• J’ai l’âme lasse du destin 
    Et je ne veux plus voir le monde 
    Qu’à travers le voile divin 
    De tes pâles cheveux de blonde. 
      
    Sur mon front, haï des sommeils 
    Et que le délire importune, 
    Répands tes doux cheveux, pareils 
    À des rayons de clair de lune. 
      
    Puisque le passé pleure seul 
    Parmi les félicités brèves, 
    Fais de tes cheveux le linceul 
    Afin d’ensevelir mes rêves. 
      

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    Déposé par Cochonfucius

    Sagesse des carnivores 
    --------------------------- 

    Fort satisfaits de leur destin, 
    Ils gouvernent leur petit monde 
    Baignant dans le fumet divin 
    Des proies dont la fourrure est blonde. 

    Dormant d’un paisible sommeil, 
    Loin de la fringale importune, 
    Ils rêvent de moutons pareils 
    À de blancs animaux de lune. 

    Un carnivore aime être seul ; 
    Bien que la vie lui semble brève, 
    Il sait qu’il aura pour linceul 
    Sa peau qu’il entretient sans trêve.

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  • Création

    Création...................Michèle CORTI




    Les feux de Murano brûlent en ma mémoire
    Et le verre en fusion balancé doucement
    Au bout de ce bâton qui paraît dérisoire
    Au talent du souffleur devient enchantement.

    Vulcain le dieu du feu, procède à ce miracle
    La lune est appelée à convoler aussi
    Et le cristal de l’eau, en fabuleux oracle
    Prédit une belle œuvre… et il en est ainsi !

    L'artiste vénitien transcende la lumière
    Qui se plie à la loi de la main et de l’œil
    Le joyau resplendit et rythme avec orgueil

    L’épanchement du jour à travers les verrières.
    Et ce bijou vivant que tu mets à ton cœur
    Sort comme un talisman, des mains du créateur…

    Marcek

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  • Ou es tu?

    Ou es tu?.............

    Je ne sais que faire.
    Je suis las des cette vie sans but,
    Las de toutes cette douleur qui m’afflige.
    J’attend impatiemment la faucheuse.
    Mais elle ne viens pas.

    Je suis trop lâche pour la provoquer,
    Mais tellement épuisé de l’attendre.
    J’attends ardemment le jour ou elle passera me chercher,
    Ou elle me délivrera de toute cette souffrance qui es
    Mienne,
    De toute cette peine qui m’afflige.

    Mon cœur s’assombrit de jour en jour.
    À chaque jour qui passe le mur grandis,
    Je ne suis que l’ombre de moi même,
    Une pale copie de ce que j’étais avant.

    J’ai égaré mon sourire et ma joie de vivre.
    Tout n’es plus qu’un fardeau a mes yeux.
    Un fardeau qui pèse de plus en plus lourd.
    Je n’ai plus la force de continuer,
    Mais je suis trop lâche pour en finir.

    Ou es tu faucheuse,
    Toi qui es ma délivrance.
    Je t’attends, je t’attends.
    Ne me déçois pas encore aujourd’hui.
    Je suis tellement épuisé.
    Ou es tu ou es tu ?
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  • DANS LE TEMPS DANS LA NUIT

    Dans le temps dans la nuit

    Je te parlerai

    Dans le temps dans la nuit je pourrai répondre à voix basse

    Le seul moment que la vie m'a volé

    Dans le temps dans la nuit je retrouverai ton visage

    Et la forme de mon visage

    Je te parlerai dans le temps je te parlerai dans la nuit

    J'écarterai enfin l'affreuse douleur de mon silence

    J'écarterai enfin les jours mortels

    Je te parlerai hors du temps je te parlerai dans la nuit

    J'effacerai les traces amères de l'oubli

    Dans mes deux mains ouvertes je prendrai ton visage

    Ton seul visage d'un instant mortel

    Je te parlerai hors du temps j'écarterai la nuit

    Je reprendrai les mots absolus

    Pour te les dire enfin avec ma voix pareille

    A la lumière


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  •    LE SANCTUAIRE OUBLIE

       LE SANCTUAIRE OUBLIE..............Guillaume Prevel

    Je me rappelle un endroit de mon passé secret

    Où je vagabondais rêveusement au sortir de l'école;

    Ce lieu était un petit bois où il faisait frais

    Et où les feuilles rousses de l'automne tombaient après un léger vol

     

    Personne à ma connaissance, n'en savait le mystère

    Et n'imaginait qu'en son milieu se trouvait une tombe isolée

    Toute caché par l'enceinte faite d'un vieux mur de pierre,

    Et que même les anges semblaient avoir ignorés

     

    Je me souviens du silence qui régnait en ce bois et la peur

    Que j'éprouvais en approchant du sanctuaire sacré

    Embaumé d'un voile suranné de tristesse, de larmes et de pleurs

     

    Et de la terreur que j'éprouvais à psalmodier les notes du nom

    De celle dont la mousse verte et humide recouvrait le souvenir

    De crainte que ma main traversant la pierre, ne caresse l'os de son front.


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  • Le feu crépite

    Le feu crépite.................Guillaume PREVEL

    Le feu crépite dans la cheminée
    Et souffle la chaleur sur mon visage
    Au soir d’un clair de lune sage.
    Le feu chante dans l’âtre illuminé

    Aux braises et aux bois orangés
    Noircis par les flammes danseuses
    Qui s’élèvent en d’élancées valseuses
    Au plus haut des cieux étrangers

    Le feu crépite dans la cheminée
    Et chante chaudement une musique
    Qui ravive les cœurs minés

    Par un long hiver enneigé
    Et participe à la joie des Noëls angéliques
    Dans la lumière vacillante et orangée.
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  • Mars

    Mars................Alfred de Musset  ...1810-1857.

    Ah! Que MARS est un joli mois !

    C’est le mois des surprises

    Du matin au soir dans les bois

    Tout change avec les brises

     

    Le ruisseau n’est plus engourdi

    La terre n’est plus dure

    Le vent qui souffle du midi

    Prépare la verdure

     

     

    Alfred de Musset

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  • Noël

    Noël.................

     

    Le ciel est noir, la terre est blanche 
    – Cloches, carillonnez gaîment ! –
    Jésus est né ; – la Vierge penche
    Sur lui son visage charmant

     

    Pas de courtines festonnées
    Pour préserver l’enfant du froid 
    Rien que les toiles d’araignées
    Qui pendent des poutres du toit

     

    Il tremble sur la paille fraîche
    Ce cher petit enfant Jésus
    Et pour l’échauffer dans sa crèche
    L’âne et le bœuf soufflent dessus

     

    La neige au chaume coud ses franges
    Mais sur le toit s’ouvre le ciel
    Et, tout en blanc, le chœur des anges
    Chante aux bergers : « Noël ! Noël !

     

     

    Théophile Gautier

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  • Bonne Année

    Bonne Année

     

    Janvier nous prive de feuillage

     

    Février fait glisser nos pas

    Mars a des cheveux de nuage

    Avril, des cheveux de lilas

     

    Mai permet les robes champêtres

    Juin ressuscite les rosiers

    Juillet met l’échelle aux fenêtres

    Août, l’échelle aux cerisiers

     

    Septembre, qui divague un peu

    Pour danser sur du raisin bleu

    S’amuse à retarder l’aurore

     

    Octobre a peur ; Novembre a froid

    Décembre éteint les fleurs ; et, moi

    L’année entière je t’adore !

     

      Rosemonde Gérard

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