• Alarme au Paradis

    Elle avait souvent à l'oeil
    Quelques perles fines
    Qui mettaient sa bouche en deuil
    Pauvre Séraphine !

    Je goûtais sa peau salée
    Par la tendre bruine
    Et consolais le doux coeur
    De mon angevine

    Je ne sus jamais vraiment
    Si c'était combine
    Ou bien un réel tourment
    Qui gâchait sa mine

    Mais je pressais tendrement
    Les fermes collines
    Qu'elle collait ardemment
    Contre ma poitrine !

    Ange ou démon , je ne sais,
    Elle était coquine
    Et perverse assurément,
    Comme on le devine...

    Mais je pense bien souvent
    Aux larmes divines
    Qui ont fait de moi l'amant
    D'une séraphine !

    (Archanges et séraphins
    Tenaient la chandelle
    A nos émois libertins
    Près de la chapelle !)

    Hum!


    (Les souvenirs d'Octave)
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  • Tu venais...

    Tu venais...............Michèle CORTI


    Tu venais nous offrir
    Tes poèmes sublimes.
    Un frisson m'a reprise
    A les lire, ce soir.

    Nous écrivions"amie"
    A chacun de ces mots
    Que nous laissions pour toi,
    Où nous étions toujours
    Aussi admiratifs!

    L'amitié?
    Bien grand mot!

    Car l'amitié se tisse
    Au long travail des jours,
    Aux repas partagés
    Aux peines, comme aux joies...

    Et que sais-je de toi?

    Pourtant, lorsque je lis
    Tout au long de tes lignes
    Cette douleur enfouie
    Qui s'exprime
    Si digne,

    Je te comprends si bien,
    Et je pleure pour toi!


    MARCEK
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  • L'ami et les blouses blanches

    L'ami et les blouses blanches...................

    Quand je tombe dans les ténèbres,
    Mon corps endolori et sonné,
    Mordu par des chiens invisibles,
    Les doutes et le désespoir,
    Assaillants ma pensée profonde,
    Lorsque la porte est fermée,
    Que personne ne peut entrer,
    Qu'ai-je laissé en héritage,
    Ce monde se souviendra-t-il,
    De moi?
    Alors la conscience aspire,
    A un nouveau jour qui se lève,
    Sur la sfhalte la vie ressurgie,
    Une force permet l'appelle,
    A l'ami!
    L'ami bienveillant me transporte,
    Vers ce lieu sanctuaire béni,
    Où séjournent les blouses blanches,
    Les garantes de notre santé,
    Les blouses blanches!
    Et bientôt elles m'entourent car,
    Êtres altruistes par amour,
    Amour de l'humanité,
    Spécialistes de la survie,
    Ce combat pour la vie fait rage,
    Sans jamais décourager luttent,
    Pour faire battre les cœurs,
    Étreints par fortune de vie,
    Bouger ces corps injuriés,
    Pour remettre l'Homme debout,
    Espérant de meilleurs jours,
    Sur le chantier de l'humanité,
    La pierre est posée!
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  • L'irrespectueux

    Le verbe de l’irrespectueux est tel,
    La charge du monodon monocéros,
    Nuit d'un noir de l'ancre du polypous,
    Gazouillis du Prunella Collaris,
    Mais effet de piqûre d’anophèle,
    Manque le geotrygan chrysia,
    De l'exocet fourvoyé passera.
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  • L'eau

    Ta translucidité,dévoile ta beauté,
    Ci menacé,par la marée,
    Non naturellement menée.
    Ta fluidité,incarne ta liberté,
    Ton allié,notre conseillère.
    Ta pesé,en main légèreté,
    En quantité,d'une lourdeté.
    Ta vitalité,désaltéré,
    La terre tu as drapé,
    La vie tu as donné.
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  • Eros (I)

    Eros (I)-2-3-4-5...................

    Ô toi, centre du jeu
    où l'on perd quand on gagne ;
    célèbre comme Charlemagne,
    roi, empereur et Dieu, -

    tu es aussi le mendiant
    en pitoyable posture,
    et c'est ta multiple figure
    qui te rend puissant. -

    Tout ceci serait pour le mieux ;
    mais tu es, en nous (c'est pire)
    comme le noir milieu
    d'un châle brodé de cachemire.
    *************

    Eros (II)

    Ô faisons tout pour cacher son visage
    d'un mouvement hagard et hasardeux,
    il faut le reculer au fond des âges
    pour adoucir son indomptable feu.

    Il vient si près de nous qu'il nous sépare
    de l'être bien-aimé dont il se sert ;
    il veut qu'on touche ; c'est un dieu barbare
    que des panthères frôlent au désert.

    Entrant en nous avec son grand cortège,
    il y veut tout illuminé, -
    lui, qui après se sauve comme d'un piège,
    sans qu'aux appâts il ait touché.
    **************

    Eros (III)

    Là, sous la treille, parmi le feuillage
    il nous arrive de le deviner :
    son front rustique d'enfant sauvage,
    et son antique bouche mutilée...

    La grappe devant lui devient pesante
    et semble fatiguée de sa lourdeur,
    un court moment on frôle l'épouvante
    de cet heureux été trompeur.

    Et son sourire cru, comme il l'infuse
    à tous les fruits de son fier décor ;
    partout autour il reconnaît sa ruse
    qui doucement le berce et l'endort.
    *************

    Eros (IV)

    Ce n'est pas la justice qui tient la balance précise,
    c'est toi, ô Dieu à l'envie indivise,
    qui pèses nos torts,
    et qui de deux coeurs qu'il meurtrit et triture
    fais un immense coeur plus grand que nature,
    qui voudrait encor

    grandir... Toi, qui indifférent et superbe,
    humilies la bouche et exaltes le verbe
    vers un ciel ignorant...
    Toi qui mutiles les êtres en les ajoutant
    à l'ultime absence dont ils sont des fragments.
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  • Une rose seule, c'est toutes les roses

    Une rose seule, c'est toutes les roses.............Rainer Maria RILKE 1875 - 1926...

    Une rose seule, c'est toutes les roses
    et celle-ci : l'irremplaçable,
    le parfait, le souple vocable
    encadré par le texte des choses.

    Comment jamais dire sans elle
    ce que furent nos espérances,
    et les tendres intermittences
    dans la partance continuelle.
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  • Vues des Anges, les cimes...

    Vues des Anges, les cimes des arbres peut-être
    sont des racines, buvant les cieux ;
    et dans le sol, les profondes racines d'un hêtre
    leur semblent des faîtes silencieux.

    Pour eux, la terre, n'est-elle point transparente
    en face d'un ciel, plein comme un corps ?
    Cette terre ardente, où se lamente
    auprès des sources l'oubli des morts.
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  • Vapeurs de mares

    Le soir, la solitude et la neige s'entendent
    Pour faire un paysage affreux de cet endroit
    Blêmissant au milieu dans un demi-jour froid
    Tandis que ses lointains d'obscurité se tendent.

    Çà et là, des étangs dont les glaces se fendent
    Avec un mauvais bruit qui suscite l'effroi ;
    Là-bas, dans une terre où le vague s'accroît,
    Des corbeaux qui s'en vont et d'autres qui s'attendent.

    Voici qu'une vapeur voilée
    Sort d'une mare dégelée
    Puis d'une autre et d'une autre encor :

    Lugubre hommage, en quelque sorte
    Qui, lentement, vers le ciel mort
    Monte de la campagne morte.
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