•    Mythologie slave

    Parfois il est bon de se retourner et de poser un regard différent sur nos ancêtres, qu'ils soient Grecs, Celtes, Romains, Gaulois ou Slaves, de réentendre les voix d'une autre époque, si lointaine mais toujours présente dans notre conscient et dans notre culture - les clés du présent se trouvent dans le passé. Essayons de comprendre les croyances de nos aïeux, car ils pouvaient penser, parler et créer au même niveau philosophique que nous, même s'ils utilisaient un langage différent: celui des mythes.

    La mythologie slave est peu connue en Occident, et j'espère que ce site (qui n'est évidemment pas complet) vous aidera à découvrir et à comprendre ce monde peuplé de puissants dieux et de créatures étranges, toujours vivants dans les contes et les légendes.

     

    Mythologie slaveAvsien

    (Avsien' Авсень, Baoussien' Баусень, Taoussien' Таусень, Govsien' Говсень, Ovsien' Овсень, Ovseï Овсей, Oussen' Усень)


    Dieu des récoltes chez les Slaves de l'Est, lié avec la nouvelle année, le cycle solaire du printemps et les animaux: cheval, vache, chèvre etc. - symbole de richesse. Il est souvent présent dans les koliadki (chansons rituelles du Nouvel An): souvent, il chevauche avec le Nouvel An. Le nom d'Avsien' est lié à la nourriture rituelle: bliny, galettes, kasha, pirogui, pieds de porc, saucisson etc.) censée apporter bonheur et abondance.

     

     

    (Némiza Немиза)

    Mythologie slave

    Dieu de l'air, maître des vents. Sa tête est couronnée de rayons de soleil et d'ailes, sur son torse est dessiné un oiseau qui vole. Il est léger comme une plume, et parfois se transforme en une plume qui flotte dans le ciel pour se reposer. Et si quelqu'un sent un souffle frais pendant une journée chaude, c'est Nemiza qui a battu des ailes en signe de bienveillance. D'habitude il permet aux vents se faire ce qu'ils veulent, mais s'ils se bagarrent trop et provoquent des ouragans, il les calme.

     

    Mythologie slave

     

    Barma Барма)

    Dieu de la prière chez les Slaves, époux de Taroussa. Pour se déplacer, il utilisait son cygne magique.

     

     

     

     

     

    Mythologie slave

    (Bélobog Белобог, Belbog Белбог - dieu blanc)

    Dieu du soleil, de chance et de bonheur chez les Slaves de l'Ouest. Fils du dieu originel Rod et frère de Tchernobog, dieu du mal et des ténèbres. La lutte incessante de Bélobog et Tchernobog symbolisait la succession permanente du jour et de la nuit. Bélobog était d'abord représenté comme un cygne blanc et, plus tard, comme un vieillard vêtu de blanc avec une barbe blanche et un bâton de pèlerin. Ses temples se situaient sur les collines exposées au soleil; on les décorait abondamment avec de l'or et de l'argent pour qu'il ne reste pas un seul coin non éclairé. Pour honorer Bélobog, les gens faisaient des jeux et des festins joyeux

     

     

    Mythologie slave

    (Béloun Белун)

    Dieu des récoltes selon les croyances biélorusses, un vieillard vêtu de blanc, avec une barbe blanche. Il aide à moissonner, récompense avec de l'or ceux qui le servent bien, aide ceux qui se perdent dans la forêt. Il est suivi de petits animaux de la forêt qui l'aiment bien.

     

     

     

     

    Mythologie slave

    Bojitch Божич)

    Un autre personnage de Noël chez les Slaves du Sud mentionné dans les koliadki (chants rituels). Son symbole est un cerf aux bois d'or - le début du nouveau cycle solaire. Badniak(l'année passée) brûle dans le feu, et Bojitch (nouvel an) apporte le renouveau du soleil, la renaissance du printemps, le rajeunissement de la nature.

     

     

     

    Mythologie slave

    (Agounia Агуня)

    Dieu du Feu Terrestre, le cadet des Svarojitch (les fils de Svarog), force protectrice et purificatrice, intermédiaire entre le monde des hommes et le monde des dieux. A la différence de Dajbog et de Péroun qui restent cachés des hommes en hiver, Agounia reste sur terre toute l'année - dans le foyer et dans le feu des sacrifices

     

     

     

    Mythologie slave

    Dajbog Дажбог, Dajdbog Даждьбог)

     

    Dieu du soleil et des moissons, fils de Svarog et époux de la déesse de la lune Morena. Son nom signifie "dieu qui donne" ou "dieu, donne-nous!". C'est lui qui a crée la mesure du temps et le calendrier. Il est beau, fort, ses cheveux sont en or; il donne aux hommes force, santé, sagesse, habileté et maîtrise. Dans les chroniques, il est considéré comme l'ancêtre de tous les Russes. Il se déplace dans un char tiré par quatre chevaux blancs aux crinières de feu et aux ailes d'or, en portant un bouclier magique qui éclaire la terre. Dajbog est le gardien des clés terrestres: en automne, il ferme la terre à clé et donne cette clé aux oiseaux qui s'en vont à Vyriï. Au printemps, les oiseaux sont de retour et rendent la clé à Dajbog qui ouvre la terre. Le matin et le soir, il traverse l'océan dans une barque tirée par des canards, des oies et des cygnes, d'où l'existence des talismans gardiens sous forme de canard avec une tête de cheval. On offrait à Dajbog miel, vin, graines de tournesol, fruits, fleurs, pain rituel rond, et pièces d'or. Son jour est le mercredi.

     

    A suivre.....

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  • Lieux hantés de France

     

     01. LA CHAPELLE DU CHATELARD : Entre Jujurieux et Saint-Paul-de-Varax, se trouve le village du Châtelard. hanté par le fantôme de Lucie de Bréhéville, meurtrière de son père à l’époque des guerres entre le Bugey et la Suisse. On la voit, la nuit descendre du Châtelard jusqu’à la fontaine d’Oiza, toute proche, laver des vêtements ensanglantés.02. ST QUENTIN : La maison qui saigne…

    03. CHATEAU DE VEAUCE : Un des plus fameux et récents fantôme de France. La belle Lucie apparaissant toutes les nuits au vieux châtelain Ephraïm Tagori de la Tour.

    03. SOUVIGNY : Depuis 1946 le prieuré de souvigny possède un moine fantome qui s’y promène.

    04. GREOUX-LES-BAINS : A 15 kilomètres à l’est de Manosque, sur la N 252, vous découvrirez cette ancienne commanderie templière en voie de restauration. Bruits de pas, manifestations ectoplasmiques, apparitions de silhouettes sur les murs dont furent témoins plusieurs jeunes gens campant dans l’édifice en 1971, telles sont les caractéristiques de la grande hantise de Gréoux. On a également signalé à Gréoux de nombreuses observations de boules lumineuses « dont l’une semblait protégée par un écran de flammes ». fantômes ou O.V.N.I. ?

    05. COL DU LAUTARET : Une dame toute apprêtée de blanc apparaît quelquefois au col du Lautaret, mais uniquement lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises. C’est le revenant d’une jeune femme décédée là dans un accident de voiture en 1980. Si on la prend à son bord, elle a la réputation de protéger la voiture et ses occupants.

    06. Cannes-Vallauris : Variante dite « de l’objet oublié ». Deux jeunes gens prennent en stop une automobiliste peu vétue en novembre 1988. Elle oublie une gourmette dans la voiture. Quand ils ramènent la gourmette aux parents, ceux-ci leur apprend que leur fille est décédée quelques années auparavant.

    08. CHATEL CHEHEREY : Chasse sauvage certaines nuits au moulin de la briquette.

    08. HAUTES RIVIERES (les): Dans les ruines du chateau de Linchamps une fillette erre certaines nuits.Elle fait le tour du bâtiment et pousse du pied, dans le précipice, une pierre des ruines.

    11. SAINT MARTIN-LYS : chaque année dans les nuits du 15 au 16 aout et du 1er au 2 novembre à l’abbaye de Lez , des morts rodent et on entend des cloches tinter et des chants liturgiques….

    13. VENELLES : A 7 km au Nord d’ Aix en Provence par la N 96.

    14. CANTELOUP : Château abandonné. De nombreuses personnes disent avoir entendu des choses, avoir vécus des expériences paranormales. L’ancien propriétaire se nommait Jean Crocq. Il était écrivain et le château regorge de nombreuses éditions de ses œuvres.

    15. BREZONS : Les forêts de Brezons et de Malbo sont hantés par le « grand veneur » qui y conduits sa chasse sauvage. Cest un squellette vetu de rouge qui tient a la main un fouet. le rencontrer porte malheur.

    16. BARRET : En 1953 au hameaux du pas des tombes, des manifestations paranormal ont eue lieu.Des jeunes gens ont vu une nuit une « forme blanche de la taille d’un homme » au cimetière

    17. SAINT-PALAIS DE NERIGNAC : Si vous parcourez la région à pied, vous rencontrerez plusieurs endroits où l’herbe, formant un cercle, est plus haute qu’ailleurs. C’est que ces endroits sont hantés par les fées oui s’assoient en rond après leurs danses.

    17. CHATELAILLON PLAGE : Au lieu dit « chirats d’angoulins » apparait une procession de prêtres et de leurs fidèles , certaines nuits. Les spectres s’enfoncent et glissent dans la mer

    17. SAINT JEAN ANGELY : Au chateu du Vert galant qui possède non seulement un trésor,mais également un fantome . Les portes claquent ou s’ourent à la volée, des hurlements, des coups dans les murs …

    22. HENABIHEN : A Henabihen, faites-vous indiquer les deux « maisons hantées ». Deux familles du village, les Lemoine et les Hinault, furent tourmentées, en 1961 et 1962 par un fantôme qui déplaçait les objets et tailladait les vêtements de gens. Le même esprit, facétieux ou lubrique, soulevait les Jupes des femmes à Landébia. Un camionneur M. Thual, eut quand à lui une jambe de pantalon arrachée alors qu’il se trouvait au volant.

    22. SAINT-NICOLAS DU PELEM : Demandez la chapelle du Ruellou. Des manifestations surnaturelles (vacarmes, lumières vives), y ont été constatées

    24. MARCILHAC : La Maison des Anglais est une vieille bâtisse datant de la guerre de cent ans et dont les occupants successifs ont subi les maléfices tout au long des siècles. Le dernier en date, un cheminot nommé Jardel, trouva la mort le jour même de son emménagement (le toit s’étant effondré sur lui !) et sa fille se fit encorner par un bélier quelques jours plus tard

    25. BESANCON :Une histoire de Vouivre dans les sources de la Loue.

    26. MONTELIMAR : La chapelle de Daurelle, Gournier, ou encore Notre Dame des Victoires. Vieille église en ruine bénie en 1867 entre le canal du Rhône et la déviation de la RN7 près du Pont de Gournier, à cinq mètres d’un rond-point. En 1955, elle est désaffectée mais en parfait état. Vers 1968 un coup de foudre désarticule quelques pierres du clocher. Devant le danger éventuel, les autorités locales transfèrent les sépultures présentes à l’intérieur et lance la démolition de la chapelle. Une levée de boucliers fait stopper les travaux. Le temps fait son œuvre. Tout se dégrade, mais la bâtisse résiste aux injures du temps, des vandales et du climat. On y entendrais des gémissements… Elle est située dans la zone industrielle de Gournier.

    27. CRASVILLE : Le manoir de Tilly fut longtemps habité par le bonhomme tapotin, qui cognait contre les murs.

    27. INCARVILLE : Prenez l’autoroute A13 jusqu’à Louviers à quelques kilomètres duquel se trouve Incarville. L’église du village est hantée par l’ancien curé de la paroisse, qui y est enterré. La nuit, on peut entendre .le bruit de sa respiration dans la cour. Le phénomène date des années 70 et a fait l’objet de compte rendus dans la presse.

    27. ABBAYE DE MORTEMER :. Située entre Lisors et Lyons, cette chapelle est hanté par le fantôme d’un moine cistercien, (aperçu à plusieurs reprises) ainsi, aux dires de certains, que par celui d’une femme autrefois emmurée.

    27. CHATEAU-GAILLARD :. Un peu en dehors du bourg des Andelys, revenez vers minuit, vous aurez peut être la chance d’entrevoir, cheminant parmi les ruines, le spectre de Marguerite de Bourgogne, épouse de Louis X Le Hutin qui la fit étrangler en 1315 pour cause d’infidélité.

    28. DREUX : l’ancien sanatorium – la clinique Laennec au bas buisson…. les locaux immenses désaffectés et accessible en journée, presente des batiments ou il se passe des choses bizarres. L’endroit est étrange et donne la chair de poule.

    29. CHATEAUNEUF DE FAOU : Si vous voyez, par une nuit noire, les armées fabuleuses du roi Arthur cheminer sur la crête des Montagnes toutes proches, c’est qu’une guerre se prépare (on les a vus en 1914 et 1939 !) .

    29. DAOULAS : Ce qui reste de l’ancienne léproserie (qui fut à une certaine époque commanderie de l’ordre du Temple) est hanté par des Moines Rouges.

    29. KASTEL AR GIBEL : Ce vieil édifice se trouve à proximité de Huelgoat. Pour y parvenir, se rendre au « camp d’Artus », puis suivre le cours de la rivière d’Argent jusqu’au « Saut du Gouffre ». Le Kastel était la propriété de la princesse Ahez (ou Dahut), fille de Grallon, qui régnait sur la légendaire cité d’Ys. Le cri des amants de Dahut, qu’elle faisait sacrifier au matin après les avoir accueillis dans son lit pour une seule nuit, se encore entendre certains soirs à cet endroit.

    29. TREFFIAGIAT : »Le tumulus de valérie » situé au milieu du village est habité par des esprits malfaisiants

    30 CAVENES : La chapelle, au milieu du cimetière est hantée par l’abbé Taulèle, ancien curé de la paroisse, décédé à la fin du siècle dernier. Plaintes, gémissements, soupirs…

    31. TOULOUSE : 38bis, Rue de La Chaussée . Ancien hotel particulier où des bruits bizarres y auraient été entendus alors que la demeure est inhabitée… Le parapsychologue Yves Lignon y a mené l’enquête.

    32. SARRANT : Notre-Dame-de-Pitié. Selon les rumeurs locales, il y aurait eu plusieurs apparitions de dame blanche à proximité de cette chapelle.

    33. BORDEAUX : En 1815 un manoir dit  » chateau du diable » etait reputé hanté.Des gémissements et des bruits de chaines se faisaient entendre certaines nuits.

    34. VAILHAUQUES : Une maison hantée….

    35. COMBOURG : Le château de Combourg, rendu célèbre par Chateaubriand, est hanté par un fantôme de .

    35. La presqu’ile de CROZON à des grottes hantées par des marins morts en mer.

    35. PONT DU SECRET : Rendez vous à Paimpont, puis aux forges de Paimpont, en lisière de l’ancienne forêt de Brocéliande là ou l’Aff franchit la Lisière. Cet endroit s’appelle le Pont du Secret. Il abrita les amours de Lancelot et de la reine Guenièvre. Aujourd’hui, une auberge s’élève au bord de la rivière. Comme plusieurs clients de cet établissement vous pourrez peut-être assister à un curieux phénomène de hantise : quatre Bretons en costume national se matérialisent autour d’une table, buvant de l’hydromel et tenant une conversation animée. Ils sont bientôt rejoints par un cinquième personnage tenant un cheval par la bride. Parfois aussi, on entend des cris semblant provenir d’un ancien moulin situé sur la route des Forge, où une femme aurait autrefois été assassinée. ( Le spectre de cette femme peut être vu cris aux alentours du solstice d’été).

    35. CHATEAU DE TRECESSON : Sur la lande de Saint Jean se dresse le château de Trécesson dans lequel chaque nuit, les fantômes de deux gentilshommes en costume du 18ème siècle rejouent une interminable partie de cartes qui se termine tragiquement : l’un des deux personnages transperce son adversaire de son épée. (!! s’agirait du spectre du marquis de Coëtlogon, comte de Trécesson). Dans le bois de hêtres tout proche, on peut également voir le fantôme d’une jeune femme « vêtue d’une robe nuptiale souillée de terre ».

    37. LOCHES : les souterrains du chateau.

    37. DOLMEN DE PAULMY : le fantome d’une femme assassinée au moyen age s’y promène.

    37. L’ILE BOUCHARD : Les bords de la Vienne seraient hantés par une dame blanche qui apparaitrait certaine nuits de brume. La rencontrer porterait malheur.

    38. GRENOBLE : 57 boulevard Gambetta dans un immeuble ou la gestapo à effctué des tortures…

    38. STE EGREVE : Ancien hopital spychatrique ou on eut lieux des trépanations barbares et des opérations douteuses . Lieux impressionnants et en ruines.

    39. RELANS : L’étang de la basse est hanté par une poule noire et un bouc noir. Une chasse merveilleuse passe dans les environs

    39. DOLE : dame blanche dans la foret de Serre.

    39. MONTBARREY : dame blanche dans les vestiges du chateau.

    41. LE GAULT PERCHE : Des revenants apparaissent , après le coucher du soleil, au bas de la cote de la jalousière. Tantôt c’est un curé, tantot une foule de gens.

    41. CHATEAU DE BLOIS : Si vous vous aventurez dans les souterrains du Château de Blois, vous risquez de rencontrer le fantôme de Thibaut de Champagne, Comte de Blois, Chartres et Tours, qui livre pour l’éternité un duel contre un de ses vassaux. (Thibaut de Champagne hante également les abords du pavillon (de Montgrault, à Chambord, ainsi que la forêt avoisinante où les aboiements des chiens accompagnant sa chasse peuvent se faire entendre).

    41. CHATEAU DE BEAUMONT-SUR-LOIRE : Situé entre Blois et Amboise, ce château isolé qui domine la Loire a, dès l’abord un caractère envoûtant. Cela n’est pas surprenant, puisqu’il est hanté par Foulques III Nera, Comte d’Anjou, mort en 1040 et à qui trois pèlerinages successifs en Terre Sainte n’ont apparemment pas suffit à purifier l’âme noire !

    43. SAINT ETIENNE DE VIGAN : les soirs d’orages on entend le fracas des armes sur un lieux de bataille historique pendant la guerre entre les gaulois et les romains, Gémissements, hennissements…..

    43. Beaune/arcon : Certaines nuits de pleine lune, a minuit, deux armées spectrales (romains et gaulois) s’affrontent dans les airs.

    44. HERBIGNAC : une lande est hantée par « l’ami cortais » qui pousse des cris lugubres, le rencontrer porte malheurs parait il.

    48. ANTRENAS : Un chien noir erre , l’hiver au bas de la grande tour du chateau e la Baume. Il s’agit, selon la légende, de l’âme maudite du seigneur César, de Grollée

    49. CHÂTEAU DE BRISSAC : D’Angers, prenez en direction des Ponts-de-Cé, puis après avoir traversé la Loire, suivez la N 671 jusqu’à Brissac-Quincé. Demandez au guide du château qu’il vous raconte l’histoire de Charlotte de France, épouse de Jacques-de-Brézé, seigneur de Brissac, par qui elle fut assassinée le 31 mai 1477 et qui revient par les nuits d’orage, sous la forme d’une Dame Blanche.

    50. MARTINVAST : Le chateau du lieu a quelques kilomètres au Sud de Cherbourg est hantée par une jeune femme qui apparait au solstice d’été a la Saint Jean en réclamant de l’huile, Sophie et également un homme qui se fait plus rare.

    50. NEUFMESNIL : L’abbaye de Blanchelande. Ce lieu abrite le fantôme maudit de l’abbé de la Croix-Jugan. Tous les soirs entre 21h et 22h trois coups secs….

    50. PIROU : Au chateau hanté par l’abbé Marcel LeLégard et par une « femme ». Magnifique énergie !

    54. CHATEAU DE JAULNY : A quelques kilomètres de Thaucourt-Réqné-ville, vous trouverez facilement les restes du vieux château-fort hanté, dit-on par le. fantôme de Jeanne des Armoises que d’aucuns ont reconnu être Jeanne D’Arc échappée au bûcher. Plusieurs jeunes filles ont vu sa forme blanche circuler, vers minuit entre deux ailes du château.

    54. BOUXIERE AUX DAMES : L’église permet d’assister à des faits étranges.

    56. ELVEN : Forteresse de Largöet

    56. BRECH : marais de Kerzo

    57. BITCHE : Au « Hochfeslen » apparait quelques fois le fantôme d’une chêvre.

    59. HEM : La maison de Hem a été l’endroit où ce sont produites différentes choses bizarres. En fait, la maison aurait dû être détruite depuis longtemps, mais les machines tombaient en panne. De plus, un ouvrier est mort. On entend des grognements et des aboiements de chiens méchants.
    Des briques tombent sur les ouvriers. des voix et aussi des visiteurs sont entrés dans la maison et une voix leur a dit : « le dernier qui sort mourra » et la dernière qui est sortie est morte écrasée par une voiture.

    61. ALENCON : la « tour couronnée » est hanté par une dame blanche certaines nuits.
    Cris et pleurs se font entendre. Elle fut jadis assassinée par son maris qui l’a croyait infidèle

    62. NESLES : En 1965, un fantôme jouait de l’harmonium dans l’église (solidement fermée à clé !) aux environs de minuit Par ailleurs, une forme blanche a été aperçue par un groupe de fillettes dans la journée

    64. HENDAYE : La plage est hantée, par les fantômes des sorcières qui jusqu’au XIXe siècle, venaient célébrer le sabbat autour des menhirs qu’on y trouvait alors. Pour se venger, de l’enlèvement de ces mégalithes elles tourmentent les vacanciers assez téméraires pour prendre des bains de minuit. Certains habitants d’Hendaye expliquent les noyades

    64. Tour MONCADE : Vestige du château de Gaston Fébus, seule la tour demeure debout. Elle est hantée par la Dame Blanche, une prisonnière qui y fut enfermée et y mourut en ces sombres temps de rivalités politiques et amoureuses.

    64. TARDET-SORHOLUS : Le fantôme du seigneur de Lahonce hante les environs du lieu où s’élevaient autrefois son château, dit le « château du vampire ».

    64. AHETZE : Fantôme d’un prêtre qui apparait les nuits de lune a la « maison anténéa »

    66. PERILLOS : à 12 kms de perpignan, un village isolé et abandonné depuis la dernière guerre. Les hommes ont été décimés par la guerre et les femmes et les enfants par les épidémies.67. STRASBOURG : dans les tour d la cathédrale traine une dame blanche. Le phénomène est nocturne.67. pres de SELESTAT : Vieil hotel abandonné sur le RN83 à ST HYPPOLITE exactement67. LEMBACH : Les nuits de pleines lune une dame blanche descend des ruines du chateau de Hohenbourg, vers l’étang proche.

     

    71. MACON : La plus ancienne maison hantée attestée en France est celle du pasteur protestant Francois Perreaud à Macon et depuis septembre 1612. Maison couleur sable aux volets verts et a pans de bois.

    75. PARIS : La chat fantome du Pere La Chaise

    75. PONT NEUF à PARIS : hanté par le fantome de Jacques de Molay

    75. Le petit homme rouge des Tuilleries : Le plus célèbre fantôme de la monarchie française. Il hantait le palais des rois et des empereurs de France jusqu’à la destruction du palais des Tuileries en 1870. Il apparaissait aux têtes couronnées juste avant une catastrophe les concernant. Il serait le fantôme d’un boucher exécuté par Catherine de Médicis au motif qu’il connaissait certains des secrets de la couronne.

    75. Musée de l’Homme : la collection de crane de christal maya à tendance à se déplacer toute seule….

    75. Musée de Cluny à PARIS : hanté par un vieillard maigre

    75. rue de Cujas : Par tous les temps, on entend la grele taper sur les carreaux des immeubles.

    76. SAHURS : Manoir du 15ème siècle. La propriétaire actuelle eut maille à partir en 1962, avec le fantôme d’un jeune homme portant une blessure au cou.

    77. BLANDY-LES-TOURS : le fantome du Duc de Dunois, est vue à cheval ou dans la tour du chateau féodal.

    77. foret de FONTAINEBLEAU : deux spectres à cheval dans le parc certaines nuits d’été. il y a aussi le fantôme d’une jeune femme qui y fut assassinée il ya quelques années

    77. BLANDY : Le château de Blandy fut célèbre pour ses apparitions spectrales les nuits de Toussaints.Des fantômes volaient au dessus des tours et des douves, et un cavalier fantôme se posté devant l’entrée

    78. GAMBAIS : Prenez la N12 en direction de Dreux, puis, sur la nouvelle section à 4 voies, obliquez à gauche. Vous passerez bientôt devant la maison de campagne dans laquelle le sinistre Landru accueillait avec tant de chaleur ses fiancées successives. L’exécution du monstre barbu n’a pas donné le repos aux âmes des jeunes femmes puisqu’elles hantent encore les lieux. Aucune des personnes qui a succédé à Landru comme propriétaire ou locataire n’a pu résister très longtemps à l’influence maléfique de cet endroit maudit.

    78. Les fantômes du petit Trianon de Versailles : Expérience vécue dans les jardins du Petit Trianon par deux Anglaises (Charlotte Anne Moberly et Eleanor Frances Jourdain) le 10 août 1910. Elles auraient rencontré les fantômes de Marie-Antoinette et de son entourage.

    78. VERSAILLES : Rue de Montreuil, à Versailles, il existe un immeuble qui porte malheur à ses propriétaires. Sept d’entre eux en ont déjà subi le maléfice et en ont payé les conséquences, sur !e plan conjugal et financier.

    79. PERIGNE : Aux « fontaines de foucambert » hante certaines nuits des lavandières habilées de blanc.Les voirs est présage de malheurs.

    79. ECHIRE : une lavandière hante près du Chateau Salbart, près d’un pont construit sur un ancien gué. Elle giffle les voyageurs qui se hasardent sur le pont.

    79. PRAHECQ : A la « fontaine blanche » des processions de formes blanches se déroulent certaines nuits.Au pied de la pente nord se trouve le lieu dit « l’Abime ».Jadis une voiture transportant des mariés et leurs invités rouailt a vive allure, trainée par 6 chevaux. Elle s’écrasa dans l’excavation situé a la jonction du chemin de Bernegoue.Depuis, tous les ans, a minuit, quiconque passe a « l’Abime » est arrété par les revenants de la noce.

    80. BEAUCAMP LE VIEUX : La rue de la poste, autrefois rue minette , était jadis hantée par des fantômes blancs montés sur des chevaux squelette.

    80. CAMBRON : Jadis le spectre d’un prêtre hanté le cimetière

    80. DROMESNIL : Au lieu dit « chêne fée » apparait quelques fois une dame blanche. Elle fut jadis une chatelaine qui a etait assassinée.

    83. MONFORT SUR ARGENS : A quelques kilomètres de Brignoles, en suivant la N 554 dans la direction de Barjols, vous arriverez au village de Montfort-sur-Argens. Le château se trouve au nord perché sur un promontoire dominant la rivière. C’est une ancienne commanderie templière, un des hauts-lieux de l’ordre. Monfort est une demeure « chargée » où ce sont produits de nombreux faits surnaturels : crânes humains se promenant d’une pièce à l’autre; apparitions spectrales (en particulier d’un curieux fantôme amnésique et sympathique que les actuels propriétaires ont surnommé Antoine). Phénomène unique : chaque rois qu’un habitant d’Argens est sur le point de décéder; on entend venant de la commanderie d’étranges bruits et gémissements. Ils seraient produits par les esprits demeurés sur place préparant à accueillir une nouvelle âme dans l’au-delà et à lui faciliter le chemin jusqu’au ciel.

    83. BRIGNOLE : Vieille citée souterraine

    84. CARPENTRAS : Route de sarrians, une maison sur le bord de la route un peu isolée. Les tableaux s’emflamme a chaque visite d’étrangers…

    85. Saint-Benoist-sur-Mer : De nombreux fantômes dans ce petit village : le cheval Mallet, les dames blanches et même le triste Ankou y errent la nuit.

    85. TIFFAUGES : Dominant la route qui mène à Nantes, se dressent encore les ruines du château de Gilles de Rais alias Barbe Bleue. Les plaintes de ses innombrables jeunes victimes se font encore entendre par les nuits sans lune.

    85. SAINTE FLAIVE AUX LOUPS : un moine en bure monte dans une voiture en silence , puis il dit : « le printemps sera chaud, l’été sera brulant et l’automne sera sanglant » ….

    86. CHATELLERAULT : un gite rural a Chatellerault hanté.

    86. LUSIGNAN : Toute la région est hantée par la présence de Mélusine, fée mi-femme mi-serpent, dont est issue la famille de Lusignan qui régna sur Chypre à la fin du Moyen-age.

    86. POITIERS : Dans la rue Saint Paul il y avait autrefois une maison hantée.Longtemps inhabitée ell étaity le théatre de fracas, de hurlements et d’explosions.

    87. Limoges : La dame à environ 25 ans, vêtue de blanc. Elle avertie l’automobiliste au niveau du pont de la révolution à Limoges où elle serait morte vers 1960.

    89. MANOIR DU CHASTENAY : Sur la nationale 6, entre Auxerre et Avallon, l’automobiliste descendant vers le sud traverse la petite ville d’Arcy sur Cure. Un hameau, le Val Sainte-Marie; domine légèrement le bourg. C’est là que vous trouverez le manoir du Chastenay, autrefois connu sous le nom de Château du Lys. Situé à l’embranchement de la route romaine d’Agrippa et de celle qu’empruntaient les pèlerins de Compostelle, le manoir est également le théâtre d’opérations supra normales. Des bruits étranges s’y font entendre « sorte de borborygmes géants ». Une dame blanche, le fantôme probable d’une dame d’Estut-Assay, châtelaine à l’époque de la révolution), a souvent été aperçue à l’une des fenêtres du manoir.

    90. OFFEMONT : Une dame blanche sur les rives de l’étang d’offemont

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  • La légende du fantôme du Louvre

    La légende du fantôme du Louvre

    Encore aujourd’hui, un nombre faramineux de mythes et de légendes, hérités des siècles passés, continuent d’hanter les murs de notre capitale. Leur résonance a été telle qu’ils ont désormais presque fait le tour du monde et suscitent toujours la curiosité des visiteurs. Après vous avoir conté la légende du fantôme des Tuileries et celle du fantôme de l’Opéra, il nous semblait intéressant de revenir sur celle du fantôme du Louvre, auquel on a prêté le terrifiant surnom de Belphégor.

    La légende du fantôme du Louvre

    Scène extraite de la série télévisée « Belphégor ou le Fantôme du Louvre » de Claude Barma et Jacques Armand, sortie en 1965.

    Dans l’Ancien Testament, Belphégor est une divinité moabite (royaume anciennement situé dans l’actuelle Jordanie), adorée sur le mont Phégor. Mais, il apparaît également dans le christianisme comme un personnage démoniaque qui manipule ses victimes en leur inspirant des inventions ingénieuses censées leur rapporter de l’argent. S’il se met parfois dans la peau d’une jeune femme séduisante, il s’apparente plutôt dans la réalité à un monstre hideux dont les doigts sont crochus, la tête cornue et la barbe hirsute.

    La légende du fantôme du Louvre

    Le dieu barbare Belphégor, comme représenté dans la démonologie chrétienne.

    Selon la légende, l’esprit de ce dieu barbare serait venu prendre possession du corps de l’une des momies du Louvre et prendrait un malin plaisir à se balader le long des galeries une fois la nuit tombée. Ce mythe est aujourd’hui si bien ancré dans l’imaginaire collectif que nombreux sont les badauds à vouloir admirer la fameuse momie lors de leur visite.

    La légende du fantôme du Louvre

    « Belphégor ou le Fantôme du Louvre », d’après la série télévisée de Claude Barma et Jacques Armand, sortie en 1965.

    Il faut dire que beaucoup ont été marqués par les nombreux livres et films réalisés à ce sujet. On peut notamment citer la série télévisée « Belphégor ou le Fantôme du Louvre » de Claude Barma et Jacques Armand, sortie en 1965 et adaptée du célèbre roman policier « Belphégor » d’Arthur Bernède paru en 1927. Sans parler du plus récent « Belphégor, le fantôme du Louvre », réalisé en 2001 par Jean-Paul Salomé, avec Sophie Marceau en tête d’affiche.

    La légende du fantôme du Louvre

    Scène tirée du film « Belphégor, le fantôme du Louvre », réalisé en 2001 par Jean-Paul Salomé, avec Sophie Marceau.

     

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  • Le sens des fleurs

    • Anémone : Ne m’abandonnez pas
    • Aubépine : Il vous est permis d’espérer
    • Bleuet : Je vous serai toujours fidèle
    • Bouton : d’or Vous êtes une ingrate
    • Camélia : Je mourrai à vos pieds
    • Capucine : Je brûle d’amour
    • Colchique : Les beaux jours sont finis
    • Cyclamen : Nos plaisirs sont enfuis
    • Ephémère : Chaque jour je vous découvre
    • Géranium rose : Je m’ennuie de vous
    • Géranium citronné : Vous me tyranniser
    • Giroflée : Je suis déçu
    • Glaïeul : Vous m’êtes indifférente
    • Gui : Notre liaison est dangereuse
    • Hortensia : Vous êtes belle mais indifférente
    • Immortelle : Je vous aime pour la vie
    • Iris : Vous êtes inconstante et frivole
    • Jasmin : Vous enivrez mes sens
    • Jonquille : Je vous désire
    • Lavande : Répondez-moi
    • Lilas : Mon amour s’éveille pour vous
    • Lis : Vous êtes la pureté même
    • Marguerite : Adieu
    • Marjolaine : Séchez vos larmes
    • Muguet : Soyons heureux
    • Myosotis : Ne m’oubliez pas
    • Narcisse : Vous n’aimez que vous-même
    • Œillet : Vous avez une rivale
    • Pâquerette : Vous êtes jolie
    • Pavot : Vous éveillez mes soupçons
    • Pensée : Je ne pense qu’à vous
    • Pervenche : Vous êtes mon premier amour
    • Pivoine : Je suis confus
    • Pois de senteur : Vous êtes l’élégance même
    • Primevère : Aimons-nous le temps d’une saison
    • Renoncule : Vous avez toutes les séductions
    • Rose blanche : Votre beauté est innocente
    • Rose jaune : Vous êtes volage
    • Rose rose : Votre beauté est à son comble
    • Rose rouge : Mon amour est ardent
    • Souci : Je suis jaloux
    • Tulipe : Mon amour est sincère
    • Violette : Vous êtes modeste
    • Volubilis : Je vous couvre de caresses
    • Fleurs blanches : Innocence, pureté, naïveté, joie
    • Fleurs rouges : Impudence, passion, ambition, puissance
    • Fleurs bleues : Sagesse, amour pur et platonique, communication des âmes
    • Fleurs jaunes : Richesse, réussite, gloire, infidélité
    • Feuillage (vert) : Espérance, jeunesse, succès

    Vous ne pouvez plus vous tromper désormais !

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  • Origine des citrouilles

    CONTES ET LEGENDES DES PHILIPPINES Origine des citrouilles

    Origine des citrouilles

    Une bréhaigne faisait en vain des neuvaines pour avoir un bébé. Un jour, désespérée, elle hurla :

    - Mon Dieu, même s'il n'a qu'une tête, donne-moi, accorde-moi un bébé ! De grâce, Dieu gracieux !

    Au bout de quelques mois, elle accoucha d'un chef, avec des trognons de membres. Le monstre attira les foules. Ses parents l'aimaient. Il grandit. La tête seule grossissait. Le bébé pleurait, chialait sans arrêt. Il hurlait si fort que tout le village en était excédé.

    Le roi ordonna que l'on décapitât cette tête qui ne savait que pleurer. Les parents implorèrent grâce, en vain. Dura lex sed lex !

    Le père portait le cercueil sur son épaule, quand un étranger qui passait par là lui donna une graine, lui disant de la planter sur la tombe du gnard, et de rentrer chez lui sans se retourner.

    Une fois de retour chez lui, le père se retourna, vit une plante qui avait rampé jusqu'à lui. Il la suivit jusqu'à la tombe, y trouva des fruits de la grosseur d'une tête : les premières citrouilles.

     

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  • Origine du cocotier

     

    CONTES ET LEGENDES DES PHILIPPINES Origine du cocotier

     

    Maria aimait un homme. Ses parents la forcèrent à en épouser un autre. L'amant malheureux, transformé en poisson, à l'occasion d'un déluge, s'adressa à Maria en ces termes :

    - Maria, ton père m'a jeté un mauvais sort. Il m'a changé en poisson ! Si tu m'aimes, sors-moi de l'eau, plante-moi dans ton jardin.

    Maria enterra ce poisson qu'elle adorait autrefois sous forme humaine.

    Bientôt, un arbre inconnu se mit à pousser. Il donnait des fruits extraordinaires, semblables à des têtes humaines. C'était le premier cocotier.

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  • La Légende De Carrouges - Ou La Fée De La Fontaine -

    Par - Sami Chaiban – 1859- Hippolyte Sauvage -

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    La Légende De Carrouges - Ou La Fée De La Fontaine -   -

    Le château de Carrouges est un château du XIVᵉ siècle situé dans la région Normandie, dans le département de l'Orne, sur la commune de Carrouges. Wikipédia

    J’ai souvent visité Carrouges. Cette petite ville, qui est la dernière de la Normandie, est située...

    Sur le sommet d’une belle colline, au pied de laquelle, à peu de distance, existe un château légendaire, bien connu.

    L’un de ses magnifiques salons fut occupé par le roi Louis XI, et ses possesseurs actuels ont fait de cette pièce un curieux musée...

    Dans lequel ils montrent avec bonheur les armures et les insignes d’honneur de leurs ancêtres, ainsi que des ornements sacrés, dont le monarque fit hommage au cardinal Le Venneur.

    La Légende De Carrouges - Ou La Fée De La Fontaine -   -

    Ce manoir fut construit par le comte Ralph qui avait épousé la comtesse Louise de la Motte, jeune personne du voisinage, douée de toutes les qualités de l’esprit et du coeur.

    Six années s’étaient déjà écoulées et leur union était toujours restée stérile. Aussi quelle fut la joie du comte quand son épouse lui apprit qu’elle serait bientôt mère!

    Ralph au comble du bonheur invita tous ses vassaux et les seigneurs voisins à célébrer l’heureuse naissance de l’enfant que la comtesse allait lui donner.

    Les réjouissances durèrent douze jours, et, comme c’était la coutume, la chasse fut le principal plaisir auquel on se livra.

    Par une belle matinée d’été, on vit les portes du château s’ouvrir devant les valets et la meute impatiente.

    Bientôt les seigneurs éperonnant leurs coursiers disparurent dans la forêt voisine, à la poursuite du cerf.

    Toute la journée les échos des vallons répétèrent alternativement les joyeuses fanfares et les cris animés des chiens.

    Déjà le soleil commençait à refuser sa lumière et les veneurs se rendaient au château ; le comte seul, emporté par une bouillante ardeur, s’était égaré dans les épaisses futaies.

    Après avoir parcouru en divers sens les allées de la forêt, il arriva enfin près d’une clairière.

    C’est une petite vallée bien sauvage et bien fraîche qui semble complètement isolée du reste du monde.

    Figurez-vous un ravin d’un quart de lieue environ d’étendue, renfermé entre deux collines couvertes de magnifiques arbres; au milieu des deux collines un ruisseau, dont les flots se divisent en mille rameaux...

    Puis se réunissent en un seul canal, qui va marier ses eaux avec celles d’une fontaine ombragée par un massif de saules, et vous aurez une idée de cette clairière.

    Il faut aller bien loin avant de découvrir une seule habitation, avant d’apercevoir la fumée d’une chaumière, et si rencontrant un homme de la contrée vous lui demandiez le chemin de cette solitude, c’est à peine s’il pourrait vous indiquer l’étroit sentier qui y mène.

    En arrivant dans ces lieux, le comte entendit les sons mélodieux d’une voix humaine, on eût dit une sirène qui attirait le navigateur par la douceur de son chant ;

    Alors il se dirigea vers l’endroit d’où partait cette voix et vit au bord de la fontaine une jeune fille vêtue de blanc.

    Curieux de connaître cette étrange beauté, qui venait à cette heure enchanter ce séjour, Ralph descend de sa monture et s’avance vers elle.

    La belle inconnue sembla ne pas s’être aperçue de la présence de ce nouvel hôte, et elle continua...

    De baigner ses pieds dans l’onde transparente. Le comte, attiré par une force invincible, s’approchait toujours, et quand il fut près d’elle, il tomba à genoux, plongé dans un morne silence.

    La nymphe de la fontaine se levant alors : « Jeune étranger, dit-elle, d’où te vient cette témérité d’oser troubler cette solitude ? Sache qu’on ne vient point impunément en ces lieux. »

    Elle tâchait de couvrir sous ces paroles menaçantes la joie qui débordait de son coeur. Ralph effrayé lui répondit...

    « Déesse de ce séjour enchanteur, ayez pitié d’un voyageur que la nuit a surpris dans la forêt, soyez sensible aux malheurs d’un père, d’un époux. »

    A peine avait-il parlé que la jeune nymphe, levant ses beaux yeux, lui sourit gracieusement, et tout à coup commença avec lui une danse fantastique ;

    Plus ils dansaient, plus la danse s’animait; leurs pieds ne faisaient qu’effleurer le gazon et pliaient à peine les fleurs qui ornent le rivage.

    Enfin l’infatigable danseuse l’enlevant de terre se précipita avec lui sous les eaux. L’onde s’agita un instant et reprit bientôt son ancienne tranquillité.

    La Légende De Carrouges - Ou La Fée De La Fontaine -   -

    Les ombres luttaient encore avec la lumière, quelques rares étoiles brillaient toujours sur l’azur des cieux ;

    Mais déjà l’orient était couvert d’un manteau d’or et de pourpre lorsque le comte rentra au château.

    Sur les demandes empressées des seigneurs, il raconta qu’égaré dans la forêt il avait passé la nuit dans la cabane d’un bûcheron.

    Comme c’était un événement fort commun à cette époque, personne n’en fut étonné et les fêtes recommencèrent avec plus d’ardeur.

    Chaque soir lorsque tout dormait au château Ralph sortait furtivement, et se rendait au séjour enchanteur de la fée.

    Il en fut ainsi pendant plusieurs semaines et personne ne le savait. Mais lorsque la comtesse s’aperçut...

    Des absences nocturnes de son époux, de graves soupçons vinrent agiter son âme, et elle résolut d’épier ses sorties.

    Une nuit que le comte avait, comme de coutume, quitté le château, Louise s’élance de sa chambre, et court sur ses traces.

    C’était une de ces nuits d’orage qui effraient les campagnes, un vent violent soufflait du nord et le tonnerre grondait au sein d’une nue sillonnée d’éclairs.

    Arrivée à la clairière, la comtesse aperçoit son époux exécuter une danse fantastique...

    Avec une jeune fille, revêtue d’un long voile blanc, et s’élancer avec elle dans l’onde de la fontaine.

    A cette vue la rage s’empare de son coeur, et elle retourne au château, bien résolue de venger l’infidélité d’un époux.

    Le lendemain la comtesse se coucha comme de coutume et feignit de savourer un profond sommeil, mais ...

    Lorsqu’elle vit le comte sortir encore du château, elle saisit un poignard et se dirigea à l’endroit où elle avait vu la belle fée.

    La nuit était pure et sereine, l’astre du soir se montrait au-dessus des arbres, apportant avec lui une brise embaumée...

    Tantôt il suivait sa course azurée, tantôt il reposait sur un groupe de nues ; parfois...

    On le voyait dans les intervalles des grands hêtres, et sa lumière pénétrait dans les plus épaisses ténèbres.

    Le ruisseau qui coulait avec un doux murmure, tour à tour disparaissait dans les bois, tour à tour reparaissait brillant des feux qu’il reflétait dans son sein.

    La jeune nymphe reposait au bord de la fontaine ; tout à coup une goutte de sang jaillit de son sein, une autre la suivit...

    Puis une autre, et bientôt sa blanche tunique fut souillée de nombreuses taches sanglantes.

    Après s’être convulsivement débattue sur le gazon, elle s’élança dans l’onde, en faisant entendre un long gémissement, et tout rentra dans le silence.

    Le lendemain matin, on trouva à l’entrée du château le corps du comte étendu sur le sol ;

    Un poignard lui traversait le coeur et près de la blessure on vit un billet sur lequel étaient écrits ces mots...

    « Je suis vengée. »

    La Légende De Carrouges - Ou La Fée De La Fontaine -   -

    Lorsqu’on voulut annoncer à la comtesse la mort de son époux, on la trouva étendue sur son lit et dévorée par une fièvre ardente;

    Mais tout à coup ses suivantes reculèrent d’horreur et sortirent précipitamment en poussant de grands cris.

    Louise surprise porte instinctivement la main à sa tête et s’aperçoit qu’une tache de sang maculait son front.

    Cet incident agita tellement son âme, que deux jours après elle était au bord de la tombe.

    Ce fut dans ces circonstances qu’elle donna le jour à un bel enfant.

    Le fils de la comtesse eut six enfants, et tous portèrent au front ce stigmate de punition.

    Ce n’était d’abord qu’un petit point rougeâtre, puis vers sept ans ce point s’élargissait et ressemblait enfin à du sang.

    Ce signe distingua pendant sept générations la postérité de la comtesse. Enfin Radolphe, le dernier des Ralph...

    N’eut qu’une fille. Sans doute la colère de la fée était apaisée ; aucune trace sanglante ne souilla le front pur de cette enfant.

    Si l’on en croit la tradition, cette localité aurait reçu le nom de Carrouges, pour rappeler la triste punition...

    Qui avait pendant si longtemps affligé l’illustre famille des Ralph, et le mot Carrouge signifierait chair ensanglantée (caro chair, rubra rouge).

    Souvent, disent les habitants de Carrouges, l’on a vu la jeune comtesse, ornée d’un voile noir, venir au pied d’un vieux hêtre pleurer son crime.

    Si vous interrogez les habitants du voisinage, ils vous diront aussi que, fréquemment ils ont aperçu...

    Par une tiède nuit d’été, la belle fée sur le bord de la fontaine, revêtue d’une tunique ensanglantée.

     

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  • Les origines de la légende de Montmartre

     

    Les origines de la légende de Montmartre

    Avant d’être ce quartier bohème que nous chantait Aznavour, la Butte Montmartre était un véritable ghetto. Retour sur l’histoire du Maquis de Montmartre ou comment la légende s’est construite…

    Les origines de la légende de Montmartre

    Le Maquis de Montmartre en 1904 , rue Caulaincourt

    Plus qu’un simple bidonville

    Tout commence dans les années 1860, au moment de l’annexion de la Butte à Paris. Autrefois, le quartier de Montmartre n’était qu’un vaste champ. Suite aux grands travaux du baron Haussmann, les Parisiens qui sont sans le sou sont chassés du centre de Paris et viennent alors trouver refuge dans ce qui deviendra le Maquis de Montmartre.

    Montmartre-Maquis-Butte-Paris-1860

    Des cabanes en bois s’érigent entre les rues Caulaincourt, Girardon et Lepic, un village de bric et de broc, où l’on utilise des boîtes de sardines en guise de serrures ! Dans L’Assommoir, Zola qui décrit : « la butte Montmartre qui bouchait le ciel, avec ses maisons crayeuses, percées des trous réguliers de leurs fenêtres », nous laisse bien imaginer les conditions de vie auxquelles étaient réduits les maquisards.

    maquis montmartre boites de sardines en guise de serrures

     

    Les habitants étaient principalement des ferrailleurs, des chiffonniers, des gens vivant de la récup’, en somme. On y croisait aussi des voleurs, venus se cacher (d’où le surnom de « maquis ») dans les ruelles labyrinthiques du quartier et des petits voyous, que l’on appelait communément les « Apaches ».

    Butte-montmartre-paris-maquisards-chiffonnier-ferrailleurButte-montmartre-paris-maquisards-voleur-apache

     

    Malgré les apparences, Montmartre avait donc plus l’âme d’un village que d’un bidonville. Malgré la pauvreté, l’insécurité et le manque d’hygiène, tout ce petit monde constituait une communauté socialement organisée, solidaire et unie.

    Le maquis des poètes

    A cette époque déjà, la Butte attire et inspire les artistes. De Van Gogh à Renoir en passant par Maurice Utrillo, Francisque Poulbot, Tristan Tzara, ou encore Hector Berlioz, qui séjourna au n°11 de la rue Saint-Vincent… Autant de noms célèbres qui ont fait la renommé du Maquis de Montmartre.

    Maquis-Montmartre-inspiration-artistes-peintres

    Le début de la fin

    Seulement, au début du 20ème siècle, la face du maquis change complètement : des promoteurs rachètent et volent les terrains aux maquisards pour y construire des villas de luxe et des immeubles, style Art Déco. En 1909, l’avenue Junot commence à sortir de terre, détruisant petit à petit toutes les cabanes du maquis.

    1909-disparition-maquis-butte-montmartre-paris

    Le coup de grâce est donné, quelques années plus tard, lorsqu’un incendie aux origines douteuses brûle les derniers restes du Maquis de Montmartre. Si jusqu’en 1940, quelques maquisards tiennent encore bon, la modernité aura finalement raison d’eux, transformant le bidonville en village, le village en quartier et le quartier en légende…

    1940-disparition-maquis-butte-montmartre-paris

    Heureusement, la Butte a su conserver jusqu’à notre époque son atmosphère de village, ses ruelles sinueuses et quelques personnages fantasques ! Pour percer à jour tous ses secrets, profitez de notre visite guidée de Montmartre, qui se décline aussi de nuit.

    Le Maquis de Montmartre, ça donne quoi en photos ?

    Le Maquis de Montmartre, ça donne quoi en photos ?

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    Le maquis de Montmartre en 1890

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    Le maquis de Montmartre en 1890

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    Le maquis de Montmartre en 1900

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    Le maquis de Montmartre en 1900

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    Le maquis de Montmartre vers 1900

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    Le maquis de Montmartre vers 1900

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    Le maquis de Montmartre en 1903

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    Le maquis de Montmartre en 1904

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    Le maquis de Montmartre en 1904

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    Le maquis de Montmartre en 1904

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    Le maquis de Montmartre en 1907

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    Le maquis de Montmartre en 1907

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    « Le maquis de Montmartre » de Maurice Utrillo

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  • Voyage d’étudiants au temps des diligences
    (D’après un récit paru en 1871)
     
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    Au temps des diligences, c’est-à-dire au temps où pour aller d’Orléans ou de Rouen à Paris on mettait quinze ou dix-huit heures, selon les saisons et selon l’état des chemins, quatre étudiants en droit partirent un beau soir d’une de ces deux villes pour la capitale.

    Ils n’y devaient rester que quatre jours, le temps de prendre une inscription, et revenir vite étudier chez un vieil avocat de leur province. Ils avaient loué pour eux quatre la rotonde de la diligence. Difficilement, même à cette époque, vous eussiez trouvé quatre garçons plus singuliers, plus candides, plus foncièrement provinciaux.

    Trois d’entre eux cependant étaient instruits autant qu’on peut l’être à vingt ans, et vraiment spirituels. Laissez-moi vous dire un mot de chacun d’eux. Baptiste et Augustin, quoique frères, étaient les deux antipodes en tout. Baptiste, l’aîné, gros garçon de bonne humeur, était pourtant troublé sans cesse par quelque inquiétude, quelque appréhension ou quelque peur. Le romantisme lui avait tourné légèrement la tête ; il ne rêvait que brigands, attaques nocturnes, chausse-trapes et souterrains.

    Au moment du voyage dont nous parlons, il s’occupait à réunir les matériaux d’une histoire des Brigands célèbres qu’il se proposait d’écrire, comptant bien inoculer ses terreurs à tout le genre humain. Son frère, au contraire, était un grand jeune homme réservé, froid, peu impressionnable, au moins en apparence, et qui ne partageait nullement les visions de monsieur son aîné.

    Le troisième de nos voyageurs, bon enfant s’il en fut, mais bavard, mais braillard, avait été élevé dans une famille de paysans : il en conservait des habitudes rustiques qui, chez un étudiant en droit, avaient je ne sais quoi d’inattendu et de divertissant ; avec cela grand philosophe, grand bâtisseur de théories sociales ; d’un trait d’éloquence, trait de plume, il bouleversait de fond en comble le genre humain, déplaçait les capitales, détrônait les monarques, établissait un ordre de choses dont jamais avant lui personne n’avait ouï parler, et dont à l’heure qu’il est les quatre amis rient encore, car leur bonne étoile a voulu que tant d’événements survenus depuis, aucun ne les ait empêché d’être toujours entre eux d’excellents camarades.

    Les voilà donc tous les quatre dans leur rotonde, emportés vers Paris à raison de huit à neuf kilomètres par heure. Les poches de la diligence avaient été, par l’ami Baptiste, bourrées de pistolets. Ledit Baptiste, à tout instant, interrompait les éclats de rire, les chants et les cris de ses trois camarades, persuadé qu’un signal venait d’être donné par des brigands d’attaquer la voiture. Nous n’avions, bien entendu, qu’une peur, c’était qu’en essayant de tirer sur ses visions il nous tuât nous-mêmes. J’ai dit nous sans y prendre garde ; je n’effacerai pas ce mot, puisque après tout il indique que le quatrième étudiant était votre serviteur, qui n’était pas, tenez-le pour certain, le moins gai de la troupe.

    Vous pensez que la nuit se passa à bien autre chose qu’à dormir. Les lamentables histoires racontées par Baptiste, critiquées et raillées par son frère Augustin, interprétées ou niées tout crûment par notre philosophe (vous ai-je dit qu’il s’appelait Eugène ?) ; les chansons de Béranger, que par intermèdes on me faisait chanter : tout cela, je vous jure, faisait de nous quatre voyageurs les plus éveillés de France ; et puis il y avait les relais, le souper en route, les temps d’arrêts dans les auberges, où chaque fois l’on croyait entrevoir tout un monde.

    Il y avait les voyageurs du coupé, et ceux de l’intérieur, et ceux de l’impériale, qui ne manquaient pas de piquer grandement la curiosité. Mais on a dit tout cela cent fois. Arrivons vite aux incidents spéciaux de notre voyage. A neuf heures du matin, nous arrivons à Paris, harassés, morts de froid, - c’était en novembre. - Pour nous réchauffer, nous nous mîmes à courir, emportant nos bagages. Nous allions, enfilant les rues et les rues, lorsque l’un de nous s’avisa de demander où nous allions si vite.

    - Eh ! parbleu ! nous allons à l’hôtel, répondit Eugène. 
    - A quel hôtel ? 
    - Au premier hôtel que nous apercevrons.

    Or, le premier hôtel que nous aperçûmes fut l’hôtel de Suède. Une bonne dame, qui le dirigeait, nous reçut avec affabilité, nous disant toutefois qu’elle ne pouvait mettre à notre disposition, ce jour-là, qu’une chambre et deux lits. Nous demandons à voir ; ça nous parut superbe, et nous voici tout de suite installés. Un doigt de toilette, et puis nous nous envolons vers l’École de droit. Quelques amis furent ensuite visités ; puis vint le dîner, à 2 francs par tête, passage du Saumon.

    Après dîner, en jeunes gens bien appris, on alla passer la soirée à la Comédie française. Mlle Mars, ce soir là, jouait le rôle d’Elmire et celui d’Araminte. Je ne dis rien de nos impressions. Je ne dis même pas comment, au sortir du théâtre, nous fîmes, en discutant le mérite de l’actrice, six fois plus de chemin qu’il ne fallait pour retrouver notre hôtel de Suède, car ce sont là des faits de tous les jours... Mais voici le moment où je ne dois plus omettre un seul détail, et où le lecteur doit lui-même redoubler d’attention.

    Nous venons d’entendre sonner une heure du matin en rentrant à l’hôtel ; l’ami Baptiste est inquiet, la maison lui paraît suspecte. 
    - On ne nous a pas, dit-il, demandé nos passeports ; nous sommes dans un coupe-gorge.

    Et le voilà, bougie à la main, inspectant les corridors, l’escalier, le palier, tous les entours de notre chambre. C’était, je l’ai dit, une vaste chambre à deux lits, ou plutôt c’était un salon au fond duquel se trouvaient deux cabinets alcôves. L’un de ces cabinets, dans lequel devaient coucher les deux frères Baptiste et Augustin, se trouvait précisément en face de la porte d’entrée ; vis-à-vis de l’autre cabinet se trouvait une armoire...

    Baptiste voulut partir, aller coucher ailleurs ; nous ne pûmes le retenir qu’à la condition de charger et d’armer les pistolets ; et pui il fallut encore les précautions suivantes :

    Derrière la porte d’entrée on plaça un grand canapé, sur le canapé on mit une bergère, sur la bergère une chaise, et sur la chaise, les uns dans les autres, tout ce que nous avions de vases, de manière qu’on ne pût entrer sans produire un vacarme à réveiller les plus sourds.

    Mais notez ce point que, succombant au sommeil après deux nuits blanches, votre serviteur s’était couché et endormi précisément dans le cabinet auquel faisait face la terrible armoire... J’ignorai donc la suite des dispositions...

    On avait barricadé la porte de la chambre ; mais il n’en pouvait être de même pour l’armoire : elle ouvrait du dedans en dehors, et n’avait pour toute fermeture qu’un léger verrou.

    Baptiste avait proposé que tour à tour on y montât la garde : mais Eugène notre philosophe eut un trait de génie : il tira de sa poche une longue ficelle, l’attacha d’un bout au verrou de l’armoire ; puis, s’étant couché près de moi doucement, s’attacha au poignet l’autre bout de la ficelle. L’armoire ne pouvait donc être ouverte sans qu’aussitôt il en fût averti... Les choses ainsi disposées, on ne tarda pas à dormir.

    Mais voilà que deux heures plus tard, m’éveillant tout à coup, je sautai du lit. Je rencontrai la ficelle... Vous figurez-vous les cris, l’épouvante et tout le brouhaha ?... On courait à la porte ; notre pyramide s’écroula sur notre philosophe meurtri ; Baptiste tira dans le plafond un coup de pistolet... et chacun se crut mort. Eugène enfin alluma la bougie. Tout alors s’expliqua. Nous vîmes le beau ménage que nous venions de faire, et nous fûmes pris d’un fou rire, auquel succéda bientôt une nouvelle inquiétude : n’allait-on pas nous prendre nous-mêmes pour des malfaiteurs ou des fous furieux ?

    Nous eûmes le bon esprit de tout avouer à l’hôtesse, qui rit beaucoup de l’aventure, et nous nous empressâmes de payer la casse. Je dois ajouter que nous fûmes, les nuits suivantes, des modèles de sagesse.

    Mais jamais nous n’avons revu l’hôtel de Suède sans un tressaillement, non pas de terreur, mais de franche gaieté ; et nous en sommes, je crois, restés de belle humeur pour tout le reste de nos jours.

     

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