et poires y sont abondantes toute l'année. Les douze mois ne viennent-ils pas tous la voir chaque jour de l'année

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  • Mythologie Tibétaine

    Mythologie Tibétaine

    De par sa situation géographique très particulière, le Tibet a toujours été sujet à de nombreuses interprétations et extrapolations philosophiques et mystiques. «Plateau du monde», « pays des neiges», c'est en effet sous l'apparence de la «terre du sacré» par excellence que cette contrée est apparue dans l'histoire de l'Asie et de l'Occident. Récemment venu de la côte ouest des Etats-Unis, un engouement mystico-religieux issu d'une société occidentale en crise a polarisé sur ces hautes terres un intérêt axé sur la recherche de la connaissance «fondamentale» à travers une expérience spirituelle autre que celle que le catholicisme et le protestantisme leur avaient offerte. Pourquoi cet intérêt constant pour ce pays, pourquoi cette charge spiritualiste et mystique?

    Monastère de Sera Monastère de Sera

    La réponse demeure dans le fait que ce pays est demeuré très longtemps marginal par rapport aux grands courants historiques qui ont secoué le monde. Situé comme une enclave aux confins de deux civilisations, celle de l'Inde et celle de la Chine, le Tibet, tout en maintenant sa propre identité, a bénéficié de l'apport de ces deux grandes cultures, restant cependant fidèle à sa tradition autochtone pré-chinoise et pré-indienne.
    Sur le plan de la culture matérielle, le Tibet est en grande partie débiteur de la Chine; l'Inde lui a fourni ses textes sacrés, son bouddhisme et une  éthique en tout point opposée à la tradition populaire tibétaine, essentiellement guerrière et fondée sur le brigandage.
    Le Tibet a pu être considéré à juste titre comme un Etat dont les structures sociales étaient empreintes à tous les niveaux par le phénomène religieux. Mis à part les moines, les nonnes, les prêtres séculiers et les néophytes, la vie laïque était dominée et contrôlée par la religion. Cependant, il est d'une importance primordiale de bien définir la conception du mysticisme au Tibet. Alexandra David-Neel (1868-1969) la détermine dans son livre "Initiations lamaïques" : «Un mystique en Occident est un dévot, dévot d'ordre très supérieur si l'on veut, mais toujours essentiellement un croyant, l'adorateur d'une divinité [...]. Tout au contraire, le mystique tibétain apparaîtra à beaucoup d'Occidentaux comme un athée. Ainsi, parmi les nombreuses déités du panthéon lamaïque il n'en est pas une seule qui remplisse le rôle d'être éternel, tout puissant, créateur du monde.»

    RELIGION.

    La religion chamaniste bön prédominait au Tibet avant le bouddhisme. La doctrine originelle du bouddhisme, née d'un schisme avec l'hindouisme aurait été prêchée au VIème siècle avant notre ère par Siddharta Gautama (connu aussi sous les noms de Shakyamuni ou Bouddha historique). Cette première forme appelée bouddhisme Hinayana (doctrine des anciens) indique la voie pour atteindre le nirvana en éliminant les passions, les illusions du moi et les désirs. En suivant la loi morale délivrée par le Bouddha, on peut espérer abréger le cycle des réincarnations successives et atteindre la délivrance.

    Sans doute trop ardue, dogmatique et composée de subtilités métaphysiques, la forme Hinayana évolue vers des voies plus accessibles qui prendront formes à travers le Mahayana. La recherche individuelle du nirvana cesse d'être l'objectif unique au profit du salut d'autrui. En même temps, le bouddhisme se divinise, se dote d'une théologie complexe en faisant émerger la notion de Boddhisattva, de l'Adi-bouddha et des Jinas ou Dhyani- bouddha. Des fantômes, des démons, des dieux venus parfois de très loin, des animaux et toute la rude nature himalayenne se sont mêlés pour créer la foisonnante mythologie tibétaine. La mythologie tibétaine déborde largement les frontières du Tibet contemporain (voir la partie religion)

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  • Mythologie Slaves

    Mythologie Slaves

    Les peuples slaves, dont le nom n’est mentionné pour la première fois qu’en 500 après J.-C., ont constitué au cours du Moyen Âge de puissants États tels la principauté de Grande-Moravie, la Russie kiévienne, le royaume de Pologne, le grand-duché de Lituanie, le royaume de Serbie.

     

    Seules des informations fragmentaires et dispersées sur les mythes et les légendes des Slaves préchrétiens sont disponibles pour se faire une idée de leurs dieux et de leur religion. On pense généralement que la croyance religieuse slave était basée sur l'existence d'esprits ou des forces mystérieuses qui régissaient le monde. Au contact des peuples étrangers, leurs croyances devinrent moins rustiques avec un anthropomorphisme des divinités qui acquirent des pouvoirs et attributions plus spécifiques.

    Baga Yaga

    Avec l'arrivée du christianisme, les grandes divinités Slaves ont disparu du domaine religieux, mais de nombreux éléments ont survécu dans la tradition populaire, et les rites païens ont été conservés des cérémonies religieuses et les contes des Slaves chrétiens.
    C'est essentiellement aux conteurs, qui cultivèrent leur art et transmirent les histoires de génération en génération, qu'il faut attribuer la continuité du souvenir des mythes anciens. Skomorokh, ménestrels, ou colporteurs aveugles étaient accueillis dans les villages isolés, en particulier pour les longues soirées d'hiver mais persécutés par l'Eglise.
    L'évocation des mythes constituait encore une distraction fort appréciée pour rompre la monotonie et animer les veillées. A noter que cette activité n'était pas réservée au peuple; elle était aussi prisée par les nobles. Dans les demeures aisées, il était de bon ton de posséder un bon conteur, même pour le tsar en personne. On dit que le premier tsar russe, Ivan le Terrible, était un fervent admirateur des légendes slaves et entretenait à sa cour trois aveugles qui se relayaient à son chevet pour l'endormir en lui racontant des contes et des légendes russes.


    Les mythes que les nourrices serves contaient aux enfants nobles fournirent les thèmes d'innombrables chefs-d'oeuvre de la musique russe (Sadko, Snégourotchka et Le Coq d'or de Rimski-Korsakov, L'Oiseau de feu et Le Sacre du Printemps de Stravinski, Roussalka de Dvorak).

    Mais les conteurs ne furent pas toujours les bienvenus.
    Le tsar Alexeï Mikhailovitch, père de Pierre le Grand, les réunit tous et leur fit couper la langue. Dans un édit impérial de 1649, il était proclamé: "Beaucoup de gens croient bêtement aux rêves, au mauvais oeil et au chant des oiseaux; ils inventent des énigmes et de mythes; par leurs paroles inutiles, leurs jeunes et leurs blasphèmes, ils détruisent leur âme."
    De même le Russe Alexandre Nicolaievitch Afanassiev (1826 - 1871) était un grand admirateur des frères Grimm. Ce modeste employé des Archives moscovites du ministère des affaires étrangères était un écrivain érudit qui compila près de 640 textes de contes jusqu’à ce que ses démêlés avec la censure du Tsar lui fissent perdre son emploi et devenu phtisique il mourut dans la misère en 1871.

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  • La Mythologie Romaine

    La Mythologie Romaine

    Mars et Réa Silvia par RUBENS
    © Liechtenstein Museum, Vienne

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    Dans les pages qui suivent vous trouverez les personnages de la mythologie purement romaine c'est-à-dire les dieux et les héros de l'Italie antérieurs à l'hellénisation de la mythologie.
    Donc si vous cherchez des éléments sur la mythologie traditionnelle comme (Jupiter / Zeus) vous devez vous reporter aux pages sur la mythologie gréco-romaine.
    En revanche si vous chercher des personnages comme Romulus, Cacus, Terminus ou des précisions sur le caractère latin de Jupiter c'est bien ici que vous les trouverez.

    En face de la richesse de la mythologie grecque, on ne peut que constater la relative pauvreté de la mythologie romaine. Cette dernière ne paraît être qu'un maladroit démarquage de la première qui, dès le VIe s. avant notre ère, a su imprimer sa marque, donner des modèles, à tel point que les grandes divinités romaines ne sont que la transposition de divinités helléniques. Les dieux de l'Olympe s'appellent à Rome Jupiter, Junon, Minerve..., et leur identification aux dieux grecs ne fait que recouvrir les traits de dieux indigènes, dont les légendes propres sont très pauvres. Aussi a-t-on pu croire longtemps qu'il n'existait pas de véritable mythologie romaine, mais une simple mise en forme de mythes helléniques, totalement adaptés et assimilés.

    Cette croyance est aujourd'hui remise en question, et l'on pense que, quel que soit l'apport hellénique, il existe à Rome une mythologie nationale qui ne doit rien à une influence grecque. Il est, en effet, un fonds mythique purement romain, celui de l'histoire, qui ne ressemble en aucune façon aux cosmogonies et aux théogonies helléniques. Le problème des origines de la cité constitue le lieu privilégié de l'expérience mythologique romaine, Tite-Live étant le plus fidèle écho des légendes qui s'y rattachent. Ce dernier veut conférer au récit de la naissance de sa nation l'autorité de l'histoire et sa véridicité, tout comme justifier les rites et les coutumes par leur projection dans le passé.

    Les caractères de la mythologie romaine.

    " Rome a eu sa mythologie, et cette mythologie nous est conservée. Seulement elle n'a jamais été fantasmagorique ni cosmique : elle a été nationale et historique.
    Tandis que la Grèce et l'Inde développaient en images grandioses ce qu'elles croyaient avoir été la genèse et les temps du monde, les chaos et les créations, l'oeuvre et les aventures des dieux organisateurs du "Tout", Rome a prétendu simplement retracer, avec la simplicité de procès-verbaux, ses propres débuts et ses propres périodes, sa fondation et ses progrès, l'oeuvre et les aventures des rois qui, croyait-elle, l'avaient successivement formée.

    Mais ces récits, datés et situés dans une perspective proche, n'en étaient pas moins en grande partie fictifs et hérités du temps où Rome n'existait pas encore, et ils n'en remplissaient pas moins le même rôle que, chez les Grecs et les Indiens, les récits prodigieux : ils justifiaient, ils authentifiaient les rituels, les lois, les moeurs et toutes les composantes de la société romaine, du caractère et de l'idéal romains; ils distrayaient aussi les fils de la louve (et il ne faut pas négliger ce service des mythes), tout en les confirmant dans leur estime d'eux-mêmes et dans une belle confiance en leurs destins.

    Pratiquement, c'est dans les deux premiers livres de Tite-Live qu'il faut chercher l'équivalent des théogonies et des cosmogonies d'autres peuples indo-européens. Ainsi lues, toutes ces légendes royales reçoivent un surcroît d'intérêt. "

    (Horace et les Curiaces, 1942, Georges Dumézil.)

    Des travaux, notamment ceux de Georges Dumézil, ont mis en lumière le fait que le substrat de la mythologie romaine remonte à des sources très lointaines. C'est ainsi que nombre de récits "historiques" latins ne seraient que l'adaptation de thèmes mythiques très anciens qui ressortissent aux peuples indo-européens et antérieurs même à leur venue en Italie. Il y aurait une correspondance entre ces éléments indo-européens et le fonds mythique romain.

    "Quand la Rome républicaine se constitua une "histoire primitive", les premiers responsables de l'annalistique ne laissèrent pas perdre la mythologie ancestrale qui subsistait de génération en génération [...]. Ils avaient entre autres à leur disposition le mythe qui justifiait primitivement la hiérarchie fonctionnelle des sociétés indo-européennes."
    (Georges Dumézil, dans Naissance de Rome, 1944)

     

    Ce mythe autorisa la reconstruction, plausible aux yeux des historiens latins, du passé lointain et oublié de la cité. Cette fabrication d'une mythologie purement romaine dans un contexte indo-européen n'empêche pas qu'en dehors du domaine "historique" la majeure partie des légendes de Rome ne soit que le calque des mythes helléniques. Pourtant, dans la banalité de ces variantes d'un modèle grec apparaît souvent un élément essentiellement latin : par exemple, tel détail rituel, qui ne peut appartenir qu'à Rome, tel détail, d'initiation, telle nuance politique. Qui plus est, se laisse déceler une certaine originalité dans les différents apports italiques, qu'ils soient latins, étrusques ou sabellique Ainsi, la légende d'Héraclès trouve modifiée : Hercule doit combattre le géant Cacus, héros local de Rome; Jupiter, loin de se confondre entièrement avec Zeus, subit également une influence étrusque; celle-ci n'est pas non plus négligeable quand il s'agit des thèmes de la vie aux Enfers et dans l'Au-delà encore, par exemple, des dieux lares. Ajoutons, et c'était inévitable que, progressivement, les imprégnations italiques ont fini par infléchir à Rome l'évolution de la mythologie grecque.

    ROMAINS GRECS
    Apollon Apollon
    Bacchus Dionysos
    Cérès Déméter
    Diane Artémis
    Junon Héra
    Jupiter Zeus
    Mars Arès
    Mercure Hermès
    Minerve Athéna
    Neptune Poséidon
    Pluton Hadès
    Saturne Cronos
    Vénus Aphrodite
    Vesta Hestia
    Vulcain Héphaïstos

    Correspondances entre les dieux romains et grecs.
    Les fiches sur les divinités grecques sont plus complètes que les fiches des divinités romaines qui ne présentent que les spécificités purement romaines.

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  • Ahura Mazda, ou Ohrmazd, était le dieu et le «Seigneur Sage» de l'ancien Iran. Il était considéré comme le ciel global jusqu'à l'époque du grand réformateur religieux Zarathoustra, qui vécut vers 1200 avant notre ère; les anciens Iraniens vénéraient une multitude de dieux. Zoroastre dénonça les anciens dieux et Ahura Mazda fut dès lors considéré comme le seul et unique dieu de la création, perpétuellement assiégé par Angra Mainyu, ou Ahriman, principe de l'obscurité. Après avoir créé les Amesha Spentas et les Yazatas, Ahura Mazda créa les hommes, le bétail, le feu, la terre, le ciel, l'eau et les plantes.

    Ahura
    Ahura Mazda
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    Selon Zoroastre, c'était Ahura Mazda qui rendait la lumière visible, et c'est pourquoi il était souvent représenté comme étant le soleil.

    Dans d'autres récits, le soleil et la lune sont les yeux d'Ahura Mazda. Grâce aux caractéristiques purificatrices du feu, Ahura Mazda était capable de distinguer le bien du mal, et il conférait le feu, symbole de vérité, à ses adeptes.
    Sous les Achéménides, qui régnèrent de 558 à 330 avant notre ère, Ahura Mazda fut adopté comme le patron de la maison royale et fut représenté sous forme de deux grandes ailes.
    Durant les siècles qui suivirent la vie de Zarathoustra, on assista au développement d'un mouvement baptisé zurvanisme, selon lequel Ahura Mazda et Angra Mainyu étaient tous deux les descendants de Zurvan Akarana, le «Temps Infini». Cette notion permit de contourner le problème de la création du mal par Ahura Mazda, ou au moins l'idée qu'il aurait pu laisser le mal exister.
    Selon la croyance, à la fin des temps « Ohrmazd régnera et fera tout ce qui est en sa volonté »

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