• Égypte : fin de la rénovation de la pyramide de Djoser

    Égypte : fin de la rénovation de la pyramide de Djoser

    La célèbre pyramide de Djoser en Égypte a été inaugurée. C’est l’une des plus ancienne construite de l’histoire du pays. 

    Cette structure vieille de 4 700 ans est située au sud du Caire, dans l’ancienne capitale de Memphis, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    “Ce projet a débuté en 2006, ce qui signifie 14 ans de travaux de restauration passés pour cette grande antiquité. Il a coûté à l‘État plus de six millions d’euros. Le processus de restauration s‘était arrêté de 2011 à 2014, puis nous sommes revenus en force pour le terminer selon les normes de l’UNESCO”, déclare Mostafa Madbouli, Premier ministre égyptien.

     

    “Imhotep a construit ces tombes à partir du calcaire. Aujourd’hui, nous célébrons l’achèvement du projet de rénovation et de restauration des premiers et plus anciens vestiges de pyramides en Égypte”, révèle Khaled al-Anani, ministre égyptien des Antiquités.

    La pyramide fait environ 60 mètres de haut. Ce monument a été construit vers 2700 avant J.-C. par le célèbre architecte Imhotep, au-dessus d’une cavité de 28 mètres de profondeur abritant un tombeau en granit rose.

    “Des pierres sont tombées du plafond funéraire de la tombe, et le toit a été renforcé par des fermes métalliques pour empêcher toute chute de pierres. De plus, le corps de la pyramide lui-même a été renforcé et protégé pendant la période allant de 2006 à aujourd’hui”, explique Sabry Farag, directeur général du site archéologique de Saqqarah.

    Le site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, constitue la première nécropole familiale d‘Égypte, une pratique introduite par le pharaon Djoser.

    Ces dernières années, les autorités ont accru la publicité autour des découvertes archéologiques dans l’espoir d’attirer les touristes qui ont déserté l‘Égypte en raison des troubles liés à la révolte de 2011.

    (Source : Africanews)

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  • Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Édifice élevé au Ve siècle, la Basilique de Saint-Denis devint avec Saint-Louis la nécropole officielle des rois et reines de France. Elle connut de nombreux agrandissements au cours de l'Histoire. Photos, infos pratiques, préparez votre 

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Plus importante oeuvre de l'art gothique, la Basilique de Saint-Denis abrite de nombreux tombeaux royaux de l'Histoire de France depuis la mort de Dagobert en 639 : Louis XII et Anne de Bretagne, François Ier et Claude de France, Henri II et Catherine de Médicis, Clovis Ier et Charles VI. Le cœur de Louis XVII, second fils de Louis XVI et de Marie Antoinette, est abrité sous le médaillon représentant le portrait du jeune roi. Elle est ainsi la dernière demeure de 43 rois, 32 reines et 10 serviteurs de la monarchie. Classée monument national et élevée au rang de cathédrale en 1966, la Basilique de Saint-Denis se visite librement (avec un accès payant) ou avec des audio-guides (moyennant 3 euros). Des visites guidées sont proposées tous les jours de la semaine. Découvrez en images la visite de la Basilique de Saint-Denis :

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    La Basilique de Saint-Denis abrite les orants de Louis XVI, roi de France de 1754 à 1792, et de la reine Marie-Antoinette. Ils furent commandés par Louis XVIII à Edme Gaulle et à Pierre Petitot en 1816, et réalisés en 1830.

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Histoire de la Basilique de Saint-Denis

    C'est à la fin du Ve siècle qu'une église fut élevée par sainte Geneviève, à l'emplacement présumé de la tombe de saint Denis, premier évêque de Paris, décapité en 280. Au VIIe siècle, elle est choisie comme lieu de sépulture par Dagobert et sa famille. Le roi fonde un monastère à sa proximité et elle devient ainsi un important centre mérovingien. En 741, Charles Martel y est inhumé et Saint-Denis devient le premier sanctuaire carolingien. La construction de l'église carolingienne, initiée par l'abbé Fulrad, s'acheva en 775 grâce à l'aide de Charlemagne. L'édifice est alors composé d'une nef à trois vaisseaux et de neuf travées et s'achève par une abside, surélevée en raison de la présence d'une crypte. Cette construction annonce le schéma actuel.

     

    Les transformations de Suger

    L'abbatiale est agrandie à l'est en 832 et est ensuite transformée sous l'impulsion de l'abbé Suger (1081-1151). Il opte pour une façade de type harmonique (comportant deux tours symétriques) : Saint-Denis devint alors le premier exemple de l'utilisation de ce type de façades en Île-de-France. Elle comporte pour la première fois une rose au-dessus du portail central. Des statues-colonnes garnissaient les ébrasements, comme à Chartres, et le trumeau du portail central présente une statue de saint Denis. Le tympan du portail gauche était orné d'une mosaïque, référence aux basiliques antiques. Ces derniers éléments ont aujourd'hui disparu. Suger conçut d'abord une nouvelle crypte, qui englobe les cryptes carolingiennes, donnant au chevet de solides fondations. Dans la partie haute comme dans la crypte, le choeur est entouré d'un déambulatoire ouvrant sur des chapelles rayonnantes. Leur disposition juxtaposée est originale puisque jusqu'ici, dans les grands édifices romans (comme Saint-Sernin de Toulouse ou Saint-Benoît sur Loire), elles étaient séparées par une travée. De plus, à Saint-Denis, chaque chapelle est éclairée par deux fenêtres, alors qu'il y en a traditionnellement une ou trois. Recherchant une légèreté des formes, l'architecte employé par Suger fait appel, dans la partie haute, à une technique naissante : la voûte d'ogives.

    En 1231, on reprit les travaux pour harmoniser entre le choeur du XIIe siècle et les nouveaux éléments. Le choeur de Suger est alors démonté jusqu'aux abaques des colonnes. Ces dernières sont remplacées par des piles plus solides, capables de soutenir une plus forte élévation. On recherche avant tout une grande verticalité. On choisit de faire un transept très large (doubles bas-côtés) pour répondre au besoin de la nécropole royale. Ce transept gothique rayonnant est achevé vers 1260 : l'édifice est consacré en 1281.

    Des agrandissements successifs

    Pierre de Montreuil (l'architecte du croisillon nord de Notre-Dame de Paris) contribua aux travaux, mais n'a probablement pas participé à l'élaboration du projet initial. Après le XIIIe siècle, aucun travail de grande ampleur n'est entrepris sur l'église, à l'exception de l'ajout de chapelles latérales au nord de la nef au XIVe siècle.

    Si Saint-Denis ne parvint pas à arracher à Reims le sacre des rois, elle devint la nécropole officielle des rois. A de rares exceptions près (Philippe Ier, Louis VII et Louis XI) toutes les dépouilles des rois y sont inhumées. Après Saint-Louis, l'église de Saint-Denis est même exclusivement réservée aux couples royaux. Cependant, la règle ne s'applique pas aussi fermement aux reines.

    La guerre de Cent Ans, puis les guerres de religion, entraînèrent un déclin progressif de Saint-Denis. En 1633, la congrégation de Saint-Maur reprit l'abbaye en main ce qui entraîna la reconstruction des bâtiments monastiques au cours du XVIIIe siècle. Quelques modifications interviennent sur la façade entre 1770 et 1785 : le trumeau du portail central est détruit, la mosaïque du portail de gauche est remplacée par des sculptures et les statues-colonnes des ébrasements sont éliminées.

    En 1790, de nombreux pillages ont lieu. Les tombeaux royaux sont profanés. En 1793, l'église est fermée. Un an plus tard, le plomb des dalles de la toiture est fondu, laissant la basilique livrée aux intempéries. Napoléon procéda aux premières restaurations en 1805. En 1816, Louis XVIII ordonna la reconstitution de la nécropole royale. Les ossements des Bourbons sont remis dans la crypte. Une grande phase de restauration commença ensuite en 1833. Mais le projet d'achèvement de la façade occidentale, conçu en 1860, ne sera jamais mené à terme. Néanmoins la basilique était définitivement consolidée. Depuis 1966, la basilique a également le statut de cathédrale.

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Les horaires de la Basilique de Saint-Denis

    Les horaires d'ouverture de la Basilique de Saint-Denis sont très variables en fonction des périodes de l'année. Le dernier accès s'effectue 30 minutes avant la fermeture.

    • Du 2 janvier au 31 mars : 10h-17h15 sauf dimanche 12h-17h15
    • Du 1er avril au 30 septembre : 10h-18h15 sauf dimanche 12h-18h15
    • Du 1er octobre au 31 décembre : 10h-17h15 sauf dimanche 12h-17h15
    • Mardi 12 novembre : Ouverture à 11h15
    • Mardi 26 novembre : Ouverture à 13h 

    Basilique de Saint-Denis : quel tarif ?

    • Tarif plein : 9 euros
    • Tarif réduit : 7 euros (Groupe à partir de 20 personnes et sur réservation, jeunes 18-25 ans hors UE, enseignants non porteurs du Pass Education)
    • Gratuit : moins de 18 ans (hors groupes scolaires), 18-25 ans (ressortissants de l'Union Européenne et résidents réguliers non-européens sur le territoire de l'Union Européenne, personne handicapée et son accompagnateur, demandeur d'emploi sur présentation d'une attestation de moins de 6 mois, Carte Culture - Carte ICOM, enseignants porteurs du Pass Education.

    Le métro le plus proche

    Le métro le plus proche de la Basilique de Saint-Denis est la ligne 13, station Basilique de Saint-Denis, à 100 mètres de distance. Vous pouvez également y accéder par la station du même nom sur le T1 (Tramway 1).

    L'adresse de la Basilique de Saint-Denis

    • 1, rue de la Légion d'Honneur
    • 93200 Saint-Denis
    • Latitude : 48.9355 | Longitude : 2.3598

    Contacts de la Basilique de Saint-Denis

    • Informations générales : 01 48 09 83 54
    • Visites groupes et scolaires : 01 49 21 14 87
    • Contact clergé : 01 48 20 25 44 (également par fax au 01 49 21 14 85 ou par mail à secretariat.estree@wanadoo.fr)
    • Site internet de la Basilique de Saint-Denis
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  • Château des ducs de Bretagne : préparer votre visite, histoire, tarifs

    Château des ducs de Bretagne :

    CHATEAU DES DUCS DE BRETAGNE - Affiches, sculptures, objets, cartes, maquettes, films… 800 œuvres très diverses ont été réunies pour raconter l'histoire de Nantes du 13e siècle à aujourd'hui. Histoire, tarifs, horaires, tout savoir.

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    En travaux pendant quinze ans (de 1989 à 2007), le château des ducs de Bretagne renferme aujourd'hui un musée d'Histoire des plus modernes à la scénographie très soignée. Ce grand projet est le fruit d'une longue réflexion culturelle destinée à mettre l'histoire de la cité à la portée de tous, petits et grands, nantais et étrangers. Et le résultat dépasse toutes les espérances. Il s'agit, en effet, d'une rencontre réussie entre un édifice urbain symbolique et séculaire, d'une part, et une collection constituée tout au long du XXe siècle, d'autre part.

    Château des ducs de Bretagne :

    Château des ducs de Bretagne : son histoire

    Les premières traces du château remontent au XIIIe siècle. Mais ça n'est qu'à partir du 15e siècle qu'a été construit l'actuel édifice. François II, dernier duc de la Bretagne indépendante, sera à l'origine de la construction de ce château, destiné à une double vocation. En effet, il devait à la fois servir de résidence ducale et de forteresse militaire.

    Après la mort du Duc, sa fille Anne de Bretagne – deux fois reine de France suite à ses mariages avec Charles VII et Louis XII – continuera d'agrandir l'édifice. Aussi, après le rattachement de la Bretagne à la France en 1532, le château des ducs de Bretagne deviendra la résidence bretonne de tous les souverains français et ce jusqu'au XVIIe siècle.

     

    Après cela, le château sera utilisé comme prison et caserne militaire. Il obtiendra son titre de Monument historique en 1862, sera racheté à l'Etat par la ville de Nantes et 1915 et sera le siège d'un musée municipal à partir de 1924.

    Dans les années 1980, compte tenu de la vétusté des lieux et du manque de cohérence de la présentation des collections du musée, un projet de rénovation sera entrepris. Le musée est installé dans 32 pièces des parties rénovées du château qui datent du 15e siècle.

    Château des ducs de Bretagne :

    Vue sur le château des Ducs de Bretagne depuis la tour de l'usine LU. En arrière-plan, au centre on remarque la Tour de Bretagne, à gauche, le clocher de l'église Saint-Nicolas.

    Château des ducs de Bretagne :

    Visite du château des ducs de Bretagne

    La visite du château s'articule autour de quatre parcours de découverte : trois parcours en extérieurs – les douves, la cour, les remparts – et le parcours muséographique. Le jardin des douves, totalement repensé, promet quelques balades hors du temps.

    Depuis la cour, on bénéficie d'un panorama sur tous les bâtiments constituant le château à commencer par le Grand Logis. Les pierres ont été blanchies – un peu trop selon l'avis de certains. Les douves ont par ailleurs été assainies puis, en partie, remplies d'eau ou bien réaménagées en jardin.

    Les 500 mètres du chemin de rondes des remparts – pour la première fois accessibles au public – permettent de bénéficier de différents points de vue sur le château et la ville. 

    Le musée offre un bien bel aperçu de l'histoire de Nantes au travers 7 séquences et 32 salles à la muséographie résolument contemporaine. Ce parcours chronologique et thématique entraîne ainsi petits et grands à la découverte de tous les faits historiques qui ont façonné la ville de Nantes que l'on connaît aujourd'hui. Et, quelque soit la période décrite, les collections sont accompagnées de cartes en relief, de bornes interactives ou encore de grands livres d'or explicatifs.

    Tout débute par l'évocation de la naissance de Nantes en tant que ville marchande. C'est ici que sont présentés le château, les ducs de Bretagne – Anne de Bretagne notamment – et la Nantes médiévale plus généralement.

    Plus géographique que chronologique, la seconde séquence expose la topographie de Nantes – ville de fleuve et d'estuaire. Il est ainsi possible de visualiser des plans de la ville et de l'estuaire de la Loire, au 18e, au 19e siècle et de nos jours. Y sont également exposés des tableaux de Turner, peintre anglais venu s'installer à Nantes. 

    La thématique suivante, le Négoce et l'Or noir, aborde le sujet sensible du passé esclavagiste de Nantes. Sont aussi bien exposés du mobilier de riches négociants que des instruments de torture utilisés sur les esclaves Africains. Vient ensuite la Nantes révolutionnaire, notamment au travers d'une évocation de la terreur nantaise. 

    La cinquième séquence présente les activités portuaires et industrielles de Nantes, au travers de maquettes, de tableaux et autres plans. Puis, des éléments relatifs à l'urbanisation de la ville après-guerre ainsi qu'aux conflits sociaux liés au déclin industriel alimentent la sixième et avant-dernière séquence. On relèvera notamment des cartes indiquant les travaux de comblement de l'Erdre, une maquette du fameux pont Transbordeur ou encore des extraits de film de Jacques Demy.

    Les dernières salles du musée sont consacrées à la Nantes contemporaine, sa métropole d'aujourd'hui et de demain. Périodiquement, tous les deux à trois ans, un artiste sera choisi pour donner sa propre vision et représentation de l'histoire de Nantes. Pierrick Sorin, vidéaste nantais, ouvre le bal avec une projection à 180° où défilent différents symboles de l'histoire nantaise incarnés par le seul et même personnage déguisé et mis en scène de différentes manières.

    Château des ducs de Bretagne : tarifs

    • Tarif plein : 8 euros
    • Tarif réduit : 5 euros (18-25 ans, enseignants, détenteurs de cartes CE et partenaires, détenteurs de la carte famille nombreuse)
    • Gratuit : moins de 18 ans, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA, personnes handicapées et leur accompagnant, allocataires minimum vieillesse ou ASPA, anciens résistants, anciens combattants et grands invalides de guerre, détenteurs Carte Blanche, du Pass Château, du Pass Nantes et du Pass inter-musées - détenteurs de la carte agents loisirs, FDOTSI et ICOM, personnel du Ministère de la Culture et des Musées de France, journalistes
    • Tous les autres billets sur la billetterie du château des ducs de Bretagne

    Château des ducs de Bretagne : horaires

    • Intérieurs du château (musée et expositions) : 10h à 18h, fermé le lundi, ouverture exceptionnelle du 1er juillet au 31 août de 10h à 19h 7 jours/7. Dernier accès billetterie 30 minutes avant la fermeture.
    • Cours et remparts en accès libre 7 jours/7 de 8h30 à 19h, du 1er juillet au 31 août, de 8h30 à 20h
    • Fermetures annuelles du site les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre

    Château des ducs de Bretagne : adresse

    Adresse : 4, place Marc Elder, 44000 Nantes
    Tél : 02 51 17 49 00 | Site internetwww.chateaunantes.fr

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  • CHATEAU DE CHAMBORD

    - Construction grandiloquente issue de l'extravagance impétueuse de François Ier, le Château de Chambord surgit des marais du cœur de la Sologne, à quelques kilomètres de Blois.

    CHATEAU DE CHAMBORD -

    château de Chambord a vu le jour en 1519, lorsque débuta sa construction sous les directives de François Ier. Immense donjon à quatre tours et deux corps de bâtiment à la blancheur immaculée, une délicate exécution des sculptures d'ornement, 440 pièces, 365 cheminées, 13 escaliers principaux... L'architecture monumentale et emblématique de la première Renaissance fait du château de Chambord l'un des Châteaux de la Loire les plus prestigieux. Mais l'éloge de Chambord ne se limite pas à ses caractéristiques architecturales. Les collections se révèlent à la hauteur de l'enveloppe qui les contient. 3 000 objets d'art, de nombreux éléments de mobilier Renaissance et de remarquables tapisseries sont à découvrir dans les murs de Chambord.

    Chambord, 500 ans d'histoire

    CHATEAU DE CHAMBORD -

    Pour célébrer les 500 ans d'un des plus beaux châteaux du monde, le photographe et reporter Jean-Michel Turpin dévoile un château de Chambord insolite et mystérieux. A travers ses photographies, l'auteur nous invite dans l'histoire intimiste, réaliste et parfois inattendue de cette merveille de la Renaissance.
    ©  Jean-Michel Turpin

    CHATEAU DE CHAMBORD -

    L'histoire du château de Chambord

    C'est le 6 septembre 1519 que l'histoire de Chambord commence. Roi depuis 1515 suite à sa victoire à Marignan, François Ier (1494-1547)  entreprend la construction d'un relais de chasse au sein de la forêt giboyeuse des environs de Blois.

    L'influence de son séjour italien se retrouve dans les lignes du donjon édifié en première instance. Des loggias, une terrasse, des moulures horizontales sur les façades ou encore un escalier à double révolution manifestent en effet le style Renaissance italien. Le génie toscan Léonard de Vinci est probablement à l'origine de cette création, bien qu'il mourra avant le début du chantier.

     

    Très vite, le roi François Ier souhaitera avoir ses appartements en dehors du donjon central, ce qui enclenchera l'édification, à l'Est, de l'aile Royale, dite François Ier. Mais le souverain ne fera finalement que peu de séjour à Chambord avant de mourir.

    Son fils Henri II (1519-1559) poursuivra un temps les travaux - construction de l'aile de la Chapelle à l'Ouest - jusqu'à ce que Louis XIV (1638-1715), adorateur du lieu, y donne sa touche personnelle dans le but d'y séjourner pour quelques parties de chasses et autres festivités (ballets et représentations théâtrales de Molière, entre autres).

    Par la suite, bien que rarement habité, il conservera une fonction symbolique ; celle de résidence prestigieuse de quelques illustres personnages de l'histoire de France dont les ducs d'Orléans au XVIIe siècle, Stanislas Leczcinski (beau-père de Louis XV et roi de Pologne en exil), le maréchal Maurice de Saxe au XVIIIe siècle ou encore le duc de Bordeaux, devenu duc de Chambord au XIXe siècle.

    Devenu propriété de l’État depuis 1932, le domaine de Chambord accueille près d'un million de visiteurs chaque année. Outre cet attrait incontestable, le château bénéficie du soutien des plus grandes institutions mondiales. L'Unesco l'a en effet inscrit sur sa liste du patrimoine mondial de l'humanité.

    Visite du château de Chambord

    Un escalier prodige vous convie à le gravir, 90 pièces vous présentent leur mobilier fastueux, les terrasses vous invitent à la flânerie... Il vous faudra près de deux heures pour découvrir l'ensemble des trésors de Chambord. L'entrée s'effectue par le donjon auquel on accède par la cour d'honneur, située au Sud.

    • Les Tapisseries et l'escalier 

    Vous aurez tout d'abord affaire aux Tapisseries dites de Scipion et Hannibal, accrochées à Chambord en 2005 dans les différents vestibules du rez-de-chaussée et du 1er étage. Elles ont été tissées d'après la célèbre Tenture François Ier, entièrement détruite à la Révolution pour en récupérer les fils d'or.

    • L'escalier à double révolution

    Il est véritablement l'autre curiosité qui vous frappera le plus en début de visite. Composé de l'imbrication de deux escaliers évoluant autour d'un noyau central, il affiche des décors sculptés avec une minutie remarquable.

    S'il dessert les salles de réceptions au rez-de-chaussée, il accède aux appartements royaux au premier étage. Dans le noyau central, se trouvent les appartements du XVIIIe siècle, l'appartement de parade et l'appartement de la reine.

    • 1er étage : les appartements royaux

    Les premiers appartements cités sont moins spacieux que les seconds. L'appartement de parade, est en effet composé de trois espaces successifs - la salle de garde, l'antichambre et la chambre de parade - occupées par Louis XIV. Situé dans la tour adjacente aux appartements du roi, l'appartement de la reinecorrespond aux anciens appartements des deux épouses successives de ce même roi. 

    A noter : ne manquez pas, dans le vestibule ouest, le fameux poêle en faïence de Meissen commandé au XVIIIe siècle par le Maréchal de Saxe. 

    D'ici, on peut également accéder au logis François Ier par la galerie qui dessert l'aile royale. Il se compose de deux cabinets, d'une salle de conseil, d'un petit oratoire et d'une chambre.

    Toujours au premier étage, mais dans l'aile Ouest, c'est-à-dire à l'opposé du Logis François Ier, rendez-vous à la Chapelle. Puis, retournez au donjon, point de repère du château. Empruntez l'escalier jusqu'au deuxième étage. Il se caractérise par les décors des voûtes (dans les salles) et son petit musée de la chasse (dans les petites salles).

    • 2e  étage : les voûtes et la fondation de la Maison de la Chasse

    Les voûtes dévoilent le monogramme F de François Ier et de son emblème, la salamandre. Ce motif sculpté est reproduit sur tous les plafonds du vestibule en croix qui entourent l'escalier central.

    Par ailleurs, les différentes salles du second étage renferment une collection de tapisseries et autres objets relatifs à la chasse, tels que des têtes de cerfs ou un mirador d'observation de gibier.

    • Les terrasses

    Enfin, accédez aux terrasses du château. Elles vous feront bénéficier d'une vue imprenable sur les différents corps de bâtiment, sur les toitures - à la fois gothique et Renaissance - et sur l'ensemble du domaine de Chambord qui s'étend à perte de vue. C'est de là-haut que vous pourrez prendre les plus belles photos du site.

    En redescendant au rez-de-chaussée vous pourrez aller faire un petit tour dans la salle des carrosses située à la base de la Tour de l'aile Royale et vous promener à loisir dans le domaine paysager puis forestier.

    Si vous choisissez de parcourir le château librement, sachez qu'un dépliant de visite est fourni en français, anglais, italien, espagnol, allemand, russe, japonais, néerlandais, polonais, portugais & chinois.

    CHATEAU DE CHAMBORD -

    Les tarifs du château de Chambord

    • Plein tarif : 14,50 euros (château + jardins)
    • Tarif réduit : 12 euros (sur présentation d'un justificatif obligatoire)
    • Gratuit pour les moins de 18 ans
    • Consulter tous les tarifs

    Les horaires du château de Chambord

    Le château de Chambord est ouvert toute l'année excepté le 1er janvier et le 25 décembre. Le château sera exceptionnellement fermé le 25 novembre. 

    • Du 28 octobre au 29 mars : de 9h à 17h.
    • Du 30 mars au 27 octobre : de 9h à 18h.
    • Les 24 et 31 décembre : de 9h à 16h.

    Nota bene : le dernier accès se fait une demie-heure avant la fermeture du château et les jardins à la française ferment 30 minutes avant la fermeture du château.

    L'adresse du château de Chambord

    Le château de Chambord est le plus grand des châteaux de la Loire, situé dans la commune de Chambord, dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire.

    • Adresse : Château de Chambord, 41250 Chambord
    • GPS : 47.664723, 1.523442
    • Tél : +33 (0)2 54 50 40 00
    • Site internet : www.chambord.org/fr/

     

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  • Château de Fontainebleau : histoire, 

    Château de Fontainebleau : histoire,

    CHATEAU DE FONTAINEBLEAU - Situé dans un parc de 130 hectares, le château de Fontainebleau, demeure des rois français pendant 8 siècles, incarne l'art de vivre à la française. Toutes les infos pratiques sur votre visite.

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    Demeure des rois de France du couronnement de Louis VII en 1137 à la chute du Second Empire en 1870, le Château de Fontainebleau est aujourd'hui ouvert au public sous forme de musée. Ce château royal de styles Renaissance et classique possède une des plus importantes collections de mobilier ancien de France, et conserve une collection de peintures, de sculptures, et d'objets d'art allant du VIe au XIXe siècle (1 500 pièces au total). Il est l'un des plus grands châteaux de France, témoin de la vie de cour officielle et intime des souverains.

     

    Visite du Château de Fontainebleau

    La visite du Château de Fontainebleau s'articule autour des salles Renaissance, des appartements de la Cour, de l'appartement intérieur de Napoléon Ier, du musée chinois de l'impératrice Eugénie et du musée Napoléon Ier - consacré à l'Empereur et à sa famille. Prévoir 2 heures pour une visite libre et complète du château.

    Durant votre visite, les chefs-d'œuvre Renaissance commandés par François Ier, les travaux d'Henri IV, les intérieurs de Marie-Antoinette, l'appartement de Napoléon Ier sont à découvrir, entre autres… Les jardins historiques du château, dont la création remonte à François Ier et illustre l'évolution de l'art du jardin en France, complètent la visite. Ne manquez pas le Grand Parterre de 11 hectares, œuvre d'André Le Nôtre.

     

    Histoire du Château de Fontainebleau

    Les premières traces du château remontent au XIIᵉ siècle. Sur décision de François Ier, le château fut construit autour d'une ancienne résidence de chasse médiévale. Pendant plus de huit siècles se sont succédés rois, reines, empereurs et impératrices, de François Ier à Napoléon III. François Ier en fît sa demeure préférée. Il y invitait les artistes italiens à exprimer leur talent, c'est pourquoi le château est le témoignage de la rencontre entre l'art italien et la tradition française, que ce soit à travers ses décors intérieurs et son architecture aux styles médiéval, Renaissance et classique. 

     

    Depuis 1862, le château de Fontainebleau est classé au titre des monuments historiques. Depuis 1981, le château et son parc sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. 

    Tarif du Château de Fontainebleau

    Le ticket d'entrée donne accès aux Grands Appartements et au Musée Napoléon 1er.

    Ce circuit comprend l'appartement du Pape, les salles Renaissance (galerie François Ier et salle de Bal), les chapelles Saint Saturnin et de la Trinité, les Grands Appartements des souverains, l'appartement intérieur de l'Empereur et le Musée Napoléon. D'autres espaces sont exceptionnellement ouverts à la visite par mesure de compensation).

    • Plein tarif : 12 euros
    • Tarif réduit : 10 euros
    • Une heure avant la fermeture du château : 7 euros tarif unique
    • Entrée gratuite le premier dimanche de chaque mois, hors mois de juillet et août
    • Visioguide et Serious Game : 3 euros (un visioguide adulte loué, un visioguide jeune public offert)
    • Accès gratuit tous les jours au parc et jardins

    Horaires du Château de Fontainebleau

    Le château de Fontainebleau est ouvert tous les jours sauf les mardis, le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.

    • D'octobre à mars : 9h30-17h (dernier accès à 16h15).
    • D'avril à septembre : 9h30-18h (dernier accès à 17h15).
    • Fermeture de la Salle de bal à partir de 16h15 d'octobre à mars et à partir de 17h15 d'avril à septembre.
    • Fermeture de l'appartement du Pape et le musée Chinois entre 11h30 et 14h30 (dernière admission 16h45 pour le musée Chinois sans histopad, et 16h pour l'appartement du Pape).
    • Cours et jardins ouverts tous les jours de novembre à février entre 9h et 17h, de mai à septembre entre 9h et 19h et les mois de mars, avril et octobre de 9h à 18h.
    • Parc ouvert tous les jours 24h/24h.

    Adresse du Château de Fontainebleau

    Le château est voisin de la forêt de Fontainebleau, à 60 km au sud-est de Paris.
    Adresse : Château de Fontainebleau, 77300 Fontainebleau, Seine-et-Marne (Île-de-France).
    Téléphone : 01 60 71 50 70 | Site internet : www.chateaudefontainebleau.fr

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  • Il est supposé que le bois de Vincennesappartenait depuis les Mérovingiens à l’évêque de Paris. La donation d’un droit d’usage dans le bois en 1307 par le roi de France Henri  Ier à l’abbaye de Saint-Maur-des-Fossés prouve qu’une partie du bois est passé aux mains des Capétiens, mais rien ne signifie qu’une résidence royale existai.

    Il est plus que probable qu’une résidence royale fut construite vers la fin du règne de Louis VII (1137- 1180). Le bois et ses environs sont propices à bien des avantages, comme la chasse et le bois pour chauffer, le réseau fluvial tout proche permettant la circulation des hommes et des approvisionnements, ainsi que deux anciennes voix romaines (circulant de Paris à Sens par le pont de Charenton et de Paris à Lagny par la vallée de la Marne). Malgré cela, Vincennes ne sera qu’une résidence de second choix, Louis VII, Philippe Auguste(1180-1223) et Louis VIII (1223-1226) n’y résideront que de temps en temps.

    Ce sont les soixante séjours et plus du roi Louis IX (1226-1270) qui vont faire de Vincennes la résidence la plus fréquentée du roi après la Cité à Paris. un nouveau statut assez important est né et les différents souverains lui conserveront cela jusqu’au début du XVe siècle.

    Tout changera, Vincennes devient un lieu de gouvernement et de réunion du conseil du Roi, mais aussi une résidence où la reine séjourne avec ou sans les enfants et cela même si le souverain est absent.

    Plus d’un événement, plus d’une décision symbolique seront pris à Vincennes ce qui prouve l’importance du manoir aux yeux de Saint-Louis. L’acquisition des reliques de la Passion en 1237 par le roi à l’empereur siégeant à Constantinople et déposé à Vincennes en attendant de construire une Sainte-Chapelle dans le Palais de la Cité est une preuve importante de l’attachement de Saint-Louis pour le lieu. Le roi laissera quelques petites parties des reliques à Vincennes : quelques épines de la couronne et un morceau de la vraie croix. Il fera construire une chapelle pour accueillir les fragments des reliques de la Passion. Un chapelain réside à Vincennes à partir d’avril 1248 et célèbre quotidiennement la messe, installant de nouveau une pratique instaurée par Louis VII et Philippe Auguste dans les principales résidences royales.

    Lors du départ de Saint-louis pour les croisades de 1248, l’homme fera ses adieux à sa famille au manoir de Vincennes.

    Ruine de la fontaine construite dès le XIIIe

    Du roi Philippe III (1270-1285) à Charles IV (1322-1328) plus d’un roi vont résider très souvent à Vincennes. Louis X (1314-1316) y voit le jour, il habitera le manoir et le quittera très peu, il y décédera en 1316.

    Philippe VI premier Valois (1328-1350) y séjourne une fois par an, voir plusieurs mois, il décidera de fortifier les lieux en construisant un donjon à l’ouest du manoir. Cela ne change point le fait que la résidence reste familiale, la preuve les deux premières souveraines de la nouvelle dynastie, Jeanne de Bourgogne épouse de Philippe VI et Bonne de Luxembourg, épouse de Jean le Bon (1350-1364) donneront naissance à  sixenfants à Vincennes sur les quatorze enfants qui naîtront de 1320 à 1348. Mais Vincennes sera aussi le lieu où de grandes décisions seront prises, surtout au niveau politique, comme celles pour la préparation de la guerre de Cent Ans.

    Tour du Village  et Bâtiment CharleV (accueil)

    Le manoir est composé de bâtiments construits au fur à mesure que le temps passe, que les siècles avances du XIIe siècle au milieu du XIVe siècle pour finir par former un quadrilatère irrégulier. Quand Charles V (né à Vincennes le 21 janvier 1338) décide de s’installer dans le donjon en y faisant sa résidence, le siège de son gouvernement et de sa haute administration.

    Il fait effectuer les travaux décidés par Philippe VI, ajoutant par la suite l’enceinte monumentale (1100 mètres) avec ses portes et ses 9 tours (dont 7 seront rasées pour accueillir les canons de défense quand Napoléon Ie décide de faire de Vincennes une place forte militaire). Le donjon et son enceinte furent achevés en 1371 et la muraille avec son chemin de ronde est achevée en 1380. Les travaux durèrent deux générations.

    Le manoir sera donné aux chanoines de la Sainte-Chapelle, il sera détruit plus rien ne restera de l’édifice.

    Suite à la mort de Charles V en 1380, Charles VI continuera les travaux de la Sainte-Chapelle, vous avez un article ici qui relata l’histoire de l’édifice religieux. Quand  Louis XI décide que Vincennes deviendra sa résidence, il quitta les appartements royaux du donjon pour un pavillon neuf de plain-pied, édifié en 1470 dans l’angle sud-ouest du château.

    Charles VIII (1483-1498)  et Louis XII  vont fréquenter Vincennes ainsi que  Anne de Bretagne l’épouse successives des deux souverains.

    François Ier (1515-1547) restaure le pavillon construit par Louis XI pour y résider lors de ses séjours dans la capitale, ainsi que d’y accueillir l’empereur Charles Quint qui n’y viendra jamais. François Ier en 1520 et Henri II (1547-1559) en 1548 vont achever les travaux de la Sainte-Chapelle qui saura inaugurée en 1552. En février 1574, sous le règne de Charles IX (1560-1574) la cour se réfugia au château de Vincennes, gravement souffrant, Charles IX décéda le 30 mai dans les appartements royaux du donjon. François d’Alençon et le roi de Navarre, assignés en résidence à la cour, deviennent les hôtes forcés du château.

    Marie de Médicis (1573-1642inquiète pour la sécurité de son fils Le jeune Louis XIII après l’assassinat de son père Henri IV l’installe à Vincennes dans l’ancien pavillon de Louis XI, Louis XIII y passa une partie de sa jeunesse.

    Chapiteau de la colonne centrale de la salle du troisième étage.

    Louis XIV (1643-1715) est à la recherche d’une demeure, Vincennes en 1654 gagnera les faveurs du roi. L’architecte Louis Le Vau construit l’actuel pavillon du roi qui englobe le pavillon de Louis XIII. Le cardinal de Mazarin y rendra l’âme le 11 mars 1661 et sa dépouille fut exposée dans la Sainte-Chapelle.

    Différents aménagements vont avoir lieu à partir de 1658, la décision de la construction du pavillon de la Reine par exemple, à l’ouest du château est aménagé un jardin classique composé d’une orangerie, de kiosques, d’une glacière etc. Le système d’approvisionnement en eau du château est entièrement refait.

    Le château de Vincennes sera abandonné suite à l’installation de la cour à Versailles en 1682. Peu après la mort de Louis XIV, le jeune Louis XV (1715-1774) est conduit à Vincennes selon la volonté de Louis XIV le 9 septembre 1715. Mais dès le 30 décembre le roi se rend aux tuileries et ensuite à Versailles. Vincennes deviendra une école militaire en 1751 sur la décision de Louis XV. En 1756 l’école déménagera à Grenelle.

    Puits du rez-de-chaussée

    Porte de rez-de-chaussée ( porte de la prison de Marie Antoinette à la Bastille)

    Vincennes hébergera une fabrique de porcelaine en 1740 qui deviendra une manufacture royale qui déménagera en 1756 à Sèvre. Une manufacture d’armes lui succède, ensuite une fabrique de porcelaine et de faïence prend le relais.

    Le donjon fut aménagé en prison d’État (pour les prisonniers de haute naissance). Sa capacité ne lui permettait pas d’héberger plus de quatorze détenus. Le cardinal de Retz, Nicolas Fouquet, le Duc d’Enghien ont par exemple fait un séjour au donjon.

    Le donjon deviendra par la suite une boulangerie industrielle qui approvisionnera l’est de Paris. Jean-Baptiste de Gribeauval (1715-1789) aménage dans l’enceinte du donjon une manufacture d’armes à la même époque.

    De 1777 à 1784 Vincennes est de nouveau fréquenté grâce aux réunions hippiques dans le bois, mais la royauté le désertera définitivement et le château sera rayé des résidences royales en 1784.

    En février 1788, afin de rehausser les finances, un édit du Conseil du roi de France, signé de Louis XVI, met en vente le château de Vincennes qui ne sera jamais vendu. Le roi supprime le collège des chanoines de la Sainte-Chapelle, on envisage la démolition du château en 1788.

    La passerelle donnant accès au donjon.

    1796 sera un tournant pour Vincennes qui deviendra l’arsenal de Paris (vous y trouverez aujourd’hui la section historique de l’armée). Les batailles Napoléoniennes seront bénéfiques au développement de l’arsenal, mais pour cela la grande enceinte du château subira des destructions, comme les tours et la Sainte-Chapelle deviendra un magasin et les pavillons des casernes.

    Les bâtiments abriteront les troupes de la garde Loyale pendant la monarchie de juillet (1830-1848). Une école d’artillerie y voit le jour en 1826 qui ne disparaîtra qu’en 1944.

    Viollet-le-Duc se verra confié le soin de restaurer la chapelle et le donjon par NapoléonIIIqui léguera administrativement les 9,95 km2 du bois de Vincennes à la ville de Paris.

    Mata Hari sera fusillée Le 15 octobre 1917 pour espionnage dans les fossés de la forteresse de Vincennes.

    Au moment de la Seconde Guerre mondiale, le château servi brièvement de quartier général au général Maurice Gamelin (1872-1958) et à Maxime Weygand (1867-1965) qui fut chefs d’état-major successivement de l’armée française. L’armée allemande prendra possession de Vincennes le 14 juin 1940.

    Trois divisions de la Waffen SS en retraite du front de Normandie s’installèrent à Vincennes le 2 août 1944. Le 20 août 1944, les forces nazies exécuteront 30 otages.

    Le 24 août 1944, le général Leclerc commandera la 2e division blindée et atteindra l’hôtel de ville de Paris, le soir même Vincennes sera libérée, mais les Allemands ne quitteront pas les lieux sans avoir détruit trois dépôts de munitions dont l’explosion provoquera les incendies des pavillons de la reine et du roi. L’incendie durera huit jours.

    Jean Trouvelot architecte en chef des monuments historiques dès la fin août consolide les bâtiments endommagés. Le pavillon de la Reine sera restauré de 1953 à 1961 et celui du roi de 1961 à 1978 grâce au programme général de restauration établie en 1947. C’est Jean Trouvelot qui s’en chargera.

    Chemin de ronde.

    En 1967 le portique ferment au nord de la cour entre les deux pavillons classiques (conçu par Le Vau) détruit en 1837-1838 est reconstruit à l’identique.

    En 1990 la brèche dans la courtine ouest qui fut ouverte par l’explosion du 24 août 1944 sera enfin comblée.

    En 1964 le projet de transférer la résidence du président de la République du palais de l’Élysée au château de Vincennes fut évoqué, mais l’opération fut abandonnée au profit d’autres priorités.

    Le service historique de l’armée de terre, ainsi que celui de l’armée de l’air trouveront leur place en 1948, Vincennes devient le troisième lieu de mémoire de France.

    Le donjon Menacé de ruine est fermé en 1995, il ouvre à nouveau avec ses 

    appartements royaux au public en 2007

    La chapelle royale a également subi une importante restauration en 2008-2009 suites à la tempête de 1999.

     

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  •  belles photos du Taj Mahal - Le bâtiment le plus photographié au monde

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    Photos du Taj Mahal: Le Taj Mahal est l'un des bâtiments les plus photographiés au monde. Bien qu’il ne fasse aucun doute qu’un bon photographe peut obtenir une superbe photo du Taj Mahal de l’avant, de la manière traditionnelle, les photographes montrent également qu’il est possible d’obtenir des images uniques et originales du bâtiment en changeant tout. des angles au moment de la journée pour la post-production. Nous pensons que cette collection montre la variété de belles photos du Taj Mahal. J'espère que vous aimerez ces images ou images du Taj Mahal.

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    Taj Mahal Photos : The Taj Mahal is one of the most photographed building in the world. While there is no doubt that a good photographer can get a great shot of the Taj Mahal from front on in the traditional way it is photographed, many photographers also show that it is possible to get some unique & original images of the building by changing everything from the angles to the time of day to post production. We think this collection shows the variety of beautiful Taj mahal photos. i hope you will like these taj mahal images or pictures.

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  • 5 églises (presque) aussi impressionnantes que Notre-Dame

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    La Sainte-Chapelle, dite aussi Sainte-Chapelle du Palais, est une chapelle palatine édifiée sur l’île de la Cité, à Paris, à la demande de saint Louis afin d’abriter la Sainte Couronne d’épines, un morceau de la Vraie Croix, ainsi que diverses autres reliques de la Passion qu’il avait acquises à partir de 1239

    5 églises (presque) aussi impressionnantes que Notre-Dame

    Au delà d’avoir amputé l’un de nos plus beaux joyaux culturels de son toit et de sa flèche, le feu nous prive aussi tout simplement de visiter Notre-Dame pour les années à venir, et c’est bien regrettable compte tenu de la beauté et de la majestuosité des lieux. Bien heureusement, notre capitale regorges d’édifices religieux tout aussi impressionnants, dont voici un tour d’horizon.

    Saint-Eustache

    Après l’incendie dévastateur de Notre-Dame de Paris, c’est à Saint-Eustache qu’a été célébrée la

    fameuse messe de Pâques cette année. C’est d’ailleurs l’une des seules églises parisiennes à pouvoir assumer pour un temps la statut de « remplaçante de Notre-Dame » pour un tel évènement, et pour cause, l’église Saint-Eustache de Paris affiche des dimensions hors-normes mais pas que… Joyau architectural, elle abrite de nombreux trésors allant de Rubens à Keith Haring

    5 églises (presque) aussi impressionnantes que Notre-Dame

    Église Saint-Eustache
    146, rue Rambuteau, Paris 1

    Saint-Louis-des-Invalides

    À la fin de la construction de l’Hôtel des Invalides, le roi Louis XIV amorça la construction en annexe d’une église destinée aux soldats. Quelques années plus tard, en 1679, Saint-Louis-des-Invalides ouvrira ses portes et il y sera tenu une messe quotidienne obligatoire pour les forces armées. Aujourd’hui et depuis le premier Consul, on peut apercevoir un bon nombre de bannières et de drapeaux pris à l’ennemi, suspendus aux voutes.

    5 églises (presque) aussi impressionnantes que Notre-Dame

    Cathédrale Saint-Louis-des-Invalides
    Paris 7

    Saint-Sulpice

    Nichée dans le quartier de l’Odéon, l’église Saint-Sulpice surplombe la place éponyme et représente souvent le point de départ ou d’arrivée des visiteurs du quartier de Saint-Germain-des-Près. On y passe volontiers pour admirer les nefs majestueuses, s’y recueillir ou bien y découvrir les points d’intérêts remarquables, à l’image du cadran solaire ou de la chapelle des Saint-Anges, qui abrite trois chefs-d’œuvres d’Eugène Delacroix à elle-seule.

    5 églises (presque) aussi impressionnantes que Notre-Dame

    Église Saint-Sulpice
    2, rue Palatine, Paris 6

    Saint-Paul Saint-Louis

    Tout comme Saint-Sulpice, l’église Saint-Paul Saint Louis à la chance d’accueillir un tableau de Delacroix parmi un bon nombre d’autres trésors. Première église de Paris à adopter le style baroque, elle influencera la construction de bien d’autres édifices, notamment par son dôme qui fait office de puits de lumière important. L’église Saint-Paul Saint-Louis est un véritable incontournable, si vous êtes de visite dans le Marais.

    5 églises (presque) aussi impressionnantes que Notre-Dame

    Église Saint-Paul Saint-Louis
    99, rue Saint-Antoine, Paris 4

    La Sainte Chapelle

    En tant que voisine de Notre-Dame, la Saint-Chapelle se partage l’Île de la Cité avec la cathédrale mythique mais a toujours un peu vécu dans l’ombre de cette dernière… Elle mérite néanmoins tout autant la visite, notamment pour ses 618 mètres carrés de vitraux, qui en font assurément un lieu saint à part. Construite originellement pour accueillir les reliques de la passion du Christ, son architecture suit le modèle gothique est en est aujourd’hui une référence.

    5 églises (presque) aussi impressionnantes que Notre-Dame

    Sainte-Chapelle
    8, boulevard du Palais, Paris 1

     

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  • La Casa Milà...Surnommée " La Pedrera 

    La Casa Milà...Surnommée " La Pedrera  Elle figure sur la Liste Du patrimoine mondial De L'UNESCO.

    La Casa Milà (en catalan, « maison Milà » Écouter la prononciation), surnommée ironiquement « La Pedrera » (en catalan et en espagnol, « la carrière de pierre »), est un édifice de Barcelone, érigé entre 1906 et 1910 par l'architecte catalan Antoni Gaudí.

    La Casa Milà, conçue comme un hôtel particulier, est généralement classée comme œuvre monumentale du modernisme catalan de la première décennie du XXe siècle, dont Gaudí était le chef de file. Ce fut l'avant-dernier projet conduit par l'architecte qui utilisa ici ses techniques clefs : l'inspiration naturaliste et l'arc caténaire.

    Malgré l'opposition répétée du conseil municipal à l'édification de ce bâtiment en dehors des limites du plan Cerdà et les moqueries des Barcelonais, la Casa Milà fait partie, un siècle après sa construction, des lieux emblématiques de la ville et des dix sites les plus touristiques de Barcelone. Elle figure sur la Liste Du patrimoine mondial De L'UNESCO.

    Façade

    La Casa Milà...Surnommée " La Pedrera  Elle figure sur la Liste Du patrimoine mondial De L'UNESCO.

    La Casa Milà possède trois façades : une sur le Passeig de Gràcia, une sur la rue de Provence, et une autre en chanfrein, suivant le schéma habituel de l'Eixample projeté par Cerdà.

    Cependant, elles présentent une continuité formelle et stylistique de par leur forme sinueuse et ondulée, ressemblant ainsi à un rocher modelé par les vagues de la mer.

    Les renfoncements et parties saillantes impriment un dynamisme à l'ensemble, donnant une sensation de mouvement, augmentée par un jeu d'ombres et de lumières en constant changement selon l'heure du jour et la position du spectateur.

    En plus de la forme ondulante des murs de la façade, la présence de trente-trois balcons en fer forgé, d'une forme originale inspirée des algues marines, change l'ensemble en une œuvre d'art immense presque sculpturale.

    La majorité des rambardes ont une forme abstraite, bien qu'on rencontre quelques détails ponctuels comme une colombe, un masque de théâtre, une étoile à six pointes, diverses fleurs et l'écu catalan37.

    Les trois façades, de trente mètres de hauteur, sont munies de cent cinquante fenêtres, utilisant des solutions structurales, des formes et des tailles différentes.

    Les fenêtres supérieures étant plus grandes, elles reçoivent plus de lumière. La pierre utilisée pour leur construction provient de deux endroits différents :

    Celle de la partie inférieure, la plus dure, vient de Garraf ; celle de la partie supérieure provient de Vilafranca del Penedès.

    L'ensemble donne un rendu blanc crème, aux tonalités variantes selon la lumière incidente. La texture rugueuse de la pierre confère à l'ensemble un aspect organique38.

    La Casa Milà...Surnommée " La Pedrera  Elle figure sur la Liste Du patrimoine mondial De L'UNESCO.

    La Casa Milà Monuments Espagne

    La façade du chanfrein mesure 20,10 m de long. C'est la façade centrale, et par conséquent la plus renommée de l'édifice.

    Elle héberge une des deux portes d'accès, flanquée de deux grandes colonnes habituellement appelées « pattes d'éléphants » qui soutiennent la tribune de l'appartement principal, celui du couple Milà.

    Pour l'ensemble porte-tribune, Gaudí semble s'être inspiré de l'œuvre d'un architecte baroque madrilène, Pedro de Ribera, dont il reprit des traits de la période classique40. Une lucarne fournit de la lumière à la tribune, en dessous de laquelle se trouve une coquille sculptée.

    Dans la partie supérieure de la façade, on peut apercevoir une rose en relief et l'initiale « M » de Marie, qui aurait dû être la base d'une sculpture de la Vierge et des archanges mais qui n'a pas été réaliséenote 11.

    La Casa Milà...Surnommée " La Pedrera  Elle figure sur la Liste Du patrimoine mondial De L'UNESCO.

    Sur les deux parties latérales supérieures du chanfrein se trouvent les mots « Gratia » et « Plena » de l’Ave Maria41.

    La façade de la rue de Provence est la plus étendue avec 43,35 m de long ; elle comporte une porte d'accès à l'édifice. Orientée vers le sud-est, elle reçoit de la lumière presque toute la journée : Gaudí l'a donc dessinée avec plus d'ondulations que les deux autres façades, ajoutant quelques balcons plus sobres pour créer plus d'ombres.Dans la partie supérieure on peut voir les mots « Dominus » et « Tecum » provenant également de l'Ave Maria42.

    La façade arrière donne sur le patio du pâté de maisons formé par le Passeig de Gràcia et les rues de Provence, du Roussillon et de Pau Claris.

    La Casa Milà...Surnommée " La Pedrera  Elle figure sur la Liste Du patrimoine mondial De L'UNESCO.

    Elle n'est généralement pas visible pour le public, seuls les riverains y ont accès. Elle mesure 25 m de long pour une superficie de 800 m2.

    Plus sobre que la façade principale, elle présente cependant la même forme ondulatoire, avec un déphasage entre les différents appartements...

    Qui forment les entrées et sorties, imitant la houle, ainsi que quelques grandes terrasses permettant le passage de la lumière grâce à des rambardes en fer au dessin léger en forme de losange.

    Cette façade est recouverte de ciment et de chaux de couleur marron rougeâtre43.

    Style

    La Casa Milà...Surnommée " La Pedrera  Elle figure sur la Liste Du patrimoine mondial De L'UNESCO.

    vec sa façade qui rappelle le mouvement de la mer, ce bâtiment, appelé communément « La Pedrera », est l'une des plus célèbres réalisations de Gaudí. La visite permet de découvrir cette facette...

    La Casa Milà, par son originalité, sa singularité structurale et conceptuelle, mélangeant tant les éléments architecturaux qu'ornementaux, est difficilement classable dans un style artistique déterminé.

    L'attribution au modernisme est essentiellement générique, étant donné la relation étroite de Gaudí avec ce mouvement ; attribution admissible en raison du contexte social et culturel de l'époque.

    Cependant, stylistiquement, la Casa Milà serait proche d'un certain naturalisme organique, si bien que pour certains chercheurs elle s'apparente à de l'expressionnisme.

    Ces deux mouvements esthétiques apparemment incompatibles peuvent être exploités par l'artiste dans une seule œuvre. Selon Rojo Albarran, « la Pedrera possède une caractéristique en quelque sorte géologique, mais perturbée65 ».

    Source D'inspiration

    La Casa Milà...Surnommée " La Pedrera  Elle figure sur la Liste Du patrimoine mondial De L'UNESCO.

    City Guide Barcelone Casa Mila Espagne

    La forme des cheminées fut souvent reproduite lors d'hommages à Gaudí, comme sur les soldats romains du groupe de Sainte Véronique, sur la façade de la Passion de la Sagrada Familia, réalisés par le sculpteur Josep Maria Subirachs.

    Le directeur de cinéma George Lucas s'est inspiré des œuvres de Gaudí pour les casques des soldats impériaux et de Dark Vadordans la saga Star Wars66. En outre, ces éléments iconographiques furent choisis pour élaborer les statuettes des prix Gaudí, récompense décernée chaque année par l'Académie du cinéma catalan67.

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    Bâtiment d'Antoni Gaudí

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    Modernisme catalan

    Œuvres architecturales d’Antoni Gaudi

     

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