• La fontaine planquée de la rue de Turenne

    La fontaine planquée de la rue de Turenne

    Quartier historique de Paris, le Marais regorge inévitablement de surprises et de trésors historiques. La pièce du jour concerne la fontaine de Joyeuse, située rue de Turenne, à deux pas de la Place des Vosges. Coincée entre deux boutiques, le monument résiste et se porte plutôt bien malgré ses siècles d’existence.

    Il faut dire que le lieu a vécu une histoire pour le moins mouvementée. Au 16esiècle, on trouve d’abord un ancien hôtel particulier, le bien nommé hôtel de Joyeuse. Construit en 1580, le propriétaire n’est autre que Marc Miron, premier médecin du roi Henri III. Au cœur d’un siècle agité par les guerres et les tentatives de successions, ce proche du souverain sera finalement exclu des lieux en 1588. Coïncidence ou pas, l’hôtel ne survivra pas longtemps sans son emblématique occupant et sera détruit quelques années plus tard.

    Le symbole d’une longue politique de travaux dans Paris

    Au siècle suivant, la ville de Paris continue de se remplir et c’est alors qu’intervient Louis XIV, qui ordonne l’installation de plusieurs fontaines dans toute la ville. L’objectif était d’approvisionner en eau un quartier déjà très peuplé à l’époque. Une première fontaine, dite de Saint-Louis, est donc installée sur ce qui fut la devanture de l’hôtel particulier.

    Deux siècles plus tard, après de nouveaux travaux, une fontaine flambant neuve prend place en 1847. La raison ? En 1825, les travaux du canal de l’Ourcq sont enfin terminés, ce qui permet à la ville de Paris d’avoir un approvisionnement en eau plus important. Les instances en profitent donc pour installer de nouvelles fontaines publiques destinées à fournir de l’eau au plus grand nombre, notamment au quartier du Faubourg Saint-Antoine. Le mot « Ourcq » est d’ailleurs inscrit sur la fontaine, comme un témoignage de cette époque. Plusieurs édifices du même style seront construits, dont certains sont encore visibles aujourd’hui. Si la fontaine Sainte-Eugénie fut par exemple détruite en 1906, on peut encore se rendre devant la fontaine de la Roquette, restaurée en 2009.

    La fontaine de Joyeuse, celle que l’on peut admirer aujourd’hui, est donc l’œuvre du sculpteur Isidore Romain Boitel (1812-1860). Placée sous une arcade elle-même coincée entre des immeubles, la fontaine est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1925. Les curieux peuvent donc se presser devant une petite statue en fonte représentant un enfant qui tient une jarre. Celle-ci est en fait inclinée et permet de déverser de l’eau dans une coquille. Au-dessus du chérubin, une collection de motifs qui représentent la faune et la flore aquatique tels que la grenouille, le cygne ou encore le serpent. On peut aussi y apercevoir les armoiries de la Ville de Paris.

    La fontaine planquée de la rue de Turenne

    Avec les affres du temps, le monument fit l’objet d’une campagne de restauration en 2008. Si l’intérieur de la voûte n’est plus accessible, on peut toujours venir admirer la beauté des détails…de près comme de loin puisque la fontaine est désormais illuminée le soir.

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  • La plus belle église de Paris

    La plus belle église de Paris

    À quelques mètres du Panthéon se trouve l’église Saint-Etienne-du-Mont. Outre son style qui nous intrigue, elle renferme des trésors inattendus. On vous la fait découvrir !

    Construite au XVIème siècle, l’église Saint-Étienne-Du-Mont a été édifiée pour répondre à un fort accroissement de la population. En effet, des religieux venaient en nombre aux alentours d’une importante abbaye se trouvant rue Clovis où reposait Sainte-Geneviève. L’église s’est donc construite accolée à L’abbaye.

    Sa construction commence en 1492 et ne se termine qu’en 1626. On assiste alors à l’évolution du style lors de la construction, passant du Gothique à la Renaissance. Cela se remarque dans la façade de la bâtisse (construite de 1610 à 1622), unique en son genre, mais qui se révèle, finalement, être un ensemble harmonieux. Nous observons un décor datant de la Renaissance qui s’intègre à une structure héritée du Moyen Age en trois parties élevées.

    Eglise saint-Etienne-du-Mont à Paris


    À gauche L’église Saint-Etienne-du-mont collé à l’abbaye sainte-Geneviève au XVIIIème siècle

    Le Panthéon est construit par la suite en l’honneur de Sainte-Geneviève, remplaçant ainsi l’ancienne abbaye en ruine. Cette dernière est définitivement fermée pendant la Révolution française. C’est alors à l’église Saint-Etienne-Du-Mont qu’est fait l’honneur d’accueillir les reliques de Sainte Geneviève à partir du XIXème siècle. Cependant, en 1793, l’église est pillée par les révolutionnaires et les restes de la sainte brûlée sur la Place de Grève, tristement connue pour ces exécutions. Seul vestige de la sainte, un morceau de l’ancien sarcophage, où elle avait reposé jusqu’au IXème siècle, a été retrouvé par le curé de l’église en 1803. Il est aujourd’hui exposé dans le reliquaire en cuivre à l’intérieur de l’église.

    Un patrimoine et une histoire exceptionnelle

    L’église Saint-Etienne-Du-Mont prend une place centrale dans le quartier. Ce mélange de style n’est pas le seul trésor que possède cette église. À l’intérieur, un superbe jubé, dernier témoin d’une époque révolue à Paris, trône fièrement. Il s’agit d’une sorte de tribune qui forme une séparation de pierres entre la nef, où sont présents les fidèles, et le chœur réservé au clergé uniquement.

    La plus belle église de Paris

    Apparu en France au XIIème siècle, il avait pour seul but cette séparation. Suite à une réforme liturgique, cet attribut devient vain à partir du XVIème siècle et provoque une modification de l’architecture des églises. Aujourd’hui, le chœur doit être visible des fidèles, ce qui a eu pour conséquence de condamner les jubés à la destruction. C’est la chaire à prêcher qui le remplace. Cependant ce travail de destruction prend des siècles, ainsi les derniers jubés disparaissent les uns après les autres jusqu’au XIXème siècle. Encore de nos jours, il n’est pas rare de voir les traces des jubés dans les églises. On les remarque par des poutres de soutien ou encore des portes murées. Rares sont les églises en France à disposer encore d’un jubé. À Paris, il n’en reste qu’un et c’est celui de Saint-Etienne-Du-Mont !

    L’église Saint-Etienne-Du-Mont
    30 rue Descartes, 75005 Paris

    Metro: Ligne 10, Cardinale Lemoine

     

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  • LES EGLISES EN BOIS DE NORVEGE-2

    SUITE 2

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    Vous l’avez sans doute remarqué au cours de vos différents voyages, les églises ont souvent tendance à se ressembler comme deux gouttes d’eau. Pourtant, en Norvège, leurs designs et leurs techniques de construction sortent vraiment de l’ordinaire. En effet, elles sont entièrement fabriquées en bois et reprennent plusieurs symboles de la mythologie Viking !

    Appelées « stavkirke » en norvégien (comprenez « églises en bois debout », ndlr), ces reliques de l’époque médiévale sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Et pour cause, sur 1 300 répertoriées par les historiens, construites entre le 12ème et le 14ème siècle, seulement 28 existent encore aujourd’hui. Si vous vous demandez où voir ces trésors d’architectures, symbole de la culture Viking, sachez que toutes se situent en Norvège.

     

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

     

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

     

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

     

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

     

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

    EGLISES EN BOIS DE LA NORVEGE

     

     

     

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  • Al-Khazneh à Petra, Jordanie

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    Un éclat de la façade du temple Al-Khazneh est juste visible à la fin de ce chemin. Comme presque toutes les structures de l'ancienne ville de Petra, le temple a été sculpté directement dans les falaises de grès qui bordent la vallée. Al-Khazneh possède l'une des façades les plus ornées et détaillées de tous les bâtiments ici. Dans le temple sont des reliques du passé, y compris une urne de pierre élevée qui était autrefois considérée comme l'endroit où les bandits cachaient leur butin. Cela a été réfuté, car l'urne est en pierre solide. Mais cette légende a provoqué le surnom de cet espace: le Trésor.

    Al-Khazneh à Petra, Jordanie

    Al-Khazneh à Petra, Jordanie

    Al-Khazneh à Petra, Jordanie

    Al-Khazneh à Petra, Jordanie

    Al-Khazneh à Petra, Jordanie

    Al-Khazneh à Petra, Jordanie

    Al-Khazneh à Petra, Jordanie

    Al-Khazneh à Petra, Jordanie

     

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  • Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

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    La question de savoir ce que les Romains ont fait pour nous est en fait une excellente question posée dans le film des Monty Python, La Vie de Brian, et vous pourriez penser que quelques milliers d’années plus tard, cette question est potentiellement inutile. Mais un coup d’œil sur l’aqueduc du Pont du Gard peut nous éclairer.

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Les Romains ont conçu leurs structures architecturales de façon à ce qu’elles résistent au temps. Même si le Pont du Gard ne fonctionne plus comme un aqueduc, le fait qu’il date de près de deux mille ans et qu’il est toujours debout témoigne des compétences de ses constructeurs (même si, bien sûr, il a connu des rénovations au fil du temps).

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Il a été construit au premier siècle après J.-C., au moment où les personnages du film des Monty Python se rebellaient contre l’empire, les citoyens de Nîmes jouissaient chaque jour d’un approvisionnement de plus de 150 millions de litres d’eau. La précision utilisée par les ingénieurs romains est étonnante: malgré sa longueur, l’aqueduc ne descend que de 5 mètres sur toute sa longueur.

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Il a été utilisé bien après la chute de l’Empire romain, probablement jusqu’au Xe siècle. Depuis cette époque il n’a pas été entretenu et a été éventuellement bouché avec des dépôts minéraux et les détritus vieux de centaines d’années. Au Moyen-Âge sa fonction a changé et il est devenu un pont de péage.

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    On pense que la construction de l’aqueduc a commencé autour de l’an 40 et a été achevé une quinzaine d’années après. Il y aurait eu probablement environ un millier de travailleurs occupés à la construction. Le pont lui-même mesure 274 mètres et sa hauteur est de 49 mètres. Il a été construit sur trois niveaux et à chaque niveau, la portée des arches est inconstante. Chacune est d’une largeur légèrement différente, un stratagème délibéré pour protéger le pont contre l’affaissement.

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    L’eau a été transportée dans un conduit que les Romains appelaient un spéculum et il était situé au sommet du troisième niveau. Les niveaux supérieurs se courbent légèrement. Cette courbure était délibérée. L’idée des ingénieurs était de rendre la résistance du pont plus forte contre le flux d’eau – 150 millions de litres d’eau par jour entraînent une pression considérable.

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Cependant, il a récemment été démontré que les courbures étaient également causées par l’expansion et la contraction des pierres dues à la chaleur du soleil.

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

    Le Pont du Gard est un Chef d’Oeuvre de l’Architecture antique

     

    C’est bien sûr la pierre qui a donné au pont du Gard sa longévité. Il y a plus de 50 000 tonnes de pierres qui composent l’aqueduc et beaucoup de blocs ont un poids supérieur à cinq tonnes chacun. Il n’y a pas de mortier du tout – la coupe était si précise que les pierres se maintiennent les unes aux autres par frottement.

    Malheureusement, le nom de l’architecte a été perdu avec le temps. Tempus Fugit.

     

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  • 10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

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    À l’approche des vacances, il y a toujours un grand moment d’hésitation au moment de choisir sa prochaine destination. Et souvent, les personnes préfèrent mettre les voiles vers l’étranger. Pourtant, notre pays possède un patrimoine particulièrement riche et varié.

    En effet, de nombreux sites français, naturels ou construits par la main de l’Homme, sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Alors à quoi bon partir loin quand on ne connaît même pas tout ce qui se trouve chez nous ? C’est vrai, les voyageurs des quatre coins du monde font des milliers de kilomètres pour venir visiter nos châteaux, nos monuments, nos musées, c’est bien la preuve qu’il y a des choses très intéressantes à y voir.

     

    1. Le pont du Gard

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    2. Les arènes d’Arles

     

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    3. La citadelle de Vauban

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    4. Le Mont-Saint-Michel

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    5. La cathédrale Notre-Dame de Reims

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    6. La cité de Carcassonne

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    7. Le palais des Papes

     

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    8. Le château de Chambord

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    9. Le centre historique de Strasbourg

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

    10. Les quais de Seine

    10 monuments français inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO et qu'il faut visiter

     

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  • La nécropole de la Basilique Saint-Denis

     

    La cathédrale gothique de Saint-Denis abrite un grand musée de sculptures funéraires. C’est en effet dans cette basilique dédiée au premier évêque de Paris que les rois de France ont trouvé une sépulture.

     

    La nécropole de la Basilique Saint-Denis

    Une dernière demeure pas si tranquille que cela : durant la Révolution, la colère des Parisiens s’est reportée sur les tombes des monarques qui ont toutes été profanées. Que l’on se rassure, le lieu a retrouvé sa quiétude. Et même les soirs de célébrations au Grand stade, que ce soit lors des matchs ou des concerts géants, les vivats de la foule ne troublent pas la tranquillité du lieu. Qui se visite incognito hors des sentiers battus.

    Un trésor bien gardé

    Replongeons-nous dans l’âge mérovingien. A cette époque, Saint-Denis s’appelle La Franciade. C’est une grande foire où s’échangent, aux portes de Paris, des marchandises parfois venues de très loin.

    La nécropole de la Basilique Saint-Denis

    Témoins ces milliers d’objets retrouvés dans les sous-sols au cours de fouilles qui avaient tout de pêches miraculeuses : un bonnet tricoté, une paire de patins à glace, une tablette d’écriture en ivoire, des statuettes à l’effigie du premier évêque de Paris, la tête tranchée reposant dans sa main… Car la légende de Saint-Denis veut qu’il ait parcouru 6 km, la tête coupée, avant de s’effondrer.

    C’est à cet endroit que l’on a d’abord construit une abbaye, puis une cathédrale fréquentée par des milliers de pèlerins.

    L’abbé Suger, un génial bâtisseur

    C’est sur l’emplacement de l’ancien édifice carolingien que l’abbé Suger, « l’inventeur » du gothique conçoit, à la fin du XXIè siècle, un bâtiment à l’élévation impressionnante, posé sur une forêt de colonnes et éclairé par des ouvertures immenses ornées de vitraux multicolores.

    La nécropole de la Basilique Saint-Denis

    La nécropole de la Basilique Saint-Denis

    Le style fait rapidement école et le nord de la France se couvre de bâtiments religieux à la modernité étonnante et qui rivalisent d’audace.

    Monarques endormis

    Au-delà de la beauté du lieu, c’est la nécropole royale – elle se visite tous les jours à 11 heures et 15 heures et le dimanche à 12h30 et 15 heures - qui donne à Saint-Denis tout son intérêt. 42 rois, 32 reines, 60 princes et princesses y ont reposé. Devenu musée, le site ouvre sur une première série de 70 « gisants », impressionnantes figures de calcaire aux yeux ouverts commandées par Saint-Louis à la mémoire de ses ancêtres.

    La nécropole de la Basilique Saint-Denis

    1 - Buste de Marie d'Anjou, épouse de Charle VII et ainsi Reine de France de 1422 à 1461.
    2- Tombeau de François 1er, de Claude de France et de leurs enfants.

    Il ne faut pas manquer la chapelle des Bourbons avec le petit cœur de Louis XVII conservé dans un vase de cristal rempli d’alcool. Dans une boîte posée en hauteur, des « parties du corps » du Roi Soleil rescapées des pillages successifs. Des mausolées célèbrent la mémoire des grands souverains à commencer par celui du bon roi Dagobert, le premier à être enterré ici.

    La nécropole de la Basilique Saint-Denis

    Voici la sacristie de la basilique de Saint-Denis, lieu de cérémonie.

    Si le temps le permet, une escapade dans les environs permet de découvrir, à deux pas, une ancienne abbaye qui abrite aujourd’hui l’internat de la Légion d’honneur. 400 jeunes filles de 10 à 18 ans y apprennent les bonnes manières, en uniforme et loin des tentations du monde.

     
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  • LE CHATEAU DE VINCENNES

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    Élevez-vous au dessus des murailles du château de Vincennes, et admirez son donjon et Sainte-Chapelle comme vous ne les avez jamais vus. Bâti au XIVe siècle par le roi Charles V, fortifié et agrandi au cours des siècles, cet ensemble architectural est aujourd'hui géré par le Centre des monuments nationaux.

    C'est le plus vaste château fort royal français subsistant et, avec son donjon de 52 mètres, c'est la plus haute forteresse de plaine d'Europe.

    LE CHATEAU DE VINCENNES

    Le roi Louis VII aménagea vers 1150 un simple pavillon de chasse dans la forêt de Vincennes. Au XIIIe siècle, Philippe Auguste, puis Louis IX, y aménagèrent un manoir. Vers 1337,Philippe VI de Valois décida de fortifier le site en construisant un donjon carré, du côté ouest.

    Charles V naquit dans cette forteresse, puis en fit le siège de son gouvernement et de sa haute administration. Il fit effectuer les travaux décidés par Philippe VI, en y ajoutant l'enceinte monumentale avec ses portes et ses tours. Les travaux du donjon et l'enceinte furent achevés en 1371.

    La Sainte-Chapelle de Vincennes, dont les travaux d'édification débutèrent en 1379, devait recevoir un fragment de la relique de la couronne d'épines.

    Louis XI fit de Vincennes sa résidence, mais il quitta les appartements royaux aménagés dans le donjon pour un pavillon neuf édifié, en 1470, dans l'angle sud-est de l'enceinte.

    LE CHATEAU DE VINCENNES

    Depuis la Renaissance

    François Ier fit réaménager le pavillon construit par Louis XI pour y résider lors de ses séjours dans la capitale. La chapelle put enfin être inaugurée sous Henri II, en 1552. En mai 1574,Charles IX, gravement malade, mourut dans les appartements royaux du donjon.

    https://www.parisinfo.com/var/otcp/sites/images/media/1.-photos/80.-photos-sugar/lieux-de-loisirs-et-de-culture/chateau-de-vincennes-2-630x405-c-p-cadet-pour-cmn-paris/5044094-1-fre-FR/Chateau-de-Vincennes-2-630x405-C-P-Cadet-pour-CMN-Paris.jpg

    Après l'assassinat de son père Henri IV, le jeune Louis XIII fut installé à Vincennes dans l'ancien pavillon de Louis XI et y passa une partie de sa jeunesse. Le château devint ainsi la troisième résidence royale. L'architecte Louis Le Vau construisit pour Louis XIV les ailes appelées « pavillons du Roi et de la Reine » de 1658 à 1661. Le cardinal Mazarin y décéda le 11 mars 1661 et sa dépouille fut exposée dans la Sainte-Chapelle.

    https://www.parisinfo.com/var/otcp/sites/images/media/1.-photos/80.-photos-sugar/lieux-de-loisirs-et-de-culture/chateau-de-vincennes-1-630x405-c-p-cadet-pour-cmn-paris/5044049-1-fre-FR/Chateau-de-Vincennes-1-630x405-C-P-Cadet-pour-CMN-Paris.jpg

     

    LE CHATEAU DE VINCENNES

     

    Puis les travaux de reconstruction furent abandonnés et les efforts se concentrèrent entièrement sur Versailles. Le jardiner Le Nôtre eut le temps d'y aménager des jardins à la française.

    http://www.lefigaro.fr/medias/2013/09/13/PHOa1e93b66-1c8b-11e3-8fc9-83ce1f24d1d4-805x453.jpg

    Le donjon fut aménagé en prison d'État pour les prisonniers de haute naissance. Nicolas Fouquet y fut incarcéré durant son procès de trois ans (1664), avant son transfert dans la place forte royale de Pignerol.

    https://static1.squarespace.com/static/583586d82e69cfabd9695904/58398b058419c204f71b6c03/5839aba259cc68566be56417/1480174500228/vue-aerienne-du-chateau-de-vincennes_4039759.jpg?format=1000w

    En 1796, le château fut converti en arsenal . En 1804, le duc d'Enghien fut fusillé dans les douves du château, sur l'ordre de Napoléon.

    http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/sites/default/files/styles/diaporama_fiche/public/Articles_01_Vincennes_1625.jpg?itok=sjYlbxb9

    Le général Daumesnil, gouverneur de Vincennes, le défendit avec acharnement lors de l'occupation de Paris par les troupes russes et prussiennes en 1815. Il résista ainsi cinq mois, et ne finit par capituler que sur ordre de Louis XVIII, sortant de la forteresse en brandissant le drapeau tricolore.

    http://www.montjoye.net/images/chateau/chateaux-ile-de-france/chateau-de-vincennes-pavillon-de-la-reine/pavillon-de-la-reine-chateau-vincennes.JPG

    https://voyages.michelin.fr/sites/default/files/styles/poi_slideshow/public/images/travel_guide/voyage_media-NX-21991/chateau-de-vincennes-3.jpg?itok=klJKSXx2

    http://s1.lprs1.fr/images/2017/02/27/6717141_9388826a-fcfd-11e6-9768-f7f450fa28d8-1_1000x625.jpg

    http://www.carnavalet.paris.fr/sites/default/files/styles/oeuvre_zoom/public/25605-8.jpg?itok=QJmYfhuN

     

    http://francine.o2switch.net/wp-content/uploads/2009/10/2h4yeyq.jpg

    http://www.rabier-fluides-concept.fr/wp-content/uploads/2015/06/150619-4-1000x546.jpg

     

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  •  LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

     

    LIEU HISTORIQUE ET TOURISTIQUE

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    C’est la plus célèbre galerie du monde et le symbole du faste de Versailles. Après trois années de travaux, le chef-d’œuvre de Mansart et de Le Brun à la gloire de Louis XIV a retrouvé son éclat d’origine.

    LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

    La Galerie des Glaces a été restaurée en 2007. La restauration a pris en compte l’éclairage, étudié pour fournir une intensité similaire à celle des bougies.

    Elle est tellement célèbre que l’on imagine qu’elle a toujours été là ! Pourtant, le Roi-Soleil ne décida de faire édifier cette fastueuse galerie des Glaces – à la place de la terrasse à l’italienne aménagée par Le Vau face aux jardins – qu’à la fin de la guerre de Hollande. C’était en 1678, l’année qui marque l’apogée du règne de Louis XIV. Alors que Versailles allait devenir le siège du gouvernement, la Grande Galerie, comme on l’appelait à l’époque, avait pour but d’immortaliser la gloire du souverain. Aujourd’hui encore, lorsqu’on pénètre dans cette pièce conçue par Jules Hardouin-Mansart, on se sent petit... Longue de soixante-treize mètres, large de dix mètres cinquante, haute de douze mètres trente, cette galerie démesurée est baignée par la lumière qui entre par dix-sept grandes fenêtres et se reflète dans dix-sept panneaux de glace sur le mur opposé. Elle est encadrée à gauche (à l’ouest) par le salon de la Paix, et à droite (à l’est) par le salon de la Guerre.

     

    Les exploits du Roi-Soleil

    LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

    L’importante restauration de la galerie, en 2007, a permis de retrouver les couleurs originales de Le Brun, telles que le bleu lapis-lazuli.

    LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

    Au centre du plafond de la Grande Galerie, le morceau de bravoure de Le Brun : Leroi gouverne par lui-même (partie droite de la photo).

    Impossible ne pas lever les yeux : les plafonds peints de la voûte décrivent les exploits politiques et militaires du Roi-Soleil. L’Histoire sur mille mètres carrés ! Ces impressionnantes compositions ornées d’allégories et de trompe-l’œil exaltent avec emphase les premières années du règne de Louis XIV, de 1661 à la paix de Nimègue, en 1679. L’auteur de ce morceau de bravoure ? Le peintre du roi, Charles Le Brun, bien sûr, qui est là au sommet de son art. Sur cette immense voûte, il est question de politique intérieure – les ovales au centre illustrent les quatre fondements du gouvernement : Justice, Finances, Commerce, Arts – mais aussi de politique extérieure. Il est fait notamment allusion aux guerres de Hollande et de Dévolution, mais il s’agit surtout d’une charge – non dénuée d’humour d’ailleurs – contre les puissances européennes, rivales du royaume.

    Art total

    Observez la composition située à l’extrémité de la galerie, côté salon de la Paix. Le lion de l’Espagne, renversé, a perdu de sa superbe... Au milieu de la voûte, voyez Le roi gouverne par lui-même, un Louis XIV superbe, représenté en empereur romain, au côté de Minerve, l’allégo- rie de la sagesse. « À l’origine, la galerie devait illustrer Apollon, métaphore de Louis XIV. On décida ensuite de remplacer Apollon par Hercule, explique Nicolas Milovanovic, conservateur au château et spécialiste de Le Brun. Finalement, et là est la nouveauté, Louis XIV lui-même choisit d’être représenté en personne. »

    « On passe de l’allégorie à l’ héroïsation », résume Béatrix Saule, conservatrice en chef. « Certes, l’iconographie est au service de la politique royale, explique Nicolas Milovanovic, mais c’est aussi un grand hommage à l’art et aux artistes. Dans la galerie des Glaces, on peut parler d’art total : des glaces, des groupes de stuc doré, des bas-reliefs de bronze et de plomb et les peintures de la voûte. Il s’agit là d’un véritable chef-d’œuvre. » Un chef-d’œuvre d’autant plus éblouissant qu’il a retrouvé son éclat d’origine, grâce à la première restauration complète. Adieu, suif des bougies, altérations dues à la foule de visiteurs, humidité... La galerie a retrouvé les couleurs de Le Brun.

    L'allée aux 357 miroirs

    LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

    Que serait la galerie sans la transparence un peu trouble de ses trois cent cinquante-sept miroirs au mercure ? Superbe et inédit à l’époque, ce décor est le fruit d’une véritable prouesse technique : la fabrication de ces miroirs impliquait un mélange à chaud d’étain et de mercure, un procédé très toxique du fait des vapeurs de ce métal. « Depuis 1850, ce procédé est totalement interdit », rappelle Vincent Guerre, miroitier-antiquaire, à l’origine de la restauration des glaces de la galerie. « L’ensemble des miroirs de la galerie a été traité, seuls quarante-huit ont été remplacés. On s’est rendu compte, lors la restauration, que plus de 70 % d’entre eux étaient d’origine. Ils avaient été repolis et re-étamés sous Louis-Philippe, mais ils avaient surtout bien traversé les siècles. Nous n’avons reposé bien sûr que des miroirs au mercure, qui sont aujourd’hui très rares et très coûteux. Une dizaine vient des magasins du Sénat, et la majorité de mon stock. Nous les avons biseautés à l'identique. »

    Dans les combles...

    LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

    L’ancienne façade du château, telle qu’on peut la voir au-dessus de la galerie des Glaces.

    LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

    Le treuil actionnant le lustre du salon de la Paix est situé à l’extrémité de la galerie des Glaces. Remarquez au-dessus de la poulie, le détecteur de fumée... On n’ose imaginer un incendie dans ces combles royaux qui font l’objet d’inspections régulières.

    LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

    LA GALERIE DES GLACES DU CHATEAU DE VERSAILLES

    Peu de gens ont eu le privilège de visiter cet endroit secret ! Nous sommes ici dans les combles de la galerie des Glaces. Vue d’ici, la voûte de Le Brun est beaucoup moins spectaculaire ! Mais dans ce sombre grenier, il est possible de découvrir, torche en main, quelques vestiges de la terrasse à l’italienne, ouverte sur le ciel et les jardins, aménagée par Le Vau en 1668. Elle sera masquée par la volonté de Mansart qui, à partir de 1678, y fit aménager la galerie des Glaces du Roi-Soleil.

     

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