• SUR LE MÊME OUVRAGE

    SUR LE MÊME OUVRAGE  

    On voit, par le recueil qu’il vient de mettre au jour,
    Qu’il lit et prose et vers de folie et d’amour ;
    Cela vaut beaucoup mieux que de prendre la peine
              De débrouiller saint Augustin,
    Le dur Tertullien et l’obscur Origène.
    Il vaut mieux commenter Ovide et La Fontaine,
    Et les plus beaux endroits de Bussy-Rabutin.
     

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  • Cette rouge sueur,............

    Cette rouge sueur goutte à goutte roulante
    Du corps de cet athlète en ce rude combat
    Peut être comparée à cette eau douce et lente
    Qui la sainte montagne en silence rebat.
     
    L’aveugle-né (qui mit tous les siens en débat
    Pour ses yeux) fut lavé de cette eau doux-coulante,
    Et dans le chaud lavoir de cette onde sanglante
    Toute l’aveugle race en liberté s’ébat.
     
    Et l’un et l’autre bain ont redonné la vue,
    Siloé du pouvoir dont le Christ l’a pourvue,
    Et cettui-ci de sang de son propre pouvoir.
     
    Aussi ce rare sang est la substance même
    De son cœur, qui pour faire à nuit ce cher lavoir
    Fond comme cire au feu de son amour extrême.

     
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  • L’oiseau,.......Jean de La Ceppède (1548 ?-1623)

    L’oiseau dont l’Arabie a fait si grande fête
    Est de ce grand Héros le symbole assuré.
    Le Phénix est tout seul. Le Christ est figuré
    Seul libre entre les morts par son royal prophète.
     
    Le Phénix courageux se porte à sa défaite
    Sur du bois parfumé : l’amour démesuré
    Fait que Christ a la mort sur ce bois enduré,
    Qui parfume le ciel d’une odeur très-parfaite.
     
    De sa moelle après le Phénix renaissant
    Enlève tout son bois et l’emporte puissant
    Sur un autel voisin des arènes brûlées.
     
    Par sa divinité le Christ ressuscitant,
    Sur l’azuré lambris des voûtes étoilées
    Élèvera son bois de rayons éclatant.
     

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  • ANTITHÈSES DE LA CROIX À L’ARBRE DÉFENDU

    ANTITHÈSES DE LA CROIX À L’ARBRE DÉFENDU

    Satan par le bois vert notre aïeule ravit,
    Jésus par le bois sec à Satan l’a ravie ;
    Le bois vert à l’Enfer notre aïeule asservit.
    Le bois sec a d’Enfer la puissance asservie ;
     
    Satan sur le bois vert vit sa rage assouvie,
    Jésus sur le bois sec son amour assouvit.
    Le bois vert donna mort à toute âme qui vit,
    Le bois sec, ô merveille ! à tous morts donne vie.
     
    Le bois sec aujourdhui triomphe du bois vert,
    Le vert ferma le Ciel, le sec l’a réouvert
    Et nous y reconduit par voies fort aisées.
     
    Il a tout satisfait, il a tout mérité,
    Sur ce bois sec la Grâce atteint la Vérité,
    La Justice et la Paix s’y sont entrebaisées.


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  • Chanson d’automne

    Chanson d’automne..............Marie Krysinska

    À Charles Henry


    Sur le gazon déverdi, passent – comme un troupeau d’oiseaux chimériques – les feuilles pourprées, les feuilles d’or.
    Emportés par le vent qui les fait tourbillonner éperdûment. –
    Sur le gazon déverdi, passent les feuilles pourprées, les feuilles d’or. –
    Elles se sont parées – les tristes mortes – avec une suprême et navrante coquetterie,
    Elles se sont parées avec des tons de corail, avec des tons de roses, avec des tons de lèvres ;
    Elles se sont parées avec des tons d’ambre et de topaze.
    Emportées par le vent qui les fait tourbillonner éperdûment,
    Elles passent avec un bruit chuchoteur et plein de souvenirs.
    Les platanes tendent leurs longs bras vers le soleil disparu.
    Le ciel morose pleure et regrette les chansons des rossignols ;
    Le ciel morose pleure et regrette les féeries des rosiers et les fiançailles des papillons ;
    Le ciel morose pleure et regrette toutes les splendeurs saccagées.
    Tandis que le vent, comme un épileptique, mène dans la cheminée l’hivernal orchestre,
    Sonnant le glas pour les violettes mortes et pour les fougères,
    Célébrant les funérailles des gardénias et des chèvrefeuilles ;
    Tandis que derrière la vitre embuée les écriteaux et les contrevents dansent une fantastique sarabande,
    Narguant les chères extases défuntes,
    Et les serments d’amour – oubliés.
    14 décembre 1882
    Marie Krysinska

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  • L'automne.............

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  • Mais qui es-tu  ? Alzheimer ou Parkinson ?

    Mais qui es-tu  ? Alzheimer ou Parkinson ? J.A

    Qui est dans mon miroir ?

    Quel est cet inconnu en face ?

    Qui est cet inconnu qui perd la mémoire ?

    Qui est cet inconnu qui ne parle pas ?

     

    Qui est cet inconnu qui ne dort pas ?

    Qui est cet inconnu qui a pris ta place ?

    Qui est cet inconnu qui tremble ?

    Tu sais, il a l'air perdu ce me semble.

     

    Puis je trouve qu'il te ressemble.

    Réponds ! secoue-toi !

    Dis ce n'est pas toi ?

    Parce que cet inconnu, il ne rit pas,

     

    Il a les mêmes yeux que toi et moi...

    Mais je le sais, que ce n'est pas toi !

    Non ! ce n'est pas toi ?

    C'est Moi !

    J.A.

    ----------

    Hier, je me suis un peu embrouillé entre Alzheimer et mes atteintes actuelles de Parkinson. Aurais-je les deux ? Pour me faire excuser, si possible, voici un texte que j'ai déjà publié, je ne sais plus quand... Amitiés à toutes et à tous.

    J.A

    ------------

    C’est, après le cancer, la maladie la plus redoutée des Français. Celle qui véhicule le plus de préjugés. Celle aussi qui nécessite toute une solidarité. 900 000 personnes vivent aujourd’hui avec la maladie d’Alzheimer ou une pathologie dite apparentée. A leurs côtés, plus de 2 millions de proches aidants. Mais, plus que jamais, c’est chacun qui doit se sentir concerné par une maladie qui n’épargne personne.

    Les dispositifs mis en place, qu’il s’agisse de soutien pour l’aidant, pour l’aidé ou de soutien dit partagé qui inclut le couple aidé/aidant ont pour objectifs de faciliter la communication, d’accepter les modifications à l’intérieur de la relation, de ré-investir ensemble un quotidien qui prend en compte les contraintes imposées par la maladie et ses conséquences. Il s’agit de pouvoir trouver un nouvel équilibre, d’améliorer sa qualité de vie en continuant à partager des projets familiaux et sociaux (communiqué pour la semaine dédiée à la maladie d'Alzheimer).

    --------

    Écrit par J.A. Illustration : internet. 

    Engagement à retirer l'image en cas de demande des ayants droit.

     

     

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  • Mon jardin

    Mon jardin...........

    Coucou !

    Je vous emmène dans mon jardin.

    Pas besoin de laissez-passer pour le visiter.

    C’est gratuit !

    Dans mon jardin, vous y trouverez des plaisirs sublimes.

    Les plus belles plantes trônent,

    Vous offrant du rêve et de la beauté…

     

    Dans ce délicieux jardin :

    Je me promène !

    Je rêve !

    Je réfléchis !

    Le temps s’arrête !

    Comme il fait bon !

    Entouré de mille fleurs en robe de bal…

    Elles dansent au gré du vent.

     

    Cette douce brise douce et légère,

    Envoie des arômes de parfum variés.

    Je suis en tête-à-tête avec moi-même.

    Je découvre qu’il fait bon vivre,

    Au milieu d’une nature en paix.

    Simplicité et harmonie se marient,

    Pour vous offrir un temps de grâce…

     

    Viens faire un tour dans mon jardin ;

    Repose-toi !

    ©Copyright Lise Gingras

     

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  • Automne enchanteur

    Bonjour automne et tes ors magiques
    Coquin ! Tu nous reduis le soleil mirifique
    Mais tu mets dans le feuillage des tons flamboyants
    Tu maquilles Dame Nature de fards luminescents.
    Tu fais étinceler l'astre d'amour vénéré
    Dans l'habillage des majestueuses forêts,
    Tu nous offres châtaignes, noix et raisins
    Puis les cucurbitacées dans nos jardins.
    Quel bonheur de se promener dans des petits paradis
    En suivant les sentiers dans les bois embellis
    Alors qu'un vent léger fait tomber sur nous
    Dans un balancement régulier des cadavres roux.
    Les amanites servent de perchoir aux écureuils
    Et les fougères ont jauni aux premières froideurs.
    Bonnets et écharpes ont fait leur apparition
    Afin de préserver nos têtes de terribles frissons.
    Les érables dévoilent leur magie automnale
    Dans une avalanche rougeâtre subliminale.
    A l'approche du couchant, le soleil allume le feu
    Dans le somptueux habit rubicond des arbres frileux.
    Il fait jaillir dans l'incendie, le pont métallique
    Enjambant la rivière transformée en brasier féerique.
    Merci bel Automne, tu restreint la clarté
    Mais tu nous enchantes de te sublimes beautés.
     
    Marie Laborde

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