• Prière pour mon ordi

     

    Chaque nuit que la vie m'apporte

    Lorsque je me repose au lit

    Une étrange prière trotte

    Bien présente dans mon esprit.

     

    O mon Dieu, bénis mère et père

    Et bénis mes enfants aussi.

    Bénis mon épouse, leur mère...

    Qu'ils soient heureux, forts et gentils.

     

    Mon Dieu, je veux te demander...

    - Surtout faudrait pas te fâcher -

    Eh bien, tu sais, mon vieil ordi...

    Voudrais-tu le bénir aussi ?

     

    Je sais que ce n'est pas banal

    De bénir un bout de métal,

    Mais laisse-moi bien t'expliquer...

    Et tu pourras mieux décider.

     

    Tu vois, cette petite boîte

    Contient bien plus qu'il n'y paraît...

    Pour moi c'est tout comme une fête

    Où beaucoup d'amis m'attendraient.

     

    Il s'en trouve, c'est bien certain,

    À qui j'ai pu serrer la main

    Mais d'autres restent sans visage

    Dans mon esprit ne sont qu'images.

     

    Et les idées que l'on partage

    Sont des voyages dans leurs coeurs

    L'amitié naît, grandit, sans âge...

    À travers cet ordinateur.

     

    Mon Dieu, ajoute à tous tes rôles

    De prendre un moment chaque jour

    Pour bénir... ce morceau de tôle

    Qui contient tant et tant d'amour !

     

    Auteur inconnu.

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  • Je l'emporte avec moi... elle est raisonnable, elle n'est pas bien lourde.

    En chantant, comme les petites filles s'en vont leur panier au bras,

    j'emporte mon aujourd'hui,

    tout frais cueilli par vous, pour moi,

    dans la lumière céleste.

     

    Cet aujourd'hui qui me sanctifie à lui seul,

    si je le veux.

     

    Mon Dieu, faites-moi vivre dans le présent,

    dans le jour présent,

    le seul que je possède entre mes doigts.

    C'est celui qui m'appartient réellement, le seul sur qui j'ai tout pouvoir.

     

    Et mes beaux rêves

    qui portent sur la manière merveilleuse dont je sanctifierai demain

    ne sont que des sottises.

     

    Ces beaux rêves pendant lesquels j'oublie un seul trésor,

    mon seul bien à moi: le jour qui est là

    et qui rit avec toutes ses heures étalées au soleil.

     

    C'est donc un aujourd'hui à moi que je vous offre, ô mon Père céleste

    En ce matin tout nouveau.

    Il est tout petit, tout frêle, tout ingénu

    Mais plein d'espoir.

     

    Faites qu'au seuil de la nuit je vous le rapporte

    tout rempli de votre amour.

    Et qu'ainsi, de jour en jour,

    Je vous apporte toute ma vie enfilée sur le fil sombre des nuits,

    Comme autant de perles -sans qu'il en manque une seule-

    Toutes gonflées de lumière et d'amour.

    Paula HOESL

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  • Les cheveux de ma mère

     

    Le soir, quand pour dormir, elle a défait ses tresses

    Et me laisse à genoux baiser ses cheveux longs,

    J'aime, en les renattant, à couvrir de caresses

    Les premiers fils d'argent éclos dans ces fils blonds.

     

    J'y lis tout un passé de soucis et de crainte

    J'y vois mes maux d'enfant qui l'ont tant fait souffrir

    Et chaque nuit veillée a laissé son empreinte

    Sur ce front adoré que le temps va flétrir.

     

    Des efforts qu'elle a faits pour me rendre meilleure,

    Plus vaillante, plus sage et plus digne d'amour

    Pour soulager qui souffre et consoler qui pleure,

    Chacun de ces fils blancs me représente un jour.

     

    Aussi tous les joyaux et tout l'éclat d'un trône

    La rendraient bien moins belle à mes yeux attendris,

    Bien moins chère à mon coeur que la double couronne

    De sa bonté pensive et de ses cheveux gris.

     

    C'est pourquoi, quand, le soir, elle a défait ses tresses

    Qui baignent son front pur de leur reflet changeant

    J'aime à compter tout bas, par autant de caresses,

    Entre ces fils dorés les premiers fils d'argent.

     

    Marie de Valandré

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  • Ma simplicité est la chemise

    Couvrant mon corps sensuel

     

    Ne suis pas une femme fatale

    Même si pour vous suis l'idéal

     

    Ma passion, l'art et la manière

    Parler d'amour,  au grand jour

     

    Coquine, parfois vous émoustille

    Réveiller l'homme  qui sommeille

     

    Doutant encore qu'il ne soit viril

    Pour le plaisir des sens du désir

     

    Peut être suis-je leur fantasme

    Objet de  leurs rêverie érotiques

     

    Taquine, imaginant les sourires

    Coquins, en leurs yeux malicieux

     

    Surtout ne pensez pas de moi

    Une allumeuse ne le suis point

     

    Aimant user de mes charmes

    Plaire, n'est pas sans déplaire

     

    Sur  moi, ne pas se m'éprendre

    Mes faveurs pour un seul cœur

     

    Sage trésor, en aura  l'honneur

    D'en être  l'unique  possesseur

     

     

    copyright @CHRYS (CK)

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