• La culture Slave à travers des costumes très anciens

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    La culture Slave est mise à l’honneur avec des clichés de la photographe Polonaise Marcin Nagraba qui est aidée par la couturière et costumière Agnieszka Osipa.

    On peut voir les détails des tenues qu’avaient les gens de l’époque et c’est presque insolite!

    C’est très charmant, mais porter de tels costumes est sans doute pour les grandes occasions, comme les fêtes par exemple!

    Les images qui suivent rendent hommage à la culture Slave.

    Admirez ces clichés, il y ‘a de l’art dans chacun de ces déguisements!

    On découvre avec ces images des costumes, coiffes et accessoires d’un peuple qu’on ne connait pas très bien.

    Grâce à la photographe d’origine Slave, on apprécie ces portraits qui semblent un peu comme s’ils sont sortis d’un conte de fée.

    C’est peut-être là le quotidien de ces gens qu’on respecte, mais c’est un peu trop de décorations et cela doit être lourd et peu confortable pour bouger.

    En tous les cas, c’est là une bonne occasion que d’admirer un art qui survit grâce au talent des nouvelles générations.

    C’est beau de faire revivre des traditions pour que les gens puissent les connaître.

    C’est ainsi que le savoir se transmet, à travers les souvenirs et la culture.

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  • La Crèche De Noël

    Une Tradition Populaire Aux Mille Facettes

    Santons habillés d'Emilie Puccinelli-Meinnier, 1905-1974 (musée du santon Marcel Carbonel, Marseille), DRIl a fallu fouiller au grenier ou chercher dans la cave la vieille boîte où, depuis presque un an, tous les personnages attendent patiemment de revoir le jour.

    C'est l'étable qui est installée en premier, puis viennent l'âne et le bœuf, et enfin tous les autres...

    Comme à chaque veille de Noël, la crèche retrouve sa place dans de nombreux foyers, en France et dans le monde, pour perpétuer une tradition plus que millénaire, associée à la célébration de lanaissance du Christ, la Nativité.

    Isabelle GrégorLe Récit Évangélique De La Nativité

    « Or, pendant qu'ils étaient là [à Bethléem], le jour où elle [Marie] devait accoucher arriva : elle accoucha de son fils premier-né, l'emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle d'hôtes.

    Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau. Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d'une grande crainte.

    L'ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :

    Il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur ; et voici le signe qui vous est donné...

    Vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». […]

    Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire » (Évangile selon saint Luc, 2).

    Un Berceau Dans Une Étable

    La crèche est née avec le christianisme puisqu'elle est évoquée dans les premiers écrits des évangélistes.

    C'est Luc qui y fait directement allusion, expliquant que Marie et Joseph, venus à Bethléem pour être recensés, n'avaient pu trouver place dans la salle commune de leur hôte.

    Faute de mieux, celui-ci les avait installés dans la pièce inférieure, affectée aux animaux.

    Une version tardive du IIe siècle a fait de cette étable une grotte.

    Conrad von Soest, Nativité, 1403, Bad WildungenL'enfant Jésus aurait donc été placé, dès sa naissance, dans la mangeoire pour bestiaux, désignée en allemand par le mot krippe qui a donné, au XIIe siècle, notre « crèche ».

    Par extension, ce terme désigna rapidement les représentations de cet épisode, mais uniquement sous forme de décors comportant des personnages mobiles...

    Joliment laïcisé, il désigne aujourd'hui une structure administrative qui accueille les tout-petits pendant que leurs parents travaillent.

    Tandis que, d'un côté, les artistes s'emploieront à figurer des « nativités », de l'autre, le peuple mettra tout son talent à la mise en scène de « crèches ».

    Mais restons encore un peu à Bethléem : c'est ici en effet que la première crèche, « la vraie », fut vénérée dès les premiers siècles.

    Au IVe siècle, saint Jérôme s'indigne déjà de sa disparition : « Elle m’est autrement précieuse, celle qui a été enlevée ; […] la foi chrétienne est digne de cette crèche d'argile. […]

    J'admire le Seigneur qui, quoique créateur du monde, naît, non entre l'or et l'argent, mais dans la boue » (Homélie sur la Nativité).

    Certains fragments du Saint Berceau auraient cependant été conservés et rapportés par des pèlerins dans la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome où dès 432, le pape Sixte III avait créé une copie de la Grotte.

    Crèches Vivantes & Édification Des Fidèles  

    C'est à cette époque en effet, tandis qu'expire l'empire romain d'Occident, que la célébration de la naissance de Jésus devient courante. Au cœur de l'hiver, elle prend la place des fêtes païennes dédiées au solstice et à la renaissance du soleil.

    À l'origine, la crèche n'est qu'un outil, un décor rendant plus réalistes et frappantes les représentations « théâtrales » organisées à l'intérieur puis à l'extérieur des églises.

    Il s'agit de mettre en scène sous forme de tableaux vivants les différents épisodes de la vie du Christ afin de les enseigner au peuple illettré.

    Saint François d'Assise, se rendant compte de l'efficacité du procédé, aurait été le premier en 1223 à créer une crèche vivante dans un cadre naturel, avec l'aide des villageois de Greccio.

    Son exemple fut suivi dans toute la chrétienté, y compris en France sous la forme de représentations pieuses appelées « mystères ».

    S'éloignant par trop de la morale religieuse, elles furent interdites en 1548 à Paris.

    La Crèche De Saint François

    « Le bienheureux François, comme il faisait souvent, [...] fit appeler à lui [un homme appelé Jean] environ quinze jours avant la nativité du Seigneur et lui dit :

    ''Si tu désires que nous célébrions la présente fête du Seigneur à Greccio, dépêche-toi de t’y rendre à l’avance et ce que je te dis, prépare-le soigneusement.

    Car je veux faire mémoire de cet enfant qui est né à Bethléem et observer en détail, autant que possible de mes yeux corporels, les désagréments de ses besoins d’enfant...

    Comment il était couché dans une crèche et comment, à côté d’un bœuf et d’un âne, il a été posé sur le foin''. Entendant cela, l’homme bon et fidèle courut bien vite et prépara en ce lieu tout ce que le saint avait dit.

    [...] De fait, on prépare une crèche, on apporte du foin, on conduit un bœuf et un âne.

    Là est honorée la simplicité, exaltée la pauvreté, louée l’humilité et l’on fait de Greccio comme une nouvelle Bethléem » (Thomas de Celano, Vita Prima, 1128).

    Fra Angelico, La Nativité, 1441, Florence, couvent saint Marc

    Crèches & Santons

    La vogue des crèches vivantes, à la fin du Moyen Âge, ne fait pas pour autant disparaître les crèches décoratives.

    Celles-ci deviennent au contraire plus maniables sous la forme de figurines dont la première mention date du XIIIe siècle, dans un monastère bavarois.

    Malgré l'hostilité des disciples de Calvin à toute imagerie religieuse, les crèches se multiplient en Europe dans les siècles suivants sous l'influence de la Contre-Réforme, qui y voit un outil didactique.

    L'époque baroque est pour elles le temps de la multiplication des personnages et de l'exubérance sans limite : dans la région de Naples...

    Toutes les grandes familles se disputent l'honneur de posséder le plus bel exemplaire de preseppe (mot italien pour une « étable »)  !

    Les rois mages, crèche du palais de Caserte (Campanie), DR

    Les Jésuites en installent une à Prague en 1562 tandis qu'à Paris, c'est Anne d'Autriche qui donne un écrin grandiose à la représentation de la Nativité...

    Il s'agit de l'église du Val-de-Grâce, érigée en « action de grâce de la naissance de Louis XIV, après vingt-deux ans d'attente ».

    La Révolution, interdisant les manifestations publiques de croyance, fait rentrer les crèches dans les maisons.

    Moule de Jean-Louis Lagnel (Marseille, 1764-1822)Elle suscite à son corps défendant une nouvelle forme d'art populaire : les santouns, ou petits saints, des figurines en mie de pain qui permettent à chaque Provençal de créer sa propre crèche dans l'intimité.

    Leur succès est tel que, dès 1803, une grande foire leur est consacrée à Marseille, foire qui a toujours lieu aujourd'hui.

    Au début du XIXe siècle, le sculpteur Jean-Louis Lagnel a l'idée de fabriquer les santons non plus en plâtre mais en argile, à partir de moules et donc reproductibles à volonté. 

    À partir de 1914, ils s'habillent grâce à l'abbé César Sumien qui montre un vrai souci du détail. Artisanaux ou fabriqués à la chaîne, les santons de Provence se caractérisent encore aujourd'hui par leur grande variété et leurs couleurs vives. 

    Santons habillés par l'abbé César Sumien, 1858-1934 (musée du santon Marcel Carbonel, Marseille), DRCohabitant avec les personnages sacrés, ils nous donnent une image de la vie de cette région au XIXe siècle avec ses habitants en costume paysan, portant sous le bras les instruments de leur quotidien.

    Si parfois saint François y cohabite avec le maire du village, c'est surtout le personnage de « lou ravi » qui attire les regards : bras au ciel, le simple d'esprit témoigne à lui seul de la joie de toute la population.

    On dit d'ailleurs qu'il est le seul personnage indispensable de la crèche provençale.

    Un voyageur à Béthléem : Louis-René de Chateaubriand

    « Les premiers fidèles avaient élevé un oratoire sur la crèche du Sauveur.

    Adrien le fit renverser pour y placer une statue d’Adonis. Sainte Hélène détruisit l’idole, et bâtit au même lieu une église dont l’architecture se mêle aujourd’hui aux différentes parties ajoutées par les princes chrétiens. [...]

    On y voit un autel dédié aux mages. Sur le pavé au bas de cet autel on remarque une étoile de marbre : la tradition veut que cette étoile corresponde au point du ciel où s’arrêta l’étoile miraculeuse qui conduisit les trois rois.

    Ce qu’il y a de certain, c’est que l’endroit où naquit le Sauveur du monde se trouve perpendiculairement au-dessous de cette étoile de marbre, dans l’église souterraine de la Crèche.
    […] après avoir passé l’entrée d’un des escaliers qui montent à l’église supérieure, vous trouvez la crèche.

    On y descend par deux degrés, car elle n’est pas de niveau avec le reste de la grotte. C’est une voûte peu élevée, enfoncée dans le rocher.

    Un bloc de marbre blanc, exhaussé d’un pied au-dessus du sol, et creusé en forme de berceau, indique l’endroit même où le souverain du ciel fut couché sur la paille » (Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811).

    Petite Galerie De Personnages

    Lou ravi, santon de Provence  (musée du santon Marcel Carbonel, Marseille), DRInstallée le 1er dimanche de l'Avent et rangée le 2 février, jour de la Chandeleur ou Présentation de Jésus au Temple, la crèche est une œuvre immédiatement identifiable grâce aux personnages qui la composent.

    On y trouve la Sainte Famille avec la Vierge en prière face à son enfant et Joseph, souvent un peu en retrait. La naissance dans la grotte ou l'étable est signe de dénuement, tandis que la paille rappellerait l'éphémère de la vie.

    À leur côté, voici l'âne, peut-être celui qui va leur permettre de fuir en Égypte, et son compagnon le bœuf, locataire de l'étable ; tous deux réchauffent l'enfant de leur souffle.

    Symboles de douceur comme de force, ils ne sont apparus qu'au VIe siècle dans l'évangile apocryphe du pseudo-Matthieu, où ils tissent un rapprochement symbolique avec la Bible hébraïque. 

    On peut lire en effet dans celle-ci un texte imprécatoire du prophète Ésaïe qui reproche au peuple d'Israël de s'être détourné de Dieu...

    « Un boeuf connaît son propriétaire et un âne la mangeoire chez son maître : Israël ne connaît pas, mon peuple ne comprend pas » (Ésaïe, 1:3).

    Passons aux visiteurs. Venus d'Orient selon l'évangéliste Matthieu, trois mages, sans doute des prêtres du culte perse de Mazda, présentent au nouveau-né leurs trésors contenant de l'or, de l'encens et de la myrrhe, symboles de royauté, de divinité et d'humanité.

    Ce n'est qu'au VIe siècle qu'ils se voient attribuer un nom : Gaspard, le « roi maure », est le plus jeune, Balthazar est d'âge mûr et noir de peau et Melchior, vieillard à la barbe grise, est celui qui est agenouillé.

    Ils représentent les différents âges de l'Homme comme la diversité des peuples de la terre. Ils ont été guidés jusqu'à Bethléem par une étoile que certaines théories essaient de raccrocher à un phénomène astronomique avéré.

    On les représente souvent accompagnés de leurs chameaux, voire d'éléphants, pour la touche exotique.

    À côté des rois prennent place les bergers qui auraient reçu en premier la nouvelle de la naissance, annonce faite par un ange souvent représenté parmi eux.

    Selon les époques et les cultures, d'autres personnages participent à la scène, au point de retrouver toute la population du quartier ou du village, chats et poules y compris !

    En or, en argile ou en paille, au cœur des cathédrales ou sur un coin de table, les crèches deviennent alors un miroir de la société rendant hommage à la maternité, à l'enfance, à la vie.

    Charles de La Fosse, L'Adoration des mages, 1715, Paris, musée du LouvreLe Témoignage De L'âne

    « Sous [un] abri précaire, on avait dressé une mangeoire et étalé une litière pour les bêtes des clients de l'auberge.

    C'est là qu'on m'attacha à côté d'un bœuf qu'on venait de dételer d'une charrette. […] Les voyageurs refoulés par l'aubergiste avaient envahi la grange.

    Je me doutais bien qu'on ne me laisserait pas longtemps en paix. Bientôt en effet un homme et une femme se glissèrent dans notre étable improvisée.

    L'homme, une sorte d'artisan, était assez âgé. […] Il rassembla la paille des litières et le foin des rateliers pour confectionner entre le bœuf et moi une couche de fortune où il fit étendre la jeune femme.

    […] Quand je me suis réveillé, j'ai senti qu'un grand changement avait eu lieu, non seulement dans notre réduit, mais partout, et même, aurait-on dit, dans le ciel dont notre misérable toiture laissait paraître de scintillants lambeaux. […]

    Que s'était-il passé ? Presque rien. On avait entendu, sortant de l'ombre chaude de la paille, un cri léger, et ce cri ne venait à coup sûr ni de l'homme, ni de la femme.

    C'était le doux vagissement d'un tout petit enfant » (Michel Tournier, Gaspard, Melchior et Balthazar, 1980).

    La Crèche De Noël

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  • CANADA traditions et coutumes

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    Avec 20 millions de visiteurs en 2016, le Canada fait partie des destinations les plus prisées au monde. Le pays est remarquable pour la beauté de ses paysages et grands espaces. Il est aussi réputé pour ses valeurs humaines partagées par ses habitants. Découvrez le Canada à travers ses coutumes et traditions qui occupent une place importante pour les Canadiens.


    La Tire, une coutume synonyme de bon temps passé entre familles et amis

    CANADA traditions et coutumesLa Tire fait partie des pratiques les plus célèbres qui se font de génération en génération au Canada. Il s'agit de récolter la sève des érables en pratiquant la saignée dans leurs écorces. Cette coutume se fait annuellement à la fin de l'hiver, entre mars et avril. Les températures commencent à grimper à ce moment de l'année. Alors, la sève des érables se dégèle, ce qui rend possible sa récolte, grâce à la saignée. Pendant cette période de nombreux Canadiens, petits et grands, rejoignent les érablières pour s'adonner à ce moment de liesse qui correspond également à la célébration du retour du soleil.
    Si vous avez la possibilité de faire un séjour au Canada pendant cette période de l'année, correspondant au début du printemps, alors la Tire est certainement l'activité de que vous ne devrez pas manquer. Le sirop d'érable est d'abord chauffé pour que sa consistance augmente. Puis, il est versé et étalé en ruban dans un bac rempli de neige qui le fige aussitôt. On le récupère ensuite à l'aide d'un bâtonnet en bois, et c'est parti pour des moments de plaisir pendant lesquels petits et grands se sucrent le bec à volonté.

    Le hockey, une passion qui se transmet de génération en génération depuis plus d'un siècle

    CANADA traditions et coutumesLe Canada est aussi un connu pour sa tradition du hockey sur glace.
    Il faut savoir que ce sport est né sur les terres canadiennes. Non seulement il s'agit du sport qui attire le plus grand nombre de public au Canada, mais la plupart des habitants du pays en jouent aussi. Si vous leur demandez quel est le symbole qui est le plus distinctif du Canada, il est fort probable qu'ils vous répondent « le hockey sur glace ». Le hockey est une institution, partie intégrante de l'histoire et de la culture du Canada. De plus, il rassemble les habitants autour d'une même passion. Certains spécialistes trouvent même un lien entre ce sport et le nationalisme. En tout cas, n'hésitez pas à aller voir un match de hockey lors de votre voyage sur les terres canadiennes. Ce sera pour vous un moyen de connaitre un peu plus le pays et d'en savoir davantage sur cette tradition qui s'y perpétue depuis voilà plus d'un siècle.

    Les fêtes, pour des moments de partage et de joie entre Canadiens

    CANADA traditions et coutumes
    Au Canada, les fêtes religieuses ou profanes, occupent une place importante dans la vie des canadiens. Cela s'explique parce qu'ils ont un sens accru de la communauté et d'appartenance à leur Nation. C'est pourquoi fêtes et célébrations nationales, sont très plébiscitées par les habitants.
    Le Canada est un pays ouvert, accueillant et très convivial.
    Capitale Canada : Ottawa. Population : 36,29 millions d'habitants. Le pays s'étend sur 10 millions de kilomètres carrés. Les langues officielles sont l'anglais et le français. La monnaie le dollar canadien.
     
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  • Origine De La Fête De Saint-Nicolas

    La Suite & Fin...

    Allemagne

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas   La Suite & Fin..

    Nikolaus, accompagné par le Knecht Ruprecht (Ruprecht, Robert le valet), descend du ciel dans une luge chargée de petites gourmandises et de cadeaux.

    Saint Nicolas et l'Avent, en Allemagne et en Autriche, sont au moins aussi populaires que le Père Noël.

    Le soir du 5 décembre, les enfants placent leurs chaussures nettoyées dans un endroit particulier.

    Le matin du 6 décembre, ils vont très vite voir s'il y a des cadeaux et des friandises dans leurs chaussures. C'est le début des fêtes de fin d'année.

    Dans la région de Hanovre et en Westphalie, on l'appelle aussi Klas ou Bullerklas ; c'est à lui que les enfants adressent leurs prières, se réjouissant de petits présents qui les attendent pour le 6 décembre.

    Autriche

    Saint Nicolas défile le soir du 5 décembre dans les rues accompagné de personnages tout droit sortis de l'enfer, lesKrampus.

    Saint Nicolas, que l'on nomme Nikolo ou Niglo dans l'est de l'Autriche et Santaklos ou Klos dans le Tyrol et le Vorarlberg, questionne les enfants pour savoir s’ils connaissent leur catéchisme et leurs prières.

    Si les enfants répondent correctement à ses questions, celui-ci distribue des noix, des pommes, des oranges et des cadeaux.

    Les Krampus qui l'entourent font peur à la foule. Portant un masque de diable cornu et de grosses fourrures, ils agitent des chaînes, poursuivent les gens avec des bâtons et les jeunes filles pour les palper.

    Gare aux enfants qui ne répondraient pas bien aux questions de saint Nicolas ; les mauvais diables essayent alors de les emmener en Enfer dans leur Buckelkraxen : leur hotte !

    Dans certaines parties de l'Autriche comme la Haute Styrie et dans la vallée de l'Enns, saint Nicolas est aussi accompagné de Schab. Les Schabs sont des personnages rembourrés de paille avec de longues antennes sur la tête, des grelots et un fouet.

    Ils accomplissent les Nikolospiele ou « jeux de saint Nicolas ». Précédant saint Nicolas, ils battent une mesure à six temps et marchent à pas lent en faisant claquer leur fouet pour chasser les démons de l'hiver selon la légende13.

    Hongrie

    En Hongrie, les enfants laissent leurs bottes sur le rebord de la fenêtre le soir du 5 décembre.

    Le lendemain matin, saint Nicolas (Szent Miklós traditionnellement, mais plus communément connu sous le nom de Mikulás) aura déposé des bonbons et des cadeaux s'ils ont été gentils, et un bâton (virgács) s'ils ont été méchants (en fin de compte, la plupart des enfants reçoivent des petits cadeaux, mais aussi un petit bâton).

    Saint Nicolas est souvent accompagné par le Krampusz, l'effrayant assistant qui est chargé d'enlever les méchants enfants.

    Luxembourg

    Au Luxembourg, on l'appelle généralement Kleeschen. Ce mot vient de Zinnikleeschen, ce qui est la façon luxembourgeoise de désigner saint Nicolas.

    Le compagnon du Saint-Nicolas luxembourgeois est nettement différent des autres. Le Père Fouettard, appelé Housecker en luxembourgeois, est un petit homme, dont le visage n'est pas visible car il est caché par une énorme capuche.

    Il est habillé d'un vêtement noir ou gris en forme de sac, tenu par une ceinture noire. Il porte un sac avec plein de brindilles, les Ruten, qu'il distribue aux enfants qui n'ont pas été sages.

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas   La Suite & Fin..

    Saint Nicolas entre dans le pays deux semaines avant le 6 décembre et, à partir de ce moment-là, tous les soirs, les enfants mettent leur pantoufle devant la porte d'entrée de la maison.

    Le matin, avec émerveillement, les enfants y découvrent une petite friandise ou une Rute, s'ils n'ont pas été sages.

    Pologne

    En Pologne, la Saint-Nicolas s'appelle Mikołaj et c'est une occasion d'offrir et de recevoir des cadeaux supplémentaires avant Noël.

    On profite notamment de cette occasion pour organiser des petites fêtes à l'école pendant laquelle chacun offre un petit cadeau symbolique à un collègue dont le nom est tiré au sort quelques jours avant.

    Suisse

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas   La Suite & Fin..

    La Saint-Nicolas est fêtée le 6 décembre en Suisse. En Suisse, la fête donne lieu à des défilés nocturnes. Les Iffelträger défilent en portant d’énormes mitres éclairées...

    Ils sont accompagnés de centaines de personnes qui agitent de grosses cloches et des grelots (en particulier dans la région de Küssnacht am Rigi). À Zurich, ce sont les enfants qui défilent dans les rues avec des masques illuminés.

    Dans d'autres régions du pays, la fête est devenue une affaire commerciale, avec la distribution aux enfants « sages » de friandises (mandarines, noix, pain d'épices, chocolat).

    On confectionne traditionnellement de petits hommes en pâte à pain, que l'on appelle Grittibenz14.

    Pays-Bas

    Aux Pays-Bas, la fête de Sinterklaas est très répandue et d'allure nationale. Deux semaines avant le 5 décembre, Saint Nicolas fait son entrée au pays.

    Il arrive avec sa grande barbe blanche et sa mitre depuis l'Espagne sur un bateau à vapeur que l'on appelle Pakjesboot 12 (Bateau des petits paquets 12).

    Sinterklaas est toujours entouré de ses nombreux assistants, des serviteurs à la peau colorée de noir (descendant dans les cheminées pleines de suies pour déposer les cadeaux, d'où leur couleur) aux tenues vives et répondant au nom de Zwarte Piet (ou Père Fouettard).

    Ces assistants ne sont pas très malins et font parfois des bêtises mais ils aident Sinterklaas dans sa lourde tâche de distribution des cadeaux.


    Chaque année, on choisit une ville différente pour le débarquement du père et il est accueilli par le bourgmestre et les notables de la ville.

    Puis, c'est la tournée à travers les Pays-Bas, et chaque commune lui prépare un accueil. Le 5 décembre, veille de la Saint-Nicolas, a lieu le Pakjesavond, soirée des paquets-surprises.

    Les paquets-surprises donnés par Sinterklaas par la cheminèe ou sur le pallier sont accompagnés de poèmes d'occasion.

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  • Origine De La Fête De Saint-Nicolas


    La Saint-Nicolas est une fête mettant en scène saint Nicolas de Myre. C'est une tradition vivace dans plusieurs pays européens et quelques régions françaises, qui se déroule le 6 décembre ou le 19 décembre pour l'Église orthodoxe utilisant le calendrier julien.

    On fête la Saint-Nicolas notamment aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en France, en Allemagne, en Russie, enAutriche, en Italie (Frioul, Trentin-Haut-Adige et Province de Belluno ), en Croatie, en Slovenie, en Hongrie, en Pologne, enRépublique tchèque, en Lituanie, en Roumanie, en Bulgarie, au Royaume-Uni, en Ukraine en Slovaquie, en Serbie, en Grèce, à Chypre et en Suisse.

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas

    Les traditions diffèrent selon les régions. Un trait commun à ces célébrations est la distribution de cadeaux ou friandises aux enfants, qui est parfois substituée par celle du Père Noël .

    Patronages

     Il est aujourd'hui le patron de nombreuses corporations ou groupes tels que les enfants, les prisonniers, les avocats, les ergothérapeutes, ou les célibataires1.

    Nicolas est le patron des bateliers et mariniers, et des navigateurs d'une manière générale.

    L'histoire des trois enfants sauvés dans le saloir peut être interprétée comme une allégorie de marins sauvés du naufrage, le bac symbolisant le bateau, et le sel la mer.

    Tout au long des voies navigables de France sont élevées des chapelles dédiées à saint Nicolas1.

    Fête

    La Saint-Nicolas est également célébrée en Allemagne dès le Xe siècle, et la journée du 6 décembre a été choisie comme le jour de la fête des commerçants, des boulangers et des marins.

    Aujourd'hui, la Saint-Nicolas est fêtée dans un grand nombre de pays d'Europe : la France, l'Allemagne, la Suisse, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, la Russie, la Pologne, l'Autriche et d'autres encore.

    Dans la nuit du 5 au 6 décembre, le saint passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages des friandises : fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et de grands pains d'épices.

    Dans les Flandres françaises, le Hainaut français, le Boulonnais, l’Artois, et la Belgique, saint Nicolas défile dans les rues le 6 décembre avec les Géants.

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas

    La Fête De saint Nicolas (1700)Richard Brakenburgh

    Le 5 décembre, veille de la fête de saint Nicolas, le patron des enfants, les écoliers nommaient, parmi eux, un évêque.

    Toute la journée du 6 décembre, l’élu avait le titre et les immunités d’évêque des enfants.

    En cette qualité, il ordonnait tout ce qui concernait la fête générale des enfants de la ville.

    Afin d’y contribuer à sa manière, l’échevinat lui faisait délivrer deux kannes, soit 6 litres, de vin.[réf. souhaitée]

    Père Fouettard

    Article détaillé : Père Fouettard

    Dans certaines régions, il est accompagné par le Père Fouettard (Zwarte PietPère Fouettard ou « Pierre le Noir » textuellement – en néerlandais. Hans Trapp en alsacien) qui, vêtu d'un grand manteau noir avec un grand capuchon et de grosses bottes et portant parfois un fouet et un sac.

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas

    Il n'a pas le beau rôle, puisqu'il menace de distribuer des coups de trique aux enfants qui n'ont pas été sages ou de les emporter dans son sac et qui donne, parfois, du charbon, des pommes de terre et des oignons.

    Le Père Fouettard est également souvent représenté avec des cornes et une queue.

    Histoire & Légende

    La Saint-Nicolas est une fête inspirée de Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud-ouest de l'actuelleTurquie (à l'époque Asie mineure) entre 250 et 270, il fut le successeur de son oncle, l'évêque de Myre1.

    Dès le Xe siècle, une relique (une phalange du saint) fut transférée depuis Bari vers le Duché de Lorraine, et il fut édifié au Sud de Nancy une grande basilique dédiée au Saint, à Saint-Nicolas-de-Port.

    Vénéré et très souvent invoqué, il deviendra très rapidement le saint-patron de la Lorraine.

    Port étant une cité réputée pour ses foires et marchés, le culte de Saint-Nicolas se répandit très rapidement au delà des frontières du Duché de Lorraine et, notamment, outre-Rhin où la tradition demeure également très vive2.

    Le Dieu Scandinave Odin

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas

    Une partie des attributs régionaux de saint Nicolas serait inspirée du dieu scandinave Odin3,4,5. En effet, ce dernier est toujours accompagné de ses deux corbeaux « qui voient tout », et de son cheval Sleipnir, tout comme saint Nicolas est dans certaines régions accompagné de deux Zwarte Pieten et de son cheval.

    France

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas

    Saint patron de la Lorraine, saint Nicolas est particulièrement fêté dans le Nord de la France, mais surtout dans l'Est du pays, l'origine de sa popularité.

    Lors de sa «tournée», saint Nicolas distribue traditionnellement une orange et du pain d'épices portant son effigie.

    Le Père Fouettard (ou le Boucher), vêtu de noir et porteur d'un grand fagot, parfois le visage barbouillé de suie, l'accompagne, et distribue une trique (une branche de son fagot) aux enfants qui n'ont pas été sages et menace de les frapper.

    Saint Nicolas est censé voyager sur un âne ; aussi les enfants doivent-ils, le soir, préparer de la nourriture (foin, paille ou grain) pour l'animal. Au matin, ils trouvent les friandises (ou la trique) à la place de ce qu'ils ont préparé pour l'âne.

    Dans beaucoup d'écoles lorraines, saint Nicolas et le Père Fouettard passent visiter les jeunes enfants le 6 décembre et donnent parfois des friandises à ces derniers.

    Dans beaucoup de villes où il est fêté, un défilé est organisé chaque année dans les rues de la ville.

    Belgique

    Origine De La Fête De Saint-Nicolas

    Chez les néerlandophones, saint Nicolas est appelé Sinterklaas et, comme aux Pays-Bas, il débarque d'un bateau venu d'Espagne monté sur un cheval blanc.

    Chez les francophones, il se déplace sur un âne magique. Il est quelquefois accompagné d'un Père Fouettard, aussi appelé « Hanscrouf » ou « Zwarte Piet ». Parfois, il y a deux « Pères Fouettard ».

    Au nord comme au sud du pays, il vient la nuit du 5 au 6 décembre pour déposer cadeaux et friandises – notamment des figurines en chocolat, des nic-nacs ou des spéculoos à son effigie – dans les souliers des enfants sages.

    Il est de tradition de laisser un bol d'eau ou de lait et une carotte devant la cheminée de la cuisine ou du salon pour l'âne, et un verre d'alcool pour le saint.

    Le lendemain matin, on retrouvera le verre ou le bol vide et la carotte mangée. Cette pièce sera fermée à double tour devant les enfants comme preuve que saint Nicolas entre bien par la cheminée.

    Saint Nicolas passe, début décembre, dans les écoles ou dans les centres publics pour demander aux enfants quels cadeaux ils désirent, pour voir s'ils ont été sages pendant l'année, et pour leur donner des friandises.

    Les enfants sont souvent invités à rédiger une lettre qu'ils adressent au « grand saint ». Un service de la poste belge répond gratuitement aux enfants qui lui envoient une lettre à l'adresse Rue du Paradis no 1, 0612 CIEL12.

    Plusieurs semaines avant l'arrivée du grand saint, les écoliers se doivent de déposer une paire de chaussures chaque soir devant la porte de leur chambre.

    Ceux qui ont été sages découvrent chaque matin une friandise typique différente chaque jour : massepain, chocolat,clémentine, etc.


    La Saint-Nicolas en Belgique est également une tradition estudiantine qui veut que l'on dépose une assiette ou une paire de chaussures la veille devant sa porte et que chaque cokoteur (locataire de chambre d'étudiant, corturne) y dépose discrètement des friandises.

    À Liège, à Mons, à Bruxelles et à Namur, il existe aussi la Saint-Nicolas des étudiants : un cortège défile dans la ville avec des chars et les étudiants collectent des piécettes auprès des passants pour s'offrir des bières lors de la guindaille qui clôture la journée.

    Dans certaines universités et établissements d'enseignement supérieur,un étudiant (souvent faisant partie du comité estudiantin) se déguisait en Saint Nicolas et passait d'auditoires en auditoires pour fêter Saint Nicolas avec tous les étudiants présents au cours ce jour-là...

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  • Les Origines De Noël...

    D'où Vient La Couronne De L'Avent ?

    Qu'est-Ce Que L'Avent ?

     

    Les Origines De Noël...  D'où Vient La Couronne De L'Avent ?  Qu'est-Ce Que L'Avent ?

     

    La Couronne De L'Avent...Annonce le retour du Christ © La rédaction

    Les quatre semaines précédant la veille de Noël correspondent à l'Avent. "Avent" vient, du latin adventus, qui signifie "venue", "arrivée".

    Depuis le pape Grégoire Ier, l'Avent représente la période de la préparation à la venue du Christ.

    Elle commence avec le quatrième dimanche précédant Noël et marque le début de l'année ecclésiastique.

    La Couronne

    Née au XVIe siècle en Allemagne, la couronne de l'Avent, en forme de cercle, devait rappeler aux Chrétiens le retour annuel et immuable du Christ au mois de décembre.

    L'histoire raconte que la couronne de l'Avent aurait été inventée au milieu du XIXe siècle, dans un orphelinat d'Hambourg, par le pasteur Heinrich Wichern.

    Constituée par l'assemblage de plusieurs branches de sapin, de laurier, de houx, de gui, de pommes de pin et de rubans de couleur, elle comporte traditionnellement quatre bougies.

    Chacune d'entre elles doit être allumée chaque semaine précédant Noël. Traditionnellement, les bougies sont rouges, couleur du feu et de la lumière.

    En Suède, elles sont blanches et évoquent la pureté...

    Tandis qu'en Autriche, elles sont violettes et symbolisent la pénitence.

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  • La Crèche De Noël  Une Tradition Populaire Aux Mille Facettes

    La Crèche De Noël  Une Tradition Populaire Aux Mille Facettes

    Il a fallu fouiller au grenier ou chercher dans la cave la vieille boîte où, depuis presque un an, tous les personnages attendent patiemment de revoir le jour.

    C'est l'étable qui est installée en premier, puis viennent l'âne et le bœuf, et enfin tous les autres...

    Comme à chaque veille de Noël, la crèche retrouve sa place dans de nombreux foyers, en France et dans le monde, pour perpétuer une tradition plus que millénaire, associée à la célébration de la naissance du Christ, la Nativité.

    Isabelle Grégor

    Le Récit Évangélique De La Nativité

    « Or, pendant qu'ils étaient là [à Bethléem], le jour où elle [Marie] devait accoucher arriva : elle accoucha de son fils premier-né, l'emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle d'hôtes.

    Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau. Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d'une grande crainte.

    L'ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur...

    Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». […]

    Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire » (Évangile selon saint Luc, 2).

    Un Berceau Dans Une Étable

    La crèche est née avec le christianisme puisqu'elle est évoquée dans les premiers écrits des évangélistes.

    C'est Luc qui y fait directement allusion, expliquant que Marie et Joseph, venus à Bethléem pour être recensés, n'avaient pu trouver place dans la salle commune de leur hôte.

    Faute de mieux, celui-ci les avait installés dans la pièce inférieure, affectée aux animaux. Une version tardive du IIe siècle a fait de cette étable une grotte.

     

    Conrad von Soest, Nativité, 1403, Bad WildungenL'enfant Jésus aurait donc été placé, dès sa naissance, dans la mangeoire pour bestiaux, désignée en allemand par le mot krippe qui a donné, au XIIe siècle, notre « crèche ».

    Par extension, ce terme désigna rapidement les représentations de cet épisode, mais uniquement sous forme de décors comportant des personnages mobiles... Joliment laïcisé, il désigne aujourd'hui une structure administrative qui accueille les tout-petits pendant que leurs parents travaillent.

    Tandis que, d'un côté, les artistes s'emploieront à figurer des « nativités », de l'autre, le peuple mettra tout son talent à la mise en scène de « crèches ».

    Mais restons encore un peu à Bethléem : c'est ici en effet que la première crèche, « la vraie », fut vénérée dès les premiers siècles.

    Au IVe siècle, saint Jérôme s'indigne déjà de sa disparition : « Elle m’est autrement précieuse, celle qui a été enlevée ; […] la foi chrétienne est digne de cette crèche d'argile. […]

    j'admire le Seigneur qui, quoique créateur du monde, naît, non entre l'or et l'argent, mais dans la boue » (Homélie sur la Nativité).

    Certains fragments du Saint Berceau auraient cependant été conservés et rapportés par des pèlerins dans la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome où dès 432, le pape Sixte III avait créé une copie de la Grotte.

    Crèches Vivantes  & Édification Des Fidèles  

    C'est à cette époque en effet, tandis qu'expire l'empire romain d'Occident, que la célébration de la naissance de Jésus devient courante. Au cœur de l'hiver, elle prend la place des fêtes païennes dédiées au solstice et à la renaissance du soleil.

    À l'origine, la crèche n'est qu'un outil, un décor rendant plus réalistes et frappantes les représentations « théâtrales » organisées à l'intérieur puis à l'extérieur des églises.

    Il s'agit de mettre en scène sous forme de tableaux vivants les différents épisodes de la vie du Christ afin de les enseigner au peuple illettré.

    Saint François d'Assise, se rendant compte de l'efficacité du procédé, aurait été le premier en 1223 à créer une crèche vivante dans un cadre naturel, avec l'aide des villageois de Greccio.

    Son exemple fut suivi dans toute la chrétienté, y compris en France sous la forme de représentations pieuses appelées « mystères ». S'éloignant par trop de la morale religieuse, elles furent interdites en 1548 à Paris.

    La Crèche De Saint François

    « Le bienheureux François, comme il faisait souvent, [...] fit appeler à lui [un homme appelé Jean] environ quinze jours avant la nativité du Seigneur et lui dit...

    ''Si tu désires que nous célébrions la présente fête du Seigneur à Greccio, dépêche-toi de t’y rendre à l’avance et ce que je te dis, prépare-le soigneusement.

    Car je veux faire mémoire de cet enfant qui est né à Bethléem et observer en détail, autant que possible de mes yeux corporels, les désagréments de ses besoins d’enfant, comment il était couché dans une crèche et comment, à côté d’un bœuf et d’un âne, il a été posé sur le foin''.

    Entendant cela, l’homme bon et fidèle courut bien vite et prépara en ce lieu tout ce que le saint avait dit.

    [...] De fait, on prépare une crèche, on apporte du foin, on conduit un bœuf et un âne.

    Là est honorée la simplicité, exaltée la pauvreté, louée l’humilité et l’on fait de Greccio comme une nouvelle Bethléem » (Thomas de Celano, Vita Prima, 1128).

    Fra Angelico, La Nativité, 1441, Florence, couvent saint Marc

    Crèches & Santons

    La vogue des crèches vivantes, à la fin du Moyen Âge, ne fait pas pour autant disparaître les crèches décoratives.

    Celles-ci deviennent au contraire plus maniables sous la forme de figurines dont la première mention date du XIIIe siècle, dans un monastère bavarois.

    Malgré l'hostilité des disciples de Calvin à toute imagerie religieuse, les crèches se multiplient en Europe dans les siècles suivants sous l'influence de la Contre-Réforme, qui y voit un outil didactique.

    L'époque baroque est pour elles le temps de la multiplication des personnages et de l'exubérance sans limite...

    Dans la région de Naples, toutes les grandes familles se disputent l'honneur de posséder le plus bel exemplaire de preseppe (mot italien pour une « étable »)  !

    Les rois mages, crèche du palais de Caserte (Campanie), DR

    Les Jésuites en installent une à Prague en 1562 tandis qu'à Paris, c'est Anne d'Autriche qui donne un écrin grandiose à la représentation de la Nativité...

    Il s'agit de l'église du Val-de-Grâce, érigée en « action de grâce de la naissance de Louis XIV, après vingt-deux ans d'attente ».

    La Révolution, interdisant les manifestations publiques de croyance, fait rentrer les crèches dans les maisons.

    Elle suscite à son corps défendant une nouvelle forme d'art populaire : les santouns, ou petits saints, des figurines en mie de pain qui permettent à chaque Provençal de créer sa propre crèche dans l'intimité.

    Leur succès est tel que, dès 1803, une grande foire leur est consacrée à Marseille, foire qui a toujours lieu aujourd'hui.

    Au début du XIXe siècle, le sculpteur Jean-Louis Lagnel a l'idée de fabriquer les santons non plus en plâtre mais en argile, à partir de moules et donc reproductibles à volonté. 

    À partir de 1914, ils s'habillent grâce à l'abbé César Sumien qui montre un vrai souci du détail. Artisanaux ou fabriqués à la chaîne, les santons de Provence se caractérisent encore aujourd'hui par leur grande variété et leurs couleurs vives. 

    Santons habillés par l'abbé César Sumien, 1858-1934 (musée du santon Marcel Carbonel, Marseille), DRCohabitant avec les personnages sacrés, ils nous donnent une image de la vie de cette région au XIXe siècle avec ses habitants en costume paysan, portant sous le bras les instruments de leur quotidien.

    Si parfois saint François y cohabite avec le maire du village, c'est surtout le personnage de « lou ravi » qui attire les regards : bras au ciel, le simple d'esprit témoigne à lui seul de la joie de toute la population.

    On dit d'ailleurs qu'il est le seul personnage indispensable de la crèche provençale.

    Un voyageur à Béthléem : Louis-René de Chateaubriand

    « Les premiers fidèles avaient élevé un oratoire sur la crèche du Sauveur. Adrien le fit renverser pour y placer une statue d’Adonis.

    Sainte Hélène détruisit l’idole, et bâtit au même lieu une église dont l’architecture se mêle aujourd’hui aux différentes parties ajoutées par les princes chrétiens. [...]

    On y voit un autel dédié aux mages. Sur le pavé au bas de cet autel on remarque une étoile de marbre : la tradition veut que cette étoile corresponde au point du ciel où s’arrêta l’étoile miraculeuse qui conduisit les trois rois.

    Ce qu’il y a de certain, c’est que l’endroit où naquit le Sauveur du monde se trouve perpendiculairement au-dessous de cette étoile de marbre, dans l’église souterraine de la Crèche.

    […] après avoir passé l’entrée d’un des escaliers qui montent à l’église supérieure, vous trouvez la crèche. On y descend par deux degrés, car elle n’est pas de niveau avec le reste de la grotte.

    C’est une voûte peu élevée, enfoncée dans le rocher. Un bloc de marbre blanc, exhaussé d’un pied au-dessus du sol, et creusé en forme de berceau, indique l’endroit même où le souverain du ciel fut couché sur la paille » (Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811).

     

    Lou ravi, santon de Provence  (musée du santon Marcel Carbonel, Marseille), DRInstallée le 1er dimanche de l'Avent et rangée le 2 février, jour de la Chandeleurou Présentation de Jésus au Temple, la crèche est une œuvre immédiatement identifiable grâce aux personnages qui la composent.

    On y trouve la Sainte Famille avec la Vierge en prière face à son enfant et Joseph, souvent un peu en retrait.

    La naissance dans la grotte ou l'étable est signe de dénuement, tandis que la paille rappellerait l'éphémère de la vie.

    À leur côté, voici l'âne, peut-être celui qui va leur permettre de fuir en Égypte, et son compagnon le bœuf, locataire de l'étable ; tous deux réchauffent l'enfant de leur souffle.

    Symboles de douceur comme de force, ils ne sont apparus qu'au VIe siècle dans l'évangile apocryphe du pseudo-Matthieu, où ils tissent un rapprochement symbolique avec la Bible hébraïque. 

    On peut lire en effet dans celle-ci un texte imprécatoire du prophète Ésaïe qui reproche au peuple d'Israël de s'être détourné de Dieu : « Un boeuf connaît son propriétaire et un âne la mangeoire chez son maître : Israël ne connaît pas, mon peuple ne comprend pas » (Ésaïe, 1:3).

    Passons aux visiteurs. Venus d'Orient selon l'évangéliste Matthieu, trois mages, sans doute des prêtres du culte perse deMazda, présentent au nouveau-né leurs trésors contenant de l'or, de l'encens et de la myrrhe, symboles de royauté, de divinité et d'humanité.

    Ce n'est qu'au VIe siècle qu'ils se voient attribuer un nom : Gaspard, le « roi maure », est le plus jeune, Balthazar est d'âge mûr et noir de peau et Melchior, vieillard à la barbe grise, est celui qui est agenouillé.

    Ils représentent les différents âges de l'Homme comme la diversité des peuples de la terre.

    Ils ont été guidés jusqu'à Bethléem par une étoile que certaines théories essaient de raccrocher à un phénomène astronomique avéré.

    On les représente souvent accompagnés de leurs chameaux, voire d'éléphants, pour la touche exotique.

    La Crèche De Noël  Une Tradition Populaire Aux Mille Facettes

     

    À côté des rois prennent place les bergers qui auraient reçu en premier la nouvelle de la naissance, annonce faite par un ange souvent représenté parmi eux.

    Selon les époques et les cultures, d'autres personnages participent à la scène, au point de retrouver toute la population du quartier ou du village, chats et poules y compris !

    En or, en argile ou en paille, au cœur des cathédrales ou sur un coin de table, les crèches deviennent alors un miroir de la société rendant hommage à la maternité, à l'enfance, à la vie.

    Charles de La Fosse, L'Adoration des mages, 1715, Paris, musée du LouvreLe Témoignage De L'âne

    « Sous [un] abri précaire, on avait dressé une mangeoire et étalé une litière pour les bêtes des clients de l'auberge. C'est là qu'on m'attacha à côté d'un bœuf qu'on venait de dételer d'une charrette.

    […] Les voyageurs refoulés par l'aubergiste avaient envahi la grange. Je me doutais bien qu'on ne me laisserait pas longtemps en paix. Bientôt en effet un homme et une femme se glissèrent dans notre étable improvisée.

    L'homme, une sorte d'artisan, était assez âgé. […] Il rassembla la paille des litières et le foin des rateliers pour confectionner entre le bœuf et moi une couche de fortune où il fit étendre la jeune femme.

    […] Quand je me suis réveillé, j'ai senti qu'un grand changement avait eu lieu, non seulement dans notre réduit, mais partout, et même, aurait-on dit, dans le ciel dont notre misérable toiture laissait paraître de scintillants lambeaux. […]

    Que s'était-il passé ? Presque rien. On avait entendu, sortant de l'ombre chaude de la paille, un cri léger, et ce cri ne venait à coup sûr ni de l'homme, ni de la femme.

    C'était le doux vagissement d'un tout petit enfant » (Michel Tournier, Gaspard, Melchior et Balthazar, 1980).

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