• La légende du poinsettia

    La légende du poinsettia

    C’était la veille de Noël. Tout au fond de l'église, Lola, une petite mexicaine, tout en larmes, priait : "S'il-te-plaît, mon Dieu, aide-moi! Comment pourrais-je montrer à l'Enfant Jésus que je l'aime, je n'ai pas la plus petite fleur à lui offrir pour mettre au pied de sa crèche!" Soudain, il y eut un éclair brillant, et Lola vit à côté d'elle son ange gardien. "Jésus sait que tu l'aimes, Lola, il voit tout ce que tu fais pour les autres. Ramasse seulement ces plantes qui poussent sur le bord de la route".

    "Mais ce sont des mauvaises herbes!" s'écria Lola.

    "Les herbes qu'on appelle mauvaises sont seulement des plantes dont l'homme n'a pas encore découvert ce que Dieu veut qu'il en fasse" répondit l'ange dans un sourire.

    Lola entra dans l'église les bras chargés de cette verdure disparate et la déposa respectueusement parmi les autres fleurs qu'avaient apportées les habitants du village. Soudain, un murmure d’ébahissement parcourut la chapelle : les «mauvaises herbes» de Lola étaient transformées en superbes fleurs rouges comme des langues de feu! C'est depuis ce jour que les poinsettia s'appellent au Mexique «Flores de la Noche Buena», fleurs de la Sainte Nuit.

    En 1825, Joël Poinsettia, un ambassadeur des États-Unis au Mexique, rapporta des boutures de cette plante et la fit connaître aux Américains et aux Canadiens. 

    Poinsettia appelé étoile de noël (sa légende)

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  • Dans Les Contes & Légendes Du Québec -

    Dans Les Contes & Légendes Du Québec -

    dapté D'un Conte Populaire De La Beauce -

    Quand la sève des érables se remet à couler au mois de mars, on doit la recueillir pour la faire bouillir et la transformer en sirop et en sucre.

    Autrefois, le bouilleur montait à son bois d'érables éloigné de la ferme et il passait souvent quelques semaines tout seul dans sa cabane pour accomplir sa tâche.

    Et l'on sait bien que les fantômes rôdent, la nuit, dans les érablières...

    Chez nous, au Québec, le printemps c'est le temps des sucres. Dès le début de mars la vie reprend dans les érablières. On rouvre les « cabanes à sucre »...

    Et l'on s'apprête à faire la récolte de la sève des érables. Pendant cinq à huit semaines le cultivateur délaisse sa ferme pour venir à l'érablière fabriquer le sirop et le sucre d'érable.

    Les érablières sont souvent assez distantes des fermes. C'est pourquoi, avant l'ère de l'automobile et de la motoneige, le sucrier partait avec le cheval et la charrette vers le « haut ».

    Il habitait l'érablière tout le temps qu'il fallait bouillir la récolte de sève. Mais bouillir n'est pas un travail de paresseux car il faut sans cesse alimenter le feu et surveiller la cuisson du sirop.

    S'arrêter en cours de cuisson signifie qu'il faut tout recommencer. Les sucriers préféraient souvent partir seuls pour ne pas être dérangés et finir le plus vite possible.

    Mais pendant les longues nuits passées à la cabane, ils étaient parfois victimes de tours joués par des sucriers voisins ou de bien étonnantes tromperies.

    Une nuit que Baptiste Riverin « bouillait », il entendit une plainte venir de la cheminée : « Oh, Ooh, Oouh ! » « C'est le vent », se dit-il.

    Une heure plus tard la plainte se fit de nouveau entendre plus forte et plus longue - « Oh, oh, hou, ohouou, houoo ... »

    Baptiste alla voir dehors, mais il ne vit aucune trace de pattes ou de pas dans la neige autour de la cabane.

    « Sans doute un animal pris dans un piège », se dit-il, ne voulant pas donner à la peur la chance de l'envahir. Il revint à son sirop.

    Mais voilà que la plainte devint un cri et qu'elle s'accompagna d'un grattement sonore dans la cheminée.

    Pauvre Baptiste sentit ses cheveux se raidir. Pris d'une grande panique, il abandonna le poêle et le sirop et se sauva à toutes jambes.

    Il traversa l'érablière et s'enfuit à sa maison d'en bas. Il y passa une nuit pleine de cauchemars.

    Au petit matin, il fallut bien retourner à la cabane à sucre. Il s'y rendit, remit le feu en marche et recommença à bouillir.

    La nuit venue la plainte sinistre se fit de nouveau entendre : « Oh, oh, ohouh... »

    Baptiste Riverin, il faut le dire, n'avait pas la conscience tranquille. Tout au fond de lui-même il pensait...

    « C'est la voix du fantôme de Philémon Gamache. Je la reconnais ! »

    Philémon Gamache était un voisin à qui il devait une somme d'argent assez rondelette.

    Mais le Philémon était mort pendant l'hiver et Baptiste s'était cru libéré de sa dette.

    Ce soir il comprit que le fantôme de Philémon ne le laisserait pas faire son sirop en paix. Baptiste essaya de travailler malgré les bruits...

    Les plaintes et les grattements se firent de plus en plus lugubres et persistants. Le fantôme de Philémon Gamache allait arriver par la cheminée et lui réclamer son dû !

    N'y tenant plus, Baptiste se sauva encore une fois dans la nuit froide, vers le village où le protégeraient les vivants. Le lendemain, avant de remonter à l'érablière...

    Baptiste Riverin s'en alla chez la veuve Gamache payer sa dette sans en parler à personne. La veuve, ravie, accepta l'argent avec joie car elle en avait bien besoin...

    Et Baptiste, penaud, reprit le chemin de l'érablière. Il ralluma le feu, continua la cueillette de la sève et ne s'arrêta plus de bouillir jusqu'à la fin de la saison des sucres.

    Il n’entendit plus ni plaintes ni grattements dans la cheminée. Puis, quand la sève s'arrêta de couler, Baptiste rangea ses seaux, ses goudrelles et ses chaudrons.

    Il entassa les bidons de sirop dans la charrette et vérifia l'état de la corde de bois.

    Puis, en dernier lieu, le feu étant tout à fait éteint, il démonta le tuyau de la cheminée.

    Savez-vous ce qu'il trouva dans le tuyau ?

     

    Un gros hibou mort !

    Mille Ans De contes, Québec, Cécile Gagnon -

     

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  • Le Cheval Noir De Saint-Augustin de Desmaures -

    Dans - Contes & Légendes Du Québec -

    Le Cheval Noir De Saint-Augustin de Desmaures -  Dans - Contes & Légendes Du Québec -

     

    Voici l’histoire du Diable qui se transforma en cheval. On connait la paroisse de Saint-Augustin-de-Desmaures. Pendant longtemps, on en parla énormément vu que ses habitants refusaient de vendre leurs terres a une aluminerie.

    Mais les évènements dont il est ici question survinrent "dans le bon vieux temps", il y a trois cent ans, au moment où Saint-Augustin n’était pas encore une véritable paroisse...

    Seulement une desserte: un prêtre du Séminaire de Québec allait dire la messe là le dimanche et retournait ensuite au séminaire. Mais il n’aimait pas cette situation et il voulait absolument faire construire une église.

    Un bon tantôt, après la messe, il réunit les cultivateurs de l’endroit et leur dit : "il nous faut une église, une belle église, trois fois plus grande que la petite école qui nous sert pour la messe le dimanche".

    Les cultivateurs n’étaient pas d’accord : "on en revient de votre grande église. Qui va la payer ? C’est nous autres.

    Et vous voulez à part ça un clocher qui pointe vers le ciel! Et un coq en plus ? On en revient. Venez pas nous achaler avec ça."

    Le prêtre, découragé, retourna à sa chambre, prit un petit verre de vin et se coucha. Dans son sommeil, il se sentit interpellé :"François! François !

    " La peur le prit et il fit un examen de conscience. Il se dit :"pourtant, je suis en état de grâce, je suis allé à confesse. Je n’ai pas de raison de m’apeurer comme ça."

    Il se retourna et se rendormit. Peu de temps après, il entendit encore la même voix: "François! François! Je suis Notre-Dame du Bon Secours. Je sais que tu as de la difficulté avec les cultivateurs et je veux venir à ton aide.

    J’ai un moyen pour construire ton église: demain matin, tu vas trouver un gros cheval noir attaché à la porte de l’école. Cet animal-là va t’aider à transporter les roches pour bâtir ton église."

    Le matin, quand il se leva, il aperçut à cet endroit un beau cheval bien musclé, une bête splendide. Cependant, Notre-Dame du Bon Secours lui avait aussi dit...

    "Il ne faut absolument pas lui enlever la bride, sinon ce sera fini. Il pourrait même y avoir un cataclysme." Le prêtre se dit :"s’il ne faut que cela pour réussir, je ne lui enlèverai certainement pas la bride !"

    Quand les cultivateurs aperçurent le cheval, ils tombèrent en admiration. Ils demandaient :"est ce que le prêtre a acheté un nouveau cheval ? Tu parles d’une belle bête !"

    Ils étaient très surpris. Le prêtre leur dit : "on va travailler à transporter des pierres pour l’église." puis il se tourna vers le sacristain...

    "Tu vas atteler ce gros cheval noir à la traîne et tu vas commencer aujourd’hui à transporter des roches.

    " Comme l’animal était très fort, Narcisse augmentait la charge, voyage après voyage, et le cheval tirait sans problème un poids toujours plus lourd.

    Les cultivateurs qui regardaient cela avec admiration se dirent entre eux :"on est capable d’en faire autant !" et ils se mirent eux aussi a charroyer des pierres pour l’église.

    Le quatrième jour vers les onze heures, le petit garçon de Narcisse surgit de la maison en criant :"Louise est tombée en bas de l’escalier! Viens vite, maman t'appelle.

    " Comme le sacristain tenait absolument à ce que les roches soient transportées, il apostropha son voisin :"Jacques! Prends ma place!"

    Jacques, c’était un gros bonhomme qui ne croyait ni à Dieu ni à Diable et qui était indépendant comme un chat.

    Aussi, quand il entendit Narcisse lui dire :"il ne faut pas que tu lui enlèves la bride ni que tu le charges trop parce qu’il commence à être fatigué"...

    Il prit le cheval, mais en marmonnant: "si tu penses que je ne connais pas les chevaux, tu te trompes. Je les connais autant que toi et je ferai bien ce que je voudrai."

    Il charroya les roches une partie de l’après-midi et, vers les quatre heures, le cheval s’arrêta près d’un ruisseau. "Qu’est-ce qu’il veut, le cheval ?

    Il a l’air d’avoir soif." Jacques descendit de la traine et approcha l’attelage près de l’eau. Mais l’animal avait de la difficulté à boire.

    L’homme enleva alors la bride au cheval noir dont les yeux devinrent des tisons pendant que des flammes lui sortaient de la gueule.

    Le ruisseau s’assécha complétement et il se forma un trou béant où furent engloutis Jacques, le cheval, et la charge de roches. Puis le trou se referma.

    n n’entendit plus reparler du cheval du Diable. C’est la légende de la première église de Saint-Augustin dont les fondations...

    Sont encore apparentes sur le chemin du bord de l’eau et où on peut vérifier soi-même que cette histoire est vraie.

    Bestiaire Des Légendes Du Québec, Nicole Guilbault -

     

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  • Nuit De Noël -

    Guy de Maupassant (1850-1893) -

    Nuit De Noël -  Guy de Maupassant (1850-1893) -

    «Le Réveillon ! le Réveillon ! Ah ! mais non, je ne réveillonnerai pas !»

    Le gros Henri Templier disait cela d'une voix furieuse, comme si on lui eût proposé une infamie.

    Les autres, riant, s'écrièrent : «Pourquoi te mets-tu en colère ?»

    Il répondit : «Parce que le réveillon m'a joué le plus sale tour du monde, et que j'ai gardé une insurmontable horreur pour cette nuit stupide de gaieté imbécile.

    - Quoi donc ?
    - Quoi ? Vous voulez le savoir ? Eh bien, écoutez...

    Vous vous rappelez comme il faisait froid, voici deux ans, à cette époque ; un froid à tuer les pauvres dans la rue.

    La Seine gelait, les trottoirs glaçaient les pieds à travers les semelles des bottines ; le monde semblait sur le point de crever.

    J'avais alors un gros travail en train et je refusai toute invitation pour le réveillon, préférant passer la nuit devant une table. Je dînai seul ; puis je me mis à l'oeuvre.

    Mais voilà que, vers dix heures, la pensée de la gaieté courant Paris, le bruit des rues qui me parvenait malgré tout, les préparatifs de souper de mes voisins, entendus à travers les cloisons, m'agitèrent.

    Je ne savais plus ce que je faisais ; j'écrivais des bêtises ; et je compris qu'il fallait renoncer à l'espoir de produire quelque chose de bon cette nuit-là.

    Je marchai un peu à travers ma chambre. Je m'assis, je me relevai. Je subissais, certes, la mystérieuse influence de la joie du dehors, et je me résignai.

    Je sonnai ma bonne et je lui dis : «Angèle, allez m'acheter de quoi souper à deux : des huîtres, un perdreau froid, des écrevisses, du jambon, des gâteaux.

    Montez-moi deux bouteilles de champagne : mettez le couvert et couchez-vous.»

    Elle obéit, un peu surprise. Quand tout fut prêt, j'endossai mon pardessus, et je sortis.

    Une grosse question restait à résoudre : Avec qui allais-je réveillonner ? Mes amies étaient invitées partout. Pour en avoir une, il aurait fallu m'y prendre d'avance.

    Alors, je songeai à faire en même temps une bonne action. Je me dis : Paris est plein de pauvres et belles filles qui...

    N'ont pas un souper sur la planche, et qui errent en quête d'un garçon généreux. Je veux être la Providence de Noël d'une de ces déshéritées.

    Je vais rôder, entrer dans les lieux de plaisir, questionner, chasser, choisir à mon gré.

    Et je me mis à parcourir la ville.

    Certes, je rencontrai beaucoup de pauvres filles cherchant aventure, mais elles étaient laides à donner une indigestion, ou maigres à geler sur pied si elles s'étaient arrêtées.

    J'ai un faible, vous le savez, j'aime les femmes nourries. Plus elles sont en chair, plus je les préfère.. Une colosse me fait perdre la raison.

    Soudain, en face du théâtre des Variétés, j'aperçus un profil à mon gré. Une tête, puis, par-devant, deux bosses, celle de la poitrine, fort belle...

    Celle du dessous surprenante : un ventre d'oie grasse. J'en frissonnai, murmurant : «Sacristi, la belle fille !» Un point me restait à éclaircir : le visage.

    Le visage, c'est le dessert ; le reste c'est... c'est le rôti.

    Je hâtai le pas, je rejoignis cette femme errante, et, sous un bec de gaz, je me retournai brusquement.

    Elle était charmante, toute jeune, brune, avec de grands yeux noirs.

    Je fis ma proposition qu'elle accepta sans hésitation.

    Un quart d'heure plus tard, nous étions attablés dans mon appartement.

    Elle dit en entrant : «Ah ! on est bien ici.»

    Et elle regarda autour d'elle avec la satisfaction visible d'avoir trouvé la table et le gîte en cette nuit glaciale. Elle était superbe, tellement jolie qu'elle m'étonnait, et grosse à ravir mon coeur pour toujours.

    Elle ôta son manteau, son chapeau, s'assit et se mit à manger ; mais elle ne paraissait pas en train, et parfois sa figure un peu pâle tressaillait comme si elle eût souffert d'un chagrin caché.

    Je lui demandai : «Tu as des embêtements ?»

    Elle répondit : «Bah ! oublions tout.»

    Et elle se mit à boire. Elle vidait d'un trait son verre de champagne, le remplissait et le revidait encore, sans cesse.

    Bientôt un peu de rougeur lui vint aux joues ; et elle commença à rire.

    Moi, je l'adorais déjà, l'embrassant à pleine bouche, découvrant qu'elle n'était ni bête, ni commune, ni grossière...

    Comme les filles du trottoir. Je lui demandai des détails sur sa vie. Elle répondit : «Mon petit, cela ne te regarde pas !» Hélas ! une heure plus tard ...

    Enfin, le moment vint de se mettre au lit, et, pendant que j'enlevais la table dressée devant le feu, elle se déshabilla hâtivement et se glissa sous les couvertures.

    Mes voisins faisaient un vacarme affreux, riant et chantant comme des fous ; et je me disais: «J'ai eu rudement raison d'aller chercher cette belle fille ; je n'aurai jamais pu travailler.»

    Un profond gémissement me fit retourner. Je demandai : «Qu'as-tu, ma chatte ?» Elle ne répondit pas, mais elle continuait à pousser des soupirs douloureux, comme si elle eût souffert horriblement.

    Je repris : «Est-ce que tu te trouves indisposée ?» Et soudain elle jeta un cri, un cri déchirant. Je me précipitai, une bougie à la main.

    Son visage était décomposé par la douleur, et elle se tordait les mains, haletante, envoyant du fond de sa gorge ces sortes de gémissements sourds qui semblent des râles et qui font défaillir le coeur.

    Je demandai, éperdu : «Mais qu'as-tu ? dis-moi, qu'as-tu ?»

    Elle ne répondit pas et se mit à hurler.

    Tout à coup les voisins se turent, écoutant ce qui se passait chez moi.

    Je répétais : «Où souffres-tu, dis-moi, où souffres-tu ?»

    Elle balbutia : «Oh ! mon ventre ! mon ventre !» D'un seul coup je relevai la couverture, et j'aperçus...

    Elle accouchait, mes amis.

    Alors je perdis la tête ; je me précipitai sur le mur que je heurtai à coups de poing, de toute ma force, en vociférant : «Au secours, au secours !»

    Ma porte s'ouvrit ; une foule se précipita chez moi, des hommes en habit, des femmes décolletées, des Pierrots, des Turcs, des Mousquetaires.

    Cette invasion m'affola tellement que je ne pouvais même plus m'expliquer.

    Eux, ils avaient cru à quelque accident, à un crime peut-être, et ne comprenait plus.

    Je dis enfin : «C'est... c'est... cette... cette femme qui... qui accouche.»

    Alors tout le monde l'examina, dit son avis. Un capucin surtout prétendait s'y connaître, et voulait aider la nature.

    Ils étaient gris comme des ânes. Je crus qu'ils allaient la tuer ; et je me précipitai, nu-tête, dans l'escalier, pour chercher un vieux médecin qui habitait dans une rue voisine.

    Quand je revins avec le docteur, toute ma maison était debout ; on avait rallumé le gaz de l'escalier...

    Les habitants de tous les étages occupaient mon appartement ; quatre débardeurs attablés achevaient mon champagne et mes écrevisses.

    A ma vue, un cri formidable éclata, et une laitière me présenta dans une serviette un affreux petit morceau de chair ridée, plissée, geignante, miaulant comme un chat ; et elle me dit : «C'est une fille.»

    Le médecin examina l'accouchée, déclara douteux son état, l'accident ayant eu lieu immédiatement après un souper, et il partit en annonçant qu'il allait m'envoyer immédiatement une garde-malade et une nourrice.

    Les deux femmes arrivèrent une heure après, apportant un paquet de médicaments.

    Je passai la nuit dans un fauteuil, trop éperdu pour réfléchir aux suites.

    Dès le matin, le médecin revint. Il trouva la malade assez mal.

    Il me dit : «Votre femme, monsieur...»

    Je l'interrompis : «Ce n'est pas ma femme.»

    Il reprit : «Votre maîtresse, peu m'importe.» Et il énuméra les soins qu'il lui fallait, le régime, les remèdes.

    Que faire ? Envoyer cette malheureuse à l'hôpital ? J'aurais passé pour un manant dans toute la maison, dans tout le quartier.

    Je la gardai. Elle resta dans mon lit six semaines.

    L'enfant ? Je l'envoyai chez des paysans de Poissy. Il me coûte encore cinquante francs par mois. Ayant payé dans le début, me voici forcé de payer jusqu'à ma mort.

    Et, plus tard, il me croira son père.

    Mais, pour comble de malheur, quand la fille a été guérie... elle m'aimait... elle m'aimait éperdument, la gueuse !

    Eh bien ?
    - Eh bien, elle était devenue maigre comme un chat de gouttières ; et j'ai flanqué dehors cette carcasse qui me guette dans la rue...

    Se cache pour me voir passer, m'arrête le soir quand je sors, pour me baiser la main, m'embête enfin à me rendre fou.

    Et voilà pourquoi je ne réveillonnerai plus jamais.

    26 Décembre 1882 -

    Nuit De Noël -  Guy de Maupassant (1850-1893) -

     

     

    Nuit De Noël -  Guy de Maupassant (1850-1893) -

    Nuit De Noël -  Guy de Maupassant (1850-1893) -

    Ce conte est dans le domaine public au Canada, mais il se peut qu'il soit encore soumis aux droits d'auteurs dans certains pays...

    L'utilisation que vous en faites est sous votre responsabilité. Dans le doute ? Consultez la fiche des auteurs pour connaître les dates de (naissance-décès).

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  • La montagne a toujours été au cœur de contes et légendes qui font la part belle aux êtres surnaturels et aux pouvoirs magiques. Entre lacs, sommet et forêts, en voici 10 pour prendre un peu de hauteur de la plus magique des façons.

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    Le pont du diable

    Pris en pleine tempête lors de la construction d’un pont, un entrepreneur perd certains de ses hommes. Désemparé, il demande l’aide du diable pour terminer son ouvrage. En échange, le diable demande l’âme de la première personne qui traversera le pont. L’homme accepte. Bientôt, le pont est terminé. Des militaires s’apprêtent à le traverser avec en tête du cortège, un garçon de dix ans. Pour sauver le petit, une femme jette un bouc sur le pont. La bête est emportée par le diable. Depuis, en Maurienne, le diable n’a pas deux mais quatre cornes.

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    La mort du loup-garou

    En Savoie, un colporteur transmet son métier à son fils. Un militaire les héberge. Un soir de pleine lune, ils aperçoivent un loup dans une écurie. Décidant d’abattre la bête, le militaire sort son fusil, tire sur l’animal et… tue sa propre mère. Le village raconte que c’est le curé lui-même qui aurait jeté un sort à la pauvre femme, qui ne payait pas son impôt à l’église…

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    La légende de la Dent du Chat

    Autrefois, un pêcheur et sa famille vivaient au bord du lac du Bourger. Un jour de pêche malchanceux, il n’attrapa aucun poisson. Désespéré, il supplia le ciel de lui venir en aide. En retour, il relâchera le premier poisson pêché. Aussitôt, il pêcha le plus gros poisson de toute sa vie. Oubliant sa promesse, il conserva la bête. Il garda aussi le deuxième poisson. A la troisième prise, un chat noir sortit de l’eau. Sa femme cuisina le poisson et ses enfants adoptèrent le chat. L’homme n’attrapa plus jamais de poisson et devint bûcheron. Quant au chat, il grossit et devint agressif. Le père de famille l’abandonna dans la forêt. La bête sauvage terrorisait toute la région. Un chevalier parvint à le terrasser. En mourant, le félin perdit une dent. La Dent du Chat est un mont de 1 390 mètres qui domine Aix-les-Bains.

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    le noyer de Ripaille

    Un soir, un batelier fit traverser le lac Léman à un homme en échange d’une grande somme d’argent. L’inconnu transportait avec lui un coffre mystérieux. Peu après, dans un mouvement surprenant, l’homme tomba à l’eau. Sur le bateau, il ne restait que le batelier et le coffre. Pensant posséder un trésor, ce dernier refusa de venir en aide au noyé. Et en effet, le coffre renfermait des diamants. Mais la nuit venu, le diable vint se venger et transforma le batelier en noyer. Une fois par an, chaque noix de l’arbre se transforme en diamant.

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     Les damnés de l’Aiguille

    Nous sommes à Hauteluce, non loin d’Albertville. La légende raconte que dans cette petite ville, on entend crier les damnés de l’aiguille. Là-bas, deux sommets au nord du Mont Joly portent le nom des Aiguilles Croche. La nuit, les fantômes terrorisent la commune en hurlant « Hola ! Hola ! »

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     La statue brûlée

    A Boëge, en Haute-Savoie, l’église abritait une statue de la vierge noire. Un jour, des païens la brûlèrent. Prenant la fuite, ils tournèrent la tête pour voir si la statue était entièrement brûlée. Leur cou resta coincé dans cette position pour toujours.

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     Le revenant de Carlon

    Un soir, un militaire rentre chez lui à Saint-Jean-de-Maurienne. Entendant des bruits dans les champs, il fait un détour pour voir ce qu’il s’y passe mais ne voit personne. Accueilli par ses parents, il admire les champs moissonnés puis va se coucher. Le lendemain, il ne se lève pas. Le lit est fait. Personne dedans. Une semaine après, le maire informe les parents que leur fils est mort à la guerre. Il y a sept jours.

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     Les diablotins d’Héry

    Un jour, un très violent orage s’abattit sur Héry-sur-Ugine. Se mettant à prier, le curé demanda au sacristain de le toucher. Soudain, les grêles disparurent. Mais à la place, des diablotins tombèrent du ciel.

    L’homme n’a donc pas fini de craindre et de s’émerveiller des mystères de la montagne. En fin de compte, s’il y a une chose dont ces contes et des dizaines d’autres témoignent, c’est qu’il n’y a pas lieu plus enclin à accueillir des légendes !

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     L’or des fées

    Au beau milieu des Alpes, un château imposant avait été érigé. Selon la légende, le lieu était peuplé de fées. Un jour, une bergère en rencontra une et l’aida à étendre son linge. Elle fut récompensée par des feuilles de frêne. Elle se débarrassa d’une partie de son salaire en chemin mais de retour chez elle, les feuilles restantes s’étaient transformées en pièces d’or !

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    Le passage de Charlemagne en Savoie

    Charlemagne gagne la guerre contre le roi des Lombards. Sur le chemin du retour, il fait reposer son armée en Savoie. Un jeune homme s’accroche à son cheval. Puis des dizaines d’autres surgissent et s’en prennent à lui : des Sarrasins. Capturé, Charlemagne est jeté en prison. Alerté par le faucon de l’empereur, des moines viennent à sa rescousse et le délivrent.

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  • Les légendes des quatre Ardennes - Frédéric Kiesel

     

     Au beau milieu des Alpes, un château imposant avait été érigé. Selon la légende, le lieu était peuplé de fées. Un jour, une bergère en rencontra une et l’aida à étendre son linge. Elle fut récompensée par des feuilles de frêne. Elle se débarrassa d’une partie de son salaire en chemin mais de retour chez elle, les feuilles restantes s’étaient transformées en pièces d’or 

     

    L'or des fées

    En Ardenne, la tradition ne nous a pas rapporté beaucoup de récits de fées. Les imaginations ont été surtout frappées par le diable, les loups-garous et la sorcellerie en général (les loups-garous n'en sont qu'un des thèmes).

    Pourtant, lorsqu'on quitte Houffalize dans la direction de Liège, on remarque, vers le sommet de la pente, un écriteau renseignant, à gauche, une « Vallée des fées ». C'est celle d'un long ruisseau appelé « Martin Moulin », venu des fagnes du plateau des Petites Tailles à travers le Bois de Cédrogne. Point trop loin d'Achouffe, le seul village de ce vallon isolé, parmi les bois, des fées avaient leur domicile.

    On en parlait, sans crainte d'ailleurs, car elles étaient gracieuses et bienveillantes, mais on ne les voyait pas souvent. C'est sans penser à elles que le jeune Toussaint Cornet, choisi comme herdier (berger du troupeau du village) par les braves gens de Wibrin, menait volontiers paître les vaches du côté de Chevoumont, dans la vallée des Fées. Le garçon avait été choisi, malgré son jeune âge, par bonté, parce que, mort trop tôt, son père, excellent herdier, avait laissé une veuve sans ressources. Mais on n'eut pas à se repentir de ce choix charitable. Toussaint était un pâtre attentif et habile. Jamais il n'arrivait d'accident aux bêtes qu'il gardait, jamais une ne se perdait.

    Un jour, même, ce fut le contraire qui arriva. Une vache magnifique, plus forte et plus grasse que les autres, s'était jointe au troupeau. Elle était noire avec toute les extrémités blanches : pattes, museau, queue. Mais elle se distinguait surtout par ses grandes cornes très belles, d'une nuance gris bleu.

    Personne, dans les alentours, ne possédait de bête pareille. Elle était sortie du bois. De ce côté il n'y avait pas de ferme à une lieue de distance. Le jeune Toussaint était un garçon pratique. Il ne se posa pas de questions inutiles. Il savait qu'un bien sans maître, une bête par exemple, appartenait à qui en fait la trouvaille. Comme sa mère et lui étaient pauvres, il aurait eu bien tort de se faire du mauvais sang. C'était un cadeau du destin — qui leur devait bien cela.

    Bien qu'étrangère au troupeau, la vache noire s'y mêlait paisiblement. Le soir, quand Toussaint sonna le retour, dans la corne léguée par son pauvre père, la bête suivit ses compagnes de pâture comme si elle était depuis toujours une bête de Wibrin. Le jeune herdier s'en réjouissait :
    — Me voilà propriétaire de la plus belle bête de toute la région, se disait-il déjà.
    Il allait un peu vite en besogne. A un tournant du chemin, la vache noire entra dans le bois et y disparut comme une biche.

    Le jeune herdier fut désappointé. Comme il racontait l'incident à sa mère, celle-ci lui dit :
    — La vache noire reviendra peut-être demain. Cela ne nous ferait pas de tort, une belle bête comme cela. Je vais te donner une grosse corde, solide comme une chaîne. Si la vache revient, tu lui lieras bien solidement les cornes. Ainsi tu pourras la ramener ici. Tu es déjà un fort gaillard, et volontaire comme ton père à ton âge. Elle sera bien forcée de te suivre.
    Le lendemain, comme la veuve l'avait prévu, la vache noire, sortie d'on ne sait où, était à nouveau mêlée au troupeau. Toussaint en fut joyeux et excité toute la journée. Au moment du retour, elle ne lui opposa aucune résistance quand il lui lia les cornes. Elle le suivit le plus docilement du monde. Il se croyait déjà le propriétaire de la plus belle vache qu'on ait jamais vu de Mont-le-Ban à La Roche lorsque, d'un coup de tête, elle brisa la corde et se sauva dans le bois.

    Toussaint était désespéré.
    — Elle ne reviendra plus, dit-il à sa mère.
    — Si, répondit-elle. Cette bête doit avoir une raison pour venir dans le troupeau.
    — Et si elle revient, qu'est-ce que je dois faire?
    — L'attacher avec une chaîne.
    — Et si elle la casse? Cela se paye une chaîne, tu sais Maman!
    Nous en avons une qui ne se cassera pas. Ton père l'avait achetée à la Foire de Bastogne peu avant sa mort, le pauvre cher homme.

    Le lendemain, comme sa mère l'avait prévu, Toussaint revit la vache noire au milieu de celles de Wibrin. Se demandant s'il n'avait pas une vision, il s'approcha d'elle. Elle ne fit aucun mouvement pour s'écarter de lui, et laissa caresser. Elle ne lui tenait pas rancune d'avoir essayé de l'emmener la veille.

    Elle ne bougea, pas non plus quand, le soir, il lui attacha la chaîne aux cornes. L'autre extrémité, il l'avait nouée à son poignet, pour être sûr de ne pas la lâcher. Sans méfiance, sans renâcler, la bête se laissa conduire par le jeune berger, bien décidé à ne pas se laisser surprendre. Il avait, évidemment, bien raison de se méfier. Comme le troupeau allait quitter les pentes de la vallée des fées, la vache noire s'en écarta. Chose étrange, elle ne fit pour cela aucun mouvement brusque. Elle voulait aller à sa guise, et le montrait bien, mais elle ne faisait rien pour se débarrasser du herdier. Il n'était pas à même de l'empêcher de filer au petit trot vers la forêt. Le poing noué à la chaîne, il la suivait bon gré mal gré. Elle n'allait pas trop vite et le grand gamin, sans difficulté, courait à côté d'elle.

    — Où me conduit-elle? se demandait-il.
    Il était intrigué, mais n'avait pas peur. Il sentait bien qu'il allait vers un mystère, mais que ce mystère n'était pas terrifiant. Il faut dire d'ailleurs que Toussaint, obligé très tôt de se débrouiller, n'était pas couard.

    Après avoir sauté dans les genêts, enjambé des ruisseaux, frôlé des buissons d'épines et traversé maintes futaies. Toussaint commençait tout de même à être essoufflé lorsque la vache noire s'arrêta, dans le bois, devant la grotte où l'on disait que vivaient les fées du petit pays d'Achouffe. Il avait fini par dénouer la chaîne de son poignet. La vache noire pénétra sans lui dans la grotte d'où sortit une petite demoiselle jolie comme un ange aux vêtements couleur de feuilles et de brume. Ses yeux étaient d'un vert pâle comme le ciel à l'horizon par les plus beaux jours de la fin d'automne.
    — Je n'y croyais pas trop, se dit Toussaint, mais voici certainement une fée. Que me veut-elle?
    — Je vois que tu n'as pas peur de moi, dit la petite demoiselle d'une voix douce et fraîche comme l'eau d'une source.
    — Tu as bien raison. Nous te voulons du bien. Tu as pris soin de notre vache et l'as laissée paître avec celle de ton village. Nous voulons te récompenser. Tu es bien le pâtre Toussaint qui a perdu son père l'autre année?
    — Oui, Madame, répondit-il, malgré tout un peu intimidé.
    — Reviens ici demain matin, et prends avec toi un grand sac, le plus grand que tu trouveras. Tu n'auras pas à t'en repentir.
    — Je le ferai, Madame. A demain, Madame, dit-il, fasciné par la beauté et la douceur de la fée.

    Après avoir esquissé un geste de la main, elle disparut dans sa demeure.
    — Ce qu'elle veut me donner vaudra bien plus que la vache, pensait Toussaint en rentrant tout rêveur chez lui. Et il était ainsi fait que, chose normale à son âge, la magie de son aventure lui plaisait encore plus que l'idée de la richesse.

    Sa mère avait autant d'espoir que lui. Mais aucun sac n'était assez grand pour cet espoir.
    Une chance pareille, on ne la rencontre qu'une fois dans sa vie, disait la veuve. Alors il faut en profiter. Les sacs à blé sont trop petits. Tu sais quoi? Nous allons vider la paillasse sur laquelle tu dors. La toile en est solide. C'est cela qu'il nous faut.

    Le lendemain, comme convenu, après avoir conduit le troupeau de Wibrin non loin de la grotte aux fées, dans une jolie clairière sentant bon la reine des prés, Toussaint déposa le sac devant l'entrée.
    — Reviens ce soir, lui dit bien gentiment la fée qui l'attendait. Tu as bien fait de prendre un sac aussi grand. Le soir, le sac était bourré à craquer.
    — Emporte-le. Tu vois que nous te faisons un cadeau digne d'un homme vaillant comme tu l'es déjà, dit la fée. Mais un homme doit savoir être patient. Surtout, fais bien attention à ceci: ouvre le sac seulement lorsque tu seras chez ta mère. N'oublie pas cela.
    — Non, Madame. Oui, Madame. Merci, Madame, dit le grand gamin en empoignant la toile de matelas par deux coins, comme on fait pour les sacs de pommes de terre. Mais au lieu d'avoir, sous la toile, une patate dans chaque main, il sentait quelque chose de dur.
    Ce sont des pièces d'or, se disait Toussaint, en s'éloignant, plié sous le fardeau. Était-ce l'effet de la joie, ou recevait-il des fées une aide magique? La charge, énorme, était supportable. Sur le chemin du retour, Toussaint s'arrêta pourtant trois fois, pour souffler, comme on dit.

    La première fois, il se contenta de regarder le sac. La deuxième, il le caressa. La troisième, il ne put résister à la tentation. Sa maison était pourtant en vue, mais il défit le nœud et ouvrit le sac. Sous sa main, il sentit le contenu perdre sa dureté métallique. Seule, une fine paille dorée, de la couleur de ce qu'il espérait, s'échappa, se répandit sur le sol et s'envola dans le vent.

    Tout penaud, Toussaint ramena la toile de matelas chez sa mère. Ils n'y trouvèrent que quelques pièces d'or, dans les coins, parmi des restants de paille. Le maléfice les y avait-il oubliées? Ou était-ce le fait d'une indulgence moqueuse des fées, qui voulaient montrer ce que Toussaint avait perdu, et lui donner tout de même un « pourboire »?

    Après tout, une demi-douzaine de thalers en or pour trois jours de pâturage, ce n'est pas si mal. Mais qu'est-ce que c'est à côté du rêve d'une fortune féerique?

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  • La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

     

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

    * Quand le Rabbi épousa la rabbanite Haya Mouchka, le 14 Kislev 1928 à Varsovie, leur mariage

    fut  honoré par la présence de nombreuses personnes rabbiniques, parmi lesquelles le cousin de

    mon père, qui était aussi son tuteur : «  Rabbi Menahem Zemba ».

    Le lendemain du mariage, celui- ci emmena mon père (qui avait 17 ans) rendre visite au jeune marié.

    Après une discussion sur des sujets de Torah, celui qui n’était encore que le gendre du Rabbi précédent, demanda à mon père.

    «  Savez – vous pourquoi la coutume veut que dans les milieux ‘hassidiques, on accorde beaucoup d’importance, à la cinquième bougie de ‘Hanouccah ?

    Mon père et le Rabbi Zemba ne connaissait pas cette coutume.

     Le Rabbi répondit  donc lui-même à la question.

    «  La cinquième jour de ‘Hanouccah ne peut jamais tomber un Chabbat ;

    C’est dire qu’il représente une grande obscurité. Cependant la cinquième bougie

    démontre que la lumière de ‘Hanouccah  peut illuminer même  une obscurité aussi grossière.

     C’est là le devoir de  chaque Juif : Illuminer le monde qu’il se trouve

    à Varsovie où à Londres ! »

     Les années passèrent. Mon père subit les horreurs de la vie en ghetto et de la mort lente

    dans les camps d’extermination. Il perdit sa femme et ses  cinq enfants ;

     

    Après la guerre, brisé physiquement et moralement, il émigra vers les Etats Unis  s’installa à Philadelphie.

    Des amis lui présentèrent une rescapée des camps et ils  décidèrent de se marier.

    Mon père avait besoin d’encouragement pour rebâtir  sa vie.

    Il se rendit  à New –York pour demander sa bénédiction au précédent Rabbi de Loubavitch.

    Celui-ci le bénit.

    Mon père mentionna alors qu’il avait assisté au mariage  à Varsovie.

     

    Le visage de Rabbi  Yossef Its’hak  s’illumina de plaisir et il dit :

    Puisque vous avez assisté au mariage il serait normal que vous alliez  aussi voir mon gendre.

     Mon père se rendit donc  à son bureau.

    Le Rabbi reconnut immédiatement mon père qu’il n’avait vu qu’une fois, quand

    il était encore  tout jeune !!!

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

    Il lui dit puisque mon beau père le Rabbi vous envoie chez moi, je dois vous dire des paroles  de Torah.

    C’est maintenant bientôt ‘Hanouccah.

    Il se trouve que le cinquième jour de ‘Hanouccah ne tombe jamais le Chabbat,

    ce qui ce qui représente une grande obscurité.

    La cinquième bougie a donc le pouvoir d’illuminer même une obscurité aussi intense.

     

    C’est le devoir de chaque Juif, qu’il se trouve à New –York ou à Londres, d’illuminer  même cette obscurité. Presque les même mots que vingt ans auparavant.*

      Mes parents se marièrent à New-York, c’est là que je suis né.

    Puis la famille  s’installa à Toronto. Avant mon mariage, en 1969, mon père dit que :

    Bien que nous  ne soyons pas Loubavitch, il voulait que je reçoive la bénédiction du Rabbi comme lui-même l’avait  fait.

     Le  Rabbi reconnut immédiatement  mon père et lui souhaita...

     

    « De même que vous avez assisté à mon mariage, puissiez-vous assister au mariage  de votre petit enfant ! » ....

    Mon père était très ému de cette bénédiction. Puis il se permit de poser une question :
    «  Comment puis –je répondre  à mes voisins, des ‘Hassidim de Satmar, qui se permettent

    de critiquer l’approche de Loubavitch, le fait que le Rabbi  encourage ses ‘Hassidim à contacter...

    Les Juifs non- religieux pour leur faire faire des mitsvot ? N’est –il pas écrit : «  Quiconque hait  Dieu,  je le déteste ? » 

       Le Rabbi répondit calmement : « Supposez que la fille de ce voisin, membre du mouvement Satmar...

      Abandonne le Judaïsme, que Dieu préserve, ne ferait –il pas,

    Tout ce qui est en son pouvoir pour la ramener ou dirait-il :

    « Quiconque hait D'ieu, je le déteste ? ».

    « Bien sûr, pour sa propre fille, c’est différent, n’est ce pas ? Il en est de même pour Dieu :

    Chaque Juif  est pour Lui «  un fils unique » .
    Et pour mon beau père, chaque Juif fait partie de la famille et on doit s’occuper de lui ».

    Et le  Rabbi ajouta : «  Chez les ‘hassidim, la cinquième nuit de

    ’Hanouccah est particulièrement célébrée car  elle ne peut se produire Chabbat ce qui est le signe d’une grande Obscurité.

    Chaque Juif peut, comme la cinquième lumière, éclairer le monde,

    Que ce soit à Toronto où à Londres. Chaque  Juif est une étincelle de Dieu, son fils unique.

     Quand vous illuminez son  âme, chaque Juif peut être éveillé ! » Encore les même mots !

     En 1979, ma famille se rendit  à Londres pour le mariage de mon jeune frère. Juste avant

    Notre départ, notre voisin demanda  à parler à mon père en privé, sa fille avait quitté la famille,

    S’était fiancé avec un non- Juif qu’elle avait suivi  à Londres. Le père était désespéré.

    Il ne savait  pas comment retrouver sa fille.

    Il supplia mon père de demander aux Loubavitch de Londres de  la sauver.

      Après le mariage mon père reçut un coup de fil. Rav Glick avait retrouvé la jeune fille et l’avait...

    Convaincue de se rendre chez lui. C’est là  que mon père l’a revit. 

    Elle pleurait de façon incontrôlée.

    Stupéfait mon père regarda autour de lui : le chandelier de ’Hanouccah était allumé : "" cinq lumières brillaient ""

    Il se souvint alors des mots du Rabbi, cinquante ans , trente ans, 

    dix ans plutôt : La cinquième lumière signifie la force de la fête de ‘Hanouccah…

     

    chaque Juif peut  et  doit éclairer cette  obscurité si intense ,

    qu’il soit  à  Varsovie  où à Londres..., à New-York où à Londres... ,

    à Toronto où à Londres … si sa propre fille abandonnait  le judaïsme…

    Chaque Juif est pour Dieu comme son fils unique …

     La jeune fille retourna chez son père et au judaïsme. 

    Elle est maintenant une mère de famille comblée.

    Mon père assista au mariage de ma fille...

     

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

    Le Rabbi lui avait promis qu’il assisterait au mariage

    de son petit enfant …

    Il  mourût quelques jours  plus tard le 14 KISLEV 1989... 

    Exactement 60 ans après le mariage du Rabbi.
      *Rav Greenwald  Traduit par Feiga Lubecki

     Offert aux femmes francophones pour  *****   

    « Youd Tête Kislev 5772 » , 5773  - 5774 ….

     

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

     

    Par Myriam Levitte

    LA cinquième Bougie ne Peut jamais Tombée Un Chabbat..

     

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  •    Mythologie slave

    Parfois il est bon de se retourner et de poser un regard différent sur nos ancêtres, qu'ils soient Grecs, Celtes, Romains, Gaulois ou Slaves, de réentendre les voix d'une autre époque, si lointaine mais toujours présente dans notre conscient et dans notre culture - les clés du présent se trouvent dans le passé. Essayons de comprendre les croyances de nos aïeux, car ils pouvaient penser, parler et créer au même niveau philosophique que nous, même s'ils utilisaient un langage différent: celui des mythes.

    La mythologie slave est peu connue en Occident, et j'espère que ce site (qui n'est évidemment pas complet) vous aidera à découvrir et à comprendre ce monde peuplé de puissants dieux et de créatures étranges, toujours vivants dans les contes et les légendes.

     

    Mythologie slaveAvsien

    (Avsien' Авсень, Baoussien' Баусень, Taoussien' Таусень, Govsien' Говсень, Ovsien' Овсень, Ovseï Овсей, Oussen' Усень)


    Dieu des récoltes chez les Slaves de l'Est, lié avec la nouvelle année, le cycle solaire du printemps et les animaux: cheval, vache, chèvre etc. - symbole de richesse. Il est souvent présent dans les koliadki (chansons rituelles du Nouvel An): souvent, il chevauche avec le Nouvel An. Le nom d'Avsien' est lié à la nourriture rituelle: bliny, galettes, kasha, pirogui, pieds de porc, saucisson etc.) censée apporter bonheur et abondance.

     

     

    (Némiza Немиза)

    Mythologie slave

    Dieu de l'air, maître des vents. Sa tête est couronnée de rayons de soleil et d'ailes, sur son torse est dessiné un oiseau qui vole. Il est léger comme une plume, et parfois se transforme en une plume qui flotte dans le ciel pour se reposer. Et si quelqu'un sent un souffle frais pendant une journée chaude, c'est Nemiza qui a battu des ailes en signe de bienveillance. D'habitude il permet aux vents se faire ce qu'ils veulent, mais s'ils se bagarrent trop et provoquent des ouragans, il les calme.

     

    Mythologie slave

     

    Barma Барма)

    Dieu de la prière chez les Slaves, époux de Taroussa. Pour se déplacer, il utilisait son cygne magique.

     

     

     

     

     

    Mythologie slave

    (Bélobog Белобог, Belbog Белбог - dieu blanc)

    Dieu du soleil, de chance et de bonheur chez les Slaves de l'Ouest. Fils du dieu originel Rod et frère de Tchernobog, dieu du mal et des ténèbres. La lutte incessante de Bélobog et Tchernobog symbolisait la succession permanente du jour et de la nuit. Bélobog était d'abord représenté comme un cygne blanc et, plus tard, comme un vieillard vêtu de blanc avec une barbe blanche et un bâton de pèlerin. Ses temples se situaient sur les collines exposées au soleil; on les décorait abondamment avec de l'or et de l'argent pour qu'il ne reste pas un seul coin non éclairé. Pour honorer Bélobog, les gens faisaient des jeux et des festins joyeux

     

     

    Mythologie slave

    (Béloun Белун)

    Dieu des récoltes selon les croyances biélorusses, un vieillard vêtu de blanc, avec une barbe blanche. Il aide à moissonner, récompense avec de l'or ceux qui le servent bien, aide ceux qui se perdent dans la forêt. Il est suivi de petits animaux de la forêt qui l'aiment bien.

     

     

     

     

    Mythologie slave

    Bojitch Божич)

    Un autre personnage de Noël chez les Slaves du Sud mentionné dans les koliadki (chants rituels). Son symbole est un cerf aux bois d'or - le début du nouveau cycle solaire. Badniak(l'année passée) brûle dans le feu, et Bojitch (nouvel an) apporte le renouveau du soleil, la renaissance du printemps, le rajeunissement de la nature.

     

     

     

    Mythologie slave

    (Agounia Агуня)

    Dieu du Feu Terrestre, le cadet des Svarojitch (les fils de Svarog), force protectrice et purificatrice, intermédiaire entre le monde des hommes et le monde des dieux. A la différence de Dajbog et de Péroun qui restent cachés des hommes en hiver, Agounia reste sur terre toute l'année - dans le foyer et dans le feu des sacrifices

     

     

     

    Mythologie slave

    Dajbog Дажбог, Dajdbog Даждьбог)

     

    Dieu du soleil et des moissons, fils de Svarog et époux de la déesse de la lune Morena. Son nom signifie "dieu qui donne" ou "dieu, donne-nous!". C'est lui qui a crée la mesure du temps et le calendrier. Il est beau, fort, ses cheveux sont en or; il donne aux hommes force, santé, sagesse, habileté et maîtrise. Dans les chroniques, il est considéré comme l'ancêtre de tous les Russes. Il se déplace dans un char tiré par quatre chevaux blancs aux crinières de feu et aux ailes d'or, en portant un bouclier magique qui éclaire la terre. Dajbog est le gardien des clés terrestres: en automne, il ferme la terre à clé et donne cette clé aux oiseaux qui s'en vont à Vyriï. Au printemps, les oiseaux sont de retour et rendent la clé à Dajbog qui ouvre la terre. Le matin et le soir, il traverse l'océan dans une barque tirée par des canards, des oies et des cygnes, d'où l'existence des talismans gardiens sous forme de canard avec une tête de cheval. On offrait à Dajbog miel, vin, graines de tournesol, fruits, fleurs, pain rituel rond, et pièces d'or. Son jour est le mercredi.

     

    A suivre.....

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  • Lieux hantés de France

     

     01. LA CHAPELLE DU CHATELARD : Entre Jujurieux et Saint-Paul-de-Varax, se trouve le village du Châtelard. hanté par le fantôme de Lucie de Bréhéville, meurtrière de son père à l’époque des guerres entre le Bugey et la Suisse. On la voit, la nuit descendre du Châtelard jusqu’à la fontaine d’Oiza, toute proche, laver des vêtements ensanglantés.02. ST QUENTIN : La maison qui saigne…

    03. CHATEAU DE VEAUCE : Un des plus fameux et récents fantôme de France. La belle Lucie apparaissant toutes les nuits au vieux châtelain Ephraïm Tagori de la Tour.

    03. SOUVIGNY : Depuis 1946 le prieuré de souvigny possède un moine fantome qui s’y promène.

    04. GREOUX-LES-BAINS : A 15 kilomètres à l’est de Manosque, sur la N 252, vous découvrirez cette ancienne commanderie templière en voie de restauration. Bruits de pas, manifestations ectoplasmiques, apparitions de silhouettes sur les murs dont furent témoins plusieurs jeunes gens campant dans l’édifice en 1971, telles sont les caractéristiques de la grande hantise de Gréoux. On a également signalé à Gréoux de nombreuses observations de boules lumineuses « dont l’une semblait protégée par un écran de flammes ». fantômes ou O.V.N.I. ?

    05. COL DU LAUTARET : Une dame toute apprêtée de blanc apparaît quelquefois au col du Lautaret, mais uniquement lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises. C’est le revenant d’une jeune femme décédée là dans un accident de voiture en 1980. Si on la prend à son bord, elle a la réputation de protéger la voiture et ses occupants.

    06. Cannes-Vallauris : Variante dite « de l’objet oublié ». Deux jeunes gens prennent en stop une automobiliste peu vétue en novembre 1988. Elle oublie une gourmette dans la voiture. Quand ils ramènent la gourmette aux parents, ceux-ci leur apprend que leur fille est décédée quelques années auparavant.

    08. CHATEL CHEHEREY : Chasse sauvage certaines nuits au moulin de la briquette.

    08. HAUTES RIVIERES (les): Dans les ruines du chateau de Linchamps une fillette erre certaines nuits.Elle fait le tour du bâtiment et pousse du pied, dans le précipice, une pierre des ruines.

    11. SAINT MARTIN-LYS : chaque année dans les nuits du 15 au 16 aout et du 1er au 2 novembre à l’abbaye de Lez , des morts rodent et on entend des cloches tinter et des chants liturgiques….

    13. VENELLES : A 7 km au Nord d’ Aix en Provence par la N 96.

    14. CANTELOUP : Château abandonné. De nombreuses personnes disent avoir entendu des choses, avoir vécus des expériences paranormales. L’ancien propriétaire se nommait Jean Crocq. Il était écrivain et le château regorge de nombreuses éditions de ses œuvres.

    15. BREZONS : Les forêts de Brezons et de Malbo sont hantés par le « grand veneur » qui y conduits sa chasse sauvage. Cest un squellette vetu de rouge qui tient a la main un fouet. le rencontrer porte malheur.

    16. BARRET : En 1953 au hameaux du pas des tombes, des manifestations paranormal ont eue lieu.Des jeunes gens ont vu une nuit une « forme blanche de la taille d’un homme » au cimetière

    17. SAINT-PALAIS DE NERIGNAC : Si vous parcourez la région à pied, vous rencontrerez plusieurs endroits où l’herbe, formant un cercle, est plus haute qu’ailleurs. C’est que ces endroits sont hantés par les fées oui s’assoient en rond après leurs danses.

    17. CHATELAILLON PLAGE : Au lieu dit « chirats d’angoulins » apparait une procession de prêtres et de leurs fidèles , certaines nuits. Les spectres s’enfoncent et glissent dans la mer

    17. SAINT JEAN ANGELY : Au chateu du Vert galant qui possède non seulement un trésor,mais également un fantome . Les portes claquent ou s’ourent à la volée, des hurlements, des coups dans les murs …

    22. HENABIHEN : A Henabihen, faites-vous indiquer les deux « maisons hantées ». Deux familles du village, les Lemoine et les Hinault, furent tourmentées, en 1961 et 1962 par un fantôme qui déplaçait les objets et tailladait les vêtements de gens. Le même esprit, facétieux ou lubrique, soulevait les Jupes des femmes à Landébia. Un camionneur M. Thual, eut quand à lui une jambe de pantalon arrachée alors qu’il se trouvait au volant.

    22. SAINT-NICOLAS DU PELEM : Demandez la chapelle du Ruellou. Des manifestations surnaturelles (vacarmes, lumières vives), y ont été constatées

    24. MARCILHAC : La Maison des Anglais est une vieille bâtisse datant de la guerre de cent ans et dont les occupants successifs ont subi les maléfices tout au long des siècles. Le dernier en date, un cheminot nommé Jardel, trouva la mort le jour même de son emménagement (le toit s’étant effondré sur lui !) et sa fille se fit encorner par un bélier quelques jours plus tard

    25. BESANCON :Une histoire de Vouivre dans les sources de la Loue.

    26. MONTELIMAR : La chapelle de Daurelle, Gournier, ou encore Notre Dame des Victoires. Vieille église en ruine bénie en 1867 entre le canal du Rhône et la déviation de la RN7 près du Pont de Gournier, à cinq mètres d’un rond-point. En 1955, elle est désaffectée mais en parfait état. Vers 1968 un coup de foudre désarticule quelques pierres du clocher. Devant le danger éventuel, les autorités locales transfèrent les sépultures présentes à l’intérieur et lance la démolition de la chapelle. Une levée de boucliers fait stopper les travaux. Le temps fait son œuvre. Tout se dégrade, mais la bâtisse résiste aux injures du temps, des vandales et du climat. On y entendrais des gémissements… Elle est située dans la zone industrielle de Gournier.

    27. CRASVILLE : Le manoir de Tilly fut longtemps habité par le bonhomme tapotin, qui cognait contre les murs.

    27. INCARVILLE : Prenez l’autoroute A13 jusqu’à Louviers à quelques kilomètres duquel se trouve Incarville. L’église du village est hantée par l’ancien curé de la paroisse, qui y est enterré. La nuit, on peut entendre .le bruit de sa respiration dans la cour. Le phénomène date des années 70 et a fait l’objet de compte rendus dans la presse.

    27. ABBAYE DE MORTEMER :. Située entre Lisors et Lyons, cette chapelle est hanté par le fantôme d’un moine cistercien, (aperçu à plusieurs reprises) ainsi, aux dires de certains, que par celui d’une femme autrefois emmurée.

    27. CHATEAU-GAILLARD :. Un peu en dehors du bourg des Andelys, revenez vers minuit, vous aurez peut être la chance d’entrevoir, cheminant parmi les ruines, le spectre de Marguerite de Bourgogne, épouse de Louis X Le Hutin qui la fit étrangler en 1315 pour cause d’infidélité.

    28. DREUX : l’ancien sanatorium – la clinique Laennec au bas buisson…. les locaux immenses désaffectés et accessible en journée, presente des batiments ou il se passe des choses bizarres. L’endroit est étrange et donne la chair de poule.

    29. CHATEAUNEUF DE FAOU : Si vous voyez, par une nuit noire, les armées fabuleuses du roi Arthur cheminer sur la crête des Montagnes toutes proches, c’est qu’une guerre se prépare (on les a vus en 1914 et 1939 !) .

    29. DAOULAS : Ce qui reste de l’ancienne léproserie (qui fut à une certaine époque commanderie de l’ordre du Temple) est hanté par des Moines Rouges.

    29. KASTEL AR GIBEL : Ce vieil édifice se trouve à proximité de Huelgoat. Pour y parvenir, se rendre au « camp d’Artus », puis suivre le cours de la rivière d’Argent jusqu’au « Saut du Gouffre ». Le Kastel était la propriété de la princesse Ahez (ou Dahut), fille de Grallon, qui régnait sur la légendaire cité d’Ys. Le cri des amants de Dahut, qu’elle faisait sacrifier au matin après les avoir accueillis dans son lit pour une seule nuit, se encore entendre certains soirs à cet endroit.

    29. TREFFIAGIAT : »Le tumulus de valérie » situé au milieu du village est habité par des esprits malfaisiants

    30 CAVENES : La chapelle, au milieu du cimetière est hantée par l’abbé Taulèle, ancien curé de la paroisse, décédé à la fin du siècle dernier. Plaintes, gémissements, soupirs…

    31. TOULOUSE : 38bis, Rue de La Chaussée . Ancien hotel particulier où des bruits bizarres y auraient été entendus alors que la demeure est inhabitée… Le parapsychologue Yves Lignon y a mené l’enquête.

    32. SARRANT : Notre-Dame-de-Pitié. Selon les rumeurs locales, il y aurait eu plusieurs apparitions de dame blanche à proximité de cette chapelle.

    33. BORDEAUX : En 1815 un manoir dit  » chateau du diable » etait reputé hanté.Des gémissements et des bruits de chaines se faisaient entendre certaines nuits.

    34. VAILHAUQUES : Une maison hantée….

    35. COMBOURG : Le château de Combourg, rendu célèbre par Chateaubriand, est hanté par un fantôme de .

    35. La presqu’ile de CROZON à des grottes hantées par des marins morts en mer.

    35. PONT DU SECRET : Rendez vous à Paimpont, puis aux forges de Paimpont, en lisière de l’ancienne forêt de Brocéliande là ou l’Aff franchit la Lisière. Cet endroit s’appelle le Pont du Secret. Il abrita les amours de Lancelot et de la reine Guenièvre. Aujourd’hui, une auberge s’élève au bord de la rivière. Comme plusieurs clients de cet établissement vous pourrez peut-être assister à un curieux phénomène de hantise : quatre Bretons en costume national se matérialisent autour d’une table, buvant de l’hydromel et tenant une conversation animée. Ils sont bientôt rejoints par un cinquième personnage tenant un cheval par la bride. Parfois aussi, on entend des cris semblant provenir d’un ancien moulin situé sur la route des Forge, où une femme aurait autrefois été assassinée. ( Le spectre de cette femme peut être vu cris aux alentours du solstice d’été).

    35. CHATEAU DE TRECESSON : Sur la lande de Saint Jean se dresse le château de Trécesson dans lequel chaque nuit, les fantômes de deux gentilshommes en costume du 18ème siècle rejouent une interminable partie de cartes qui se termine tragiquement : l’un des deux personnages transperce son adversaire de son épée. (!! s’agirait du spectre du marquis de Coëtlogon, comte de Trécesson). Dans le bois de hêtres tout proche, on peut également voir le fantôme d’une jeune femme « vêtue d’une robe nuptiale souillée de terre ».

    37. LOCHES : les souterrains du chateau.

    37. DOLMEN DE PAULMY : le fantome d’une femme assassinée au moyen age s’y promène.

    37. L’ILE BOUCHARD : Les bords de la Vienne seraient hantés par une dame blanche qui apparaitrait certaine nuits de brume. La rencontrer porterait malheur.

    38. GRENOBLE : 57 boulevard Gambetta dans un immeuble ou la gestapo à effctué des tortures…

    38. STE EGREVE : Ancien hopital spychatrique ou on eut lieux des trépanations barbares et des opérations douteuses . Lieux impressionnants et en ruines.

    39. RELANS : L’étang de la basse est hanté par une poule noire et un bouc noir. Une chasse merveilleuse passe dans les environs

    39. DOLE : dame blanche dans la foret de Serre.

    39. MONTBARREY : dame blanche dans les vestiges du chateau.

    41. LE GAULT PERCHE : Des revenants apparaissent , après le coucher du soleil, au bas de la cote de la jalousière. Tantôt c’est un curé, tantot une foule de gens.

    41. CHATEAU DE BLOIS : Si vous vous aventurez dans les souterrains du Château de Blois, vous risquez de rencontrer le fantôme de Thibaut de Champagne, Comte de Blois, Chartres et Tours, qui livre pour l’éternité un duel contre un de ses vassaux. (Thibaut de Champagne hante également les abords du pavillon (de Montgrault, à Chambord, ainsi que la forêt avoisinante où les aboiements des chiens accompagnant sa chasse peuvent se faire entendre).

    41. CHATEAU DE BEAUMONT-SUR-LOIRE : Situé entre Blois et Amboise, ce château isolé qui domine la Loire a, dès l’abord un caractère envoûtant. Cela n’est pas surprenant, puisqu’il est hanté par Foulques III Nera, Comte d’Anjou, mort en 1040 et à qui trois pèlerinages successifs en Terre Sainte n’ont apparemment pas suffit à purifier l’âme noire !

    43. SAINT ETIENNE DE VIGAN : les soirs d’orages on entend le fracas des armes sur un lieux de bataille historique pendant la guerre entre les gaulois et les romains, Gémissements, hennissements…..

    43. Beaune/arcon : Certaines nuits de pleine lune, a minuit, deux armées spectrales (romains et gaulois) s’affrontent dans les airs.

    44. HERBIGNAC : une lande est hantée par « l’ami cortais » qui pousse des cris lugubres, le rencontrer porte malheurs parait il.

    48. ANTRENAS : Un chien noir erre , l’hiver au bas de la grande tour du chateau e la Baume. Il s’agit, selon la légende, de l’âme maudite du seigneur César, de Grollée

    49. CHÂTEAU DE BRISSAC : D’Angers, prenez en direction des Ponts-de-Cé, puis après avoir traversé la Loire, suivez la N 671 jusqu’à Brissac-Quincé. Demandez au guide du château qu’il vous raconte l’histoire de Charlotte de France, épouse de Jacques-de-Brézé, seigneur de Brissac, par qui elle fut assassinée le 31 mai 1477 et qui revient par les nuits d’orage, sous la forme d’une Dame Blanche.

    50. MARTINVAST : Le chateau du lieu a quelques kilomètres au Sud de Cherbourg est hantée par une jeune femme qui apparait au solstice d’été a la Saint Jean en réclamant de l’huile, Sophie et également un homme qui se fait plus rare.

    50. NEUFMESNIL : L’abbaye de Blanchelande. Ce lieu abrite le fantôme maudit de l’abbé de la Croix-Jugan. Tous les soirs entre 21h et 22h trois coups secs….

    50. PIROU : Au chateau hanté par l’abbé Marcel LeLégard et par une « femme ». Magnifique énergie !

    54. CHATEAU DE JAULNY : A quelques kilomètres de Thaucourt-Réqné-ville, vous trouverez facilement les restes du vieux château-fort hanté, dit-on par le. fantôme de Jeanne des Armoises que d’aucuns ont reconnu être Jeanne D’Arc échappée au bûcher. Plusieurs jeunes filles ont vu sa forme blanche circuler, vers minuit entre deux ailes du château.

    54. BOUXIERE AUX DAMES : L’église permet d’assister à des faits étranges.

    56. ELVEN : Forteresse de Largöet

    56. BRECH : marais de Kerzo

    57. BITCHE : Au « Hochfeslen » apparait quelques fois le fantôme d’une chêvre.

    59. HEM : La maison de Hem a été l’endroit où ce sont produites différentes choses bizarres. En fait, la maison aurait dû être détruite depuis longtemps, mais les machines tombaient en panne. De plus, un ouvrier est mort. On entend des grognements et des aboiements de chiens méchants.
    Des briques tombent sur les ouvriers. des voix et aussi des visiteurs sont entrés dans la maison et une voix leur a dit : « le dernier qui sort mourra » et la dernière qui est sortie est morte écrasée par une voiture.

    61. ALENCON : la « tour couronnée » est hanté par une dame blanche certaines nuits.
    Cris et pleurs se font entendre. Elle fut jadis assassinée par son maris qui l’a croyait infidèle

    62. NESLES : En 1965, un fantôme jouait de l’harmonium dans l’église (solidement fermée à clé !) aux environs de minuit Par ailleurs, une forme blanche a été aperçue par un groupe de fillettes dans la journée

    64. HENDAYE : La plage est hantée, par les fantômes des sorcières qui jusqu’au XIXe siècle, venaient célébrer le sabbat autour des menhirs qu’on y trouvait alors. Pour se venger, de l’enlèvement de ces mégalithes elles tourmentent les vacanciers assez téméraires pour prendre des bains de minuit. Certains habitants d’Hendaye expliquent les noyades

    64. Tour MONCADE : Vestige du château de Gaston Fébus, seule la tour demeure debout. Elle est hantée par la Dame Blanche, une prisonnière qui y fut enfermée et y mourut en ces sombres temps de rivalités politiques et amoureuses.

    64. TARDET-SORHOLUS : Le fantôme du seigneur de Lahonce hante les environs du lieu où s’élevaient autrefois son château, dit le « château du vampire ».

    64. AHETZE : Fantôme d’un prêtre qui apparait les nuits de lune a la « maison anténéa »

    66. PERILLOS : à 12 kms de perpignan, un village isolé et abandonné depuis la dernière guerre. Les hommes ont été décimés par la guerre et les femmes et les enfants par les épidémies.67. STRASBOURG : dans les tour d la cathédrale traine une dame blanche. Le phénomène est nocturne.67. pres de SELESTAT : Vieil hotel abandonné sur le RN83 à ST HYPPOLITE exactement67. LEMBACH : Les nuits de pleines lune une dame blanche descend des ruines du chateau de Hohenbourg, vers l’étang proche.

     

    71. MACON : La plus ancienne maison hantée attestée en France est celle du pasteur protestant Francois Perreaud à Macon et depuis septembre 1612. Maison couleur sable aux volets verts et a pans de bois.

    75. PARIS : La chat fantome du Pere La Chaise

    75. PONT NEUF à PARIS : hanté par le fantome de Jacques de Molay

    75. Le petit homme rouge des Tuilleries : Le plus célèbre fantôme de la monarchie française. Il hantait le palais des rois et des empereurs de France jusqu’à la destruction du palais des Tuileries en 1870. Il apparaissait aux têtes couronnées juste avant une catastrophe les concernant. Il serait le fantôme d’un boucher exécuté par Catherine de Médicis au motif qu’il connaissait certains des secrets de la couronne.

    75. Musée de l’Homme : la collection de crane de christal maya à tendance à se déplacer toute seule….

    75. Musée de Cluny à PARIS : hanté par un vieillard maigre

    75. rue de Cujas : Par tous les temps, on entend la grele taper sur les carreaux des immeubles.

    76. SAHURS : Manoir du 15ème siècle. La propriétaire actuelle eut maille à partir en 1962, avec le fantôme d’un jeune homme portant une blessure au cou.

    77. BLANDY-LES-TOURS : le fantome du Duc de Dunois, est vue à cheval ou dans la tour du chateau féodal.

    77. foret de FONTAINEBLEAU : deux spectres à cheval dans le parc certaines nuits d’été. il y a aussi le fantôme d’une jeune femme qui y fut assassinée il ya quelques années

    77. BLANDY : Le château de Blandy fut célèbre pour ses apparitions spectrales les nuits de Toussaints.Des fantômes volaient au dessus des tours et des douves, et un cavalier fantôme se posté devant l’entrée

    78. GAMBAIS : Prenez la N12 en direction de Dreux, puis, sur la nouvelle section à 4 voies, obliquez à gauche. Vous passerez bientôt devant la maison de campagne dans laquelle le sinistre Landru accueillait avec tant de chaleur ses fiancées successives. L’exécution du monstre barbu n’a pas donné le repos aux âmes des jeunes femmes puisqu’elles hantent encore les lieux. Aucune des personnes qui a succédé à Landru comme propriétaire ou locataire n’a pu résister très longtemps à l’influence maléfique de cet endroit maudit.

    78. Les fantômes du petit Trianon de Versailles : Expérience vécue dans les jardins du Petit Trianon par deux Anglaises (Charlotte Anne Moberly et Eleanor Frances Jourdain) le 10 août 1910. Elles auraient rencontré les fantômes de Marie-Antoinette et de son entourage.

    78. VERSAILLES : Rue de Montreuil, à Versailles, il existe un immeuble qui porte malheur à ses propriétaires. Sept d’entre eux en ont déjà subi le maléfice et en ont payé les conséquences, sur !e plan conjugal et financier.

    79. PERIGNE : Aux « fontaines de foucambert » hante certaines nuits des lavandières habilées de blanc.Les voirs est présage de malheurs.

    79. ECHIRE : une lavandière hante près du Chateau Salbart, près d’un pont construit sur un ancien gué. Elle giffle les voyageurs qui se hasardent sur le pont.

    79. PRAHECQ : A la « fontaine blanche » des processions de formes blanches se déroulent certaines nuits.Au pied de la pente nord se trouve le lieu dit « l’Abime ».Jadis une voiture transportant des mariés et leurs invités rouailt a vive allure, trainée par 6 chevaux. Elle s’écrasa dans l’excavation situé a la jonction du chemin de Bernegoue.Depuis, tous les ans, a minuit, quiconque passe a « l’Abime » est arrété par les revenants de la noce.

    80. BEAUCAMP LE VIEUX : La rue de la poste, autrefois rue minette , était jadis hantée par des fantômes blancs montés sur des chevaux squelette.

    80. CAMBRON : Jadis le spectre d’un prêtre hanté le cimetière

    80. DROMESNIL : Au lieu dit « chêne fée » apparait quelques fois une dame blanche. Elle fut jadis une chatelaine qui a etait assassinée.

    83. MONFORT SUR ARGENS : A quelques kilomètres de Brignoles, en suivant la N 554 dans la direction de Barjols, vous arriverez au village de Montfort-sur-Argens. Le château se trouve au nord perché sur un promontoire dominant la rivière. C’est une ancienne commanderie templière, un des hauts-lieux de l’ordre. Monfort est une demeure « chargée » où ce sont produits de nombreux faits surnaturels : crânes humains se promenant d’une pièce à l’autre; apparitions spectrales (en particulier d’un curieux fantôme amnésique et sympathique que les actuels propriétaires ont surnommé Antoine). Phénomène unique : chaque rois qu’un habitant d’Argens est sur le point de décéder; on entend venant de la commanderie d’étranges bruits et gémissements. Ils seraient produits par les esprits demeurés sur place préparant à accueillir une nouvelle âme dans l’au-delà et à lui faciliter le chemin jusqu’au ciel.

    83. BRIGNOLE : Vieille citée souterraine

    84. CARPENTRAS : Route de sarrians, une maison sur le bord de la route un peu isolée. Les tableaux s’emflamme a chaque visite d’étrangers…

    85. Saint-Benoist-sur-Mer : De nombreux fantômes dans ce petit village : le cheval Mallet, les dames blanches et même le triste Ankou y errent la nuit.

    85. TIFFAUGES : Dominant la route qui mène à Nantes, se dressent encore les ruines du château de Gilles de Rais alias Barbe Bleue. Les plaintes de ses innombrables jeunes victimes se font encore entendre par les nuits sans lune.

    85. SAINTE FLAIVE AUX LOUPS : un moine en bure monte dans une voiture en silence , puis il dit : « le printemps sera chaud, l’été sera brulant et l’automne sera sanglant » ….

    86. CHATELLERAULT : un gite rural a Chatellerault hanté.

    86. LUSIGNAN : Toute la région est hantée par la présence de Mélusine, fée mi-femme mi-serpent, dont est issue la famille de Lusignan qui régna sur Chypre à la fin du Moyen-age.

    86. POITIERS : Dans la rue Saint Paul il y avait autrefois une maison hantée.Longtemps inhabitée ell étaity le théatre de fracas, de hurlements et d’explosions.

    87. Limoges : La dame à environ 25 ans, vêtue de blanc. Elle avertie l’automobiliste au niveau du pont de la révolution à Limoges où elle serait morte vers 1960.

    89. MANOIR DU CHASTENAY : Sur la nationale 6, entre Auxerre et Avallon, l’automobiliste descendant vers le sud traverse la petite ville d’Arcy sur Cure. Un hameau, le Val Sainte-Marie; domine légèrement le bourg. C’est là que vous trouverez le manoir du Chastenay, autrefois connu sous le nom de Château du Lys. Situé à l’embranchement de la route romaine d’Agrippa et de celle qu’empruntaient les pèlerins de Compostelle, le manoir est également le théâtre d’opérations supra normales. Des bruits étranges s’y font entendre « sorte de borborygmes géants ». Une dame blanche, le fantôme probable d’une dame d’Estut-Assay, châtelaine à l’époque de la révolution), a souvent été aperçue à l’une des fenêtres du manoir.

    90. OFFEMONT : Une dame blanche sur les rives de l’étang d’offemont

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