• A l'Etna

    Etna - j'ai monté le Vésuve ...
    Le Vésuve a beaucoup baissé :
    J'étais plus chaud que son effluve,
    Plus que sa crête hérissés ...

    - Toi que l'on compare à la femme ...
    - Pourquoi ? - Pour ton âge ? Ou ton âme
    De caillou cuit ? ... - Ça fait rêver ...
    - Et tu t'en fais rire à crever ! -

    - Tu ris jaune et tousses : sans doute,
    Crachant un vieil amour malsain ;
    La lave coule sous la croûte
    De ton vieux cancer au sein.

    - Couchons ensemble, Camarade !
    Là - mon flanc sur ton flanc malade :
    Nous sommes frères, par Vénus,
    Volcan ! ...
    Un peu moins ... un peu plus ...
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  • Encor que toi, Diane, à Diane tu sois

    Encor que toi, Diane, à Diane tu sois...............

    Encor que toi, Diane, à Diane tu sois
    Pareille en traits, en grâce, en majesté céleste,
    En coeur, et haut, et chaste, et presqu'en tout le reste
    Fors qu'en l'austérité des virginales lois,

    La riche et rare fleur, qu'en tout ton corps tu vois,
    Ton enbonpoint, ta grâce, et ta vigueur atteste,
    Que puis qu'un autre hymen a dénoué ton ceste
    Virginal, en veuvage envieillir tu ne dois.

    Que donc l'an nouveau t'offre un époux qui contente
    De tes valeurs la France, et d'amours ton attente :
    D'un tel vœu je t'étrenne, et si ton nom si bien

    Ne te convient alors, toi qui n'es pas moins belle
    Que Vénus, prends son nom, et le mêlant au tien
    Fais que Dione ensemble et Diane on t'appelle.
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  • Ô Toy qui as et pour mere et pour pere

    Ô Toy qui as et pour mere et pour pere............Etienne JODELLE 1532 - 1573

    Ô Toy qui as et pour mere et pour pere,
    De Jupiter le sainct chef, et qui fais
    Quand il te plaist, et la guerre et la paix,
    Si je suis tien, si seul je te revere,

    Et si pour toy je depite la mere
    Du faux Amour, qui de feux, et de traits
    De paix, de guerre, et rigueurs, et attraits
    Tachoit plonger ton Poëte en misere,

    Viens, viens ici, si venger tu me veux.
    De ta gorgone épreins moy les cheveux,
    De tes dragons l'orde panse pressure :

    Enyvre moy du fleuve neuf fois tors,
    Fay-moy vomir contre une, telle ordure,
    Qui plus en cache et en l'ame et au corps.
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  • Sonnet des gestes des Dames

    S'habiller bravement, s'ombrer de fards menteurs,
    D'un mauvais mot nous feindre une éloquence,
    Apprendre à bégayer, n'aller qu'à révérence,
    Et n'être aucunement sans servants serviteurs,

    Recevoir le poulet, le plumer par humeurs,
    Porter un éventail qui sert de contenance,
    Avoir plus d'appareil que de vraie contenance,
    Et hiéroglyphiquer en bizarres couleurs,

    Naviguer à tous vents, adorer la fortune,
    Faire bien les yeux doux, faire toujours la jeune,
    Babiller, brocarder, médire nuit et jour,

    Se mirer à toute heure haussant la chevelure,
    Mettre en parlant d'amour des pièces sans couture,
    Ce sont les actions des Dames de la Cour.
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  • Arrêt sur Images

    Arrêt sur Images..............

    Civilisation scarifiée
    Géographie de l’intolérable
    Impression de mort

     

    Notre société sidérée bafouille sa vérité
    Nos lèvres tremblantes parlent de dignité

    Les visages flottent
    se noient
    se ressemblent

    Notre monde se partage
    quotas de vivants
    quotas de morts

    Les anges gardiens sont en fuite
    trébuchent sur la frontière de l’inconcevable

    Les rossignols ne chantent plus
    figés à la bifurcation de la destinée

     

    Sybille Rembard     2015

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  • Où es tu 

    Quelle est donc cette douce langueur

    Qui te fait rêver pendant des heures

    Là assise sur le ponton de bois

    Et met ton cœur en émoi

     

    Ressens-tu encore ses mains brûlantes

    Qui caressaient le satin de ta peau

    Emportée par la douceur suffocante

    Des doux murmures de ses mots

     

    Abandonnée au gré de ses plaisirs

    Qui ont allumé en toi le feu du désir

    Laissant doucement ta pudeur s’enfuir

    Et ton corps tout entier s’offrir

     

    Penses-tu encore au frisson qui couvrit tes reins

    Quand il prit à pleines mains avec douceur tes seins

    Où ses lèvres rencontrèrent les tiennes avec délicatesse 

    Pour te porter encore plus loin dans ce monde d’ivresse

     

    Comme un tatouage invisible l’empreinte de sa bouche

    Sur la blancheur immaculée de ta nudité

    A fait vibrer ton âme dès qu’elle t’a effleurée

    Pour succomber à ses jeux toi d’habitude si farouche  

     

    Enfin libérée de tes chaînes, offerte à lui

    Vous avez été amants toute une nuit

    Et maintenant plus qu’une seule envie

    Rester dans ses bras toute la vie 

     

    Georges Azzopardi

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  • Ils disent…

    Ils disent…..............



    Dieu n’a jamais existé
    C’est les hommes qui l’ont inventé
    Pour nous accuser de pécher
    Nous qui n’avons jamais rien fait

    Mais moi je vous dis…

    Jésus ne vient pas vous juger
    Pour vous sa vie il a donné
    Pour de vos chaînes vous libérer
    Et le bonheur vous apporter

    Ils disent…

    Montre moi Dieu, il faut me le prouver
    Sans cela je ne croirais jamais
    Pour moi la vie et rien après
    A la tombe je suis destiné

    Mais moi je vous dis…

    Dieu se ressent et se vie, il faut le chercher
    Dans ton cœur, dans ton esprit, tu dois prier
    La vie éternelle il te promet
    Si de lui tu viens t’approcher

    Ils disent…

    Mais Dieu est loin, où le trouver
    Sans aide, je suis vide, épuisé
    Je crains de me décourager
    Et de ne jamais y arriver

    Mais moi je vous dis…

    Dieu dans son amour a donné
    Un livre où on l’a raconté
    Plonge dedans, vas l’y chercher
    A toi il va se révéler.
    Florence ©

     

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