• Le vase où meurt cette verveine.............

    Le vase où meurt cette verveine
    D’un coup d’éventail fut fêlé ;
    Le coup dut effleurer à peine :
    Aucun bruit ne l’a révélé.

    Mais la légère meurtrissure,
    Mordant le cristal chaque jour,
    D’une marche invisible et sûre
    En a fait lentement le tour.

    Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
    Le suc des fleurs s’est épuisé ;
    Personne encore ne s’en doute ;
    N’y touchez pas, il est brisé.

    Souvent aussi la main qu’on aime,
    Effleurant le coeur, le meurtrit ;
    Puis le coeur se fend de lui-même,
    La fleur de son amour périt ;

    Toujours intact aux yeux du monde,
    Il sent croître et pleurer tout bas
    Sa blessure fine et profonde ;
    Il est brisé, n’y touchez pas.

    René-François Sully Prudhomme, Stances et poèmes

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  • Chant du Grillon

    Recueil : "La Comédie de la Mort"

    Chant du Grillon...........Théophile GAUTIER.......

    I

    Souffle, bise ! tombe à flots, pluie !
    Dans mon palais, tout noir de suie,
    Je ris de la pluie et du vent ;
    En attendant que l’hiver fuie,
    Je reste au coin du feu, rêvant.

    C’est moi qui suis l’esprit de l’âtre !
    Le gaz, de sa langue bleuâtre,
    Lèche plus doucement le bois ;
    La fumée, en filet d’albâtre,
    Monte et se contourne à ma voix.

    La bouilloire rit et babille ;
    La flamme aux pieds d’argent sautille
    En accompagnant ma chanson ;
    La bûche de duvet s’habille ;
    La sève bout dans le tison.

    Le soufflet au râle asthmatique,
    Me fait entendre sa musique ;
    Le tourne-broche aux dents d’acier
    Mêle au concerto domestique
    Le tic-tac de son balancier.

    Les étincelles réjouies,
    En étoiles épanouies,
    vont et viennent, croisant dans l’air,
    Les salamandres éblouies,
    Au ricanement grêle et clair.

    Du fond de ma cellule noire,
    Quand Berthe vous conte une histoire,
    Le Chaperon ou l’Oiseau bleu,
    C’est moi qui soutiens sa mémoire,
    C’est moi qui fais taire le feu.

    J’étouffe le bruit monotone
    du rouet qui grince et bourdonne ;
    J’impose silence au matou ;
    Les heures s’en vont, et personne
    N’entend le timbre du coucou.

    Pendant la nuit et la journée,
    Je chante sous la cheminée ;
    Dans mon langage de grillon,
    J’ai, des rebuts de son aînée,
    Souvent consolé Cendrillon.

    Le renard glapit dans le piége ;
    Le loup, hurlant de faim, assiége
    La ferme au milieu des grands bois ;
    Décembre met, avec sa neige,
    Des chemises blanches aux toits.

    Allons, fagot, pétille et flambe ;
    Courage, farfadet ingambe,
    Saute, bondis plus haut encor ;
    Salamandre, montre ta jambe,
    Lève, en dansant, ton jupon d’or.

    Quel plaisir ! prolonger sa veille,
    Regarder la flamme vermeille
    Prenant à deux bras le tison ;
    A tous les bruits prêter l’oreille ;
    Entendre vivre la maison !

    Tapi dans sa niche bien chaude,
    Sentir l’hiver qui pleure et rôde,
    Tout blême et le nez violet,
    Tâchant de s’introduire en fraude
    Par quelque fente du volet.

    Souffle, bise ! tombe à flots, pluie !
    Dans mon palais, tout noir de suie,
    Je ris de la pluie et du vent ;
    En attendant que l’hiver fuie
    Je reste au coin du feu, rêvant.

    II

    Regardez les branches,
    Comme elles sont blanches ;
    Il neige des fleurs !
    Riant dans la pluie,
    Le soleil essuie
    Les saules en pleurs,
    Et le ciel reflète
    Dans la violette,
    Ses pures couleurs.

    La nature en joie
    Se pare et déploie
    Son manteau vermeil.
    Le paon qui se joue,
    Fait tourner en roue,
    Sa queue au soleil.
    Tout court, tout s’agite,
    Pas un lièvre au gîte ;
    L’ours sort du sommeil.

    La mouche ouvre l’aile,
    Et la demoiselle
    Aux prunelles d’or,
    Au corset de guêpe,
    Dépliant son crêpe,
    A repris l’essor.
    L’eau gaîment babille,
    Le goujon frétille,
    Un printemps encor !

    Tout se cherche et s’aime ;
    Le crapaud lui-même,
    Les aspics méchants ;
    Toute créature,
    Selon sa nature :
    La feuille a des chants ;
    Les herbes résonnent,
    Les buissons bourdonnent ;
    C’est concert aux champs.

    Moi seul je suis triste ;
    Qui sait si j’existe,
    Dans mon palais noir ?
    Sous la cheminée,
    Ma vie enchaînée,
    Coule sans espoir.
    Je ne puis, malade,
    Chanter ma ballade
    Aux hôtes du soir.

    Si la brise tiède
    Au vent froid succède ;
    Si le ciel est clair,
    Moi, ma cheminée
    N’est illuminée
    Que d’un pâle éclair ;
    Le cercle folâtre
    Abandonne l’âtre :
    Pour moi c’est l’hiver.

    Sur la cendre grise,
    La pincette brise
    Un charbon sans feu.
    Adieu les paillettes,
    Les blondes aigrettes ;
    Pour six mois adieu
    La maîtresse bûche,
    Où sous la peluche,
    Sifflait le gaz bleu.

    Dans ma niche creuse,
    Ma natte boiteuse
    Me tient en prison.
    Quand l’insecte rôde,
    Comme une émeraude,
    Sous le vert gazon,
    Moi seul je m’ennuie ;
    Un mur, noir de suie,
    Est mon horizon.

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  • Sur le Carnaval de Venise III – Carnaval

    Recueil : "Émaux et Camées"

    Sur le Carnaval de Venise III – Carnaval......Théophile GAUTIER....

    Venise pour le bal s’habille.
    De paillettes tout étoilé,
    Scintille, fourmille et babille
    Le carnaval bariolé.

    Arlequin, nègre par son masque,
    Serpent par ses mille couleurs,
    Rosse d’une note fantasque
    Cassandre son souffre-douleurs.

    Battant de l’aile avec sa manche
    Comme un pingouin sur un écueil,
    Le blanc Pierrot, par une blanche,
    Passe la tête et cligne l’oeil.

    Le Docteur bolonais rabâche
    Avec la basse aux sons traînés ;
    Polichinelle, qui se fâche,
    Se trouve une croche pour nez.

    Heurtant Trivelin qui se mouche
    Avec un trille extravagant,
    A Colombine Scaramouche
    Rend son éventail ou son gant.

    Sur une cadence se glisse
    Un domino ne laissant voir
    Qu’un malin regard en coulisse
    Aux paupières de satin noir.

    Ah ! fine barbe de dentelle,
    Que fait voler un souffle pur,
    Cet arpège m’a dit : C’est elle !
    Malgré tes réseaux, j’en suis sûr,

    Et j’ai reconnu, rose et fraîche,
    Sous l’affreux profil de carton,
    Sa lèvre au fin duvet de pêche,
    Et la mouche de son menton.

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  • La Bonne Journée

    Recueil : "La Comédie de la Mort"

    La Bonne Journée...........Théophile GAUTIER

    Ce jour, je l’ai passé ployé sur mon pupitre,
    Sans jeter une fois l’œil à travers la vitre.
    Par Apollo ! cent vers ! je devrais être las ;
    On le serait à moins ; mais je ne le suis pas.
    Je ne sais quelle joie intime et souveraine
    Me fait le regard vif et la face sereine ;
    Comme après la rosée une petite fleur,
    Mon front se lève en haut avec moins de pâleur ;
    Un sourire d’orgueil sur mes lèvres rayonne,
    Et mon souffle pressé plus fortement résonne.
    J’ai rempli mon devoir comme un brave ouvrier.
    Rien ne m’a pu distraire ; en vain mon lévrier,
    Entre mes deux genoux posant sa longue tête,
    Semblait me dire : « En chasse ! » en vain d’un air de fête
    Le ciel tout bleu dardait, par le coin du carreau,
    Un filet de soleil jusque sur mon bureau ;
    Près de ma pipe, en vain, ma joyeuse bouteille
    M’étalait son gros ventre et souriait vermeille ;
    En vain ma bien-aimée, avec son beau sein nu,
    Se penchait en riant de son rire ingénu,
    Sur mon fauteuil gothique, et dans ma chevelure
    Répandait les parfums de son haleine pure.
    Sourd comme saint Antoine à la tentation,
    J’ai poursuivi mon œuvre avec religion,
    L’œuvre de mon amour qui, mort, me fera vivre ;
    Et ma journée ajoute un feuillet à mon livre.

    *************

    Théophile Gautier s’endort sur son pupitre
    Et rêve qu’il s’envole au travers d’une vitre.
    Il vole au bout du monde et n’est même pas las ;
    Il tombe en un pays qu’il ne reconnaît pas.

    Il est pris pour mari par la charmante reine,
    Il est acclamé par une foule sereine ;
    Il va dans un grand lit tout recouvert de fleurs,
    De la reine étrennant la timide pâleur.

    Un sourire pensif sur ses lèvres rayonne,
    La cloche du palais bien fortement résonne,
    On propose du vin à tous les ouvriers ;
    On organise des courses de lévriers,

    La couronne anoblit du nouveau roi la tête,
    Le pays tout entier adopte un air de fête ;
    Mais le roi, s’envolant au travers d’un carreau,
    Rêve à présent qu’il est employé de bureau.

    Avec un vieux collègue, il vide une bouteille ;
    Ils ont tous deux la face un petit peu vermeille,
    Et mettent leur pensée, un peu trop fort, à nu,
    En éclatant d’un rire un peu trop ingénu.

    La reine les rejoint, sa belle chevelure
    Vole au vent de la course : elle s’affirme pure
    Du désir de vengeance, ou de sa tentation ;
    Mais elle ne veut point entrer en religion.

    Puis Gautier se réveille, et ne pouvant plus vivre
    Cette belle aventure, il la met dans un livre.

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  • La Dormeuse

    Recueil : "Charmes"

    La Dormeuse.............Paul VALÉRY..

    A Lucien Fabre.

    Quels secrets dans mon coeur brûle ma jeune amie,
    Âme par le doux masque aspirant une fleur?
    De quels vains aliments sa naïve chaleur
    Fait ce rayonnement d’une femme endormie?

    Souffles, songes, silence, invincible accalmie,
    Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur,
    Quand de ce plein sommeil l’onde grave et l’ampleur
    Conspirent sur le sein d’une telle ennemie.

    Dormeuse, amas doré d’ombres et d’abandons,
    Ton repos redoutable est chargé de tels dons,
    Ô biche avec langueur longue auprès d’une grappe,

    Que malgré l’âme absente, occupée aux enfers,
    Ta forme au ventre pur qu’un bras fluide drape,
    Veille; ta forme veille, et mes yeux sont ouverts.

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  • L’Amateur de poèmes

    Recueil : "Album de vers anciens"

    L’Amateur de poèmes...........Paul VALÉRY

    Si je regarde tout à coup ma véritable pensée, je ne me console pas de devoir subir cette parole intérieure sans personne et sans origine ; ces figures éphémères ; et cette infinité d’entreprises interrompues par leur propre facilité, qui se transforment l’une dans l’autre, sans que rien ne change avec elles. Incohérente sans le paraître, nulle instantanément comme elle est spontanée, la pensée, par sa nature, manque de style.

    Mais je n’ai pas tous les jours la puissance de proposer à mon attention quelques êtres nécessaires, ni de feindre les obstacles spirituels qui formeraient une apparence de commencement, de plénitude et de fin, au lieu de mon insupportable fuite.

    Un poème est une durée, pendant laquelle, lecteur, je respire une loi qui fut préparée : je donne mon souffle et les machines de ma voix ; ou seulement leur pouvoir, qui se concilie avec le silence.

    Je m’abandonne à l’adorable allure : lire, vivre où mènent les mots. Leur apparition est écrite. Leurs sonorités concertées. Leur ébranlement se compose, d’après une méditation antérieure, et ils se précipiteront en groupes magnifiques ou purs, dans la résonance. Même des étonnements sont assurés : ils sont cachés d’avance, et font partie du nombre.

    Mû par l’écriture fatale, et si le mètre toujours futur enchaîne sans retour ma mémoire, je ressens chaque parole dans toute sa force, pour l’avoir indéfiniment attendue. Cette mesure qui me transporte et que je colore, me garde du vrai et du faux. Ni le doute ne me divise, ni la raison ne me travaille. Nul hasard, — mais une chance extraordinaire se fortifie. Je trouve sans effort le langage de ce bonheur ; et je pense par artifice, une pensée toute certaine, merveilleusement prévoyante, — aux lacunes calculées, sans ténèbres involontaires, dont le mouvement me commande et la quantité me comble : une pensée singulièrement achevée.

    ***********

    Le poème est un miracle
    Qui par surprise survient
    Dans le gris du quotidien
    Le poème est un oracle

    Le poème est un labeur
    Ce sont des phrases qu'on lime
    Pour que leur ton soit sublime
    Sans épargner la sueur

    Le poème est une danse
    Devant le peuple attentif
    Parfois même un peu craintif
    Qui nous écoute en silence

    Le poème est un voyage
    Au travers de nos esprits
    Où plus d'un démon qui rit
    Aimerait faire un ravage

    D'un poème on dit adieu
    A la personne qu'on aime
    Et qui entend ce poème
    En maudissant tous les dieux

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  • Ballade des femmes de Paris

    Recueil : "Le testament"

    Ballade des femmes de Paris...........François VILLON

    Quoiqu’on tient belles langagères
    Florentines, Vénitiennes,
    Assez pour être messagères,
    Et mêmement les anciennes,
    Mais soient Lombardes, Romaines.
    Genevoises, à mes périls,
    Pimontoises, savoisiennes,
    Il n’est bon bec que de Paris.

    De beau parler tiennent chaïères,
    Ce dit-on, les Napolitaines,
    Et sont très bonnes caquetières
    Allemandes et Prussiennes ;
    Soient Grecques, Egyptiennes,
    De Hongrie ou d’autres pays,
    Espagnoles ou Catelennes,
    Il n’est bon bec que de Paris.

    Brettes, Suisses n’y savent guères,
    Gasconnes, n’aussi Toulousaines :
    De Petit Pont deux harengères
    Les concluront, et les Lorraines,
    Angloises et Calaisiennes,
    (Ai-je beaucoup de lieux compris ?)
    Picardes de Valenciennes ;
    Il n’est bon bec que de Paris.

    Prince, aux dames parisiennes
    De bien parler donnez le prix ;
    Quoi que l’on die d’Italiennes,
    Il n’est bon bec que de Paris.

    *************

    Astre-Pantoufle
    ---------------

    Je connais lunes potagères,
    Aussi l’étoille messagère;
    Je connais lampions florentins ;
    Je sais la comète d’écoufle,
    Mais, je ne le dis en latin,
    Il n’est soleil qu’une pantoufle.

    Car de sinople est sa lumière,
    Qui point ne nous est familière,
    Cela fait de bien beaux matins,
    Quand brise sur les jardins souffle ;
    Or, c’est un chausson de satin,
    Il n’est soleil qu’une pantoufle.

    Soleils ne sont casques de guerre,
    Du moins, nous ne les aimons guère ;
    Soleils ne sont point les patins,
    Non plus les bottes, ni les moufles :
    Ceux-là sont bons pour les pantins,
    Il n’est soleil qu’une pantoufle.

    Prince, je ne le vous camoufle
    (Car poèmes ne sont potins) :
    Voici ce dont je suis certain,
    Il n’est soleil qu’une pantoufle.

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  • L’interprète

    Recueil : "Paysages et paysans"

    L’interprète          Maurice ROLLINAT

    L’inclinaison de ce vieux saule
    Sur le vieil étang soucieux
    Que pas une brise ne frôle,
    A quelque chose de pieux.

    Et l’on dirait que chaque feuille,
    Ayant cessé son trémolo,
    Pompe le mystère de l’eau
    Et dévotement se recueille.

    Or, soudain, y perchant son vol,
    Voici qu’un petit rossignol,
    Tendre interprète d’aventure,

    Pour l’arbre adresse à l’Inconnu,
    Dans un lamento soutenu,
    La prière de la Nature !

    ************

    Un bonjour en langue des saules,
    C'est, en effet, silencieux ;
    Un frémissement des épaules,
    Un tremblement malicieux.

    Un bonjour en langue des feuilles,
    C'est un peu sourd, comme un sanglot,
    Comme le clapotis de l'eau,
    L'oreille à peine le recueille.

    Grand merci donc au rossignol
    Qui saisit les bonjours en vol,
    Comme des mouches qu'il capture ;

    Ah, tous ces bonjours inconnus !
    Que n'avons-nous mieux retenu
    L'enseignement de la Nature !

     

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  • Matinée d’ivresse

    Recueil : "Illuminations"

    Matinée d’ivresse................Arthur RIMBAUD

    Ô mon Bien ! Ô mon Beau ! Fanfare atroce où je ne trébuche point ! Chevalet féerique ! Hourra pour l’œuvre inouïe et pour le corps merveilleux, pour la première fois ! Cela commença sous les rires des enfants, cela finira par eux. Ce poison va rester dans toutes nos veines même quand, la fanfare tournant, nous serons rendu à l’ancienne inharmonie. Ô maintenant, nous si digne de ces tortures ! rassemblons fervemment cette promesse surhumaine faite à notre corps et à notre âme créés : cette promesse, cette démence ! L’élégance, la science, la violence ! On nous a promis d’enterrer dans l’ombre l’arbre du bien et du mal, de déporter les honnêtetés tyranniques, afin que nous amenions notre très pur amour. Cela commença par quelques dégoûts et cela finit, — ne pouvant nous saisir sur-le-champ de cette éternité, — cela finit par une débandade de parfums.

    Rire des enfants, discrétion des esclaves, austérité des vierges, horreur des figures et des objets d’ici, sacrés soyez-vous par le souvenir de cette veille. Cela commençait par toute la rustrerie, voici que cela finit par des anges de flamme et de glace.

    Petite veille d’ivresse, sainte ! quand ce ne serait que pour le masque dont tu nous as gratifié. Nous t’affirmons, méthode ! Nous n’oublions pas que tu as glorifié hier chacun de nos âges. Nous avons foi au poison. Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.

    Voici le temps des Assassins.

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