• Loup-garou.....fantastique, mythologique etc.

    Loup-garou

    Gravures de Charles Lebrun 1806
    Gravures de Charles Lebrun 1806

    Le loup-garou ou lycanthrope (du grec lycos,”loup” et anthropos, “être humain”): un personnage de légende apparaît dans les folklores de nombreux peuples sous la forme d’un personnage légendaire.  Dans les récits, il est présenté comme un être humain capable de se transformer en loup et d’acquérir les caractéristiques propres à cet animal, notamment sa puissance musculaire, son agilité, sa ruse et sa férocité. (Voir l’article : Voirloups )

     

    Le mythe du loup-garou se caractérise tout d’abord par la métamorphose animale: selon la légende, lors des nuits de pleine lune, les loups-garous se transforment en loups énormes. Dans certaines légendes, ces êtres malfaisants se tiennent debout sur leurs pattes arrière, comme l’être humain. Ils se mettent en chasse et, ne contrôlant plus leurs faits et gestes, peuvent tuer de nombreuses victimes en une seule nuit. Pour s’en protéger, il faut utiliser de l’eau bénite car les loups-garous sont considérés comme des créatures du Diable et ont la même répulsion que les vampires pour les choses sacrées. Il est également possible de les tuer avec une balle en argent ou avec des pieux d’argent.

    La transmission par morsure est une invention récente du cinéma américain, par rapprochement avec le mythe du va

    mpire. Dans la tradition, on peut devenir loup-garou à cause d’une malédiction prononcée par un sorcier ou par un prêtre ou encore, selon une croyance lituanienne, en trinquant (sans le savoir) avec un loup-garou qui prononce une formule de transmission.

    C’est à partir du XVe siècle que les légendes, en Scandinavie, en Russie occidentale et en Europe centrale, font état de l’existence de philtres magiques permettant aux loups-garous de retrouver leur aspect humain.

    De nombreuses légendes font référence aux loups-garous en Scandinavie, où il est appelé vargúlfr (Varg qui signifie Loup et Ulfr qui signifie Homme en langue scandinave. La femme louve a aussi sont nom, vargynjur dont Ynjur signifie Femme.). Dans la Saga d’Egill fils de Grímr le chauve, le grand-père Úlfr fut surnommé Kveld-Úlfr, le loup du soir, car chaque soir il devenait farouche et avait envie de dormir. Egill hérita de cette propriété. Dans la Völsunga saga Sigmundr et Sinfjötli découvrent deux hommes endormis. Des peaux de loups étaient suspendues au-dessus d’eux dans la maison; tous les dix jours, il leur était possible de sortir de ces peaux. Sigmundr et Sinfjötli leur passèrent les peaux de loups et alors, ils ne purent aucunement en sortir, quoiqu’en vérité, ils eussent conservé la même nature qu’auparavant: ils hurlaient comme des loups, chacun d’eux sachant la signification de ce hurlement. Les femmes peuvent aussi se transformer en louve : dans l’Edda poétique (Hárbardhsljódh), vargynjur est la femme-louve que Thórr a molesté.

    En Russie, une légende racontait que des hommes étaient devenus des loups-garous après avoir encouru la colère du diable. Volkodlak : sorte de loup-garous, guerriers de la suite de Iarilo et Vélès, mi-hommes mi-loups selon les croyances des Slaves anciens. Dès la naissance, les volkodlaks (volkodlaki) ont des poils de loup qui leur poussent sur la tête. Le volkodlak s’attaque aux hommes et aux animaux. Dans certains récits, le volkodlak essaie de résister à sa malédiction et arrête de manger de la viande crue. Les transformations s’opèrent de façon volontaire et involontaire (selon les phases de lune ou provoquées par des sons). Les volkodlaks ne vieillissent pas, leurs tissus se régénèrent en permanence, ils sont pratiquement immortels. On peut les tuer avec une balle en argent. Après la mort, le volkodlak pouvait devenir oupyr’ (vampire), alors il fallait lui mettre une pièce de monnaie dans la bouche pour que ça n’arrive pas. Dans d’autres légendes, un homme devenait un volkodlak en revêtant une peau de loup; en ôtant cette peau il redevenait humain.

    Loup-garou Allemand 1722
    Loup-garou Allemand 1722

    En 1692, à Jurgenburg, en Livonie, Thiess témoigna sous serment que lui et les autres loups-garous étaient les chiens de Dieu. Il affirmait qu’ils étaient des guerriers qui étaient allés en enfer en découdre avec les sorcières et les démons. Leurs efforts avaient assuré que le Diable et ses sbires ne transportent pas le grain des dernières récoltes en enfer. Thiess était ferme dans ses affirmations, il disait que les loups-garous en Allemagne et en Russie avaient également combattu les sbires du Diable dans leurs propres versions de l’enfer. Il soutenait que lorsque les loups-garous mouraient, leurs âmes étaient accueillies au ciel en remerciement pour leur service. Thiess avait été finalement condamné à dix coups de fouet pour idolâtrie et croyance superstitieuse.

    Des textes font référence à la lycanthropie dès l’Antiquité : au Ve siècle av. J.-C., Hérodote parle de magiciens habitant les contrées des bords de la mer Noire capables de se métamorphoser à volonté en loups, puis de reprendre leur apparence humaine. Dans la mythologie grecque, Léto, la mère d’Artémis et Apollon, s’est protégée de la colère d’Héra en se transformant en louve. L’écrivain latin Ovide raconte aussi que Lycaon, le roi d’Arcadie, a été puni par Zeus pour son impiété et transformé en loup.

    Dans les Landes, on racontait que pour acquérir ce pouvoir, un sorcier devait se procurer la pèth, une peau de loup offerte par le Diable. Pour cela, il devait se rendre à la croisée de quatre chemins à minuit, et y étendre un drap, qui se transformerait en peau de loup une fois l’aube revenue. Pour un sorcier, cette peau était une bénédiction, une source de pouvoir supplémentaire qui lui donnait puissance et force, et lui permettait de goûter au sang humain. Dans le village de Commensacq par exemple, dans les hautes landes, il y avait un certain Bertrand que l’on disait loup-garou. Tout le monde le savait, et tout le monde savait aussi qu’il cachait sa peau de loup dans un vieux chêne à la sortie du village. Quand Bertrand se levait tard le matin et était en retard à son travail, on disait « Ah, Bertrand a dû courir toute la nuit ! ». Mais un jour, on ne le voyait jamais sortir de sa maison. Alors on décida d’aller l’y chercher et on le trouva dans son lit, tout sanglant et à demi-mort. Il avait les jambes criblées de plomb. Quelqu’un avait dû lui tirer dessus alors qu’il avait sa forme de loup, et il était venu se réfugier dans son lit pour mourir.

    La croyance dans la lycanthropie peut également tirer son origine d’une maladie génétique qui se manifeste par une pilosité faciale excessive. Un cas classique de cette affection est celui de Petrus Gonsalvus, dont l’apparence hirsute lui valut le surnom d’ »Homme-loup de Bavière ». Sa fille hérita de la maladie et un portrait la montrant avec un visage couvert de poils fut offert au roi de Bohême. Il est à préciser que le père comme la fille se comportaient tout à fait normalement.

     

    Gilles Garnier, un loup-garou cannibale:

    Au XVIe siècle, une véritable psychose règne dans les campagnes. Des procès sont organisés et de nombreuses personnes sont ainsi exécutées car accusées de se transformer en loup. Mais, dans la plupart de ces procès, il y a effectivement des meurtres à caractère cannibale de commis. L’un des plus célèbres procès se déroule en Franche-Comté en 1574. On y juge Gilles Garnier, accusé d’avoir tué plusieurs personnes, dont des enfants, et de les avoir dévorées après s’être transformé en loup. C’est par un pacte passé avec le diable que Garnier aurait acquis la capacité de se transformer en loup.

    Lors du procès, l’accusé lui-même a avoué avoir utilisé un onguent magique pour enduire son corps avant d’attaquer ses victimes.

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