• La Légende Du Glouton

    La Légende Du Glouton

    Le Glouton

    Qu’on l’appelle le glouton ou le carcajou, voilà une bête peu sympathique qu’on n’aime pas voir rôder près de nous. Le glouton est un animal charognard en voie de disparition aujourd’hui, mais il n’en a pas toujours été ainsi.

    Les Micmacs appellent cette bête Kek-oua-gou. Selon eux, le principal plaisir du glouton n’est pas de manger, mais plutôt de jouer des tours. Il y a plusieurs années, deux vieilles femmes l’ont appris à leurs dépens. Elles étaient parties faire de la cueillette en forêt. À la nuit tombée, elles s’installèrent près d’un abri qu’elles avaient construit, dans une clairière. L’automne était déjà bien avancé, il faisait froid, et les vieilles décidèrent de faire un feu pour se réchauffer. Elles s’endormirent rapidement, blotties l’une près de l’autre, au bord du feu, toutes vêtues et leurs mocassins aux pieds.

    Le glouton ne tarda pas à surgir près d’elles… En ricanant, il prit une branche et poussa la braise vers le mocassin de l’une des dormeuses. Un tison s’enflamma. La vieille se réveilla en hurlant de douleur. Elle plongea son pied dans une marmite d’eau posée près du feu et se mit à crier contre sa compagne. « Tu devrais avoir honte! Tu ne sais donc pas dormir? Tu as failli causer ma mort! » Pendant que son amie, mal éveillée, tentait en vain de se défendre, le glouton ricanait dans son coin…

    Après une longue dispute, les deux femmes finirent par se rendormir. Le glouton bondit sur l’occasion ! Il revint près du feu, joua de nouveau dans la braise et poussa cette fois un gros tison vers le pied de la deuxième femme. Tout comme son amie peu de temps avant, celle-ci se réveilla sous le coup de la douleur et se mit à hurler ! Elle plongea son pied dans l’eau de la marmite et manifesta sa colère contre sa compagne : « C’est bien la peine de m’insulter! C’est toi qui ne sais pas dormir! Tu m’as blessée… Tu aurais pu me tuer !  » L’autre vieille, encore ensommeillée, protesta mollement d’abord, puis plus férocement. Dans la forêt, on n’entendait plus que les cris des vieilles femmes. Elles étaient si fâchées qu’elles en vinrent même aux coups, l’une frappant l’épaule de l’autre, l’autre ripostant en lui tirant les cheveux. Le glouton regardait la scène, enchanté, et il riait, il riait… Il était si fier de son coup qu’il n’arrivait plus à arrêter de rire. Et il rit tant et si bien que la peau recouvrant ses côtes se déchira soudain. La bête se mit à crier de douleur à son tour. Les deux vieilles femmes cessèrent leur dispute et aperçurent le glouton… Elles comprirent rapidement quel vilain tour on leur avait joué. Elles se précipitèrent sur lui et le frappèrent si fort qu’il tomba à leurs pieds. Le croyant mort, elles décidèrent de le faire cuire pour le manger et de l’écorcher pour suspendre sa peau dans leur campement. La peau leur rappellerait toujours qu’on doit avoir des preuves avant d’accuser qui que ce soit.

    La chaleur de l’eau bouillante ranima le glouton, qui recouvra ses forces maléfiques et réussit à sortir de la marmite. Il se précipita sur sa peau, qu’il décrocha à toute vitesse, et s’enfuit dans la forêt en courant le plus longtemps possible. Quand il s’arrêta enfin, il voulut enfiler sa peau. Il s’aperçut que sa chair était devenue plus foncée, à cause de la chaleur du feu, et aussi que son corps avait rétréci. La peau ne lui allait plus tout à fait. Elle formait ici et là des plis hideux.

    Depuis ce jour, l’homme n’a cessé de persécuter cette redoutable bête et les Micmacs demeurent méfiants quand d’étranges événements se produisent en forêt… Leurs soupçons vont toujours d’abord vers le glouton.

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  • La Noël De Marthe...Conte De Noël Par Anatole Le Braz (1859-1926)

    La Noël De Marthe...Conte De Noël Par Anatole Le Braz (1859-1926)

     

    La neige tombait doucement à flocons mais, comme une ouate silencieuse assourdissant le bruit des cloches qui, dans la basse ville, tintait Noël.

    La chambre était une chambre d’enfant, minuscule, avec une fenêtre unique drapée de rideaux de lampas blancs hermétiquement clos...

    Ils étaient assis tous deux de chaque côté de la cheminée où flambait un feu vif : lui, cinquante ans au moins, la barbe rare et grisonnante, la physionomie très lasse ; elle, jeune encore, dans la savoureuse maturité de la trentaine, mais les yeux battus comme par ces veilles récentes : tristes, l’un et l’autre, d’une tristesse qu’on sentait planer lourde dans l’appartement étroit.

    Elle, renversée dans la causeuse, les pieds croisés, la tête pendante en arrière, gardait les mains jointes, dans une attitude abandonnée, au bout de ses cils, baissés à demi, une larme tremblait par instants, puis s’égouttait ; lui, avait le buste penché en avant, les coudes aux genoux et maniait d’un geste machinal les pincettes.

    Tous Se Taisaient.

    On n’entendait dans le silence que le fusement léger des bûches, parfois un pétard soudain qui secouait les étincelles, et, très loin dans la nuit, le carillon monotone saluant la venue de l’Enfant Dieu.

    Si ! L’on entendait encore, mais à peine perceptible, une respiration oppressée qui tantôt semblait près de s’éteindre, et tantôt, devenait stridente comme le râle d’un soufflet crevé.

    Cela partait d’un petit lit de bambou, chaudement rencogné dans un angle de la chambre, à droite de la cheminée qui le séparait de la fenêtre, de longues mousselines descendant du plafond l’enveloppaient tout entier.

    Voici treize jours, – treize jours et treize nuits –, qu’elle gisait là, presque moribonde, la pauvre chère Marthe Daunoy, la seule enfant que M. le président du tribunal civil eût eue de sa femme, née d’Escoublas.

    Elle avait toujours été chétive et grêle, avec des épaules trop rapprochées qui se refusaient à laisser entrer la vie. La première fois qu’elle avait ouvert en ce monde ses yeux d’un gris pâle, on y avait pu lire la nostalgie vague d’un autre pays quitté à regret, et ils n’avaient plus perdu cette expression désolée.

    On l’avait suspendue au sein, puissant et gonflé comme un pis, d’une nourrice normande ; mais ses lèvres n’avaient jamais voulu s’ouvrir à ce lait trop robuste.

    On l’avait promenée le long des plages, dans la fine et pénétrante lumière des horizons méditerranéens, on l’en rapporta vidée, transparente comme si le soleil qui devait lui refaire une substance en eût absorbé le peu qu’elle avait.

    Maintenant elle achevait de mourir à neuf ans, dans la vieille maison penchée haut sur son dos de colline où s’éparpillait, face à la mer, un calme faubourg de petite ville bretonne, elle achevait de mourir, tandis que naissait Jésus...

    Le Dieu de l’enfance, aux joues roses, aux boucles blondes, qu’on l’avait menée voir à la cathédrale, une nuit précédente, et qui lui avait souri si mignonnement de sa couchette de paille, sous les branches de sapin qui figuraient le toit de la crèche.

    – Mère ! murmura une voix si faible qu’on eût dit un souffle.

    Madame Daunoy, dressée en sursaut, se penchait déjà sur le lit ; le président s’était levé derrière elle avec précaution...

    – Je suis là, Marton chérie !

    – Les cloches qu’on entend, c’est pour Noël, n’est-ce pas ?
    – Oui, ma mie : elles t’ont réveillée, les vilaines cloches !
    – Oh ! J’en suis bien contente... Arrange mes oreillers, dis, que je les entende mieux...

    Comme pour répondre à l’appel de la pauvre malade, le carillon précipitait ses notes, les envoyait plus vibrantes à travers l’espace.

    – Mère, qu’est-ce qu’elles disent ainsi, les cloches ?
    – Elles disent qu’il faut dormir bien sagement, quand on est souffrante, fit le président qui s’était glissé jusqu’au chevet du lit.

    Marthe leva vers lui ses yeux agrandis par la fièvre.

    À ce moment, de la route qui longeait la grille du jardin, un chant monta, une de ces plaintives mélopées en langue bretonne que les petits gueux du pays vont bramant de porte en porte, la nuit de la Nativité.

    Quelle est celle qui vient là-bas, si lentement ? C’est la Mère de Dieu qui fit le firmament ; C’est la Mère de Dieu qui fit la terre douce, Et la fleur qui fleurit, et le blé vert qui pousse ! Avec sa robe blanche, avec son manteau bleu, Elle vient lentement, car elle porte un Dieu...

    En ces vers naïfs, d’un accent presque biblique, se déroulait ainsi peu à peu toute la gracieuse histoire de l’étable galiléenne.

    Puis, transformé soudain en une sorte de lamento, de supplication dolente, l’hymne concluait :

    C’est pour les pauvres gens que Jésus est venu... Nous n’avons pas de pain et notre corps est nu. À tous qui sont ici présents, salut et joie ! C’est le Dieu de pitié qui vers vous nous envoie.

    D’entre ceux qui mourront nul ne sera damné, S’il fait l’aumône à ceux pour qui Jésus est né.

    On venait de frapper discrètement.

    – Entrez !

    C’était Guillemette, l’une des bonnes, la préférée de Marthe, et qui la veillait depuis plusieurs nuits.

    – Monsieur donne-t-il quelque chose ?... Ce sont les petits mendiants qui font cuignawa (qui demandent leurs étrennes).

    – Voilà, et qu’ils aillent piailler assez loin pour qu’on ne les entende plus ! grommela le président, en tirant de son gousset une pièce blanche et en la déposant dans la main tendue de la servante.


    – Non ! Je ne veux pas ! gémit la petite malade... Guillemette !

    La Bonne Se Rapprocha, D’un Pas Étouffé.

    – Guillemette, continua l’enfant, tu emmèneras l’un d’eux jusqu’ici ; c’est moi qui remettrai la cuignawa.

    Le président avait haussé les épaules, d’un air résigné, en regardant sa femme.

    Et tous deux échangèrent cette réflexion muette : « Caprice de Marthe, chose sacrée ! »

    – Père, tu vas, s’il te plaît, m’apporter ma bourse : elle est là, dans ce meuble. Du doigt, de son grêle doigt maigre, Marthe désignait sur une console une corbeille emplie de jouets d’enfant.

    M. Daunoy les sortit l’un après l’autre, et finit par exhiber un petit porte-monnaie d’ivoire.

    – C’est Ça ? – Oui ! Donne..

    On frappait à nouveau. Sur le seuil de la chambre un bambin apparut que Guillemette bousculait par-derrière, pour le contraindre à avancer.

    Il pétrissait dans ses mains une loque vague qui avait dû être un béret et il marchait d’un pied hésitant, n’appuyant que sur son orteil, ayant quitté ses sabots au bas de l’escalier.

    Sa figure, très fine, était comme embroussaillée de grandes mèches blondes, à travers lesquelles ses yeux luisaient, limpides, ainsi que deux sources d’eau vive où se mirent des branches enchevêtrées de saules rouillés par l’automne ; presque immédiatement au-dessous ses lèvres rouges éclataient comme une fleur de sang.

    Sitôt qu’il eut aperçu, entre la dame accoudée au pied du lit et le monsieur debout au chevet, la menue tête de cire qui s’agitait faiblement pour l’encourager, il s’achemina droit vers elle, de son allure de somnambule inquiet...

    – Comment t’appelles-tu ? interrogea Marthe.
    – Jean !

    – Jean qui ?
    – On ne m’appelle que Jean.
    – Combien êtes-vous dehors ?

    – Il y a Pierre et Madeleine et Jacques, et Joseph, et Nicodème...
    – Et toi, interrompit la malade, en souriant, voyant qu’il avait parcouru ses cinq doigts sur lesquels il comptait les noms et qu’il s’arrêtait comme embarrassé, avant de poursuivre l’énumération.
    – Oui, moi, et mon frère aîné qui aurait dû être avec nous, mais qui est mort.

    – Ah !... y a-t-il longtemps qu’il est mort ?
    – Je ne sais pas.

    Il y eut un silence. La petite malade avait clos ses paupières et semblait réfléchir. Brusquement elle les rouvrit et s’efforça de rassembler en un faisceau la lumière éparse de ses yeux, pour fixer le mendiant.

    –Prends ceci, fit-elle, en lui présentant le minuscule porte-monnaie d’ivoire. Tu distribueras ce qu’il contient à tes compagnons, en souvenir de moi et de ton frère aîné qui est mort.

    Ni le président, ni sa femme ne s’interposèrent : « Caprice de Marthe, chose sacrée ! »

    Guillemette poussait déjà le bambin par l’épaule et disparut avec lui, après avoir refermé la porte doucement.

    – Ils vont être bien contents, n’est-ce pas, père ?
    – Je le crois : ils n’auront jamais été à pareille fête. C’est une Noël dont ils se souviendront.

    Une immense clameur de joie s’éleva dans la rue. S’ils étaient contents, les pauvres petits Bretons dépenaillés !...

    Ils le témoignaient à leur façon, par cette espèce de hurrah sauvage, par ce trugaré (merci), retentissant, qui fit trembler les vitres de la chambrette et se prolongea très loin, rejeté par de mystérieux échos, dans la solennité de la nuit.

    Marthe eut dans ses yeux pâles une flamme, reflet de cette allégresse enfantine qui éclatait au-dehors ; une vibration parcourut sa petite chair moribonde affaissée sous les couvertures.

    Le président et sa femme ne lui avaient jamais vu cette expression de béatitude. Pour la première fois dans sa figure mate, si lasse, si rongée d’ennui, transparaissait une joie d’être.

    Ils ne bougeaient, ils ne parlaient, ni l’un ni l’autre, craignant de faire envoler d’un geste, d’un mot, d’un souffle, ce semblant de vie, de chaleur frémissante qui se prenait à pénétrer le corps de l’enfant.

    Marthe elle-même, comme pour mieux retenir en elle cette ivresse inconnue, avait abaissé ses paupières et ne respirait qu’avec une précaution discrète, étonnée d’être si « aise » de se sentir comme baignée par une atmosphère subtile, qui l’envahissait toute, délicieusement.

    Elle qui n’avait jamais aimé à rien voir ni à se souvenir de rien, s’apercevait soudain que les neuf années qu’elle avait traversées, d’une allure si indifférente, comme un voyageur rompu de fatigue avant de se mettre en marche et qui va parce qu’il faut qu’il aille, et qui ne sait où on le mène et qui n’a même pas le coeur de s’en inquiéter, oui, elle s’apercevait que ces étapes douloureusement monotones avaient déposé en elle à mesure d’ineffables enchantements.

    Voici qu’elle la refaisait à rebours, la route parcourue ; et elle découvrait, aux deux bords, des fleurs qu’elle n’avait pas soupçonnées, combien doux s’exhalaient leurs parfums ! Des paysages, des choses jadis sans forme et sans couleur se révélaient à elle tout d’un coup, montaient, s’étageaient dans une buée de rêve, dans une sorte de vapeur finement bleutée qui les enveloppait d’une lumière idéale.

    Ce qu’elle avait gravi comme un calvaire, geignante sous le poids d’une croix qu’elle portait sans savoir comment elle l’avait pu mériter, se déroulait maintenant devant elle comme un paisible et suave horizon.

    Ah ! que c’était bon et comme elle se sentait bien. Ainsi, tandis qu’il neigeait, à flocons mous, sur les petits Bretons qui vont chantant Noël, de porte en porte, sur elle aussi une neige tombait, mais de pétales odorants qui lentement s’entassaient, se gonflaient sous la chère Marthe, et très loin de son corps souffreteux, berçait son âme dans un songe de vie joyeuse à vivre.

    N’est- ce pas la Méditerranée la « grande bleue », qui bruit là-bas, toute criblée de flèches d’or ? Et cette chanson qui passe, assoupissante ? Quoi ! c’est celle-là même que la nourrice normande fredonnait ? Pourquoi donc est-ce seulement aujourd’hui que le charme de ces choses lui amollit si délicieusement le coeur ?...

    De ses paupières abaissées deux larmes avaient coulé sur les joues de l’enfant.

    – Tu pleures, Marton ? As-tu plus mal ? interrogea anxieusement madame Daunoy.

    – Oh ! non, mère, je suis heureuse, bien heureuse, bien heureuse ! murmura l’enfant, sans rouvrir les yeux.

    Si vous étiez gentils, père et toi, vous feriez monter Guillemette, et vous iriez vous coucher tous les deux. Moi, je vais dormir aussi : je suis si bien, si bien !

    Elle disait cela de sa voix faible de malade, mais avec un accent qu’elle n’avait jamais eu, et qui sonnait presque gaiement.

    Le président fit à sa femme un signe de tête qui voulait dire : « Obéissons ! Allons-nous-en. »

    Il mit un baiser sur le front de la fillette, se dirigea vers la porte et appela la servante qui parut aussitôt.

    – Marthe désire que nous la laissions ; vous la veillerez. Dès qu’elle se sera endormie, vous viendrez nous prévenir.

    Madame Daunoy, après avoir soigneusement bordé le lit, embrassait à son tour la malade.

    – Quelque chose me dit que demain tu seras guérie, ma mignonne.
    – J’en suis sûre, aussi, articula l’enfant. Bonne nuit, mère !

    Un grand silence figeait de nouveau la chambre. De nouveau l’on n’entendait plus que le fusement léger des bûches dans la cheminée dont Guillemette avait alimenté la flamme, et, dans la basse ville, le tintement continu, mais plus assourdi, des cloches.

    Reprise par son rêve dont la trame s’était renouée d’elle-même, après cette courte interruption, Marthe était retombée en extase.

    Il lui semblait que, de son passé, montaient des musiques lointaines qui l’appelaient doucement. À ces musiques des voix se mêlaient, et, dans le choeur des voix, une, surtout, flattait son oreille, caressait tout son être.

    Elle cherchait à distinguer d’où elle pouvait bien venir, et soudain, d’un emmêlement confus de visages, parmi lesquels elle reconnaissait vaguement ceux de son père et de sa mère, il s’en détachait un, celui qu’elle avait vu tantôt, là, près d’elle, la jolie tête blonde aux traits fins, embroussaillée de cheveux couleur d’automne, avec les yeux clairs, ainsi que deux sources d’eau vive, qui miroitaient au travers, avec les lèvres rouges qui, au-dessous, éclataient comme une fleur de sang.

    Et les lèvres susurraient une étrange mélopée, une modulation sans notes, infiniment triste et pourtant d’un charme non moins infini.

    Et les yeux versaient sur elle une lumière dans laquelle elle se sentait fondre.

    Comment donc avait-il dit qu’il se nommait ? Jean, ah ! oui Jean ! rien que Jean.

    – Est-ce Que Vous Le Connaissez, Guillemette ?

    La bonne, qui sommeillait à demi devant le feu, avait sursauté.

    – Qui cela, mademoiselle ?
    – Le petit qui est venu tout à l’heure.

    – Ma fé ! non, on ne sait jamais d’où ils arrivent, ces petits. On en voit qui passent comme cela, par bandes, en chantant, durant les nuits de Noël ; on dirait qu’ils sortent d’entre les pavés ; on entend claquer leurs sabots, quand ils approchent ; ils vous chantent un hymne et puis s’en vont. Voilà tout.
    – Ah !

    Une idée qui n’avait fait que traverser l’imagination de Marthe, pendant que le gamin était demeuré à côté d’elle, lui revenait maintenant, et s’imposait irrésistible.

    – Est-ce que tu ne m’as pas souvent dit, Guillemette, que Jésus cheminait par les routes en ce pays-ci, le soir de la Nativité ?
    – Non ! pas lui, mademoiselle...

    Il reste dans les églises pour recevoir ceux qui s’empressent autour de sa crèche. Mais on prétend, en effet, qu’il envoie ses amis d’enfance ou ses apôtres dans toutes les directions, avec mission de rassembler les fidèles, d’accompagner les valides jusqu’au porche et d’annoncer sa présence à ceux que la maladie retient chez eux.

    Des gens qui se rendaient à la messe de minuit ont vu ainsi des étoiles descendre du ciel, et marcher devant eux sous la forme d’anges. D’autres, cloués au lit par des fièvres, ont entendu des voix leur promettre la guérison et se sont senti frôler par des ailes qui les rafraîchissaient.

    Les bêtes elles-mêmes sont prévenues de la naissance du Sauveur. Elles peuvent exprimer, ce soir-là, en langage humain, toutes les peines que, l’année durant, elles ont gardées sur le coeur, et se soulager, en se les contant entre elles.

    L’excellente Guillemette n’eût point tari sur ce chapitre qui constituait pour elle une série d’articles de foi.

    Mais, d’une voix haletante, Marthe coupa court au verbiage naïf de sa bonne :

    – Là... sur la console... près de la corbeille... le livre bleu à filets d’or... Vite !

    Guillemette Se Précipita.

    Le livre qu’elle rapporta était une gracieuse chose d’étrennes, un Nouveau Testament en gros caractères, à l’usage de l’enfance, avec de belles illustrations coloriées, où luisaient, nimbés d’auréoles éclatantes, tous les personnages de la divine épopée.

    Les pages, un peu fatiguées, disaient qu’on avait dû les feuilleter souvent.

    Marthe saisit le volume avec une hâte fébrile.

    Elle avait redressé son petit torse exténué et se tenait droite sur son séant, comme si le ressort cassé de son pauvre organisme se fût enfin tenu en elle. Guillemette n’en revenait pas, et considérait la malade silencieusement, avec une sorte de stupéfaction.

    Si c’était pourtant vrai ce qu’avait dit Madame, si Marthe allait guérir, cette nuit, par la volonté de Jésus, en l’honneur de la Noël !

    Après tout, en sa qualité de Bretonne, rien ne lui semblait plus naturel qu’un miracle, et, pour qu’il se réalisât, plus vite, elle se plongea dans la causeuse, sortit un chapelet de la poche de son tablier et se mit à rouler les grains entre ses doigts, la tête penchée, les yeux clos, les lèvres à peine murmurantes.

    Marthe tournait les feuillets du livre, à la lueur douce de la veilleuse, s’arrêtant pour perler les grosses lignes noires, quand elle croyait tenir le passage cherché. Il se dérobait obstinément, ce passage ; obstinément aussi elle s’acharnait à le découvrir.

    Soudain, elle eut un cri de triomphe : elle avait trouvé.

    – Guillemette ! fit-elle, approche ton siège... Maintenant, prends ceci, et lis à partir de là... (elle appuyait l’index à l’endroit indiqué)... Va lentement.

    Elle s’était recouchée sur le dos, avait refermé les yeux et joint ses mains sur les draps.

    Guillemette, obéissante, commença la lecture, débitant les versets évangéliques du ton monotone dont on lit les prières ou la Vie des Saints, le soir, dans les maisons de Basse- Bretagne.

    Et Le Livre Disait...

    « Or la mère de Jésus, et la soeur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Magdeleine étaient debout, près de sa croix.
    « Jésus donc voit sa mère, et près d’elle Jean, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : femme, voilà votre fils !...


    « Or, après cela, Joseph d’Arimathie demanda à Pilate, qu’il lui permît d’enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc, et enleva le corps de Jésus.

    « Et Nicodème vint aussi, portant un mélange de myrrhe et d’aloès... »

    À mesure que se déroulait le texte sacré, la figure de la petite malade s’éclairait, rayonnait d’une vie céleste ; un rose délicat fleurissait aux pommettes de ses joues ; le long de ses boucles blondes un frisson lumineux courait, le reflet d’un soleil d’ailleurs.

    Et, dans une sorte de parole intérieure, dont les sons expiraient au bord de ses lèvres, elle reprenait chacun des mots du récit de l’apôtre, les appliquant à sa propre mort qu’elle sentait doucement venir, s’en servant pour sa Passion à elle, pour sa touchante Passion enfantine.

    « Oui, Marie et Madeleine étaient là, debout dans la neige, qui chantaient, qui m’appelaient... Et Jean est entré, de la part du bon Dieu, et il m’a regardée et il m’a fait comprendre que je ne souffrirais plus...

    Et Joseph, Nicodème attendaient pour enlever mon corps... et ils l’ont enlevé, et je n’ai plus eu mal, plus mal du tout... Oh ! oui, petite mère, ils m’ont guérie, les amis de Jésus qui vagabondent par les chemins, la nuit de Noël !...

    Car, c’étaient eux ! c’étaient eux... Oh ! les jolies musiques que j’entends sonner... »

    Guillemette continuait à lire, lentement comme on le lui avait recommandé, engourdie par la chaleur du feu, bercée au fredon somnolent de sa voix.

    « Ils prirent donc le corps de Jésus et l’enveloppèrent de linges, avec des aromates...

    « Or, il y avait, au lieu où il avait été crucifié, un jardin, et dans ce jardin un sépulcre nouveau, où personne n’avait encore été mis... » Dans le jardin de M. le président du tribunal, entre des thuyas arborescents, non loin de la grille qui donne sur la route est une tombe de marbre blanc, avec cette épitaphe...

    Marthe DAUNOY 9 Ans 25 Décembre 188...

    Quand revient la Noël, des groupes de petits Bretons passent dans la rue en chantant de vieilles hymnes.

    Volontiers ils stationnent devant la maison, peu engageante pourtant avec ses persiennes fermées et son air de deuil.

    Dès qu’ils apparaissent, la porte s’ouvre en haut du perron, une bonne en descend, très vite, et leur dit ...« Ne chantez pas ! Allez plus loin ! », mais elle laisse couler dans leurs mains une énorme poignée de sous.

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  • Les Légendes De Noël

    Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique.

    Dans le temple mégalithique de New grange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre.

    De même dans le temple de Stonehenge en Angleterre,
    le soleil ne se lève dans une pierre percée que le 21 juin, jour du solstice d'été.

    Les Égyptiens adoraient à cette période, le fils du Dieu Osiris,
    Aïnou surnommé le soleil renaissant et marqué au front d'une étoile d'or.

    Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres.

    Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court
    mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.

    Au 6ème jour qui suivit le solstice d'hiver, notre 1er janvier, ils coupaient en grande cérémonie le gui sacré qui montrait que la nature revivait sur les chênes qui semblaient morts ; le druide criait alors: "o ghel an heu!" qui signifiait "que le blé lève" et qui est devenu "Au gui , l'an neuf".

    Les Romains fêtaient les Saturnales du 17 au 25 décembre, les hommes et les femmes portaient alors des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de cadeaux.

    Un peu plus tard, sous l'empire romain, le 25 décembre devint la fête du "soleil invaincu" avec une des divinités solaires représentée par un enfant nouveau-né.

    La religion chrétienne qui célébrait jusqu'au 3ème siècle
    la naissance du Christ le 6 janvier (anciennes saturnales romaines)
    décida en 354 que le 25 décembre deviendrait la date de la naissance de Jésus Christ.

    Le 25 Décembre Est Une Fête

    Qui regroupe de nombreuses croyances très anciennes...

    Avant de devenir une des dates les plus importantes du calendrier chrétien...

    Le Père Noël

    Les Légendes De Noël

    Le père Noël original fut Saint-Nicolas, né en Asie Mineure, la Turquie d'aujourd'hui, il y a 1600 ans.

    Le petit Nicolas était bon et généreux. Il devint évêque de Myre, et plusieurs belles légendes sont connues à ce sujet.

    L'une de ces légendes raconte comme il eut pitié des trois jolies filles d'un noble qui étaient trop pauvres pour fournir la dot nécessaire à leur mariage.

    A trois reprises, le bon saint Nicolas lança par leur fenêtre des sacs d'or qui leur permirent de trouver de bons époux et d'être heureuses.

    A travers les siècles, on perpétua la légende du généreux évêque
    à la barbe blanche qui volait au-dessus des maisons sur un cheval blanc et jetait des cadeaux par la cheminée.

    Les premiers émigrants hollandais qui arrivèrent aux États-Unis
    appelaient saint Nicolas "Sinter klaas" qui devint ensuite Santa Claus.

    Les enfants suisses croyaient qu'un ange de Noël appelé "Kriss Kringle" arrivait sur un traîneau tiré par six rennes. Les lutins du père Noël viennent du folklore norvégien.

    Plus tard, au 19ème siècle, en, 1822, un professeur de séminaire,
    le docteur Clément C. Moore écrivit pour ses enfants "une visite de Saint Nicolas".

    Il y rassemblait toutes les légendes mentionnées plus haut, les confondant dans une seule merveilleuse histoire qui est devenue un classique de la littérature sous le titre "la nuit avant Noël".

    En 1863, le caricaturiste Thomas Nast reçut la mission d'illustrer cette histoire.

    De sa plume émergea le père Noël que nous connaissons aujourd'hui, avec son habit rouge, sa tuque et ses bottes luisantes.

    La Bûche

    Les Légendes De Noël

    Il est dit que la bûche protège la maison du danger. C'est une des traditions païennes répandues en Europe depuis la nuit des temps pour fêter le solstice d'hiver.

    On allumait des feux de joie, symboles modestes mais significatifs de la nouvelle chaleur du soleil.

    Cette traditions païenne est encore vivante dans de nombreuses régions de l'Italie et dans plusieurs pays.

    En Ombrie et en Emilie, dans les Marches et dans les Abruzzes,
    on fait brûler une grosse bûche d'olivier jusqu'aux premiers jours de janvier.

    A ce moment, les cendres sont répandues dans les champs et les vignes, comme augure de bonnes récoltes.

    Pour les Pouilles et en Calabre, on recouvre la bûche de lierre
    et on l'entoure de douze bûches plus petites pour représenter les douze apôtres.

    En Sardaigne, on jeûne devant le feu jusqu'à minuit.

    Une belle tradition toscane veut que les portes de la maison restent ouvertes aux hôtes de passage, tant qu'une souche brûle dans l'âtre.

    Le Sapin

    Les Légendes De Noël

    La coutume de décorer le sapin est née en Égypte. En effet, l'arbre était en réalité une petite pyramide de bois qui imitait les gigantesques pyramides et qui était un symbole culturel.

    Un voyageur rapporta cette idée de la terre des pharaons en Europe.
    Une partie des populations germaniques, scandinaves et russes l'adoptèrent pour célébrer le solstice d'hiver, le retour du soleil et la chaleur dont l'Égypte est le symbole.

    Un disque solaire surmontait la pyramide. Plus tard, les arêtes de cette figure géométrique furent garnies de bâtonnets auxquels on mettait le feu.

    Si le feu atteignait la pyramide, l'année serait non seulement heureuse mais très fructueuse.

    Ce fut Martin Luther qui , au dire de certains, remplaça ce simulacre égyptien par le sapin, qui rappelait la pyramide par sa forme. Ses branches toujours vertes pouvaient être, même en plein hiver, un présage de printemps.

    Ce sont les luthériens qui eurent l'idée de couvrir l'arbre de petites bougies, pour remplacer les bâtonnets de bois. Ces lumières représentent la vie let la foi.

    Voici une des belles légendes qui entourent l'arbre de Noël...

    Il était une fois en Allemagne, il y a très longtemps, un bûcheron.
    En rentrant chez lui, par une d'hiver claire mais glaciale, l'homme fût ébahi par le merveilleux spectacle des étoiles qui brillaient à travers les branches d'un sapin recouvert de neige et de glace.

    Pour expliquer à sa femme, la beauté de ce qu'il venait de voir,
    le bûcheron coupa un petit sapin, l'emporta chez lui, et le couvrit de petites bougies allumées et de rubans.

    Les petites bougies ressemblaient aux étoiles qu'il avait vu briller,
    et les rubans, à la neige et aux glaçons qui pendaient des branches.

    Des gens virent l'arbre et s'en émerveillèrent tant, surtout les enfants, que bientôt chaque maison eut son arbre de Noël.

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  • Les Légendes De Noël

    Les Légendes De Noël

    Histoire De La Fête De Noël

    Les peuples préhistoriques adoraient la lumière
    et ils avaient construit des temples
    qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons
    pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique.

    Dans le temple mégalithique de New grange en Irlande,
    la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre.

    De même dans le temple de Stonehenge en Angleterre,
    le soleil ne se lève dans une pierre percée que le 21 juin, jour du solstice d'été.

    Les Égyptiens adoraient à cette période, le fils du Dieu Osiris, Aïnou surnommé le soleil renaissant et marqué au front d'une étoile d'or.

    Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour plus court mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.

    Au 6ème jour qui suivit le solstice d'hiver, notre 1er janvier, ils coupaient en grande cérémonie le gui sacré qui montrait que la nature revivait sur les chênes qui semblaient morts ; le druide criait alors: "o ghel an heu!"
    qui signifiait "que le blé lève" et qui est devenu "Au gui , l'an neuf".

    Les Romains fêtaient les Saturnales du 17 au 25 décembre, les hommes et les femmes portaient alors des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de cadeaux.

    Un peu plus tard, sous l'empire romain, le 25 décembre devint la fête du "soleil invaincu" avec une des divinités solaires représentée par un enfant nouveau-né.

    La religion chrétienne qui célébrait jusqu'au 3ème siècle
    la naissance du Christ le 6 janvier (anciennes saturnales romaines) décida en 354 que le 25 décembre deviendrait la date de la naissance de Jésus Christ.

    Le 25 décembre est une fête
    qui regroupe de nombreuses croyances très anciennes
    avant de devenir une des dates les plus importantes du calendrier chrétien. 

    Les Légendes De Noël

    Le Père Noël

    Le père Noël original fut Saint-Nicolas, né en Asie Mineure, la Turquie d'aujourd'hui, il y a 1600 ans.
    Le petit Nicolas était bon et généreux...

    Les Légendes De Noël

    Il devint évêque de Myre, et plusieurs belles légendes sont connues à ce sujet.

    L'une de ces légendes raconte
    comme il eut pitié des trois jolies filles d'un noble
    qui étaient trop pauvres pour fournir la dot nécessaire à leur mariage.

    A trois reprises, le bon saint Nicolas lança par leur fenêtre des sacs d'or qui leur permirent de trouver de bons époux et d'être heureuses.

    A travers les siècles, on perpétua la légende du généreux évêque à la barbe blanche qui volait au-dessus des maisons sur un cheval blanc et jetait des cadeaux par la cheminée.

    Les premiers émigrants hollandais qui arrivèrent aux États-Unis appelaient saint Nicolas "Sinter klaas" qui devint ensuiteSanta Claus.

    Les enfants suisses croyaient qu'un ange de Noël
    appelé "Kriss Kringle" arrivait sur un traîneau tiré par six rennes.

    Les lutins du père Noël viennent du folklore norvégien.

    Plus tard, au 19ème siècle, en, 1822, un professeur de séminaire, le docteur Clément C. Moore écrivit pour ses enfants "une visite de Saint Nicolas". 

    Il y rassemblait toutes les légendes mentionnées plus haut...

    Les confondant dans une seule merveilleuse histoire qui est devenue un classique de la littérature sous le titre "la nuit avant Noël". (The Night before christmas...)

    Les Légendes De Noël

    En 1863, le caricaturiste Thomas Nast reçut la mission d'illustrer cette histoire. De sa plume émergea le père Noël que nous connaissons aujourd'hui, avec son habit rouge, sa tuque et ses bottes luisantes.

    La Bûche De Noël

    Les Légendes De Noël

    Il est dit que la bûche protège la maison du danger.
    C'est une des traditions païennes répandues en Europe
    depuis la nuit des temps pour fêter le solstice d'hiver.

    On allumait des feux de joie, symboles modestes
    mais significatifs de la nouvelle chaleur du soleil.

    Cette traditions païenne est encore vivante
    dans de nombreuses régions de l'Italie et dans plusieurs pays.

    En Ombrie et en Emilie, dans les Marches et dans les Abruzzes, on fait brûler une grosse bûche d'olivier jusqu'aux premiers jours de janvier.

    A ce moment, les cendres sont répandues dans les champs
    et les vignes, comme augure de bonnes récoltes.

    Pour les Pouilles et en Calabre, on recouvre la bûche de lierre et on l'entoure de douze bûches plus petites pour représenter les douze apôtres.

    En Sardaigne, on jeûne devant le feu jusqu'à minuit.

    Une belle tradition toscane veut que les portes de la maison restent ouvertes aux hôtes de passage, tant qu'une souche brûle dans l'âtre.

    Le Sapin De Noël

    Les Légendes De Noël

    La coutume de décorer le sapin est née en Égypte.
    En effet, l'arbre était en réalité une petite pyramide de bois qui imitait les gigantesques pyramides et qui était un symbole culturel.

    Un voyageur rapporta cette idée de la terre des pharaons en Europe. Une partie des populations germaniques, scandinaves et russes l'adoptèrent pour célébrer le solstice d'hiver, le retour du soleil et la chaleur dont l'Égypte est le symbole.

    Un disque solaire surmontait la pyramide.
    Plus tard, les arêtes de cette figure géométrique
    furent garnies de bâtonnets auxquels on mettait le feu.

    Si le feu atteignait la pyramide,
    l'année serait non seulement heureuse mais très fructueuse.

    Ce fut Martin Luther qui , au dire de certains,
    remplaça ce simulacre égyptien par le sapin,
    qui rappelait la pyramide par sa forme.

    Ses branches toujours vertes pouvaient être,
    même en plein hiver, un présage de printemps.

    Ce sont les luthériens qui eurent l'idée de couvrir l'arbre de petites bougies, pour remplacer les bâtonnets de bois.

    Ces Lumières Représentent La Vie & La Foi.

    Voici une des belles légendes qui entourent l'arbre de Noël :  Il était une fois en Allemagne, il y a très longtemps, un bûcheron. En rentrant chez lui, par une d'hiver claire mais glaciale, l'homme fût ébahi par le merveilleux spectacle des étoiles qui brillaient à travers les branches d'un sapin recouvert de neige et de glace.

    Pour expliquer à sa femme, la beauté de ce qu'il venait de voir, le bûcheron coupa un petit sapin, l'emporta chez lui,
    et le couvrit de petites bougies allumées et de rubans.

    Les petites bougies ressemblaient aux étoiles qu'il avait vu briller, et les rubans, à la neige et aux glaçons qui pendaient des branches.

    Des gens virent l'arbre et s'en émerveillèrent tant, surtout les enfants, que bientôt chaque maison eut son arbre de Noël.

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  • des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

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    Tu te souviens quand t'étais gosse et que tes ingrats de parents, pour que t’ailles sagement te coucher plutôt que de réclamer un énième cookie, te faisaient du chantage au monstre effrayant ?

    "Si t’es pas sage, t’auras affaire au croque-mitaine ou au grand méchant loup", ça te rappelle quelque chose ?

    Sache que cette conspiration parentale s’étend dans le monde entier. Alors bien sur, ces monstres qui venaient te bouffer dans ton sommeil ne sont pas les mêmes à travers le monde. Des légendes urbaines, y’en a plein que tu peux invoquer de différentes manières et je parie que tu t’es déjà amusé à le faire. L’amour du risque, sans doute. Si tu ne l’as pas encore fait, séance de rattrapage avec ces dix légendes urbaines sur des personnages effrayants, objets d’un chantage parental d’ampleur internationale.

     

    CANDYMAN 

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    Nous sommes dans les années 1800 et celui qu’on appelle désormais Candyman, fils d’esclave, a eu la bonne idée de mettre enceinte la fille d’un riche propriétaire de terres. Evidemment, ça a moyennement plu au monsieur qui a mandaté une équipe de tarés pour lui montrer sa façon de penser. Après avoir tranché sa main droite avec une lame rouillée, ils lui ont enduit le corps de miel avant de le balancer dans un rucher où des abeilles se sont chargées de le tuer. Ensuite, ils ont brûlé son corps mais l’homme avait juré de revenir d’entre les morts pour se venger.

    Pour l'invoquer : place-toi devant un miroir et de prononce cinq fois le nom de Candyman pour faire revenir le monsieur. Mais fais gaffe, il est un peu à fleur de peau du coup. On t’aura prévenu…

    T'en veux encore ? Tu peux mater Candyman (1992), film de Bernard Rose ou feuilleter Candy Man (1971), livre de Vincent King !

     

    BLOODY MARY 

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    Avant d’être un cocktail qui se charge d’éponger ta gueule de bois, Bloody Mary, ou “la vierge ensanglantée”, est surtout une légende à l’origine floue. Pour certains, la dame est une sorcière jadis brûlée vive et désormais, quiconque invoque son nom sera frappé par une malédiction. Pour d’autres, elle est décédée avec son fils dans un accident de voiture et se planque désormais dans les miroirs pour se venger de ceux qui ont tué son fils, sa bataille.

    Pour l’invoquer : enferme-toi dans une salle de bain, éteins les lumières et allume deux bougies. Maintenant fixe le miroir avec insistance et prononce son nom 13 fois, de plus en plus fort, tout en tournant sur toi-même. Au pire, t’auras juste l’air d’un con.

    T’en veux encore ? Tu peux mater Bloody Mary (2006), film de Richard Valentine ou feuilleter Mary : The Summoning (2014) par Hillary Monahan.

     

    BABA YAGA

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

     

    La pire de toutes. Celle qui ferait passer tous les autres pour des anciens scouts reconvertis en enfants de chœur, Baba Yaga, trouve son origine dans les légendes slaves. À la fois sorcière, ogresse, croque-mitaine, madame est multicarte mais l’objectif reste toujours le même, bouffer les hommes et les enfants qui s’approcheraient trop près de son abri en les faisant passer au préalable au four (20 minutes, thermostat 7). Vieille femme affreuse, squelettique, cruelle et parfois même unijambiste, elle vit en forêt dans un abri clôturé par les ossements de ses victimes. Un peu feignasse, la dame se déplace dans un mortier volant et chaque fois qu'elle apparaît, un vent sauvage commence à souffler, les arbres gémissent et les feuilles tourbillonnent dans les airs. Une fois partie, elle fait péter l’orage. Hurlante et gémissante, une foule d'esprits l'accompagnent ; elle n’est jamais seule. Ah oui au fait, elle contrôle aussi tous les animaux de la forêt qui, tétanisés, bossent pour elle. Méfie toi, si y’en a une avec qui faut pas déconner, c’est bien elle.

    Pour l'invoquer : Rendez-vous devant chez elle, sur le pas de sa porte. Frappe une fois, elle vient te hanter. Frappe deux fois, elle vient te chercher pour te ramener tout droit en enfer. T’hésites ?

    T'en veux encore ? Tu pourras bientôt mater Baba Yaga (2017), l’adaptation moderne de la légende urbaine qui sort le 8 août prochain, par Caradog W. James.

    KUCHISAKE-ONNA 

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    On reste au Japon - mais on sort des toilettes - avec la légende de Kuchisake-Onna, ou la femme à la bouche fendue. Il y a plusieurs siècles vivait cette belle femme, épouse d’un samouraï qui était probablement un poil trop occupé à éclater la tronche de ses adversaires. Alors elle le trompait, et pas qu’un peu. Pour se venger, il l’a tuée en lui fendant la bouche jusqu'aux deux oreilles.

    Pour l’invoquer : Balade toi seul la nuit et si tu croises une dame la nuit avec un masque qui cache son visage, bingo, c’est elle. Elle te demandera “tu me trouves jolie ?”. Répond non et t’es mort. Répond oui et elle enlève son masque avant de reposer la question. Répond non et t’es mort. Répond oui et elle t’amène jusqu’au palier de chez toi et là devine quoi ? T’es mort. En fait, faut juste lui dire qu’elle est normale, ni belle, ni moche. Pas compliqué !

    T’en veux encore ? Tu peux mater Carved (2007), film de Kōji Shiraishi ou feuilleter The Horror of Kuchisake Onna (2015) par Arabella Wyatt.

     

    LA JEUNE SORCIÈRE DE PILOT’S KNOB

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    Direction le Kentucky aux Etats Unis où en 1916, une mère et sa fille de cinq ans ont été brûlées vives pour avoir pratiqué la sorcellerie. Une fois le bûcher terminé, les villageois ont enterré la fillette dans le cimetière de Pilot’s Knob et pour éviter qu’elle ne vienne se venger, ils ont installé une clôture blanche autour de la sépulture (malin). Selon la légende, la fillette recherche toujours sa mère et se délecte des petits curieux qui s’approcheraient d’un peu trop près de sa tombe, leur pompant leur énergie afin d’en avoir suffisamment pour s’échapper de sa mini-prison.

    Si tu vas dans le coin, tu verras qu’il n’y a pas un bruit, une ambiance sinistre et des riverains qui refuseront de te donner les indications pour t’y rendre, sachant très bien ce qui t’attend là bas… Mais vas-y, je t’en prie.

    Pour l’invoquer : Il te suffit juste de t’approcher un peu trop près de son petit cocon pas hyper douillet. Ça va te faire tout drôle, tu verras.

    T’en veux plus ? Tu peux feuilleter The Witch on Caleb’s Knob, de D.J. Pierce, inspiré de cette légende.

     

    LES BLACK EYED CHILDREN

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    Un peu moins cool que les Black Eyed Peas, les Black Eyed Children sont issus d’une légende urbaine venue tout droit des Etats Unis. Imagine un peu. T’es pépère chez toi quand quelqu’un frappe doucement mais sans discontinuer à ta porte. Tu enfiles tes charentaises pour aller ouvrir et tombe sur deux enfants, fringués d’un autre âge et regardant le sol, qui te demandent d’entrer pour téléphoner à leur maman.

    Un sentiment inexplicable de mal-être et de danger t’envahit et à ce moment là, les deux enfants te fixent du regard et tu ne peux voir que leurs yeux totalement noirs. Pris de panique et tétanisé de terreur, tu ne peux ni bouger ni parler. Ils répètent leur question, cette fois sur un ton très autoritaire. Bravo, t’as rencontré les Black Eyed Children mais évite quand même de les laisser entrer chez toi.

    Pour les invoquer : T’as bien compris que c’est eux qui te choisissent et, Spoiler Alert, quand ils le font et que tu les laisses entrer, sache que tu vas te faire buter. Après c’est qu’un conseil, fais-en ce que tu veux…

    T’en veux plus ? Tu peux mater Black Eyed Children : Let Me In (2015), film de Justin Snyder ou feuilleter The Black Eyed Children (2012), de David Weatherly.

     

    JENNY GREENTEETH

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    Jenny Greenteeth est un personnage du folklore anglais, une vieille sorcière habitant dans les rivières où elle attire et noie les enfants ainsi que les personnes âgées. Elle est souvent décrite comme étant squelettique, ayant une peau verte, de longs cheveux et des dents pointues. Elle aurait probablement été inventée par les parents (encore eux), pour inciter les enfants à se tenir loin des eaux tumultueuses. Certains folkloristes croient qu'elle sert à rappeler les pratiques sacrificielles.

    Ce qui est cool avec Jenny, c’est que même quand elle noie des enfants, elle les regarde avec un sourire bienveillant, comme le ferait une mère avec son fils. C’est déjà ça.

    Pour l’invoquer : Prend un enfant de ton choix et propose lui une petite balade, en pleine nuit, au bord d’une rivière dans une forêt irlandaise. Elle devrait pointer le bout de son nez, la Jenny.

    T’en veux encore ? Tu peux feuilleter Jenny Greenteeth (1984), livre de Mary Alice Downie.

     

    LA BANSHEE 

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    Issue de la mythologie écossaise et irlandaise, la Banshee est en fait un messager de la mort et au lieu de se manifester tranquillement, elle ne peut s’empêcher de pousser de violents cris stridents. Un peu relou puisqu’en plus, la femme vêtue d’une longue robe immaculée pleure très fort, histoire de faire encore plus de boucan.

    Dans la légende, chaque famille possède sa Banshee, sorte de revenante familiale attitrée chargée du sale boulot : annoncer la mort d’un des leurs. Ses cris sont une sorte de mélange de sanglots d’enfants, de hurlements de loups et de gémissements de femme pendant un accouchement. Le truc qui peut te faire saigner des oreilles en une demie seconde. Pire, même si tu ne fais pas partie de la mif, le simple fait de te trouver à proximité pendant un de ses cris peut te condamner. Quand t’as pas de bol…

    Pour l’invoquer : T’as bien compris que c’est elle qui choisit de t’invoquer. Et du coup, c’est pas hyper bon signe.

    T’en veux plus ? Tu peux mater The Banshee (2012), film de Steven C. Miller ou feuilleter la Colère de Banshee (2010), par Jean-François Chabas.

     

    AJATTAR

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    On part faire un tour dans le Nord avec cette vieille légende finlandaise. Ajattar, c’est en fait le “Diable des bois” et c’est un esprit maléfique féminin qui serait la mère du diable. Pas le genre de personnage avec qui on peut déconner donc. Ajattar prend parfois la forme d’un serpent, parfois la forme d’un dragon histoire de propager les maladies dont la peste. Non seulement elle est indécise mais en plus elle est cruelle.

    Pour l’invoquer : Pas compliqué, il suffit de la repérer et de la regarder dans les yeux. T’auras droit à une maladie de son choix. Tentant n’est-ce-pas ?

    T’en veux plus ? Tu peux écouter les albums d’Ajatarra, un groupe de rock finlandais très inspiré de la légende d’Ajattar.

     

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  • Les pierres araignées.

    Les pierres araignées.......... de Dave Arnold

    Les pierres araignées de Dave ArnoldCertains pensent que c’est au Texas que serait caché un énorme trésor contenant entre autre de l’or espagnol. Dave Arnold était l’un de ceux qui s’étaient mis en tête de le retrouver. C’est ainsi qu’en farfouillant, il a pu trouver trois pierres gravées de divers dessins. Notre homme était totalement incapable de déchiffrer les symboles gravés sur les roches, il a donc décidé de faire appel à un homme qu’il connaissait bien afin que celui-ci l’éclair de ses lumières. Ce dernier, Caleb, était également chercheur de trésors et d’ailleurs, il possédait une carte possédant des symboles tout à fait similaires.

    Tous deux ont donc décidé de s’associer afin de trouver ensemble le trésor tant recherché. Ils ont donc dans un premier temps pris soin à trouver d’autres hommes afin d’élargir le champ des fouilles et c’est ainsi que ces dernières ont pu commencer. Pendant des semaines et des semaines, ils ont retourné la terre et ont fait de nombreuses trouvailles, mais jusque-là, rien d’exceptionnel. D’ailleurs, ils ont compris à ce moment-là que finalement, ils n’étaient peut-être pas à la hauteur.

    C’est aussi à ce moment-là qu’ils ont fait la rencontre d’un berger qui leur a dit qu’ils n’étaient pas les premiers à venir chercher le trésor espagnol. Mais ce dernier n’en avait pas fini puisqu’il a assuré aux deux hommes être capable de déchiffrer la carte qu’ils détenaient. Pour lui en réalité, cette carte contenait une indication quant à la localisation d’autres symboles gravés sur une pierre qui eux, auraient pu mener tout droit au trésor. La lettre H devait absolument être gravée sur la pierre et c’est donc celle-ci que les deux hommes ont commencé à chercher. Et ils l’ont retrouvé.

    Suite à cela, ils ont retrouvé de nombreux objets dont ils n’ont pas saisi le sens et encore moins les origines. Puis peu de temps après, c’est en creusant qu’ils sont tombé inopinément sur des squelettes. Ils ont bien tenté de retrouver le berger pour en savoir un peu plus mais ce dernier avait déjà disparu (en réalité, il était mort de façon mystérieuse). Dans le même temps, tous les hommes qui accompagnaient deux aventuriers ont également commencé à partir. Ils devaient à se lasser de chercher pour si peu de résultats.

    Dave Arnold a donc continué son chemin seul et c’est alors qu’en creusant encore et encore dans le terrain de deux fermiers qu’il a trouvé quelque chose. Il s’agissait d’une pierre araignée tout comme la précédente. Des tunnels y étaient gravés ainsi que bien d’autres symboles tout aussi incompréhensibles pour lui. Mais entre les deux pierres, des années de recherches étaient passées. Arnold a alors décidé de faire appel à son ancien associé afin que ce dernier l’aide financièrement pour qu’il puisse continuer ses fouilles de ce côté-ci. Dans le même temps, notre homme a fait appel à un voyant en espérant trouver de plus amples indices.

    Mais rien n’y a fait et de plus, les deux anciens associés ont commencé à se chamailler pour un oui et pour un non. L’entente n’était plus au beau fixe et il semble que le trésor n’était finalement plus leur première préoccupation. Les fouilles ont donc rapidement été abandonnées malheureusement et Arnold a disparu, tout en prenant soin à emporter avec lui son précieux butin, celui qu’il avait mis tant d’années à dégoter. Mais quelques années plus tard, les deux compères étaient de nouveau réunis et ont trouvé une nouvelle pierre araignée. Cette dernière encore une fois contenait de nombreux symboles, mais là encore nos deux hommes n’étaient pas capables de la déchiffrer. Impossible donc pour eux de connaitre la prochaine étape. A ce jour, le trésor n’a toujours pas été retrouvé.

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  • L’or volé de Yamashita

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    L’or volé de Yamashita.............Chasseurs de légendes.

    L’or volé de YamashitaPendant la seconde guerre mondiale, les japonais se seraient évertués à piller la Chine et c’est ainsi qu’ils auraient amassé un véritable trésor que l’on appelle aujourd’hui, le trésor de Yamashita.

    C’est en 1970 que Roger, chasseur de trésors, a décidé de chasser le trésor en Philippines, chez lui. Et il n’avait pas tort de chercher par là car c’est ici que le très fameux trésor aurait été caché depuis tout ce temps. Le général Yamashita aurait été à l’origine de l’accumulation de l’or, il aurait également demandé à ses hommes de faire des cartes détaillées des endroits où ils avaient caché l’or en leur possession. Elles devaient aussi être codées et c’est pourquoi elles auraient été écrites dans un très vieux dialecte japonais, donc avec des caractères trop anciens pour pouvoir les décrypter. Les lieux où étaient enterrés les trésors étaient également piégés, donc ils étaient pour le moins difficile d’y accéder.

    Selon la légende, le général Yamashita n’aurait pas hésité à sceller une des cachettes en la dynamitant, alors que de nombreux hommes à lui aurait encore été à l’intérieur. Il n’avait aucun scrupule et d’ailleurs, il a été jugé pour crimes de guerre par la suite. Cela étant dit, à part lui personne ne savait où se trouvait l’or.

    Les Philippins étaient très pauvres à ce moment-là et l’on se doute bien que tout le monde voulait mettre la main sur cet or, cette merveilleuse aubaine. Bref, c’est ainsi que Roger a commencé à chercher cet or et ce, de manière pour le moins minutieuse. Il a même pu acquérir un détecteur de métaux à l’aide de ses maigres économies. Puis un jour, il a mis la main sur la carte d’un réseau de tunnels, c’était une spectaculaire aubaine pour ce jeune homme qui cherchait son trésor depuis bien trop longtemps maintenant. Mais cette dernière carte était cryptée, difficile alors de la lire et encore plus de la comprendre. Les années passaient et il ne réussissait pas à déchiffrer son code, rien à faire. Mais il était toutefois certain que le trésor était ici, dans le coin et il avait des preuves historiques pour appuyer sa thèse. Mais par chance, il a rencontré un homme qui lui a dit que l’or était caché dans un tunnel non loin d’un hôpital. En voilà un indice précieux que Roger n’allait va pas tarder à explorer. Mais ce qu’il ne savait pas encore, c’est que le président Marcos lui-même était sur la touche, il voulait également trouver l’argent. Et lui avait de l’argent et un pouvoir non négligeable. De plus, il était corrompu et sans aucune pitié pour son prochain. Il pouvait donc ne faire qu’une bouchée de pain de notre jeune Roger.

    Roger a ensuite fait une demande en bonne et due forme afin de pouvoir continuer ses recherches, mais cela allait le mettre en bien mauvaise posture car cette nouvelle est venue aux oreilles des hautes sphères et donc, à celles du président. Mais il a tout de même et ce après de longues semaines de recherches, trouvé l’entrée d’une grotte. Tout de suite, il s’est dit que le trésor ne pouvait n’être que caché ici. Mais la grotte était bouchée par de nombreuses roches, ce qui appuyait encore une fois sa théorie. Roger et son équipe ont alors commencé à creuser le tout, sous une chaleur étouffante. Et c’est ainsi qu’ils sont tombés sur des squelettes en uniformes japonais. Sans doute les techniciens que le général n’avait pas hésité à enterrer. Encore une preuve formelle.

    Mais six mois après, Roger n’avait toujours pas trouvé l’or et il n’avait plus assez d’argent pour continuer à payer son équipe et par la même occasion, pour continuer ses fouilles. Quel malheur pour ce jeune homme qui venait de passer les dix dernières années à le chercher. Mais juste avant de partir, il a décidé de chercher une dernière fois, avec l’aide de son détecteur cette fois-ci. Et eurêka, l’or était là. Enfin tout du moins une statue en or. Cette dernière était resplendissante et faite d’un or sans aucun doute pur. Il avait enfin une récompense pour tout le travail qu’il avait fourni. Mais il restait au moins 174 cachettes à découvrir car le général Yamashita avait bien fait les choses. Cela étant dit, il a tout de suite après trouvé des caisses contenant une grande quantité de lingots d’or. Bien entendu, il ne pouvait tout prendre d’un seul coup et a donc prévu de revenir plus tard chercher le tout avec des camions. C’est alors et en regardant de plus près le bouddha qu’il aurait trouvé à l’intérieur de nombreux diamants. Notre jeune homme était devenu riche en quelques jours seulement. Bien entendu, le président a eu vent de cette découverte et à envoyé quelques courageux soldats prendre tout ce qu’avait amassé Roger.

    Ce dernier aurait accouru au poste de police le plus proche dès le lendemain matin et les médias se sont emparés de l’histoire. Un scandale venait d’éclater et le président était entaché. Au terme d’un long procès, le bouddha aurait dû lui être rendu, mais Roger a bien compris que ce n’était pas le même et n’a donc pas hésité à dire que c’était un faux. Marcos était une nouvelle fois dans de beaux draps mais ne se rendait sans doute pas compte du danger devant lequel il s’avançait. C’est quelques semaines plus tard que le jeune homme a été enlevé et torturé par les hommes de Marcos. Il a fini par craquer et par avouer où se trouvaient les lingots. Puis, il a été emprisonné comme un simple malfrat.

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  • L'or perdu de Le Blanc

    L'or perdu de Le Blanc - La montagne maudite

    L'or perdu de Le BlancC'est en 1993 à Grestone que Christopher O'Brien, journaliste de son état, a commencé à s'intéresser à une légende bien spécifique. Selon elle, un trésor serait caché quelque part dans les montagnes du Colorado. Rapidement, il est entré en contact avec un homme qui se disait descendant d'une famille de chercheurs de trésors. Selon lui, ses ancêtres auraient passé énormément de temps dans les années 1790 à fouiller les montagnes pour le trouver.

    Le Blanc aurait été à la tête de la première expédition et il aurait rapidement avec ses hommes trouvé quelques pépites d'or dans une rivière. Quelques semaines plus tard, tous auraient encore trouvé du minerai d'or, il semble donc qu'ils étaient sur la bonne piste. C'est encore quelque temps après qu'ils ont mis la main sur la source de l'or et qu'ils sont devenus extrêmement riches. Mais il leur fallait encore sortir de cette montagne, le tout avec leur précieux magot et cela s'avérait d'ores et déjà pour le moins compliqué. Ils ont finalement tous estimé que prendre l'or avec eux était trop risqué. Ils ont donc pris soin d'enterrer leur or et ce, dans trois caches différentes. Bien entendu, ils ont laissé quelques marques bien visibles afin de pouvoir à terme retrouver leur bien. Puis, ils sont repartis en ville, histoire de passer l’hiver bien à l'abri.

    Les beaux jours étant revenus, ils ont décidé de remonter sur leur montagne afin de récupérer leur or, mais nos expéditeurs sont tombés malade les uns après les autres. Quel malheur. De plus, une tribu locale n'aurait que peu apprécié le fait que des blancs viennent creuser leur terrain et quelques attaques auraient eu lieu. Les survivants français n'avaient que peu de choix qui s'offraient à eux, soit ils partaient sans le butin et ils avaient des chances de survivre, soit ils le prenaient et les chances de vivre diminuaient. Ils ont donc décidé de partir le plus vite possible et ce, les mains vides. Mais sur le chemin, ils ont tous été attaqués par une autre tribu et seuls cinq hommes en ont réchappé.

    Ces derniers très vite ont commencé à avoir faim mais ils étaient incapables de trouver de la nourriture, ils auraient donc selon la légende commencé à recourir au cannibalisme, le tout pour tenter de survivre. Le Blanc a finit par se retrouver seul et est parvenu à partir. Plus tard, il aurait donné à sa famille une carte avec dessus, les indications de l'emplacement des trésors, puis il aurait disparu.

    Christopher O'Brien lui a très vite compris une chose pour le moins importante, c'est que la quête ne s'est pas arrêtée avec la disparition de Le Blanc. Il sait bien que les chose vont vite dans les régions comme celles-ci et que la rumeur a du circuler très rapidement. Il fait donc des recherches plus approfondies et se rend compte qu'il avait raison. En effet, c'est quelques années plus tard qu'un autre groupe se serait rendu dans les montagnes, il s'agissait en réalité du petit-fils de Le Blanc. Mais lui et sont groupe ont également été attaqués par une tribu. Tous sont morts, sauf le guide.

    Plus tard encore, deux autres explorateurs se seraient rendu sur les lieux mais ils seraient revenus bredouille. Aujourd'hui quoi qu'il en soit, le trésor n'a jamais été retrouvé.

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  • La Légende Des Érables Rouges

    La Légende Des Érables Rouges

     

    Les Érables Rouges

    Savez-vous pourquoi les érables rougissent chaque automne ? Les hommes blancs croient, naïvement, que c’est le froid qui explique ce phénomène et qui transforme ainsi nos forêts… Eh bien, ils se trompent. Écoutez donc plutôt l’explication des Wendats.

    Autrefois, le Grand Esprit veillait à ce que toutes ses créatures vivent dans un monde heureux. Nul ne connaissait la faim, la soif ou le froid. Tous vivaient en paix. Ce bonheur dura des lunes et des lunes jusqu’à ce qu’un jour, l’une des bêtes, Rat musqué, fasse une étrange proposition. Rat musqué suggéra d’organiser un concours pour voir quel oiseau volait le plus vite et quel animal de la forêt courait le plus rapidement. Les autres bêtes acceptèrent, voyant là une occasion de s’amuser.

    Les oiseaux commencèrent. Chacun d’eux s’envola vers le ciel, sous les yeux attentifs de Faucon, qu’on avait nommé juge. Sans grande surprise, Aigle remporta la victoire. Vint ensuite le tour des autres animaux. Plusieurs prirent place sur la ligne de départ : Cerf, Caribou, Loup, Lièvre, Élan et bien d’autres. Ours tenait le rôle du juge. Le signal du départ fut donné. Tous s’élancèrent dans le sentier traversant la forêt. À la surprise générale, cette fois, le gagnant de la course fut… Lièvre! Ce que les autres concurrents ne savaient pas, c’est que Lièvre gagna grâce à une ruse que Renard lui avait conseillée…

    Grand joueur de tours s’il en est un, Renard avait suggéré aux autres lièvres de se placer partout le long du parcours. Les lièvres se relayèrent tout au long de la course, et quand Cerf apparut au bout du sentier, s’approchant de la ligne d’arrivée, le dernier lièvre surgit sur le chemin et traversa la ligne d’arrivée en quelques bonds, pas même essoufflé. Ours, qui n’avait pas une très bonne vue, ne remarqua pas que le lièvre vainqueur n’était pas celui qui avait pris place parmi les coureurs au départ. Il déclara donc Lièvre grand gagnant du concours !

    Ce qui avait commencé comme un simple jeu n’était à présent plus drôle du tout… Les esprits s’échauffèrent rapidement. Les animaux de la forêt protestaient, critiquaient. Cerf était vraiment furieux. Il s’éloigna du groupe sans tenter de dissimuler sa colère.
    Ours, mécontent de l’attitude de son compagnon, voulut le rattraper et lui demander de s’expliquer. Mais, dans un brusque élan de rage, Cerf fonça sur lui, tête baissée. Il frappa Ours de ses bois. Ours subit plusieurs blessures qui se mirent à saigner abondamment. Si Loup n’était pas intervenu, Ours serait peut-être mort, ce jour-là… Pourchassé par Loup, Cerf s’enfuit rapidement dans la forêt. Mais le sang d’Ours s’était répandu sur ses bois, et tout au long de sa fuite, le sang s’éparpilla sur les feuilles des érables environnants, qui prirent une teinte rouge vif.

    C’est depuis ce jour que Cerf perd ses bois quand les arbres perdent leurs feuilles. Il se retrouve sans défense devant Loup, puni d’avoir fait couler le sang sur la Terre. C’est aussi depuis ce jour que les érables rougissent chaque automne avant que leurs feuilles tombent. 

    Le Grand Esprit rappelle aux animaux et aux hommes la paix perdue.

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