• Château de Vaux-le-Vicomte, si Vaux m'était conté

    Par Détours en France

    Curieux destin que celui de ce palais de Vaux-le-Vicomte, où s’est déroulée une terrible lutte de pouvoir entre un homme d’affaires ami des arts, un ministre jaloux et un jeune roi qui se cherchait encore. Château de Vaux-le-Vicomte, si Vaux m'était conté

    Afin de modifier le petit château acheté en 1641, le surintendant des finances de Mazarin, Nicolas Fouquet, fait travailler à l’unisson un architecte, un peintre décorateur et un jardinier paysagiste. Le résultat est à la hauteur de ses ambitions… lesquelles le mèneront à la geôle. Une perspective de plus de trois kilomètres, de l'eau comme s'il en pleuvait (une rivière à même été détournée), quelques surprises... et la théâtralité propre aux jardins à la française.

    L'histoire d'un homme

    Le 17 août 1661, le surintendant Fouquet reçoit dans son nouveau palais de Vaux-le-Vicomte le jeune roi Louis XIV. Le château vient de sortir de terre et la fête est grandiose : le roi mange dans de la vaisselle en or massif, le feu d’artifce est signé du magicien torelli, on sert du cho colat aux 600 invités, Molière et Lulli signent leur première collaboration… on connaît la suite : ulcéré par tant de luxe ostentatoire, Louis XIV fait arrêter Fouquet quinze jours plus tard et incarcérer pendant vingt ans.

    Ces amours portant une corbeille, attribués à Philippe de Buyster, illustrent les marmousets.

    Le surintendant a sousestimé la jalousie de colbert, son grand rival, et n’a pas compris qu’avec Louis XIV commence la monarchie absolue, qui ne soufre pas qu’on lui fasse de l’ombre. Vaux sera rendu à madame Fouquet dix ans après. entre-temps, Louis fera bâtir un château à sa propre démesure. Impressionnant ? Non. Vaux n’est pas Versailles. Il est élégant, charmant, séducteur. Il n’impose pas, il envoûte.

    Malgré les mésaventures, aujourd’hui, Vaux a retrouvé toute sa superbe et continue d’éblouir. L’ensemble est certes envoûtant, mais la façade est classique : entrée solennelle, hautes fenêtres et toiture dont la coupole centrale vient rompre la sévérité.

    Posé sur un socle entouré d’eau, il domine 33 hectares de jardins à la française : une mise en scène signée Le Vau, Le nôtre et Le Brun. Car Fouquet, en esthète avisé, a su s’entourer des plus grands. La façade est classique, ponctuée de hautes fenêtres, l’entrée solennelle sous son fronton ; quant à la toiture, son rythme sévère est allégé par la belle coupole centrale. Pour un peu, on s’attend presque à être reçu par Fouquet en personne sur les marches de son palais.

    Visite guidée

    Le Grand salon

    Après avoir franchi le vestibule, on atteint le Grand salon, placé sous la coupole. Il est ovale : une innovation pour l’époque, qui préférait les galeries. L’idée est directement inspirée par le baroque italien. La décoration prévue par Le Brun n’est pas achevée, Fouquet ayant été arrêté avant. Mais la famille Vogüé, actuelle propriétaire des lieux, ne désespère pas d’y parvenir un jour, car elle en possède les dessins, signés de Le Brun.

    Le plafond en rotonde du Grand Salon, ovale, est resté inachevé : Le Brun y avait prévu une voûte -la première pour un édifice privé - célèste sur le thème du "palais du Soleil". Les sculptures portant un emblème en médaillon représentent le zodiaque et les saisons.

    Les appartements du Roi

    À gauche du Grand Salon, les appartements du Roi : comme il était d’usage à l’époque, les châtelains devaient réserver leur plus belle chambre à leur souverain de passage. Fouquet n’a pas lésiné sur les moyens : la chambre du roi resplendit sous les ors et un portrait de Louis XIV satisfait aux règles des usages à l’époque.

    Au plafond de la chambre du Roi, une peinture de « La Vérité soutenue par le Temps » symbolise l’histoire de Fouquet, tandis que les voussures gauche et droite figurent la puissance du roi et sa « haute valeur ».

    Mais regardez bien le plafond, peint par Le Brun comme il se doit : sous la corniche, une frise de palmettes et… de petits écureuils ! Fouquet l’avait choisi comme emblème, non pour le panache, mais parce qu’en patois local, écureuil se dit : « fouquet ». Même chez le roi, Fouquet montre qu’il est quand même chez lui ! L’ancienne antichambre a été transformée en bibliothèque : fin lettré, Fouquet possédait près de 27 000 volumes, dont de rares manuscrits persans.

    Les pièces d'apparat

    Situées à droite du Grand Salon, l'on y retrouve l’impertinent rongeur dans le salon d’Hercule : sur une tapis serie récemment restaurée il fgure en bonne place, recouvrant la couleuvre, emblème de son rival colbert. 

    Le saviez-vous ?

    Le premier étage est celui de la famille Fouquet. Monsieur et madame ont chacun leur appartement. À noter : la chambre du surintendant est la seule du château à avoir conservé son décor d’origine, avec entre autres une magnifque tapisserie des Gobelins.

    1- "Un portrait de Louis XIV préside au-dessus de la cheminée de la bibliothèque. Les meubles de cette pièce datent du XVIIIe siècle, le Roi l'ayant vidée de ces meubles après avoir fait emprisonner son propriétaire. On peut aussi apercevoir le plafond à voussures, caractéristique de toutes les pièces de réception du château. Il est l'œuvre du peintre Charles Le Brun." (Internaute)
    2 - L'une des salles d'apparat qui ne manque pas de luxe et de décorations...

    Le château comptait autrefois 150 tapisseries : Le Brun avait créé, dans le village proche de Maincy, un atelier qui, après l'arrestation de Fouquet, déménagea à Paris et devint... la manufacture des Gobelins. 
    Autre sujet d’émerveillement : les plafonds, toujours de Le Brun, comme celui du salon des neuf Muses, un de ses chefs-d’oeuvre.

    La coupole

    « À Vaux, on montre tout, du soussol au plafond. » alexandre de Vogüé vous recommande vivement la visite de la coupole. L’occasion d’admirer la charpente, un chef-d’oeuvre à elle toute seule. Les travaux de la toiture viennent d’être terminés : ils ont nécessité un échafaudage de 110 tonnes, sur 40 mètres de haut et 50 de large, et la pose de 1 750 000 ardoises à l’aide de 1,5 tonne de clous en cuivre. De quoi donner le vertige !

    Façade Sud, sur l’avant-corps central, alliance des ordres dorique et ionique, les statues féminines (Clémence, Justice, Renommée…) côtoient des écureuils (« fouquet » en patois local).

    « Les travaux ont été financés à moitié par la famille. Il a fallu vendre quelques trésors de la bibliothèque », rappelle alexandre : entre autres Le Cabinet du Roi (1723-1727), vingt et un volumes célébrant le règne du roi-soleil et illustrés par les plus grands de l’époque, une des plus belles ventes aux enchères de sotheby’s. Indirectement, Louis XIV a contribué à l’embellissement du château de celui qu’il ruina : un juste retour des choses !

    Un tour sous les combes

    Vous voilà sous les toits, grimpez encore une volée de marches pour atteindre le lanternon. La vue sur les jardins est merveilleuse. « Il faut bien comprendre que les jardins ont été conçus pour être une pièce supplémentaire du château, souligne alexandre. Il y a une véritable harmonie entre les deux, et les jardins ne sont pas du tout à négliger, même après deux heures de visites au château. »

    1- Vous devrez emprunter cet escalier en colimaçon afin d'atteindre les toits où une magnifique vue sur les jardins vous attend.
    2 - Un grenier dans un château ?
    3- Surgissant des toits, ces pinacles sont inspirés de l’architecture italienne.

    Encore moins cette année, qui célèbre les 400 ans de la naissance de Le nôtre. Détail amusant : le lanternon est couronné par une pomme de pin où fgure l’écureuil de Fouquet. Quo non ascendet ?, « Jusqu’où n’est-il pas monté ? »

    Des trésors éparpillés

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    L’association Les Amis de Vaux-le-Vicomte compte 2 500 adhérents. Depuis trente ans, elle oeuvre pour retrouver, partout dans le monde, des pièces de mobilier, objets d’art, documents qui ont appartenu à Vaux ou ont trait à son histoire.

    Parmi les trésors désormais exposés au château, un portrait de madame Fouquet signé Le Brun, des lettres adressées à d’Artagnan sur la détention du surintendant à Pignerol, un rarissime manuscrit de La Fontaine. Et, cette année, la huitième tapisserie de la collection Barberini, retrouvée aux États-Unis.

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  • Le château de Montfaucon

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    Classées Monument historique en 1976, les ruines du château de Montfaucon furent rachetées en 1984 par la commune. Elles font depuis l'objet de chantiers de fouilles et de restauration. Elles sont le lieu d'une agréable promenade dominicale depuis le village de Montfaucon avec de belles vues sur la vallée du Doubs.

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    La porterie (côté externe)

     

    Ce serait Conon de Montfaucon qui aurait construit le premier château à cet endroit aux alentours de 1040. Ce premier seigneur de Montfaucon était le vassal du comte Renaud 1er de Bourgogne et de l'archevêque de Besançon, Hugues 1er de Salins. Richard de Montfaucon, mort en 1148, épousa la comtesse Sophie, l'héritière du comte de Montbéliard. Les Montfaucon-Montbéliard devinrent au XIIe et XIIIe siècle une des familles les plus puissantes du comté de Bourgogne et de Montbéliard. Le château fut reconstruit par Amédée de Montfaucon (1228-1280). Son fils Gauthier dut, en 1300, faire un emprunt auprès de l'archevêque de Besançon pour finir les travaux de son père.

     

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    L'église

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    Le presbytère avec un pressoir et une cave voutée

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    L'accès à la cave

     

    Au cours du XIIIe siècle, un bourg fortifié s'établit sur la crête rocheuse au pied du château. Une église desservant ce bourg est attestée en 1311. Le bourg restera habité jusqu'au XIXe siècle où le village actuel prit le relais.


    La falaise soutenant le donjon

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    L'entrée du château

     

    En 1467, Charles le Téméraire devint duc de Bourgogne (dont la Franche-Comté faisait partie). Il chercha à unifier un grand territoire allant jusqu'à la mer du Nord en passant par l'Alsace et la Lorraine. Il s'en suivit une guerre avec le roi de France, Louis XI. En 1468, Louis XI fut fait prisonnier par Charles le Téméraire qui lui imposa, pour sa libération, la signature d'un traité en sa faveur. Les Helvètes inquiets de ce puissant voisin lui déclarèrent la guerre en 1476. Avec leurs alliés, ils battirent les bourguignons lors des batailles de Grandson et de Morat, ce qui leur permit d'occuper une partie du duché de Bourgogne. Charles le Téméraire mourut en 1477 avec pour seule héritière sa fille Marie. En vertu de la loi salique (les femmes ne peuvent hériter), Louis XI annexa alors la Bourgogne au royaume de France. Les nobles de Franche-Comté refusant cet état de fait se révoltèrent. Entre 1478 et 1480, les troupes françaises ravagèrent en représailles la Franche-Comté. En 1479, le château fut occupé par les troupes françaises qui démilitarisent le site. Le château devint alors le centre administratif de la région. Le site est un des rares châteaux qui ne fut pas démantelé par le roi de France Louis XI au cours de cette guerre. Marie de Bourgogne décéda en 1482 à 25 ans d'une chute de cheval en laissant comme seule héritière sa fille Marguerite. Par le traité d'Arras, conclu en 1483 entre Louis XI et Maximilien d'Habsbourg, Marguerite fut promise au Dauphin, Charles VIII, apportant ainsi la Franche-Comté en dot au royaume de France. En 1488, Charles VIII épousa Anne de Bretagne en rejetant Marguerite. Outré par cette trahison, Maximilien s'engagea en une reconquête militaire de la Franche-Comté. Triomphant en 1493 à la bataille de Nans-sous-Sainte-Anne, Maximilien ramena la Franche-Comté sous la domination des Habsbourg.

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    La basse cour du côté est du château

     

    Au cours du XVe siècle, le château passa, par héritage, aux mains de la famille de Chalon-Arlay, princes d'Orange. Ils en restèrent les propriétaires jusqu'à la Révolution française en 1789. En 1552, l'église paroissiale du bourg fut détruite par un incendie. Les paroissiens obtinrent alors l'autorisation de l'archevêque d'utiliser la chapelle du château pour y célébrer les offices. La guerre de Dix Ans (1634-1644) éprouva grandement la Franche-Comté avec son lot de pillage, de famine et même par une épidémie de peste. Cet épisode de la guerre de Trente Ans spécifique à la Franche-Comté opposa le royaume de France (Richelieu et Louis XIII) aux Habsbourg pour la possession du Comté de Bourgogne. Elle se solda par une chute brutale de la population de la région. À l'issue de cette période de désolation, le château fut laissé à l'abandon.

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    Mur de fortification du bourg

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    Mur de fortification du bourg

     

    Ces photographies ont été réalisées en février 2020.

     

    Y ACCÉDER:

    L'accès au château est fléché depuis le village de Montfaucon. Les voitures sont priées de se garer sur les parkings près de la mairie. L'accès au château se fait à pied (environ 20 min).

     

    Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont données sans garantie. Elles correspondent au chemin emprunté lors de la réalisation des photographies. Elles peuvent ne plus être d'actualité. L'accés au lieu se fait sous votre seule responsabilité.

    Si vous constatez des modifications ou des erreurs, n'hésitez pas à m'en faire part.

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  • La cathédrale de Coutances

    La cathédrale de CoutancesLa cathédrale de Coutances

    En voyant la cathédrale de Coutances, Vauban se serait exclamé "Quel est le fou sublime qui osa lancer dans les airs pareil monument ?". Monument que les Coutançais surnomment "la cathédrale de fierté".

     

    La première église de Coutances fut érigée en 430 par Saint-Ereptiole à la place d'un temple gallo-romain. Saint-Ereptiole en fut le premier évêque. Cette église fut pillée et détruite par les Normands en 866 obligeant l'évêque à se réfugier à Rouen. L'évêque Robert (1026-1048) entreprit la reconstruction avec l'aide financière de Tancrède de Hauteville, un Normand, fondateur du Royaume de Sicile. La nouvelle église fut achevée par son successeur, Geoffroy de Montbray, évêque de 1049 à 1093. Elle fut consacrée en 1057 par l'archevêque de Rouen en présence de Guillaume le Conquérant. Il s'agissait alors d'une nef flanquée de deux tours octogonales. Le transept était surmonté d'une tour lanterne et le chœur était muni de bas-côtés. Cet édifice fut ébranlé par un tremblement de terre en 1091.

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    La cathédrale de style roman fut reconstruite en style gothique à partir de 1180. Les travaux débutèrent par le remaniement des tours. La reconstruction de la nef, des bas-côtés, de la façade ouest et des deux tours octogonales se fit par un réhabillage des murs alors que le chœur, le transept et la tour lanterne furent reconstruits à neuf. La reconstruction du transept eut lieu entre 1208 et 1225, celle du chœur entre 1220 et 1238, et celle de la nef entre 1220 et 1235. En 1223, l'évêque Hugues de Morville (1208-1238) fit ériger les chapelles de Saint-Georges et de Saint-Thomas-Becket. En 1228, furent débutés les travaux des porches sud et nord-ouest. Les débuts des travaux de la façade furent entamés en 1251. En 1270, l'évêque Jean d'Essey (1251-1274) fit construire des chapelles entre les contreforts nord de la nef. L'évêque Robert d'Harcourt (1291-1315) fit de même au niveau des contreforts sud.

    cathedrale 27La cathédrale de Coutances

    Au début du XIVe siècle fut construite la chapelle axiale, la Circata, dédiée à la Vierge Marie, dans le prolongement du chœur. Le siège de la ville par Geoffroy d'Harcourt en 1358 provoqua des dégâts sur la cathédrale. L'évêque Sylvestre de la Cervelle releva les murs et les colonnes détruites. Les guerres de Religion et la Révolution française firent disparaitre une grande partie des décors sculptés de la cathédrale. Le clocheton de la tour sud-ouest s'effondra en 1647. Les derniers outrages de la part des hommes qu'eut à subir la cathédrale furent les bombardements américains en 1944 lors des combats de Normandie. Le portail sud et la toiture en furent endommagés.

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    La croisée du transept

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    Le choeur

     

    La cathédrale de Coutances possède une nef constituée de six travées voutées en berceau. Cette nef est longue de 38,70 m et haute de 21,90 m. À la croisée du transept, quatre piliers de 15 m de circonférence supportent le poids de la tour lanterne. Celle-ci de section carrée devient octogonale au premier niveau. Elle est haute de 57,40 m. Le croisillon sud du transept constitué de deux travées possède un puits construit au XIe siècle et restauré en 1915. Cette chapelle du puits est prolongée du côté sud par la chapelle Saint-Jean. Elle contient également un caveau des "reliques".

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    Le puits du XIe siècle

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    Le chœur de trois travées est un peu plus large que la nef. Il est entouré d'un déambulatoire desservant une série de chapelles. La chapelle axiale, la Circata, fut polychromée au cours du XIXe siècle. Les vitraux qui l'ornent content la vie de la Vierge Marie.

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    La chapelle axiale, la Circata.

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    La cathédrale est longue de 95,17 m et est large de 33,70 m. Les flèches des tours de la façade culminent à 77 m.

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    Ces photographies ont été réalisées en juillet 2017.

    Y ACCÉDER:

    La cathédrale est située au centre-ville de Coutances.

     

    Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont données sans garantie. Elles correspondent au chemin emprunté lors de la réalisation des photographies. Elles peuvent ne plus être d'actualité. L'accés au lieu se fait sous votre seule responsabilité.

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  • L'abbaye d'Ambronay

    Les locaux de l'abbaye d'Ambronay furent restaurés après la 2e Guerre mondiale et accueillent tous les ans en octobre/novembre, depuis 1980, un festival mondialement connu de musique ancienne et baroque.

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    Les origines de l'abbaye d'Ambronay se perdent dans la nuit des temps. D'après la légende, un moine irlandais aurait fondé ici une abbaye de moniale. Plus vraisemblablement, l'abbaye fut fondée par saint Barnard (officier de Charlemagne) en 797. Une bulle du Pape Léon IX, datée de 1051, stipule que l'abbaye ne dépend que du Vatican et bénéficie d'une totale souveraineté. Elle est soumise à la règle de saint Benoit.

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    En 1282, l'abbé Jean 1er de la Baume plaça l'abbaye sous la protection du comte Philippe 1er de Savoie. Les revenus de l'abbaye furent partagés pour moitié pour le comte et pour l'autre moitié pour l'abbé. Cette décision contribua à déclencher la guerre entre la Savoie et le Dauphiné en 1283. De fin août au 13 septembre 1305, l'abbaye fut assiégée par les troupes dauphinoises soutenues par l'archevêque de Lyon et le sire Louis de Villars. Le comte de Savoie y fit construire entre 1310 et 1312 deux tours reliés par une courtine. La tour des archives, principalement défensive, possède une partie inférieure évasée formant un glacis très efficace contre les assiégeants. En même temps, cette partie évasée consolide la tour construite sur un sol humide et instable. À l'origine, cette tour ne possédait pas d'escalier, l'accès aux étages se faisait par des échelles.

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    La tour des archives

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    La tour dauphine

    Les moines ayant délaissé la vie en communauté, l'abbaye est refondée en 1652 par son rattachement à la congrégation de saint Maur. À cette occasion, les bâtiments sont entièrement rénovés. La Révolution française sonne le glas pour les moines. En 1791, l'abbatiale devint Temple de la Raison. Les bâtiments de l'abbaye sont transformés en grange, école, garnison, logements et même en prison. Celle-ci accueillera des contre-révolutionnaires jusqu'en 1798. L'abbatiale devint par la suite église paroissiale d'Ambronay. L'église saint Nicolas, qui était érigée sur le parvis actuel de l'abbatiale, sera démolie en 1806. L'abbatiale Notre-Dame sera classée Monument historique en 1889.

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    Le cloitre

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    Les bâtiments de l'abbaye accueillirent, en 1839, le bureau de bienfaisance de la commune. En 1921, une fromagerie s'y installa et en 1944, l'aile sud servit de garnison à un régiment des forces aériennes de la France Libre. L'ensemble des bâtiments sera rénové après la 2e Guerre mondiale. En 1980 fut créé le festival de musique ancienne et baroque. Depuis il y a lieu tous les ans en octobre/novembre. Depuis 2003, l'abbaye est devenue un centre culturel de rencontre (lieu de concert, conférence, exposition, etc.). Une nouvelle campagne de restauration est financée par le conseil général depuis 2008.

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    Le plafond de l'escalier d'accès au 1er étage du cloitre

     

    L'abbatiale Notre-Dame de l'Assomption possède des fondations du Xe siècle. Les murs sud sont du XVe siècle et ceux du nord du XIIIe siècle. La nef est longue de 60 m, large de 16 m et haute de 17 m. Elle est flanquée de deux bas-côtés. Le niveau inférieur est percé de grandes arcades posées sur des piles massives. Celles du nord sont carrées et datent du XIIIe siècle. Le côté sud possède des piles rondes et des voûtes d'ogives quadripartites construites au XVesiècle sous les ordres de l'abbé Jacques de Mauvoisin. Le chœur est éclairé par trois baies gothiques avec des vitraux du XVe représentant le thème de la Crucifixion. Elles ont également été commanditées par Jacques de Mauvoisin.

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    L'aile sud de l'abbaye

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    L'aile sud du côté de la tour des archives

     

    Le cloître est le seul en Bresse de style gothique. Il est adossé au bas-côté sud de l'abbatiale. Au centre se trouve un jardin avec un puits. Les galeries basses possèdent des baies à fenêtrages flamboyants. Les galeries supérieures sont voûtées sur croisées d'ogives. Plusieurs clefs de voûte portent les armoiries de l'abbé Étienne de Morel commanditaire des travaux en 1490.

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    Ces photographies ont été réalisées en mars 2015.

     

    Y ACCÉDER:

    L'abbaye d'Ambronay est située au centre-ville d'Ambronay. L'abbatiale est librement accessible.

     

    Les indications pour accéder à ce lieu insolite sont données sans garantie. Elles correspondent au chemin emprunté lors de la réalisation des photographies. Elles peuvent ne plus être d'actualité. L'accés au lieu se fait sous votre seule responsabilité.

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  • Une vie de roi à travers 20 monuments français

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    Palais du Louvre

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Principale résidence des rois et empereurs de France pendant près de 700 ans, le Palais du Louvre est à l'origine un château fort érigé par Philippe Auguste en 1190. Charles V en fit sa résidence royale, lui succèdent François Ier, Henri IV, Louis XIII et Louis XIV qui finalement boudera le Louvre pour Versailles. 

    Château de Fontainebleau en Seine-et-Marne

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    De toutes les demeures royales, le château de Fontainebleau est celui qui aura vu les plus grandes heures de l'histoire de France. Résidence favorite de François Ier, il en fait un véritable palais Renaissance, avec la contribution des plus grands artistes de son temps, que l'on nommera l'école de Fontainebleau. 
    ©  Nestor Robin

    Château de Fontainebleau, l'Escalier du roi

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Fontainebleau, l'Escalier du roi, remanié sous Louis XV, correspondait au XVIe siècle aux appartements de la duchesse d'Étampes, favorite de François Ier. Le décor de stuc et de fresques, réalisé entre 1541 et 1544 par Le Primatice, illustre la vie d'Alexandre le Grand.
    ©  Gérard MIGNON

    Cathédrale Notre-Dame de Reims

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Réalisation majeure de l'art gothique en France, la cathédrale de Reims accueille le baptême de Clovis, consacré par l'évêque saint Rémi en 498. Lieu de sacre des rois des Capétiens, la plupart s'y font couronner.
    ©  Francois Direz

    Château de Chambord en Loir-et-Cher

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Le château de Chambord est né d'un caprice de François Ier et de sa volonté d'éblouir les cours européennes. Avec ses 440 pièces, ses 365 cheminées et son escalier à double révolution à la gloire du roi, le château impressionne par sa démesure.
    ©  Thierry POIBLANC

    Château de Chambord, escalier à double-hélice

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    ŒOeuvre d'art unique au monde, le Château de Chambord déploie son génie avec cet escalier à double-hélice totalement innovateur. Les deux rampes semblent ne faire qu'une et pourtant jamais elles ne se croisent. Autour d'une colonne centrale ajourée, les courtisans pouvaient s'apercevoir d'une hélice à l'autre sans jamais se croiser.
    ©  Gérard Despalles

    Le château d'Amboise

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    C'est le roi Charles VIII qui fit du château d'Amboise un véritable palais royal. Plus tard, François Ier, qui y passa son enfance, organisa de grandioses fêtes et festins et y assouvit sa passion pour l'art. C'est à quelques pas de Chambord, au Clos-Lucé, que Léonard de Vinci passe ses dernières années, invité par François Ier qui le considère comme son "père".

    Le château d'Amboise, salle du conseil

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    La salle du conseil du château d'Amboise, où le roi réunissait son conseil, est un véritable pôle du pouvoir royal. On y voit encore sur les deux imposantes cheminées le blason d'Anne de Bretagne (fleurs de lys et mouchetures d'hermine) et l'emblème de Charles VIII (épée flamboyante ou palmée). Tandis que le plafond est orné des monogrammes de Charles VIII (entrelacs de C) et d'Anne de Bretagne (lettre A). 

    Château de Blois en Loir-et-Cher

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Résidence favorite des Valois à la Renaissance, chacun apporta sa touche à l'embellissement du château de Blois. On doit l'aile Nord-est à Louis XII et l'aile Nord Est, avec son célèbre escalier, à François Ier. Théâtre de nombreux évènements historiques, C'est à Blois que le duc de Guise est assassiné en 1588. 
    ©  Erwan GARGADENNEC

    Château de Blois, Chambre de Henri III

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Richement décorée, la chambre de Henri III du château de Blois est, selon la légende, celle où le duc de Guise a été assassiné en 1588. 

    Château de Versailles dans les Yvelines

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    En 1682, Louis XIV, la Cour et le gouvernement quittent le Louvre et Saint-Germain-en-Laye pour s'installer au château de Versailles. Ancien pavillon de chasse de Louis XIII, l'architecte Louis Le Vau et le jardinier André Le Nôtre le transforment en éblouissante résidence royale.
    ©  Beatrice BOUISSET

    Château de Versailles, Chambre du roi

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Château de Versailles, Chambre du roi - C'est dans ce fastueux décor de brocart d'or et d'argent sur fond cramoisi, exposé face au soleil levant, que Louis XIV dînait au "petit couvert" et qu'avaient lieu chaque jour les cérémonies du "lever" et du "coucher" du Roi. C'est également dans cette chambre que mourut Louis XIV, le 1er septembre 1715, après soixante-douze ans de règne.
    ©  Sarah Dusautoir - Fotolia.com

    Basilique Saint-Denis en Seine-Saint-Denis

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Nécropole royale, la basilique de Saint-Denis est le lieu de sépulture des rois de France depuis le VIIe siècle. De Dagobert Ier à Louis XVIII, ce sont plus de soixante-dix gisants et tombeaux monumentaux qu'abrite la basilique. 
    ©  David Rouault

    Château de Chantilly dans l'Oise

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Résidence princière, c'est Louis II de Bourbon-Condé dit le Grand Condé qui redonna son faste à Chantilly en 1659. Paré du plus beau mobilier, de tableaux de maîtres, il y donnera de somptueuses fêtes ponctuées de feux d'artifice et de festins orchestrés par Vatel. 
    ©  Gérard MIGNON

    L'Abbaye de Royaumont dans le Val d'Oise

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Plus grande abbaye cistercienne d'Île-de-France, l'Abbaye royale de Royaumontest née de la volonté de Louis IX, futur Saint-Louis (1214-1270). Le roi, très pieux, s'implique dans la fondation de cette abbaye et y effectue de nombreuses visites tout au long de son règne, partageant le quotidien des moines.
    ©  Bernard Fosse

    Château de Chenonceau en Indre-et-Loire

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Chenonceau doit tant aux femmes une grande part de son charme, qu'on le surnomme le "château des Dames". Légué par Henri II à sa célèbre favorite, Diane de Poitiers, puis restitué à Catherine de Médicis, devenue Régente du Royaume, cette dernière est à l'origine de l'immense galerie qui surmonte le pont de Diane et qui fait toute l'originalité de l'édifice. 
    ©  MICHEL PAUL CAZENAVE

    Palais impérial de Compiègne dans l'Oise

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Il faut attendre le premier empire pour que Compiègne accède au rang de résidence impériale. Si sous l'ancien régime le château ne servait que pour des haltes le temps d'une partie de chasse, Napoléon Ier, l'impératrice Marie-Louise et le petit roi de Rome y installent leur cour. 
    ©  Gérard Robert

    La Conciergerie de Paris

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Principal vestige de l'ancien Palais de la Cité, la Conciergerie est la résidence et le siège du pouvoir des rois de France du Xe au XIVe siècle. En 1370, Charles V lui préfère le Louvre et la Conciergerie est alors convertie en prison d'état.
    ©  Patrice PLANTUREUX

    Château de Condé dans l'Aisne

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Demeure de princes, le château de Condé à Condé-en-Brie, est le berceau de la famille de Condé jusqu'en 1624, date à laquelle il devient la résidence des Savoie par le mariage de Marie de Bourbon-Condé avec Thomas de Savoie-Carignan. 
    ©  Bruno HANNIQUET

    Chapelle royale de Dreux dans l'Eure-et-loire

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    La chapelle Saint-Louis-de-Dreux a été érigée pour accueillir décemment les sépultures du roi Louis-Philippe Ier d'Orléans et de Marie-Amélie de Bourbon. 
    ©  Jean-Paul Bounine 

    Château de Vaux-le-Vicomte en Seine-et-Marne

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Vaux-le-Vicomte reste l'un des plus beaux châteaux du XVIIe siècle. Commandé par Nicolas Fouquet, surintendant des Finances du Roi, la construction de l'édifice fut dirigée par l'architecte Louis Le Vau. Mais Louis XIV prend ombrage des fastes de Fouquet et le fait arrêter. 
    ©  Norbert LAUTH

    Château de Vaux-le-Vicomte, Chambre du surintendant

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Au premier étage du château de Vaux-le-Vicomte se trouvent les appartements privés de Nicolas Fouquet, composés de trois pièces, l'antichambre, le cabinet et la chambre. La chambre du surintendant est décorée d'une fresque au plafond représentant le Triomphe de la Fidélité, allusion à l'attachement de Nicolas Fouquet au Roi pendant la Fronde.
    ©  Gérard MIGNON

    Château de Loches en Indre-et-Loire

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Domaine royal depuis le XIIe siècle, le château de Loches accueille des hôtes célèbres, notamment Jeanne d'Arc, Anne de Bretagne ou Agnès Sorel. Favorite de Charles VII, elle en fait sa résidence préférée et y meurt en 1450. 
    ©  Jacky MASSAY

    Sainte-Chapelle de Paris

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Sur l'île de la Cité, la Sainte-Chapelle a été construite à la demande de Saint Louisafin d'abriter la Sainte Couronne, un morceau de la Sainte Croix ainsi que diverses autres reliques de la Passion qu'il avait acquises. 
    ©  javarman - 

    Monastère royal de Brou dans l'Ain

    Une vie de roi à travers 20 monuments français

    Le royal monastère de Brou est situé à Bourg-en-Bresse. On doit cet édifice à Marguerite d'Autriche, jeune veuve inconsolable qui décide d'édifier pour son époux défunt, Philippe de Savoie, une église abritant son tombeau. 
    ©  Christian CLAIR

     

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  • Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

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    Au "choeur" de Notre Dame de Paris

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Au début du XVIIIe siècle, c'est aux architectes Jules-Hardouin Mansart et Robert de Cotte que Louis XIV confie le remaniement du choeur de Notre-Dame selon le vœu de son père Louis XIII. Le chœur gothique de la cathédrale laisse alors place à un décor baroque.

     

    La Pietà du choeur de Notre-Dame

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Derrière l'autel de Notre-Dame, la célèbre pietà du sculpteur Nicolas Coustou a été commandée par Louis XIV selon le vœu de son père Louis XIII. La statue de la Vierge éplorée, recueillant sur ses genoux le corps du Christ descendu de la croix, est escortée à sa gauche d'un Louis XIII offrant sa couronne et son sceptre et à gauche d'un Louis XIV en prière.

    A la lueur des cierges

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Comme une invitation au recueillement, la lueur des cierges dans la pénombre de la cathédrale est toujours un moment saisissant. Après sa reconstruction, ce sont quelques 850 bougies qu'il faudra allumer pour rendre hommage à l'histoire tumultueuse de Notre-Dame de Paris.
    ©  Alex Postovski 

    La charpente de Notre-Dame

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Surnommée "la forêt", la charpente de Notre-Dame était la plus vieille charpente de cathédrale du monde. Cette structure en poutres de chênes avait été conçue en 1220. Elle est malheureusement partie en fumée suite à l'incendie du 15 avril 2019.
    ©  T.F.1-PATRICK ROCHE

    La rosace Sud de Notre-Dame

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Les trois rosaces de la cathédrale Notre-Dame de Paris constituent l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la Chrétienté. Sur le transept Sud de la cathédrale, la Rose Sud ou Rose du Midi qui fut offerte par le roi Saint Louis, est consacrée au nouveau testament. Elle ne conserve qu'une partie seulement de ses vitraux d'origine.
    ©  Patrick PERALTA

    La cloche "Bourdon Marie"

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    a plus grosse cloche de Notre-Dame est située dans la tour Sud. Fondu il y a plus de 300 ans, le "Bourdon", tel est son nom, pèse 13 tonnes. Dans la tour Nord, ce sont quatre cloches qui assurent les sonneries quotidiennes tandis que le "Bourdon" ne sonne que pour les grandes occasions.
    ©  Alain Roy

    La clôture du choeur de Notre-Dame

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    C'est un véritable mur sculpté qui séparait l'agitation du déambulatoire de l'intérieur du choeur, consacré à la prière des chanoines. Scénettes représentant l'enfance, l'agonie ou la résurrection du Christ, ces haut-reliefs des XIIIe et XIVe siècles constituent des œuvres majeures de la sculpture gothique.
    ©  Alain Roy

    Le balcon de la Vierge

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Sur la façade principale de la cathédrale, devant la plus petite rosace de l'édifice (elle ne mesure que 9 mètres de diamètre) se détache un groupe sculpté composé de la Vierge à l'Enfant entourée de deux anges. Ces deux statues sont à l'origine d'une polémique sur le travail de Viollet-le-Duc, puisqu'elles sont apparues lors de la restauration de la cathédrale. A l'origine, la Vierge trônait, seule, sur la façade.
    ©  Jean-Pierre MARRO

    Dormition de la Vierge

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Sur la façade ouest, le portail dédié à la Vierge Marie date des années 1210. Les scènes se succèdent sur trois niveaux. Ici, on aperçoit en bas les rois d'Israël et les prophètes qui entourent l'Arche d'alliance, puis la Dormition de la Vierge au niveau supérieur.
    ©  PHILIPPE GUILLEMOT

    Détails architecturaux et boiseries

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Le chœur est entouré de boiseries datant du XVIIe siècle. Des scènes de la vie du Christ y sont notamment représentées.
    ©  bargotiphotography 

    Les gargouilles recouvertes de mousse

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    Les gargouilles permettent de diviser l'écoulement des eaux sur le bâtiment. Elles sont apparues sur la cathédrale en 1225. Leur but est aussi de faire fuir les esprits malins et les démons.
    ©  Svetlana Day 

    L'abside

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire (La suite )

    L'abside (la partie située derrière le chœur de la cathédrale) est soutenue par des arcs-boutants de 15 mètres de portée.
    ©  Eloïse Bollack /

     

     

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  • Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Notre-Dame de Paris a près de neuf siècles d'histoire derrière elle. En l'an 1163, Maurice de Sully, évêque de Paris, pose la première pierre de celle qui sera la cathédrale la plus admirée du monde. Retour sur ses trésors.

    Une nef grandiose

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    L'histoire de la cathédrale Notre-Dame commence en 1163. Maurice de Sully, alors évêque de Paris, propose la construction d'une église-cathédrale dédiée à la Vierge Marie qui s'inscrit dans un grand chantier de réaménagement de la ville de Paris. 

    L'île de la Cité, berceau de Paris

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Nous sommes à la fin du XIIe siècle sous le règne de Philippe Auguste et Paris est alors un centre économique et intellectuel important. La construction de la cathédrale Notre-Dame de Paris sur l'île de la Cité répond à la forte expansion qu'est alors en train de vivre la capitale du royaume capétien. 
    ©  Christiane Pichard

    Des dimensions titanesques

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Ce chef-d'œuvre de l'architecture gothique, à l'histoire mouvementée, fut érigé entre 1163 et 1330. Notre-Dame de Paris s'étend sur 138 mètres de longueur et 48 mètres de largeur. Ses tours s'élèvent jusqu'à 64 mètres au-dessus du sol.
    ©  zefart / 123RF

    L'unique flèche de la cathédrale n'est plus

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    L'unique flèche de la cathédrale, datant de 1860, s’élevait à 90 mètres au dessus du sol était gardée par 4 apôtres dont l'un a les traits de l'architecte Viollet-le-Duc, qui prit en charge la restauration de la cathédrale au XIXe siècle. Elle a été emportée par l'impressionnant incendie qui a ravagé Notre-Dame le lundi 15 avril 2019. Au premier plan, vue sur les contreforts, les pinacles et les gargouilles.

    La façade

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    La façade de la cathédrale se divise en trois niveaux : les portails, la galerie des 28 rois de Juda, et les deux tours, qui ont pour particularité de ne pas être surmontées de flèches.

    La première cathédrale gothique de Paris

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Caractérisée par des arcs brisés et des croisées d'ogive, l'architecture gothique permet à la cathédrale d'atteindre une hauteur considérable. La Renaissance et le retour en force du classique mit cette architecture à l'index. On parla même de détruire la cathédrale. Le mouvement romantique, au XIXe siècle, ainsi que l'ouvrage de Victor Hugo "Notre Dame de Paris", remirent la cathédrale au goût du jour.
    ©  Thomas He

    Jeanne d'Arc

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    A gauche de la nef se dresse une statue de Jeanne d'Arc. La pucelle d'Orléans est représentée en armes, en train de prier.
    ©  NICOLAS MESSYASZ/

    Chef d'œuvre de lumière

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    L'architecture gothique avait la volonté de construire des églises plus vastes qui font entrer plus de lumières. 

    Le grand orgue, miraculé de l'incendie

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Le grand orgue de Notre-Dame n'a pas été ravagé par les flammes lors de l'incendie mais endommagé par l'eau, la poussière et les gravats. Construit au début du XVe siècle, l'orgue a été rénové jusqu'au XVIIIe siècle et est désormais composé de cinq claviers, 109 jeux et près de 8 000 tuyaux.

    Les vitraux

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Les vitraux sont une des merveilles de la cathédrale et heureusement, ils demeurent intacts suite à l'incendie même si la chaleur a sans doute endommagé la coloration des verres. Dans la cathédrale, trois roses attirent particulièrement l'attention. Y sont figurés les saints et la vierge, mais aussi les signes du zodiaque.
    ©  Marco Perger

    Rosace nord

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Merveille architecturale du XIIIe siècle, la rosace du transept nord, consacrée à la glorification de la Vierge, mesure plus de 13 mètres de diamètre. Un record pour l'époque que l'on doit à l'architecte Jean de Chelles. Celle-ci a beaucoup souffert suite à l'incendie, mais demeure intacte.
    ©  Michèle GUILLERMIN

    Un plan en croix latine

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    La cathédrale épouse le plan traditionnel de la croix latine. Le long de la nef, des écrans plats de télévision permettent aux fidèles de suivre l'office quelle que soit leur place dans la foule.
    ©  bargotiphotography

    Le portail central

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Le portail central de la cathédrale mesure 7 mètres de hauteur et évoque le Jugement dernier. On y voit le Christ présidant une cour divine où l'on juge les morts ressuscités. Près de lui, un ange, muni d'une balance, pèse les péchés et les vertus.

    La galerie des rois

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Sous la balustrade de Notre-Dame s'étend la galerie des rois. 28 statues représentent 28 générations des rois de Juda, ancêtres de Marie et du Christ. En 1793, des communards décapitèrent les 28 statues de la galerie, pensant qu'elles représentaient les rois de France. Elles ont été rebâties au 19e siècle à la demande de Viollet-le-Duc.
    ©  max5128 / 

    Portail du jugement dernier

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Partie centrale du portail monumental de la façade occidentale de Notre-Dame, le tympan du Jugement dernier (1220-1230) met en scène le Christ, majestueusement assis sur son trône de gloire, montrant les plaies de ses mains et de son flanc tandis que les deux anges qui l'entourent portent les instruments de la Passion. Sur les linteaux, les morts ressuscitent et sortent de leurs tombes.

    Portail de la Vierge

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Le portail qui se situe au nord des deux autres est consacré à la Sainte-Vierge. Il daterait du XIIe siècle. Cette sculpture représente le couronnement de la Vierge.
    ©  Zvonimir Atletic -

    Saint Denis décapité

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Parmi les grandes statues des piédroits, on trouve ici à gauche un empereur non identifié et saint Denis portant sa tête, entouré de deux anges.
    ©  Wiesław Jarek 

    Une Vierge bien entourée

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Sur le portail de la Vierge, on peut contempler, au-dessus de la Sainte, des prophètes, des rois et des anges.

    Les tours de Notre-Dame

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    C'est en gravissant les 387 marches de la Tour sud de Notre-Dame que l'on a le meilleur point de vue sur les gargouilles, les sculptures chimériques ainsi que sur le bourdon du XVIIe siècle, sans compter que ce n'est pas tous les jours que l'on peut avoir Paris à ses pieds.
    ©  David GUEZ

    Dentelle

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Entre les deux tours de la façade occidentale, le dessin de cette claire-voie atteint la finesse d'une dentelle.

    Chimères fantastiques

    Notre-Dame de Paris, 850 ans d'histoire

    Étranges statues accrochées à la façade de la cathédrale, les chimères, contrairement aux gargouilles, n'ont qu'une fonction purement décorative. Lors de sa restauration au XIXe siècle par Viollet-le-Duc, Notre-Dame se voit ornée de terrifiantes chimères, visant à renforcer l'atmosphère fantastique du Moyen-âge.

     

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  • Égypte : fin de la rénovation de la pyramide de Djoser

    Égypte : fin de la rénovation de la pyramide de Djoser

    La célèbre pyramide de Djoser en Égypte a été inaugurée. C’est l’une des plus ancienne construite de l’histoire du pays. 

    Cette structure vieille de 4 700 ans est située au sud du Caire, dans l’ancienne capitale de Memphis, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    “Ce projet a débuté en 2006, ce qui signifie 14 ans de travaux de restauration passés pour cette grande antiquité. Il a coûté à l‘État plus de six millions d’euros. Le processus de restauration s‘était arrêté de 2011 à 2014, puis nous sommes revenus en force pour le terminer selon les normes de l’UNESCO”, déclare Mostafa Madbouli, Premier ministre égyptien.

     

    “Imhotep a construit ces tombes à partir du calcaire. Aujourd’hui, nous célébrons l’achèvement du projet de rénovation et de restauration des premiers et plus anciens vestiges de pyramides en Égypte”, révèle Khaled al-Anani, ministre égyptien des Antiquités.

    La pyramide fait environ 60 mètres de haut. Ce monument a été construit vers 2700 avant J.-C. par le célèbre architecte Imhotep, au-dessus d’une cavité de 28 mètres de profondeur abritant un tombeau en granit rose.

    “Des pierres sont tombées du plafond funéraire de la tombe, et le toit a été renforcé par des fermes métalliques pour empêcher toute chute de pierres. De plus, le corps de la pyramide lui-même a été renforcé et protégé pendant la période allant de 2006 à aujourd’hui”, explique Sabry Farag, directeur général du site archéologique de Saqqarah.

    Le site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, constitue la première nécropole familiale d‘Égypte, une pratique introduite par le pharaon Djoser.

    Ces dernières années, les autorités ont accru la publicité autour des découvertes archéologiques dans l’espoir d’attirer les touristes qui ont déserté l‘Égypte en raison des troubles liés à la révolte de 2011.

    (Source : Africanews)

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  • Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Édifice élevé au Ve siècle, la Basilique de Saint-Denis devint avec Saint-Louis la nécropole officielle des rois et reines de France. Elle connut de nombreux agrandissements au cours de l'Histoire. Photos, infos pratiques, préparez votre 

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Plus importante oeuvre de l'art gothique, la Basilique de Saint-Denis abrite de nombreux tombeaux royaux de l'Histoire de France depuis la mort de Dagobert en 639 : Louis XII et Anne de Bretagne, François Ier et Claude de France, Henri II et Catherine de Médicis, Clovis Ier et Charles VI. Le cœur de Louis XVII, second fils de Louis XVI et de Marie Antoinette, est abrité sous le médaillon représentant le portrait du jeune roi. Elle est ainsi la dernière demeure de 43 rois, 32 reines et 10 serviteurs de la monarchie. Classée monument national et élevée au rang de cathédrale en 1966, la Basilique de Saint-Denis se visite librement (avec un accès payant) ou avec des audio-guides (moyennant 3 euros). Des visites guidées sont proposées tous les jours de la semaine. Découvrez en images la visite de la Basilique de Saint-Denis :

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    La Basilique de Saint-Denis abrite les orants de Louis XVI, roi de France de 1754 à 1792, et de la reine Marie-Antoinette. Ils furent commandés par Louis XVIII à Edme Gaulle et à Pierre Petitot en 1816, et réalisés en 1830.

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Histoire de la Basilique de Saint-Denis

    C'est à la fin du Ve siècle qu'une église fut élevée par sainte Geneviève, à l'emplacement présumé de la tombe de saint Denis, premier évêque de Paris, décapité en 280. Au VIIe siècle, elle est choisie comme lieu de sépulture par Dagobert et sa famille. Le roi fonde un monastère à sa proximité et elle devient ainsi un important centre mérovingien. En 741, Charles Martel y est inhumé et Saint-Denis devient le premier sanctuaire carolingien. La construction de l'église carolingienne, initiée par l'abbé Fulrad, s'acheva en 775 grâce à l'aide de Charlemagne. L'édifice est alors composé d'une nef à trois vaisseaux et de neuf travées et s'achève par une abside, surélevée en raison de la présence d'une crypte. Cette construction annonce le schéma actuel.

     

    Les transformations de Suger

    L'abbatiale est agrandie à l'est en 832 et est ensuite transformée sous l'impulsion de l'abbé Suger (1081-1151). Il opte pour une façade de type harmonique (comportant deux tours symétriques) : Saint-Denis devint alors le premier exemple de l'utilisation de ce type de façades en Île-de-France. Elle comporte pour la première fois une rose au-dessus du portail central. Des statues-colonnes garnissaient les ébrasements, comme à Chartres, et le trumeau du portail central présente une statue de saint Denis. Le tympan du portail gauche était orné d'une mosaïque, référence aux basiliques antiques. Ces derniers éléments ont aujourd'hui disparu. Suger conçut d'abord une nouvelle crypte, qui englobe les cryptes carolingiennes, donnant au chevet de solides fondations. Dans la partie haute comme dans la crypte, le choeur est entouré d'un déambulatoire ouvrant sur des chapelles rayonnantes. Leur disposition juxtaposée est originale puisque jusqu'ici, dans les grands édifices romans (comme Saint-Sernin de Toulouse ou Saint-Benoît sur Loire), elles étaient séparées par une travée. De plus, à Saint-Denis, chaque chapelle est éclairée par deux fenêtres, alors qu'il y en a traditionnellement une ou trois. Recherchant une légèreté des formes, l'architecte employé par Suger fait appel, dans la partie haute, à une technique naissante : la voûte d'ogives.

    En 1231, on reprit les travaux pour harmoniser entre le choeur du XIIe siècle et les nouveaux éléments. Le choeur de Suger est alors démonté jusqu'aux abaques des colonnes. Ces dernières sont remplacées par des piles plus solides, capables de soutenir une plus forte élévation. On recherche avant tout une grande verticalité. On choisit de faire un transept très large (doubles bas-côtés) pour répondre au besoin de la nécropole royale. Ce transept gothique rayonnant est achevé vers 1260 : l'édifice est consacré en 1281.

    Des agrandissements successifs

    Pierre de Montreuil (l'architecte du croisillon nord de Notre-Dame de Paris) contribua aux travaux, mais n'a probablement pas participé à l'élaboration du projet initial. Après le XIIIe siècle, aucun travail de grande ampleur n'est entrepris sur l'église, à l'exception de l'ajout de chapelles latérales au nord de la nef au XIVe siècle.

    Si Saint-Denis ne parvint pas à arracher à Reims le sacre des rois, elle devint la nécropole officielle des rois. A de rares exceptions près (Philippe Ier, Louis VII et Louis XI) toutes les dépouilles des rois y sont inhumées. Après Saint-Louis, l'église de Saint-Denis est même exclusivement réservée aux couples royaux. Cependant, la règle ne s'applique pas aussi fermement aux reines.

    La guerre de Cent Ans, puis les guerres de religion, entraînèrent un déclin progressif de Saint-Denis. En 1633, la congrégation de Saint-Maur reprit l'abbaye en main ce qui entraîna la reconstruction des bâtiments monastiques au cours du XVIIIe siècle. Quelques modifications interviennent sur la façade entre 1770 et 1785 : le trumeau du portail central est détruit, la mosaïque du portail de gauche est remplacée par des sculptures et les statues-colonnes des ébrasements sont éliminées.

    En 1790, de nombreux pillages ont lieu. Les tombeaux royaux sont profanés. En 1793, l'église est fermée. Un an plus tard, le plomb des dalles de la toiture est fondu, laissant la basilique livrée aux intempéries. Napoléon procéda aux premières restaurations en 1805. En 1816, Louis XVIII ordonna la reconstitution de la nécropole royale. Les ossements des Bourbons sont remis dans la crypte. Une grande phase de restauration commença ensuite en 1833. Mais le projet d'achèvement de la façade occidentale, conçu en 1860, ne sera jamais mené à terme. Néanmoins la basilique était définitivement consolidée. Depuis 1966, la basilique a également le statut de cathédrale.

    Basilique de Saint-Denis : histoire et visite de la nécropole des rois

    Les horaires de la Basilique de Saint-Denis

    Les horaires d'ouverture de la Basilique de Saint-Denis sont très variables en fonction des périodes de l'année. Le dernier accès s'effectue 30 minutes avant la fermeture.

    • Du 2 janvier au 31 mars : 10h-17h15 sauf dimanche 12h-17h15
    • Du 1er avril au 30 septembre : 10h-18h15 sauf dimanche 12h-18h15
    • Du 1er octobre au 31 décembre : 10h-17h15 sauf dimanche 12h-17h15
    • Mardi 12 novembre : Ouverture à 11h15
    • Mardi 26 novembre : Ouverture à 13h 

    Basilique de Saint-Denis : quel tarif ?

    • Tarif plein : 9 euros
    • Tarif réduit : 7 euros (Groupe à partir de 20 personnes et sur réservation, jeunes 18-25 ans hors UE, enseignants non porteurs du Pass Education)
    • Gratuit : moins de 18 ans (hors groupes scolaires), 18-25 ans (ressortissants de l'Union Européenne et résidents réguliers non-européens sur le territoire de l'Union Européenne, personne handicapée et son accompagnateur, demandeur d'emploi sur présentation d'une attestation de moins de 6 mois, Carte Culture - Carte ICOM, enseignants porteurs du Pass Education.

    Le métro le plus proche

    Le métro le plus proche de la Basilique de Saint-Denis est la ligne 13, station Basilique de Saint-Denis, à 100 mètres de distance. Vous pouvez également y accéder par la station du même nom sur le T1 (Tramway 1).

    L'adresse de la Basilique de Saint-Denis

    • 1, rue de la Légion d'Honneur
    • 93200 Saint-Denis
    • Latitude : 48.9355 | Longitude : 2.3598

    Contacts de la Basilique de Saint-Denis

    • Informations générales : 01 48 09 83 54
    • Visites groupes et scolaires : 01 49 21 14 87
    • Contact clergé : 01 48 20 25 44 (également par fax au 01 49 21 14 85 ou par mail à secretariat.estree@wanadoo.fr)
    • Site internet de la Basilique de Saint-Denis
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