• À MADAME DU BARRY

     

    Vous étiez du bon temps des robes à paniers,

    Des bichons, des manchons, des abbés, des rocailles,

    Des gens spirituels, polis et cancaniers,

    Des filles, des marquis, des soupers, des ripailles,

     

    Moutons poudrés et blancs, poètes familiers,

    Vieux sèvres et biscuits, charmantes antiquailles,

    Amours dodus, pompons de rubans printaniers,

    Meubles en bois de rose et caprices d’écailles.

     

    Le peuple a tout brisé, dans sa juste fureur ;

    Vous seule avez pleuré, vous seule avez eu peur,

    Vous seule avez trahi votre fraîche noblesse.

     

    Les autres souriaient sur les noirs tombereaux,

    Et, tués sans colère, ils mouraient sans faiblesse ;

    Car vous seule étiez femme, en ce temps de héros !

     

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  • Bonne Année

    Bonne année à toutes les choses:

    Au monde! A la mer! Aux forêts!

    Bonne année à toutes les roses

    Que l’hiver prépare en secret

     

     

    Bonne année à tous ceux qui s’aiment

    Et qui m’entendent ici bas…

    Et bonne année aussi quand même

    A tous ceux qui ne s’aiment pas!

     

    Rosemonde Gérard

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  • La rêveuse

     

    Ne la réveillez pas, elle rêve.

    Vous effaceriez ce sourire sur ses lèvres.

    Les cheveux étalés sur l’oreiller

    Son esprit loin d’ici s’en est allé.

     

    Elle trouve dans ses rêves l’évasion

    Car les actualités à la télévision

    Avec leur lot de drames et de misère

    Font qu’elle ne reconnaît plus sa Terre.

     

    Elle a perdu ses illusions dans ce monde fou,

    L’amitié, l’amour, tout le monde s’en fout.

    Il n’y a pas de place pour ses idéaux.

    Elle ne voit qu’hypocrisie et gens faux.

     

    Laissez-la dormir, au calme, elle rêve.

    Son esprit lui offre un moment de trêve

    Dans des lieux magiques et cachés

    Dont elle seule connaît les chemins secrets.

     

    Le Chat à la Rose

    Publié le 10/10/2013 à 23:09 par chatalarose

     

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  • Le nom de mes amis

    Le nom de mes amis .............C L

    Qui saurait aujourd’hui reconnaître un orme et un charme,

    D’un hêtre ou d’un frêne ?

    Les plus malins vont montrer leur savoir en désignant un chêne

    Et partage encore leurs secrets, d’où la différence.

    Même si on peut vivre sans cette connaissance, sans drame,

    Sur les chaumes, églantiers et sureaux jouent sur les érables la concurrence,

    Comme l’arrivée d’un bonheur fragile et ombragé,

    Quand la lumière du ciel prend une couleur dragée,

    Tandis que l’espace est traversé

    Parle un vol fou de martinets.

    S’étire le soir dans le chant merveilleux des grillons,

    Fenêtres ouvertes sur la nuit en délicieuses sensations.

    Comme un drap de velours posé sur moi,

    Mon esprit s’évade pour retrouver les arbres de la forêt parfois,

    Afin de goûter la fraîcheur limpide de la rosée,

    Qu’une langue invisible du soleil commence à lécher.

    Il est des endroits où l’air d’un cristal trop pur est posé

    Pour ne pas un jour se briser.

    @copyright Claudie

     

     

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  • âme morte

    âme morte...........Yseult COULON...........2009

    La clepsydre compte les coups du battement de mon cœur
    Qui s’égrènent inutile comme le tour du cadran.
    Il est seul, au milieu, d’un nulle part, d’un ailleurs.
    Soudain paraît futile, rien ne retient le temps.

    De son regard pâlît, par l’orage, par l’espoir.
    C’est au fond de ce nid que réside l’éclair !
    Car crachant sans répit ainsi te laisse choir…

    Dans sa longue robe nuit elle ronronne la belle.
    Les douze coups de minuit s’élancent dans l’ombre fière
    « je suis lasse te dis-je » puis s’éteint la chandelle.
     
    https://poesie.webnet.fr/vospoemes/P
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  • Liberté

    Moi j’ai parcouru bien des déserts
    Arides, connu la misère
    Mais c’est vers l’Ether
    Que je construis mon Univers

    Les déserts arides et l’océan
    Je les ai vus de mon vivant
    La souffrance de la solitude
    A rendu mon cœur si dur

    La misère je l’ai côtoyée
    Elle a laissé des traces
    Sur mon visage usé
    Mais c’est dans l’espace
    Que je me sens vibrer !
     
    https://poesie.webnet.fr/vospoemes/
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  • Au bout de la vie

    Au bout de la vie..........

    Quand la braise de mon cœur s'éteint,
    Lorsque mes souvenirs tombe dans l'oubli,
    Dieu me tend la main,
    Et je monte avec lui.

    Sans regret,
    Je regarde ma vie,
    Tout se que j'ai accompli,
    Tout ceux que j'aimais.

    Au delà,
    Je vois mon corps inanimé,
    Ma famille pleurée,
    Mais il étais temps pour moi.

    Ainsi va la vie pour tous,
    Suivi de la mort,
    Chair et os ou,
    Âme et corps.
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  • À l'ombre du vieux saule pleureur

    À l'ombre du vieux saule pleureur

    À l'ombre du vieux saule pleureur,
    Face à l'île Saint-Barnabé,
    Le poète médite et jongle sur son destin...

    Fera-t-il beau demain?
    La terre tournera-t-elle encore autour du soleil?
    Les grands hérons viendront-ils grattouiller dans le marais?

    Puis une pensée effleure mon esprit...
    Ma vieille amie flamande Cathyleen
    Qui s'envolait vers d'autres cieux le même jour...

    Derrière moi toute cette haie de quenouilles et de spartine
    Qui se balance au vent dans un savant ballet.
    Mes pensées s'égarent dans ma tête follette...

    Serai-je ici dans un ou deux siècles?
    Dans mil ans ? Ou dans une semaine?
    La lune brillera-t-elle au milieu de la voûte étoilée?

    Qui sera me le dire?
    Qui sait lire l'avenir?
    "Moi, Monsieur le Poète !"
    Me répondit le vieux saule pleureur...
     
     
    https://poesie.webnet.fr/vospoemes/Poemes/
     
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  • Ah ! Si j’étais Dieu

    Ah ! Si j’étais Dieu..................Guy RANCOURT. 2011

    Quatre mois ou quatre siècles ?
    Peu importe, le temps s'est arrêté
    En même temps que son coeur a flanché !
    Je pense à toi ma chère soeur cosmique
    Et ta peine m'atteint de plein fouet
    Ton chagrin me triture toujours un peu plus
    Tu es inconsolable 
    Parce que ton amour était si grand
    Si noble et si absolu !

    Je décrocherais une étoile dans le ciel
    Et te l'offrirais pour éponger tes pleurs
    Mais, tout cela serait vain...
    Simon, ton cher époux,
    était une étoile vivante...
    Ton seul et unique luminaire...

    Ah ! Si j'étais Dieu
    Je te le ressusciterais volontiers
    En jeunesse et en beauté
    Comme au temps lointain
    De vos premières amours !

    Ah ! Si j'étais Dieu
    Jamais, oh non jamais !
    Je ne vous aurais séparés !
    Mais, je ne suis que ton p'tit frère lointain
    Qui comprend et compatit avec toi...

    Laisse-moi un instant essuyer tes larmes
    Qui ravagent tes joues !
    Laisse-moi un p'tit moment te serrer dans mes bras
    Afin de diminuer ta peine et ton chagrin
    Afin que tu puisses te reposer un peu
    Afin que tu puisses t'endormir et rêver 
    à ton cher Simon comme autrefois...
    Laisse-moi te consoler
    Juste un petit peu…
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