• Jolies perles de cristal.

    Jolies perles de cristal..............Marie Laborde
    Des bulles transparentes, après la pluie tombée
    Se déposent sur la végétation qui s'est purifiée.
    Elles font des frises sur les pétales fraîchement lavés
    Où des petites perles cristallines reflètent leur clarté.
    Parfois elles se fixent en dessous des tiges ramifiées,
    En suspension dans l'air, elles finissent par tomber. 
    Les insectes viennent sur les tiges végétales pour s'abreuver
    Et les reinettes vertes font la fête à la divine ondée. 
    Les grosses gouttes s'emplissent du décor de proximité,
    Elles captent formes et teintes dans leurs capsules cerclées.
    En l'absence de vent, à l'apparition d'un rayon ensoleillé,
    Le spectacle est époustouflant dans la boule cristallisée,
    Le soleil fait naître des sublimes micro-scènes végétalisées,
    Plantes et fleurs environnantes fascinées viennent s'y mirer. 
    Des bijoux tout en perles décorent les toiles d'araignées,
    Les perles grisâtres se succèdent sur les fils tricotés.
    Les feuillages sont sertis à leur pourtour de diamants fragilisés
    Qu'un souffle de vent viendra soudainement subtiliser.
    Dans les mélanges floraux, des tableaux d'une rare beauté
    Viennent se concentrer dans ses gouttes de vie sublimées.
    Les perles de cristal que l'on doit à la pluie qui les a façonnées
    Ont un charme phénoménal mais éphémère, hélas vite effacé.

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  • Bonjour mademoiselle.

    Bonjour mademoiselle.................... Marie-Rose Porte

    Bonjour mademoiselle, quel est votre prénom,
    Peut être Annabelle, ou simplement Manon,
    Que vos yeux sont jolis, votre minois charmant,
    Vos airs de petite fille, votre allure bon enfant.

    Si j’osais mademoiselle vous proposer un verre,
    Une petite promenade dans le jardin d’hiver,
    Aimeriez-vous peut être aller dans cet endroit,
    Où la rose a fleuri, et où l’oiseau est roi.

    Que diriez-vous mignonne, de me donner le bras,
    Pour que tous à la ronde disent de vous et moi,
    Voilà un bien beau couple, mari et femme je crois,
    Mais vous pleurez fillette, dites-moi donc pourquoi.

    Devant votre silence, mon cœur est en émoi,
    Je n’avais pas compris quel est votre embarras,
    Vous pourriez être ma fille, c’est certain mais pour moi...


    L’amour est dans le cœur, les années ne comptent pas.

    Alors souffrez ma belle que je vous laisse là,
    Vos airs de petite fille ont eu raison de moi...


    Allez donc belle enfant vers votre jeune promis,
    Il a bien de la chance,…… je reste votre ami…

    Poésie © Marie-Rose Porte

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  • Le paysan.

    Le paysan.......................

    Je me souviens de lui, comme si c’était hier,
    Son visage buriné, sillonné par les ans,

    Ses mains rudes et solides qui travaillaient la terre,

    La pipe qu’il fumait en rêvant sur un banc.

     

    Les pieds dans des sabots de l’aube à la nuit,

    Tirer de l’eau au puits, pour abreuver les chevaux,

    Un labeur harassant pour occuper sa vie,

    A la tombée du jour, ramener le troupeau.

     

    Il faut traire les bêtes une heure avant l’aurore,

    Porter le lait, les œufs, jusqu’au village voisin,

    Aller voir la basse-cour, si les œufs vont éclore,

    Jeter le bois au four, voir la pâte au pétrin.

     

    Je me souviens aussi de la forge brûlante,

    L’enclume résonnant sous les coups de marteau,

    Les naseaux exhalant une haleine fumante,

    De la bête attendant qu’on lui ferre un sabot.

     

    Et cette douce odeur de la paille et du foin,

    De la soupe avalée sur le coin d’une table,

    Une vache qui vêle, une poule comme témoin,

    Dans la douce chaleur qui règne à l’étable.

     

    Quand l’hiver se prolonge en frissons obstinés,

    Quand la bise rugit, que la neige s’étend,

    Se lever avant l’aube, pour une dure journée,

    Il ne se plaignait pas, le rude paysan.

     

    La messe du dimanche, son unique passe-temps,

    Où il pouvait enfin, sous la voûte de bois,

    Tandis que s’élevaient, les prières et les chants,

    Somnoler, doucement, à l’ombre de la croix.
    Claude Lepenseur le 05 janvier 2013

     

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  • Évolution.

    Évolution.............Claude le Penseur

    Je ne suis qu'un pauvre étranger,

    Dans ce pays que je croyais mien,

    Je n'ai plus rien, plus un repère,

    Pour me guider sur mon chemin.


    Je revois encore cette clairière,

    Où je m'allongeais sous un sapin,

    A quelque mètres coulait une rivière,

    Elle m'endormait, je me sentais bien.


    Mais un jour la ville s'est agrandie,

    D'un peu partout prit l'espace libre,

    Ma petite clairière fut engloutie,

    Ainsi fut rompu le fragile équilibre.


    Me voici revenu en terre étrangère,

    Plus de clairière, plus de sapin,

    Quand je découvre la pauvre rivière,

    En moi surgit un grand chagrin.


    Le temps s'en va, le temps passe,

    On reste toujours lié à notre enfance,

    C'est quand les souvenirs s'effacent,

    Qu'enfin se réveillent nos consciences.
    Claude Lepenseur février 2014

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  • Le baiser de l'astre d'amour.


    Le soleil au couchant resplendit en magiques tons nuancés,
    Il fait danser les couleurs en sons d'une symphonie bien orchestrée.
    Le chef d'orchestre est l'univers et ses sublimes subtilités,
    Le soleil joue parfois avec les nuages pour nous émerveiller.
    Le ciel quelquefois garde une portion d'azur, le charme est ainsi complet.
    Le bleu vient s'ajouter au tableau pour adoucir le brasier enflammé,
    L'orange plus ou moins incandescent s'impose en majorité,
    Il se dilue vers des jaunes lumineux atteignant des blancs immaculés.
    Les nuages déposent du marron, du gris ou du noir charbonné

    Dans ce cocktail fabuleux de teintes chaudes irisées.
    Les îles à la soirée étalent de l'or à l'horizon allumé.
    L'éclat blafard trahit la présence de l'astre sacré
    Qui fait resplendir les silhouettes sombres des cocotiers. 
    Au dessus de nos têtes le bleu roi s'est emparé du ciel azuré
    Et partage l'océan avec la blancheur jaunie du couchant doré,
    Ainsi les flots secoués de vaguelettes ont encore du bleu en divines traînées. 
    Lorsque, sur l'onde grisée, le firmament s'est ennuagé, 
    Cela offre un spectacle extraordinaire très particulier.
    Au terme de l'horizon, une fine bande étale ses rouges orangés
    Alors que l'astre d'amour se dissimule derrière le gris foncé
    D'une myriade de petits nuages fuyards très espacés,
    Les rayons du Dieu RA se projettent en éclats blancs étoilés
    Comme des projecteurs allumés dans la voûte céleste endiablée,
    Pour un instant de bonheur visuel, un moment d'éternité.

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  • Hivers alsaciens.

     
    L'hiver en Alsace offre des vues fantastiques,
    Imaginez un sentier dans la forêt magique,
    D'un côté des arbres dépouillés de leur tunique,
    A feuillage caduc, aux rameaux tortueux esthétiques,
    Fins, ils soulignent le dépôt neigeux évasif, magnifique.
    Sur l'autre bordure, des sapins d'un vert sombre mirifique,
    Coiffés de blanc lumineux, sous le poids, les pointes abdiquent.
    Sous le ciel bleu, le tableau procure une vision idyllique.
    Plus loin, les troncs rectilignes filtrent les éclats pharaoniques
    De l'astre d'amour brillant de sa puissante clarté cabalistique.
    La route blanchie du Champ du Feu est apocalyptique,
    La neige et le gel ont transformé les arbres en blancheur féérique,
    Dentelles givrées, avec l'azur délicat, l'image est romantique.
    L'endroit est vallonné, le blanc éclatant du manteau authentique
    De l'hiver en Alsace est décoré du panorama bucolique.
    Nous voici au Champ du Feu, le froid hivernal est symbolique,
    Il fige le givre jusqu'au sommet de la tour, cliché unique,
    Le soleil est bien là mais le frimas, l'hiver, revendique.
    J'ai gardé la vision d'un lever de jour très poétique,
    Une église dans la brume, surlignée d'or, tableau cosmique,
    L'astre sacré a allumé le versant arrière, effet magique
    D'une portion ombragée devant un décor ensoleillé, fresque édénique.

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  • Bardit sur les eaux douces du lac:

    Bardit sur les eaux douces du lac:...................Ecrit par Eikthyrnir Odinson

     

    Le vent siffle au crépuscule, loin au dessus du miroir bleu s'élève la lune.

    Les petites vagues ondulent sur les eaux et brisent les reflets faits du même blanc.

    Sous la surface loin en bas, se trouve la pièce d'or et le quartz pur.

    L'homme marche sur la terre, il a oublié ce que ça fait d'être comme le poisson qui nage dans les eaux du lac.

    Et la Dame que tend sa main pour en saisir l'épée des rois.

    Et la Ondine qui se coiffe sur les bords, assise sur une pierre bleu et avec son peigne d'argent.

    Et Dahut la sirène de Bretagne qui chante dans la nuit cette ancienne mélodie oubliée de la cité d'Ys.

    L'homme qui marche sur le terre à oublié la valeur des choses anciennes et la douceur paisible de l'eau, loin des eaux magiques en cette froide nuit au crépuscule.

    L'homme sur terre, entre toujours en conflit avec les autres, son sang devient chaud et brulant comme le magma d'un volcan.

    La lave en s'écoulant ne peut que détruire.

    Triste a voir quand le calme du lac a définitivement disparu.

     

    Chaude et brulante est la lave qui s'écoule.

     

    L'homme ne sais que s'obstiner à voir dans les sentiments des autres que des forces antagonistes et séparées de son propre coeur.

    Comment est-ce possible alors que nous marchons tous sur la même terre ?

    Chaude et brulante, est la lave qui s'écoule.

    Alors il lui suffirait de regarder les eaux du lac pour voir dans les profondeurs la pièce d'or et la roche de quartz blanc.

    Qu'il sera calme et heureux le coeur de celui dont la conscience sera pure comme la surface des eaux

     

    Chaude et brulante, est la lave qui s'écoule.

     

    La colère n'a pas de réalité propre.

    Les sentiments ne sont pas si différents ...

    Nous marchons tous ensemble sur la même terre, nous voyageons tous au bord du même lac.

    Le lac de la fée, j'aperçois dans le fond des eaux l'éclat de l'épée.

    La force d'Excalibur.

    Et le chant des sirènes qui appel le rêveur au crépuscule.

    Qu'il est doux de marcher sur la terre.

    Ici la colère n'a plus cours. Seuls persistent encore les peines de l'esprit des hommes encombrés par de vieux fantômes.

    Un esprit coléreux trompe plus que la colère elle même qui ne fait que voyager dans nos coeurs, en transition elle n'est qu'un passage d'un état à un autre.

    Comme la lave qui de fusion, passe au solide et enrichie la terre avec les pluies.

    Reviendra lui aussi le soleil et les jours de printemps.

    Et le chant des sirènes qui appel le rêveur au crépuscule.

     

    Alors celui qui regarde les eaux du lac aux fées en comprendra le sens. L'ancienne magie n'a pas disparu. Elle est toujours vivante. Elle nourrie l'arbre, l'herbe, le daim, le faisant, le sanglier et les eaux du fleuve qui s'écoulent vers la mer.

    Être reconnaissant pour tout ça n'est pas qu'une simple gesticulation superstitieuse ou une perte de temps.

    Être reconnaissant pour tout ça c'est un acte d'amour et de gratitude qui agrandira la sphère d'amour des hommes.

    Enfin alors ils marcheront et ne seront plus en colère.

     

    Ecrit par Eikthyrnir Odinson

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  • Bardit du feu d'été :

    Vol de l'oiseau dans le paysage enneigé.

    Forêt et colline, ruisseau et plaine.

    Rivage blême.

    Blanc rêve dans le creux de mon coeur.

     

    Vol de l'oiseau dans le paysage givré.

    Bleu du ciel et bleu de la mer.

    Grandeur de l'arbre qui s'élève face au vent.

     

    Vol de l'oiseau dans le paysage glacé.

    Grisâtre pays qu'on contemple à travers la fenêtre.

    Feu dans l'âtre et chaleur du repas.

     

    Sur la terre blanche et l'herbe d'argent, sous les feux de l'aurore.

    Pourquoi la grive était une musicienne? Va t'elle revenir et chanter?

    Volent encore la mésange bleue et le rouge gorge autour de nos maisons.

     

    L'hiver souffle, l'hiver nous chagrine, l'hiver qui nous pèse de sa triste humeur.

    Dehors quand il fait encore nuit noire et que la pluie est la plus froide.

    Je plonge mon esprit dans le feu et seule sa lueur m'importe.

    Des flammes rugissantes qui annoncent le retour du soleil.

     

    Paisible et d'avantage conscient, les pensées devant un feu de bois.

    Lui qui cette année sera seul témoin de nos évolutions

    Le feu chaud et brillant du soleil.

     

    J'entends l'ancienne chanson, celle qui parle de Lugh au bras agile et de Brighidh au cheveux d'or.

    Qu'il fait bon de rester devant le feu perdu dans de vieilles histoires.

    Il dévore sans compter, les bûches doucement une à une...

     

    Alors j'attends le retour de la belle saison moi aussi.

    Bientôt il reviendra dans nos haies parfumés et chantera pour nous le coucou qui annonce l'été.

     

    Ecrit par Eikthyrnir Odinson

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  • PRIÈRE POUR LA NOUVELLE ANNÉE

    PRIÈRE POUR LA NOUVELLE ANNÉE.................(Poème de Helen Steiner Rice)

    Donne-nous, cette année, d’élargir notre esprit,

    De porter Ton regard sur les fautes d’autrui.

    Apprends-nous à ne pas nous presser de juger,

    Que ce soit nos cadets, que ce soit nos aînés.

     

    Donne-nous la patience, fais-nous persévérer,

    Fortifie notre foi, nous serons à l’abri.

    Au lieu de repenser à nos irritations,

    Apprends-nous à les laisser tomber dans l’oubli.

     

    Apprends-nous chaque jour à pardonner l’offense

    À trouver en cela une immense récompense.

    Apprends-nous à comprendre, à toujours être aimable,

    À proposer sans cesse une main secourable.

     

    Aide-nous à comprendre que, sous différents voiles,

    Nous rêvons tous d’atteindre une impossible étoile.

     

    Car les petits et les grands,

    Les bons et les méchants,

    Les jeunes comme les vieux,

    Les heureux, les malheureux

     

    Posent aujourd’hui cette question :

    La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?

     

    Répondons sans hésitation :

    Oui, si nous aimons,

    Et seulement si nous aimons.

     

    Car seul l’amour peut rendre l’homme aimable

    Et la bonté apporte la paix intérieure.

    Donc commençons l’année en montrant de l’amour

    Pour dissiper les nuages de la haine et des peurs.

     

    (Poème de Helen Steiner Rice)

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