• LES BIENFAITS DE LA NUIT..............Maurice Rollinat (1846-1903)

    LES BIENFAITS DE LA NUIT

    LES BIENFAITS DE LA NUIT

    À Raoul Lafagette.


    Quand le chagrin, perfide et lâche remorqueur,
    Me jette en ricanant son harpon qui s’allonge,
    La Nuit m’ouvre ses bras pieux où je me plonge
    Et mêle sa rosée aux larmes de mon cœur.
     
    À son appel sorcier, l’espoir, lutin moqueur,
    Agite autour de moi ses ailes de mensonge,
    Et dans l’immensité de l’espace et du songe
    Mes regrets vaporeux s’éparpillent en chœur.
     
    Si j’évoque un son mort qui tourne et se balance,
    Elle sait me chanter la valse du silence
    Avec ses mille voix qui ne font pas de bruit ;
     
    Et lorsque promenant ma tristesse moins brune,
    Je souris par hasard et malgré moi, — la Nuit
    Vole, pour me répondre, un sourire à la lune.
     

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  • Commentaires

    4
    Samedi 26 Mai à 19:36
    Vincent
    Décrocher la lune Contre la faucheuse nul ne sera vainqueur, On ne peut qu’espérer que notre vie s’allonge, Dans cette réflexion tout être humains se plonge, Même aux suicidaires mourir fait mal au coeur. Personne n’est vraiment, de la mort, un moqueur, J’ai tendance à penser qu’ils disent des mensonges, Ceux qu’on entends dire « Sereinement j’y songe », Quand bien même ils ressemblent à des enfants des choeurs. Cependant s’il est vrai que nul ne s’en balance, Nous pouvons faire en sorte, en rentrant en silence, Qu’arrive une lueur au milieu de la nuit. Parfois même on la voit comme une belle brune Qui viendrait vers nous nue, la prunelle qui luit Du désir impérieux de décrocher la lune.
      • Samedi 26 Mai à 19:54
        Vincent

         

        Décrocher la lune

         

        Contre la faucheuse nul ne sera vainqueur,
        On ne peut qu’espérer que notre vie s’allonge,
        Dans cette réflexion tout être humain se plonge,
        Et même aux suicidants mourir fait mal au coeur.

        Personne n’est vraiment, de la mort, un moqueur,
        J’ai tendance à penser qu’ils sont dans le mensonge,
        Ceux qu’on entends dire « Sereinement j’y songe »,
        Quand bien même ils ressemblent à des enfants des choeurs.

        Cependant s’il est vrai que nul ne s’en balance,
        Nous pouvons faire en sorte, en rentrant en silence,
        Qu’arrive une lueur au milieu de la nuit.

        Parfois même on la voit comme une belle brune
        Qui viendrait vers nous nue, la prunelle qui luit
        Du désir impérieux de décrocher la lune.

      • Samedi 26 Mai à 19:38
        Vincent

        Contre la faucheuse nul ne sera vainqueur,

        On ne peut qu’espérer que notre vie s’allonge,

        Dans cette réflexion tout être humains se plonge,

        Même aux suicidaires mourir fait mal au coeur.

         

        Personne n’est vraiment, de la mort, un moqueur,

        J’ai tendance à penser qu’ils disent des mensonges,

        Ceux qu’on entends dire « Sereinement j’y songe »,

        Quand bien même ils ressemblent à des enfants des choeurs.

         

        Cependant s’il est vrai que nul ne s’en balance,

        Nous pouvons faire en sorte, en rentrant en silence,

        Qu’arrive une lueur au milieu de la nuit.

         

        Parfois même on la voit comme une belle brune

        Qui viendrait vers nous nue, la prunelle qui luit

        Du désir impérieux de décrocher la lune.

    3
    Vendredi 25 Mai à 12:39

    Un rapace au printemps
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    Planant sur mon jardin de son vol de vainqueur,
    Il se montre serein dans le jour qui s’allonge ;
    La Nuit ouvre ses bras, bientôt, pour qu’il y plonge
    Et mêle au bruit du vent celui de son vieux coeur.

    Cet oiseau n’entend pas le rossignol moqueur,
    Ni ne voit le goupil aux habits de mensonge ;
    Et dans l’obscurité de l’espace et du songe,
    Volent ses souvenirs, et se taisent en choeur.

    Si j’évoque ce roi qui dans l’air se balance,
    C’est qu’il danse pour moi la valse du silence
    Sur ses ailes d’azur qui ne font pas de bruit ;

    Aussi, me regardant de sa pupille brune,
    Il chante par hasard, et tout autour, la nuit
    Lance, pour lui répondre, un rire de la lune.

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