• La Légende Amérindienne...

    Du Capteur de Rêves...

    Dans certaines cultures amérindiennes, un capteur de rêves ou attrape-rêves (en anglais : dreamcatcher) est un objet artisanal d'origine ojibwé (appelé asubakatchin ou bawajige nagwaagan dans cette langue) composé d'un cerceau, généralement en saule, et d'un réseau de fils en forme de filet.

    Les décorations qui le composent sont différentes pour chaque capteur de rêves. Selon la croyance populaire, le capteur de rêve empêche les mauvais rêves d'envahir le sommeil de son détenteur.

    Agissant comme un filtre, il capte les songes envoyés par les esprits, conserve les belles images de la nuit et brûle les mauvaises visions aux premières lueurs du jour.

    Fonction

    Dans la culture amérindienne, les capteurs de rêves sont accrochés du côté où le soleil se lève, afin que la lumière du jour puisse détruire les mauvais rêves qui se sont installés dans les perles et les fils de la toile.

    De nombreuses légendes, issues de différentes tribus expliquent l'origine et le fonctionnement du capteur de rêves. Elles ont souvent de nombreux points communs entre elles...

    Le capteur de rêves a été transmis aux Hommes lors d'un rêve, l'araignée, sous forme animale ou de divinité intervient souvent, l'enseignement du dreamcatcher est transmis en retour de la protection d'une araignée...

    On retrouve désormais le capteur de rêves dans l'artisanat de la plupart des cultures nord-amérindiennes.

    Selon la culture huronne, les humains font tous partie du Grand Esprit, créateur de la nature et des hommes. Celui-ci nous suggère des rêves afin que nous puissions mieux nous comprendre.

    Le rêve est le véhicule qui permet l'échange entre l'Homme et le Grand Esprit. Toujours selon cette culture, le rêve est l'expression des besoins de l'âme.

    Il est aussi primordial de satisfaire les besoins de l'âme que ceux du corps. Le rêve permet de se libérer. Il assure l'équilibre. Si on écoutait la démarche que les rêves nous proposent, on comprendrait beaucoup mieux les besoins de l'âme.

    Le capteur de rêves est utilisé pour aider à contrôler les rêves, dans la mesure où l'on peut contrôler ses pensées, sa vie. À l'origine, il était destiné aux enfants qui faisaient de mauvais rêves.

    Il s'agit d'un petit cerceau fait d'une branche d'arbre. Dans ce cerceau, est tissé un filet de la forme d'une toile d'araignée comportant un trou au centre.

    Pendant la nuit, les mauvais rêves resteront pris dans le filet, pour être brûlés par les premières lueurs du jour.

    Les beaux rêves passeront à travers le trou du centre pour être conservés dans les plumes installées autour du cerceau.

    Mythes

    Légende huronne du capteur de rêves...

    Il y a bien longtemps, lorsque le monde était encore jeune, dans un village autochtone, un Amérindien dormait avec ses frères et ses sœurs dans leurs maison longue.

    Un jour, l’homme partit à la chasse pour aller chercher le repas pour les prochaines lunes. Il partit loin, afin de trouver un orignal s’abreuvant d'eau de source pure coulant de la montagne.

    Il traversa rivières et fleuves avec courage et détermination, sans apercevoir de chevreuils, ni d’orignaux dans les environs.

    Il décida alors de partir vers une montagne, songeant que le repas allait bientôt être servi.

    En chemin, il aperçut une grotte immense dans laquelle pouvait se trouver n’importe quelle bête. Il y entra en y projetant tous ses espoirs.

    Dans la grotte, l’orignal était absent. A la place un esprit malveillant s'y trouvait. L’homme se sentit mal, certain d'une sombre présence dans ces profondeurs.

    C’est alors qu’une bête surgit. Des yeux couleur de sang, un poil noir comme la nuit, un museau retroussé et des crocs prêts à mordre la chair.

    L’homme sursauta et s'enfuit, paniqué, abandonnant son arc derrière lui, avec une minuscule lueur d’espoir de rester en vie.

    De retour au village, l’homme avait les bras vides. Pas de nourriture, ni d’armes pour chasser d’autres bêtes.

    Et il était terrorisé à l’idée de retourner à la chasse.

    Le soir-même, il n’arriva pas à trouver le sommeil. Des qu’il s’endormait, il voyait encore ces deux yeux couleur de sang le fixer et la bête au poil noir prête à le dévorer.

    Le soir suivant, il essaya à nouveau de dormir, mais sans résultat.

    Nuit après nuit, lunes après lunes, l’homme ne pouvait plus dormir sereinement. L’esprit de la bête aux yeux de sang le hantait. Plusieurs soleils passaient et rien ne changeait.

    Une nuit, l’homme se leva après un cauchemar. Il sortit du village et partit vers la forêt. Mais, exténué, il s’endormit sur le sol couvert de branchages.

    Le lendemain à l’aube, l'homme se réveilla impressionné...

    Il n’avait fait aucun cauchemar. Il leva les yeux et aperçut une toile d’araignée où perlait la rosée du matin.

    L'homme s’endormit toujours près de la toile qui, au matin, s'illuminait des rayons du soleil.

    Puis, il raconta cette histoire à son peuple, qui adopta cette technique.

    Dans certaines cultures amérindiennes, un capteur de rêves ou attrape-rêves (en anglais : dreamcatcher) est un objet artisanal d'origine ojibwé (appelé asubakatchin ou bawajige nagwaagan dans cette langue) composé d'un cerceau, généralement en saule, et d'un réseau de fils en forme de filet.

    Capteur de rêves — Wikipédia

    Dans la culture amérindienne, le capteur de rêves conserve les belles images de la nuit et brûle les mauvaises aux premières lueurs du jour. À l'origine, destiné aux enfants, le capteur de rêves est aujourd'hui autant utilisé par les adultes.

    Selon la culture huronne, les humains font tous partis du Grand Esprit, créateur de la nature et des hommes. Celui-ci nous suggère des rêves afin que nous puissions mieux nous comprendre. Le rêve est le véhicule qui permet l'échange entre l'Homme et le Grand Esprit.

    Toujours selon cette culture, le rêve est l'expression des besoins de l'âme. Il est aussi primordial de satisfaire les besoins de l'âme que ceux du corps. Le rêve permet de se libérer.

    Il assure l'équilibre. Si on écoutait la démarche que les rêves nous proposent, on comprendrait beaucoup mieux les besoins de l'âme.

    Le capteur de rêves est utilisé pour aider à contrôler les rêves, dans la mesure où l'on peut contrôler ses pensées, sa vie. À l'origine, il était destiné aux enfants qui faisaient de mauvais rêves.

    Il s'agit d'un petit cerceau fait d'une branche d'arbre. Dans ce cerceau, est tissé un filet de la forme d'une toile d'araignée comportant un trou au centre. Pendant la nuit, les mauvais rêves resteront pris dans le filet, pour être brûlés par les premières lueurs du jour.

    Les beaux rêves passeront à travers le trou du centre pour être conservés dans les plumes installées autour du cerceau. Les plumes représentent L'amour, la douceur et la bonté.

    On peut aussi insérer sur le filet du capteur, des petits objets précieux, comme une petite pierre de couleur ou tout autre objet qui pour nous est précieux.

    Le capteur aide l'enfant à mieux cerner ses idées et permet à l'adulte de vérifier les peurs de l'enfant. Le petit apprend ainsi à faire le tri dans les pensées qu'il veut garder et celles dont il veut se départir.

    Le capteur de rêves est l'un des objets le plus important. Ils est surtout utilisé par les tribus Ojibwas, les Sioux, les Creek, les Zunis, les Tinglits...

    Mais les tribus du sud (Apache, Cherokee, Natchez, Napochi Algonquin etc.) et même les Hopis évoquent eux aussi des légendes concernant l'Araignée Femme.

    Le capteur de rêves servait à filtrer les bons des mauvais rêves.

    Celui-ci laissait passer à travers les mailles les bons rêves et les songes utiles et emprisonnait dans ses mailles les cauchemars et tout ce qui pouvait perturber le dormeur et lorsque venait le jour grand-père soleil détruisait toutes les mauvaises énergie à l'aide de ses rayons du soleil.

    Le rêve est le véhicule qui permet l'échange entre les hommes et le grand esprit et l'expression des besoins de l'âme.

    Il est essentiel de satisfaire les besoins de son âme comme ceux de son corps. Le rêve permet de se libérer et assurer l'équilibre.

    Il est principalement de forme ronde mais dans certaines tribus comme chez les iroquois il était en forme de goutte, tressé d'une toile en fibre d'ortie ou de tendons d'animal, qu'ils teignaient ensuite en rouge à l'aide d'écorce de prunier sauvage.

    On note que cette façon de faire concernait la période du début su siècle car de nos jours la méthode de tressage a bien changé et les matériaux aussi surtout avec l'arrivée des hommes blancs.

    Au 20 ième siècle, la fibre d'ortie et les tendons d'animal on été remplacés par de la fibre d'autres plantes puis quelques années plus tard par des matériaux synthétiques.

    Lors de l'arrivée des hommes blancs les perles de verres sont venues ajouter une touche de couleur, mis sur des lacets de cuir elles ont d'abord servi de décors.

    Puis les Amérindiens y ont inséré des plumes pour aider à guider les bons rêves sur le dormeur.

    Il n'y a pas eu que l'aspect du capteur de rêves qui a changé mais aussi sa signification. Chacun interprète le capteur à sa façon (porte- bonheur, aide à décrire l'avenir etc.).

    Certaines personnes disent aussi que le capteur de rêves doit être surtout placé devant une fenêtre pour qu'il puisse fonctionner, mais faut bien se rappeler que les Amérindiens n'avaient pas de fenêtre dans leur tepee.

    Celui-ci doit être placé de façon à avoir les premières lueurs du soleil pour que les mauvais rêves prient aux pièges soient brûlés.

    Il ne faut pas oublier que le capteur de rêve sert de filtre pour empêcher les cauchemars de venir troubler les dormeurs.

    Artisanat Traditionnel : Capteurs de rêves 

    Et...Capteurs Racines

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  • des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

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    Tu te souviens quand t'étais gosse et que tes ingrats de parents, pour que t’ailles sagement te coucher plutôt que de réclamer un énième cookie, te faisaient du chantage au monstre effrayant ?

    "Si t’es pas sage, t’auras affaire au croque-mitaine ou au grand méchant loup", ça te rappelle quelque chose ?

    Sache que cette conspiration parentale s’étend dans le monde entier. Alors bien sur, ces monstres qui venaient te bouffer dans ton sommeil ne sont pas les mêmes à travers le monde. Des légendes urbaines, y’en a plein que tu peux invoquer de différentes manières et je parie que tu t’es déjà amusé à le faire. L’amour du risque, sans doute. Si tu ne l’as pas encore fait, séance de rattrapage avec ces dix légendes urbaines sur des personnages effrayants, objets d’un chantage parental d’ampleur internationale.

     

    CANDYMAN 

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    Nous sommes dans les années 1800 et celui qu’on appelle désormais Candyman, fils d’esclave, a eu la bonne idée de mettre enceinte la fille d’un riche propriétaire de terres. Evidemment, ça a moyennement plu au monsieur qui a mandaté une équipe de tarés pour lui montrer sa façon de penser. Après avoir tranché sa main droite avec une lame rouillée, ils lui ont enduit le corps de miel avant de le balancer dans un rucher où des abeilles se sont chargées de le tuer. Ensuite, ils ont brûlé son corps mais l’homme avait juré de revenir d’entre les morts pour se venger.

    Pour l'invoquer : place-toi devant un miroir et de prononce cinq fois le nom de Candyman pour faire revenir le monsieur. Mais fais gaffe, il est un peu à fleur de peau du coup. On t’aura prévenu…

    T'en veux encore ? Tu peux mater Candyman (1992), film de Bernard Rose ou feuilleter Candy Man (1971), livre de Vincent King !

     

    BLOODY MARY 

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    Avant d’être un cocktail qui se charge d’éponger ta gueule de bois, Bloody Mary, ou “la vierge ensanglantée”, est surtout une légende à l’origine floue. Pour certains, la dame est une sorcière jadis brûlée vive et désormais, quiconque invoque son nom sera frappé par une malédiction. Pour d’autres, elle est décédée avec son fils dans un accident de voiture et se planque désormais dans les miroirs pour se venger de ceux qui ont tué son fils, sa bataille.

    Pour l’invoquer : enferme-toi dans une salle de bain, éteins les lumières et allume deux bougies. Maintenant fixe le miroir avec insistance et prononce son nom 13 fois, de plus en plus fort, tout en tournant sur toi-même. Au pire, t’auras juste l’air d’un con.

    T’en veux encore ? Tu peux mater Bloody Mary (2006), film de Richard Valentine ou feuilleter Mary : The Summoning (2014) par Hillary Monahan.

     

    BABA YAGA

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    La pire de toutes. Celle qui ferait passer tous les autres pour des anciens scouts reconvertis en enfants de chœur, Baba Yaga, trouve son origine dans les légendes slaves. À la fois sorcière, ogresse, croque-mitaine, madame est multicarte mais l’objectif reste toujours le même, bouffer les hommes et les enfants qui s’approcheraient trop près de son abri en les faisant passer au préalable au four (20 minutes, thermostat 7). Vieille femme affreuse, squelettique, cruelle et parfois même unijambiste, elle vit en forêt dans un abri clôturé par les ossements de ses victimes. Un peu feignasse, la dame se déplace dans un mortier volant et chaque fois qu'elle apparaît, un vent sauvage commence à souffler, les arbres gémissent et les feuilles tourbillonnent dans les airs. Une fois partie, elle fait péter l’orage. Hurlante et gémissante, une foule d'esprits l'accompagnent ; elle n’est jamais seule. Ah oui au fait, elle contrôle aussi tous les animaux de la forêt qui, tétanisés, bossent pour elle. Méfie toi, si y’en a une avec qui faut pas déconner, c’est bien elle.

    Pour l'invoquer : Rendez-vous devant chez elle, sur le pas de sa porte. Frappe une fois, elle vient te hanter. Frappe deux fois, elle vient te chercher pour te ramener tout droit en enfer. T’hésites ?

    T'en veux encore ? Tu pourras bientôt mater Baba Yaga (2017), l’adaptation moderne de la légende urbaine qui sort le 8 août prochain, par Caradog W. James.

    KUCHISAKE-ONNA 

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    On reste au Japon - mais on sort des toilettes - avec la légende de Kuchisake-Onna, ou la femme à la bouche fendue. Il y a plusieurs siècles vivait cette belle femme, épouse d’un samouraï qui était probablement un poil trop occupé à éclater la tronche de ses adversaires. Alors elle le trompait, et pas qu’un peu. Pour se venger, il l’a tuée en lui fendant la bouche jusqu'aux deux oreilles.

    Pour l’invoquer : Balade toi seul la nuit et si tu croises une dame la nuit avec un masque qui cache son visage, bingo, c’est elle. Elle te demandera “tu me trouves jolie ?”. Répond non et t’es mort. Répond oui et elle enlève son masque avant de reposer la question. Répond non et t’es mort. Répond oui et elle t’amène jusqu’au palier de chez toi et là devine quoi ? T’es mort. En fait, faut juste lui dire qu’elle est normale, ni belle, ni moche. Pas compliqué !

    T’en veux encore ? Tu peux mater Carved (2007), film de Kōji Shiraishi ou feuilleter The Horror of Kuchisake Onna (2015) par Arabella Wyatt.

     

    LA JEUNE SORCIÈRE DE PILOT’S KNOB

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    Direction le Kentucky aux Etats Unis où en 1916, une mère et sa fille de cinq ans ont été brûlées vives pour avoir pratiqué la sorcellerie. Une fois le bûcher terminé, les villageois ont enterré la fillette dans le cimetière de Pilot’s Knob et pour éviter qu’elle ne vienne se venger, ils ont installé une clôture blanche autour de la sépulture (malin). Selon la légende, la fillette recherche toujours sa mère et se délecte des petits curieux qui s’approcheraient d’un peu trop près de sa tombe, leur pompant leur énergie afin d’en avoir suffisamment pour s’échapper de sa mini-prison.

    Si tu vas dans le coin, tu verras qu’il n’y a pas un bruit, une ambiance sinistre et des riverains qui refuseront de te donner les indications pour t’y rendre, sachant très bien ce qui t’attend là bas… Mais vas-y, je t’en prie.

    Pour l’invoquer : Il te suffit juste de t’approcher un peu trop près de son petit cocon pas hyper douillet. Ça va te faire tout drôle, tu verras.

    T’en veux plus ? Tu peux feuilleter The Witch on Caleb’s Knob, de D.J. Pierce, inspiré de cette légende.

     

    LES BLACK EYED CHILDREN

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    Un peu moins cool que les Black Eyed Peas, les Black Eyed Children sont issus d’une légende urbaine venue tout droit des Etats Unis. Imagine un peu. T’es pépère chez toi quand quelqu’un frappe doucement mais sans discontinuer à ta porte. Tu enfiles tes charentaises pour aller ouvrir et tombe sur deux enfants, fringués d’un autre âge et regardant le sol, qui te demandent d’entrer pour téléphoner à leur maman.

    Un sentiment inexplicable de mal-être et de danger t’envahit et à ce moment là, les deux enfants te fixent du regard et tu ne peux voir que leurs yeux totalement noirs. Pris de panique et tétanisé de terreur, tu ne peux ni bouger ni parler. Ils répètent leur question, cette fois sur un ton très autoritaire. Bravo, t’as rencontré les Black Eyed Children mais évite quand même de les laisser entrer chez toi.

    Pour les invoquer : T’as bien compris que c’est eux qui te choisissent et, Spoiler Alert, quand ils le font et que tu les laisses entrer, sache que tu vas te faire buter. Après c’est qu’un conseil, fais-en ce que tu veux…

    T’en veux plus ? Tu peux mater Black Eyed Children : Let Me In (2015), film de Justin Snyder ou feuilleter The Black Eyed Children (2012), de David Weatherly.

     

    JENNY GREENTEETH

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    Jenny Greenteeth est un personnage du folklore anglais, une vieille sorcière habitant dans les rivières où elle attire et noie les enfants ainsi que les personnes âgées. Elle est souvent décrite comme étant squelettique, ayant une peau verte, de longs cheveux et des dents pointues. Elle aurait probablement été inventée par les parents (encore eux), pour inciter les enfants à se tenir loin des eaux tumultueuses. Certains folkloristes croient qu'elle sert à rappeler les pratiques sacrificielles.

    Ce qui est cool avec Jenny, c’est que même quand elle noie des enfants, elle les regarde avec un sourire bienveillant, comme le ferait une mère avec son fils. C’est déjà ça.

    Pour l’invoquer : Prend un enfant de ton choix et propose lui une petite balade, en pleine nuit, au bord d’une rivière dans une forêt irlandaise. Elle devrait pointer le bout de son nez, la Jenny.

    T’en veux encore ? Tu peux feuilleter Jenny Greenteeth (1984), livre de Mary Alice Downie.

     

    LA BANSHEE 

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    Issue de la mythologie écossaise et irlandaise, la Banshee est en fait un messager de la mort et au lieu de se manifester tranquillement, elle ne peut s’empêcher de pousser de violents cris stridents. Un peu relou puisqu’en plus, la femme vêtue d’une longue robe immaculée pleure très fort, histoire de faire encore plus de boucan.

    Dans la légende, chaque famille possède sa Banshee, sorte de revenante familiale attitrée chargée du sale boulot : annoncer la mort d’un des leurs. Ses cris sont une sorte de mélange de sanglots d’enfants, de hurlements de loups et de gémissements de femme pendant un accouchement. Le truc qui peut te faire saigner des oreilles en une demie seconde. Pire, même si tu ne fais pas partie de la mif, le simple fait de te trouver à proximité pendant un de ses cris peut te condamner. Quand t’as pas de bol…

    Pour l’invoquer : T’as bien compris que c’est elle qui choisit de t’invoquer. Et du coup, c’est pas hyper bon signe.

    T’en veux plus ? Tu peux mater The Banshee (2012), film de Steven C. Miller ou feuilleter la Colère de Banshee (2010), par Jean-François Chabas.

     

    AJATTAR

    des légendes urbaines sur des personnages effrayants, ose un peu les invoquer

    On part faire un tour dans le Nord avec cette vieille légende finlandaise. Ajattar, c’est en fait le “Diable des bois” et c’est un esprit maléfique féminin qui serait la mère du diable. Pas le genre de personnage avec qui on peut déconner donc. Ajattar prend parfois la forme d’un serpent, parfois la forme d’un dragon histoire de propager les maladies dont la peste. Non seulement elle est indécise mais en plus elle est cruelle.

    Pour l’invoquer : Pas compliqué, il suffit de la repérer et de la regarder dans les yeux. T’auras droit à une maladie de son choix. Tentant n’est-ce-pas ?

    T’en veux plus ? Tu peux écouter les albums d’Ajatarra, un groupe de rock finlandais très inspiré de la légende d’Ajattar.

     

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  • Les pierres araignées.

    Les pierres araignées.......... de Dave Arnold

    Les pierres araignées de Dave ArnoldCertains pensent que c’est au Texas que serait caché un énorme trésor contenant entre autre de l’or espagnol. Dave Arnold était l’un de ceux qui s’étaient mis en tête de le retrouver. C’est ainsi qu’en farfouillant, il a pu trouver trois pierres gravées de divers dessins. Notre homme était totalement incapable de déchiffrer les symboles gravés sur les roches, il a donc décidé de faire appel à un homme qu’il connaissait bien afin que celui-ci l’éclair de ses lumières. Ce dernier, Caleb, était également chercheur de trésors et d’ailleurs, il possédait une carte possédant des symboles tout à fait similaires.

    Tous deux ont donc décidé de s’associer afin de trouver ensemble le trésor tant recherché. Ils ont donc dans un premier temps pris soin à trouver d’autres hommes afin d’élargir le champ des fouilles et c’est ainsi que ces dernières ont pu commencer. Pendant des semaines et des semaines, ils ont retourné la terre et ont fait de nombreuses trouvailles, mais jusque-là, rien d’exceptionnel. D’ailleurs, ils ont compris à ce moment-là que finalement, ils n’étaient peut-être pas à la hauteur.

    C’est aussi à ce moment-là qu’ils ont fait la rencontre d’un berger qui leur a dit qu’ils n’étaient pas les premiers à venir chercher le trésor espagnol. Mais ce dernier n’en avait pas fini puisqu’il a assuré aux deux hommes être capable de déchiffrer la carte qu’ils détenaient. Pour lui en réalité, cette carte contenait une indication quant à la localisation d’autres symboles gravés sur une pierre qui eux, auraient pu mener tout droit au trésor. La lettre H devait absolument être gravée sur la pierre et c’est donc celle-ci que les deux hommes ont commencé à chercher. Et ils l’ont retrouvé.

    Suite à cela, ils ont retrouvé de nombreux objets dont ils n’ont pas saisi le sens et encore moins les origines. Puis peu de temps après, c’est en creusant qu’ils sont tombé inopinément sur des squelettes. Ils ont bien tenté de retrouver le berger pour en savoir un peu plus mais ce dernier avait déjà disparu (en réalité, il était mort de façon mystérieuse). Dans le même temps, tous les hommes qui accompagnaient deux aventuriers ont également commencé à partir. Ils devaient à se lasser de chercher pour si peu de résultats.

    Dave Arnold a donc continué son chemin seul et c’est alors qu’en creusant encore et encore dans le terrain de deux fermiers qu’il a trouvé quelque chose. Il s’agissait d’une pierre araignée tout comme la précédente. Des tunnels y étaient gravés ainsi que bien d’autres symboles tout aussi incompréhensibles pour lui. Mais entre les deux pierres, des années de recherches étaient passées. Arnold a alors décidé de faire appel à son ancien associé afin que ce dernier l’aide financièrement pour qu’il puisse continuer ses fouilles de ce côté-ci. Dans le même temps, notre homme a fait appel à un voyant en espérant trouver de plus amples indices.

    Mais rien n’y a fait et de plus, les deux anciens associés ont commencé à se chamailler pour un oui et pour un non. L’entente n’était plus au beau fixe et il semble que le trésor n’était finalement plus leur première préoccupation. Les fouilles ont donc rapidement été abandonnées malheureusement et Arnold a disparu, tout en prenant soin à emporter avec lui son précieux butin, celui qu’il avait mis tant d’années à dégoter. Mais quelques années plus tard, les deux compères étaient de nouveau réunis et ont trouvé une nouvelle pierre araignée. Cette dernière encore une fois contenait de nombreux symboles, mais là encore nos deux hommes n’étaient pas capables de la déchiffrer. Impossible donc pour eux de connaitre la prochaine étape. A ce jour, le trésor n’a toujours pas été retrouvé.

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  • L’or volé de Yamashita

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    L’or volé de Yamashita.............Chasseurs de légendes.

    L’or volé de YamashitaPendant la seconde guerre mondiale, les japonais se seraient évertués à piller la Chine et c’est ainsi qu’ils auraient amassé un véritable trésor que l’on appelle aujourd’hui, le trésor de Yamashita.

    C’est en 1970 que Roger, chasseur de trésors, a décidé de chasser le trésor en Philippines, chez lui. Et il n’avait pas tort de chercher par là car c’est ici que le très fameux trésor aurait été caché depuis tout ce temps. Le général Yamashita aurait été à l’origine de l’accumulation de l’or, il aurait également demandé à ses hommes de faire des cartes détaillées des endroits où ils avaient caché l’or en leur possession. Elles devaient aussi être codées et c’est pourquoi elles auraient été écrites dans un très vieux dialecte japonais, donc avec des caractères trop anciens pour pouvoir les décrypter. Les lieux où étaient enterrés les trésors étaient également piégés, donc ils étaient pour le moins difficile d’y accéder.

    Selon la légende, le général Yamashita n’aurait pas hésité à sceller une des cachettes en la dynamitant, alors que de nombreux hommes à lui aurait encore été à l’intérieur. Il n’avait aucun scrupule et d’ailleurs, il a été jugé pour crimes de guerre par la suite. Cela étant dit, à part lui personne ne savait où se trouvait l’or.

    Les Philippins étaient très pauvres à ce moment-là et l’on se doute bien que tout le monde voulait mettre la main sur cet or, cette merveilleuse aubaine. Bref, c’est ainsi que Roger a commencé à chercher cet or et ce, de manière pour le moins minutieuse. Il a même pu acquérir un détecteur de métaux à l’aide de ses maigres économies. Puis un jour, il a mis la main sur la carte d’un réseau de tunnels, c’était une spectaculaire aubaine pour ce jeune homme qui cherchait son trésor depuis bien trop longtemps maintenant. Mais cette dernière carte était cryptée, difficile alors de la lire et encore plus de la comprendre. Les années passaient et il ne réussissait pas à déchiffrer son code, rien à faire. Mais il était toutefois certain que le trésor était ici, dans le coin et il avait des preuves historiques pour appuyer sa thèse. Mais par chance, il a rencontré un homme qui lui a dit que l’or était caché dans un tunnel non loin d’un hôpital. En voilà un indice précieux que Roger n’allait va pas tarder à explorer. Mais ce qu’il ne savait pas encore, c’est que le président Marcos lui-même était sur la touche, il voulait également trouver l’argent. Et lui avait de l’argent et un pouvoir non négligeable. De plus, il était corrompu et sans aucune pitié pour son prochain. Il pouvait donc ne faire qu’une bouchée de pain de notre jeune Roger.

    Roger a ensuite fait une demande en bonne et due forme afin de pouvoir continuer ses recherches, mais cela allait le mettre en bien mauvaise posture car cette nouvelle est venue aux oreilles des hautes sphères et donc, à celles du président. Mais il a tout de même et ce après de longues semaines de recherches, trouvé l’entrée d’une grotte. Tout de suite, il s’est dit que le trésor ne pouvait n’être que caché ici. Mais la grotte était bouchée par de nombreuses roches, ce qui appuyait encore une fois sa théorie. Roger et son équipe ont alors commencé à creuser le tout, sous une chaleur étouffante. Et c’est ainsi qu’ils sont tombés sur des squelettes en uniformes japonais. Sans doute les techniciens que le général n’avait pas hésité à enterrer. Encore une preuve formelle.

    Mais six mois après, Roger n’avait toujours pas trouvé l’or et il n’avait plus assez d’argent pour continuer à payer son équipe et par la même occasion, pour continuer ses fouilles. Quel malheur pour ce jeune homme qui venait de passer les dix dernières années à le chercher. Mais juste avant de partir, il a décidé de chercher une dernière fois, avec l’aide de son détecteur cette fois-ci. Et eurêka, l’or était là. Enfin tout du moins une statue en or. Cette dernière était resplendissante et faite d’un or sans aucun doute pur. Il avait enfin une récompense pour tout le travail qu’il avait fourni. Mais il restait au moins 174 cachettes à découvrir car le général Yamashita avait bien fait les choses. Cela étant dit, il a tout de suite après trouvé des caisses contenant une grande quantité de lingots d’or. Bien entendu, il ne pouvait tout prendre d’un seul coup et a donc prévu de revenir plus tard chercher le tout avec des camions. C’est alors et en regardant de plus près le bouddha qu’il aurait trouvé à l’intérieur de nombreux diamants. Notre jeune homme était devenu riche en quelques jours seulement. Bien entendu, le président a eu vent de cette découverte et à envoyé quelques courageux soldats prendre tout ce qu’avait amassé Roger.

    Ce dernier aurait accouru au poste de police le plus proche dès le lendemain matin et les médias se sont emparés de l’histoire. Un scandale venait d’éclater et le président était entaché. Au terme d’un long procès, le bouddha aurait dû lui être rendu, mais Roger a bien compris que ce n’était pas le même et n’a donc pas hésité à dire que c’était un faux. Marcos était une nouvelle fois dans de beaux draps mais ne se rendait sans doute pas compte du danger devant lequel il s’avançait. C’est quelques semaines plus tard que le jeune homme a été enlevé et torturé par les hommes de Marcos. Il a fini par craquer et par avouer où se trouvaient les lingots. Puis, il a été emprisonné comme un simple malfrat.

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  • L'or perdu de Le Blanc

    L'or perdu de Le Blanc - La montagne maudite

    L'or perdu de Le BlancC'est en 1993 à Grestone que Christopher O'Brien, journaliste de son état, a commencé à s'intéresser à une légende bien spécifique. Selon elle, un trésor serait caché quelque part dans les montagnes du Colorado. Rapidement, il est entré en contact avec un homme qui se disait descendant d'une famille de chercheurs de trésors. Selon lui, ses ancêtres auraient passé énormément de temps dans les années 1790 à fouiller les montagnes pour le trouver.

    Le Blanc aurait été à la tête de la première expédition et il aurait rapidement avec ses hommes trouvé quelques pépites d'or dans une rivière. Quelques semaines plus tard, tous auraient encore trouvé du minerai d'or, il semble donc qu'ils étaient sur la bonne piste. C'est encore quelque temps après qu'ils ont mis la main sur la source de l'or et qu'ils sont devenus extrêmement riches. Mais il leur fallait encore sortir de cette montagne, le tout avec leur précieux magot et cela s'avérait d'ores et déjà pour le moins compliqué. Ils ont finalement tous estimé que prendre l'or avec eux était trop risqué. Ils ont donc pris soin d'enterrer leur or et ce, dans trois caches différentes. Bien entendu, ils ont laissé quelques marques bien visibles afin de pouvoir à terme retrouver leur bien. Puis, ils sont repartis en ville, histoire de passer l’hiver bien à l'abri.

    Les beaux jours étant revenus, ils ont décidé de remonter sur leur montagne afin de récupérer leur or, mais nos expéditeurs sont tombés malade les uns après les autres. Quel malheur. De plus, une tribu locale n'aurait que peu apprécié le fait que des blancs viennent creuser leur terrain et quelques attaques auraient eu lieu. Les survivants français n'avaient que peu de choix qui s'offraient à eux, soit ils partaient sans le butin et ils avaient des chances de survivre, soit ils le prenaient et les chances de vivre diminuaient. Ils ont donc décidé de partir le plus vite possible et ce, les mains vides. Mais sur le chemin, ils ont tous été attaqués par une autre tribu et seuls cinq hommes en ont réchappé.

    Ces derniers très vite ont commencé à avoir faim mais ils étaient incapables de trouver de la nourriture, ils auraient donc selon la légende commencé à recourir au cannibalisme, le tout pour tenter de survivre. Le Blanc a finit par se retrouver seul et est parvenu à partir. Plus tard, il aurait donné à sa famille une carte avec dessus, les indications de l'emplacement des trésors, puis il aurait disparu.

    Christopher O'Brien lui a très vite compris une chose pour le moins importante, c'est que la quête ne s'est pas arrêtée avec la disparition de Le Blanc. Il sait bien que les chose vont vite dans les régions comme celles-ci et que la rumeur a du circuler très rapidement. Il fait donc des recherches plus approfondies et se rend compte qu'il avait raison. En effet, c'est quelques années plus tard qu'un autre groupe se serait rendu dans les montagnes, il s'agissait en réalité du petit-fils de Le Blanc. Mais lui et sont groupe ont également été attaqués par une tribu. Tous sont morts, sauf le guide.

    Plus tard encore, deux autres explorateurs se seraient rendu sur les lieux mais ils seraient revenus bredouille. Aujourd'hui quoi qu'il en soit, le trésor n'a jamais été retrouvé.

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  • La Légende Des Érables Rouges

    La Légende Des Érables Rouges

     

    Les Érables Rouges

    Savez-vous pourquoi les érables rougissent chaque automne ? Les hommes blancs croient, naïvement, que c’est le froid qui explique ce phénomène et qui transforme ainsi nos forêts… Eh bien, ils se trompent. Écoutez donc plutôt l’explication des Wendats.

    Autrefois, le Grand Esprit veillait à ce que toutes ses créatures vivent dans un monde heureux. Nul ne connaissait la faim, la soif ou le froid. Tous vivaient en paix. Ce bonheur dura des lunes et des lunes jusqu’à ce qu’un jour, l’une des bêtes, Rat musqué, fasse une étrange proposition. Rat musqué suggéra d’organiser un concours pour voir quel oiseau volait le plus vite et quel animal de la forêt courait le plus rapidement. Les autres bêtes acceptèrent, voyant là une occasion de s’amuser.

    Les oiseaux commencèrent. Chacun d’eux s’envola vers le ciel, sous les yeux attentifs de Faucon, qu’on avait nommé juge. Sans grande surprise, Aigle remporta la victoire. Vint ensuite le tour des autres animaux. Plusieurs prirent place sur la ligne de départ : Cerf, Caribou, Loup, Lièvre, Élan et bien d’autres. Ours tenait le rôle du juge. Le signal du départ fut donné. Tous s’élancèrent dans le sentier traversant la forêt. À la surprise générale, cette fois, le gagnant de la course fut… Lièvre! Ce que les autres concurrents ne savaient pas, c’est que Lièvre gagna grâce à une ruse que Renard lui avait conseillée…

    Grand joueur de tours s’il en est un, Renard avait suggéré aux autres lièvres de se placer partout le long du parcours. Les lièvres se relayèrent tout au long de la course, et quand Cerf apparut au bout du sentier, s’approchant de la ligne d’arrivée, le dernier lièvre surgit sur le chemin et traversa la ligne d’arrivée en quelques bonds, pas même essoufflé. Ours, qui n’avait pas une très bonne vue, ne remarqua pas que le lièvre vainqueur n’était pas celui qui avait pris place parmi les coureurs au départ. Il déclara donc Lièvre grand gagnant du concours !

    Ce qui avait commencé comme un simple jeu n’était à présent plus drôle du tout… Les esprits s’échauffèrent rapidement. Les animaux de la forêt protestaient, critiquaient. Cerf était vraiment furieux. Il s’éloigna du groupe sans tenter de dissimuler sa colère.
    Ours, mécontent de l’attitude de son compagnon, voulut le rattraper et lui demander de s’expliquer. Mais, dans un brusque élan de rage, Cerf fonça sur lui, tête baissée. Il frappa Ours de ses bois. Ours subit plusieurs blessures qui se mirent à saigner abondamment. Si Loup n’était pas intervenu, Ours serait peut-être mort, ce jour-là… Pourchassé par Loup, Cerf s’enfuit rapidement dans la forêt. Mais le sang d’Ours s’était répandu sur ses bois, et tout au long de sa fuite, le sang s’éparpilla sur les feuilles des érables environnants, qui prirent une teinte rouge vif.

    C’est depuis ce jour que Cerf perd ses bois quand les arbres perdent leurs feuilles. Il se retrouve sans défense devant Loup, puni d’avoir fait couler le sang sur la Terre. C’est aussi depuis ce jour que les érables rougissent chaque automne avant que leurs feuilles tombent. 

    Le Grand Esprit rappelle aux animaux et aux hommes la paix perdue.

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  • La Légende Du Glouton

     

    La Légende Du Glouton

     

    Le Glouton

    Qu’on l’appelle le glouton ou le carcajou, voilà une bête peu sympathique qu’on n’aime pas voir rôder près de nous. Le glouton est un animal charognard en voie de disparition aujourd’hui, mais il n’en a pas toujours été ainsi.

    Les Micmacs appellent cette bête Kek-oua-gou. Selon eux, le principal plaisir du glouton n’est pas de manger, mais plutôt de jouer des tours. Il y a plusieurs années, deux vieilles femmes l’ont appris à leurs dépens. Elles étaient parties faire de la cueillette en forêt. À la nuit tombée, elles s’installèrent près d’un abri qu’elles avaient construit, dans une clairière. L’automne était déjà bien avancé, il faisait froid, et les vieilles décidèrent de faire un feu pour se réchauffer. Elles s’endormirent rapidement, blotties l’une près de l’autre, au bord du feu, toutes vêtues et leurs mocassins aux pieds.

    Le glouton ne tarda pas à surgir près d’elles… En ricanant, il prit une branche et poussa la braise vers le mocassin de l’une des dormeuses. Un tison s’enflamma. La vieille se réveilla en hurlant de douleur. Elle plongea son pied dans une marmite d’eau posée près du feu et se mit à crier contre sa compagne. « Tu devrais avoir honte ! Tu ne sais donc pas dormir? Tu as failli causer ma mort! » Pendant que son amie, mal éveillée, tentait en vain de se défendre, le glouton ricanait dans son coin…

    Après une longue dispute, les deux femmes finirent par se rendormir. Le glouton bondit sur l’occasion ! Il revint près du feu, joua de nouveau dans la braise et poussa cette fois un gros tison vers le pied de la deuxième femme. Tout comme son amie peu de temps avant, celle-ci se réveilla sous le coup de la douleur et se mit à hurler ! Elle plongea son pied dans l’eau de la marmite et manifesta sa colère contre sa compagne... « C’est bien la peine de m’insulter! C’est toi qui ne sais pas dormir! Tu m’as blessée… Tu aurais pu me tuer! » L’autre vieille, encore ensommeillée, protesta mollement d’abord, puis plus férocement. Dans la forêt, on n’entendait plus que les cris des vieilles femmes. Elles étaient si fâchées qu’elles en vinrent même aux coups, l’une frappant l’épaule de l’autre, l’autre ripostant en lui tirant les cheveux. Le glouton regardait la scène, enchanté, et il riait, il riait… Il était si fier de son coup qu’il n’arrivait plus à arrêter de rire. Et il rit tant et si bien que la peau recouvrant ses côtes se déchira soudain. La bête se mit à crier de douleur à son tour. Les deux vieilles femmes cessèrent leur dispute et aperçurent le glouton… Elles comprirent rapidement quel vilain tour on leur avait joué. Elles se précipitèrent sur lui et le frappèrent si fort qu’il tomba à leurs pieds. Le croyant mort, elles décidèrent de le faire cuire pour le manger et de l’écorcher pour suspendre sa peau dans leur campement. La peau leur rappellerait toujours qu’on doit avoir des preuves avant d’accuser qui que ce soit.

    La chaleur de l’eau bouillante ranima le glouton, qui recouvra ses forces maléfiques et réussit à sortir de la marmite. Il se précipita sur sa peau, qu’il décrocha à toute vitesse, et s’enfuit dans la forêt en courant le plus longtemps possible. Quand il s’arrêta enfin, il voulut enfiler sa peau. Il s’aperçut que sa chair était devenue plus foncée, à cause de la chaleur du feu, et aussi que son corps avait rétréci. La peau ne lui allait plus tout à fait. Elle formait ici et là des plis hideux.

    Depuis ce jour, l’homme n’a cessé de persécuter cette redoutable bête et les Micmacs demeurent méfiants quand d’étranges événements se produisent en forêt…

     Leurs Soupçons Vont Toujours D’abord Vers Le Glouton...

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  • Les Korrigans

    Les Korrigans

    Parmi les innombrables petits êtres surnaturels dont l'imagination de nos ancêtres peuplait les espaces inexplorés, déserts ou nocturnes, figuraient des nains malicieux, typiquement bretons, que l'on appelait, selon les lieux, Korrigans, Poulpikets, Kornandons ou Ozégans. De taille minuscule, ils possédaient une grosse tête fort laide et très ridée. Ils étaient noirs et velus et, malgré leur maigreur, montraient une force prodigieuse. Ils portaient des vêtements courts, inusables, de toile grise pour les jours ordinaires, de couleur vive quand ils allaient aux noces ou aux fêtes. Les Korrigans du sexe masculin avaient sur la tête un grand chapeau à ruban de velours et les Korriganes un petit bonnet violet. On les voyait, la nuit, danser au clair de lune. Loin d'être immortels, ils naissaient et mouraient sous terre. Ils n'étaient pas méchants mais seulement espiègles. Ils jouaient des tours pendables à qui leur manquait de respect, mais à ceux qui les traitaient comme il convient, ils témoignaient de la bienveillance et rendaient maints services.


    L'ouvrage ne leur fait pas peur , ils sont dotés d'une force extraordinaire . C’est la nuit qu’ils sont le plus visibles , préférant rester cachés le jour . Les Korrigans sont les gardiens des trésors des collines ... réputés pour êtres de grand Alchimistes !

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  • La Légende Du Petit Lac De Roxton Pound

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    La Légende Du Petit Lac De Roxton Pound

    Source : Roxton Pound, Au Lac Roxton

    Je vous mets donc en garde, mes bien chers frères, contre ces pratiques pernicieuses que des étrangers tentent d'implanter parmi nous.

    La danse, je vous le répète, est toujours une occasion de péché et provoque inévitablement des désordres et des scandales qui ternissent l'honneur des familles et excitent la colère de Dieu.

    Vous vous demandez sans doute, vous qui ne connaissez pas les Cantons de l'Est, où peut bien se trouver Sainte-Pudentienne.

    Roxton Pond ! n'est-ce pas que ça vous dit déjà quelque chose ? Et quand j'aurai ajouté que le Petit Lac est situé à sept milles au nord de Granby, vous serez tout à fait fixés.

    Le samedi soir venu, de larges charrettes à foin, omnibus des campagnes, circulaient dans les «rangs» et racolaient, chemin faisant, danseurs et danseuses.

    Arrivé à la demeure d'un invité, l'équipage stoppait et l'on faisait l'appel au moyen de porte-voix.

    Presque aussitôt, l'huis entrebaillé laissait entrevoir la binette délurée de la «fille de la maison». Et lazzis de pleuvoir...

    Ho donc, tu es assez belle comme tu es. Assez de frisettes, on est déjà en retard !

    Plus loin, c'était un garçon d'habitant qui venait de finir son «train» et qui s'attardait à se mettre plus faraud dans son veston des dimanches...

    Dépêche, Nazaire, lui criait le conducteur habituel de la charrette, Arcadius Francoeur, un ancien tisserand de Fall River, dépêche, mes chevaux ont le frisson.

    La maman et le papa ne trouvaient guère ces comportements à leur goût et avaient, maintes fois, manifesté leur sentiment à cet effet, mais Albina avait parlé de les planter là pour s'en aller à Granby travailler à la manufacture si on ne lui laissait ses franches coudées.

    Quand à Nazaire, un rude travailleur qui trimait dur toute la semaine, il était convenu, depuis longtemps, qu'il était le maître de ses allées et venues.

    Le père, avec sa philosophie de laisser-faire, avait haussé les épaules et murmuré: faut bien que jeunesse se passe !

    C'était ainsi tout le long des «rangs» jusqu'au Petit Lac où l'on arrivait vers les huit heures, en chantant en chœur: «Tu n'es pas maître dans ta maison quand nous y sommes»! ou bien «Laissez passer les raftmen».

    Les promoteurs, recrutés dans chacune des paroisses circonvoisines, avaient fait construire, sur le bord du lac, une longue plate-forme entourée de garde-fous (soit dit sans malice).

    De temps à autre, durant la soirée, des couples quittaient l'enceinte de la danse et se dirigeaient vers le bois, pour aller s'y rafraîchir...

    Car vous vous doutez bien que l'institution chorégraphique de Sainte-Pudentienne possédait son indispensable buffet.

     

    Les «rafraîchissements» ne faisaient pas défaut: sandwiches au fromage de porc, gâteaux, roulades au sucre du pays, pets de nonnes, etc.

    Des paniers dissimulés sous les sapins regorgeaient de flacons et de bouteilles.

    Il y avait de la bière d'épi-nette et du vin pour les dames, mais le whisky surtout ne manquait pas.

    Antoinette Croteau était une jeunesse fort espiègle qui allait avoir ses vingt-deux ans.

    Jolie, quoique d'une joliesse un peu commune ce qu'on appelle une beauté du diable nature accorte, enjouée, elle n'avait pas, comme on dit, la langue dans sa poche.

    Antoinette était l'âme d'un des groupes qui s'étaient formé, à l'issue de la messe, et commentaient le sermon du curé Michelin.

    Somme toute, les jeunes n'étaient pas persuadés et Toinette, comme on l'appelait tout court, qui en tenait pour Jerry Cunningham, de Granby, le «time-keeper» de Bradford...

    Et ne perdait pas une occasion de se pousser, fut la première à proposer une petite sauterie pour le samedi suivant.

     

    Ce samedi-là, la journée avait été d'une chaleur accablante. On était au commencement d'août et une longue sécheresse sévissait. Aussi, la perspective d'une bonne soirée à rigodonner et rigoler sous la brise fraîche du lac avait réuni un nombreux essaim de danseurs et danseuses et le père Chicoyne, le violoneux, était à son poste.

    Parmi les danseurs venus ce soir-là se trouvait un jeune homme qui pouvait avoir vingt-cinq ans. Qui était-il ?

    D'où venait-il ? Qui l'avait invité ? Belle taille, figure souriante, moustaches relevées en crocs bref, un type de Don Juan fait pour ensorceler des têtes plus solides que celles d'Antoinette Croteau ou de Rose Baillargeon.

    Notre Adonis, la bouche en cœur, répondait avec bonne grâce au flirt de ces demoiselles qui rêvaient sa conquête.

    Après avoir papillonné de tout côté, répondant d'un sourire ou d'un bon mot aux propos flatteurs de jeunes filles...

    Comme aux façons plutôt rogues des jeunes gens, notre inconnu sembla jeter son dévolu sur la jolie Antoinette.

    Il s'approcha d'elle et, après une révérence correcte et les banalités préliminaires, il l'enlaça d'une étreinte galante et la contagion de l'exemple fit que le tourbillon devint bientôt général.

    Sur le coup de minuit, une certaine accalmie se produisit et tous se disposaient à se rendre au buffet pour se mettre quelque chose sous la dent lorsque, tout à coup, un bruit formidable ressemblant à un coup de foudre ou à la détonation d'une arme à feu se fit entendre.

    Un long cri fait de stupeur et de détresse retentit, puis tout tomba dans le silence.

    L'enjouement et l'insouciance avaient fait place à la frayeur et à la consternation.

    Bientôt pourtant, les nerfs se détendirent et cet excès d'émotions se donna libre cours dans les larmes des filles et le verbiage incohérent des gars.

    Si c'est quelqu'un qui a besoin d'aide, ça ne serait pas chrétien de le laisser périr tandis qu'on est ici à se poser des devinettes: Viens-tu, Noré ?

     

    Petit-Noir ou, de son vrai nom, Xavier Labonté avait la réputation de n'avoir pas froid aux yeux.

    Honoré Doucet, autre fort-à-bras, ainsi interpelé, ne pouvait décemment reculer à peine de passer pour un poltron et ce sous les yeux mêmes de sa «blonde».

    En débouchant sur le rocher qui donnait un espace découvert d'une vingtaine de pieds carrés, Labonté laissa échapper de surprise le gourdin qu'il tenait à la main.

    À la lueur du falot, il venait de reconnaître la robe d'indienne à carreaux bleus et blancs d'Antoinette Croteau.

    Doucet se rappelait maintenant avoir vu Antoinette et son séduisant partenaire quitter l'enceinte de la danse vers les onze heures.

    Il n'avait pas alors prêté autrement attention à la chose, qu'ils allaient au buffet.

    Et qu'était devenu le beau «cavalier» de Toinette ?

    Mais où est-ce qu'il est, le pendard, que je lui torde le cou, rétorquait Doucet que l'absence de l'ennemi enhardissait.

    Il ne s'est toujours bien pas évaporé comme un feu follet, à moins d'être le diable en personne !

    Dans tous les cas, on va aller mener Toinette chez elle au plus tôt et quand elle sera revenue à elle, il n'y a pas de doute qu'elle nous laissera savoir ce qui s'est passé cette nuit.

    Au moment de la soulever, Labonté recula d'horreur en se signant.

    Dans le roc vif, tout près d'Antoinette, il venait d'apercevoir deux pieds parfaitement dessinés comme si le roc s'était fondu sous le poids de quelque monstre aux souliers de feu.

    Et saisissant vivement Antoinette, ils la disposèrent sur le brancard et la transportèrent chez le plus proche voisin, le père David Martin.

    Un bonhomme bien serviable, eut vite fait d'atteler sa jument Café et de conduire Antoinette évanouie chez sa mère, une pauvre veuve du chemin de Sainte-Cécile.

     

    Jerry Cunningham ayant ordre d'avertir le médecin de Granby de se rendre au chevet d'Antoinette. Lorsque le docteur Gravel arriva, Antoinette n'avait pas encore repris connaissance.

    Sous les soins du médecin, Antoinette reprit enfin ses sens mais pour retomber peu après dans un état d'hébétude voisin de la folie. Elle passa une semaine dans cet état de quasi-imbécilité.

    Ce soir-là, vers huit heures Antoinette se leva soudain et, comme si ses membres engourdis par l'inaction eussent éprouvé un besoin impérieux de détente, elle se livra à une danse frénétique dans les deux pièces qui composaient le logis.

    Elle dansait et sautait sans relâche, renversant les meubles en esquissant les entrechats les plus fantaisistes.

    À la fin, épuisée, elle s'affaissait en proie à une crise violente, les yeux révulsés, la bouche tordue en un rictus hideux et lançant des rugissements terribles.

    Puis, la crise passée, le sabbat reprenait de plus belle. Incapable de maîtriser la forçonnée, sa mère sortit pour chercher de l'aide et envoyer quérir le curé.

    Lorqu'on revint, la maison flambait et Antoinette se débattait au milieu du brasier! Hélas! l'incendie avait trop d'avance et les efforts qu'on fit pour sauver la malheureuse furent vains.

    La pauvre femme s'était affaissée. Elle ne survécut que quelques jours à sa malheureuse fille.

    La danse au Petit Lac reçut là son coup de mort.

    Les participants eurent garde, comme bien on pense, de se vanter d'avoir ainsi coudoyé le diable sous les dehors séduisants d'un danseur accompli...

    Car, la chose ne faisait pas l'ombre d'un doute, le partenaire d'Antoinette Croteau était bel et bien Sa Majesté Satanique.

    Et vous, père Picard, demandais-je à mon guide, que pensez-vous de cette affaire-là ?

    Il y en a qui ont prétendu, dans le temps, que c'était Vilbon Gamache qui aurait imaginé cette histoire-là pour effaroucher les gars de Granby et d'Upton qui venaient seiner au lac.

    Gamache a eu quasiment comme qui dirait le monopole du poisson.

    N'empêche pas que la barbotte du petit lac, elle est noire comme l'enfer et puis l'anguille, eh bien !

    Elle frétille comme si qu'elle aurait le diable au corps !

    Granby, Juillet 1901.

    La Légende Du Petit Lac De Roxton Pound

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