• La Légende Du Bonhomme Pas De Tête...

     Comme dans tous petits villages l'Isle-aux-Grues...

    N'échappe pas à la règle...

    Il existe plusieurs croyances et quelques légendes .En voici  une...

    La Légende Du Bonhomme Pas De Tête 

    Les habitants de l'Isle-aux-Grues parlent encore du petit bonhomme qui ne sortait que de nuit et ne parlait à personne.

    Il ne suivait jamais la route, s'en allant léger comme un chat sur le plein ou à travers les champs.

    On ne pouvait même pas relever ses traces sur la neige fraîchement tombée. 

    Pendant une trentaine d'année, la présence de ce gnome replet, vêtu d'un costume sombre, épouvanta les insulaires, surtout les ivrognes et les batteurs de femmes qui étaient ses victimes préférées !

    Ils ne s'attaquait  pas souvent aux femmes et aux enfants. L'église insistait  sur le fait de donner des messes aux âmes du purgatoire ce qui risquait de le faire partir de l'île.

    Louis Lebel, un beau et brave homme, revenant un soir d'une soirée où il avait fêté plus que d'habitude, aperçut le petit bonhomme qui tenait sa tête dans sa main venant à sa rencontre sur la côte.

    Lebel, figé par la peur, n'eut qu'une minute pour décider de se défendre.

    Il commença bras-le-corp, mais il ne réussissait pas à retenir le gnome tout d'une venue. Il tenta de l'assommer avec ses poings, mais les coups ne portaient pas.

    Le petit homme avançait toujours et Lebel dut se jeter en bas de la côte, haute de plusieurs pieds.

    C'est là que les villageois qui s'inquiétaient de son absence le trouvèrent le matin étendu sur les saillies de tuff.

    Par la suite, même l'incrédule curé fut plus réservé en parlant du farfadet et Lebel ne fit plus étalage de sa bravoure, portant sur son visage les traces du combat.

    Quant au gnome, on pense qu'il mourut en 1832, l'année du choléra, puisqu'on ne le rencontra plus jamais après cette terrible épidémie qui se répandit même dans les lieux les plus isolés du Canada. 

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  • Fées, lutins, elfes : entre légende et réalité

    Fées, lutins, elfes : entre légende et réalité

    Les esprits de la nature sont souvent relégués aux rangs des légendes populaires. Pourtant, nos ancêtres prétendaient les voir, et interagir avec eux. Et si, nichés au cœur de notre nature, s’activait tout un petit monde invisible? Qui sont-ils, quel est leur rôle, et comment les rencontrer ? 

    « La nature est un temple ou de vivants piliers, laissent parfois sortir de confuses paroles, l’homme y passe à travers des forêts de symboles, qui l’observent avec des regards familiers », écrivait Charles Baudelaire. Si la nature abritait des êtres conscients, l’homme pourrait-il tout comme le mage autrefois, interagir avec ce monde sensible ?
    On les appelle fées, djinns, dévas, esprits de la forêt ou lèprechaunes… Pléthore de noms, pour une même réalité ?…

    Pour Vincent Lauvergne, chercheur indépendant, conférencier et alchimiste, nous vivons sur un plan matériel, dense, mais il existe une infinité de plans subtils

     « nous pouvons passer d’un univers à l’autre en fonction de notre réceptivité. Je suis convaincu qu’il y a mille ans les gens qui vivaient à la campagne avaient une connaissance intuitive de la nature et donc une perception plus vaste que nous. C’est pour cela qu’on retrouve dans beaucoup d’écrits anciens des interactions entre des esprits de la nature, des êtres liés à l’eau, au feu, à l’air… »

    Des recherches récentes ont montré que le monde végétal est doté de caractéristiques surprenantes : capacité à communiquer, mémoire, solidarité au sein de leurs « familles »… (voir l’articleLes plantes ont-elles des superpouvoirs ?) Pourtant si l’on en croit les classifications naturalistes, il existe toujours un abîme entre le monde animal, et végétal. Toutefois, tout le monde ne partage pas cette cosmogonie. De nombreux peuples hier et aujourd’hui interagissent en effet avec le monde naturel.

    Dans l’antiquité, on a personnifié et divinisé les éléments. Les orientaux représentaient généralement le vent sous la forme de génies fantastiques.

    Les grecs en faisaient des génies ailés… Les Celtes et les Gaulois sacralisaient bois, rivières, montagnes, et autres éléments de la nature. Les arbres, notamment le chêne, étaient l’objet de récits mythologiques, lieu d’offrandes et de rituels sacrés… Certaines de ces croyances ont très largement survécu en Europe.

    En Islande par exemple, 62% des habitants croient en l’existence d’un «peuple invisible». Le sujet est pris très au sérieux, si bien que récemment la construction d’une voie rapide a été suspendue par des défenseurs des elfes, qui, pour ce faire, s’étaient alliés aux écologistes afin de demander une interdiction de construire pour préserver l’environnement de leurs protégés.

    On trouve partout dans le monde d’autres exemples d’animisme, cette croyance en une force vitale, qui anime les êtres vivants et les éléments naturels. Pour les Indiens Achuar de l’Amazonie équatorienne, les plantes sont dotées d’une âme. La forêt et les cultures constituent ainsi les théâtres d’échanges sociaux avec ces êtres avec lesquels il convient de nourrir de bons rapports pour maintenir l’équilibre naturel.

    Dans de nombreuses traditions d’Afrique, les esprits de la nature sont les gardiens des territoires : l’esprit du tonnerre, du vent, de la tempête, de la pluie… Au Kenya, pour le peuple Luo, l’un des plus actifs est Mumbo, l’esprit du Lac. Au Mali chez les Dogons, l’Esprit de l’eau est considéré comme le père de l’humanité…

    Il existerait une infinité de plans, et de types d’esprits qui s’activeraient pour prendre soin du vivant, tels de petits jardiniers de l’invisible. La diversité des peuples de la nature a été classifiée pour la première fois par le docteur, astrologue et mystique suisse Paracelse au 16ème siècle. Il avait identifie 4 populations distinctes d’Etres, les « élémentaux ». Les Gnomes, lutin, trolls dépendaient ainsi de la terre ; les fées, elfes, sylphes de l’air ; les sirènes, nymphes, vouivres de l’eau ; les salamandres du feu…

    D’après Anne Givaudan, auteure célèbre pour ses incursions dans les mondes invisibles par des sorties hors du corps, ces êtres évolueraient dans l’Ether, un cinquième élément moins dense que les autres. « Aujourd’hui notre monde est en train de s’éthériser, ce qui signifie aussi que les êtres qui peuplent le monde éthérique deviennent de plus en plus tangibles et visibles à nos yeux d’humains », relate-t-elle dans son livre, Rencontre avec les êtres de la nature (Ed. Sois).

    Pourrait-on bientôt rencontrer des fées ailées, ou des petits gnomes trapus? Peut-être, mais ces apparences seraient trompeuses, puisque la forme sous laquelle nous les voyons serait le fruit de notre culture, comme le précise Vincent Lauvergne :

    « ce que nous percevons correspond à nos propres croyances, dessiné par notre mental. Mais en réalité nous sommes face à une énergie qui n’a pas de forme, puisque le plan de la forme est le nôtre. »

    En plus des élémentaux, il existerait aussi des « Esprits groupes », que l’on retrouve dans le chamanisme amérindien. « Toutes les verveines, par exemple, sont liées à une entité que l’on appelle dryade. Les hamadryades sont quant à elles des esprits individuels, ceux des arbres maîtres par exemple. Généralement rien ne pousse autour d’eux, ils sont extrêmement impressionnants », partage Vincent Lauvergne. Pour Anne Givaudan, « Ces arbres ont une conscience individualisée et se passent des informations de génération en génération (…) Leur énergie est guérissante, et bien souvent le peuple animal qui en a conscience se roule dans la terre qui l’entoure ».

    Quel type de partage ou de collaboration est à envisager avec ces êtres ? Pourrait-on un jour imaginer cultiver un jardin généreux, avec en lieu et place de pesticides, les mains aidantes des petits esprits? Étonnamment, il existe à ce sujet un cas d’école ! Cela s’est passé dans les années 60, dans la communauté de Findhorn, en Ecosse. Installés sur une terre infertile, les habitants auraient pris contact avec des êtres naturels et demandé de l’aide pour leur potager. Le succès fut prodigieux : des légumes et fruits impressionnants ont poussé, au grand étonnement des agriculteurs environnant.

    On trouve une autre référence notable à ce sujet. Rudolf Steiner, le père de l’anthroposophie, un courant spirituel et scientifique, aurait communiqué dès l’enfance avec ces êtres. Par la suite, il a inventé le concept très répandu aujourd’hui de biodynamie, qui considère l’exploitation agricole comme un organisme indépendant. Dans son système, les esprits rattachés aux plantes auraient ainsi un rôle majeur à jouer.

    Enfin, comment, alors que beaucoup d’entre nous paraissent coupés de la nature, renouer avec les esprits qui l’animent ? S’il n’existe pas de solution toute faite, créer une relation avec le monde naturel implique une reconnexion au sacré qui nous entoure. Pour Vincent Lauvergne, il faut commencer par fuir les hauts lieux du tourisme spirituel et se mettre à l’écoute:

     « la base c’est de passer du temps dans la nature, trouver des endroits sacrés encore un peu sauvages, et il y en a beaucoup en France. C’est là que vous pourrez méditer et percevoir des choses. Marcher en pleine nature est aussi une initiation. Quand il n’y a rien ni personne, avec de la patience vous finirez par croiser autre chose… »

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  • Légende de la coccinelle

    Légende de la coccinelle

    Les coccinelles sont appelées familièrement «les bêtes à bon Dieu».

    Ce surnom est tiré d’une légende remontant au Xe siècle.

    L’histoire raconte qu’au Moyen-Age, un homme a été accusé d’un crime qu’il n’avait pas commis.

    Condamné à mort pour ce meurtre commis à Paris, cet homme, qui clamait son innocence, a dû son salut à la présence du petit insecte.

    En effet, le jour de son exécution publique, le condamné devait avoir la tête tranchée.

    Mais une coccinelle se posa sur son cou.

    Aussi le bourreau enleva la coccinelle très délicatement et releva sa hache  afin de trancher le cou du jeune homme.

    Quelle ne fut pas alors sa surprise lorsqu'il constata que la coccinelle était de retour sur le cou du pauvre jeune homme !

    Le bourreau eut beau insister, mais la coccinelle était obstinée, à tel point que le roi d’alors (Robert le Pieux) intervint, considérant que l’événement était un miracle et que la coccinelle accomplissait là une mission divine.

    Le roi Robert II (972-1031) décida de gracier l’homme.

    Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier fut retrouvé.

    Les spectateurs persuadés que le Tout-Puissant avait envoyé la coccinelle pour sauver cet innocent, lui donnèrent le nom de «Bête à Bon Dieu».

    Dès lors les gens de Paris parlaient de la «bête du bon Dieu» et plus personne n’aurait écrasé ce petit insecte au risque de commettre un sacrilège.
     
    Aujourd’hui, la coccinelle est connue pour porter chance et est la meilleure amie des jardiniers !

    Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur.

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  • Lotus fleur du coeur

    Lotus fleur du coeur

    Il existe un paradis sur terre, c’est le lac Nong Han en Thaïlande. Une pluie de lotus recouvre cette étendue d’eau. Des lotus par milliers fleurissent, et offrent un spectacle magnifique au premières heures de la matinée. Dès que le soleil devient trop intense, leur seule défense, se refermer pour mieux vous éblouir le lendemain matin, au gré d’une balade en barque au fil de l’eau.  Ce lac est également appelé la mer aux lotus rouges, selon une légende locale, ce lac serait hanté par les esprits.

    Lotus : La fleur du cœur   Lotus : La fleur du cœur   Lotus : La fleur du cœur

    La légende raconte qu’une histoire d’amour ayant mal tournée, serait à l’origine de la création du lac. Celle d’un père et de son fils. Celui-ci, Pangthee, tombe amoureux d’une fille du coin qui le rejette. Après avoir tout tenté pour la séduire, il a l’idée de se transformer en écureuil, de cette façon il pourra vivre près d’elle sans soulever sa méfiance. Malheureusement, lorsqu’il s’approche de la fille, c’est l’heure du repas et elle a faim. Elle somme un chasseur d’aller tuer l’écureuil. En apprenant la nouvelle, Naga, le père (Naga est aussi le dieu des eaux dans de nombreux pays d’Asie), entre dans une rage folle et envoie un véritable déluge qui noie complètement le village de la fille. C’est ainsi qu’est né le lac de Nong Han.

    Lotus : La fleur du cœur   Lotus : La fleur du cœur   Lotus : La fleur du cœur

    Je terminerai par une petite anecdote afin d’enrichir votre culture, sachez qu’en 1951, l’une des trois graines d’un lotus vieux de 2.000 ans découvert dans la région Kemigawa de la Préfecture de Chiba (Japon) a fleuri. Depuis, elle est connue pour être « la plus ancienne fleur du monde» !

    Lotus : La fleur du cœur   Lotus : La fleur du cœur   Lotus : La fleur du cœur

    Voilà qui explique cette mer au milieu de nulle part ! Mais l’histoire n’est pas terminée On dit. … « Après la mort de son fils, Naga alla se réfugier dans une forêt proche. On y a construit un petit temple et là, il y a une pierre qui parle  et depuis la forêt est sacrée, refuge de Naga. ».

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  • La Trappe À Souris !

    Une souris regardait un jour à travers un trou dans un mur. Elle vit un paysan et sa femme en train de déballer un paquet.

    Quelle nourriture pouvait-il bien contenir ? Mais quelle ne fut pas sa surprise de découvrir qu'il s'agissait d'une trappe à souris.

    Fuyant vers l'arrière de la ferme, la souris criait de tous côtés : « il y a une trappe à souris dans la maison, une trappe à souris dans la maison !

    Le poulet leva la tête, se gratta et dit...
     « Excusez-moi, Madame Souris, je me rends bien compte que c'est une grande inquiétude pour vous, mais cela ne me regarde pas.


    Que voulez-vous que j'en fasse ? ».
    La souris se tourna alors vers le cochon. « Oh, je suis désolé Madame Souris, la seule chose que je peux faire pour vous est de prier.

    Soyez assurée que je vous porte dans mes prières ».

    La souris se tourna enfin vers le bœuf. Celui-ci se moquait de la souris...

    « Oh là là, Madame Souris, mais c'est terrible, une trappe à souris !

    Mais je suis gravement en danger, n'est-ce pas ? ».

    Finalement, la souris se décida d'affronter la trappe à souris seule.


    Dans la nuit, on entendit un bruit dans la maison qui ressemblait...   À celui d'une trappe à souris se refermant sur une souris.

    La femme du paysan s'en alla voir ce qui avait été pris. Dans la nuit, elle ne vit malheureusement pas le serpent venimeuxdont le bout de la queue avait été pris dans la trappe.

    Le serpent mordit la femme du paysan.On dut partir à l'hôpital. La femme revint avec de la fièvre.

     

    Or, comme tout le monde le sait, il est fortement conseillé de faire... Boire à quelqu'un qui a de la fièvre une bonne soupe au poulet.

    Le paysan prit donc sa hache et coupa le cou du poulet.

    Malheureusement, la maladie continua et beaucoup de gens vinrent pour garder la malade.

    Le paysan dut tuer son cochon pour nourrir tout le monde.

    Finalement, la femme mourut et le paysan dut abattre son bœuf... Pour nourrir les personnes venues pour l'enterrement.


    Ainsi donc, la prochaine fois que vous entendrez dire qu'une de vos connaissances est aux prises... Avec un problème qui ne vous concerne pas, souvenez-vous de la trappe à souris.   Lorsqu'un des nôtres est menacé, nous sommes tous en danger.

    Nous sommes tous impliqués dans ce voyage qu'on appelle la vie.

    Ayons l'oeil ouvert sur nos proches et faisons un effort... Pour nous encourager mutuellement.

    Auteur(e) Inconnu(e)

     

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  • La Fée aux yeux bleus : légende de Provence...

    La Fée aux yeux bleus : légende de Provence...

    On raconte qu'une très jolie fée aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus, prénommée Lavandula, aurait vu le jour au milieu des lavandes sauvages de la montagne du Lure.Les années passèrent et l'envie lui vint un jour de s'installer. Ne sachant pas où elle se voyait domiciliée, elle décida de feuilleter son cahier de paysages pour faire un choix éclairé. Son survol s'arrêta brusquement sur la page présentant les terres incultes de la Provence.


    Bouleversée par la tristesse du panorama, la fée se mit à pleurer. En tombant sur le livre, ses larmes de couleur lavande tachèrent la page de bleu. Dans l'espoir de réparer sa maladresse, Lavandula tenta en vain de sécher ses yeux bleus et d'essuyer la page, mais l'effet contraire se produisit. Les gouttelettes se répandirent sur le paysage de la Provence.


    Désespérée, la fée traça un grand pan de ciel bleu au-dessus du sol taché pour dissimuler son erreur.

    La Fée aux yeux bleus : légende de Provence...

    C'est depuis ce jour que la lavande pousserait allégrement sur les terres de la Provence et que les jeunes filles de la région auraient dans les yeux une étincelle bleu lavande, surtout devant le spectacle qu'offre le ciel bleuté tombant sur les champs de lavande en fin de journée.

    La Fée aux yeux bleus : légende de Provence...

     

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  • La légende

    La légende............Par Claudie


     
    La ville de Nyons a toujours bénéficié d’un microclimat. Eloignée des eaux stagnantes des launes du Rhône, aucun nuage n’empêchait les rayons du soleil de faire chanter les couleurs d’un paysage qui s’alanguissait sous le ciel bleu, de ce bleu intense que l’on rencontre seulement dans cette région de la haute Provence.
    Les hivers y étaient cléments, mais les étés ! Dans ce site, entouré de rochers et de monts, c’était une véritable fournaise !
    Aussi les habitants décidèrent d’envoyer une ambassade en Sicile, pour demander à Eole une outre de vents comme il avait donné à Ulysse.
    Le curé entra dans une grande colère.
    — Mécréants, comment pouvez-vous croire à de pareilles sornettes ? Cette histoire a été inventée de toutes pièces par Homère pour expliquer la longue errance du roi d’Ithaque. Nous les chrétiens, nous devons nous en remettre à Dieu, en priant pour qu’il fasse un miracle.
    Quelques jours plus tard, se tenait à Vaison un important Concile, regroupant les principaux prélats des Gaules. On y alla chercher Césaire, un ancien moine des Îles de Lerins, devenu évêque d’Arles et dont on vantait les miracles.
    — Il nous faudrait un vent plus léger que le Mistral, moins froid que la bise et n’apportant pas la pluie par tornades, comme celui du midi, dirent les habitants.
    — Vous êtes bien difficiles, répondit le saint homme. En somme ce que vous désirez, c’est un vent qui souffle juste ce qu’il faut pour rafraîchir l’air quand il fait chaud et qui ne se manifeste plus quand vient le froid.
    — Tout à fait, répondirent les Nyonsais.
    — Et bien, je vais partir en campagne mais cela risque d’être long et de plus, je ne vous promets rien.
    L’évêque prit son bâton de pèlerin et muni d’une grande besace, partit en quête à travers toute la Provence : du Rhône au Mercantour, du Ventoux à la Camargue, pas un souffle ne convenait. Il dut rentrer bredouille en Arles.
    Le temps passa et Césaire oublia Nyons et les Nyonsais. Pourtant un jour, alors qu’il revenait de Rome par les bords de la Méditerranée, il fut arrêté par un air de cithare. C’était le vent, un vent mélodieux qui jouait sur des aiguilles de pin. Le vieil homme tendit l’oreille.
    —C’est tout à fait ça, c’est celui-là qu’il faut pour le pays des olives.
    N’ayant pour récipient que ses gants, il présenta l’un d’eux au vent qui s’engouffra et le gonfla comme un ballon de baudruche. L’évêque le referma avec un de ses lacets de sandales et se l’attacha solidement au poignet. Le vent était prisonnier.
    — Il faut que je le transporte tout de suite sur les bords de l’Aygues avant qu’il ne s’affaiblisse ou ne s’échappe.
    En chemin, il lui parlait pour l’apprivoiser.
    —Au bord de la mer tu perdais ton temps, un vent c’est fait pour transporter des odeurs agréables. Je t’emmène clans un pays aux milles senteurs. Tu pourras véhiculer les parfums du thym, du laurier, du serpolet, les arômes de la sauge, du romarin, du basilic et de la ciboulette.
    Arrivé face au rocher qui obstruait la vallée, il jeta son gant et le roc explosa.
    Le vent tournoya, s’amplifia et souffla sur la ville apportant sa fraîcheur bienveillante, chargée de lavande et de menthe sauvage. Les Nyonsais le baptisèrent « le Pontias ».
    Cette histoire se passait en l’an de grâce 530. Est-elle vraie ? Vous en doutez ? Et bien demandez-le au Pontias qui souffle toujours sur la ville de Nyons.

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  • LA Légende Des Érables Rouges

     

    LA Légende Des Érables Rouges

     

    La Légende Des Érables Rouges Savez-vous pourquoi les érables rougissent chaque automne ? Les hommes blancs croient, naïvement, que c’est le froid qui explique ce phénomène et qui transforme ainsi nos forêts… Eh bien, ils se trompent. Écoutez donc plutôt l’explication des Wendats.

    Autrefois, le Grand Esprit veillait à ce que toutes ses créatures vivent dans un monde heureux. Nul ne connaissait la faim, la soif ou le froid. Tous vivaient en paix. Ce bonheur dura des lunes et des lunes jusqu’à ce qu’un jour, l’une des bêtes, Rat musqué, fasse une étrange proposition. Rat musqué suggéra d’organiser un concours pour voir quel oiseau volait le plus vite et quel animal de la forêt courait le plus rapidement. Les autres bêtes acceptèrent, voyant là une occasion de s’amuser.

    Les oiseaux commencèrent. Chacun d’eux s’envola vers le ciel, sous les yeux attentifs de Faucon, qu’on avait nommé juge. Sans grande surprise, Aigle remporta la victoire. Vint ensuite le tour des autres animaux. Plusieurs prirent place sur la ligne de départ : Cerf, Caribou, Loup, Lièvre, Élan et bien d’autres. Ours tenait le rôle du juge. Le signal du départ fut donné. Tous s’élancèrent dans le sentier traversant la forêt. À la surprise générale, cette fois, le gagnant de la course fut… Lièvre! Ce que les autres concurrents ne savaient pas, c’est que Lièvre gagna grâce à une ruse que Renard lui avait conseillée…

    Grand joueur de tours s’il en est un, Renard avait suggéré aux autres lièvres de se placer partout le long du parcours. Les lièvres se relayèrent tout au long de la course, et quand Cerf apparut au bout du sentier, s’approchant de la ligne d’arrivée, le dernier lièvre surgit sur le chemin et traversa la ligne d’arrivée en quelques bonds, pas même essoufflé. Ours, qui n’avait pas une très bonne vue, ne remarqua pas que le lièvre vainqueur n’était pas celui qui avait pris place parmi les coureurs au départ. Il déclara donc Lièvre grand gagnant du concours !

    Ce qui avait commencé comme un simple jeu n’était à présent plus drôle du tout… Les esprits s’échauffèrent rapidement. Les animaux de la forêt protestaient, critiquaient. Cerf était vraiment furieux. Il s’éloigna du groupe sans tenter de dissimuler sa colère.
    Ours, mécontent de l’attitude de son compagnon, voulut le rattraper et lui demander de s’expliquer. Mais, dans un brusque élan de rage, Cerf fonça sur lui, tête baissée. Il frappa Ours de ses bois. Ours subit plusieurs blessures qui se mirent à saigner abondamment. Si Loup n’était pas intervenu, Ours serait peut-être mort, ce jour-là… Pourchassé par Loup, Cerf s’enfuit rapidement dans la forêt. Mais le sang d’Ours s’était répandu sur ses bois, et tout au long de sa fuite, le sang s’éparpilla sur les feuilles des érables environnants, qui prirent une teinte rouge vif.

    C’est depuis ce jour que Cerf perd ses bois quand les arbres perdent leurs feuilles. Il se retrouve sans défense devant Loup, puni d’avoir fait couler le sang sur la Terre. C’est aussi depuis ce jour que les érables rougissent chaque automne avant que leurs feuilles tombent. Le Grand Esprit rappelle aux animaux et aux hommes la paix perdue.

     

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  • Magnifique légende d'Altéo et d'Amaryllis

    Magnifique légende d'Altéo et d'Amaryllis



    Le nom "Amaryllis" symbolise la détermination, la fierté et la beauté. Selon la mythologie grecque, Amaryllis était une nymphe timide et réservée, dotée de jeunesse et beauté. Sa silhouette gracile, sa chair blanche comme un lys teintée de rose rajoutent à ses membres délicats une effluve. Elle se rencontrait dans les forêts ou lovée dans une grotte. C'est dans cette antre tel le temple de Vénus, qu'Altéo l'a connue après avoir entendu sa plainte amoureuse. Autrefois, Vénus avait fait victoire sur le Dieu de la guerre et un chant de trompettes orchestré sa gloire et animé la grotte en l'honneur de Vénus. Altéo venait de confier son troupeau de chèvres à son ami "Tityre". Elle apparaît coquette, fôlatre et rebelle. Elle était amoureuse d'Altéo, berger et divinité champêtre. Altéo était passionné par les fleurs et émut par le spectacle de la nature. Son odorat et son ouïe en étaient flattés. Elle saisit l'arc et la vive flèche. De ses mains blanches, elle puisa la puissance de ses membres, pour se surpasser et banda la corde et la relâcha d'un trait. Ce trait vibrant qui pénétra son coeur. Son désir la poussa à percer son coeur d'une flèche d'or. Voilà où la conduisit cette ardente passion. Son amour était desséché par l'attente et la crainte, telle une fleur par l'absence de rayon de soleil. Au trentième jour, les cristaux de son sang se transformèrent en une magnifique fleur rouge à la beauté farouche. La nature avait fait ce don au mal qui l'avait consumé. Altéo remarqua la Muse et fut tellement subjugué qu'il tomba amoureux de la belle "Amaryllis". Guérie de sa fièvre d'amour, par l'amour lui-même, elle retrouva toute sa félicité. Amaryllis est conduite au trône de l'Amour. 

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