• Bonjour soleil, tu es ma vie.


    Lorsque, l'hiver venu, tu disparais de mon sublime plafond astral
    Mon humeur est morose, ma vitalité s'étiole, cela ternit mon moral. 
    Comme un amour adoré dont l'image est gravée dans le mental,
    Je vais puiser dans mon âme du soutien pour un bien vital.
    Soleil, je te vois au couchant, dans un brasier monumental
    Enflammer l'horizon, pareil à un incendie phénoménal.
    Tu dessines des silhouettes d'arbres dénudés, sombres au bord pastoral
    D'un petit lac où l'eau fait au décor environnemental un miroir magistral
    Dans lesquels plongent le rouge, l'orange et l'or du feu subliminal
    Que le ciel noirci transforme plus loin en étrange violet optimal.
    Sur l'onde marine, le reflet lumineux s'étire comme un chemin intégral
    Jusqu'à la plage que la vague stoppe de son écume le droit canal.
    Avec les nuages, le soleil joue de son pouvoir maximal.
    Son corps central est blanc fluorescent, impossible de le fixer, il est infernal.
    Il se glisse entre des nuages et lance des éclats rouges pour notre régal,
    Fait une écharpe dorée au lointain, achevée d'oranger automnal,
    Met en valeur le gris bleuté du nuage dans un firmament azuré colossal
    Et plonge dans l'eau sa rayonnante beauté pour un plaisir total.
    Lorsque la nuit s'avance, que les nuages font un lit au Dieu astral,
    Son oeil brillant descend dans un rougeoiement incandescent original.

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  • Le Rougier de Camarès, spectaculaire.



    Le Rougier de Camarès en Aveyron est riche de couleurs harmonieuses,
    La nature y a déposé de multiples variétés végétales plantureuses,
    La végétation, aux endroits propices est belle et généreuse.
    Le  village de Camarès perché sur sa colline majestueuse
    Est pittoresque, médiéval, entouré de verdure somptueuse.
    La mairie, sorte de château, est exceptionnelle, prestigieuse
    Ainsi que l'église Saint Michel, d'une beauté radieuse.
    Le pont vieux empierré enjambe le Dourdou, rivière délicieuse
    Qui chemine entre les pierres, son eau est pure, lumineuse.
    Les abords du village sont vallonnés, la vue est prodigieuse.
    Puis nous voilà dans un monde lunaire, l'âme voyageuse
    Nous fait songer à un ailleurs, à des pensées voluptueuses.
    Le Rougier de Camarès est une zone mystérieuse,
    Sublime à souhaits, des statues-menhirs moyenâgeuses
    Datant d'environ 2500 ans avant J.C.sont fabuleuses,
    Des parties de corps y sont gravées, la féminité gracieuse.
    Ce patrimoine d'exception est méconnu, la région merveilleuse. 
    Cela attirent les touristes assoiffés par la curiosité impétueuse.
    Le château de Montaigut est splendide sur sa butte rouge luxueuse,
    Ca semble irréel, des touffes jaunes illuminent la fresque charmeuse.

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  • A son livre

    A son livre..........Joachim du Bellay.

    Mon livre (et je ne suis sur ton aise envieux),
    Tu t’en iras sans moi voir la Cour de mon Prince.
    Hé, chétif que je suis, combien en gré je prinsse
    Qu’un heur pareil au tien fût permis à mes yeux ?

    Là si quelqu’un vers toi se montre gracieux,
    Souhaite-lui qu’il vive heureux en sa province :
    Mais si quelque malin obliquement te pince,
    Souhaite-lui tes pleurs et mon mal ennuyeux.

    Souhaite-lui encor qu’il fasse un long voyage,
    Et bien qu’il ait de vue éloigné son ménage,
    Que son coeur, où qu’il voise, y soit toujours présent :

    Souhaite qu’il vieillisse en longue servitude,
    Qu’il n’éprouve à la fin que toute ingratitude,
    Et qu’on mange son bien pendant qu’il est absent.

    Joachim Du Bellay

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  • A la louange de Laure et de Pétrarque

    A la louange de Laure et de Pétrarque.................Paul Verlaine

    Chose italienne où Shakspeare a passé
    Mais que Ronsard fit superbement française,
    Fine basilique au large diocèse,
    Saint-Pierre-des-Vers, immense et condensé,

    Elle, ta marraine, et Lui qui t’a pensé,
    Dogme entier toujours debout sous l’exégèse
    Même edmondschéresque ou francisquesarceyse,
    Sonnet, force acquise et trésor amassé,

    Ceux-là sont très bons et toujours vénérables,
    Ayant procuré leur luxe aux misérables
    Et l’or fou qui sied aux pauvres glorieux,

    Aux poètes fiers comme les gueux d’Espagne,
    Aux vierges qu’exalte un rhythme exact, aux yeux
    Epris d’ordre, aux coeurs qu’un voeu chaste accompagne.

    Paul Verlaine, Jadis et naguère

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  • Larressingle dans le Gers.



    C'est une toute petite localité gersoise fortifiée,
    Authentique, admirez sa mairie, simple et étriquée,
    Elle témoigne de son âge certain avec sa rusticité,
    Elle a gardé les marques ancestrales de son passé.
    Les remparts sont toujours là, bien conservés.
    Visitons ce joyau, j'ai hâte de satisfaire ma curiosité.
    L'accueil est séduisant, des fleurs agrémentent l'entrée,
    Cependant la porte magistrale d'une horloge surmontée
    Attire les regards par sa hauteur semblable à un clocher.
    N'est-ce pas une cloche perchée à son sommet !
    Elle devait avoir un usage qui, depuis des temps est achevé.
    L'ancien pont levis est toujours là pour nous étonner.
    Entrons par une allée blanche, de végétation bordée,
    Sur la droite des murs gigantesques en pierres taillées.
    Le village adossé aux remparts dévoile ses secrets.
    Les maisons rustiques ont un fascinant attrait
    Qui suscite à notre être tout entier du respect.
    Nos ancêtres y ont vécu, ils étaient bien protégés.
    Le château et son donjon âgés de huit siècles sont préservés.
    Le soleil dore les murs que le temps a partiellement grisés.
    L'église Saint Sigismond offre un intérieur joliment empierré.
    L'édifice est robuste, destiné à accueillir les âmes en cas de danger.
    Les venelles sont étroites, la végétation, sur les bords se plait.
    Le caractère médiéval submerge cette minuscule localité.

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  • Des sites bucoliques envoûtants



    La Haute Saône est un département où la ruralité nous charme.
    Dans la nature s'égrènent des fantastiques villages qui nous désarment
    Par leur authenticité, de nombreuses rivières s'y promènent
    Dans une végétation superbe, les verts multiples s'enchaînent.
    L'eau des rivières calque les végétaux et le ciel de sa clarté
    Rend à la magique fresque une somptueuse luminosité.
    De nombreux ponts s'étirent d'une berge à l'autre merveilleusement,
    Modestes mais romantiques, ils ajoutent leur attrait au décor charmant.
    A Bucey-Lès-Gy, l'église divine domine la colline au versant verdoyant,
    Le bourg s'étale à ses côtés jusqu'au ruisseau frémissant.
    Nous croisons parfois des ecraignes, cabanes rondes en pierres mielleuses,
    Ce sont des anciens clos de vignes protégés par des murettes gracieuses.
    A Bucey Lès Traves situé en bord de Saône, les pêcheurs sont bénis,
    Le fleuve s'élargit et offre un espace aménagé à leurs sport favori.
    Plus loin, la cité du sapeur, Lure, s'agrémente d'un joli pont,
    Massif, ancien, que l'ombre noircit, il enjambe la rivière Ognon,
    Des pierres amoncelées font une retenue à l'eau qui bondit
    En faisant de l'écume blanche, j'imagine ses délicieux clapotis.
    Ray-Sur- Saône est une cité de caractère, son château fortifié
    Trône sur les hauteurs, le village est niché au bord du lac chamarré,
    Son miroir reflète le décor environnant et le ciel azuré. 
    La Haute Saône est un paradis bucolique, une oasis à visiter.

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  • Roquebrun au jardin paradisiaque.


    Il s'étire le long de la rivière Orb, ce petit village magnifique,
    Un pont réunit l'autre rive avant la boucle magique
    Agrémentée d'une plage sableuse équipée d'un bassin protégé.
    Les maisons s'accrochent à la roche abrupte vers le sommet
    Comme pour rejoindre l'imposante tour et l'église Saint André,
    Édifice sacré datant du douzième siècle mais si bien conservé.
    Elle trône sur la falaise et flirte divinement avec le ciel,
    Construite de pierres ambrées, elle restitue un tableau pastel.
    Le centre du village médiéval est sillonné de ruelles escarpées,
    Une tour ronde rivalise de beauté avec son icône, sa majesté.
    Il lui manque les années, mais surtout la grandeur, la souveraineté,
    La valeur historique, le passé qui donne aux monuments leur notoriété.
    Le jardin botanique, j'ai envie de l'appeler le jardin exotique
    Tellement est riche la flore méditerranéenne, tellement féérique !
    La fresque est grandiose, mariage de gris, or et miel minéral,
    Des variétés de verts végétaux et d'azur délicat du ciel méridional.
    Plus on s'achemine vers le sommet, plus la végétation est diversifiée.
    Des cactus offrent au soleil leurs corolles jaunes et blanches illuminées.
    Je hume le parfum envoûtant du mimosa sous l'astre enflammé.
    Parmi les Echinocactus, des fleurs blanches et roses  ajoutent leur beauté.
    Ce jardin méditerranéen est un havre de paix, une oasis exquise,
    De ce village nous gardons des souvenirs de sérénité qui nous grisent.
    Du haut de la Tour du Guet Carolingienne le panorama est divin
    Mais vu de loin, le pont et le bourg font un doucereux éden. 

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  • Chanson - la Merveille des Belles

     Chanson - la Merveille des Belles................ François de Malherbe

    1614.

    Sus, debout, la merveille des belles !
    Allons voir sur les herbes nouvelles
    Luire un émail dont la vive peinture
    Défend à l'art d'imiter la nature.

    L'air est plein d'une haleine de roses,
    Tous les vents tiennent leurs bouches closes ;
    Et le soleil semble sortir de l'onde
    Pour quelque amour plus que pour luire au monde.

    On dirait, à lui voir sur la tête
    Ses rayons comme un chapeau de fête,
    Qu'il s'en va suivre en si belle journée
    Encore un coup la fille de Pénée.

    Toute chose aux délices conspire,
    Mettez-vous en votre humeur de rire ;
    Les soins profonds d'où les rides nous viennent
    À d'autres ans qu'aux vôtres appartiennent.

    Il fait chaud, mais un feuillage sombre
    Loin du bruit nous fournira quelque ombre,
    Où nous ferons parmi les violettes,
    Mépris de l'ambre et de ses cassolettes.

    Près de nous, sur les branches voisines
    Des genêts, des houx et des épines,
    Le rossignol, déployant ses merveilles,
    Jusqu'aux rochers donnera des oreilles.

    Et peut-être à travers des fougères
    Verrons-nous, de bergers à bergères,
    Sein contre sein, et bouche contre bouche,
    Naître et finir quelque douce escarmouche.

    C'est chez eux qu'Amour est à son aise ;
    II y saute, il y danse, il y baise,
    Et foule aux pieds les contraintes serviles
    De tant de lois qui le gênent aux villes.

    Ô qu'un jour mon âme aurait de gloire
    D'obtenir cette heureuse victoire,
    Si la pitié de mes peines passées,
    Vous disposait à semblables pensées !

    Votre honneur, le plus vain des idoles,
    Vous remplit de mensonges frivoles :
    Mais quel esprit que la raison conseille,
    S'il est aimé, ne rend point la pareille ?

    Extrait de: 
    Poésies livre III
     
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  • Chanson a la Marquise de Rambouillet

     Chanson a la Marquise de Rambouillet ....................François de Malherbe

    (Sous le nom de Rodanthe.)
    1622 ou 1623.

    Chère beauté que mon âme ravie
    Comme son pôle va regardant,
    Quel astre d'ire et d'envie
    Quand vous naissiez marquait votre ascendant,
    Que votre courage endurci,
    Plus je le supplie, moins ait de merci ?

    En tous climats, voire au fond de la Thrace,
    Après les neiges et les glaçons,
    Le beau temps reprend sa place,
    Et les étés mûrissent les moissons :
    Chaque saison y fait son cours ;
    En vous seule on trouve qu'il gèle toujours.

    J'ai beau me plaindre et vous conter mes peines,
    Avec prières d'y compatir ;
    J'ai beau m'épuiser les veines,
    Et tout mon sang en larmes convertir ;
    Un mal au deçà du trépas,
    Tant soit-il extrême, ne vous émeut pas.

    Je sais que c'est : vous êtes offensée,
    Comme d'un crime hors de raison,
    Que mon ardeur insensée
    En trop haut lieu borne sa guérison ;
    Et voudriez bien, pour la finir,
    M'ôter l'espérance de rien obtenir.

    Vous vous trompez : c'est aux faibles courages
    Qui toujours portent la peur au sein
    De succomber aux orages,
    Et se lasser d'un pénible dessein.
    De moi, plus je suis combattu,
    Plus ma résistance montre sa vertu.

    Loin de mon front soient ces palmes communes
    Où tout le monde peut aspirer ;
    Loin les vulgaires fortunes,
    Où ce n'est qu'un, jouir et désirer.
    Mon goût cherche l'empêchement ;
    Quand j'aime sans peine, j'aime lâchement.

    Je connais bien que dans ce labyrinthe
    Le ciel injuste m'a réservé
    Tout le fiel et tout l'absinthe
    Dont un amant fut jamais abreuvé :
    Mais je ne m'étonne de rien ;
    Je suis à Rodanthe, je veux mourir sien.

    Extrait de: 
    Poésies livre III
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