• Le Conseil de révision"J.A. copyright@"

    Le Conseil de révision


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    Nous sommes en 1947, la France a repris la vielle tradition des armées nationales, faire passer ses jeunes hommes à la toise. 

    Dans tous les sens du terme. 
    Comme dans tous le pays, une centaine de taurillons, compagnons d'âge, faisant partie de la « classe », 
    vont être lâchés dans l'arène de l'égalité souveraine. 
    Fils de riches ou de pauvres, tout le mode y passe, un des rares moments d'égalité parfaite en France. 
    Ensuite, ça "s'arrangeait" à l'incorporation,

    Quand le "piston" pouvait jouer.
    Le rideau se lève pour vous... "Honny soit qui mal y pense !"
    Le contingent attend, feuille bleue d’appel en vue, 
    l’air penaud, le fessier serré, 
    car tous doivent se présenter dans le plus simple appareil devant une tablée de notables ; du Préfet à l’adjoint au maire, et de quelques femmes fraîchement élues aux "municipales" lesquelles ne savent ou se mettre. 
    Le plus souvent, dans les petites mairies,
    tout se déroulait entièrement dans la même salle. 
    Dans les plus grande, celle des mariages, sous le buste de Marianne. 
    Les garçons de 18 ans convoqués par courrier, se préparaient dans une autre salle de la mairie, pas forcément mitoyenne. 
    Se préparer, ça consistait uniquement à se déshabiller complètement, 
    à retirer son caleçon (peu de slip à l'époque) 
    et attendre son tour avec les autres. 
    Tout un rituel impressionnant, Sous la direction et la surveillance de gendarmes en uniforme. 
    Leur présence impose le silence quitte à rudoyer un peu. 
    C'est la pesée sur la balance pour le poids, le passage sous la toise pour la taille, la lecture de quelques lettres pour vérifier la vision...
    Pour comprendre, il est indispensable de tout replacer dans le contexte des années 1946-60-70. 
    Epoque où tout ce qui avait rapport au sexe et à la nudité ne s'exprimait pas ouvertement, de près ou de loin. 
    L'extrême pudeur régnait encore sur la France. 
    Au moins 60% de la population menait une vie sexuelle clandestine. 
    " La Grande Muette ", était l'une des soupapes de la société...
    Les jeunes gens se regardent quelque peu ahuris. 
    Les uns se redressent, d’autres se bousculent, 
    en voulant disparaître dans la foultitude. 
    La majorité, dans un réflexe palpébral, respirent fort et cachent de la dextre, comme dans un écrin, 
    ce petit bout de rien qui ne mérite pas tant de prévenance. 
    — "On se tient droit devant les autorités, on fait demi-tour, trois pas, on répond aux questions et on se retire après la décision… Vu !… "
    — "Ou c’est une visite médicale ou ils nous prennent pour un musée !" 
    — "Si j’avais su, je me serais lavé les pieds ! ... "
    Car il n'y a eu probablement pas de douche avant la visite médicale. 
    Simple à comprendre, la plupart n’ont jamais été tout nu collectivement. 
    A la maison, débarbouillage quotidien à l’évier de cuisine et toilette (hebdomadaire ?) dans un baquet, dans la cuisine. 
    Alors à 18 ans, tomber dans une telle situation ne pouvait être que trouille, mal au ventre et état dépressif avant d’aller …
    D'abord le passage sous la toise, pesée par un gendarme, acuité visuelle, audition, conformation des pieds, antécédents familiaux et médicaux, études suivies, profession (à l’époque, la majorité des garçons travaillaient déjà bien avant " l’appel sous les drapeaux "), 
    palpation des ... Et quelques hors d’oeuvre supplémentaires. 
    Les " jeunes gens ", sont assis sur des chaises en bois. Chaque fois qu’un " candidat " passe devant les contrôleurs, tout ce beau monde doit se décaler d’une place. Derrières et entre-jambes sont en sueur… imaginez le bruit ! Arrachement du séant, succion… puis… splash ! 
    - "C’est… c’est dégueu… 
    - Oui vous avez raison, Madame ! Et encore je ne confesse pas tout, pour épargner vos chastes oreilles..."
    Et il y a l'interrogatoire, un fonctionnaire consigne les réponses. 
    — Tu étudies quoi ? 
    — La philosophie, 
    — C’est pas un métier ça, ça va te rapporter des nèfles ! 
    — Et toi ? 
    — La banque. 
    — C’est pas fait pour travailler ça, c’est pour vivre ! 
    — Et l’autre là ? ... 
    On en passe et pas des meilleures... 
    Puis il faut monter dans la grande salle pour l’ultime épreuve, le passage devant le grand jury : " le Conseil de Révision "....
    Alors là, grand spectacle. Au bout, une longue table couverte d’un tapis vert, et assis derrière, face à la salle, ces messieurs-dames du Conseil et le corps médical. 
    Au milieu, présidant le Conseil il y a le Préfet, ou son Secrétaire Général. Autour : des gens probablement importants, officiers supérieurs, représentants de ceci ou de cela, institutionnels ou pas , que sais-je ?
    Il fallait s'exhiber, toujours nus devant les membres du conseil qui pouvaient regarder comme ils l'auraient fait à un marché pour le bétail. 
    Seul devant tous, dans le silence général. 
    Tous, sans exception, nous avons montré notre anatomie, 
    préférant d'abord montrer nos fesses à l'assistance. 
    Il fallait ensuite se retourner, face à tout le monde 
    et bien présenter ses attributs ! 
    Bouche grande ouverte, les yeux exorbités, rouge écarlate. 
    Se montrer de face, de profil puis de dos, et se pencher pour la vérification de la souplesse de la colonne vertébrale ... 
    Et cela s'est passé ainsi jusqu'en 1964... 
    Quand chacun en avait terminé pour soi-même, 
    il fallait encore traverser la salle devant tout le monde ; 
    On ne pensait plus à mettre ses mains devant son sexe. 
    Mais à se dépêcher le plus possible. C'était une véritable cavalcade. 
    Les coups de talons nus martelaient le parquet dans le silence général. Dans la chaleur, tout ce qui dépassait pendait au maximum
    et ballottait de tous côtés.
    Ce qui limitait beaucoup la rapidité de la fuite... 
    La majorité était à 21 ans, et tous les grands ados de 18 ans vivaient encore chez papa-maman. Le divorce n'existait pas,
    le concubinage non plus, C'est dire que les familles, 
    les mères en particulier, couvaient leurs ados très tard. 
    L'éducation était beaucoup plus stricte que maintenant. 
    Un ordre moral et religieux rigoureux régnait sur toute la France, et semblait ne jamais devoir se terminer un jour. 
    Les grands ados de 20 ans étaient vraiment traités comme des gamins irresponsables. 
    Des maladies terribles qui n'étaient pas encore totalement éradiquées, comme la tuberculose et la poliomyélite, hantaient les esprits. 
    Une nouvelle maladie terrible et sans remèdes possibles, le cancer, commençait à se développer. 
    On ne "couchait" pas du tout comme maintenant. C'est dire à quel point la famille couvait et déresponsabilisait l'ado !
    La France est un vieux pays de traditions, qui change difficilement, et il aurait été dommage pour les "margoulins" de rater les possibilités exceptionnelles, que le choc de l'événement provoquait sur les futurs défenseurs de la patrie,.. 
    A la porte du Conseil, les marchands du temple attendaient pour décorer tous les gagnants de la cocarde « Bon pour les filles » au prix modique de 10 F. Nombre de naïfs vont se saigner à blanc 
    pour une épinglette à 10 sous. 
    C'était dans une autre vie...

    J.A. copyright@
    ©copyrigth Jean-André.

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  • Commentaires

    197
    ttemoignage
    Mardi 23 Février à 16:27

        Ce que monsieur Apte décrit concernant la colonne vertébrale, ce sont des examens pour détecter une anomalie éventuelle. Dans mon cas ça été beaucoup plus simple, puisque à 13 ans à la visite du lycée on m'a trouvé tout de suite une scoliose caractérisée. Il faut savoir que les examens pour suivre l'évolution d'une anomalie de la colonne vertébrale, ne sont pas du tout les mêmes que ceux utilisés pour détecter une anomalie éventuelle. Inscrit immédiatement sur ma fiche de santé scolaire, ça m'a suivi partout jusqu'à plus de 20 ans. Nous c'était toujours présenter ses fesses nues une éternité, toujours slip sur les pieds nus.  Qu'il y ait une anomalie ou pas. En plus dans l'après guerre nous étions tous en vélo, moi en particulier. Donc avec les examens qui s'ensuivaient, parmi les plus indiscrets. J'en sais quelque chose ! Les grands slips coton blanc étaient une gêne extraordinaire, surtout avec un jeune très réticent au pire, pour se laisser faire, avec la foule qui attendait son tous à côté.

         Quand j'étais en cm1 puis cm2 et au lycée jusqu'à 18 ans, les autres se questionnaient entre eux pour savoir quel jour j'allais à la piscine de la ville. Quand ils me croisaient dans la rue, les jeunes garçons qui m'avaient vu à la piscine de la ville me disaient "Bonjour gros cul !" "Alors ça va gros cul ?". Malgré ma 64kg pour 1,72m. Mais les médecins s'y intéressaient aussi beaucoup aussi. 

          Je confirme ce que monsieur Apte évoque, c'est à dire que les moins coopératifs, ou les pires réticents dans mon cas, avaient le slip complètement baissé tout de suite, où étaient mis nus complètement tout de suite. Ca été mon cas chez mon premier docteur de famille. Tellement j'étais insupportable ! Et c'est ma mère qui me déshabillait complètement en arrivant à chaque fois, même à plus de 9 ans ! Tout nu mon fils ! Elle devait penser : tu n'as pas fini !! Elle m'a conduit chez mon 2ème médecin de famille jusqu'à presque 16 ans. Dans ces années là c'était l'habitude, même souvent jusqu'à 18 ans.  La majorité était à 21 ans. 

         A partir du début des années 70, pour éviter aussi d'incorporer des jeunes appelés malades, il y a eu une visite très complète des pieds à la  tête, en arrivant le jour de l'incorporation. En plus de celle que décrit  monsieur Apte en fin de service.

         Je suis passé dans trois centres militaires en trois mois, d'environ 500 militaires chacun. J'avais 20 ans. En tout, en trois mois, plusieurs centaines de militaires de tous âges sont venus regarder et/ou toucher mon intimité. Et regarder comment je réagissais à ce qu'on me faisait subir. Pas toujours mais  souvent nous étions plusieurs à subir la même chose ensemble. Et on nous obligeait à chaque fois à regarder ce que les autres subissaient.   Ca allait du simple curieux, ou de celui qui voulait savoir ce que c'était et ce que ça lui faisait de toucher un autre homme, aux pires vicieux. Le comble, c'était que ce spectacle sous contrainte avait un effet excitant. C'est à dire que l'organisme réagissait involontairement de façon réflexe.

         Dans une société civile où absolument tout était interdit.  C'était une occasion unique pour tous, qui était soigneusement organisée. Toutes les expériences étaient possibles. Les victimes potentielles étaient vite repérées.

    196
    ttemoignage
    Lundi 8 Février à 13:44

      La plupart des gens n'imaginent pas quelle épreuve terrible pouvaient être pour certains dans mon cas,  chaque "séance", ainsi que l'ensemble d'un tel parcours jusqu'à plus de 20 ans. Et les conséquences définitives que ça entraînait chez un certain nombre, jusqu'à un bouleversement complet de leur vie.

        Comme un certain nombre d'autres j'ai vécu l'horreur totale. Je n'ai jamais passé le conseil de révision en mairie, ça aurait été pour moi l'épreuve de trop. Surtout avec la collection d'anomalies intimes  que j'avais. Le médecin se serait beaucoup amusé ainsi que tous les spectateurs ... et moi aussi ! 

        Contrairement à beaucoup, la présence d'une femme ne me dérangeait jamais. Quand c'était une femme qui me tripotait ou qui me regardait, ou des hommes, ou les deux ensemble, ça me faisait le même effet.

         Mes anomalies intimes, entre autres ma sale opération au sexe, plus ma pudeur maladive de naissance jusqu'à 25 ans, m'ont conditionné entièrement à chacune de ces "séances". J'étais dans un état second, complètement ailleurs, envahi par l'affolement et la panique.

         J'ai eu la chance - si on peut dire - de toujours subir de telles circonstances en milieu spécialisé fermé, et dans des locaux qui ne servaient qu'à ça, ou des locaux où c'était normal qu'il se déroulent de telles tortures. En mairie ça aurait été épouvantable dans mon cas, je n'ose même pas imaginer !

               Tous en slip dans les vestiaires pendant des heures à attendre notre tour, on entendait crier souvent et beaucoup derrière les portes des salles d'examens. On savait tous ce que ça voulait dire : le slip ne descendait pas assez vite, ou pas complètement sur les pieds, ou il fallait s'approcher tout près, ou il ne fallait pas reculer les fesses. A chaque fois dans le vestiaire nous devenions tous immédiatement silencieux, plus un mot pendant très longtemps, tous on baissait le nez, très tristes, et plein de compassion pour celui qui était en train d'y passer. Plus l'âge s'avançait moins ça criait. Les moins de 15 ans ça criait sans arrêt. Avec les plus de 15 ans beaucoup moins. Les 18 ans plus du tout. Tout simplement parce que l'habitude était prise. 

          L'habitude était prise ... enfin presque :  à Mâcon la cavalcade de chaque tout nu un par un chacun leur tour était un véritable spectacle !  Et la façon dont toutes les paires de cuisses gigotaient pendant une éternité en arrivant sur les bancs ! Il n'y en avait pas deux qui se comportaient pareils ! C'était un moment d'intimité et de désarroi exceptionnel, unique dans une vie. Chez tous, une immense compassion, et un voyeurisme effréné très autorisé, ne pas se gêner du tout pour regarder comment les autres sont faits, dans le silence le plus total. Chaque tout nu passait environ 25 minutes sur les bancs. Ce qui laissait le temps de bien montrer et de bien regarder. Le silence le plus complet pendant tout ce temps facilitant le voyeurisme le plus libre. Les têtes se penchaient de tous les côtés par en dessous ou par en dessus pour mieux voir.  Nous venions de plusieurs départements différents. Certains n'hésitaient pas à pencher la tête franchement au dessus de la cuisse écartée de leur voisin pour plonger sur le bas ventre, ou à faire un effort pour se pencher et regarder son sexe par en dessous de sa cuisse relevée. Un vrai spectacle d'un bout à l'autre.

      • ttemoignage
        Dimanche 21 Février à 13:40

          De mes 5 ans à mes 20 ans, je suis  passé dans sept locaux spécialisés visites, certains plusieurs fois, où tous les jeunes garçons (jusqu'à plus de 20 ans dans ces années là) baissaient leur culotte à chaque fois, dans ces années là c'était comme ça. C'était un défilé, à cause des 800 000 naissances par an en 1947 !

             Mais Mâcon laisse un souvenir aussi parce que ça été le local le plus chauffé que j'ai connu. Ce qui n'est pas peu dire, parce que tous les autres l'étaient déjà vraiment beaucoup, et toujours d'avance. En franchissant la porte palière en bois à double vantaux, la chaleur nous a grandement surpris. Et Mâcon a été le local le plus grand où je suis passé. C'était immense ! Presque cinquante mètres de long, sur au moins quinze mètres de large. Le couloir rectiligne à lui tout seul faisait trente cinq mètres de long.  C'était comme la pleine chaleur de l'été. On approchait les trente degrés.  Pourquoi ?? Ca ne pouvait être que volontaire et calculé exprès. Il est certain que les chairs étaient bien dilatées, y compris le zizi qu'on avait tous toujours plutôt recroquevillé dans ces circonstances pourtant habituelles. Quand aux oeufs ils ne pendaient pas, il dégringolaient chez tous, dans mon cas en particulier. La cavalcade de chaque tout nu dans les grands locaux et dans le couloir s'en trouvait très ralentie. Accroupis sur le devant des bancs, c'était un vrai spectacle collectif.

            Quand j'ai été à Mâcon c'était un local moitié administratif, moitié médical. Avec des murs vert, des portes grises, et une moquette marron très usée posée sur un vieux parquets très bruyant qui résonnait beaucoup. Dans le silence général, quand un tout nu marchait, ça ne passait pas inaperçu, les coups de talons précipités interminables pendant six longues heures laissent un souvenir !

             C'est encore un point commun avec les mairies : le silence impressionnant qui accompagnait à chaque séance tout le temps de la cérémonie pendant plusieurs heures. Et l'ancienneté et la grande qualité des bâtiments et de l'aménagement intérieur des locaux. En tous points historiques. En particulier les très beau parquets très anciens, forcément en chêne, et très usagés.

            Je suppose que dans les mairies il fallait toujours marcher les pieds nus directement sur le parquet ??

            Une grande différence partout cependant : dans les mairies étaient utilisés des locaux qui servaient habituellement de lieux de travail et pour recevoir le public. Et la plupart du temps la grande salle des mariages, inévitablement dominée par le buste de Marianne. Donc c'était des locaux décorés, souriants, aménagés pour être agréables et accueillants, pas du tout faits pour cet usage si particulier.

             Pour cette raison aussi, il y a un fait authentique habituel, et dont personne ne parle car parfaitement inavouable :   les locaux des mairies n'étant pas du tout prévus pour cet usage, n'importe qui depuis l'extérieur pouvait regarder ce qui se passait dans les salles. Rien ni personne ne pouvait empêcher ça. Nombreux étaient ceux et celles qui attendaient l'évènement, le fameux jour, pour pouvoir se rincer l'oeil. Y compris les plus jeunes, pressés de s'instruire. Et de cette façon s'informant avec précision de ce qui les attendait. D'autant plus que personne ne faisait rien non plus pour empêcher ça. 

           J'en ai connu plusieurs qui ont vécu ça tout nus ce jour là. Ils m'ont exprimé plusieurs fois toute l'horreur totale de se retrouver le lendemain et les jours suivants devant les gens qui avaient pu les observer complètement nus.  Et je sais par expérience, que dans ces circonstances, il n'y a pas que la nudité qui est observable, il y a les réactions et le comportement, et la tête qui va avec. Pour la  plus grande joie des spectateurs/trices. Qui évidemment peuvent ensuite relater à qui ils veulent tout ce qu'ils/elles ont vu et entendu ce jour là.

            Car c'était toujours un jour exceptionnel et inoubliable pour tout le monde, pour tous les gens présents, comme pour chaque tout nu. Surtout dans le contexte judéo-catholique de la société française de l'époque, répressif comme pas possible. La charia et la burqua, c'est rien à côté ! 

             Contrairement aux centres de sélection, qui eux étaient aménagés  spécialement dans ce but. Chaque centre ayant le libre choix des modalités de l'organisation des locaux et des circuits. Loin des regards extérieurs, rien ne risquait de se savoir. Avec la liberté totale d'organiser impunément les pires tourments. Préludes à la "formation" très spéciale qui allait suivre l'incorporation deux ans après.   Les centres de sélection étaient d'une austérité maximum, conçus pour être déplaisants pour un moment très déplaisant. Exactement comme les locaux de visites scolaires de ces années là. Les locaux de visites scolaires, comme ceux des pédiatres et autres médecins de famille, étaient médicalisés à outrance. On se serait cru exactement dans un hôpital. Il faut savoir qu'il y a 50-60 ans la médecine n'était pas aussi perfectionnée que celle de maintenant, c'était même plutôt le contraire.  Il y avait encore des maladies terribles partout et l'espérance de vie était remise en cause. En plus la seule façon de manger c'était de travailler. L'après guerre de 40 et la pauvreté généralisée qui allaient avec ont durés 30 ans.

         

             Il faut que les gens qui s'intéressent à ce côté de la Petite Histoire, sachent que plus ce qui se passait est inavouable, moins c'est connu, et moins on ose en parler. Même 50-60 ans après. Comme par exemple les gens qui regardaient par les fenêtres des mairies depuis l'extérieur. Il faut savoir que c'est une réalité authentique.

      • ttemoignage
        Dimanche 21 Février à 04:37

           Il y a encore beaucoup à dire sur les visites scolaires, COS, et autres, ainsi que sur les bizutages. Car c'était très différents selon les endroits, et selon les années. Gynécos aussi.

            Sur un moteur de recherche il suffit de rentrer les bons mots, qui sont aussi les plus simples. Les résultats sont impressionnants ! D'autant plus que quelques dizaines d'années plus tard, et grâce à l'anonymat d'internet, les plumes osent de plus en plus se manifester.

            Quand on voit ce qui se passe de nos jours malgré les lois et toutes les possibilités de communication écrites, parlées, photos et films, ça laisse imaginer ce qui pouvait se passer il y a 50 ou 60 ans, quand absolument rien ne pouvait se savoir.

            Il faut préciser que la société d'il y a 50-60 ans était complètement aux antipodes de celle d'aujourd'hui. Absolument tout était interdit. Les jeunes étaient élevés très strictement (Pensionnat de Chavannes), dans l'ignorance la plus totale. Et tous d'une pudeur très forte, souvent redoutable.  Dans une France catholique à outrance, répressive jusqu'à l'absurdité.  

            Il faut avoir vécu ça pour en parler.

            Les femmes en pantalon au tribunal correctionnel, les préservatifs venus uniquement sur ordonnance, les homos adultes consentants en privé en prison pour trois ans. Et tout le reste c'était pas mieux.

               Ca a changé j'avais 30 ans.

      • ttemoignage
        Dimanche 21 Février à 04:17

          Il est important aussi de faire l'inventaire des différences et des ressemblances, entre le conseil de révision dans les mairies, et les trois jours dans un centre d'orientation et de sélection (COS).

            D'abord tous les ados savaient très longtemps d'avance qu'ils allaient passer en mairie.  Ils savaient depuis très jeunes comment ça se déroulait et ce qui les attendait. Ils avaient donc le temps de s'y préparer ... Ils savaient aussi avec qui ils allaient se retrouver nus, et en présence de qui. Ils savaient d'avance dans quel local et dans quelle mairie. Car les conseils de révisions étaient toujours des cérémonies locales, à l'échelle des communes, au plus des cantons.

              Pour les trois jours il y avait 12 centres de sélection dans toute la France. J'ai la liste complète. Chacun avait ses procédés différents pour organiser les circuits. En jargon professionnel un "circuit" est une suite d'examens particuliers groupés ensemble.

            Les COS ont été créés pour des examens psychos et physiques beaucoup plus complets que en mairies.  Ce qui permettait aussi d'organiser le début de l'aguerrissement des futurs soldats. Le début parce que juste après l'incorporation on passait aux choses sérieuses. Dans ce but les différents centres rivalisaient d'ingéniosité. Jusqu'à l'obscénité totale, l'école du vice. Trois centres étaient connus pour être pires que les autres. Les locaux militaires complètement fermés et coupés de l'extérieur donnaient la possibilité de tout se permettre. D'autant plus que ceux qui y passaient n'étaient pas pressé de raconter ce qu'on leur avait fait subir ! Le personnel, hommes ou femmes, au contraire s'amusait beaucoup, et passait un très agréable moment. 

            Dans les années 70, les femmes sont arrivées dans les COS. Comme celui de Mâcon. Mais les bancs n'étaient plus là depuis longtemps.

            Il y a encore beaucoup à dire sur les COS, car ils étaient tous très différents. Et les témoignages manquent, et il y a de moins en moins de gens qui savent.

            eux qui allaient passer dans un COS ne pouvaient rien prévoir d'avance. Même si leurs grands frères les avaient prévenus, ça restait un risque probable mais très incertain.

      • ttemoignage
        Dimanche 21 Février à 03:40

         Presque tout a été écrit sur les conseils de révision. Presque seulement.

             Il est indispensable aussi de rappeler le procédé habituel pour contraindre les conscrits à se mettre tout nus sans discuter et à bien obéir d'un bout à l'autre :

             Même au lycée nos professeurs nous avaient prévenu : ceux qui refusaient de retirer leur slip, ou qui posaient d'autres problèmes, étaient obligés d'attendre pour passer les examens beaucoup plus tard. C'est à dire qu'ils restaient au centre pendant huit ou quinze jours ...  

            Les familles s'inquiétaient de ne pas les voir revenir à l'heure prévue le soir du 3ème jour. D'autant plus que à l'époque nous étions mineurs jusqu'à 21 ans.  Les familles téléphonaient au centre pour avoir des nouvelles.

            Alors, qu'est ce qui t'est arrivé ???

               L'humiliation était totale ! Toute la famille et ses relations riaient très fort et pour longtemps !!!

            Cette perspective épouvantable suffisait à décourager les plus pudiques et les plus réticents.

             Tout le monde le savait, c'était connu !

      • ttemoignage
        Dimanche 21 Février à 03:22

            Pour répondre à Monsieur Apte il faut faire remarquer qu'il y a différentes façons de contraindre des jeunes garçons de 18 ans une fois qu'ils sont tout nus ensemble  à se présenter mutuellement leurs sexes et leurs fesses nues, alors qu'ils n'en ont pas envie du tout.

            Le procédé des bancs consistaient vraiment à nous obliger à mettre le nez sur le sexe et sur les fesses des autres, pendant une durée suffisante pour bien en profiter.  Nous étions littéralement les uns sur les autres et les uns contre les autres.  Surtout le temps interminable que ça durait !!  Je me rappelle avec une très grande précisions les sexes et les corps des six qui se sont retrouvés avec moi sur les bancs. Et aussi la tête qu'ils faisaient, leurs réactions, leurs comportements.  Et évidemment la façon que les 3 arrivés après moi ont eu de gigoter des cuisses !  

           La table de l'infirmier sans blouse, bien dans l'angle de des bancs et juste devant les bancs, obligeait le tout nu debout pour les formalités d'écritures, à bien mettre ses fesses nues sous le nez des autres.  Les yeux de ceux qui étaient assis comme accroupis juste derrière étaient toujours à la bonne hauteur. On avait toujours le nez sur les fesses de celui qui était debout, les yeux à quelques dizaines de centimètres.

             Et quand chaque tout nu ressortait de la salle d'examens, il devait impérativement se remettre une deuxième fois devant la table pour d'autres formalités d'écritures. Et c'était aussi long que la première fois. Pour être sûr par  la même occasion que chacun de ceux qui étaient derrière en profitent bien, au cas où ils auraient mal regardé la première fois. 

             l y avait des formalités d'écriture debout devant la table de l'infirmier sans blouse une première fois, avant de rentrer dans la salle d'examens. Et une 2ème fois en ressortant. Avant de reprendre le couloir dans l'autre sens, pour montrer ses fesses à l'autre à sa table.  Car à chaque fois qu'il y en avait un qui reprenait le couloir pour aller remettre son slip devant les autres dans la première salle, le salaud à sa table prenait tout son temps pour admirer le spectacle ! Et en montrant bien à ceux qui étaient accroupis sur les bancs à attendre leur tour, qu'il aimait bien profiter du spectacle.

              C'était tellement odieux, que en ressortant de la salle d'examens, sans réfléchir dans un état second, j'ai repris le couloir directement. En "oubliant" complètement de me remettre une 2ème fois devant la table. Ce salaud à attendu que je sois avancé dans le couloir pour me faire revenir, et il m'a laissé devant la table le plus longtemps possible. Ce qui a eu pour effet d'interrompre la cadence, et de provoquer un arrêt de tout dans la première salle. Quand je me suis remis debout devant lui il a très longuement observé mon sexe, avec beaucoup d'insistance.

            La table qui était dans le même bois que les bancs, était une table aussi étrange et surprenante que les bancs.  Beaucoup plus basse que la normale, et très étroite. A peu près de cinquante centimètres de large, elle permettait simplement d'ouvrir un grand cahier. Elle faisait 70 cm de haut maximum. Elle était entièrement entourée et soutenue de tous les côtés par des planches qui descendaient jusqu'au sol et qui servaient de pieds. Et surtout elle était très longue.  Sur la gauche de celui qui était assis, jusqu'à la porte de la salle d'examens, la surface de la table permettait d'empiler les nombreux dossiers de tous les conscrits d'une fournée. A droite de celui qui était assis c'était le bord de la table et la planche qui descendait jusqu'au sol.

             Comble de l'humiliation : on était pas assis sur les bancs, on était plutôt accroupis. Et bien sur le bord à cause de la latte verticale derrière qui nous obligeaient à avancer les fesses. Avec les grandes ridelles de chaque côté qui nous empêchaient de nous tourner sur les côté. La position les cuisse complètement relevées et grande ouvertes nous ouvrait les fesses. Même mes grosses fesses musclées étaient complètement ouvertes, et jamais je n'oublierai ma rondelle plaquée  contre les lattes en bois . Pendant tout ce temps. On se serait cru littéralement assis sur un pot de chambre ! Tous les uns juste devant et contre les autres ! 

           Et la position nous obligeait à nous dévisager mutuellement, les yeux dans les yeux.

             Et ça durait, ça durait ...  Dans le silence le plus complet, qui favorisait les comportements inavouables.

              Ce procédé fait penser que les organisateurs en avaient assez des tout nus qui mettaient leurs mains croisées devant leur sexe.  Même si on leur disait de ne pas le faire, si tous voulaient absolument le faire tous ensemble, personne ne pouvait les contraindre, et les ordres tombaient dans le vide. Car je sais par expérience que dans de telles circonstances les ordres sont souvent inutiles si tous se révoltent.

                 Deux ans plus tard à 20 ans après l'incorporation, aux bizutages-formation, à chaque séance ils ne s'occupaient que de quelques uns, un petit nombre. Et quatre costauds étaient là pour les prendre en main. Sous les ordres d'un petit chef. 

      • Mardi 9 Février à 13:56

        Merci Apte pour ce  complément sur les écrits de témoignage

        je peux dire que ce conseil de révision m'aura appris beaucoup

        de chose 

        Je vous remercie à vous deux

        Lucienne

      • apte
        Mardi 9 Février à 10:25

        bonjour

        je pense qu'on a déjà tout dit sur le sujet du conseil de révision et des visites médicales au centre de sélection ou avant les visites scolaires et qu'on ne fait plus que se répéter mais je vais encore une fois faire quelques commentaires sur ce qu'a dit " le témoignage"

        son récit a montré que son expérience de visite au centre de sélection était différente de la mienne même si c'était quasiment à la même époque.

        Néanmoins, quand il évoque la situation des conscrits obligés de se tenir debout fesses nues exposées sous le nez de ceux ( 3 maximum ) assis sur les bancs deux fois , une fois avant de rentrer dans la salle d'examen devant le bureau de l'infirmier ou secrétaire militaire, et une seconde fois après en être sortis pendant que l'infirmier vérifiait le dossier avant d'autoriser le conscrit dénudé à reprendre le chemin du couloir, il oublie que ce n'était pas le pire !

        D'une part dans la même situation, quelques années après, si rien n'avait changé, cela aurait été sûrement une infirmière ou secrétaire médicale qui aurait été derrière le bureau et non pas un infirmier, vu la féminisation croissante de certaines fonctions (puisque lui -même a raconté un récit de conscrits plus âgés qui en 1978 étaient venus au même centre de sélection et avaient passé la visite toujours dénudés d'abord pour la première partie ( tests visuels, poids, taille, prise de tension analyse de sang etc )devant des infirmières et devant un médecin assisté d'une secrétaire médicale pour la seconde plus intime)

        Ensuite montrer ses fesses dénudées à d'autres conscrits, c'était le lot de tous les conscrits à cette époque que ce soit au conseil de révision ( de moins près je le reconnais) ou au centre de sélection, et là en tout cas pour moi c'était pareil, et cela arrivait plusieurs fois pendant le circuit médical comme par exemple  dans la salle où un infirmier nous faisait monter sur la balance, on avait les fesses dénudées sous le nez des conscrits suivants, et pareil quand on devait se tenir droit de dos et après se pencher pour un examen de la colonne vertébrale, ou pire pour un examen visuel de l'anus devant un groupe d'autres conscrits déjà présents dans la salle qui assistaient à l'examen et voyaient très bien de tout près mes fesses dénudées quand le médecin s'éloignait pour aller chercher une torche électrique sur son bureau comme s'il voulait que tous les présents dans la salle jouissent du spectacle et naturellement avant d'être celui qu'on regardait, j'avais regardé les fesses de ceux qui me précédaient. Et il y avait aussi un sous-off présent dans la salle à côté des conscrits qui attendaient leur tour en rang pour profiter du spectacle. Tout se passait comme si le médecin militaire ne voulait pas obstruer complètement la vue aux présents.

        Bref, monter ses fesses dénudées à l'armée pour la vérification d'aptitude avant son service militaire ou pendant ( visite médicale, douches collectives, inspections de propreté corporelle), c'était banal!

      • Mardi 9 Février à 08:37

        Merci Temoignage pour ces nouveaux écrits sur le conseil de révision

        j'y prends grand plaisir à vous lire

        Bonne journée

        LD

      • ttemoignage
        Lundi 8 Février à 13:55

          Chaque tout nu se retrouvait sur les bancs avec six autres. Trois arrivés sur les bancs avant lui se levaient un par un chacun leur tour pour aller voir le médecin. Remplacés par trois autres qui arrivaient par le couloir.  Plus quatre paires de fesses nues sous les yeux, dont deux fois les trois mêmes. Puisque avant et en sortant de la salle d'examens il fallait se mettre debout devant la table de l'infirmier sans blouse dans l'angle des bancs pour remplir le dossier. Donc mettre ses fesses nues sous le nez de ceux "assis" derrière deux fois de suite, avant et après la salle d'examens.

             Le comportement voyeur instinctif de tous, moi comme les autres, pendant 25 minutes, favorisé par le silence complet, donne une idée de l'ambiance des bizutages-formation à l'incorporation deux ans après !  

             Comme le dit très bien monsieur Apte : il faut l'avoir vécu pour comprendre ce que c'est et pour pouvoir en parler. 

    195
    ttemoignage
    Samedi 23 Janvier à 12:58

        Je conseille à tous les lecteurs qui s'intéressent à toutes ces questions de regarder, entre autres, Google images "bizutage".

         Ca donne une idée de ce que ça pouvait être quand la photographie n'existait pas comme maintenant, avec l'omerta totale qui régnait dans ces années là. 

      Il faut bien se dire que ce qui se passe de nos jours n'est qu'un pâle reflet de ce qui se passait à l'époque.  Bien que de nos jours tout puisse se savoir très vite, très bien et partout, ça n'empêche pas certaines pratiques d'exister encore, bien que très atténuées comparées aux réalités d'il y a 40, 50 ou 60 ans.

         Les organisateurs ne nous cachaient pas que si on était trop réticents à nous laisser faire, les infirmeries et les hôpitaux militaires étaient très accueillants, et qu'ils ne seraient jamais inquiétés. Le soir ils étaient quand même quatre costauds dirigés par un petit chef pour nous prendre en main. J'avais compris que résister ne servait à rien donc je me faisais prier pour la forme, mais pas trop. En particulier, tout nu devant tout le monde habillé,  j'allais tout seul vers le lit, quand le moment était arrivé. Je m'asseyais au bord du lit et j'attendais que deux m'attrapent d'abord  les chevilles et ensuite deux autres les poignets. Certains hurlaient et ils étaient obligés de les porter jusqu'au lit.

        Tous les jours on se demandait qui allait y passer le soir. J'ai été le plus bizuté.

        Mon avocat spécialiste des questions militaires a répondu à mon père : "il y a une habitude, c'est une tradition, on ne porte plainte que si le jeune appelé revient mort. Si le jeune appelé revient estropié mais vivant on se contente de faire un procès". En toutes circonstances, porter plainte ou faire un procès ne changeait rien à tout ce qui se passait partout.  C'était toujours de la faute à personne. Puisqu'à chaque séance il y avait toujours plusieurs  centaines de militaires participants ou qui ne disaient rien.

          La répression de absolument tout ce qui était sexe et nudité, ayant pour conséquence des bizutages presque uniquement sexuels partout. Contrairement à aujourd'hui car de nos jours ce n'est plus justifié, puisque la nudité et le sexe sont banalisés.  

      • Samedi 23 Janvier à 13:38

        Merci à vous témoignage pour ces récits sur le conseil de révision

        j'apprécie de lire vos écrits

        bon w-e

        Lucienne

      • ttemoignage
        Samedi 23 Janvier à 13:20

            Les "bizutages-formation", très bien organisés, se déroulaient à trois moments : la douche collective une seule fois par semaine tous les vendredi après midi, aux wc, et surtout le soir au coucher entre 21h et minuit. Si on était le premier, ce qui était souvent mon cas, il fallait rester tout nu pendant trois heures devant plusieurs dizaines de gens habillés, et totalement à leur merci et subir leur quatre volontés. Et il fallait regarder les autres y passer. Un vrai cours d'anatomie comparée. Ils nous obligeaient à regarder de près ce qu'on faisait aux autres, entre autres quand ils étaient sur le lit. "Le lit" était un procédé très efficace pour nous ouvrir les fesses devant tout le monde. Comme l'entre-fesses est un centre d'intérêt majeur pour tous, ils avaient mis au point le bon moyen ! Quelques années après, quand j'ai appris par Le Figaro qu'ils sodomisaient partout, ça ne m'a pas vraiment étonné. Pendant trois heures le soir ils avaient le temps de nous claquer les fesses à volonté et nous mettre leurs doigts tant qu'ils voulaient.

            N.B. : il faut savoir qu'en temps de guerre, il faut effectivement être capable de supporter tout ça à l'improviste à tout moment, sans aucune hésitation et le temps qu'il faut. La vie en troupe ou en camp de prisonnier, c'est ça. Entre autres, faire tous ses besoins devant tout le monde d'une façon habituelle. D'où la "formation".

    194
    ttemoignage
    Vendredi 8 Janvier à 15:01

    Vous pouvez avoir des frissons dans le dos Akia, parce qu'il y a de quoi !!

        Ceux qui attendaient d'y passer à leur tour un soir prochain, avaient des frissons dans le dos encore plus que vous.  Evidemment, très rapidement les anciens prévenaient solennellement les nouveaux arrivants de ce qui les attendait.

        A chaque annonce d'une visite médicale, scolaire ou médecin de famille, l'angoisse me nouait le ventre 24h/24, et ma vie changeait complètement. Le nombre de jours qu'il fallait. Même à 18 ans.Mais là ça aurait été pire.

        Evidemment parfaitement impossible d'y échapper ! Aux douches tous les vendredis après midi, nous les 25 nouveaux nous étions avec une trentaine d'engagés de 30-35 ans. Qui étaient là pour nous donner l'exemple.  Tous tout nus à côté de nos grands slips coton blanc sales sur le dessus des piles de vêtements sur des bancs. Certains en avaient des grosses, il y en avait même des énormes. C'est pour ça aussi que j'ai eu une émotion forte en lisant Le Figaro quelques années après. J'ai réalisé ce que j'avais risqué !

        Beaucoup ont été sodomisés de force plusieurs fois. Certains plusieurs dizaines de fois. Quand nous étions nus c'était un défilé pour profiter/abuser  de nous. Pour la sodomie ça été certainement pareil.

         Quand j'ai lu Le Figaro 2 fois à 10 ans d'intervalle,  pour avoir vécu ces circonstances de nombreuses fois, et connaissant leur façon de faire, je me suis toujours demandé comment ils s'y prenaient pour sodomiser de force. Nous, nous avions à faire à une organisation méthodiquement étudiée et préparée d'avance. Il suffisait d'y rajouter la sodomie, et c'était facile puisque c'était la seule et unique chose qu'ils ne nous faisaient pas. Etant donné tout l'intérêt qu'ils portaient à nos fesses nues, et le nombre de doigts qui essayaient de forcer le passage chez chacun d'entre nous, et autres fessées, il est possible d'imaginer les différentes façons dont ils s'y prenaient.

          Est ce qu'ils emmenaient le tout nu quelque part dans un endroit organisé pour, ils en étaient capables.  Est ce qu'ils utilisaient un lit, une table, tout était possible. 

         Ils étaient obligés de s'y mettre à plusieurs pour tenir le tout nu. Nous c'était une équipe de quatre costauds dirigés par un petit chef. C'était peut être suffisant.

        Il est évident que ça se passait toujours publiquement, au milieu d'une foule de gens habillés, comme pour nous.

       Evidemment ça se déroulait toujours le soir, entre 21h et minuit. Ou plusieurs restaient tout nus pendant trois heures au milieu de la foule habillée, accourue pour le spectacle, et qui abusait tout son saoul sous la direction et avec les encouragements de "l'équipe des cinq".

       Est ce qu'ils en choisissaient un qui en avait une pas trop grosse ? Evidemment il la présentaient à celui qui allait se faire sodomisé,  juste avant.

       Est ce qu'ils achetaient la vaseline en pot de 3 kilos ??

         Evidemment les futurs sodomisés, horrifiés, assistaient aux sodomies de ceux qui y passaient avant eux. Ne sachant pas quel soir suivant ça allait être leur tour.

          Nos bizutages se déroulaient toujours dans un silence total d'un bout à l'autre. Même pendant des heures. Une vraie cérémonie religieuse solennelle.

          Le bruit des talons nus sur le parquet, et les cris s'entendaient forcément très bien et déchiraient le silence.  Cris de douleurs, cris de désespoir, et cris d'horreur. 

        Qu'on ne peut pas oublier.

      Au moment des sodomies ça devait être des cris de douleur pas possible !  Qui devenaient une habitude.  D'après ce que nous nous vivions, on peut supposer qu'il devait y avoir au minimum un sodomisé tous les soirs.

     

        Mon père a été voir un avocat, il a bien fait. Mais pas pour les bizutages. Les bizutages étaient la routine, une tradition. Tant que le sang ne coulait pas, tout allait bien. Et si le sang coulait, un mois ou deux dans les hôpitaux militaires suffisaient pour rejoindre son affectation très vite.  Pour finir en Justice, il fallait vraiment des conséquences santé très graves. Et c'était le cas d'une toute petite minorité de sodomisés.

        J'ai failli revenir mort de mon service militaire. Si j'étais resté plus de trois mois sous les drapeaux mon état se serait aggravé encore plus, et je serais revenu mort.  Ce qui m'a sauvé la vie c'est la règle des trois mois. Qui disait que si un jeune appelé restait trois mois révolus sous les drapeaux, trois mois et un jour suffisaient, ses problèmes de santé pouvaient être considérés comme étant dus au service militaire. Mais si c'était moins de trois mois révolus à partir de son jour d'incorporation, ses problèmes de santé ne pouvaient jamais être considérés comme provoqués par le service militaire. Donc dans toutes les casernes de France, les gradés envoyaient dans les hôpitaux militaires, tous les jeunes appelés qui étaient incorporés depuis deux mois et trois semaines, qui pouvaient éventuellement avoir des ennuis de santé, et donc leur faire des ennuis devant un tribunal. 

       Au moment de mon procès, est apparue la ruse des autorités militaires pour se mettre hors de cause. Il ne faut pas trois mois pour estropier quelqu'un !Et les hôpitaux militaires étaient remplis de gens dans mon cas.

       Donc pour cette raison, et pour ne pas être inquiétés,  il est très probable que pour les sodomies les bizuteurs utilisaient quelqu'un qui n'en avait pas une trop grosse.   Avec une bonne dose de vaseline en plus. 

         Le sordide va toujours jusqu'au bout de ce qu'il entreprend.

      • ttemoignage
        Dimanche 10 Janvier à 17:38

        Sur les bancs nous étions entre inconnus qui ne se reverront jamais. Donc c'était plus facile de s'abandonner à des comportements inavouables. Pendant les bizutages-formation militaires, pareil. Tout était possible. Se laisser aller complètement devenait possible. Dans le manque de courage, comme dans le voyeurisme.Le sordide encourageait au sordide encore un peu plus.

              Mes 2 camarades de lycée avec qui je me suis retrouvé sur les bancs, jamais je n'oublierai leurs comportements. Comportements totalement imprévisibles, que j'ai découvert avec surprise, et que jamais je n'aurais pu imaginer.  L'un voyeur et horrifié, l'autre pas très pudique et voyeur acharné mais exclusivement avec moi. Jamais nous ne nous sommes revus. C'est le dernier souvenir que nous gardons les uns des autres.

            Tout le monde pouvait aussi se livrer librement à toutes les expériences intimes. Les bizuts étaient de la chair fraîche librement utilisable. Beaucoup voulaient vérifier certaines choses. Ou ce que ça leur faisait de toucher l'intimité masculine. Tous aimaient voir comment on était faits. Et aussi comment étaient nos grands slips coton blanc portés plusieurs jours.  Il n'y avait pas de limites. 

            Nous avons compris tout de suite toute l'horreur vicieuse qu'on nous imposait. Et dans ces moments là le comportement et les réactions  uniques de chaque individu apparaissent. Tous dans un état second, irréel. On voudrait être ailleurs, on arrive pas à y croire.  

           A Mâcon comme aux bizutages deux ans après, la compassion réciproque était immense entre déculottés de force, en raison de ce qu'on nous faisait subir. Mais le voyeurisme total était réflexe.

             Et le pire, c'est que l'organisme réagit involontairement. Qu'on le veuille ou non, c'était profondément excitant.

      • ttemoignage
        Dimanche 10 Janvier à 13:59

           Encore quelques précisions sur cette rareté historique inavouable : 

             Les bancs de Mâcon comportaient des ridelles qui montaient très haut de chaque côté. Pour rendre impossible d'essayer de se tourner sur les côtés.

           Ils ressemblaient exactement aux anciennes luges de sport d'hiver.

             Mais ils y avait aussi une latte verticale assez haute, sur toute la longueur du banc, qui empêchait de reculer les fesses nues. Et qui obligeait  à "s'asseoir" sur le bord. Pour que le sexe pende au maximum vers le sol devant tout le monde.

             C'est le local de visites le plus chaud que j'ai connu : une chaleur caniculaire, sans doute vers les 28 degrés. Tous tous les oeufs pendaient le plus possible. Malgré les circonstances "refroidissantes", on l'avait tous bien dilatée, et bien malgré nous !

             Les glands roses des circoncis, très nombreux,  se voyaient de loin. d'autant plus que dans ces années là on découpait et on retirait tout entièrement sur la moitié de la longueur du membre. On opérait le plus souvent possible pour le moindre prétexte. On cherchait des prétextes pour opérer. Dans toutes les écoles  primaires régnait "la terreur dans les slibards". Car c'était une véritable opération très connue et redoutée par tous. Les grands de 14-15 ans prévenaient les plus jeunes :                             "Tu vas y passer"  "La tâte C... S va t'envoyer te la faire éplucher".

               Les bancs étaient suffisamment bas pour que les cuisses soient complètement relevées et écartelées.   Ce qui avait pour résultat une présentation publique du sexe très réussie.  En même temps une très bonne verticalité du buste était réussie. Ce qui assurait une très bonne présentation publique du visage.

             L'angle des bancs était calculé avec soin pour que les tout nus soient presque les uns devant les autres tout en étant les uns sur les autres. Et suffisamment ouvert pour que l'infirmier à sa table soit juste dans l'angle des bancs avec une vue plongeante, juste à côté de la porte grise de la salle d'examens, elle aussi dans l'angle des bancs.

               Celui qui se mettait debout tout nu dans l'angle des bancs devant la table de l'infirmier sans blouse, deux fois de suite, avant et après le docteur, pour des formalités administratives, était obligé de mettre ses fesses nues juste sous le nez des autres accroupis immédiatement derrière et les yeux exactement à la bonne hauteur.

             L'infirmier était obligé de se fâcher haut et fort pour obliger chaque tout nu à se lever de son banc pour se mettre debout devant sa table.

              En sortant de la salle d'examens, j'ai "oublié" de me remettre une 2ème fois devant la table. J'ai repris directement le couloir. Un véritable réflexe, j'étais dans un état second, complètement ailleurs, je n'ai pas du tout réfléchi à ce que je faisais ni à ce qu'il fallait faire. L'infirmier à sa table a attendu que je sois assez avancé dans le couloir. Il m'a fait faire demi tour. Et m'a obligé à rester debout devant la table le plus longtemps possible.  Ce qui a eu pour effet de casse la cadence. Ceux dans la première salle ont du se demander ce qui se passait.  C'est arrivé plusieurs fois en six heures. C'était plus long avec certains, soit dans la salle d'examens soit dans la salle des bancs.

             En étudiant les vues satellite actuels, on constate que les bâtiments sont toujours les mêmes au même endroit. L'emplacement et le nombre des fenêtres et des escaliers, n'a pas changé. On peut reconstituer avec précision l'emplacement des salles. On peut mesurer les distances grâce à l'échelle. Le couloir faisait 35 mères de long !  Une fois arrivé dans la 2ème salle, c'était difficile de faire demi-tour. Et ceux qui étaient dans la 2ème salle ne pouvaient pas du tout entendre, ni comprendre, ce qui se passait dans la 2ème salle, qui était beaucoup trop loin.

             Le couloir de 35 mètres de long entre les deux salles, était juste en face une fenêtre exposée plein ouest, et juste derrière l'infirmier sans blouse à sa table. Donc l'après midi vivement illuminé sur toute sa longueur. Le salaud à sa table était au spectacle, dans un sens puis dans l'autre, avec la soixantaine de tout nus de 18 ans, pendant six longues heures, de 12h à 18h !! 

      • ttemoignage
        Vendredi 8 Janvier à 15:36

        Il faut préciser que chaque séance se déroulait toujours dans le silence le plus complet, et souvent pendant plusieurs heures d'affilée.

            Que ce soit visites médecins de famille, visites scolaires, conseils de révision, visites des des 3 jours, bizutages, etc. etc.

             C'était toujours très solennel.

           Ce qui en rajoutait à l'émotion collective.

          Et à l'émotion de ceux qui savaient qu'ils allaient devoir baisser la culotte.  

            Et qui se préparaient à se déculotter ou à se faire déculotter.

            Se préparer à se faire sodomiser, sans savoir quel soir ça allait être.En écoutant tous les soirs les hurlements de douleur de ceux qui y passaient.  C'était pire que tout. 

               On arrive dans le sadisme pur.

           Et impossible d'y échapper ...

         

               Il est indispensable que les jeunes d'aujourd'hui soient informés de leurs origines, et de comment c'était avant eux. 

             La Petite Histoire est aussi riche d'enseignement que la Grande. Et il n'y a que par internet qu'on peut vraiment la connaître.

    193
    ttemoignage
    Vendredi 8 Janvier à 13:33

    C'est uniquement grâce à internet, et grâce aux sites comme le vôtre, Akia qu'il est possible de faire connaître l'inavouable.

          Les organisateurs croyaient que ça ne se saurait jamais. Et ils ont failli avoir raison.

     

           Il faut savoir, parce que c'est historiquement prouvé, que plus on remonte dans le temps, plus les procédés sont terribles. Et moins il y a de douceurs. Pour la chirurgie entre autres.

        Par exemple dans les années 1920, on retirait les amygdales à tous les enfants. Uniquement à titre préventif.   Collectivement, et sans aucune anesthésie. Une vingtaine d'enfants étaient assis en cercle sur des chaises hautes. Le chirurgien debout passait successivement de un enfant à son voisin. Sans aucune anesthésie. Chaque mère de famille devait apporter douze serviettes éponge pour éponger le sang. 12 et pas moins.

        En 1860, 1930 et 1960, la médecine préventive enfants ados a été déclarée priorité nationale, à cause de l'hécatombe et de l'épidémie d'estropiés à vie. Qui étaient un fléau nationale. L'école était le meilleur endroit pour n'en oublier aucun.  A partir de 1860, tous les 15 jours pour les moins de 15 ans. Et une fois par mois pour les plus de 15 ans. Toujours collectivement et sans slip, c'est à dire nu. 

        Les historiens ne cachent pas que les conséquences psychologiques et sexuelles étaient extraordinairement importantes et définitives. Et que les autorités trouvaient ça très bien. Les historiens confirment qu'il arrive que des vicieux au pouvoir se concertent entre eux pour promouvoir le vice. Les anti cléricaux en particulier.

     

          Ce qui a changé beaucoup de choses, c'est l'arrivée du slip à élastiques. Mais le slip à élastiques date de 1927.  Avant 1919, le slip n'existait pas du tout, n'avait pas encore été inventé. Et entre 1919 et 1927, le slip avec boutons, lacets, cordons, n'était pas acceptable dans beaucoup de circonstances. Perte de temps entre autres.  Avant 1919 il n'existait que des caleçons longs en coton. Quand ils étaient utilisés comme sous vêtements mais pas toujours.

        C'est à dire que avant 1927 c'était forcément tout nu à chaque fois, aussi collectivement. C'est de là que vient la tradition française du tout nu obligatoire très facilement pour certaines circonstances assez fréquentes. Même collectivement.  Qui a perduré bien après l'arrivée du slip à élastiques. Et qui perdure encore. Avec en plus les nécessité de l'aguerrissement militaire et de la conscription militaire obligatoire généralisée.

         Le slip à élastiques et l'armée de métier, sont très récents dans l'Histoire de France.

        Les matières synthétiques pour l'habillement sont arrivées en France à la fin des années 1950. En premier ce fut le nylon. Pour les bas et les maillots de bain.

       Les premières matières plastiques sont arrivées en France début années 60. Il y a eu assez vite le célèbre plastique Gilac.

      • ttemoignage
        Mardi 23 Février à 16:22

            Ce que monsieur Apte décrit concernant la colonne vertébrale, ce sont des examens pour détecter une anomalie éventuelle. Dans mon cas ça été beaucoup plus simple, puisque à 13 ans à la visite du lycée on m'a trouvé tout de suite une scoliose caractérisée. Il faut savoir que les examens pour suivre l'évolution d'une anomalie de la colonne vertébrale, ne sont pas du tout les mêmes que ceux utilisés pour détecter une anomalie éventuelle. Inscrit immédiatement sur ma fiche de santé scolaire, ça m'a suivi partout jusqu'à plus de 20 ans. Nous c'était toujours présenter ses fesses nues une éternité, toujours slip sur les pieds nus.  Qu'il y ait une anomalie ou pas. En plus dans l'après guerre nous étions tous en vélo, moi en particulier. Donc avec les examens qui s'ensuivaient, parmi les plus indiscrets. J'en sais quelque chose ! Les grands slips coton blanc étaient une gêne extraordinaire, surtout avec un jeune très réticent au pire, pour se laisser faire, avec la foule qui attendait son tous à côté.

             Quand j'étais en cm1 puis cm2 et au lycée jusqu'à 18 ans, les autres se questionnaient entre eux pour savoir quel jour j'allais à la piscine de la ville. Quand ils me croisaient dans la rue, les jeunes garçons qui m'avaient vu à la piscine de la ville me disaient "Bonjour gros cul !" "Alors ça va gros cul ?". Malgré ma 64kg pour 1,72m. Mais les médecins s'y intéressaient aussi beaucoup aussi. 

              Je confirme ce que monsieur Apte évoque, c'est à dire que les moins coopératifs, ou les pires réticents dans mon cas, avaient le slip complètement baissé tout de suite, où étaient mis nus complètement tout de suite. Ca été mon cas chez mon premier docteur de famille. Tellement j'étais insupportable ! Et c'est ma mère qui me déshabillait complètement en arrivant à chaque fois, même à plus de 9 ans ! Tout nu mon fils ! Elle devait penser : tu n'as pas fini !! Elle m'a conduit chez mon 2ème médecin de famille jusqu'à presque 16 ans. Dans ces années là c'était l'habitude, même souvent jusqu'à 18 ans.  La majorité était à 21 ans. 

             A partir du début des années 70, pour éviter aussi d'incorporer des jeunes appelés malades, il y a eu une visite très complète des pieds à la  tête, en arrivant le jour de l'incorporation. En plus de celle que décrit  monsieur Apte en fin de service.

             Je suis passé dans trois centres militaires en trois mois, d'environ 500 militaires chacun. En tout, en trois mois, plusieurs centaines de militaires de tous âges sont venus regarder et/ou toucher mon intimité. Et regarder comment je réagissais à ce qu'on me faisait subir. Pas toujours mais  souvent nous étions plusieurs à subir la même chose ensemble. Et on nous obligeait à chaque fois à regarder ce que les autres subissaient. Le comble, c'était que ce spectacle sous contrainte avait un effet excitant. C'est à dire que l'organisme réagissait involontairement de façon réflexe.

             Dans une société civile où absolument tout était interdit.  C'était une occasion unique pour tous, qui était soigneusement organisée. Les victimes potentielles étaient vite repérées.

      • ttemoignage
        Lundi 8 Février à 13:29

          La plupart des gens n'imaginent pas quelle épreuve terrible pouvaient être pour certains dans mon cas,  chaque "séance", ainsi que l'ensemble d'un tel parcours jusqu'à plus de 20 ans. Et les conséquences définitives que ça entraînait chez un certain nombre, jusqu'à un bouleversement complet de leur vie.

            Comme un certain nombre d'autres j'ai vécu l'horreur totale. Je n'ai jamais passé le conseil de révision en mairie, ça aurait été pour moi l'épreuve de trop. Surtout avec la collection d'anomalies intimes  que j'avais ! Le médecin se serait beaucoup amusé ainsi que tous les spectateurs ... et moi aussi ! 

            Contrairement à beaucoup, la présence d'une femme ne me dérangeait jamais. Quand c'était une femme qui me tripotait ou qui me regardait, ou des hommes, ou les deux ensemble, ça me faisait le même effet.

             Mes anomalies intimes, entre autres ma sale opération au sexe, plus ma pudeur maladive de naissance jusqu'à 25 ans, m'ont conditionné entièrement à chacune de ces "séances". J'étais dans un état second, complètement ailleurs, envahi par l'affolement et la panique.

             J'ai eu la chance - si on peut dire - de toujours subir de telles circonstances en milieu spécialisé fermé, et dans des locaux qui ne servaient qu'à ça, ou des locaux où c'était normal qu'il se déroulent de telles tortures. En mairie ça aurait été épouvantable dans mon cas, je n'ose même pas imaginer !

                   Tous en slip dans les vestiaires pendant des heures à attendre notre tour, on entendait crier souvent et beaucoup derrière les portes des salles d'examens. On savait tous ce que ça voulait dire : le slip ne descendait pas assez vite, ou pas complètement sur les pieds, ou il fallait s'approcher tout près, ou il ne fallait pas reculer les fesses. A chaque fois dans le vestiaire nous devenions tous immédiatement silencieux, plus un mot pendant très longtemps, tous on baissait le nez, très tristes, et plein de compassion pour celui qui était en train d'y passer. Plus l'âge s'avançait moins ça criait. Les moins de 15 ans ça criait sans arrêt. Avec les plus de 15 ans beaucoup moins. Les 18 ans plus du tout. Tout simplement parce que l'habitude était prise. 

              L'habitude était prise ... enfin presque :  à Mâcon la cavalcade de chaque tout nu un par un chacun leur tour était un véritable spectacle !  Et la façon dont toutes les paires de cuisses gigotaient pendant une éternité sur les bancs ! Il n'y en avait pas deux qui se comportaient pareils ! C'était un moment d'intimité et de désarroi exceptionnel unique dans une vie. Chez tous, une immense compassion, et un voyeurisme effréné autorisé, regarder comment les autres sont faits. 

      • ttemoignage
        Samedi 23 Janvier à 13:38

        Il est important, et même indispensable, de faire connaître à la postérité ce qui s'est passé à l'époque pendant plusieurs dizaines d'années. Evidemment très difficile à croire pour les jeunes générations...

           Tout le scandaleux qui à rapport à l'intime est forcément destiné à rester caché.

            En 1945-46, de retour et vrais miraculés, les déportés, évitaient de parler de ce qu'ils avaient vu et vécu, par crainte de ne pas être crus. Les alliés ont fait plus tard un compte rendu exact de ce qu'ils avaient découvert, photographies à l'appui. Ce qui a permis aux déportés survivants de confirmer et d'apporter des précisions. Car les nazis n'ont pas eu le temps de tout détruire avant l'arrivée des alliés.

            Pendant trente ans toute publication sur Adolf et ses oeuvres ont été interdites, quelle qu'elles soient. La chute de l'URSS a donné accès aux archives russes sur la guerre, très riches d'enseignement. Donc il y a seulement une vingtaine d'années que l'on commence à connaître le déroulement exact.

      • ttemoignage
        Samedi 23 Janvier à 07:05

             Un vaccin, ou il est trop fort, ou il ne l'est pas assez.  Comme la tuberculose et la poliomyélite sont deux maladies terribles, pour ne pas risquer de nous les inoculer, ils nous ont administré des vaccins pas trop forts. Et d'une efficacité très incertaine. Pour cette raison les deux vaccins n'ont pas du tout mis fin aux craintes de tout le monde. Et les examens sont restés exactement les mêmes après les vaccins que avant, j'en sais quelque chose. Même 6 ou 7 ans après notre vaccination.

            Et la tuberculose et la polio n'étaient qu'une préoccupation parmi beaucoup d'autres pendant nos visites scolaires et médecins de famille.

             Dès qu'une anomalie intime figurait sur la fiche de santé scolaire et sur le carnet de santé individuel familial, c'était slip baissé à chaque fois, inévitablement, même à 20 ans, et même pour une simple grippe. Mais s'il y avait plusieurs anomalies intimes ensemble, là c'était au pire ! Ils ne commençaient pas par ça, mais presque, et ça durait, ça durait... Même à plus de 20 ans.

             A été organisée aussi, dans toutes les casernes de France une visite complète, pour tous les nouveaux appelés le jour de leur incorporation. Exactement comme dans les centres de sélection. Pour ne pas incorporer un appelé déjà malade, et pour éviter une aggravation.  Ce qui n'empêchait pas d'envoyer dans les hôpitaux militaires, 2 mois et 3 semaines après leur incorporation, les jeunes appelés susceptibles d'avoir des problèmes de santé, et donc de faire des ennuis devant les tribunaux à l'autorité militaire.  

      • Mercredi 13 Janvier à 16:26

        Merci Apte de compléter le récit de témoignage

        Bonne fin de journée

        Lucienne

      • apte
        Mardi 12 Janvier à 18:41

         Quelques petits compléments aux textes nombreux du "Témoignage" 

        C'est exact que la tuberculose et la poliomyélite étaient des maladies redoutées par tous les parents et personnes en charge d'enfants et adolescents à la fin des années 50 et début des années 60 et que la médecine préventive s'en préoccupait.

        Il y avait le test BCG qui était pratiqué systématiquement à partir du collège tous les ans, c'était souvent un jour différent de la visite médicale avec la doctoresse, on allait en groupe à l'infirmerie du collège ou du lycée et c'était l'infirmière qui faisait le test  avec une "piqure" sur l'épaule,  et soit on y retournait quelques jours après pour montrer le résultat, soit on montrait le résultat le jour de la visite médicale si le calendrier du test et de la visite avait été organisé à cet effet. 

        Pour la poliomyélite, c'est vraiment le vaccin ( un peu comme aujourd'hui pour la COVID sauf que le vaccin a mis plus de temps à être mis en place ) qui avait mis fin aux craintes des parents.

        C'était cette situation un peu anxiogène vis à vis de ces deux maladies qui expliquait en partie l'importance qu'on accordait  aux visites médicales scolaires obligatoires. Au collège, j'en avais même 3 par année scolaire, la plus importante avec  l'infirmière scolaire permanente et la doctoresse  en début d'année et les deux suivantes moins complètes en début des deux trimestres suivants d'année scolaire en janvier et en avril  ( pas d'examen des organes génitaux ou d'auscultation ou de mesure de la capacité respiratoire avec un spiromètre, seulement un test pour la vue , m, la mesure du poids et l'inspection de la colonne vertébrale, le tout pratiqué par l'infirmière sans présence de la doctoresse.

        La procédure était toujours la même, la moitié de la classe soit 15 élèves environ était convoquée à l'infirmerie et on s'y déshabillait en slip pour les 3 examens tous les 15 élèves tout de suite sous le contrôle du prof de gym ou plus rarement d'un surveillant et on rentrait ensuite un par un dans la salle d'examen où nous attendait l'infirmière mais cette fois contrairement à la première visite, la porte restait ouverte et le prof de gym ou le surveillant pouvait venir voir où en était l'examen de l'élève déjà rentré, s'il allait sortir, il disait au suivant de se préparer.

        Pour la colonne vertébrale, c'était plus long à la première visite avec la doctoresse, là l'infirmière se contentait de faire glisser ses doigts le long de la colonne du cou jusqu'au coccyx d'abord debout puis penchés en avant, et selon les cas et les élèves, soit elle soulevait seulement l'élastique du slip pour faire glisser ses doigts et regarder furtivement , soit elle baissait le slip jusqu'au milieu des fesses en classes de 6éme et 5éme ( ceux qui n'étaient pas assez coopératifs pendant la visite se faisaient punir ainsi) et en  classes de 4éme et 3eme, elle baissait systématiquement le slip de tous les élèves jusqu'en dessous des fesses, elle devait juger que c'était plus pratique pour elle avec des élèves plus grands pour lesquels la pudeur n'était plus de mise.

        C'était aussi jugé très important à l'époque parce qu'il fallait détecter les débuts de scoliose pour envoyer les élèves faire de la gymnastique corrective en cas de besoin. Dans la commune où j'habitais, il y avait un château communal qui servait de salle de sport pour les élèves du primaire, et de salle de gymnastique corrective sur d'autres créneaux horaires si on y était envoyé par le médecin scolaire ou un médecin de famille et enfin de salle d'examen pour les visites spéciales pour la colonne vertébrale ( j'en avais eu une en première année de collège et à  à la fin du primaire, on se déshabillait en slip toute la classe puis on allait se mettre à un endroit précis avec un cercle à la craie sur le sol , on se mettait au milieu de dos, on se tenait bien droit les mains le long du corps à la distance jugée utile puis on baissait sur instruction d'un docteur le slip jusqu'au milieu des fesses, on restait immobile un moment puis on se penchait pour toucher ses chevilles puis on pouvait remonter son slip et revenir, cela ne durait pas longtemps mais c'était embarrassant d'être  quasi dénudé devant 4 personnes, un docteur inconnu, deux profs de gym qu'on ne connaissait pas et soit notre prof de gym au collège soit notre instituteur en primaire,  sans parler bien sûr des autres élèves mais comme aucun élève ne quittait la salle tant que ça n'était pas fini, chaque élève pouvait aussi voir les autres. 

         Quand je devais avoir 14 ou 15 ans, je me rappelle d'une visite de routine chez le médecin de famille où celui-ci avait fait du zèle et inspecté ma colonne vertébrale et il avait jugé que j'avais un début de lordose et qu'il serait bien d'aller suivre des cours de gymnastique corrective au château, et il avait fait une lettre en ce sens pour le directeur du centre, un prof de gym quasiment à la retraite, j'étais très embêté car la rumeur disait qu'on faisait tous les cours en slip par groupe d'âge et qu'il y avait fréquemment des contrôles par l'équipe des profs de gym pour lesquels il fallait se mettre nus et passer devant eux l'un après l'autre, à 14-15 ans cette idée de nudité en groupe me terrorisait !  Heureusement ma mère qui savait que je ne voulais pas y aller n'était pas enthousiaste non plus car c'était du temps perdu pour les études et elle avait  jugé qu'on verrait bien si c'était confirmé à la prochaine visite scolaire et avait  cessé d'y penser et et à la visite scolaire suivante, la doctoresse n'en avait  pas parlé ( le médecin de famille avait manifestement oublié de lui transmettre la lettre et le médecin de famille quand je suis retourné le voir n'en avait plus parlé.

         Ce n'est que plus tard au  conseil de révision et centre de sélection que le médecin militaire avait diagnostiqué à nouveau une lordose qui m'avait valu avec l'insuffisance de poids d'être ajourné 2 fois. 

        Le "Témoignage " parle aussi de la radio pulmonaire pour laquelle on devait plaquer son torse contre une plaque et l'infirmière vérifiait la position et nous plaquait mieux en appuyant sur le haut du dos et sur les hanches. Cela se pratiquait aussi souvent pendant le parcours scolaire. C'était souvent fait un autre jour que la visite médicale et on devait uniquement se mettre torse nu.

        Ce que je n'aimais pas du tout c'était le spiromètre pour mesurer la capacité pulmonaire car je n'arrivais pas à empêcher de l'air de sortir, je ne parvenais pas à mettre l'embout dans ma bouche et à souffler fort en évitant toute sortie d'air sur les côtés, c'était pareil chaque année et  je me rappelle qu'en classe de 3ème, la doctoresse, une nouvelle,  s'était fâchée en disant que je faisais exprès ou que j'étais stupide et l'infirmière qui connaissait mon bulletin scolaire avait dit que j'étais au contraire un bon élève, ce qui avait encore plus irrité la doctoresse qui avait dit qu'en ce cas je faisais exprès et qu'elle allait le signaler sur la fiche médicale.  La doctoresse m'avait défendu en disant que c'était un problème chaque année, que je devais être maladroit et la doctoresse sans doute pressée d'en finir avait laissé tomber.

        Il y a un point sur lequel "Témoignage "a entièrement raison, c'est sur l'inadaptation du conseil de révision aux nouvelles méthodes d'examen médical. Au conseil de révision, il ne pouvait pas y avoir de radio des poumons, pas de spiromètre, pas de prise de sang ou d'urine pour une analyse en laboratoire. C'était resté surtout un examen visuel alors que dès le milieu des années 60, il y avait d'autres examens lors des visites scolaires.

        C'était donc logique de substituer le centre de sélection  au conseil de révision même si ça s'était fait en étapes avec maintien dans un premier temps du conseil de révision mais uniquement pour la validation officielle de l'avis sur l'aptitude du conscrit donné au centre de sélection après des examens plus poussés, il y avait 11 centres pour toute la France dédiés aux visites médical et aux tests psycho techniques des conscrits qui étaient équipés de laboratoires pour faire les radios pulmonaires et les analyses de sang et d'urine ( recherche d'albumine pour les diabétiques ).  C'était une évolution logique sans doute plus dictée par des considérations médicales que par le souci d'éviter aux conscrits de se présenter nus devant une assemblée de notables qui pouvait comporter des femmes maires ou conseillères générales. Ce motif n'aurait pas pesé lourd sans les considérations médicales à mon avis.

         Même si cela devait tout de même arriver assez souvent qu'il y ait des femmes car en allant revoir les sites internet  de communes où il y a une rubrique conseils de révision, même s'il n'y a que quelques lignes sans beaucoup de détails, j'ai constaté qu'il est assez fréquent que des anciens ou le rédacteur de la rubrique mentionne la présence de femmes maires présentes pendant l'examen en tenue d'adam des conscrits.  Si c'était très rare, ils ne le mentionneraient  pas.

        Par ailleurs le "Témoignage " a raison de dire que l'armée craignait que des appelés fassent reconnaitre des problèmes de santé consécutifs à leur service militaire. C'est tellement vrai qu'on passait à la fin du service une visite dite de "libération" dans les 8 ou 15 derniers jours avant de quitter la caserne et ce n'était pas une formalité car le médecin militaire voulait s'assurer que l'appelé qui allait être libéré ne pourrait pas se plaindre ensuite d'un problème et demander une pension ou une indemnité. C'était donc une  visite aussi complète que celle d'incorporation où tout y passait de la tête aux pieds, y compris les testicules ( il fallait par exemple que le médecin s'assure par palpation  qu'on en avait bien deux et dans un état normal) , l'armée se prémunissait de cette manière contre toute revendication d'un ancien appelé en pouvant prouver qu'à la sortie de la caserne, il n'avait rien. Cela devait se pratiquer dans toutes armées.  

         

      • Lundi 11 Janvier à 16:37

        Merci ttémoignage pour ces récits sur le conseil de révision

        Je vous souhaite une bonne semaine

        Lucienne

      • ttemoignage
        Dimanche 10 Janvier à 18:43

        C'était sérieux :

           Au 17ème siècle, 3 enfants sur 5 mourraient entre 0 et 10 ans.   Et 25% des hommes et des femmes mourraient entre 40 et 50 ans.

            En 1900 à Paris, 1 enfant sur 4 mourrait avant l'âge de 10 ans.

             Dans les années 1950 et 1960 que j'ai vécues au jour le jour, il y avait encore des maladies et des malformations terribles.

            Et années 50 et 60, deux épidémies m'ont beaucoup marqué : la tuberculose et la poliomyélite. Les médecins nous avaient donné leurs directives à nous les enfants et ados, pour comment ne pas l'attraper. Il fallait faire très attention quotidiennement 24h/24.

             On m'a administré le 1er BCG qui est arrivé en France. Et le premier vaccin antipolio qui est arrivé en France. Et même vacciné depuis longtemps les contrôles continuaient aussi bien que avant. Parce que les premiers vaccins étaient d'une efficacité incertaine. Je suis resté très marqué par les examens pendant les années qui ont suivis l'arrivée des vaccins comme ceux avant. Pas beaucoup de choses avait changé. La tuberculose c'était la plaque rayon X. Et la polio ça consistait à vérifier le fonctionnement des jambes. Les deux, en slip ou nu. Et à 18 ans de la même façon que à 9 ans !

             Autre réalité dramatique, qui était elle aussi un fléau social depuis toujours : la multitude d'estropiés à vie. Dans une société française très pauvre, depuis toujours jusque vers 1975.

          La prévention était LA grande priorité nationale (1860 + 1930 + 1960).

           Concernant la prescription, les exigences étaient pires. Examens détaillés nu des pieds à la tête.  Et c'est pour cette raison que les centres de sélection ont été créés en remplacement des conseils de révision. Pour permettre des examens plus détaillés indispensables.

        Ceci explique cela.

            Le covid19 avec les conditions de vie actuelles, c'est une plaisanterie à côté !!

      • Samedi 9 Janvier à 16:13

        Merci ttemoignage pour vos écrits sur le conseil de révision

        que je lis avec plaisir

        Bon w-e

        LD

    192
    ttemoignage
    Vendredi 8 Janvier à 08:04

      Les bancs de Mâcon, et l'ingéniosité exceptionnelle dont il a fallu faire preuve pour les concevoir et pour les construire, le véritable travail de recherche, et aussi le chef d'oeuvre de construction en très beau bois vernis, bien poli, couleur acajou. Un ensemble de lattes soigneusement mesurées, assemblées et rivetées. Pour accueillir la peau nue. Des lattes souples,  mais pas trop.

         Sont le symbole de ce que la pudeur masculine peut avoir de plus intense  et de plus tenace.

         Quel travail laborieux ça peut être que d'essayer de faire perdre leur pudeur bien naturelle à de jeunes garçons !

          En "s'asseyant" (nous étions plus accroupis que assis) sur les bancs, tous gigotaient des cuisses. Et ça ne durait pas 30 secondes mais beaucoup plus longtemps. Avec la position les cuisses s'ouvraient en grand et se refermaient complètement, de très nombreuses fois chez tous. Comme les ailes d'un papillon qu'on épingle. Au minimum six ou sept fois de suite. J'ai assisté à l'arrivée sur les bancs de trois tout nus après moi. J'ai même assisté à l'arrivée d'un très pudique. Le pauvre garçon, rouge écarlate, la bouche grande ouverte, a resserré l'une contre l'autre  et rouvert en grand ses cuisses au moins quinze fois de suite. Il avait des cuisses minces.

         Je me rappelle de tout en détails, même exactement des sexes des six autres avec qui je me suis retrouvé sur les bancs, leurs corps, leurs comportements.

         Au bout du couloir en pleine lumière, quand je suis arrivé tout nu dans la salle des bancs, quand j'ai vu les lattes, les ridelles, et trois autres tout nus qui attendaient leur tour les cuisses grandes ouvertes et complètement relevées, j'ai eu un malaise et j'ai failli me trouver mal.

        Et ce, malgré les innombrables visites médicales très impudiques à répétition dont on essayait de nous donner l'habitude depuis notre plus jeune âge. J'ai toujours été convaincu que nos médecins de la médecine scolaires nous préparaient aussi à l'armée. Nos professeurs nous le disaient souvent, à moi en particulier : quand tu seras à l'armée comment tu feras ??

           Pour être un bon soldat il est indispensable de savoir oublier complètement toute sa pudeur, à tout moment, immédiatement, en toutes circonstances, sur ordre, et le temps qu'il faut. Et ça c'est dur, dur ...

         Pendant les trois mois que j'ai passés dans trois centres militaires de 500 soldats chacun,  notre "formation" a été quotidienne. Aux wc, aux douches, et le soir entre 21h et minuit.  Pendant les six premières semaines le soir, c'était une équipe de cinq engagés de 30-35 ans qu'on ne voyait qu'à ce moment là et qui venaient exprès pour ça.  Très expérimentés ils utilisaient toujours les mêmes procédés rodés qui étaient imparables. 

        Consternés, sidérés, on assistait à ce qu'ils faisaient aux autres. C'était un véritable travail, méthodiquement organisé. Qu'ils s'efforçaient de faire le mieux possible. Dans les trois centres où j'ai été, la "formation" des nouveaux était LE grand loisir pour tout le monde. Et dans le 3ème centre loin de la France c'était en plus du BMC (Bordel Militaire de Campagne). Ca se passait en présence d'une foule de spectateurs habillés, ravis du spectacle. Et invités à profite manuellement et sans limites des corps dénudés.

        Quand on voit le travail que c'est de faire perdre leur pudeur à des dizaines de jeunes de 18-20 ans, sous contrainte totale, c'est impressionnant et c'est un véritable spectacle. Dont on se rappelle !  Surtout quand l'aguerrissement indispensable sert de prétextes à beaucoup plus, dans le contexte social affreusement répressif de ces années là.

       Ils auraient pu aussi nous attacher nus sur des fauteuils gynéco. Les uns devant les autres et devant le personnel. La position aurait été pratiquement la même et le résultat identique.  Avec en moins, le spectacle des cuisses qui gigotent  et mettre nos fesses nues sous le nez des autres, debout devant la table de l'infirmier sans blouse dans l'angle des deux bancs pour les formalités administratives.  Mais ils auraient pu faire comme dans le premier centre où j'ai été incorporé, nous relever et nous écarter les jambes suffisamment pour nous ouvrir les fesses devant tout le monde.  C'était l'habitude et tous nous y passions de nombreuses fois de nombreux soirs. Quand je dis qu'ils nous faisait tout sauf la sodomie, mais que celle ci n'était pas loin, je ne me trompe pas.

      • ttemoignage
        Mercredi 24 Février à 12:56

            Monsieur Apte, c'est pareil, combien étiez vous au centre de sélection pour tous passer en une seule matinée ??  Sauf indiscrétion pourriez vous dire dans quel centre ?

             Toutes les années 50 et 60 j'ai effectué toute ma scolarité en primaire et secondaire uniquement dans des salles de classe entre 38 et 44 élèves. Et plutôt 44 que 38. Ce qui donne une idée de la situation en France après la guerre.

            En 1939 il y avait 40 millions d'habitants en France. Beaucoup moins en 1945 à cause de l'hécatombe pendant 4 ans de guerre. Mais avec la natalité galopante d'après guerre les 45 millions ont été atteints très vite dans les années 60. Dont au moins un quart de moins de 20 ans.

      • ttemoignage
        Mardi 23 Février à 18:11

          Dans les années 80 j'ai eu la preuve que le personnel, hommes et femmes,  restait lui aussi très marqué définitivement par tous les procédés, visites scolaires, militaires, et autres bizutages.

             C'était un évènement social silencieux mais généralisé partout, permanent et quotidien.

            Même le personnel médical non participant, qui exerçait dans d'autres spécialités, et aussi des médecins d'autres spécialités, étaient au comble de l'émotion, et très marqués par tout ce qui s'était passé partout.

            Les procédés de ces années là comptaient beaucoup dans l'esprit collectif, derrière l'omerta généralisée, et derrière une apparence d'interdiction de tout.

             Il y avait aussi les locaux qui ne servaient uniquement qu'à ça, et aménagés dans ce but, comme les très connus et redoutables centres médico-scolaires.

             Et beaucoup de gens et de professionnels ont toujours été très intéressés par ceux et celles qui ont subi un tel parcours. 

      • ttemoignage
        Mardi 23 Février à 17:52

                Puisque monsieur Apte évoque sa peur panique d'aller au château pour des séances de gymnastique corrective de la colonne vertébrale, je suis obligé de faire le rapprochement avec le cas, lui aussi très particulier, d'un ami très âgé que j'ai fréquenté physiquement pendant des années, qui avait vécu exactement le château, mais en bien pire !

             Il souffrait de naissance d'une déformation très grave de la colonne vertébrale. A un degré tel qu'il n'avait jamais connu de visites scolaires. C'est à dire que toutes ses visites se passaient au château en même temps que sa rééducation vertébrale. Il a toujours eu eu un parcours scolaire très normal, et une vie de famille normale, mais il a fréquenté le château parallèlement à toute sa scolarité.  Depuis son premier souvenir jusqu'à plus de 20 ans, il a été toujours fourré au château.  En dehors de son travail scolaire il ne faisait que ça. Car sa déformation vertébrale était gravissime et justifiait une rééducation permanente, tant que le corps a été en croissance. Et c'est à l'occasion de sa présence au château qu'il subissait très régulièrement les examens habituels que les autres subissaient aux visites scolaires.

             Ce n'était sans doute pas le château dont parle monsieur Apte, mais l'équivalent. Un centre très médicalisé, dans des bâtiments très anciens, aménagés médicalement, spécialisé dans le suivi et la rééducation des jeunes atteint d'anomalies de la colonne vertébrale. Dirigé par des médecins et un personnel médical en blouses blanches.

              Avec exactement les même procédures : tous toujours uniquement en slip, d'âges très variés. Le slip était quasiment l'uniforme de l'établissement.   Nus très souvent devant des groupes en blouses blanches. Pour des examens variés et pas seulement des vertèbres. 

                Il était resté marqué à vie lui aussi.  Et à plus de 80 ans sa vie intime se résumait principalement à ce qu'on lui avait fait subir dans ce centre. Si monsieur Apte avait une peur panique d'y aller, beaucoup ont été obligé d'y aller pour de bon et sans discuter !  Et dans un cas gravissime de naissance, comme celui de cet ami, ça consistait à passer une bonne partie de sa vie dans ce centre. En slip ou nu. Au milieu d'un personnel très varié, forcément différent au fil des années.  Et en compagnie d'autres jeunes garçons dans le même cas et dans la même tenue ! Jusqu'à au moins 22 ans, la fin de la croissance osseuse.

            Dans un cas gravissime comme le sien il fallait des appareils spécialisés pour des étirements physiques pendant des heures.  Il a eu ensuite une vie professionnelle très normale jusqu'à sa retraite.

            Il me disait qu'il y avait toujours beaucoup de monde dans ce centre. Dans les salles où ça se déroulait, ils étaient plusieurs en slip avec des blouses blanches, mais très souvent des gens inconnus traversaient les salles pour aller dans d'autres salles, et en profitaient pour "apprécier le  spectacle". Certains et certaines traversant exprès.

             Il me décrivait aussi la gêne extrême de certains membres du personnel, quand ils assistaient à la mise à nu des ados et ce qu'ils subissaient. Il me disait que c'était fréquent que certains jeunes infirmiers en blouses blanches, nouvellement arrivés, rougissent fortement devant ce  ce spectacle.

            Tous les jeunes comme les grands ados devaient se mettre en slip à chaque fois en arrivant, et le rester pendant des heures. Avec d'autres. Il me disait que ce n'était pas l'âge qui comptait, c'était la nature des anomalies. Ceux qui avaient les mêmes anomalies étaient groupés ensemble pour des exercices de même nature. Les plus âgés donnant l'exemple de la discipline aux plus jeunes. 

            Comme une journée n'a que 24h, et le travail scolaire prenant beaucoup de temps, il passait de l'un  à l'autre directement sans perte de temps. 

            Il a vécu lui aussi un martyr permanent jusqu'à 22 ans, qui a changé sa vie définitivement. Chaque vie est unique, mais dans le cas des gens comme nous encore plus.

      • Mardi 23 Février à 16:27

        Merci à vous Mr témoignage de votre commentaire

        concenant celui de Mr Apte, je n'ai jamais  lu d'articles

        au long et intéressant à la fois Merci à vous deux

        LD

      • ttemoignage
        Mardi 23 Février à 15:15

           Est ce que les conseils se déroulaient toujours le matin ??? Je crois que les affiches de l'époque que j'ai retrouvées indiquent aussi des horaires en après midi.

            La visite des 3 jours, elle, se passait toujours en après midi. L'après midi du troisième jour.

         

             Le ressenti des circonstances est différent selon les individus. En ce qui me concerne, j'étais d'une pudeur presque maladive. Avec plusieurs anomalies intimes médicalement inquiétantes, d'évolution incertaine,  à surveiller, avec des examens intimes très longs, et sous tous les angles. Ce qu'on appelle se faire tripoter ... Et j'avais des particularités physiques qui attiraient, des simples curieux aux pires vicieux, même seulement en slip.

           Entre autres, le vélo me donnait de très grosses fesses très rondes, malgré ma minceur réelle. Et j'avais des grosses cuisses très poilues. Un véritable hirsutisme, et uniquement des chevilles jusqu'au plis des fesses. Une forêt de poils très longs et très bouclés, qui ont commencés à apparaître j'avais 14 ans. Et dus à un déséquilibre hormonal. Mais il n'y avait pas que ça ...

           Partout et tout le temps tout le monde rêvait d'en voir plus. Pour un hyper pudique de naissance jusqu'à 25 ans, ça tombait mal ! J'ai été une curiosité et un souffre douleur. Et pas seulement pour les médecins. Entouré, je l'étais. Avoir de la compagnie !!  C'était un harcèlement quotidien. De mes 15 ans à mes 18 ans, plusieurs camarades, certains plusieurs fois,  m'ont emmené à l'écart pour me demander de me déculotter devant eux, certains me proposant la réciproque pour m'encourager. Avant 15 ans ils savaient que c'était inutile de tenter. 

            En particulier à la piscine de la ville. Le sport pour tous n'existait pas De mes 10 a mes 18 ans ma mère m'a imposé les premiers slips de bain en matière synthétique arrivés en France fin années 50 : le nylon. Ultra fin et non doublé. "On te voit déjà tout, donc si tu le retires complètement ça ne changera pas beaucoup de chose !". La piscine se trouvait à la sortie de la ville le long de la rivière, et le long des bois qui servaient de vestiaires et qui étaient connus aussi pour servir à autre chose.

              Vers le milieu des années 60, une épidémie terrible de poliomyélite a eu pour conséquence le remplacement ultra rapide de toutes les baignades partout par des piscines javellisées. Construites à l'emplacement des anciennes baignades. Avec des vestiaires avec de nombreuses cabines. Et sans aucune surveillance du matin au soir. Tout comme les baignades qu'elles avaient remplacées. Faute de personnel dans l'après guerre dépeuplé et très pauvre.

            Les baignades étaient d'accès libre à n'importe quel passant habillé. Les cabines des vestiaires qui les ont remplacé étaient connues aussi pour servir à autre chose. Dans les bois il y avait des maisons abandonnées et des sites aménagées. De nombreux couples quittaient la baignade en slip de bain pour s'enfoncer dans la forêt Tout le monde savait où ils allaient et n'importe qui pouvait les suivre. C'était l'habitude tous les jours et tout le monde trouvait ça très bien.  Les cabines des vestiaires des nouvelles piscines c'était encore mieux. En l'absence totale de surveillance. Sauf que la mixité n'était plus possible. Puisque dans ces années là la mixité était interdite partout. Il y avait d'innombrables petits trous dans les cloisons de toutes les cabines.

            La dernière fois où on m'a obligé à m'exposer nu, c'était dans un hôpital militaire à presque 21 ans. Tous les matins pendant 15 jours, ma séance de piqûres dans les 2 fesses durait trois heures, de 9h à midi. Rester à plat ventre sur le lit pendant 3h, les fesses nues complètement exposées. Tous les matins pendant 15 jours.  En raison de la grosseur exceptionnelle des seringues, deux dans chaque fesses. L'aiguille de 20 centimètre de long, restait plantée dans chaque fesses pendant plus de 20 minutes. Et l'infirmière vissait les seringues sur l'aiguille  l'une après l'autre, sans sortir l'aiguille de chaque fesse. Evidemment ça s'est su tout de suite. A croire qu'ils guettaient tous de telles circonstances. Il y avait manifestement des agents de renseignement spécialisés ! Et pendant 3h tous les matins c'était l'attroupement des "badauds", histoire de prendre des nouvelles. Quand l'infirmière avait quitté la chambre, l'attroupement autour du lit. Toujours pour prendre des nouvelles ... L'infirmière revenait de temps en temps voir si tout se passait bien. Pas du tout dérangée par l'affluence. 

         

              Dans mon cas très personnel, j'ai vécu un martyr quotidien, de mon premier souvenir jusqu'à mes 21 ans.

            Ce qui ne semble pas être le cas de monsieur Apte. Comme de beaucoup d'autres. Ce qui est bien normal, chacun étant forcément très différent de tout le monde.

      • ttemoignage
        Mardi 23 Février à 13:05

            Monsieur Apte a entièrement raison de souligner que l'ambiance qui accompagnait le conseil, dépendait de l'importance et du nombre d'habitants de l'endroit où il se déroulait. Plus la ville ou le village était petits, plus le conseil était un évènement. Et plus il était facile de prendre des libertés, pour les notables comme pour les habitants. 

             Les locaux n'étaient pas du tout prévus pour ça, donc tous les hasards étaient possible. Avec un manque dramatique de personnel et de locaux dans l'après guerre très pauvre. Exactement comme pour les visites scolaires.   C'est arrivé que les gens regardent à l'intérieur de la mairie depuis les balcons des habitations.  C'est arrivé aussi que des gens, ou des plus jeunes, se cachent pour mieux regarder.

            Il est certain que dans le contexte de répression totale de ces années là, c'était l'une des rarissimes occasion où il était possible de regarder l'intimité des autres. Les bizutages pareils. La société de ces années là étaient aux antipodes de celle d'aujourd'hui. Autant le dire franchement, le naturisme n'était pas encore à la mode, c'était plutôt le contraire !! Donc ces rarissimes occasions étaient guettées par tout le monde, à tout âge. Tous les prétextes étaient bons pour avoir l'occasion d'en profiter. Les professionnels et le personnel de toutes sortes étaient les mieux placés pour trouver tous les prétextes possibles. Même voir les autres seulement en slip, uniquement grand coton blanc dans ces années là, était exceptionnel, et motivait une multitude de gens.  A 10 ans, quand j'ai été en clinique pour un examen de une demi journée, je me suis retrouvé  slip baissé au milieu de la grande salle d'examens, pendant une éternité. Et j'ai eu le temps de constater l'intérêt immense de toutes les infirmières simplement pour un gamin de 10 ans impubère complet, le slip sur les pieds. Et la façon dont elles me tournaient autour pour différents prétextes. Elles n'avaient par leurs yeux dans leur poche !! C'est la seule et unique fois où j'ai baissé mon slip devant une blouse blanche sans me faire toucher le sexe. Mon seul et unique examen ce jour là : un doigt au fond des fesses ! Il a fouillé et refouillé pendant une éternité. Ces dames n'en ont pas raté une miette ! Il y en a même une qui s'est approché tout près pour voir quelle tête je faisais !

                Il est très connu que les mères de famille, tantes et autres femmes de la famille du conscrit, avaient la possibilité d'assister au défilé et aux examens des tout nus. Un peu partout, en particulier dans les villes pas trop grandes et autres villages. Et comme il n'y avait aucun contrôle de ces dames à l'entrée, il était facile pour elles d'inviter qui elles voulaient en la faisant passer pour quelqu'un de la famille proche. Ne serait que pour celles qui voulaient savoir comment ça se passait, par curiosité.  Où pour celles qui n'avaient pas de fils à conduire régulièrement chez le médecin de famille.

            

      • ttemoignage
        Mardi 23 Février à 12:13

             Je confirme ce que dit monsieur Apte : c'était totalement différent selon les endroits.

            C'était la grande règle générale pour ces années là : il n'y avait pas deux endroits où c'était pareil. Et c'était même totalement à l'opposé d'un endroit à l'autre.

             Il faut savoir aussi que les conseils de révision dans les mairies étaient la seule catégorie de visites à être les plus semblables. C'est à dire se ressemblant le plus d'un endroit à l'autre, et au même endroit se ressemblant le plus d'une année à l'autre.

            Pour toutes les autres cérémonies équivalentes non militaires, quotidiennes à longueur d'années, c'était complètement différent d'un endroit à l'autre, et ça pouvait être totalement différent d'une séance à une autre, et d'une année à l'autre.

            Exactement pareil pour la vie libertine clandestine, et les libertés incroyables qui allaient avec. Ainsi que pour les bizutages, uniquement sexuels dans ces années là à cause de la répression effrayante de tout ce qui avait rapport à la nudité et au sexe, et à cause de l'éducation très strict de ces années là, et aussi à cause de l'ignorance totale dans laquelle la jeunesse était maintenue volontairement, une vraie organisation, "pour ne pas leur donner des idées, tu parles !! Dans ces années là une chape de plomb répressive pas possible écrasait la vie quotidienne de tout le monde, avant tout judéo catholique. Mai 68 était plus que justifié, et la société a mis beaucoup de temps à changer.

              Les trois jours étaient aussi totalement différents selon les endroits, et aux mêmes endroits selon les années. Les bizutages-formation-aguerrissement qui suivaient l'incorporation, étaient les pires de tous. Mais aussi complètement différents d'un endroit à l'autre. Quasiment inexistants dans un endroit. Et organisés méthodiquement de façon terrible dans d'autres endroits.

            De la même façon, le tristement célèbre "brevet colonial" n'était pas pratiqué partout. 

            Beaucoup d'établissements, civils ou militaires, avaient une tradition. La tradition-formation,n'étant qu'un prétexte, dans une société répressive de absolument tout.  

             Comme dans ces années là, absolument tout était interdit, les pratiques inavouables se déroulaient clandestinement, dans l'omerta maximum qui était la grande règle dans ces années là. Rien ne risquant de se savoir. Donc il n'y avait aucune coordination possible d'un endroit à l'autre et d'une région à l'autre. Ce qui permettait aussi aux professionnels et aux notables, de prendre des libertés pas possibles sans aucun risque que ça se sache, et donc qu'ils soient inquiétés.

         

             En ce qui me concerne, j'ai l'habitude de relater des faits particulièrement spectaculaires. En en ayant moi même vus et subis beaucoup. Et pour la plupart caractéristiques d'une certaine époque.

             Il est évident qu'il ne faut surtout pas considérer ces faits comme la règle générale. Surtout dans ces années là, avec seulement 45 millions d'habitants en France, une omerta généralisée, et aucune concertation possible entre les endroits et les régions. 

          C'est à dire que la liberté d'organisation était totale à chaque endroit. Il y a beaucoup d'endroits où il ne passait pas grand chose, d'autres encore plus nombreux où c'était terrible.

            L'omerta et la répression totale, permettant localement d'organiser les pires abus sans que ça se sache un jour et sans risque d'être inquiétés.

             Dans une société années 1950-60-70, féodale et catholique à outrance, où les notables avaient tous les droits. Avec en plus une guerre mortelle quotidienne, partout et incessante, entre les laïcs et l'Eglise catholique.   Quantité de professionnels et de notables favorisant tout ce qui pouvait faire progresser la laïcité. "Qui ne dit mot, consent". Et la nécessité évidente pour beaucoup de contester une répression effrayante complètement contre nature et absurde. Il est indispensable de préciser, que dans quantité d'autres pays européens, nos voisins, c'étaient complètement différent. 

      • Apte
        Lundi 22 Février à 11:38

        Bonjour Akia,

        je souhaite rectifier un peu ce que dit "témoignage" car même si je ne mets pas en doute ce qu'il a entendu dire sur le conseil de révision, il me semble que ces expériences vécues par certains ne correspondent à la majorité des situations vécues.

        Passer le conseil de révision entièrement nu devant d'autres conscrits alignés en rang nus eux aussi (puisqu'on se déshabillait dans une autre pièce ou un couloir) et qui attendaient leur tour d'être examinés et surtout devant un aréopage de notables en costumes de ville et d'officiers supérieurs sans parler de quelques gendarmes et du médecin militaire , suffisait largement à faire de cette matinée une épreuve dont on se rappelait. De plus,  à moins d'être un des premiers appelés à venir devant l le médecin, il fallait patienter à poil plus d'une heure, presque deux heures dans mon cas, cela dépendait du  nombre du groupe de conscrits ( moi je l'ai passé dans une grande ville où nous étions très nombreux pour une matinée d'examen )

        En revanche, il était impossible de voir quelque chose de l'extérieur, c'était à l'étage pas visible de la rue et il y avait des rideaux aux fenêtres ou les fenêtres étaient opaques ( je ne sais plus) et je pense que c'était la situation la plus courante.

        mais je veux bien croire que dans certains cas rares, plutôt dans de petites villes chefs lieux de canton, il était possible de voir depuis la rue ce qui se passait dans une salle de la mairie au rez de chaussée pour des passants curieux et avertis qu'il y aurait une séance du conseil de révision ce matin là et donc du spectacle avec des jeunes conscrits de 18 ans alignés à poil et examinés un par un.

        C'est sûr que la date du conseil de révision était connue à l'avance par ceux que ça intéressait, il y avait une affichette à la mairie pour la communiquer ( obligation d'information légale) et dans une petite ville c'était toujours dans le même local et il n'y avait jamais de gendarmes à l'extérieur pour faire circuler d'éventuels curieux.

        En revanche, il pouvait arriver ( on me l'a raconté) que quand des conscrits attendaient nus dans un couloir, il y ait des personnels de la mairie, souvent des secrétaires qui passaient dans le couloir pour aller d'un bureau à un autre sans égard pour la pudeur des conscrits s'ils étaient déjà nus ou même en slip.

        Et de plus je ne crois que la procédure était toujours la même, elle ne changeait évidemment pas tous les ans mais entre le conseil de révision passé par mon père et celui que j'ai passé, il y avait des différences. Les récits de ceux qui y étaient passés ne suffisaient pas pour qu'il n'y ait pas de surprise.

        Déjà dans les années 60, on pouvait être surpris par la présence d'une ou plusieurs femmes parmi les notables.( ça ne m'était pas arrivé mais j'ai des amis qui ont connu cette situation) Et encore si on avait été en  Union soviétique, le médecin militaire aurait pu être une femme et il y aurait sûrement eu des infirmières pour la pesée et la toise etc, et sans doute aussi une ou deux secrétaires auprès du médecin et des notables pour prendre des notes et remplir les dossiers. En Union soviétique, au nom de l'égalité dans les emplois des hommes et des femmes, les opérations de conscription n'étaient pas considérées comme relevant d'un univers exclusivement masculin où les femmes n'avaient pas leur place alors que c'était plutôt l'opinion en France ( ça ne changerait que plus tard )

        Et il pouvait (d'après certains témoignages sur des conseils de révision passés au début des années 60) y avoir  des parents de conscrits autorisés à rentrer dans la salle et à assister à leur examen assis sur des bancs au fond de la salle et naturellement comme c'était en semaine il n'y avait que des mères ou grand mères ou tantes de conscrits qui pouvaient se rendre disponibles et ces "spectatrices" assistaient donc à l'examen de tout un groupe de conscrits tous en tenue d'adam exposés à leurs regards. Normalement d'après les textes les séances n'étaient pas publiques, donc le préfet n'aurait pas dû autoriser ces personnes à rentrer mais il semble qu'il y avait une tolérance dans certains cantons, notamment dans le nord car c'était une tradition de laisser les "parentes" de conscrits venir assister à la séance ( il fallait tout de même justifier d'un lien de parenté avec un conscrit) 

        Heureusement je n'ai pas connu cela.

        Même si à mon âge cela me ferait rire en y repensant. Il ne faut pas non plus en faire une affaire d'état ... cela ne durait qu'une matinée et on connait dans la vie des situations bien pires et tristes et graves que la nudité au conseil de révision, on était jeunes en plus, 18 ans, et il faut savoir relativiser !  tout cela était surtout comique d'une certaine façon !

      • Dimanche 21 Février à 15:17

        Merci beaucoup Mr Témoignage pour vos commentaires

        sur le conseil de révision du21/02/2021

        Je vous souhaite un bon dimanche

        Mes amitiés

        Lucienne

      • ttemoignage
        Vendredi 8 Janvier à 13:06

        C'est uniquement grâce à internet, et grâce aux sites comme le vôtre, Akia qu'il est possible de faire connaître l'inavouable.

              Les organisateurs croyaient que ça ne se saurait jamais. Et ils ont failli avoir raison.

         

               Il faut savoir, parce que c'est historiquement prouvé, que plus on remonte dans le temps, plus les procédés sont terribles. Et moins il y a de douceurs. Pour la chirurgie entre autres.

         

              Ce qui a changé beaucoup de choses, c'est l'arrivée du slip à élastiques. Mais le slip à élastiques date de 1927.  Avant 1919, le slip n'existait pas du tout, n'avait pas encore été inventé.

            C'est à dire que avant 1927 c'était forcément tout nu à chaque fois, aussi collectivement. C'est de là que vient la tradition française du tout nu obligatoire très facilement pour certaines circonstances assez fréquentes. Même collectivement.  Qui a perduré bien après l'arrivée du slip à élastiques. Et qui perdure encore. Avec en plus les nécessité de l'aguerrissement militaire et de la conscription militaire obligatoire généralisée.

             Le slip à élastiques et l'armée de métier, sont très récents dans l'histoire de France.

    191
    ttemoignage
    Mardi 5 Janvier à 22:47

    Avec un physique et une intimité comme j'en avais et avec une pudeur comme j'en avais une, je repérais tout de suite les moments critiques ou à risque. Encore plus que la plupart des autres.

        Ou j'essayais de les éviter. Mais dans ces années là jusqu'à 21 ans, et même après, on avait pas souvent la possibilité de choisir. Surtout que c'était ma mère, seule, qui décidait de tout et de mon habillement. Et jusqu'à 21 ans.

        D'autant plus qu'à la moindre occasion j'étais entouré, j'étais surveillé, je n'étais pas seul dans la vie !

       Je repérais aussi mieux que la plupart des autres, le manège et les inventions de ceux et celles qui cherchaient à voir. Souvent ils/elles se concertaient à plusieurs. J'attirais mêmes tous les simples curieux.

      • Jeudi 25 Février à 11:20

        Merci témoignage

        je suis vos péripéties avec engouement avec celui de apte

        ce conseil de révision font de vous de bons écrivains

        Merci à vous deux

        Lucienne

      • ttemoignage
        Mercredi 24 Février à 13:38

          Il y a un rapprochement évident à faire entre les procédés de ces années là avec les violences gynécos de maintenant. Ou avec la publication du livre "La guerre invisible".

            Ca a toujours existé. Autrefois bien pire que maintenant, puisque rien ne risquait de se savoir. La seule différence, c'est que maintenant tout peut se savoir facilement. Il y a même de nombreux sites internet spécialisés qui sont consacrés uniquement aux victimes de ces dérives.

            Et maintenant bien que tout puisse se savoir et malgré les nouvelles lois, l'actualité quotidienne prouve que ça existe toujours, et même beaucoup et partout. 

            Ce qui donne une idée de ce que ça pouvait être avec l'omerta complètement totale d'autrefois. L'ignorance en plus était maximum, donc impossible de faire la différence entre ce qui était normal et ce qui ne l'était pas. Tout était possible.

      • ttemoignage
        Mercredi 24 Février à 11:44

           Surtout ne pas confondre la société française d'aujourd'hui à celle des années 60 !! Ce sont les deux antipodes !

      • ttemoignage
        Mercredi 24 Février à 11:29

           Merci à monsieur Apte pour toutes ces précisions d'un intérêt historique certain.

             Mais alors, si le conseil avait lieu uniquement le matin partout, comment était il organisé dans une grande ville où il y avait beaucoup d'habitants, donc de très nombreux jeunes garçons qui arrivaient à 18 ans ensemble ?? Puisqu'ils étaient trop nombreux pour passer tous en une seule matinée.

             Quels étaient les horaires de la séance du conseil le matin ? Une matinée ça représente trois heures maximum, de 9h à 12h ? C'est court !

            Combien étiez vous pour passer en un temps aussi court ?

            Dans une grande ville le conseil se déroulait donc sur plusieurs matinées ?  Successives ? Quel pouvait être le calendrier ?

            Dans une grande ville le conseil passait inaperçu, alors que dans un village c'était un évènement.

           C'est très exact de préciser qu'il ne faut pas confondre le conseil dans une grande ville et le conseil dans un village.

         

              De mon côté j'apporte la précision importante suivante,  car j'ai une certaine expérience de différentes régions à différentes époques.  

             Dans les années 50 et 60, il y avait seulement 45 millions d'habitants en France. Mais en 1947 il y avait 800 000 naissances par an. C'était l'après guerre. Le pays dévasté par les bombes pendant 4 ans manquait dramatiquement de moyens matériels, financiers  et humains. Il y avait partout des campagnes très loin de tout et assez défavorisées. C'était le cas de la ville où habitaient mes parents, et de la campagne où je passais mes vacances d'été. Les avocats, la police, les écoles, tout était à plusieurs dizaines de kilomètres. Je sais par expérience que faire appel à eux était très difficile.  En plus dans ces circonstances d'après guerre les autorités avaient des priorités.

             Les professionnels et les forces de l'ordre manquaient de moyens et ne se dérangeaient que pour des motifs graves. C'est à dire que dans les campagnes loin de tout et loin du reste de la France, les habitants, les professionnels et même les autorités pouvaient tout se permettre sans risque d'être inquiétés.

            Les notables pouvaient tout se permettre.  J'ai connu dans les villages et petites villes loin de tout des médecins qui se moquaient de tout et de tout le monde, et qui pouvaient tout se permettre. Des portes cochères de village, très autorisées.  Dans ces années là j'ai connu et j'ai subi des notables d'une malveillance totale qui pouvaient tout se permettre.

            Il y avait partout en France des petites communautés isolées dans les campagnes, très loin de tout, le reste de la France à plus de 100km. Qui pouvaient faire entièrement tout ce qu'elles voulaient. Je sais par expérience que dans ces nombreuses campagnes très isolées, tout était possible. Dans ces années là, il fallait qu'il y ait un  mort ou un danger de mort pour que les autorités se déplacent pour intervenir à plusieurs dizaines de kilomètres.

                   Bien que tout ce qui avait rapport au sexe et à la nudité soit complètement interdit, et apparemment définitivement, dans une société dont la catholicité outrancière était très contestable et presque ridicule, derrière l'omerta tout était possible et les pires abus devenaient possibles.  La police était trop loin et avait d'autres priorités. Les avocats étaient trop loin et coûtait trop cher. 

             Il faut savoir que dans ces années là la famille et le voisinage étaient deux véritables institutions dans la société.

             Il n'y avait aucune surveillance nulle part. Chacun faisait tout ce qu'il voulait. Et les familles en privé profitaient d'une liberté totale.

             C'est dans ce contexte social d'après guerre très particulier que les conseils et autres visites scolaires étaient organisées. Et que l'intimité de chacun et de tous s'organisait. 

             Ce qui explique aussi l'extrême différence entre les endroits et au même endroit selon les années.

            Un pays sous peuplé, en plein désarroi, et l'Eglise catholique qui régnait sur le pays allait trop loin pour être prise au sérieux.

             On peut se poser des questions. Et se demander jusqu'où ça pouvait aller. Tout était possible.

         

             Monsieur Apte insiste sur le côté ridicule du conseil. Qui consistait aussi pour les notables à se moquer. Dans les conseils le tout nu commençait toujours par passer devant le médecin. Certains médecins provoquaient volontairement des érections ou claquaient bruyamment les fesses. Juste avant que le tout nu, rouge écarlate, se présente face aux familles et face aux notables dans cet état. On peut s'interroger aussi sur le comportement de beaucoup d'enseignants et sur les punitions scolaires, qui en ont marqué plus d'un. Dans mon école primaire de 300 élèves, dans ces années là les instits formaient une équipe de vicieux. L'un d'eux a même écopé de 6 ans de prison ferme pour abus sur ses élèves, les autres n'ont jamais été inquiétés.

             L'Eglise catholique a toujours été d'une hypocrisie effarante.Le livre Sodoma n'a pas fait beaucoup de bruit, parce qu'il ne nous a rien appris de nouveau.  Avant les années 1980, l'Eglise catholique et l'armée ont toujours été des refuges pour tous les déviants possibles pour ne pas être inquiétés dans la société normale. Il y avait des jeunes et des adultes qui n'appartenaient ni à l'Eglise ni à l'armée, mais qui fréquentaient l'Eglise et l'armée uniquement pour assouvir leurs déviances sans risques pour eux aussi d'être inquiétés. L'Eglise et l'armée n'ont pas fait que des victimes.Et ont rendu de grands service à des gens qui en avaient besoin, dans l'univers de ces années là.   Il y avait beaucoup de gens consentants et qui recherchaient la fréquentation des presbytères et des militaires pour assouvir des besoins pénalement sanctionnés en dehors. Dans ces années là les presbytères et l'armée étaient entre autres, les refuges de l'adultère et des homosexuels, et des bisexuels.  Depuis 1980 tout a changé, et heureusement ! Et c'est mai 68 qui a été à l'origine de ce changement. 

             

            

      • Apte
        Mardi 23 Février à 20:05

        bonsoir Akia

        merci pour votre patience sur ce blog

        je voulais juste rectifier un ou deux points point par rapport aux derniers messages de "témoignage" 

        à mon avis, les séances du conseil de révision se déroulaient toujours le matin car il y avait ensuite un déjeuner entre tous les membres du conseil de révision et le préfet ou sous-préfet et les maires et conseillers généraux tenaient beaucoup à ce déjeuner car ils pouvaient y exprimer leurs doléances et présenter des demandes directement au préfet.

        A l'époque il n'y avait pas internet et c'était très commode pour eux de pouvoir parler en direct au préfet de leurs dossiers. C'était ce déjeuner qui comptait le plus pour les maires et conseillers généraux dans la procédure du conseil de révision

        Si la séance du conseil de révision s'était tenue l'après midi, cela aurait écourté le déjeuner ou ils auraient été un peu assoupis car c'était l'occasion de faire un déjeuner copieux.

        Donc je ne peux pas affirmer que ce n'est jamais arrivé mais cela m'étonnerait beaucoup que cela ait été fréquent.

        Quant à la visite médicale au centre de sélection, contrairement à ce que dit "Témoignage" pour moi c'était la deuxième matinée des" 3 jours" qui d'ailleurs n'en étaient que 2  car on repartait au milieu de l'après midi du 2éme jour, le premier étant consacré aux tests psycho techniques et de connaissances. 

        Et même si les sous -officiers faisaient planer la menace de nous garder au delà si nous ne suivions pas leurs instructions docilement et faisions comme on disait à l'époque les "fortes têtes", c'était à mon avis une menace rarement mise à exécution car il fallait accueillir les suivants..

        En revanche le risque c'était d'être transféré pour complément d'examens dans un hôpital militaire proche, soit parce que le dossier médical demandait réellement des examens complémentaires avant de se prononcer, soit pour tous ceux qui simulaient des maladies sans avoir été démasqués mais avec une forte suspicion des sous -officiers sur une intention de tricher  pour éviter au service militaire.

        Là j'imagine qu'à l'hôpital, les examens devaient être longs et pénibles et que la mise en observation pouvait durer un moment ( une semaine je crois d'après les textes, ce qui était dissuasif pour ceux qui étaient tentés de tricher ) mais je ne sais pas comment ça se passait car je n'y suis pas allé après le centre de sélection.

        Enfin, avec le recul, je dois dire que toute la procédure du conseil de révision qu'on peut juger avec les mentalités d'aujourd'hui comme scandaleuse ( faire défiler des groupes de jeunes gens dénudés devant des notables sans compétences médicales comme dans une foire aux bestiaux ) ou humiliante doit plutôt être considérée comme ridicule.

        Ce n'était finalement pas bien méchant et les conscrits n'en sortaient pas  traumatisés comme on peut le voir avec toutes les photos qui étaient prises à la sortie sur le perron de la mairie, cela faisait des souvenirs et des anecdotes à raconter. Evidemment ce n'était pas assez sérieux sur le plan médical mais complété par des examens plus complets ( radios etc )au centre de sélection, ce n'était pas une mauvaise procédure car cela avait valeur de rite initiatique pour les garçons qui quittaient ainsi l'enfance-adolescence par un moment ridicule mais républicain !

        Qu'est ce qu'une matinée dans une vie !

        Mais j'aurais sans doute un avis différent si j'avais connu ce qu 'a  vécu "témoignage"  ; chaque expérience est particulière!

         

         

      • Lundi 22 Février à 14:56

        Merci Mr Apte de rectifier certaines petites choses

        concernant ce conseil de révision

        j'ai eu de quoi lire sur cette poésie de J.A

        Merci à vous deux

        Mes amitiés

        Lucienne

         

      • ttemoignage
        Samedi 23 Janvier à 12:31

            Je conseille à tous les lecteurs qui s'intéressent à toutes ces questions de regarder, entre autres, Google images "bizutage".

             Ca donne une idée de ce que ça pouvait être quand la photographie n'existait pas comme maintenant, avec l'omerta totale qui régnait dans ces années là. 

          Il faut bien se dire que ce qui se passe de nos jours n'est qu'un pâle reflet de ce qui se passait à l'époque.  Bien que de nos jours tout puisse se savoir très vite, très bien et partout, ça n'empêche pas certaines pratiques d'exister encore, bien que très atténuées comparées aux réalités d'il y a 40, 50 ou 60 ans.

            Mon avocat spécialiste des questions militaires a répondu à mon père : "il y a une habitude, c'est une tradition, on ne porte plainte que si le jeune appelé revient mort. Si le jeune appelé revient estropié mais vivant on se contente de faire un procès". En toutes circonstances, porter plainte ou faire un procès ne changeait rien à tout ce qui se passait partout.  C'était toujours de la faute à personne. Puisqu'à chaque séance il y avait toujours plusieurs  centaines de militaires participants ou qui ne disaient rien.

              La répression de absolument tout ce qui était sexe et nudité, ayant pour conséquence des bizutages presque uniquement sexuels partout. Contrairement à aujourd'hui car de nos jours ce n'est plus justifié, puisque la nudité et le sexe sont banalisés.  

      • ttemoignage
        Vendredi 8 Janvier à 15:15

        Je vous conseille vivement Akia, ainsi qu'à tous nos lecteurs et lectrices, de regarder sur un moteur de recherche :

             "Brevet colonial"

              "Conseil de révision"

               "Visite médicale des trois jours"

                "Visite médicale scolaire années 60"

                 "Bizutage" il y a de nombreuses possibilités de recherche, encore plus que pour les quatre précédentes.

                  Vous verrez aussi la multitude de gens qui s'intéressent à ces sujets. Qui sont parmi les plus lus.

         

           

      • ttemoignage
        Vendredi 8 Janvier à 14:28

        Vous pouvez avoir des frissons dans le dos Akia, parce qu'il y a de quoi !!

            Ceux qui attendaient d'y passer à leur tour un soir prochain, avaient des frissons dans le dos encore plus que vous.  Evidemment, très rapidement les anciens prévenaient solennellement les nouveaux arrivants de ce qui les attendait.

            A chaque annonce d'une visite médicale, scolaire ou médecin de famille, l'angoisse me nouait le ventre 24h/24, et ma vie changeait complètement. Le nombre de jours qu'il fallait. Même à 18 ans. Mais là ça aurait été pire. Evidemment parfaitement impossible d'y échapper ! Aux douches tous les vendredis après midi, nous les 25 nouveaux nous étions avec une trentaine d'engagés de 30-35 ans. Qui étaient là pour nous donner l'exemple.  Tous tout nus à côté de nos grands slips coton blanc sales sur le dessus des piles de vêtements sur des bancs. Certains en avaient des grosses, il y en avait même des énormes. C'est pour ça aussi que j'ai eu une émotion forte en lisant Le Figaro quelques années après. J'ai réalisé ce que j'avais risqué !

            Beaucoup ont été sodomisés de force plusieurs fois. Certains plusieurs dizaines de fois. Quand nous étions nus c'était un défilé pour profiter/abuser  de nous. Pour la sodomie ça été certainement pareil.

             Quand j'ai lu Le Figaro 2 fois à 10 ans d'intervalle,  pour avoir vécu ces circonstances de nombreuses fois, et connaissant leur façon de faire, je me suis toujours demandé comment ils s'y prenaient pour sodomiser de force. Nous, nous avions à faire à une organisation méthodiquement étudiée et préparée d'avance. Il suffisait d'y rajouter la sodomie, et c'était facile puisque c'était la seule et unique chose qu'ils ne nous faisaient pas. Etant donné tout l'intérêt qu'ils portaient à nos fesses nues, et le nombre de doigts qui essayaient de forcer le passage chez chacun d'entre nous, et autres fessées, il est possible d'imaginer les différentes façons dont ils s'y prenaient.

              Est ce qu'ils emmenaient le tout nu quelque part dans un endroit organisé pour, ils en étaient capables.  Est ce qu'ils utilisaient un lit, une table, tout était possible. 

             Ils étaient obligés de s'y mettre à plusieurs pour tenir le tout nu. Nous c'était une équipe de quatre costauds dirigés par un petit chef. C'était peut être suffisant.

            Il est évident que ça se passait toujours publiquement, au milieu d'une foule de gens habillés, comme pour nous.

           Evidemment ça se déroulait toujours le soir, entre 21h et minuit. Ou plusieurs restaient tout nus pendant trois heures au milieu de la foule habillée, accourue pour le spectacle, et qui abusait tout son saoul sous la direction et avec les encouragements de "l'équipe des cinq".

           Est ce qu'ils en choisissaient un qui en avait une pas trop grosses ?

           Est ce qu'ils achetaient la vaseline en pot de 3 kilos ??

             Evidemment les futurs sodomisés assistaient aux sodomies de ceux qui y passaient avant eux. Ne sachant pas quel soir suivant ça allait être leur tour.

              Nos bizutages se déroulaient toujours dans un silence total d'un bout à l'autre. Même pendant des heures. Une vraie cérémonie religieuse solennelle.

              Le bruit des talons nus sur le parquet, et les cris s'entendaient forcément très bien et déchiraient le silence.  Cris de douleurs, cris de désespoir, et cris d'horreur. 

            Qu'on ne peut pas oublier.

          Au moment des sodomies ça devait être des cris de douleur pas possible !  Qui devenaient une habitude.  D'après ce que nous nous vivions, on peut supposer qu'il devait y avoir au minimum un sodomisé tous les soirs.

      • ttemoignage
        Vendredi 8 Janvier à 09:09

         Chacun d'entre nous se retrouvait nu sur les bancs pendant environ 25 minutes. Avec six autres tout nus. Trois qui était déjà "installés" à son arrivée. Et trois nouveaux qui arrivaient après lui.

             C'était un moment de désarroi effrayant et de vice maximum. Un moment intime redoutable, destiné forcément à rester entre nous définitivement. L'intimité physique était exposée sous le nez des autres, mais aussi l'intimité psychologique. Les réactions de chacun, uniques dans de telles circonstances. 25 minutes c'est long dans cette position. Certains supportaient mieux, d'autres très mal. Sur les bancs il y avait beaucoup de réactions et de comportements inavouables, destinés à rester cachés et entre nous.

            Parler de Mâcon c'était impossible pour ceux qui y étaient passés, même très longtemps après. Pour le conseil de révision pareil. Et c'est pour ça Akia que vos frères sont restés muets définitivement. Et c'est pour ça aussi qu'il y a si peu de participants sur les forums, même si la foule nous lit quotidiennement. Pour la plupart c'est un très mauvais moment qu'ils veulent oublier, et ils ne veulent surtout pas y revenir.

             S'il n'y avait pas eu l'anonymat du minitel d'abord et d'internet ensuite, personne n'en aurait jamais parlé, et rien ne se serait su un jour. Les visites médicales scolaires pareil.

            Et aussi l'impossibilité d'arriver à être cru. Tout comme les déportés de retour en 1945.  Comme pour tout ce qui est visites médicales des jeunes, conseil de révision, les trois jours, médecins de familles, tous les bizutages, comme les moeurs au quotidien années 1950,60 et 70. 

            Internet c'est une déferlante de discussions et de témoignages. Qui ne pourrait pas exister autrement.  Internet permet des échanges très intimes en tout anonymat. Et de révéler l'inavouable. Personne n'avait prévu que internet puisse arriver un jour. Et qu'il puisse exister un jour un moyen aussi efficace et anonyme de faire connaître exactement ce qui s'est passé, au monde entier ! Les bavards dans mon cas prennent des risques authentiques car on aimerait bien les faire taire.

      • ttemoignage
        Vendredi 8 Janvier à 07:45

          Les bancs de Mâcon, et l'ingéniosité exceptionnelle dont il a fallu faire preuve pour les concevoir et pour les construire, le véritable travail de recherche, et aussi le chef d'oeuvre de construction en très beau bois vernis, bien poli, couleur acajou. Un ensemble de lattes soigneusement mesurées, assemblées et rivetées. Pour accueillir la peau nue. Des lattes souples,  mais pas trop.

             Sont le symbole de ce que la pudeur masculine peut avoir de plus intense  et de plus tenace.

             Quel travail laborieux ça peut être que d'essayer de faire perdre leur pudeur bien naturelle à de jeunes garçons !

              En "s'asseyant" (nous étions plus accroupis que assis) sur les bancs, tous gigotaient des cuisses. Et ça ne durait pas 30 secondes mais beaucoup plus longtemps. Avec la position les cuisses s'ouvraient en grand et se refermaient complètement, de très nombreuses fois chez tous. Comme les ailes d'un papillon qu'on épingle. Au minimum six ou sept fois de suite. J'ai assisté à l'arrivée sur les bancs de trois tout nus après moi. J'ai même assisté à l'arrivée d'un très pudique. Le pauvre garçon, rouge écarlate, la bouche grande ouverte, a resserré l'une contre l'autre  et rouvert en grand ses cuisses au moins quinze fois de suite. Il avait des cuisses minces.

             Je me rappelle de tout en détails, même exactement des sexes des six autres avec qui je me suis retrouvé sur les bancs, leurs corps, leurs comportements.

             Au bout du couloir en pleine lumière, quand je suis arrivé tout nu dans la salle des bancs, quand j'ai vu les lattes, les ridelles, et trois autres tout nus qui attendaient leur tour les cuisses grandes ouvertes et complètement relevées, j'ai eu un malaise et j'ai failli me trouver mal.

            Et ce, malgré les innombrables visites médicales très impudiques à répétition dont on essayait de nous donner l'habitude depuis notre plus jeune âge. J'ai toujours été convaincu que nos médecins de la médecine scolaires nous préparaient aussi à l'armée. Nos professeurs nous le disaient souvent, à moi en particulier : quand tu seras à l'armée comment tu feras ??

               Pour être un bon soldat il est indispensable de savoir oublier complètement toute sa pudeur, à tout moment, immédiatement, en toutes circonstances, sur ordre, et le temps qu'il faut. Et ça c'est dur, dur ...

             Pendant les trois mois que j'ai passés dans trois centres militaires de 500 soldats chacun,  notre "formation" a été quotidienne. Aux wc, aux douches, et le soir entre 21h et minuit.  Pendant les six premières semaines le soir, c'était une équipe de cinq engagés de 30-35 ans qu'on ne voyait qu'à ce moment là et qui venaient exprès pour ça.  Très expérimentés ils utilisaient toujours les mêmes procédés rodés qui étaient imparables. 

            Consternés, sidérés, on assistait à ce qu'ils faisaient aux autres. C'était un véritable travail, méthodiquement organisé. Qu'ils s'efforçaient de faire le mieux possible. Dans les trois centres où j'ai été, la "formation" des nouveaux était LE grand loisir pour tout le monde. Et dans le 3ème centre loin de la France c'était en plus du BMC (Bordel Militaire de Campagne). Ca se passait en présence d'une foule de spectateurs habillés, ravis du spectacle. Et invités à profite manuellement et sans limites des corps dénudés.

            Quand on voit le travail que c'est de faire perdre leur pudeur à des dizaines de jeunes de 18-20 ans, sous contrainte totale, c'est impressionnant et c'est un véritable spectacle. Dont on se rappelle !  Surtout quand l'aguerrissement indispensable sert de prétextes à beaucoup plus, dans le contexte social affreusement répressif de ces années là.

      • Jeudi 7 Janvier à 14:45

        Merci à vous apte de rectifier cette chose

        Le dernier article de ttémoignage j'en croyais pas mes yeux en le

        lisant.

         

        Cordialement

        LD

         

      • apte
        Mercredi 6 Janvier à 19:00

         désolé de revenir encore sur ce point mais c'est pour éviter de mauvaises interprétations. Selon les plus nombreux témoignages et les textes officiels et mon expérience personnelle comme celle de membres de ma famille, il n'y avait pas de femmes admises à assister aux séances du conseil de révision en spectatrices.

        Dans un autre forum, deux intervenants ont donné un récit de leur séance en 1962 ou 1963 dans un petit chef lieu de canton du nord de la France où il y aurait des mères de conscrits ou des tantes ou grand mères autorisées à renter dans la salle d'examen soit directement soit après être passées par la salle de déshabillage pour assister à la séance assises sur des bancs au fond de la salle, ce qui signifiait selon celui qui racontait la séance que la mère d'un copain qui était venue avec son fils  s'était installée dans la salle avant qu'il y entre nu avec tout un groupe d'autres conscrits, et que les conscrits dénudés devaient passer devant ses mères ou parentes pour s'aligner sur le côté puis passer un par un à l'appel de leur nom les mains le long du corps conformément aux   instructions des gendarmes et bien exposés à la vue de ces spectatrices qui n'en perdaient pas une miette de l'anatomie du conscrit que ce soit de face ou de dos pendant son examen par le médecin.

        Je ne suis pas convaincu que ce récit soit vrai mais j'ai accepté de le prendre pour vrai d'autant que j'ai lu la même information sur le site d'une petite commune des Hautes Alpes à la rubrique conseil de révision où on rappelait l'importance de ce passage obligé à 18 ans pour les jeunes gens , il y avait une phrase ajoutant malicieusement qu'en plus des membres du conseil, c'était l'occasion pour les femmes des notables ou les femmes  de la commune de  venir se rincer l'oeil  chaque année en assistant à la parade des conscrits nus comme un ver  devant les membres du conseil.

        Je dois dire que c'est le seul cas où cette présence de spectatrices est évoquée à propos du conseil de révision sur le site d'une commune alors que c'est rubrique qu'on y trouve souvent.

        A mon avis, cela a pu se produire dans des petites communes chefs lieux de canton, mais assez rarement et sûrement pas dans des villes plus importantes où le préfet aurait pu avoir des ennuis si cela s'était su car c'était en dérogation avec les instructions officielles qui précisaient que les séances n'étaient pas ouvertes au public. C'étaient certainement des cas exceptionnels où on appliquait par habitude des règles locales ancrées dans la tradition sans que maires ou sous préfets ne les aient remis en cause.

        Ce n'était pas la situation générale sinon la presse locale en aurait parlé et la présence de femmes maires élues n'aurait pas suscité autant de débats et conduit à modifier les règles sur la nudité puisque la présence de femmes cela n'aurait pas été une grande nouveauté.

        Je ne crois pas non plus que les salles d'examen étaient souvent facilement visibles de l'extérieur, cela dépendait sûrement de la localisation et on peut présumer que plus une ville était petite et les locaux de la mairie inadaptés à la séance, plus il y avait de risques pour que la protection de l'intimité des conscrits soit mal assurée.

        Cela ne se passait pas en France comme en Russie où les examens de conscrits se déroulaient parfois avant les années 2000 dans des lieux improvisés comme des cours d'écoles ou dans les locaux d'une école ou d'un lycée sans que les cours soient interrompus  avec exposition des conscrits dénudés à la vue des élèves  des deux sexes ou dans un grand gymnase ( et là mais c'était prévu par les textes et les pratiques, il pouvait y avoir des mères de conscrits qui voulaient être sûres que les dossiers de leurs fils seraient bien pris en compte et qu'il n'y aurait pas d'exemption sans raison par des médecins corrompus).

         De toute façon, pour un garçon timide et pudique, le passage du conseil de révision selon la procédure générale était déjà une épreuve suffisante, même sans spectatrices.

        Et si "témoignage" a raison de souligner l'omerta qui régnait dans l'armée française comme celles d'autres pays d'ailleurs sur les actes de bizutages, il faut quand même tenir compte du fait qu'il raconte une expérience dans des camps éloignés du territoire français. La plupart des bizutages dont j'ai entendus parler dans l'armée dans les années 60 étaient stupides mais sans conséquences graves ( cirage des chaussures des anciens et corvées diverses, douches glacées, mesure des "bittes"  des nouveaux et cirage de leurs sexes, pompes à poil avec pression des chaussures sur les fesses dénudées, inspection des nouveaux à poil ou même parfois fausses visites médicales à poil en insistant sur  les parties intimes, fessée à la main ou avec des orties des nouveaux fesses à l'air dans le dortoir ou n'importe où, courses en slip ou à poil dans la cour de la caserne, présentation à poil des nouveaux qui devaient monter sur une table au réfectoire, etc.., tout cela restait assez potache ( pas très différent d'un bizutage de  classes préparatoires de lycées, ou d'écoles militaires ou de quelques grande écoles d'ingénieurs ou d'écoles des beaux arts et d'architecture ou de certaines universités ( médecine, vétérinaire etc.. dans les années 60 et repris ensuite même dans de petites écoles de commerce jusqu'à la loi qui a interdit le bizutage ), la mise à nu des nouveaux sous la contrainte des anciens y était souvent un élément quasi habituel mais le " viol" ou la "sodomie" d'appelés n'était sûrement pas une pratique courante, d'autant que dans les exemples que j'ai donnés, il fallait le plus souvent avoir sinon l'accord, en tout cas une tolérance de l'encadrement des gradés.  Les casernes n'étaient pas d'immenses lupanars et écoles du vice, il ne faut pas exagérer, mais je suppose que la situation excentrée d'un camp en Afrique pouvait autoriser bien des abus !

        Je pense pour ma part que la mise à nu des appelés dans les conditions d'indécence proches du sadisme révélés par "Témoignage" n'était pas une pratique courante. C'était moins brutal et plus anodin. Ce qu'il a décrit devaient être encore des cas isolés. 

        D'ailleurs l'affaire dit des disparus de Mourmelon le montre bien car s'il avait été possible et facile de violer des appelés dans une caserne, l'adjudant chef Chenal n'aurait pas eu besoin d'utiliser le stratagème de l'autostop à la sortie du camp de Mourmelon dans les années 80 pour trouver des proies.

        De plus, je ne connais pas les articles du Figaro dont il parle? quelle date, quels numéros? Toute la presse est accessible dans les médiathèques.

        De même que je ne connais pas "Sodoma" est ce un livre facile à trouver ?

         Encore une petite réflexion sur la présence éventuelle de mères de conscrits au conseil de révision, si je suis sceptique, c'est aussi parce qu'en France, les mères n'assistaient jamais aux visites médicales scolaires obligatoires, de façon générale dès qu'il y avait une visite en groupe, les mères n'étaient pas autorisées à venir, avec deux ou trois  exceptions soit pour des visites individuelles même avec déshabillage collectif avant comme la visite d'entrée à l'école normale à 14 -15 ans où au contraire leur présence en tout cas au milieu des années 60 était requise et celle du père pour l'entrée dans un collège ou lycée militaire  et sans doute parfois aussi les mères pour les visites préalables au départ en colonie de vacances même si elles étaient collectives mais je ne connais pas d'autres cas, notamment scolaires. 

         

         

         

         

      • Mercredi 6 Janvier à 10:13

        Merci ttemoignage de cet article il m'a donné des frissons dans le dos

        Je pense que cela existe toujours pour les bleus peut être un peu

        moins

        bonne journée

        LD

         

         

      • ttemoignage
        Mercredi 6 Janvier à 01:11

        Il est évident que les jeunes appelés qui finissaient à l'hôpital puis au Palais de Justice pour déchirure de l'anus, avec un procès organisé par leurs parents, étaient une toute petite minorité des sodomisés de force. 

             Pour la plupart ça se passait bien. Ca faisait mal, souvent très mal, mais pas au point de finir à l'hôpital.

             D'autant plus que la honte était totale donc en parler il valait mieux éviter. Tous les sodomisés faisaient tout pour que ça ne se sache pas. Il fallait vraiment finir à l'hosto et surtout pour des ennuis de santé suffisamment sérieux pour que les parents aillent voir un avocat, pour que ça se sache. Pour ça il fallait séjourner en hôpital militaire suffisamment longtemps.

              Mes parents ont mis deux mois pour apprendre que j'étais dans les hôpitaux militaires. Et ils l'ont appris uniquement parce que mes ennuis de santé étaient suffisamment sérieux pour obliger à me réformer. Si je n'avais pas été réformé, ils ne l'auraient sans doute jamais su. Sauf si je leur  avais dit moi même longtemps après la fin de mon service. Puisque nous étions partis pour un pays chaud très loin de la France et plusieurs mois sans revenir en France.

              C'est ce que l'article du Figaro laissait clairement entendre. Pour les rares qui finissent au Palais de Justice, une multitude étaient sodomisés sans que ça se sache jamais.

              Vers 1985-86, quand le sida a commencé à se généraliser, il y a eu sans doute beaucoup plus de monde dans les Palais de Justice. Pour contamination de force involontaire, ou volontaire (contaminer les autres je m'en moque). Ca été la raison du 2ème article dans Le Figaro.  

            Parce que ça a duré vingt ans, toutes les années 70 et 80 ! 

              Vers 1975, quand je suis tombé par hasard sur un Figaro où il y avait le premier article d'une demi page, j'ai eu une émotion d'autant plus forte, que une seule fois par semaine tous les vendredis après midi, nous prenions notre douche avec les engagés de 30-35 ans, dont beaucoup en avaient des énormes ! En lisant l'article j'ai mesuré tout ce que j'avais doublement risqué !

            J'ai donc eu de la chance d'être réformé juste avant le début de cette nouvelle forme de réjouissance. Qui était d'ailleurs la seule et unique qui manquait au programme. Puisque toutes les autres, les jeunes appelés y avaient droit depuis longtemps, sans doute depuis les années 1950.

            Quand dix ans plus tard j'ai lu le 2ème article du Figaro, j'ai compris que en fait ça rien n'avait changé, et que les procès ne servaient jamais à rien.  

    190
    ttemoignage
    Mardi 5 Janvier à 02:31

    Chez mon 1er médecin de famille, comme j'étais un gamin d'une pudeur maladive et insupportable, ça été tout nu à chaque fois jusqu'à plus de 9 ans. Entre 2 et 4 fois par an. C'est ma mère qui me déshabillait à chaque fois et qui me prenait en main. Dans les années 1950 c'était fréquent.

         J'ai appris que j'avais été opéré au sexe à 14 ans. Mais étant donné la cérémonie de l'examen de mon sexe même pour une simple grippe, on ne me cachait pas et on me laissait clairement comprendre que j'avais un problème à cette endroit là. En fait une circoncision à très haut risque de déchirure grave. Avec des douleurs fréquentes plutôt "refroidissantes" dès mes premiers souvenirs 6 ou 7 ans avant ma puberté. En particulier des douleurs circulaires tout autour de la couronne. 

         Chez mon 2ème docteur de famille j'ai baissé mon slip sous le nez de ma mère 2 ou 3 fois par an jusqu'à presque 16 ans.

       J'ai subi onze docteurs différents jusqu'à plus de 20 ans. Sept hommes et quatre femmes. Avec trois infirmières, quatre assistantes médico-scolaires dont la même cinq années de suite de 14 à 18 ans, et six  infirmiers.   Tout le monde a eu très peur pour mon intimité, et pas seulement pour ma circoncision.

     

        A Mâcon, quand je suis rentré complètement nu dans la grande salle d'examens mitoyenne avec la salle des bancs, seul avec le docteur en blanc, celui ci qui me voyait pour la première fois n'a pas arrêté de fixer mon sexe en fronçant les sourcils, pendant tout le temps très long que je marchais nu vers lui.

        Mon examen physique s'est quasiment résumé à l'examen de mon intimité, interminable, sexe et fesses. Avec le coeur !

        Si j'avais subi le conseil de révision en mairie, quel spectacle ça aurait été pour tout le monde, en plus de ma pudeur extrême.

        Rire : à Mâcon le médecin était gaucher. Il me les a tâtées d'une seule main, de profil, et avec sa main gauche. Comme elles étaient médicalement reconnues trop grosses et trop pendantes pour mon âge depuis mes 13 ans, il s'est beaucoup amusé ... et moi aussi, comme d'habitude !

            J'ai eu 9 ans en février. Mon premier docteur de famille prenait sa retraite à la fin de l'année. Au mois de septembre j'ai été pris de maux de ventre. Ma mère en a profité pour me faire connaître un pédiatre de ses relations, qu'elle fréquentait depuis longtemps. Il m'a baissé lui même mon slip quatre fois entre octobre et mars. En avril j'avais 10 ans, il m'a envoyé en examen d'une demi journée en clinique. Je me suis retrouvé slip baissé pendant une éternité au milieu de la grande salle d'examens. Devant le docteur, ma mère, et trois infirmières très attentives. Un seul et unique examen ce jour là : le doigt dans les fesses. Il a fouillé pendant une éternité.  Mon nouveau docteur de famille m'a à nouveau baissé lui même mon slip en mai et en octobre. Ca fait sept fois en un an ... Il m'a suivi jusqu'à plus de 18 ans.

     

            Difficile à oublier ...

    189
    ttemoignage
    Dimanche 3 Janvier à 01:29

        J'ai déjà parlé du premier centre médico - scolaire que j'ai connu, au tout début des années 60, dans la ville où étaient mes parents. Ces centres avaient une réputation d'impudeur totale, celui là en particulier. La doctoresse, très connue, véritable terreur des élèves, pratiquait un seul et unique examen chez tous, la baisse du slip pendant plus de cinq minutes à la montre chrono. Chaque élève passait six minutes avec les deux femmes, dont plus de cinq le slip sur les pieds. Elle passait autant de temps à écarter les fesses qu'avec le sexe.  Chez les 9 ans comme chez les 18 ans. Elle s'y reprenait à plusieurs fois avec les fesses comme avec le sexe. Elle commençait toujours par les oeufs. On aurait dit qu'elle cherchait quelque chose qu'elle ne trouvait pas. Des milliers y sont passés entre 1955 et 1965.

         Jamais je n'oublierai l'effort surhumain qu'il m'a fallut ce jour là,  rien que pour me mettre en slip devant les cinq autres copains, qui attendaient en slip dans la 2ème salle d'attente, simple alcôve de la première grande salle d'attente.   Je venais d'avoir 11 ans. 

       Rire : un collège privé religieux catholique d'enseignement primaire et secondaire, se trouvait dans la même rue sur le même trottoir, à 200 mètres. Etonnant mais dans les années 60 ces collèges cathos très puritains étaient les seuls mixtes ! Pas loin de 1000 élèves, de 7 à 19 ans. Et ce collège privé très catho utilisait le centre médico scolaire tout proche pour les visites de ces élèves.

         Evidemment les bonnes soeurs en cornettes et les frères, qui dirigeaient le collège, connaissaient parfaitement bien les procédés de la dame !   Pourtant dans un collège de cette importance il aurait été très facile d'aménager une partie de l'infirmerie forcément très grande.

           Quand je dis que le livre Sodoma ne nous a rien appris et de ce fait n'a pas fait beaucoup de vagues, je ne me trompe pas ! Dans ces années de répression totale, l'armée et l'Eglise catho étaient des refuges pour pervers. Qui voulaient simplement éviter les poursuites pénales inévitables dans la société civile. Les scandales actuels de l'Eglise et des bizutages à l'armée, ne nous apprennent rien de nouveau. L'armée a seulement commis l'erreur de recruter des jeunes femmes. Qui contrairement aux jeunes appelés ne sont pas obligées de se taire. Et l'Eglise s'est simplement adonnée aux joie du pédo encore un peu plus que d'habitude. Autrement dit, rien de nouveau sous le soleil.

          

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 22:36

        Avec un physique et une intimité comme j'en avais et avec une pudeur comme j'en avais une, je repérais tout de suite les moments critiques ou à risque. Encore plus que la plupart des autres.

            Ou j'essayais de les éviter. Mais dans ces années là jusqu'à 21 ans, et même après, on avait pas souvent la possibilité de choisir. Surtout que c'était ma mère, seule, qui décidait de tout et de mon habillement. Et jusqu'à 21 ans.

            D'autant plus qu'à la moindre occasion j'étais entouré, j'étais surveillé, je n'étais pas seul dans la vie !

           Je repérais aussi mieux que la plupart des autres, le manège et les inventions de ceux et celles qui cherchaient à voir. Souvent ils/elles se mettaient à plusieurs.

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 22:17

        Pourquoi les femmes sont elles aussi nombreuses à aimer voir les hommes se faire sodomiser ? Et à trouver très bien qu'ils le soient.

            Quelles sont leurs motivations ??

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 12:10

        Ces dames finalement, s'amusaient beaucoup de ce que subissaient les jeunes hommes et jeunes garçons. Et en profitaient pleinement.

            Le plus bel exemple que j'ai eu, c'est ma mère et ses relations ! Elle  connaissait ma pudeur extrême, mes anomalies, mon physique, etc. Ces dames échangeaient entre elles sur l'intimité de leurs fils. J'ai surpris plus d'une fois des conversations sans aucune limites !

            Les curés de l'Eglise catholique sont formels, ces dames à tout âge sont capables de beaucoup de choses, certaines encore plus que d'autres.

             La France d'il y a 50-60 ans était aux antipodes de celle d'aujourd'hui.

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 11:49

        Rassurez vous, des lectrices et des lecteurs il y en a. D'après les audiences de lecture d'autres sites. Mais rares sont les gens qui interviennent dans les discussions.

      • Mardi 5 Janvier à 11:41

        Merci à vous ttémoignage pour vos récits intéressants pour moi

        pour d'autres aucune idée vu qu'il y a aucun commentaire sous

        vos récits et poutant bien intéressant

        je dis aussi merci à apte

        bonne journée

        Lucienne

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 07:02

         A partir de mes 10-12 ans et quasiment définitivement, j'ai dû subir le harcèlement incessant des jeunes garçons plus jeunes que moi, qui se mettaient toujours à plusieurs pour essayer de m'observer intimement à la moindre occasion. Ils échangeaient leurs découvertes entre eux.

             Mais j'ai dû subir aussi le harcèlement répétitif des adolescentes un peu plus âgées que moi, ou franchement déjà grandes. A une époque où connaître l'intimité des autres était très difficile, quasiment impossible.

            Le cas des filles uniques était connu, et en général de toutes celles qui n'avaient pas de frères.    Si les grands garçons souffraient pour la plupart d'une ignorance inconcevable de nos jours, celle des adolescentes même grandes, était bien pire. 

            Elles aussi s'organisaient à plusieurs. Me demandant de baisser mon short ou mon pantalon à chaque occasion en me prenant à part. Elles avaient un côté éducatif non négligeable, toujours à plusieurs, me disant ce qu'elles voulaient que je fasse pour être à leur goût. Soulevant leurs jupes me montrant leurs fesses pour m'encourager. Me donnant des conseils pour comment apprendre. Ce qu'elles aimeraient que je sois et comment il faudrait que je fasse. L'apprentissage du vice au féminin.

             Dans ces années là j'ai toujours eu l'impression que nos mères nous apprenaient à devenir des hommes à leur goût. C'est à dire à poil et vicieux. Elles faisaient tout pour ça. Les grandes adolescentes prenant le relais pour nous former à leurs goûts intimes. Ce qu'il fallait que je fasse et comment je devais être. Echangeant entre elles sur les progrès de mon "éducation". Elles nous encourageaient au vice et à la perversion.

              Je passais 2 mois de vacances d'été tous les ans en pleine nature dans un endroit isolé très loin de chez mes parents. Où les jeunes venaient en vacances de toute la France pour servir de main d'oeuvre dans les fermes. Dans les années 60 d'après guerre dans ces endroits tout était possible. Tout le monde faisait ce qu'il voulait.  Il y avait entre autres une adolescente parisienne qui demandait à tous les jeunes garçons de moins de 15 ans s'ils auraient le courage de se déculotter devant elle. Elle nous harcelait. Ca a duré quatre étés de suite. De ses 16 ans à ses 18 ans. Trop pudique j'ai toujours refusé. J'ai plusieurs copains qui ont accepté.

             Et là on découvre de quoi la femme est capable et pour que les hommes soient à leur goût et à leur service. C'était un monde aux antipodes de celui d'aujourd'hui. La seule façon de manger c'était de travailler. Les femmes battues on ne savait pas ce que c'était, ça n'existait pas. Tout le monde était solidaire pour essayer d'aller le mieux possible. Et les femmes on était bien content qu'elles soient là et du rôle qu'elles jouaient. Elles étaient d'un secours indispensable.

             A commencer par ma mère et ses relations qui m'ont "formé" dès mon plus jeune âge.

             Comme le rôle des secrétaires médico-scolaires pendant nos visites, qui assistaient, encourageaient et nous encourageaient à voir le bon côté, c'est à dire le côté érotique de la situation. Elles mêmes en profitant pleinement. Dans une société de répression maximum effrayante très contestable et très contestée, avant tout religieuse.

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 02:18

        Chez mon 1er médecin de famille, comme j'étais un gamin d'une pudeur maladive et insupportable, ça été tout nu à chaque fois jusqu'à plus de 9 ans. Entre 2 et 4 fois par an. C'est ma mère qui me déshabillait à chaque fois et qui me prenait en main.

             J'ai appris que j'avais été opéré au sexe à 14 ans. Mais étant donné la cérémonie de l'examen de mon sexe même pour une simple grippe, on ne me cachait pas et on me laissait clairement comprendre que j'avais un problème à cette endroit là. En fait une circoncision à très haut risque de déchirure grave. Avec des douleurs fréquentes plutôt "refroidissantes" dès mes premiers souvenirs. En particulier des douleurs circulaires tout autour de la couronne. 

             Chez mon 2ème docteur de famille j'ai baissé mon slip sous le nez de ma mère 2 ou 3 fois par an jusqu'à presque 16 ans.

           J'ai subi onze docteurs différents jusqu'à plus de 20 ans. Sept hommes et quatre femmes. Avec trois infirmières, quatre assistantes médico-scolaires dont la même cinq années de suite de 14 à 18 ans, et six  infirmiers.   Tout le monde a eu très peur pour mon intimité, et pas seulement pour ma circoncision.

         

            A Mâcon, quand je suis rentré complètement nu dans la grande salle d'examens mitoyenne avec la salle des bancs, seul avec le docteur en blanc, celui ci qui me voyait pour la première fois n'a pas arrêté de fixer mon sexe en fronçant les sourcils, pendant tout le temps très long que je marchais nu vers lui.

            Mon examen physique s'est quasiment résumé à l'examen de mon intimité, interminable, sexe et fesses. Avec le coeur !

            Si j'avais subi le conseil de révision en mairie, quel spectacle ça aurait été pour tout le monde, en plus de ma pudeur extrême.

            Rire : à Mâcon le médecin était gaucher ! Il me les a tâtées d'une seule main, de profil, et avec sa main gauche. Comme elles étaient médicalement reconnues trop grosses et trop pendantes pour mon âge depuis mes 13 ans, il s'est beaucoup amusé ... et moi aussi !

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 01:22

        J'ai eu 20 ans en février, dernière visite scolaire en avril. Incorporation dans les premiers jours de juillet. 25 nouveaux arrivants sur 2 jours, lundi et mardi. Une chambrée au milieu de 500 soldats. Une majorité d'engagés et de fins de service.

        Première douche collective le vendredi après midi. Les 25 nouveaux avec une trentaine d'anciens entre 30 et 40 ans. Ils se sont mis nus, nous aussi. Ensuite il y a eu un long temps d'attente debout tout nus.

             Pendant que nous les nouveaux nous regardions, horrifiés, la fameuse planche caoutchoutée très longue, seul accès à la salle de douche voisine, ils nous ont tourné autour pendant très longtemps pour voir comment on était faits. La musculature et l'état physique, mais pas seulement ...

            Les "bizutages" ont commencés dès ce vendredi soir. Premières mises à l'air. Selon un rituel bien rôdé et imparable. Une équipe de bizuteurs, quatre costauds et un petit chef, formés exprès, qu'on ne voyait qu'à ce moment là, et dont c'était le "travail".

            Le soir, aux wc, et aux douches. Nous avons vite compris que la "formation" des nouveaux était LE principal loisir, comme dans beaucoup de collectivités, dans la société affreusement répressive de ces années là.

      • ttemoignage
        Lundi 4 Janvier à 23:31

           Un autre épisode qui m'a beaucoup marqué, se sont mes visites médicales scolaires à 19 et 20 ans. Donc après Mâcon.

             J'ai eu 18 ans en février.

        Ma dernière visite au lycée en mai avec la doctoresse aux très gros seins, et pour la 5ème et dernière fois avec la même secrétaire. 

        Mon médecin de famille pour la dernière fois en juin, avec mon gland circoncis au maximum qui commençait à se déchirer.  Il m'avait tripoté le sexe et regardé entre les fesses entre 2 et 4 fois par an pendant 9 ans. Il n'a pas osé me dire que je me masturbais trop, il m'a simplement dit "C'est le frottement du slip !". Je n'ai pas été dupe !

            Mâcon c'était en septembre.

              Après Mâcon j'ai quitté mes parents pendant deux ans pour aller suivre une formation dans une grande ville. Je dépendais toujours entièrement du système scolaire. Visite médicale obligatoire en avril les 2 années de suite. Dans le même centre médico-scolaire. Avec le même vieux docteur chauve et bedonnant. C'est le seul bâtiment moderne que j'ai connu où on m'a fait baisser mon slip. 

            Les centres médico-scolaires en plus d'être particulièrement impudiques, sans aucune considération pour le ressenti, avaient aussi la réputation de faire passer des visites ensemble à des gens d'âges très différents. Ils étaient connus aussi pour des visites interminables où les élèves pouvaient passer 5 ou 6 heures d'affilée.  Ils étaient très redoutés.

              A 19 ans je me suis donc retrouvé avec des  gens de 15 ans à 25 ans, et ça a duré 6 longues heures. Pour ne pas nous obliger à attendre ensemble en slip les uns devant les autres pendant aussi longtemps, on se déshabillait un par un en arrivant dans la salle d'examens.

             Une émotion les 2 fois : c'était quasiment un rez de chaussée à l'angle d'un bâtiment. Et 2 côtés de la salle rectangulaire étaient constituées entièrement de grandes baies vitrées donnant directement sur l'extérieur. Avec des rideaux inexistants. Des semblants de rideaux.  C'est à dire un parking assez important, et des bâtiments en angle tout proches. Depuis les fenêtres toutes proches en face on avait une vue plongeante panoramique dans la salle d'examens. Et depuis le parking devant les baies vitrées on avait une vue directe dans la salle d'examens. En plus le parking était assez grand et les fenêtres très nombreuses, ce qui permettait aux voyeurs et aux voyeuses d'observer tout leur saoul sans jamais se faire remarquer.  On aurait dit la volonté d'offrir un spectacle au maximum de gens.

             Il m'a fait mettre en slip chaussettes les 2 fois et directement devant lui.  Une autre émotion : j'ai reconnu tout de suite sur son bureau ma fiche de santé scolaire pendant 7 ans de lycée, qui m'avait suivie à 200 kilomètres !  Les 2 fois il m'a fait baisser mon slip sur mes pieds très vite. Etant donné la liste impressionnante d'anomalies intimes sur ma fiche. Et j'y ai eu droit et ça été interminable comme d'habitude. Les 2 fois "retourne toi !". Pendant qu'il étudiait mon cul je contemplait le parking et les fenêtres à quelques mètres, slip sur les pieds !

               Dans certaines villes, un certain nombre de femmes de ménage et du  personnel administratif féminin ont fait part de leur indignation sans retenue. Devant le spectacle de visites scolaires et devant de ce qu'on nous faisait subir à nous les garçons  Par les fenêtres sans rideaux n'importe qui depuis les espaces extérieurs ou depuis les fenêtres pouvait assister aux défilé quotidien des garçons de tous âges en slip, puis slip baissé devant le personnel et à tout ce qu'on leur faisait. Ces dames étaient scandalisées et ne le cachaient pas, parce que d'une part n'importe qui pouvait assister à "cette obscénité" tellement c'était facile de regarder. Rien n'était fait pour cacher.  Et aussi par tout ce qu'on nous faisait subir "C'est du vice pour enseigner le vice !" "L'école de la perversion !".

           Il faut convenir que dans ces années là les docteurs aimaient bien travailler publiquement, même dans ce cas là. En plus c'était l'après guerre très pauvre, et n'importe quels locaux pouvaient être réquisitionnés pour la circonstance, c'était une habitude.  Et pas seulement les salles de classes, mais aussi les dortoirs, les dispensaires, et toutes les infirmeries scolaires. Les centres médico-scolaires construits en 1860 ne désemplissaient pas. Comme le premier que j'ai connu à 11 ans en cm2 dans la ville de mes parents.

             A ce sujet dans ces années là, il arrivait souvent que les locaux utilisés dans les mairies pour le conseil de révision, soient très indiscrets. Et par les fenêtres n'importe qui depuis l'extérieur pouvait regarder. Ou que des garçons très jeunes se faufilent ou montent dans les locaux pour mieux assister au spectacle. Découvrant ce qui allait leur arriver un jour ! Et pouvant ainsi mieux s'y préparer ... avec le sourire ?? "Voilà ce qui t'attend !". Ils savaient très bien, comme tout le monde, que le conseil était légalement obligatoire et que nul ne pouvait y échapper, même pas les infirmes. Leur tour allait arriver et il le découvraient ! Avec en plus les commentaires de leurs grands frère passés avant eux ou de leur mère autorisée à assister au conseil.

    188
    ttemoignage
    Samedi 2 Janvier à 18:53

    Ma vie intime a été conditionnée depuis mon plus jeune âge par ma pudeur quasiment maladive, et pour mon plus grand malheur assortie de  plusieurs  anomalies très intimes médicalement très inquiétantes et d'évolution très incertaine. Pudeur extrême jusque vers 25 ans, assortie aussi de caractères physiques et d'une croissance franchement bizarres. Qui attiraient tout le monde par simple curiosité, mais aussi tous les voyeurs, et les pires vicieux.

        Dans les années 50 et 60, les shorts ultra courts étaient une mode généralisée chez les ados. L'après guerre a duré 30 ans, et il n'existait uniquement que des grands slips coton blanc, très usés, avec des élastiques très relâchés, quand ils avaient des élastiques.  Le célèbre "Petit-bateau" fermé en mailles 2x2, généralisé jusqu'aux années 70, n'avait jamais d'élastiques aux cuisses. . Les mini slips et les slips de couleur ont été complètement inconnus jusque vers 1975.

        Jusqu'à la fin des années 70 il était inconcevable que le corps masculin à tout âge puisse avoir une valeur érotique.  Les homos adultes consentants en privé finissaient en prison pour trois ans. Dans une France ultra catholique, seul le corps féminin pouvait avoir un pouvoir érotique. Ce qui permettait tous les abus possible avec les jeunes hommes et jeunes garçons. La majorité était à 21 ans, ce qui facilitait les choses. Puisqu'à 20 ans nous étions traités exactement comme des gosses, avec un seul droit, celui d'obéir.

         Pendant les 30 ans qui ont suivis la guerre de 40, la pauvreté était partout. Et les finances publiques ont été au plus bas. Avec un manque dramatique de personnel partout.  Entre 1940 et 1944 les bombes ont rasé le pays, avec un nombre inimaginable de millions de morts. Avec une natalité très forte, 800 000 naissances en France en 1947. Les mères de famille s'improvisaient couturières, la mienne en particulier.  Un manque dramatique de surveillance partout. Ou un personnel partout à tous les niveaux qui en profitait pour encourager le vice, pour faire progresser la laïcité. Le mépris du corps humain sous toutes ses formes, la mortification de la chair source de tous les péchés, étant le dogme principal de l'Eglise catholique qui régnait sur la France.  

       J'ai dû subir quotidiennement un véritable harcèlement dès mon plus jeune âge.  Entouré je l'étais, et des amis j'en avais qui m'entouraient ! Qui étaient là pour regarder et qui guettaient pour essayer d'en voir un peu plus par l'ouverture de mes shorts.  J'ai surpris plusieurs fois des discussions à mon sujet, ils se demandaient entre eux si quelqu'un savait quel jour j'allais à la piscine de la ville.  En dehors du vélo, de la piscine, et de quelques partie de football, le sport pour tous n'existait pas en France. C'était le contraire. Donc nos mères nous envoyaient en piscine le plus souvent possible entre mai et septembre. Souvent tous les jours.

         Ma mère m'a imposé de mes 10 ans à mes 18 ans, les premiers slips de bain nylon qui ont existé en France. Puisque la toute première matière synthétique pour l'habillement arrivée en France fin années 50 a été le nylon. Puis le plastique vers 1960.  C'était des slips ultra fins, non doublés, que ma mère choisissait toujours trop petits, et qui ne cachaient pas grand chose. Jamais je n'oublierai les hommes qui me suivaient et les femmes braquées sur mon sexe. La collerette de mon gland complètement circoncis se voyait sous le nylon à plusieurs mètres !

         Les grandes surfaces n'existaient pratiquement nulle part en France. Certaines boutiques tenues par des femmes étaient des rendez vous de liberté entre femmes.  Ma mère, quasiment couturière professionnelle de talent, fréquentait beaucoup une mercerie. Quand je suis arrivé à 10 ans, ma mère m'a déclaré en me présentant mon premier slip de bain nylon : "La patronne m'a dit : plus c'est petit, mieux ça vaut !".

         Avant 15 ans ils savaient que ce n'était pas la peine d'essayer. Mais quand je suis arrivé à 15 ans et jusqu'à mes 18 ans, plusieurs copains, certains plusieurs fois, m'ont demandé de baisser mon slip devant eux, pas tous mais certains me proposant la réciproque. En particulier à la piscine de la ville :  "ton slip de bain ne cache rien, alors au point où tu en es ...".  Ils m'emmenaient à l'écart sous différents prétextes "On te voit drôlement les formes !".  Trop pudique, j'ai toujours refusé.

           Au milieu des années 60, toutes les baignades, qui étaient toujours aménagées au bord des rivières à la sortie des villes petites ou grandes, ont été remplacées par des piscines javellisées. Construites aux mêmes endroits. Ultra rapidement et partout en France.  A cause de la redoutable épidémie de poliomyélite des années 60. 

        Dans la ville isolée très ancienne de 30 000 habitants à 200 km et d'accès direct de Paris où habitait mes parents, ils ont construit une piscine avec des vestiaires immenses, uniquement des cabines individuelles, et sans aucune surveillance, où il était très facile de s'isoler à deux. L'endroit était connu et servait surtout à ça, dans ces années d'interdiction de tout. A la limite de bois immenses jusqu'à la campagne, qui servaient de vestiaires à la baignade avant l'arrivée de la polio.  Beaucoup de jeunes garçons y allaient "se rhabiller à deux" en fin d'après midi.

         Malgré les nombreuses propositions que j'ai reçues pendant quatre été de suite de 15 à 18 ans, j'ai toujours refusé.  Mais j'ai dû subir les voyeurs par les petits trous percés habilement dans les cloisons, malgré mes multiples précautions. Ils m'attendaient à la sortie de ma cabine pour voir quelle tête allait avec l'intimité qu'ils venaient d'observer !  La plupart du temps des hommes adultes. Je suis devenu rouge écarlate plus d'une fois. Certains me suivaient une fois sortie de la piscine qui se trouvait à l'extrémité d'un immense jardin public qui terminait la ville. Il me suivaient aussi en ville. Je faisais un détour pour vérifier. J'étais pressé d'arriver chez mes parents !

       Le jardin public était l'un des rendez vous libertin clandestin de la ville, comme les bois après la piscine, et comme les wc publics. Et un peu comme le parc des sports immense lui aussi d'accès libre à tout le monde 7/7, ainsi que les vestiaires avec douches. Très fréquentés eux aussi pour autre chose que le sport. Dans ces années de répression totale c'était partout pareil.

       Il y avait partout en France un certain nombre de sites naturels et touristiques qui servaient de prétexte à une autre sorte de "tourisme". Car certains sites naturels isolés étaient connus dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres pour permettre la liberté clandestine des moeurs. Tout le monde le savait, mais personne ne disait rien. Car cette affluence étonnante de "touristes" représentait dans l'après guerre une manne économique non négligeable pour ces régions. Exactement comme les sites naturistes de nos jours pour l'économie locale. C'était le cas de la ville où mes parents étaient arrivés en 1946, uniquement pour raison professionnelle. Et le hasard a voulu qu'il en soit de même pour la région où je passais mes vacances d'été deux mois par an tous les ans. Dans ces régions le personnel chargé de l'entretien "entretenait" à sa façon, c'est à dire en favorisant le vice pour encourager le tourisme. Personne n'était contre, et personne ne disait rien. Comme dit le proverbe : qui ne dit mot, consent.

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 11:41

        Et Qu'on ne vienne pas nous dire que ces dames n'étaient pas intéressées ou étaient blasées par l'intimité de l'homme. D'abord il n'y a pas deux intimités physiques pareilles.  Aux visites scolaires, la façon dont les docteurs  plaçaient leurs secrétaires. A leur table, mais presque à côté d'eux. Pour qu'elles n'aient pas à pencher la tête pour regarder. Et pour qu'elles puissent regarder "normalement" tout ce que les docteurs nous faisaient. Parce qu'elles ne voulaient rien rater du spectacle.

            Ca aussi ça laisse un souvenir.

      • ttemoignage
        Samedi 2 Janvier à 23:42

        Dans la même catégorie de faits dans les années 60, il faut relater le rôle authentique quotidien du chantage.  Les sanctions pénales dans ces années là étaient telles, qu'il valait mieux ne pas tomber sous le règne d'un maître chanteur.

          C'était très vite arrivé, et c'était ma hantise. Tout le monde en était là. 

            Les jeunes garçons en particulier avaient cette spécialité. Tu baisses ta culotte où je te dénonce.

             C'est arrivé à un certain nombre.  A un jeune de 16 ans qui avait volé, et qui a dû faire les quatre volontés d'un adulte qui l'a fait chanter pendant des années. Un veuf qui vivait seul et qui s'est bien amusé !  Il a ainsi évité la prison, dans ces années là suivie de l'exclusion définitive de la société et d'un revenu normal. 

    187
    ttemoignage
    Samedi 26 Décembre 2020 à 00:26

       Dans l'actualité récente, il y a de nombreux exemples de la volonté de faire taire par la force les témoins gênants. Et pour ça les autorités autorisées n'hésitent pas à agir en toute illégalité, et jusqu'à l'injustice totale et flagrante.   Même quand les témoins ont raison, parce qu'ils assistent à des agissements inavouables destinés à rester cachés.  On dit bavard comme une tombe.

         Ca a toujours été comme ça. Sauf que de nos jours il y a beaucoup plus de possibilités pour faire connaître et même au monde entier.  Internet et autres moyens d'enregistrements et de diffusion d'images. 

       C'est pour cela que les gens dans mon cas qui témoignent sur internet prennent de très grands risques. Pour témoigner de cette façon sur des sites comme ici, il faut en avoir le courage. Ou alors être suffisamment secoué psychologiquement par ce qu'on a vécu. Mais il faut aussi se trouver dans une situation qui donne la possibilité d'écrire sur internet sans être surveillé par personne au moment où on écrit. Et sans risque d'être découvert et identifie un jour. Ou ne plus avoir grand chose à perdre. Ou comme dans mon cas, appartenir à une famille qui n'a jamais hésité à critiquer les autorités, et en privé à remédier à leurs insuffisances par des initiatives privées. 

        Il faut rappeler que sur internet l'anonymat n'est jamais complet. Et que les grandes oreilles d'un certain nombre d'autorités nous observent en permanence, nous lisent et copient tout ce que nous faisons sur la toile. Par tradition familiale je suis content de leur en flanquer plein le figure. Tout le monde sait que en France les autorités sont loin d'être parfaites en tout.

     

          Il faut rappeler pour les victimes ou pour ceux qui subissent,  l'importance du spectacle de ce que les autres subissent eux aussi. Assister à ce que les autres subissent, marque presque autant que ce qu'on subi soi même. Car ce que les autres subissent comme mises à nu forcées est un véritable spectacle. Et dans ces années là c'était à répétition pour tous, et la plupart du temps collectivement.

         C'est honteux de l'avouer, mais c'est une réalité : ce spectacle ne laisse pas indifférent. C'est à dire que malgré l'horreur de la situation, c'est un spectacle excitant. Et qui ne s'oublie pas comme ça. Surtout quand il a lieu à répétition pendant une quinzaine d'années.  Car l'organisme réagi automatiquement et involontairement. C'est un réflexe qui échappe totalement à la volonté. 

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 11:29

        Pour comprendre mon expérience il faut savoir que mon service militaire s'est terminé au bout de trois mois au Palais de Justice. Ma famille a organisé un procès très justifié. Par la faute de l'autorité militaire j'ai failli revenir mort de mon service militaire.

           Les "bizutages" - si on peut appeler ça des bizutages - n'y ont été pour rien.

            Mais au moment de mon procès s'est posé sérieusement la question de savoir ce qui était réellement la formation militaire, et ce qui n'avait rien à voir avec la formation militaire.

            Il est devenu évident que les fameux "bizutages" dépassaient très largement les besoins de l'aguerrissement indispensable. Et que nous subissions quotidiennement quantité d'amusements, qui pour nous n'en étaient pas du tout, et qui n'avaient rien à voir avec la formation militaire.

             D'abord un manque dramatique de personnel d'encadrement, face au surnombre impressionnant des jeunes appelés (800 000 naissances par an en France en 1947).  Donc aucune surveillance et des militaires livrés à eux mêmes entre 17h et 6h du matin, ainsi que week-end et jours fériés. Entièrement libres de faire entre eux tout ce qu'ils voulaient. C'est à dire que les nouveaux faisaient les frais de la fête, et puis tant pis pour eux. 

             On ne nous cachait pas que l'infirmerie et les hôpitaux militaires étaient très accueillants. Donc à la moindre résistance de notre part c'était l'hosto, sans aucun risque pour eux d'être inquiétés.  

            Une arme avec des gens d'origines très variées et très mélangées. Des intellectuels de haut niveau avec des simples, des fils de cadres avec des fils de familles modestes.

           Et en même temps une arme très physique avec de beaux corps. 

                Une grande émotion : mon procès a eu lieu au début des années 70, au moment où a commencé l'épidémie de sodomies des jeunes appelés dans tous les centres et camps militaires, absolument partout.

            Vers 1975, dans Le Figaro, un article de une demi page a été consacré à "L'avenir moral de la jeunesse". En effet les Palais de Justice partout en France étaient encombrés, surchargés, de procès organisés par les familles de jeunes appelés. Leurs fils revenaient de leur service militaire plus tôt que prévu.  Tous avec la même blessure : déchirure de l'anus.

            Vers 1987, nouvel article toujours dans le Figaro, exactement pour la même raison. Quinze ans après rien n'avait changé, sauf le sida en plus ! Donc les procès avaient deux motifs : déchirure de l'anus + le sida. 

             J'ai eu l'émotion de ma vie ! J'ai compris ce que j'avais risqué. Parce qu'ils nous faisaient tout, sauf ça. C'était la seule chose qu'ils ne nous faisaient pas. Mais étant donné ce qu'ils avaient l'habitude de nous faire, c'était très facile de franchir le pas !   De nombreux doigts entre les fesses on y avait droit. Les fessées c'était l'habitude. Et cette façon qu'ils avaient de nous maintenir allongés les jambes grandes ouvertes et relevées très haut pour que tout le monde puisse nous regarder entre les fesses. Un encadrement qui laissait faire, autre façon d'encourager.

             Mon père a demandé à mon avocat si on pouvait porter plainte. Il nous a répondu : "Il y a une tradition, une habitude, on ne porte plainte que si le jeune appelé revient mort. Si le jeune appelé revient abîmé mais vivant, on se contente de faire un procès".

             En fait, l'épidémie généralisée de sodomies dans toute la France a durée presque 20 ans. Du début des années 70 à la fin des années 80. Pour les tribunaux partout soient encombrés à ce point là pendant aussi longtemps, il fallait que tout le monde s'y mette.  Sodomiser les jeunes appelés c'était devenu un rituel, une tradition. Ce que nous subissions c'était pareil, sauf que ça ne conduisait presque jamais à un procès. Et toutes les années 60 ça a dû être comme ça aussi.

            Faire un procès ou porter plainte ne servait jamais à rien. C'était perdre son temps. Puisque la rigolade des copains par définition c'est de la faute à personne !  

      • ttemoignage
        Mardi 5 Janvier à 07:42

        Dans ces années là, il y a 50-60 ans, la majorité était à 21 ans. On ne couchait pas du tout comme maintenant. L'éducation sexuelle était inexistante. Sauf la catholique, complètement orientée, volontairement très incomplète, et souvent volontairement erronée. En famille et en privé chacun était libre de faire tout ce qu'il voulait. La famille et le voisinage étaient des institutions nationales.  Entre ados on s'instruisait mutuellement. Les plus grands enseignaient les plus jeunes. Beaucoup de familles enseignaient les jeunes directement par des "travaux pratiques". J'ai eu de nombreux exemples dans mes relations.

            Pendant les 30 ans qui ont suivis la guerre les autorités avaient autre chose à faire, manquaient cruellement de moyens et d'effectifs. Les gens étaient livrés à eux mêmes, sans aucune surveillance, et pouvaient faire tout ce qu'ils voulaient. Derrière les apparences tout était possible. Il suffisait de ne pas se faire prendre, et pour ça tout le monde était solidaire. Tout le porno était formellement interdit par la Loi aux PLUS de 21 ans.  Mais il y en avait partout. Clandestinement sous le manteau. Introduit en France par les routiers. Il y avait des réseaux de distribution clandestins et le porno circulait partout, venant d'autres pays européens beaucoup moins répressifs. . Les autorités n'intervenaient que en cas de problème très grave. Les histoire de fesses ça ne les concernait pas. En principe l'Eglise s'en chargeait (tu parles !!). Il valait mieux faire l'amour que faire la guerre. Adolf était encore omniprésent.

      • apte
        Dimanche 3 Janvier à 20:05

        merci beaucoup Akia pour vos bons voeux 

        je respecte l'authenticité des récits du "témoignage" tirés de son expérience personnelle et de son ressenti propre à chaque personne. Il ui a le mérite de raconter ce qu'il a vécu avec ses sentiments et sans fard  disant re ce qui a été rarement dit.

        Mais cette expérience ne reflète pas ce qu'ont vécu tous les garçons et  jeunes gens à la même époque, il faudrait plus de nuances dans ses jugements.

        Je suppose qu'il a eu moins de chances que d'autres et connu des situtions plus pénibles et peut-être aussi qu'il y a attaché plus d'importance.

        Si tous les garçons et jeunes gens de cette époque ont connu eux aussi des situations de nudité forcée, ils les ont souvent trouvées plus supportables  Et ce qui les a rendu plus supportables pour beaucoup de  jeunes hommes notamment au conseil de révision et au centre de sélection, en tout cas pour moi, c'était le fait que c'était en groupe.

        Quand on se retrouvait une 40 de garçons du même âge à se mettre nus tous ensemble dans un grand vestiaire avant que le premier groupe de 20 ne rentre intimidés dans la grande salle ( la salle de  mariage ou de délibérations) de la mairie qui avait été aménagée pour recevoir les séances du conseil de révision, on était bien sûr très embarrassé mais  c'était en groupe, on n'était pas seul, les autres  conscrits étaient nus aussi et ça rendait  beaucoup moins anormale la situation, on les voyait se faire examiner de façon complète et impudique devant les membres du du conseil mais aussi devant les autres conscrits du groupe de 20 alignés nus les uns derrière les autres comme un troupeau de bétail et les premiers du rang pouvaient voir l'examen de ceux qui les précédaient eux aussi. On était donc  moins surpris par les modalités d'examen quand arrivait notre tour et même moi qui était très pudique, j'étais moins gêné quand était arrivé mon tour après plus d'une demi-heure d'attente en rang et dénudé, on s'habitait ainsi à la nudité, on savait qu'il faudrait marcher devant les membres du conseil pour aller à chaque extrémité de la grande table  derrière laquelle ils étaient assis, et se tenir droit de face et de dos une fois arrivé à l'extrémité de la table avant de revenir au milieu, qu'il faudrait aller se mettre devant une balance à droite un peu en avant pour la pesée et y attendre de recevoir l'instruction du médecin militaire de monter sur la balance accompagnée d'une claque sur les fesses et en redescendre avec une seconde claque et c'était pareil pour chaque conscrit, donc pas de surprise.

        La nudité commune et l'égalité de traitement contribuaient à rendre toute la procédure plus supportable.

        Je reconnais que quand j'ai passé il y a longtemps le conseil de révision, il n'y avait pas de femmes parmi les membres du conseil ( mais d'autres témoignages à la même époque montrent qu'il aurait pu y en avoir, j'avais eu de la chance qu'aucune femme ne soit élue dans mon canton ), mais je ne suis pas sûr que cela aurait ajouté beaucoup plus de gêne pour moi, on était nus devant une douzaine de notables hommes, la présence d'une ou deux femmes parmi eux ne m'aurait sans doute pas plus traumatisé. Le plus dur pour moi cela avait été  de se déshabiller entièrement au vestiaire sous les ordres de sous-officiers gendarmes et de s'aligner entièrement nu derrière et devant d'autres conscrits tous aussi nus que moi, et pendant l'examen de recevoir des claques sur les fesses ( 3 en tout pour moi) , pas parce que cela faisait mal, ce n'était pas des claques très fortes, mais pour le côté humiliant pour un jeune homme de 18 ans d'être traité comme un gamin ( j'en recevrais d'autres plus tard au centre de sélection et pendant mes classes au service militaire car c'était une pratique courante pour les sous-officiers qui encadraient des conscrits ou des appelés, souvent d'ailleurs plus à mon avis de façon "paternelle" -car c'étaient les plus jeunes appelés qui en recevaient le plus même si tous les appelés avaient leur part_- que pour  faire mal ). 

         Si on se rappelle avec autant de précisions de ce passage dénudé au conseil de révision ( alors qu'on passait d'autres visites médicales nu à l'époque, visites scolaires, visites pour colonies de vacances, visites d'embauche pour le travail ) cela montre son importance dans la vie d'un jeune homme, son caractère de rituel initiatique ( pères et grand pères l'avaient passé aussi avant nous ), son caractère solennel et intimidant ( on était nus non seulement devant du personnel médical mais aussi devant des notables en costumes de ville et que c'était à eux de juger de notre aptitude au service militaire, ils n'étaient pas là en observateurs,  ce type de situation n'arrivait qu'à l'occasion du conseil de révision ) ; c'est pour cela que c'était plus marquant que la visite passée au centre de sélection, même si la nudité collective y était aussi la règle et devant des sous officiers en plus du personnel médical .

        La notion de déshabillage collectif était pour moi importante pour toute visite médicale obligatoire. Par exemple, pour moi au collège et lycée où il y avait une visite annuelle obligatoire à l'infirmerie, il y avait chaque année la moitié de la classe soit environ 15 à 20 élèves qui devaient tous ensemble se déshabiller en slip dans un vestiaire adjacent à la salle d'examen. C'était en principe pour gagner du temps mais je crois que cela servait aussi à nous faire nous tenir tranquilles ( on était forcément moins turbulents en slip qu'habillés, c'était sans doute pour cela qu'au lieu de se déshabiller au fur et à mesure de l'avancement des examens, il fallait que tout le groupe se mette tout de suite en slip sous le contrôle du prof de gym,  et cela nous habituait à être déshabillés de façon à préparer  la visite médicale passée ensuite seul devant une doctoresse et une ou deux infirmières avec nudité pour tout ou partie de la visite, y compris pour le passage sur la  balance au lycée.

        Ce n'était pas vraiment une visite collective comme au conseil de révision, au centre de sélection ou à la visite d'incorporation à l'armée mais on restait tout de même une heure ou plus en slip en groupe surveillé par un prof de gym à attendre notre tour d'entrer dans la salle d'examen.

        Contrairement à "témoignage", mes visites médicales scolaires étaient parfaitement normales et complètes, tous les organes étant examinés et avec tous les contrôles habituels dans une visite médicale, le tout en respectant un protocole car l'infirmière devait remplir un carnet médical qui nous suivait d'année en année, il y avait toujours par exemple une analyse d'urine pour lequel on allait dans un petit cabinet de toilettes au fond de la salle sans porte ( c'était un moment pénible pour moi qui avait du mal à uriner sans intimité car je sentais derrière moi le regard de l'infirmière, il fallait qu'elle ouvre le robinet d'un lavabo pour faire couler ce l'eau pour que j'y arrive ), et naturellement il y avait aussi un examen des organes génitaux et un examen très minutieux de la colonne vertébrale qui était presque le plus gênant. Au lycée, en terminale, je me rappelle encore mon embarras avec la rougeur qui montait au front quand je devais me tenir entièrement nu de dos pour l'inspection de la colonne vertébrale devant l'infirmière permanente du lycée,  une jeune étudiante infirmière de l'école d'infirmières à côté du lycée qui faisait un stage à l'infirmerie du lycée et la doctoresse, une femme d'âge moyen comme l'infirmière permanente, qui cette année là ne s'était pas contenté de faire glisser les doigts de sa main sur toute la longueur de la colonne de la nuque jusqu'au coccyx mais avait procédé ensuite à ma grande surprise à une palpation des fesses avec pincement et petites tapes pour en constater la fermeté. Heureusement étant de dos, je ne pouvais pas voir si les deux infirmières et en particulier la jeune stagiaire avaient souri ou étaient restées sérieuses.

        Mais avec le recul, cela me fait rire, ce n'était pas bien méchant et bien moins embarrassant que la visite au conseil de révision.

        Pour juger des pratiques de cette époque aux visites médicales, il faut se rappeler que la pudeur n'était pas une qualité appréciée comme aujourd'hui. Si on s'était plaint à nos parents, cela n'aurait eu aucune suite ou cela les aurait fait rire.

        Tout était vraiment différent mais il y avait une innocence qu'on a perdue.

        En même temps il y a de mauvaises pratiques qui perdurent dans l'armée. Par exemple vous avez peut-être lu dans les journaux le procès peu médiatisé de quelques gradés militaires et anciens élèves de l'école militaire de Coetquidan pour une séance de " bizutage" par les anciens élèves qui s'est mal terminée puisqu'un jeune homme est mort noyé pendant une épreuve de traversée la nuit d'un pièce d'eau où il n'avait pas pied avec rangers, treillis, casque et bardas, qui avait été décidée comme une épreuve d'entrainement par les anciens élèves ( la direction de l'école savait qu'il y avait des séances dites de transmission au lieu de parler de bizutage mais a déclaré au procès ne pas avoir été informé du détail de la séance ce qui  était contraire au règlement.

        Ce procès a été peu médiatisé, il survient presque 8 ans après la mort du jeune homme, car ni les militaires, ni la justice, n'ont mis d'empressement à clore le dossier pour passage devant un tribunal correctionnel.

        Les peines requises par le procureur de la république aussi bien contre deux gradés que les 4 anciens élèves poursuivis devant le tribunal sont trop légères à mon avis alors qu'il y a bien eu faute et négligence aussi bien de la part des anciens élèves qui auraient du interrompre l'exercice quand ils ont constaté que certains nouveaux élèves avaient du mal à le réaliser au lieu d'ordonner qu'il se poursuive que de la part des gradés responsables directement des études et de la nouvelle promotion.

        On attend la décision du tribunal pendant le premier trimestre de 2021 j'espère pour ma part que les sanctions seront plus fortes que celles demandées par le procureur afin que cela serve d'exemple pour la suppression complète de tout ce qui s'apparente encore à du bizutage.  Il est notamment anormal que les officiers mis en examen n'aient pas été radiés de l'armée ainsi que les élèves exclus tout de suite de l'école. 

         

         

      • Dimanche 3 Janvier à 14:15

        Merci à vous Apte pour vos bons voeux , je vous présente les miens

        pour cette nouvelle année 2021

        Merci aussi pour vos commentaires que j'apprécie beaucoup avec ceux

        de ttemoignage

        je ne connais pas cette période malgré deux frères plus âges que moi

        cette époque après guerre on ne parler guère de tout cela

        Merci à vous

        Bon dimanche

        Lucienne

         

      • ttemoignage
        Dimanche 3 Janvier à 08:33

          Autre épreuve de nudité forcée que j'ai été obligée de subir, et pendant cinq  étés de suite : les wc de la baignade de la ville où étaient mes parents. De mes 10 ans à mes 14 ans. Trois bassins cimentés tout en longueur à côté de la rivière et parallèles à la rivière. J'ai commencé à aller seul à la baignade de la ville à 10 ans, avec des copains, avec mon petit slip de bain nylon ultra fin.

             Cette grande baignade à la sortie de la ville à la limite des bois,  était grande ouverte à n'importe quels passants. Beaucoup de gens habillés se mélangeaient aux baigneurs, c'était l'habitude. Qui n'étaient pas là par hasard. En particulier des hommes montaient la garde du matin au soir à côté des très grands wc avec de très nombreuses cabines. Ces wc d'accès libre à n'importe se trouvaient à l'écart entre les bassins et la rivière, au milieu des arbres et de la végétation qui se trouvait tout le long des bassins entre les bassins et la rivière, et qui servaient aussi de vestiaires.  wc dans un état de délabrement total. C'était un rendez vous de voyeurs et de vicieux. L'ensemble n'était pas, et ne pouvait jamais être surveillé. Les gens étaient entièrement livrés à eux mêmes.

            La poliomyélite est arrivée l'été de mes 14 ans, au mois d'août. Le laboratoire qui travaillait pour la mairie a fait paraître dans le journal local l'analyse de l'eau des bassins de la baignade pour justifier sa fermeture immédiate. Dans le bas de l'analyse il y avait le pourcentage impressionnant d'urine dans l'eau.  Le chef du laboratoire a déclaré : pour être honnête je ne pouvait pas ne pas indiquer la quantité d'urine dans la publication de l'analyse. Au minimum un litre d'urine pour 100 litres d'eau. Les gens nageaient dans une mare de pisse. Il a dit : ce ne sont pas des gamins isolés qui peuvent faire ça, il faut que tout le monde s'y mette.

             Il est certain que pour utiliser les wc il fallait beaucoup de courage, ou être un(e) exhibitionniste authentique. Ils étaient très peu fréquentés. Trop bien élevé pour pisser dans l'eau j'ai affronté ces wc pendant quatre étés de suite ! Avec les copains nous passions à la baignade des après midi entiers, souvent plusieurs jours de suite. Je passais toujours uniquement en petit slip nylon ultra fin et nu-pieds au milieu de plusieurs hommes adultes au milieu de la verdure loin des regards. Une fois à l'intérieur plusieurs yeux se collaient immédiatement à différents trous bien situés. Bon courage mon garçon !! Il fallait monter sur des wc uniquement à la turc dans ces années là. Rehaussés. C'est à dire que la cuvette était parfois jusqu'à 30 ou 40 cm de hauteur par rapport au sol de la cabine.  Certaines cuvettes étaient tellement haute qu'elles avaient une marche. Dans ces années là c'était partout pareil.  

             De mes 10 ans à mes 14 ans, plusieurs mois pendant cinq étés de suite, j'ai été obligé de tout montrer à combien de dizaines d'hommes adultes ?? Je ne saurais jamais combien !  Uniquement un oeil collé à un trou, ça parait moins. Même plusieurs yeux collés à plusieurs trous.

            L'année suivante j'avais 15 ans, une grande piscine javellisée avait été construite à la place de la baignade. A cause de la polio.

            Dans cette nouvelle piscine, une autre épreuve m'attendait. Elle n'était et ne pouvait pas être plus surveillée que l'ancienne baignade. En plus des petits trous dans presque toutes les cabines, il y avait les urinoirs. Très à  l'écart et sans aucune protection entre chacun. Littéralement conçus pour le voyeurisme et l'exhibitionnisme !  Circoncis très jeune j'en ai une petite, donc j'étais obligé de tout sortir, y compris mes deux oeufs qui étaient médicalement reconnus comme trop gros et trop pendants pour mon âge depuis mes 13 ans. Pour la plus grande joie des voyeurs.  En plus de regarder celles des autres. J'en avais déjà vu beaucoup, en particulier des bien raides, bien rouges et bien veineuses. J'avais déjà subi de très nombreux exhibitionnistes. Mais là c'était la vraie collection ! C'était le seul moyen de pisser un jour. Les cabines peu nombreuses  étant toujours occupées.

            Comme l'ancienne baignade, cette nouvelle piscine était fréquentée surtout par des gens venant de loin. Et pas seulement pour les jeux de l'eau.

              J'ai eu mon premier sperme à 12 ans, en revenant de la baignade. Etant donné l'ambiance il y avait de quoi !

            C'était au début et au milieu des années 60. Dans un monde aux antipodes de celui d'aujourd'hui.

      • ttemoignage
        Dimanche 3 Janvier à 01:15

            J'ai déjà parlé du premier centre médico - scolaire que j'ai connu, au tout début des années 60, dans la ville où étaient mes parents. Ces centres avaient une réputation d'impudeur totale, celui là en particulier. La doctoresse, très connue, pratiquait un seul et unique examen chez tous, la baisse du slip pendant plus de cinq minutes à la montre. Elle passait autant de temps à écarter les fesses qu'avec le sexe.  Chez les 9 ans comme chez les 18 ans. Elle s'y reprenait à plusieurs fois avec les fesses comme avec le sexe. Elle commençait toujours par les oeufs. On aurait dit qu'elle cherchait quelque chose qu'elle ne trouvait pas. Des milliers y sont passés entre 1955 et 1965.

             Jamais je n'oublierai l'effort surhumain qu'il m'a fallut, rien que pour me mettre en slip devant les cinq autres copains, qui attendaient en slip dans la 2ème salle d'attente, simple alcôve de la première grande salle d'attente.   Je venais d'avoir 11 ans. 

           Rire : un collège privé religieux catholique d'enseignement primaire et secondaire, se trouvait dans la même rue sur le même trottoir, à 200 mètres. Etonnant mais dans les années 60 ces collèges cathos très puritains étaient les seuls mixtes ! Pas loin de 1000 élèves, de 7 à 19 ans. Et ce collège privé très catho utilisait le centre médico scolaire tout proche pour les visites de ces élèves.

             Evidemment les bonnes soeurs en cornettes et les frères, qui dirigeaient le collège, connaissaient parfaitement bien les procédés de la dame !   Pourtant dans un collège de cette importance il aurait été facile d'aménager une partie de l'infirmerie forcément très grande.

               Quand je dis que le livre Sodoma ne nous a rien appris et de ce fait n'a pas fait beaucoup de vagues, je ne me trompe pas ! Dans ces années de répression totale, l'armée et l'Eglise catho étaient des refuges de pervers. Les scandales actuels de l'Eglise et des bizutages à l'armée, ne nous apprennent rien de nouveau.

              

      • ttemoignage
        Samedi 2 Janvier à 23:34

        Ce qui devait arriver m'est arrivé, je me suis retrouvé à Mâcon par hasard avec 7 ou 8 camarades de classe ou de jeux. Devant qui évidemment j'ai dû baisser mon slip et me retrouver tout nu.

             Entre autres, sur les bancs en même temps que deux camarades de lycée avec qui j'avais passé quotidiennement des années de lycée. Je suis arrivé dans la salle des bancs après eux. Ils ont assisté à mon "installation", c'est à dire le temps de gigoter des cuisses, comme les ailes d'un papillon qu'on épingle. Plus ou moins long selon la pudeur de chacun. Une véritable mise en croix ...

              Chez tous une immense compassion, doublée d'un voyeurisme silencieux authentique non dissimulé. Pour la plus grande joie de l'autre à sa table qui assistait au spectacle.

              Quand j'ai enfin accepté d'ouvrir définitivement mes cuisses relevées en grand, le copain de classe à ma droite sur le même banc, assez gros et plus grand que moi, c'est penché sur sa gauche et il a très longuement regardé mon bas ventre silencieusement. Ensuite, scandalisé, il s'est adressé à haute voix à l'autre à sa table, pour réclamer un slip pour tout le monde, etc. Les autres ont pris le relais. L'infirmer sans blouse à sa table n'a rien dit du tout, et s'est contenté de regarder encore un peu mieux.

             Mais surtout ce qui m'a stupefait c'est l'autre copain de lycée, sur l'autre banc, à côté du copain à côté de moi. Il était littéralement focalisé sur moi. Il n'y avait que moi qui l'intéressait. Il a oublié complètement les trois autres. Il s'est penché franchement plusieurs fois sans se gêner pour mieux observer mon intimité.  Au lycée, pendant des années, je n'avais nullement remarqué un voyeurisme particulier de sa part, contrairement à d'autres.  On voyait qu'il était beaucoup moins pudique que moi. Ma présence tout nu cuisses ouvertes sous son nez, et ma gêne extrême,  l'avait transformé en quelques secondes, et il était devenu mon voyeur personnel.  Quotidiennement pendant des années de lycée, jamais je n'aurais pu deviner, ni imaginer, l'intérêt prodigieux qu'il portait à mon intimité ! Même pas pendant les séances de sport. Il profitait des circonstances qui de toute évidence étaient pour lui une aubaine exceptionnelle. 

             Ca été la dernière fois que nous nous sommes vus.

            Une chance : dans les trois casernes ou camp successifs où j'ai été, il n'y avait aucun de mes copains de classe ou de jeux. Parce que là ça aurait été bien pire !  

             Je n'ai jamais subi le conseil de révision en mairie. Dans mon cas ça aurait été  une vraie catastrophe.

             Ensuite la gêne extrême de retrouver en ville, dès le lendemain ou plus tard, des voisins ou gens qui vous avaient vu tout nu et de près. J'ai connu des gens à qui c'était arrivé, et qui avaient vécu l'horreur totale de se retrouver devant des gens devant qui ils s'était mis tout nus très longtemps.

             Il y a le spectacle de votre nudité, mais aussi le spectacle de votre comportement dans de telles circonstances. Qui donne lieu aussi à des bavardages. Et qui aident tout le monde à vous "connaître" un peu mieux.

           Surtout dans mon cas, car tout le monde connaissait mon côté "pittoresque" de notoriété publique.  Alors finalement comment est il fait ?  Comment s'est il comporté ??  

                Un autre résultat, c'est de rapprocher entre eux les tout nus.  "Je t'ai vu tout nu, tu m'as vu tout nu. Nous savons comment nous sommes fait réciproquement. Qu'est ce qui nous empêche de recommencer, pour nous amuser ??? Tu te branles souvent ?? ". Etc.  C'est ce qui m'est arrivé pendant mon service militaire suite aux bizutages. J'ai reçu des avances très précises de gens que j'intéressais.   J'allais me masturber très souvent dans les wc publics des villes où nous étions. Le soir en quartier libre. C'était le seul et unique endroit possible. Il y en a un qui avait deviné où j'allais, car il  m'avait suivi. Et qui a informé certains autres. Il m'avait fait des avances très précises dans l'entrée d'un wc, sans un mot en faisant le geste de la masturbation devant mes yeux avec ses doigts en anneaux.  Il avait vu juste. Trop pudique j'ai toujours refusé.

             Au début des années 60, dans mon lycée de 1000 élèves, uniquement des garçons car dans ces années là la mixité était formellement interdite.  il y avait deux couples de garçons de 15 ans qui étaient connus pour "jouer" ensemble.  Pour cette seule raison ils ont été mis à la porte du lycée. Passible de poursuites judiciaires et maison de redressement. Car dans ces années là c'était gravissime. Avec au programme exclusion définitive d'un travail normalement rémunéré. Comme dans ces années là la seule façon de manger c'était de travailler, le parcours était tracé : l'Abbé Pierre ou braquer les banques. Comme Jacques Lerouge.

             Il valait mieux ne pas se faire prendre !!

            Il y avait les flics en civil et leurs indicateurs, etc.

      • ttemoignage
        Samedi 2 Janvier à 22:26

        Chez un jeune garçon avant une visite scolaire, ou chez une jeune fille avant un examen gynéco, l'appréhension est exactement la même. Sauf que la fille peut choisir où, quand comment et avec qui. Ce qui n'était jamais le cas du garçon.

             Sachant que chez les deux, la pudeur est exactement la même, et c'est aussi redoutable pour l'un que pour l'autre. Il y a de nombreux témoignages des deux sexes dans ce sens.

             Les médecins femmes comme hommes étaient obligés de se fâcher pour que les jeunes garçons obéissent et se laissent faire. Ca criait beaucoup et souvent dans les salles d'examens. Ceux qui attendaient leur tour en slip à côté en savent quelque chose. Plus l'âge s'avançait moins c'était utile de crier, une certaine habitude était prise chez beaucoup (mais pas tous, j'en sais quelque chose !). Mes visites scolaires à 19 et 20 ans, dans un centre médico-scolaire dans une grande ville, exactement comme celles des gosses, sont les seules où je me suis bien comporté.

      • ttemoignage
        Samedi 2 Janvier à 22:12

         Autre réalité à prendre en considération : les grands slips coton blanc étaient un véritable vêtement, qui montait très haut devant et derrière, qui recouvraient une bonne partie du corps, et qui gênaient vraiment beaucoup les examens. Et qui agaçait suprêmement les médecins, j'en sais quelque chose ! Les slips de ces années là compliquaient beaucoup les examens, à une époque où la médecine préventive des jeunes était une priorité nationale, ou dans des circonstance graves comme la défense du pays.

      • ttemoignage
        Samedi 2 Janvier à 22:01

        Dans les années 70, dans un hôpital, j'ai longuement écouté, avec une très grande émotion, cinq ou six infirmières qui ne m'ont jamais vu, qui profitaient d'une pause d'un quart d'heure, pour fantasmer à haute voix entre elles sur le défilé des tout nus de Mâcon.  Et là on découvre l'effet que ça pouvait leur produire !  Elles étaient uniquement entre elles, elles se croyaient seules, et toute la pause a été consacrée aux tout nus de 18 ans dans les Centres et autres Conseils.  Et fantasmer collectivement sur ce sujet ça devait être leur habitude.

              Toutes les années 80, un très grand nombre de faux docteurs qui faisaient passer de fausses visites copiées sur les vraies, étaient réellement des membres du personnel médical, mais toujours d'une autre spécialité. Et là on découvre aussi l'importance que ça avait pour eux. C'était leur loisir préféré. Il récupérait du matériel médical très usagé, dont ils se servaient pour leurs fausses visites.

              Slip baissé sur les pieds nus, j'ai connu, comme beaucoup d'autres, la jeune infirmière médico-scolaire rougissante. Puis la même, quelques années après, dans les mêmes circonstances, vivement intéressée et très organisée. Avec un mépris total pour le déculotté. Profitant à 100% du spectacle. C'est celle que j'ai retrouvé par hasard 15 ans après quand j'avais 32 ans pendant une conférence le soir.   Nous nous sommes reconnus mutuellement immédiatement. Elle était arrivé après moi et c'était assise à une place de façon à pouvoir me regarder en toute tranquillité tant qu'elle voulait, et en se retournant pour bien me montrer qu'elle me regardait.  La conférence n'a pas eu beaucoup d'importance pour nous deux !  Elle n'a pas arrêté de me dévisager pendant deux heures, simplement pour voir quel effet ça me faisait de la retrouver. Nous ne nous sommes jamais parlé. Elle avait assisté à cinq de mes visites scolaires, de mes 14 ans à mes 18 ans. Ma longue fiche de santé scolaire, consacrée principalement à des détails très intimes, elle devait la connaître par coeur !

      • ttemoignage
        Samedi 2 Janvier à 21:30

        Merci monsieur Apte pour ces précisions.  Mais quelles pouvaient être alors les motivations des représentants des associations et mouvements de jeunes pour demander le slip dans de telles circonstances ? Et ces dames qui siégeaient au Conseil étaient elles si mécontentes d'assister à un défilé de jeunes hommes dénudées ?

        Surtout dans un contexte militaire où l'aguerrissement était la règle ?? Et où les considérations morales n'existaient plus. Tout le monde le savait. Surtout quand on sait à quels bizutages odieux la plupart des jeunes appelés étaient soumis pendant les semaines et les mois qui suivaient leur incorporation ! Bizutages qui dépassaient très largement les nécessités de la formation militaires qui n'était qu'un prétexte. Personne n'a jamais rien fait pour les empêcher. L'Armée, comme le clergé, étant le refuge des pervers, des homos, et des sexualités inavouables qui auraient eu les pires ennuis au pénal dans la société civile. La "formation" des nouveaux, sans espoir de se revoir un jour,  étaient leur défoulement. Dans les années 80 j'ai fréquenté pendant des années un militaire de carrière retraité qui m'a informé des motivations. Le livre Sodoma n'a pas fait beaucoup parlé de lui car il ne nous a pas appris grand chose de nouveau.

              Dans la société de ces années là où la nudité était formellement interdite partout.  C'était une occasion unique. Trop rare pour la rater. Une obligation légale comme celle là était une aubaine. Ce qui a fait la célébrité du Cap d'Agde, ce sont les descentes de police à répétition, à cause des héros qui s'y donnaient rendez vous régulièrement pour braver la Loi, sachant ce qui les attendait.

             Quand on connait le comportement des infirmières et assistantes médicales de visites scolaires, comme je l'ai connu de mes 10 ans à mes 18 ans, on découvre tout l'intérêt porté par ces dames à la baisse du slip au masculin. Dans le contexte de l'époque c'était une occasion rarissime et une aubaine. Il est évident que certaines, assez nombreuses, n'avaient pas choisi cet emploi par hasard. A une époque où la sélection pour choisir un emploi n'existait pas. J'ai fréquenté dans l'intimité des infirmières retraitées qui ne m'ont pas caché que c'était l'un des grand plaisir de leur profession.

      • apte
        Samedi 2 Janvier à 19:34

         J'ai oublié d'ajouter que je ne suis pas sûr qu'on puisse comparer les visites médicales subies par un garçon même avec examen minutieux de ses organes génitaux, même dénudé, même devant une doctoresse et une infirmière, aux examens gynécologiques subis par les jeunes filles ou jeunes femmes souvent devant un médecin homme peu sensible à leur gêne et à leur pudeur.

        On ne peut bien parler que de ce que l'on connait. Un adolescent ou jeune homme ne peut pas savoir ce que ressentait une jeune fille ou jeune femme à l'époque ( années 60)

        Par ailleurs il y avait tout de même chez beaucoup de femmes ( infirmières, doctoresses etc..) procédant à l'examen de garçons une attitude un peu maternelle.  Si certaines pouvaient être autoritaires, cela pouvait parfois être nécessaire pour se faire respecter, et d'autres étaient plus douces et maternantes. Je ne crois pas à une perversion généralisée des femmes de cette époque travaillant en milieu médical pour l'examen médical de garçons à l'école ou en apprentissage pour des colonies de vacances. la vérité me parait plus simple: c'était une époque où on ne pensait pas à la pudeur d'un garçon.

        Quant au conseil de révision qui faisait forcément l'objet de questions lors de réunions familiales, le comportement des femmes pouvait être variable, certaines étaient amusées à l'idée d'un groupe de garçons de 18 ans alignés nus comme un ver et se présentant devant les membres du conseil de révision pour être examinés sous toutes les coutures comme on disait, cad de face, de profil et de dos, mais ce n'était pas par méchanceté ou perversion ( je me rappelle qu'une cousine ayant presque l'âge de ma mère disait qu'elle aurait voulu être une petite souris pour assister à mon conseil de révision  mais c'était juste pour rire) d'autres exprimaient leur compassion ou ne s'attardaient pas sur le sujet.

      • apte
        Samedi 2 Janvier à 19:17

         bonjour à tous ceux qui suivent les messages postés sur ce site. 

        Meilleurs voeux à tous et en particulier à Akia pour l'année 2021 qui ne pourra qu'être meilleure que la précédente et que je remercie pour son écoute comme lectrice.

        Juste une ou deux remarques sur notre sujet d'échanges.

         Je pense que "témoignage" attache trop d'importance à une possible protestation des représentants de  l'église catholique en France contre l'impudeur des visites médicales scolaires ou pour le service militaire et leur demande insistante selon lui d'autoriser le port du slip au conseil de révision.

        Je rappelle que jusqu'en 1963 ou 1964 selon la localisation des séances du conseil de révision dans les communes chefs lieux de canton la nudité intégrale était la règle. Or si on comprend aisément qu'il y a eu toute une période dans le passé où les hommes n'avaient pas de sous vêtements pratiques à enlever ou même pour les plus pauvres n'en portaient pas, et que par conséquent la nudité était alors obligée,  cela n'était plus le cas depuis longtemps et la nudité est cependant restée la règle. Et pas seulement au conseil de révision mai souvent aussi aux visites médicales scolaires jusqu'en dans les années 60 ou pour les colonies de vacances et naturellement à toutes les visites médicales militaires pour les appelés à l'l'incorporation. 

        Et j'ai le souvenir de récits de visites médicales scolaires passées dans des écoles privées catholiques où la pudeur des pré-adolescents et adolescents garçons n'était pas mieux respectée que dans les écoles publiques, parfois même moins car l'encadrement pouvait être assurée par des nonnes et l'infirmerie tenue par une religieuse qui pouvait assister le médecin scolaire. Des considérations hygiéniques pouvaient à l'époque l'emporter sur tout autre élément et la pudeur  n'était pas jugée comme un sentiment qu'il fallait encourager chez un garçon, ce n'était pas une valeur masculine, ce qu'il fallait c'était avoir un comportement décent devant des femmes et des filles pour ne pas les offenser mais si la nudité était requise par des adultes pour l'efficacité d'une visite médicale, ce n'était pas un problème.

        Alors  je ne crois pas beaucoup à l'insistance du clergé sur le port du slip pour les garçons aux visites pour le service militaire. D'abord parce que c'était sans doute à l'époque jugé comme un sujet secondaire de peu d'importance, ensuite parce que le clergé ne voulait sans doute pas contrarier les autorités militaires et intervenir sur leur terrain.

        De plus les colonies de scouts étaient souvent encadrés par des prêtres comme les colonies de patronage, seules vacances possibles pour les enfants et adolescents dans une quantité de communes et selon ce que j'ai pu en lire, il y avait aussi des bizutages et les visites médicales s'y déroulaient comme dans les colonies laïques. 

        Ceux qui  demandaient le port du slip, c'étaient les représentants d'associations et mouvements de jeunes, laïques ou religieux, qui siégeaient à la commission armées -jeunesse vers le début des années 60 60 et c'est eux qui ont obtenu que la nudité soit abandonnée et encore les instructions des autorités militaires sur le nouveau déroulement du conseil de révision devaient être assez floues car selon les villes la règle était vraiment appliquée ou elle ne l'était que partiellement au moment du déshabillage collectif mais il fallait ensuite se mette nu au passage devant les membres du conseil de révision, et en plus rien n'avait changé pour les visites médicales dans les centres de sélection qui sont devenus la première étape du processus de vérification de l'aptitude au service militaire des jeunes hommes et où la nudité restait la règle comme d'ailleurs aux visites d'incorporation. 

        Ce qui a sûrement joué à mon avis, c'est aussi et même surtout la féminisation progressive des membres du conseil de révision avec l'élection de femmes maires encore peu nombreuses au milieu des années 60 ( pour moi il n'y en avait pas ) mais dont le nombre augmentait.

         

         

         

         

         

         

         

         

      • Samedi 2 Janvier à 13:45

        Merci ttémoignage pour vos meilleurs voeux

        de même pour vous et votre famille pour 2021

        en espérant qu'elle sera moins chaotique  quand 2020

        Merci Amitiés

        Lucienne

      • ttemoignage
        Samedi 2 Janvier à 13:08

        Tous mes meilleurs voeux, ainsi qu'à tous nos lecteurs anonymes que je sais nombreux.

             En particulier les jeunes qui veulent s'informer. Et aussi les anciens qui ont connu l'équivalent mais sous une forme différente. Car c'était radicalement différent selon les endroits et aussi d'une année à l'autre.

            La répression et l'omerta totales de ces années là, permettant tout, et  favorisant aussi tous les abus possibles.

            Les lectrices, nombreuses aussi. Ca me fait toujours rire quand ces dames et demoiselles expriment anonymement leur appréhension du gynécologue ! Pour nous les hommes jeunes c'était bien pire. Et c'était toujours sur convocation obligatoire, sans aucun choix possible de quoi ou de qui que ce soit. Dès notre plus jeune âge, et plusieurs fois par an jusqu'à plus de 20 ans, et souvent jusqu'à plus de 25 ans. La médecine du travail prenant le relais de la médecine scolaire puis militaire. En ce qui me concerne c'est l'un des tous premiers souvenirs de ma vie et le plus traumatisant, vers mes 5 ans.

             Les bizutages aussi, inévitables dans la plupart des groupes et collectivités. Ceux du service militaire étant connus pour être les plus terribles, l'aguerrissement servant de prétexte à tout ce qu'il est possible.    De nos jours il est très instructif d'étudier les sites internet très nombreux sur le bizutage,  sur ce qui se passe partout, malgré les interdictions, et bien que de nos jours tout puisse se savoir facilement. Car ça donne une idée de ce que les bizutages pouvaient être autrefois, quand tout restait complètement secret, avec des responsables qui laissaient faire. Dans la société catholique à outrance de ces années là, tout ce qui concernait le sexe et la nudité était complètement interdit, donc les bizutages consistaient quasiment toujours dans des mises à l'air publiques et autres attouchements, voire plus. Sans aucune retenue. Et sans risque d'être inquiétés pour les auteurs.

      • Samedi 26 Décembre 2020 à 18:30

        Merci ttemoignage j'aime beaucoup lire vos récits

        Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d'année

        Mes amitiés

        Lucienne

         

    186
    ttemoignage
    Mardi 1er Décembre 2020 à 18:01

    Comme je vous l'ai dit, 1860, 1930 et 1960, la médecine préventive est devenue LA priorité nationale en particulier chez les jeunes. Et la conscription a été créée par Napoléon 1er. Mais le slip a été inventé en 1919, et le caoutchouc pour faire les élastiques est arrivé en France en 1927. Jusqu'en 1927 il y avait des boutons, des agrafes et des lacets.  Etant donné les tenues vestimentaires avant 1919, et leurs complications jusqu'en 1927, la conscription et les visites des jeunes se passaient forcément tout nu. Même si elles étaient forcément collectives. Sinon les examens auraient été impossibles.

         En 1927 les associations familiales catholiques sont intervenues immédiatement partout pour imposer le slip pour la conscription comme à l'armée comme aux visites des jeunes. Mais comme les laïcs menaient une guerre mortelle et réciproque avec les cathos, ceux ci ont perdu, et leur intervention n'a pas servi à grand chose. Car depuis la Révolution de 1789, c'était un uniquement service public qui commandait l'ordre public, et qui était entièrement laïc.

      L'éducation au courage fait partie de la formation des jeunes gens, c'est bien connu. C'est la qualité masculine. Les mecs sont corvéables à volonté tout le monde le sait. Ca tombe bien. D'autant plus que en temps de guerre et pendant la vie en troupe, la pudeur n'est pas acceptable du tout.   D'ailleurs dans ces années là, seul le corps féminin pouvait avoir une valeur sexuelle. Celui de la gent masculine, à ce qu'il parait, jamais !  Ce qui permettait d'user et d'abuser de l'intimité de l'homme à volonté. Se convoiter entre homme ça se terminait en prison pour trois ans. Mais les homos, les bisexuels, et les bi-curieux, considérés comme des anormaux ou comme des délinquants de droit commun, étaient aussi nombreux qu'aujourd'hui. Mais la clandestinité était la règle.

      • Dimanche 3 Janvier à 14:07

        Merci à  vous ttémoignage pour vos écrits

        je vous ai pas remercié de suite j'ai eu beaucoup à lire

        ainsi que Aspte Merci à vous deux

        bon dimanche

        Lucienne

      • ttemoignage
        Dimanche 3 Janvier à 13:00

          Tout le monde s'intéressait vivement à ces séances de déculottages obligatoires, les femmes en particulier, d'abord par simple curiosité. Curiosité authentique qui s'explique par l'ambiance de ces années là. Aux antipodes de celles d'aujourd'hui.

           A l'époque les occasions étaient rarissimes, et donc forcément très appréciées, recherchées, et organisées. Possibilités favorisées par la répression et l'omerta totales. Il suffisait de trouver des prétextes et de sauver les apparences.

             L'indifférence ne pouvait exister nulle part à de pareilles occasions.

           D'où l'épidémie de petits trous partout dans les cabines des vestiaires, des douches ou des wc.

             Pour comprendre il est indispensable de tout replacer dans le contexte de l'époque.

           A partir de 1979, année de la libération des moeurs, tout a changé complètement.

      • ttemoignage
        Lundi 14 Décembre 2020 à 13:05

          Jean André qui a créé cet article, a fait une compilation de différents témoignages, qu'il a trouvé sur différents sites.  Entre autres les miens. Qu'il a complété par son expérience personnelle. Avec une prose de très grande qualité, très supérieure à la mienne.

             Il a repris certaines de mes phrases et certaines de mes expressions, qu'il a trouvé sur d'autres sites. Qu'il a appréciées car elles correspondent à la réalité vécue, et confirmant ainsi toute leur authenticité.

             Il n'est plus là pour nous aider à compléter l'historique de l'inavouable, et c'est bien dommage. J'ai aussi beaucoup d'amis et de relations qui ne sont plus là ou hors d'état d'intervenir. Car nous disparaissons les uns après les autres.

             Pour les anciens comme nous c'est très facile de bien écrire : il suffit simplement de raconter en détails ce que nous avons vécu au jour le jour. Ainsi que le contexte social de ces années là.

              Car dans notre cas il impossible d'oublier. Nos vies en ont été définitivement modifiées et orientées. Nous sommes de très nombreux anciens dans ce cas là.  J'en ai rencontrés, et même fréquentés, physiquement un certain nombre. Qui sont comme nous tous, avec leur vie intime quotidienne entièrement et définitivement conditionnée.

            Et tous, nous sommes omniprésents et en permanence sur les forums comme le vôtre. Jusqu'à ce que nous soyons physiquement complètement empêchés par l'âge. 

             Il y a une multitude de gens qui nous lisent. Et beaucoup de jeunes ne cachent pas leur intérêt pour ce côté caché de la Petite Histoire de France. Et ils font bien. Car l'Histoire n'est qu'un éternel recommencement. Il faut connaître le passé pour comprendre le présent et prévoir l'avenir.

         

          Souvent, c'est un moment de poésie tellement exceptionnel, qu'il est difficile à oublier !!  

             

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 22:06

         D'après les spécialistes que j'ai rencontrés, mon érection bien raide pendant plusieurs heures, à 15 ans, dans le local spécial visites médicales de mon lycée, a été provoquée par mon extrême pudeur.

        D'autant plus que à chaque annonce d'une visite et aussitôt, l'angoisse me nouait le ventre 24h/24.  Je dormais bien mais je stoppais immédiatement et complètement toute forme d'activité sexuelle quelle qu'elle soit. Le nombre de jour qu'il fallait. Et contrairement à mon habitude je n'avais aucune spermatorée  nocturne. Et le nombre de nuits qu'il fallait. A chaque fois que je ne pouvais pas jouir le soir ou au moins dans la journée, je trempais mon lit la nuit. C'était inévitable. Mais plusieurs jours sans jouir et sans tremper mes draps, c'était inimaginable dans mon cas. Et c'était avant chaque visite pareil. Et ça me faisait ça uniquement avant les visites, jamais autrement. Donc comme on dit, à chaque visite "je les avais bien pleines". donc sous tension.

        Les spécialistes à qui j'en ai parlé m'ont dit que ça prouvait à quel point les visites me perturbaient et me faisaient de l'effet à un degré tel que j'avais des réactions organiques viscérales réflexes et involontaires. 

             Ils m'ont dit que c'était pour ça que le docteur n'avait rien dit, et qu'il ne disait jamais rien, car il avait l'habitude. Ils m'ont dit que dans mon cas c'était caractéristique car ça a commencé plus de 2 heures avant. et une heure après qu'on soit rentré dans le local.

            Il m'ont dit que j'avais aussi refusé d'écarter ou de baisser mon slip devant le copain, alors que nous n'étions que tous les deux. et que c'était toujours conforme à mon extrême pudeur.

           Les médecins me demandaient souvent si je me rappelais de mon opération au sexe. Ma réponse était non. Mais je n'oublierai jamais les visites chez mon 1er docteur de famille, qui étaient de véritables contrôles post-opératoires. Et ma mère m'a retiré elle même mon slip en arrivant à chaque fois jusqu'à plus de 9 ans.  J'ai appris que j'avais été circoncis seulement à 14 ans. Mais la véritable cérémonie à chaque visite, docteurs de famille et visites scolaires, m'ont clairement fait comprendre que j'avais un problème au sexe.

            A partir de 8 ans, et de plus en plus souvent jusqu'à 11-12 ans, je me déculottais devant les glaces et miroirs de la maison chez mes parents. Sans du tout savoir pourquoi. Les autres s'y intéressaient donc je voulais savoir pourquoi. Sans savoir pourquoi aussi je prenais plaisir à regarder mon corps nu dans les miroirs.  J'avais une grande armoire à glace dans ma chambre ce qui facilitait les choses. J'étais en short très court avec le slip dessous, sans élastiques aux cuisses, donc c'était vite baissé et vite remonté.  C'est comme ça que ma puberté a commencée.

    185
    ttemoignage
    Mardi 1er Décembre 2020 à 17:20

            C'est d'autant plus facile à écrire que c'est du vécu !     

                          LOL = 

       Dans mon lycée de 1000 élèves, uniquement des garçons dans les années 60 la mixité était interdite, il y avait une grande infirmerie, mais aussi sur le même palier un local spécial visites médicales qui ne servait qu'à ça. Et dont l'équipement très complet et très compliqué était près à servir à tout moment 365/365. A 17 et 18 ans les 2 années de suite je suis passé devant la même doctoresse. C'était une femme d'une cinquantaine d'années très forte et très grande qui devait approcher 1,90m.  Elle avait une poitrine énorme. Les 2 fois je me suis retrouvé en slip et nu-pieds le nez sur ses seins !  Elle était d'une myopie terrible. Ses lunettes étaient de vraies loupes. Elle voyait plus avec ses mains que avec ses yeux ! Etant donné ce qui était mentionné sur ma fiche de santé scolaire elle a été obligée d'aller voir dans mon slip.  Les 2 fois elle a écarté mon slip le plus largement possible en l'attrapant à deux mains sous mon nombril, ensuite elle s'est baissé pour plonger le nez dans mon slip. Ensuite elle s'est relevé et elle a descendu sa main tout au fond de mon slip presque jusqu'au périnée.  Elle a fait la même chose pour mon dos, en se baissant le plus possible le nez sur la raie de mes fesses. Les grands slips coton blanc montaient très haut sur les reins et compliquaient toujours les examens des vertèbres.

      Le vélo que j'ai commencé gamin, m'a donné très tôt de grosses cuisses et de grosses fesses malgré ma minceur réelle, 65kg à 15 ans pour 1,72m. Aucun pantalon du commerce ne pouvait me convenir. En me croisant dans la rue les jeunes garçons qui m'avaient vu à la piscine de la ville m'appelaient "gros cul".  Dans l'après guerre les mères de famille s'improvisaient couturières. La mienne en particulier, qui avait un talent qui pouvait aller jusqu'à la confection. Elle modifiait entièrement les grands slips de coton blanc du commerce. Dans ces années là les mini slips et les slips de couleur n'existaient pas, n'avaient pas encore été inventés. Mes grands slips coton blanc n'avaient plus rien à voir avec ceux du commerce. 

    J'ai eu 15 ans en février. Au mois de janvier ma mère m'a présenté mes nouveaux slips, mon premier slip ouvert. Que je ne connaissais pas du tout. Elle m'a dit : "je ne trouve plus de slips fermés Petit Bateau en mailles côtelées 2x2. ". Ca m'a paru bizarre parce que tous mes copains en avaient encore et j'étais habitués à ceux là.  

          Je me suis retrouvé en érection complète devant un docteur une seule fois à 15 ans. A la visite du lycée dans ce local spécial visite. J'ai commencé à raidir irrésistiblement dans mon slip au milieu des copains vers 10h. Nous étions tous assis en slip les uns tout contre les autres dans le petit vestiaire.  Comme je n'avais pas l'habitude des slips ouverts je n'ai pas fait attention et mon sexe raide est sorti par l'ouverture de mon slip sous les nez des copains.  Un impubère complet, 15 ans lui aussi, est venu s'asseoir tout contre moi pour mieux regarder par l'ouverture.  J'ai fait l'impossible pour rentrer le dernier, 2h après, toujours aussi raide. Il était midi.    Le docteur n'a rien dit. Il semblait avoir l'habitude ! Elle se balançait sous son nez. Il m'a fait retourner. La secrétaire fascinée avait les yeux exorbités. Je suis ressorti de la salle d'examens toujours aussi raide. Le copain impubère qui était passé juste avant moi était seul dans le vestiaire, en slip. Il m'attendait. Il m'a dit : "Il me les a tâtées longtemps, il a dit ah, elles sont pas mûres !". Il m'a proposé de baisser son slip devant moi si j'en faisais autant.  Il m'avait attendu pour ça. Trop pudique, j'ai refusé. 

        J'ai subi à 2 ans et demi une circoncision totale selon le procédé années 1950, le même pour tous. Une vraie boucherie. Je l'ai su plus tard dans ces années là le "phimosis" n'était qu'un prétexte. A tout moment mon frein pouvait se déchirer sur 3 cm de longueur et mon gland se détacher complètement.  J'ai risqué une deuxième, voire une troisième opération ou plus. C'était arrivé à beaucoup d'opérés de ces années là. J'ai été salement découpé. Comme beaucoup d'autres. On m'a tout retiré complètement jusqu'à la moitié de la longueur du membre. En érection, le gland se retrouve complètement exposé, assez arrogant. Quand c'est dans une situation qu'on ne choisi pas, c'est assez humiliant.

       Il faut savoir que dans les années 1950 et 60, le procédé de circoncision utilisé en France était l'un des pires de tous. Aux limites de l'amputation. C'était le même procédé pour tous les jeunes garçons. Toujours avant la puberté étant donné la boucherie que c'était !  Dans les écoles primaires on parlait de "terreur dans les slibards", et c'était justifié. La vie de l'opéré basculait définitivement. Ce n'était pas du tout une opération bénigne. C'était un sale découpage, qui pouvait être considéré comme grave. Ils en retirait le plus possible. Le seul procédé pire encore c'est de tout retirer jusqu'au ventre. Procédé interdit par les instances internationales, mais toujours pratiqué dans certains pays. C'était l'une de mes anomalies intimes, toutes d'évolution incertaine et inquiétantes.  "Phimosis" n'était qu'un prétexte. La plupart du temps, comme dans mon cas, il n'y avait aucune raison religieuse ni médicale.  C'était à la demande des parents, dans mon cas de ma mère. Tous les sexes de circoncis de ces années là que j'ai pu voir ressemblaient tous à un morceau de viande rouge à l'étal d'un boucher. Et tous étaient très marqués psychologiquement par ce qu'on leur avait fait. Car les sensations sont permanentes. 24h/24. Leur intimité comptait beaucoup pour eux et conditionnait leur vie entière.  Il fallait avoir subi la même chose pour repérer de tels comportements.

         Dans ces années là on opérait beaucoup et toujours de cette façon. A Mâcon sur une soixantaine de tout nus, tous 18 ans, nous étions au moins 10 ou 15 circoncis. Par hasard je me suis retrouvé sur les bancs avec un autre circoncis, que je ne connaissais pas et que jamais je n'ai revu.  Nous nous sommes reconnus immédiatement entre opérés. Une fraternité s'est créée automatiquement.  Bienvenu au club des découpés !! Plus tard à la fin du 3ème jour, avant d'aller vers la gare reprendre mon train on s'est croisé dans la cour de la caserne. Nous nous sommes longtemps regardés. On s'est compris, on avait un point commun et quel point commun ! Disons une préoccupation commune, provoquée par certaines sensations intimes pas forcément choisies.  J'ai toujours eu très mal au sexe et souvent, et déjà bien avant ma puberté. A l'endroit où j'ai été opéré. En particulier des douleurs circulaires tout autour de la couronne, franchement refroidissantes.  Ma vie sexuelle a toujours été conditionnée par mon opération. En particulier les douleurs très inquiétantes m'interdisent de faire ce que je veux, et m'imposent certaines règles. L'organe des plus grands plaisirs peut être celui des plus grandes douleurs. et aussi chez certains que j'ai rencontrés, car ce n'est pas mon cas, un handicap certain. Ce sont les proteines pour sportifs, qui sont aussi les cicatrisants utilisés dans les hôpitaux, qui m'ont évité les pires déchirures que j'ai risquées à tout moment, avec l'opération ou les opérations inévitables.

      • ttemoignage
        Samedi 26 Décembre 2020 à 00:07

           Dans l'actualité récente, il y a de nombreux exemples de la volonté de faire taire par la force les témoins gênants. Et pour ça les autorités autorisées n'hésitent pas à agir en toute illégalité, et jusqu'à l'injustice totale et flagrante.   Même quand les témoins ont raison, parce qu'ils assistent à des agissements inavouables destinés à rester cachés.  

             Ca a toujours été comme ça. Sauf que de nos jours il y a beaucoup plus de possibilités pour faire connaître et même au monde entier.  Internet et autres moyens d'enregistrements et de diffusion d'images.   

              Il faut rappeler pour les victimes ou pour ceux qui subissent,  l'importance du spectacle de ce que les autres subissent eux aussi. Assister à ce que les autres subissent, marque presque autant que ce qu'on subi soi même. Car ce que les autres subissent comme mises à nu forcées est un véritable spectacle. Et dans ces années là c'était à répétition pour tous, et la plupart du temps collectivement.

             C'est honteux de l'avouer, mais c'est une réalité : ce spectacle ne laisse pas indifférent. C'est à dire que malgré l'horreur de la situation, c'est un spectacle excitant. Et qui ne s'oublie pas comme ça. Surtout quand il a lieu à répétition pendant une quinzaine d'années.  Car l'organisme réagi automatiquement et involontairement. C'est un réflexe qui échappe totalement à la volonté. 

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    ttemoignage
    Mardi 1er Décembre 2020 à 16:39

            C'est d'autant plus facile à écrire que c'est du vécu !     

                      LOL : dans mon lycée de 1000 élèves, uniquement des garçons dans les années 60 la mixité était interdite, il y avait une grande infirmerie, mais aussi sur le même palier un local spécial visites médicales qui ne servait qu'à ça. Et dont l'équipement très complet et très compliqué était près à servir à tout moment 365/365. A 17 et 18 ans les 2 années de suite je suis passé devant la même doctoresse. C'était une femme d'une cinquantaine d'années très forte et très grande qui devait approcher 1,90m.  Elle avait une poitrine énorme. Les 2 fois je me suis retrouvé en slip et nu-pieds le nez sur ses seins !  Elle était d'une myopie terrible. Ses lunettes étaient de vraies loupes. Elle voyait plus avec ses mains que avec ses yeux ! Etant donné ce qui était mentionné sur ma fiche de santé scolaire elle a été obligée d'aller voir dans mon slip.  Les 2 fois elle a écarté mon slip le plus largement possible en l'attrapant à deux mains sous mon nombril, ensuite elle s'est baissé pour plonger le nez dans mon slip. Ensuite elle s'est relevé et elle a descendu sa main tout au fond de mon slip presque jusqu'au périnée.  Elle a fait la même chose pour mon dos, en se baissant le plus possible le nez sur la raie de mes fesses. Les grands slips coton blanc montaient très haut sur les reins et compliquaient toujours les examens des vertèbres.

      Le vélo que j'ai commencé gamin, m'a donné très tôt de grosses cuisses et de grosses fesses malgré ma minceur réelle, 65kg à 15 ans pour 1,72m. Aucun pantalon du commerce ne pouvait me convenir. En me croisant dans la rue les jeunes garçons qui m'avaient vu à la piscine de la ville m'appelaient "gros cul".  Dans l'après guerre les mères de famille s'improvisaient couturières. La mienne en particulier, qui avait un talent qui pouvait aller jusqu'à la confection. Elle modifiait entièrement les grands slips de coton blanc du commerce. Dans ces années là les mini slips et les slips de couleur n'existaient pas, n'avaient pas encore été inventés. Mes grands slips coton blanc n'avaient plus rien à voir avec ceux du commerce. 

    J'ai eu 15 ans en février. Au mois de janvier ma mère m'a présenté mes nouveaux slips, mon premier slip ouvert. Que je ne connaissais pas du tout. Elle m'a dit : "je ne trouve plus de slips fermés Petit Bateau en mailles côtelées 2x2. ". Ca m'a paru bizarre parce que tous mes copains en avaient encore et j'étais habitués à ceux là.  

          Je me suis retrouvé en érection complète devant un docteur une seule fois à 15 ans. A la visite du lycée dans ce local spécial visite. J'ai commencé à raidir irrésistiblement dans mon slip au milieu des copains vers 10h. Nous étions tous assis en slip les uns tout contre les autres dans le petit vestiaire.  Comme je n'avais pas l'habitude des slips ouverts je n'ai pas fait attention et mon sexe raide est sorti par l'ouverture de mon slip sous les nez des copains.  Un impubère complet, 15 ans lui aussi, est venu s'asseoir tout contre moi pour mieux regarder par l'ouverture.  J'ai fait l'impossible pour rentrer le dernier, 2h après, toujours aussi raide. Il était midi.    Le docteur n'a rien dit. Il semblait avoir l'habitude ! Elle se balançait sous son nez. Il m'a fait retourner. La secrétaire fascinée avait les yeux exorbités. Je suis ressorti de la salle d'examens toujours aussi raide. Le copain impubère qui était passé juste avant moi était seul dans le vestiaire, en slip. Il m'attendait. Il m'a dit : "Il me les a tâtées longtemps, il a dit ah, elles sont pas mûres !". Il m'a proposé de baisser son slip devant moi si j'en faisais autant.  Il m'avait attendu pour ça. Trop pudique, j'ai refusé. 

        J'ai subi à 2 ans et demi une circoncision totale selon le procédé années 1950, le même pour tous. Une vraie boucherie. Je l'ai su plus tard dans ces années là le "phimosis" n'était qu'un prétexte. A tout moment mon frein pouvait se déchirer sur 3 cm de longueur et mon gland se détacher complètement.  J'ai risqué une deuxième, voire une troisième opération ou plus. C'était arrivé à beaucoup d'opérés de ces années là. J'ai été salement découpé. Comme beaucoup d'autres. On m'a tout retiré complètement jusqu'à la moitié de la longueur du membre. En érection, le gland se retrouve complètement exposé, assez arrogant. Quand c'est dans une situation qu'on ne choisi pas, c'est assez humiliant.

      • ttemoignage
        Samedi 2 Janvier à 18:28

        Ma vie intime a été conditionnée depuis mon plus jeune âge par ma pudeur quasiment maladive, et pour mon plus grand malheur assortie de  plusieurs  anomalies très intimes médicalement très inquiétantes et d'évolution très incertaine. Pudeur extrême jusque vers 25 ans, assortie aussi de caractères physiques et d'une croissance franchement bizarres. Qui attiraient tout le monde par simple curiosité, mais aussi tous les voyeurs, et les pires vicieux.

            Dans les années 50 et 60, les shorts ultra courts étaient une mode généralisée chez les ados. L'après guerre a duré 30 ans, et il n'existait uniquement que des grands slips coton blanc, très usés, avec des élastiques très relâchés, quand ils avaient des élastiques.  Le célèbre "Petit-bateau" fermé en mailles 2x2, généralisé jusqu'aux années 70, n'avait jamais d'élastiques aux cuisses. . Les mini slips et les slips de couleur ont été complètement inconnus jusque vers 1975.

            Jusqu'à la fin des années 70 il était inconcevable que le corps masculin à tout âge puisse avoir une valeur érotique.  Les homos adultes consentants en privé finissaient en prison pour trois ans. Dans une France ultra catholique, seul le corps féminin pouvait avoir un pouvoir érotique. Ce qui permettait tous les abus possible avec les jeunes hommes et jeunes garçons. La majorité était à 21 ans, ce qui facilitait les choses. Puisqu'à 20 ans nous étions traités exactement comme des gosses, avec un seul droit, celui d'obéir.

             Pendant les 30 ans qui ont suivis la guerre de 40, la pauvreté était partout. Et les finances publiques ont été au plus bas. Avec un manque dramatique de personnel partout.  Entre 1940 et 1944 les bombes ont rasé le pays, avec un nombre inimaginable de millions de morts. Avec une natalité très forte, 800 000 naissances en France en 1947. Les mères de famille s'improvisaient couturières, la mienne en particulier.  Un manque dramatique de surveillance partout. Ou un personnel partout à tous les niveaux qui en profitait pour encourager le vice, pour faire progresser la laïcité. Le mépris du corps humain sous toutes ses formes, la mortification de la chair source de tous les péchés, étant le dogme principal de l'Eglise catholique qui régnait sur la France.  

           J'ai dû subir quotidiennement un véritable harcèlement dès mon plus jeune âge.  Entouré je l'étais, et des amis j'en avais qui m'entouraient ! Qui étaient là pour regarder et qui guettaient pour essayer d'en voir un peu plus par l'ouverture de mes shorts.  J'ai surpris plusieurs fois des discussions à mon sujet, ils se demandaient entre eux si quelqu'un savait quel jour j'allais à la piscine de la ville.  En dehors du vélo, de la piscine, et de quelques partie de football, le sport pour tous n'existait pas en France. C'était le contraire. Donc nos mères nous envoyaient en piscine le plus souvent possible entre mai et septembre. Souvent tous les jours.

             Ma mère m'a imposé de mes 10 ans à mes 18 ans, les premiers slips de bain nylon qui ont existé en France. Puisque la toute première matière synthétique pour l'habillement arrivée en France fin années 50 a été le nylon. Puis le plastique vers 1960.  C'était des slips ultra fins, non doublés, que ma mère choisissait toujours trop petits, et qui ne cachaient pas grand chose. Jamais je n'oublierai les hommes qui me suivaient et les femmes braquées sur mon sexe. La collerette de mon gland complètement circoncis se voyait sous le nylon à plusieurs mètres !

             Les grandes surfaces n'existaient pratiquement nulle part en France. Certaines boutiques tenues par des femmes étaient des rendez vous de liberté entre femmes.  Ma mère, quasiment couturière professionnelle de talent, fréquentait beaucoup une mercerie. Quand je suis arrivé à 10 ans, ma mère m'a déclaré en me présentant mon premier slip de bain nylon : "La patronne m'a dit : plus c'est petit, mieux ça vaut !".

             Avant 15 ans ils savaient que ce n'était pas la peine d'essayer. Mais uand je suis arrivé à 15 ans et jusqu'à mes 18 ans, plusieurs copains, certains plusieurs fois, m'ont demandé de baisser mon slip devant eux, pas tous mais certains me proposant la réciproque. En particulier à la piscine de la ville :  "ton slip de bain ne cache rien, alors au point où tu en es ...".  Trop pudique, j'ai toujours refusé.

               Au milieu des années 60, toutes les baignades, qui étaient toujours aménagées au bord des rivières à la sortie des villes petites ou grandes, ont été remplacées par des piscines javellisées. Construites aux mêmes endroits. Ultra rapidement et partout en France.  A cause de la redoutable épidémie de poliomyélite des années 60. 

            Dans la ville isolée très ancienne de 30 000 km à 200 km et d'accès direct de Paris où habitait mes parents, ils ont construit une piscine avec des vestiaires immenses, uniquement des cabines individuelles, et sans aucune surveillance, où il était très facile de s'isoler à deux. L'endroit était connu et servait surtout à ça, dans ces années d'interdiction de tout. A la limite de bois immenses jusqu'à la campagne, qui servaient de vestiaires à la baignade avant l'arrivée de la polio.  Beaucoup de jeunes garçons y allaient "se rhabiller à deux" en fin d'après midi.

             Malgré les nombreuses propositions que j'ai reçues pendant quatre été de suite de 15 à 18 ans, j'ai toujours refusé.  Mais j'ai dû subir les voyeurs par les petits trous percés habilement dans les cloisons, malgré mes multiples précautions. Ils m'attendaient à la sortie de ma cabine pour voir quelle tête allait avec l'intimité qu'ils venaient d'observer !  La plupart du temps des hommes adultes. Je suis devenu rouge écarlate plus d'une fois. Certains me suivaient une fois sortie de la piscine qui se trouvait à l'extrémité d'un immense jardin public qui terminait la ville. Il me suivaient aussi en ville. Je faisais un détour pour vérifier. J'étais pressé d'arriver chez mes parents ! Le jardin public était l'un des rendez vous libertin clandestin de la ville, comme les bois après la piscine. Et un peu comme le parc des sports immense lui aussi d'accès libre à tout le monde 7/7, ainsi que les vestiaires avec douches. Très fréquentés eux aussi pour autre chose que le sport.

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    ttemoignage
    Mardi 1er Décembre 2020 à 15:38

    Il ne faut pas que les jeunes s'imaginent que la France a toujours été comme elle est aujourd'hui. Les anciens, et notre Histoire, leur servent tout sur un plateau.  La vie aujourd'hui en France et en Europe, est d'une douceur et d'une facilité déconcertante. Et même d'énormes problèmes dus uniquement à l'excès de richesse, à l'excès de bouffe, à l'excès de productions. Une espérance de vie jamais connue dans l'Histoire, remise en cause par l'excès de confort.

        Le service militaire obligatoire n'existe plus. En raison des progrès de la médecine, de l'hygiène, de l'alimentation et du sport, les contrôles médicaux préventifs n'existent plus car ne serviraient plus à rien. Mais le service militaire a été seulement suspendu.

         Méfiez vous quand même aussi des perturbateurs endocriniens, qui proviennent des pesticides et de la pollution.  Une épidémie nationale de fillettes hyper-féminines avec cancers hormonaux dépendants, de jeunes garçons mal formés ou très en retard, de jeunes adultes stériles.

        Il se pourrait que ça redevienne déplaisant, et qu'on vous oblige légalement à nouveau de baisser votre culotte n'importe quand, n'importe où et devant n'importe qui, sur convocation et sur ordre et sans vous demander votre avis.  Et pas une fois, mais plusieurs fois par an pendant au moins 15 ans.

    Vous verrez comment ça fait !!

         Ca risque de changer complètement votre vie qui va devenir d'une poésie pas possible, tout comme la nôtre nous les anciens ...

     

            Des épreuves comme celles là avaient des conséquences à court terme.  Et comme c'était répétitif elles avaient des conséquences à long terme.  

     

          Il faut savoir aussi que les médecins et les organisateurs connaissaient la difficulté de l'épreuve pour ceux qui la subissaient. Donc à chaque fois l'organisation du circuit était prévue dans ce sens.

     

            Beaucoup de docteurs, comme les bizuteurs du service militaire, faisaient exprès de laisser les plus pudiques le slip sur les pieds devant tout le monde le plus longtemps possible. Histoire de nous apprendre à vivre.  Ca m'est arrivé à Mâcon, mais aussi avant, et encore plus après. 

     

       Dans l'après guerre très pauvre jusque vers 1975, tous les jeunes étaient tous en vélo très tard. D'où les examens médicaux en rapport. Ils et elles m'ont regardé entre les fesses jusqu'à plus de 18 ans avec différents procédés et en prenant tout leur temps.  A partir de 13 ans j'ai eu une scoliose caractérisée.  Donc j'ai montré mon cul à ces messieurs dames à chaque fois jusqu'à plus de 20 ans.  Une véritable contemplation à chaque fois. Je sais bien qu'il était pas mal, mais quand même ... A 9 ans chez mon 1er docteur de famille c'était tout nu sur la table d'examens les deux jambes en l'air bien ouvertes et ramenées en arrière. Chez mes deux médecins de famille, par hasard ma mère se trouvait assise à chaque fois en bout de la table d'examens.  Elle a donc pu regarder entre mes fesses jusqu'à mes 16 ans. On aurait dit qu'ils le faisaient exprès pour lui faire plaisir !

        Dans le contexte social répressif de ces années là, la formation militaire, l'aguerrissement, était un prétexte pour beaucoup plus. Commettre des indiscrétions et des attouchements qui n'avaient rien à voir avec la formation militaire.  La curiosité et le but de s'exciter sexuellement, étaient les seuls buts. Comme je l'ai écrit ils ont commencé à sodomiser les nouveaux un peu partout en France 3 ans après ma réforme. Et toujours autant dans les années 80. (Les 2 articles de une demi page dans le Figaro à 10 ans d'intervalle).  Je l'ai échappé belle surtout dans mon cas ! 

      • Mercredi 16 Décembre 2020 à 16:17

        Merci ttémoignage pour vote nouvel écrit

        Mes amitiés

        LD

      • ttemoignage
        Mercredi 16 Décembre 2020 à 06:13

           La peur panique d'avoir à baisser sa culotte en public, et même d'avoir à  baisser sa culotte devant quelqu'un. Beaucoup d'entre nous sont restés obsédés par le slip. Notre cher slip que nous aurions tant voulu garder ! L'angoisse, la paralysie.  Dans un état complètement second. Perdre ses moyens complètement. Même à 18-20 ans. En ce qui me concerne jusque vers 25 ans.

             Pour la plus grande joie d'un certain nombre de spectateurs/trices et autres personnel de service. Et pour la plus grande joie aussi des très rares moins pudiques d'entre nous, qui attendaient ce moment, ou qui en profitaient à l'improviste, pour voir les autres dans cet état et pour pouvoir profiter de leur intimité.

          Les plus de 60 ans dans mon cas peuvent en parler car ils savent de quoi il s'agit ! Surtout avec la fréquence de telles circonstances à longueur d'années à cette époque. Et impossible d'y échapper !  

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 17:44

        Comme je vous l'ai dit, 1860, 1930 et 1960, la médecine préventive est devenue LA priorité nationale en particulier chez les jeunes. Et la conscription a été créée par Napoléon 1er. Mais le slip a été inventé en 1919, et le caoutchouc pour faire les élastiques est arrivé en France en 1927. Jusqu'en 1927 il y avait des boutons, des agrafes et des lacets.  Etant donné les tenues vestimentaires avant 1919, et leurs complications jusqu'en 1927, la conscription et les visites des jeunes se passaient forcément tout nu. Même si elles étaient forcément collectives. Sinon les examens auraient été impossibles.

             En 1927 les associations familiales catholiques sont intervenues immédiatement partout pour imposer le slip pour la conscription comme à l'armée comme aux visites des jeunes. Mais comme les laïcs menaient une guerre mortelle et réciproque avec les cathos, ceux ci ont perdu, et leur intervention n'a pas servi à grand chose. Car depuis la Révolution de 1789, c'était un service public qui commandait l'ordre public, et qui était entièrement laïc.

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 17:31

        J'ai été obligé malgré moi de m'intéresser à certaines questions qui me concernaient directement,  et de me documenter pour essayer de comprendre le pourquoi du comment. Je collectionne aussi les témoignages sur ces sujets.

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 16:01

                C'est d'autant plus facile à écrire que c'est du vécu !     

                          LOL : dans mon lycée de 1000 élèves, uniquement des garçons dans les années 60 la mixité était interdite, il y avait une grande infirmerie, mais aussi sur le même palier un local spécial visites médicales qui ne servait qu'à ça. Et dont l'équipement très complet et très compliqué était près à servir à tout moment 365/365. A 17 et 18 ans les 2 années de suite je suis passé devant la même doctoresse. C'était une femme d'une cinquantaine d'années très forte et très grande qui devait approcher 1,90m.  Elle avait une poitrine énorme. Les 2 fois je me suis retrouvé en slip et nu-pieds le nez sur ses seins !  Elle était d'une myopie terrible. Ses lunettes étaient de vraies loupes. Elle voyait plus avec ses mains que avec ses yeux ! Etant donné ce qui était mentionné sur ma fiche de santé scolaire elle a été obligée d'aller voir dans mon slip.  Les 2 fois elle a écarté mon slip le plus largement possible en l'attrapant à deux mains sous mon nombril, ensuite elle s'est baissé pour plonger le nez dans mon slip. Ensuite elle s'est relevé et elle a descendu sa main tout au fond de mon slip presque jusqu'au périnée.  Elle a fait la même chose pour mon dos, en se baissant le plus possible le nez sur la raie de mes fesses. Les grands slips coton blanc montaient très haut sur les reins et compliquaient toujours les examens des vertèbres.

              Je me suis retrouvé en érection complète devant un docteur une seule fois, à 15 ans, au lycée dans ce local spécial visite. 

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    ttemoignage
    Mardi 24 Novembre 2020 à 12:21

    Grâce à internet, et grâce aux gens comme vous Akia, il est très possible de faire connaître ce qui était destiné à rester définitivement caché, mais qui s'est réellement passé. Souvent impossible à croire pour ceux qui ne l'ont pas vécu.

        Il est certain que quantité de gens n'avaient pas du tout prévu que un jour internet puisse faire connaître aussi bien et à autant de monde le sordide qu'ils ont réellement organisé.

       Malheur aux bavards ! Même très longtemps après. On dit bavard comme une tombe.

      • Mardi 15 Décembre 2020 à 10:31

        Merci ttemoignagne pour cet nouvel article que j'ai lu avec plaisir

        Bonnes fêtes à vous et à votre famille

        LD

      • ttemoignage
        Lundi 14 Décembre 2020 à 22:47

          Pour tout résumer :

               finalement tout le monde s'est bien amusé ??

        A chaque séance tout le monde s'amusait beaucoup ! 

      • ttemoignage
        Lundi 14 Décembre 2020 à 12:07

          Chère Lucienne vous n'avez pas connu ça, et vous n'êtes pas toute seule dans ce cas là !  Les moins de 50 ans n' ont aucune idée non plus de ce qui s'est passé avant eux. Et comme je vous l'ai dit certains anciens ont subis des parcours plus durs que les autres.  Que la plupart des autres n'ont pas connus. Selon les endroits et selon les années.  Il y a aussi ceux dans mon cas, d'une pudeur presque maladive, avec plusieurs anomalies intimes inquiétantes, avec en plus l'un des parcours les plus durs. Il y a eu pire, mais dans mon cas ça quand même été pas de chance. 

             C'est justement pour cette raison que certains anciens sont ici aussi souvent, aussi assidus et aussi bavards.

             Nous sommes des anciens qui acceptent de parler. Car il faut accepter de parler, et aussi en avoir la possibilité. Et nous sommes très peu nombreux dans ce cas. Comme la plupart vos frères ne sont pas pressés d'en parler. S'il n'y avait pas eu le Minitel puis internet,  personne n'aurait pu en parler. En dehors des relations intimes, exactement comme dans les années 60.  

              Je suis né après la guerre de 40. Fils de déporté car mon père est venu en aide à la Résistance un peu trop ! Enfui de déportation. La gestapo il fallait faire attention. Toujours vivant en 1945 avec beaucoup de chance. Car en fuite ça dépendait où ... Adolf, je m'y connais. Les premiers souvenirs de ma vie sont l'hiver 1953-54. J'ai très bien connu la France de René Coty, les immeubles bombardés et les locomotives à vapeur. J'ai connu, ou plutôt subi, les années 50,60 et 70 au jour le jour.

        J'appartiens à une famille très ancienne, qui remonte jusqu'à l'Ancien Régime. Nous avons suivi toute l'évolution de l'Histoire de France depuis plusieurs centaines d'années. Et aussi de la Petite Histoire, celle qui est cachée et inavouable !  Dans ma famille il y a eu quantité de décès, et de décès de jeunes. Ce qui fait que par hasard je me suis retrouvé très tôt avec une certaine liberté. C'est pour ça aussi que ma mère a toujours encouragé les tracasseries médicales préventives dont j'étais l'objet.   Ma famille a toujours travaillé à son compte sous forme de TPE, Très Petite Entreprise familiale. Certains anciens ont plus d'expérience que d'autres,  ou dans certains domaine en particulier.

      • ttemoignage
        Lundi 14 Décembre 2020 à 10:48

        La Révolution totale des moeurs qui a durée toute l'année 1979, appelée très justement "Libération sexuelle" a été un véritable raz de marée populaire. Un changement complet de la vie en société.  Tout le monde en avait assez d'une répression de absolument tout justifiée surtout par le règne, la dictature, la religion catholique. 

             Tout ce qui se déroulait quotidiennement partout clandestinement depuis plusieurs dizaines d'années est devenu non seulement légal et accepté, mais aussi organisé.

              1979 a aussi libéré la parole.

             Ca été l'une des conséquence et la suite de mai 68. Pour la première fois on a pu échanger sur ce que chacun avait vécu. En dehors de l'intimité familiale. Un véritable évènement. Des clubs spécialisés ont même été formés. Et on a pu commencer à chercher à comprendre. L'arrivée du minitel en 1986, et encore plus d'internet années 90, surtout grâce à leur anonymat, ont été décisifs pour faciliter les échanges et les rencontres très spécialisés.

            Entre autres, des militaires de carrière retraités, et des gens du personnel médical en activité ou retraités, ont pu dévoiler l'envers du décor. Il y a de quoi avoir peur !

            

      • Lundi 14 Décembre 2020 à 10:46

        Merci ttemoignage

        c'est très difficile pour moi de vous répondre ne connaissant pas

        et mes frères ne m'en on jamais parler pourtant ils ont du

        connaitre ça aussi

        Merci pour votre témoignage

        Bonne fête à vous

        LD

      • ttemoignage
        Lundi 14 Décembre 2020 à 02:35

            En France nous sommes en ce moment environ huit millions d'hommes en âges d'avoir connu les procédés à l'ancienne.  Comme le rappelle très justement monsieur Apte, c'était totalement différent d'une région à l'autre. Sur ces huit millions d'hommes nous sommes plusieurs millions à avoir subis des procédés particulièrement durs.

              Avec en plus les visites scolaires et les bizutages, c'était un véritable phénomène de société. Parfaitement silencieux, mais bien réel. Qui comptait beaucoup dans l'esprit de la population. C'était une curiosité, mais aussi une sorte de fait divers, et en même temps une obscénité pas possible, très excitante, pour beaucoup de gens.

        Quotidiennement ça se déroulait partout, d'une façon ou d'une autre. Dans une société catholique à outrance, où absolument tout était interdit. L'omerta la plus totale était la règle, ce qui permettait tous les abus possibles sans jamais être inquiété.

                Dans ces années affreusement répressives, l'Eglise Catholique et l'Armée, étaient des refuges pour tous les LGBT, et toutes les déviances  sexuelles inavouables, y compris le sadisme.  Pour ne pas être pénalement gravement inquiété dans la société civile, ce qui aurait été inévitable. Dans les années 1980 j'ai fréquenté pendant plusieurs années un militaire de carrière retraité, lui même dans ce cas, qui m'a avoué ouvertement qu'il avait choisi ce métier principalement pour cette raison. Et que la plupart de ses collègues étaient comme lui. Quand on écoute un professionnel vous expliquer tout ce qui se passe derrière les apparences, il y a de quoi avoir peur !! Le livre "Sodoma" a fait très peu parlé de lui. Et pour cause : rien de nouveau. Tout le monde était au courant depuis toujours. Et en plus tout le monde a toujours trouvé ça très bien.

            Nous sommes en ce moment plusieurs millions à avoir connu les procédés et le parcours les plus durs. Mais dans les années 80, il y a quarante ans, nous étions beaucoup plus nombreux, car encore en vie. Quantité d'entre nous, dans mon cas, étaient les plus pudiques et aussi ceux qui avaient des anomalies intimes ou des curiosités physiques attirantes. Ceux là dont je suis, particulièrement éprouvés, sont restés marqués à vie, et ont vu leurs vies définitivement entièrement modifiées par ce qu'on leur a fait subir. 

              Pas tous, mais un très grand nombre, dont je suis, sont devenus franchement exhibitionnistes. Ces déculottages et tripotages forcés à répétition et généralisés, dans l'omerta et l'interdiction de tout, étaient follement excitants pour beaucoup d'hommes et de femmes. 

            Aussitôt après la "Libération Sexuelle" de 1979, véritable Révolution dans les moeurs, dès le début des années 1980, et toutes les années 1980, de faux docteurs voyeurs et vicieux,  ont organisés des fausses visites copiées sur les vraies. Entre autres de faux conseils de révision copiés sur les vrais. En cherchant des candidats à l'exhibition par petites annonces, parmi ceux qui avaient subi les vrais.

             Ces faux docteurs, qui avaient chacun leur spécialités, ont passé  régulièrement des petites annonces, toutes les années 80,  dans les publications papiers spécialisées, et sur le minitel à partir de 1986, puisque internet n'existait pas encore.  Avec un succès fou !!

             Parmi ces faux docteurs il y en avait beaucoup qui appartenaient réellement aux personnels médicaux de toutes sortes. Très marqués et impressionnés eux aussi par tout ce qui s'est déroulé quotidiennement pendant plusieurs dizaines d'années. Mais toujours d'une autre spécialité.Travaillant dans les milieux médicaux, ils étaient bien placés pour savoir réellement ce qui se passait partout.   Ils étaient aussi marqués que ceux dans mon cas, mais principalement comme spectateurs. L'émotion était totale des deux côtés, et justifiée  !  Contrairement à nous ils avaient de réelles compétences, et pas seulement médicales. Leur loisir préféré c'était justement s'amuser avec ceux qui étaient restés marqués à vie par ce qu'on leur avait fait subir. Eux avaient été les spectateurs, et nous les victimes. Et ils apportaient leurs compétences pour nous expliquer ce que nous ne savions pas ou ce que nous ne comprenions pas. 

            C'était pour nous de vrais spécialistes très précieux.

           Dès le début des années 70, et bien avant mes 25 ans, j'ai cherché tout ce qui pouvait avoir rapport à tout ce qui se passait à l'époque. Bibliothèque publiques, presse, témoignages de gens dans mon cas, etc.

              Toutes les années 80 j'ai été "suivi" par plusieurs de ces faux médecins, dont certains étaient de vrais infirmiers.

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 22:21

        Quand les bancs de Mâcon ont commencés à être connus, certains qui étaient prévenus de ce qui les attendait, en arrivant, moins pudiques et plus courageux ont peut être commencé à se moquer de l'infirmier sans blouse à sa table qui était la pour nous regarder intimement tout son saoul et pour nous dévisager en même temps.  Comme lui montrer ses fesses nues pour le plaisir,  ou la soulever devant lui avec ses doigts pour lui montrer ses oeufs.

          Quand j'y suis allé il n'y avait uniquement que des protestations et l'infirmier sans blouse à sa table était pris à partie par plusieurs ensemble sur les bancs. C'était perdre son temps complètement !

            Les slips étaient à plus de 35 mètres. Et il y avait 5 infirmiers dans la première salle avec au moins 55 habillés assis mais qui ne pouvaient rien faire sinon subir eux aussi.

      • Mardi 1er Décembre 2020 à 15:27

        Mr ttemoignage Je suis ravie de lire vos commentaires

        mais tout le monde n'a pas cette facilité d'écrire comme vous le faite

        moi la première

        Et pourtant je pense que vous n’êtes plus très jeune

        je vous envie c'est pour cela que j'aime lire vos commentaires

        Je vous souhaite un bon après midi

        Mes amitiés

        Lucienne

         

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 15:17

        Il ne faut pas que les jeunes s'imaginent que la France a toujours été comme elle est aujourd'hui. Les anciens, et notre Histoire, leur servent tout sur un plateau.  La vie aujourd'hui en France et en Europe, est d'une douceur et d'une facilité déconcertante. Et même d'énormes problèmes dus uniquement à l'excès de richesse, à l'excès de bouffe, à l'excès de productions. Une espérance de vie jamais connue dans l'Histoire, remise en cause par l'excès de confort.

            Le service militaire obligatoire n'existe plus. En raison des progrès de la médecine, de l'hygiène, de l'alimentation et du sport, les contrôles médicaux préventifs n'existent plus car ne serviraient plus à rien. Mais le service militaire a été seulement suspendu.

             Méfiez vous quand même aussi des perturbateurs endocriniens, qui proviennent des pesticides et de la pollution.  Une épidémie nationale de fillettes hyper-féminines avec cancers hormonaux dépendants, de jeunes garçons mal formés ou très en retard, de jeunes adultes stériles.

            Il se pourrait que ça redevienne déplaisant, et qu'on vous oblige légalement à nouveau de baisser votre culotte n'importe quand, n'importe où et devant n'importe qui, sur convocation et sur ordre et sans vous demander votre avis.  Et pas une fois, mais plusieurs fois par an pendant au moins 15 ans.

        Vous verrez comment ça fait !!

             Ca risque de changer complètement votre vie qui va devenir d'une poésie pas possible, tout comme la nôtre nous les anciens ...

         

                Des épreuves comme celles là avaient des conséquences à court terme.  Et comme c'était répétitif elles avaient des conséquences à long terme.  

         

              Il faut savoir aussi que les médecins et les organisateurs connaissaient la difficulté de l'épreuve pour ceux qui la subissaient. Donc à chaque fois l'organisation du circuit était prévue dans ce sens.

         

                Beaucoup de docteurs, comme les bizuteurs du service militaire, faisaient exprès de laisser les plus pudiques le slip sur les pieds devant tout le monde le plus longtemps possible. Histoire de nous apprendre à vivre.  Ca m'est arrivé à Mâcon, mais aussi avant, et encore plus après. 

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 14:36

        Certaines expériences peu communes,méritent d'être relatées. Entre autres sur un mode de vie qui n'est plus. Les anciens ont un devoir de mémoire, de transmission et d'information pour la jeune génération. On ne peut comprendre le présent et prévoir l'avenir que grâce à la connaissance du passé.

      • Mardi 1er Décembre 2020 à 13:46

        Merci ttemoignage

        Je sais que beaucoup personne lisent vos articles

        peu gens osent écrire leur ressentis concernant cette période

        en + il ne sont plus très jeunes, je les comprends très bien

        moi même je n'aime pas raconter ma vie, et pourtant il y à beaucoup

        à dire sur l'époque de ma jeunesse

        Bonne journée

        LD

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 13:25

        Beaucoup de gens nous lisent, mais très peu participent. Pourtant ce serait facile, car dans toute la France une personne sur trois vit seule.  Sans doute parce qu'il faut avoir été suffisamment secoué par ce parcours pour pouvoir parler. Et aussi parce qu'une multitude, que j'ai rencontrés, m'ont déclaré vouloir oublier cette horreur. Ils ne voulaient pas revivre ces moments épouvantables. Et pour cela ils refusaient d'en parler.  Il faut du courage, beaucoup de courage, pour subir tout ça pendant aussi longtemps. Mais il faut aussi du courage pour oser en parler.

              C'est facile de raconter, il suffit de relater la chronologie et le déroulé des faits.  Ca a duré tellement longtemps et d'une façon tellement spectaculaire que le résultat est un vrai roman. Sauf que c'est du vécu authentique !  Qui s'impose à la mémoire.

           Impossible d'oublier ! 

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 12:59

        Ca me fait toujours rire quand ces dames et demoiselles parlent de leur appréhension du gynéco ! Si elles savaient ce que nous on a subi pendant tant d'années ...

             Elles encore, elles ont un certain choix. Mais nous en plus c'était légalement obligatoire, ou imposé par les circonstances santé nationales pas drôles du tout. Entre autres la tuberculose et la poliomyélite sans aucun vaccin possible. On nous imposait tout, on ne pouvait rien choisir. Et jusqu'à 21 ans. Et c'était au minimum 2 fois par an. Souvent 3 ou 4 fois. Nul ne pouvait y échapper.

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 12:12

        Ce qui facilitait les choses dans les mairies comme dans les centres de sélection, c'est que nous avions tous une très longue habitude de nous déculotter devant le docteur ou pour aller voir le docteur. Nous subissions un véritable apprentissage depuis notre plus jeune enfance. C'est le premier souvenir de ma vie et le plus traumatisant !  C'était très difficile pour tous, et impossible pour certains dont j'étais encore plus pudiques que les autres. 

             Il est à noter que les moins pudiques profitaient des déshabillages collectifs pour observer très attentivement l'intimité, les réactions et la tête des plus pudiques. Pour le plus grand malheur de ces derniers, j'en sais quelque chose ! Ce qui en rajoutait à l'horreur de la situation. Car "les observateurs" se moquaient complètement de l'effet qu'ils produisaient sur leurs victimes. Ou plutôt ils aimaient par dessus tout tourmenter un peu plus leurs victimes dans ces circonstances. Circonstances obligatoires car nul ne pouvait y échapper. Tous sans aucune exception, nous devions y passer, et les uns devant les autres. C'était un phénomène habituel à chaque fois. La majorité était à 21 ans, ce qui facilitait le "travail" des professionnels aussi bien femmes que hommes, et permettait aussi tous les abus d'autorité sur des jeunes garçons de 20 ans et plus.

              L'intimité masculine est beaucoup plus compliquée et fragile que celle de la femme. Donc les tracasseries médicales très justifiées, un véritable harcèlement, concernait aussi l'intimité. Dès qu'il y en avait un qui présentait des anomalies, même intimes comme dans mon cas,  les médecins bondissaient ! Il y avait la fameuse fiche de santé scolaire, où étaient inscrits tous les évènements santé par ordre chronologique d'apparition. La moindre bricole vous suivait partout. C'est comme ça que j'ai été obligé de baisser mon slip à chaque fois jusqu'à plus de 20 ans. La médecine préventive a été déclarée priorité nationale en 1860, 1930 et 1960. En raison de l'épidémie habituelle de décès et d'infirmités chez les enfants et ados, qui était un fléau national et aussi pour le budget du pays très pauvre jusque vers 1975, et avant la guerre de 40 encore plus. Le meilleur endroit pour contrôler la santé des jeunes sans en oublier aucun, parce que c'était le seul endroit où ils sont tous rassemblés, c'était l'école. Les médecins de famille complétaient les visites scolaires. On était donc tous en slip devant les docteurs au minimum 2 fois par an, souvent 4 fois par an. 

            De mon 1er souvenir vers 4-5 ans jusqu'à 20 ans, j'ai connu 11 docteurs différents, 7 hommes et 4 femmes, souvent plusieurs fois de suite, entre autres la même doctoresse à 17 et 18 ans ! A chaque fois slip baissé ou retiré.   Avec 7  assistantes et infirmières différentes (dont la même 5 années de suite de 14 à 18 ans !). Et 6 infirmiers différents (à Mâcon). J'ai connu deux centres médico-scolaires, à 11 ans, et à 19 et 20 ans.  Ces centres qui ne servaient qu'à ça étaient redoutés de tous, car ils avaient une réputation d'impudeur totale.     7 fois à 10 ans. Et 3 fois à 18 ans dont Mâcon. J'ai eu 20 ans en février, la dernière fois c'était en mai. Exactement comme un gosse de 10 ans : "baisse ton slip !!" etc.etc. Je suis parti au service militaire en juillet. Nous avons été incorporé un lundi et le mardi. Douche collective le vendredi après midi. Les bizutages ont commencés dès le vendredi soir.

            C'était à chaque fois pour nous tous une épreuve terrible, épouvantable. Pour certains dont j'étais encore plus. Surtout dans le contexte de répression totale de ces années là, avec l'éducation extrêmement stricte que nous recevions.

              Tous les instituteurs et professeurs jusqu'à nos 16 ans, annonçaient haut et fort à chaque fois la consigne en salle de classe : "slip et chaussettes propres et non troués". Toujours des classes entre 38 et 44 élèves. Jamais moins, car 700 000 naissances par an en 1948 !  Tout le monde savait ce que ça voulait dire. Ca voulait dire : on va se les faire tâter ! C'est à dire se faire tâter les oeufs. "Se les faire tâter " c'était le terme générique qui résumait tout, que tous nous connaissions trop bien. Toujours nus-pieds pour détecter les pieds plats. A partir de 16 ans l'habitude était prise chez tous.

              Dans les salles d'examens ça criait beaucoup et souvent. A partir de 16 ans beaucoup moins et ensuite plus du tout. Chez les médecins de famille la mère accompagnait à chaque fois, et très souvent jusqu'à 18 ans. Chez mon 1er médecin de famille jusqu'à plus de 9 ans c'est ma mère qui à chaque fois me baissait elle même mon slip en arrivant. Etant donné mes anomalies intimes inquiétantes, entre autres une sale opération au sexe. Pudique comme je l'étais, ça tombait mal !! Chez mon 2ème docteur de famille j'ai baissé moi même mon slip sous le nez de ma mère jusqu'à 16 ans, au minimum deux fois par an. Très souvent, une fois sorti de chez le docteur, et uniquement dans la rue, elle me faisait des commentaires sur mon intimité. Arrivés à la maison on parlait définitivement d'autre chose. 

             Les docteurs femmes n'étaient pas plus douces que les hommes. Elles avaient seulement les doigts plus fins ! Tous et toutes étaient suprêmement agacés par ceux qui hésitaient à se dénuder. Il fallait toujours baisser le slip jusque sur les pieds nus, s'approcher tout près et se laisser faire tout le temps qu'il fallait sans reculer les fesses. Dans beaucoup d'établissements pour résoudre le problème, chacun devait retirer son slip et attendre nu devant la porte de la salle d'examens que le précédent sorte, devant tous les autres assis en slip. Rester les fesses nues sous le nez des autres assis. Evidemment une fois rentré tout nu dans la salle d'examens ce n'était plus la peine d'avoir  les mains devant le sexe, pour monter sur la balance, toise, etc. Dans d'autres établissements il fallait retirer le slip en rentrant dans la salle d'examens et le poser sur une chaise à côté de la porte exprès pour ça.Et continuer tout nu. 

             Tout ça pour expliquer quelle "formation" nous avions déjà en arrivant au conseil de révision ou au centre de sélection. Où les slips descendaient facilement, et ça se passait bien partout. On essayait de nous inculquer depuis notre plus jeune âge une véritable discipline du slip baissé.

              Certains dont j'étais n'ont jamais pu s'y habituer. Pour la plus grande joie des moins pudiques spectateurs et du personnel surtout féminin. !

            C'était un véritable chemin de croix, un calvaire, mais nécessaire ...

             Les bizutages - formation du service militaire, était les pires qui soient. Dans le contexte répressif de tout de ces années là.  C'était en plus. 

             Il y avait de quoi changer définitivement la vie de quelqu'un.

      • Mardi 24 Novembre 2020 à 14:49

        Merci à vous ttemoignage je lis avec plaisir ce que vous avez vécu

        pendant votre service militaire espérant que d'autres font comme moi

        j'apprends beaucoup avec vos récits

        Bon après midi

        Lucienne

      • ttemoignage
        Mardi 24 Novembre 2020 à 12:24

        Pour résumer la vie intime dans les années 60 :      

                "Qui veut faire l'ange fait la bête" (Blaise Pascal).

    181
    ttemoignage
    Mardi 17 Novembre 2020 à 05:45

    Les bancs sont restés à Mâcon jusqu'en 1968-1969. Tant que personne ne l'a su. Ceux qui étaient passés tout nus sur ces bancs n'étaient pas pressés d'en parler !  Le personnel entre eux et entre elles devaient s'en "amuser" beaucoup, même très loin en dehors du centre. Surtout la façon unique de chaque tout nu avait de gigoter des cuisses et la tête que chacun faisait.

       Dans les années 70 et surtout 80, j'ai connu beaucoup d'infirmiers et d'infirmières professionnels, et aussi des médecins, qui s'amusaient beaucoup des déculottages en série à répétition. Ils/elles exerçaient toujours dans des spécialités autres.

    Mai 68 a libéré la parole, et a commencé à favoriser la connaissance de ce qui aurait dû rester caché. La Libération des moeurs en 1979, a permis encore plus les échanges intimes. Ensuite le minitel, et maintenant internet. Certaines pratiques habituelles il y a 60 ans, ne seraient plus possibles aujourd'hui. Car scandaleuses !

      Ma doctoresse de cm2 c'était au début des années 60. Dans l'après guerre les autorités avaient autre chose à faire que de s'occuper des agissements des notables. D'autant plus que dans ces années là il ne fallait pas toucher aux notables. Le plus bel exemple de la vénération  aveugle des notables, c'est le docteur Marcel Petiot. Qui a commencé à tuer dans les années 1930 à Villeneuve sur Yonne. Il était le Maire et le médecin du village, et il a failli devenir ministre. Il a tué plusieurs personnes à Villeneuve sur Yonne, entre autres son concurrent médecin. Tout le monde le savait, en particulier la Police. On lui a simplement demandé de quitter la région sous prétexte qu'il avait branché son électricité sur le compteur du voisin. Il a pu tuer sans jamais être inquiété. C'est pour ça qu'il est arrivé à Paris. Où il a pu continuer sa sadique et macabre carrière. Quand ce qui se passait rue Lesueur à été découvert, en mars 1944, il y avait 15 ans que ça durait. On peut estimer à une centaine le nombre de gens assassinés. Dont 50 rue Lesueur, avec le réseau du bon docteur Eugène !  

      • ttemoignage
        Mardi 1er Décembre 2020 à 12:43

              Les procédés et les organisations possibles de l'époque laissent pantois ! Chaque docteur et chaque doctoresse avait ses procédés. Beaucoup étaient connus et avaient une réputation. J'ai eu entre les mains le règlement ministériel de 1960. Chaque médecin devait s'occuper d'un minimum de 10 000 (dix mille) élèves par an. Moitié garçons moitié filles. Etablissements scolaires et autres. 5 jours par semaine 48 semaines par an = 240 jours. Une quarantaine d'élèves par jour. Ce qui correspond à ce que nous vivions dans ces années là : l'abatage !! Et n'importe quel local pouvait être utilisé, y compris les salles de classe.

              C'est arrivé que dans certains établissements des plus jeunes se retrouvent dans la salle d'examens avec des beaucoup plus âgés. Pour montrer l'exemple aux plus jeunes et leur donner du courage.  C'est à dire qu'il y avait toujours en même temps dans la salle d'examens un plus jeune avec un plus âgé. 5 ou 6 ans d'écart. Le plus jeune assistait d'abord à la visite d'un plus âgé devant lui. Ensuite c'était son tour devant un autre plus âgé. Comme les plus âgés supportaient beaucoup mieux puisqu'ils avaient plus l'habitude, ça encourageait les plus jeunes à se comporter pareil.

               Dans un collège du Mans dans les années 60, un docteur debout devant l'élève debout passait le stéthoscope sur la poitrine. En s'asseyant il baissait le slip en même temps et brutalement sans prévenir et jusque sur les pieds. Les visites se déroulaient toujours dans un grand dortoir sous les toits. Le docteur officiait derrière un paravent. Mais tous les autres pouvaient se mettre de chaque côté du paravent pour assister à tout et de près. Y compris la tête de la secrétaire.  Car le paravent n'était pas large et ne cachait rien.  Tous les élèves de toutes les classes du collège y passaient une fois par an.  Une quantité sont restés marqués  Par "Le paravent bleu du collège du mans".

         

               Ce qui explique que à Mâcon tous les slips sont descendus facilement. Comme dans tous les centres et toutes les mairies. Tout était organisé comme un spectacle.  Evidemment personne ne pouvait imaginer ce qui nous attendait dans les autres salles, et encore moins l'existence des horribles bancs !   L'effet de surprise était total à chaque instant et jusqu'au dernier moment. 50 ans après les bâtiments sont toujours là, intacts, les mêmes. D'après les plans le couloir faisait environ 35 mètres, rectiligne. A parcourir tout nu. Vivement éclairé en enfilade par une fenêtre orientée à l'ouest.  C'était l'après midi fin septembre. Un infirmier sans blouse assis à une table sous la fenêtre regardait le tout nu marcher vers lui. Le tout nu, affolé par la situation, faisait irruption dans la 2ème salle, entre les 2 bancs disposés en V et l'infirmier à sa table. 

            Je vais raconter en détail le circuit imposé, avec l'aide d'un plan.

      • ttemoignage
        Mardi 24 Novembre 2020 à 12:09

        Grâce à internet, et grâce aux gens comme vous Akia, il est très possible de faire connaître ce qui était destiné à rester définitivement caché, mais qui s'est réellement passé. Souvent impossible à croire pour ceux qui ne l'ont pas vécu.

      • ttemoignage
        Mardi 24 Novembre 2020 à 11:57

        J'ai été incorporé à 600 km de chez mes parents. J'ai connu deux casernes en France à 200 km l'une de l'autre, et un camp militaire dans un pays chaud très loin de la France . Puisque mon service militaire n'a duré que 3 mois pour se terminer au Palais de Justice par un procès très justifié contre l'encadrement militaire.

             Dans chacune des deux casernes et dans le camp militaire il y avait 400 ou 500 militaires, appelés en cours ou en fin de service, engagés, et professionnels. Et dans chacun des trois nous étions seulement entre 25 et 30 appelés. Nous restions toujours ensemble et toujours dans la même chambrée et nous passions ensemble d'un centre militaire à un autre.

        La première caserne était celle des classes, où les nouveaux appelés ne restaient que six semaines. Une nouvelle fournée de 25-30 nouveaux appelés arrivaient tous en même temps de toute la France toutes les six semaines. Tous dans la même chambrée, toujours la même.

            Dans la deuxième caserne les nouveaux appelés ne restaient que 15 jours. C'était une plaque tournante de transition. Où il y avait des militaires de toutes sortes pour toutes sortes de raisons. 

             Toujours ensemble comme au premier jour de l'incorporation, nous sommes partis par avion dans un pays chaud très loin de la France. C'était un camp militaire très grand composé uniquement de nombreux baraquements en rez de chaussée, entouré d'un grillage de plusieurs mètres de haut et de barbelés. Complètement coupé et à l'écart de la population et des habitations. Le "quartier libre" n'existait pas. Evidemment nous ne parlions pas la langue du pays.

             C'était une arme qui rassemblait des gens d'origine sociale et de niveaux très variés, complètement différents. Dans ces années là ça voulait dire quelque chose. Et aussi très physique, avec un entraînement sportif intensif. Et il y avait de très gros problème d'effectifs d'encadrement. C'était toujours l'après guerre très pauvre et un manque dramatique de personnels. Tous les jours entre 17h et 6h du matin, et tous les week end, aucun responsable à l'horizon. Les appelés et les engagés complètement livrés à eux mêmes, sans aucune surveillance.Entièrement libres de faire entre eux tout ce qu'ils voulaient. Et en même temps une pléthore de jeunes. 700 000 naissances par en an en 1947. 20 ans après les casernes étaient trop petites. Et en même temps un manque dramatique de personnels.

             Nous étions dans le contexte social de la fin des années 60. Une France catholique à outrance où tout ce qui était sexe et nudité était complètement interdit par la Loi. Les femmes en pantalon au tribunal correctionnel. Les préservatifs vendus uniquement sur ordonnance. Les homosexuels adultes consentants en privé en prison pour 3 ans.  La majorité était à 21 ans. Tout cela était très contestable, mais semblait ne jamais pouvoir changer un jour. Clandestinement le sexe était LE loisir, et souvent le seul plaisir. Pour la plupart. Avec en plus l'action des laïcs pour contester la chape de plomb chrétienne.  Une vraie guerre de religion entre cathos et laïcs.

        Pour être un bon militaire il faut savoir oublier complètement sa pudeur immédiatement et sur commande. Ce n'était pas évident, surtout dans la société de l'époque et avec l'éducation stricte que nous recevions. Pour certains encore plus que pour d'autres, dont j'étais. Si en plus ceux là, comme dans mon cas, avaient un physique intéressant ils devenaient LA cible.  Il y avait donc une véritable formation dans ce sens, car contredire les lois de la nature ça ne s'apprend pas en 8 jours. Mais la formation militaire servait de prétexte à beaucoup plus. Dans chaque caserne et camp il y avait une équipe spécialisée, très organisée, de plusieurs engagés de 35 ans, qui se chargeaient de cette "formation" qui était publique. C'était le spectacle préféré de tous, dans les 2 casernes et le camp où j'ai été.

                Pour donner une idée de l'ambiance : dans le camp à l'étranger, il y avait un BMC. Bordel Militaire de Campagne.  Le lendemain de notre arrivée par avion, à 13h tous réunis sur la grande place du camp, le capitaine qui dirigeait le camp nous a présenté le BMC "ouvert tous les jours à volonté à tous, de la tombée de la nuit au lever du jour". Il nous a bien précisé que les lois de la République ne s'appliquaient pas là où nous étions, et que entre hommes nous étions entièrement libres de faire tout ce qu'on voulait. Il nous a annoncé solennellement que la lutte contre les maladies vénériennes était très bien organisée et que l'infirmerie était grande ouverte au moindre doute. Une cinquantaine de prostituées arrivaient tous les soirs dans un car spécial pour elles avant la tombée de la nuit et repartaient au petit matin. 

              Vers 1976 et à nouveau vers 1986, le quotidien national Le Figaro, a publié un article de une demi page les deux fois, avec des gros titres :      "où va la moralité de la jeunesse ?? ". Partout en France les tribunaux étaient encombrés par les procès organisés par les familles de jeunes appelés. Hospitalisés pour des blessures graves. Toujours pour le même motif : déchirure de l'anus. Avec en plus à partir du milieu des années 80, la transmission du sida par ce procédé.    Quand j'ai lu ces deux articles j'ai eu l'émotion de ma vie. J'ai compris ce que j'avais risqué. Parce que ce qu'ils nous faisaient tous sauf ça. Etant donné les procédés qu'ils utilisaient, c'était facile de franchir le pas !

             

      • Mardi 17 Novembre 2020 à 10:42

        Merci à vous ttémoignage pour ce nouveau rapport

        sur le conseil de révision,

        Bonne semaine

        LD

    180
    ttemoignage
    Mercredi 11 Novembre 2020 à 17:01

    Une multitude de gens, et l'ensemble de la société avaient une double vie. L'hypocrisie était générale. Derrière les apparences le vice le plus complet s'épanouissait impunément.

         En plus pendant les 30 ans qui ont suivis la guerre de 40, manque d'argent et manque de personnel. Ce qui facilitait toutes les libertés derrière les apparences. En plus dans l'après guerre les autorités avaient plus important à faire.

        Entre autres, on peut se poser des questions sur la façon dont était construits beaucoup de locaux. Comme les wc publics ou les vestiaires des piscines publiques. Qui étaient dans ces années d'interdiction de tout des rendez vous libertins du voyeurisme et du vice.   Immenses, avec des très grandes cabines. Pour quelle utilité ??  Et évidemment sans aucune surveillance, faute de personnel.  Surprenant aussi la façon dont le personnel les "entretenait". C'était favoriser le vice.  

    Les bois à la sortie des villes étaient aussi des rendez vous libertins et de voyeurs. Entre inconnus principalement. Des gens de tous âges, des jeunes, des couples illégitimes, des homos.

       Tout le porno était formellement interdit par la Loi aux plus de 21 ans. Mais il était partout. D'autres pays européens, compatissants, l'introduisait en France clandestinement par les routiers, qui n'étaient pas contrôlés comme maintenant. Les femmes des routiers l'écoulaient clandestinement sous le manteau. Il y avait des points relais clandestins. Certaines mères de famille "au dessus de tous soupçons", et surtout des commerçantes. Dans les campagnes il était distribué par les camionnettes des commerçants itinérants. Il y en avait partout. Dans les villes, et encore plus dans les campagnes.

        Il y avait certaines régions isolées en pleine nature qui étaient connues dans un rayon de 300 ou 400 kilomètres,  par le bouche à oreilles, pour favoriser la liberté des moeurs et le vice. Où des inconnus venaient de très loin uniquement pour ça.  Dans un après guerre sans aucune surveillance. Où on pouvait faire presque tout ce qu'on voulait sans être inquiété.  La police à plusieurs dizaines de kilomètres ne se dérangeait que pour des problèmes graves. Et seulement 45 millions d'habitants en France. C'était le cas de la ville où mes parents s'étaient installés avant ma naissance uniquement pour raison professionnelle. Et par hasard c'était le cas aussi d'une autre région en France où j'ai passé toutes mes vacances d'été (qui à l'époque duraient 3 mois). J'ai donc été mis dans l'ambiance ! Le tourisme sexuel clandestin utilisait le tourisme normal comme couverture, et jouait un rôle très apprécié dans l'économie locale. Une affluence exceptionnelle de "touristes" presque toute l'année (sauf les mois glacés de l'hiver), apportait beaucoup de travail et d'argent aux   locaux. D'où aussi l'intérêt pour beaucoup de professionnels de favoriser le vice pour attirer les gens de passage. Les bombes avaient tout rasé pendant 4 ans, et la pauvreté a été généralisée jusqu'aux années 70.

        Tout le monde le savait, personne ne disait rien.  Et ça a duré plus de 30 ans, toutes les années 1950, 60 et 70.

       Rappeler le contexte des années 1950-60 et 70, c'est la seule façon pour comprendre. 

      • ttemoignage
        Samedi 23 Janvier à 04:33

             Pour compléter les précieuses informations données par monsieur Apte :

              Si les visites étaient obligatoires, fréquentes et impudiques, c'est en raison de l'extrême gravité de l'épidémie permanente de décès jeune et d'estropiés à vie jeune. Le gouvernement a été obligé de prendre le problème très au sérieux, et en a fait officiellement LA priorité nationale, en 1860, 1930 et 1960. Tout le monde savait en quoi ça consistait et comprenait et acceptait cette nécessité. Et même facilitait

               Il faut savoir que jusqu'aux années 60, chaque famille avait dans ses ascendants proches, au moins un décès jeune ou un estropié à vie jeune. C'était le cas de ma famille où il y a eu de nombreux décès jeunes. En plus des guerres. 

            L'école était obligatoire seulement jusqu'à 14 ans. En 1960 environ 1/4 des enfants quittaient l'école définitivement à 14 ans pour travailler pour manger. La France n'avait jamais été très riche, mais rasée par les bombes pendant 4 ans en 40-44,  le résultat a été une catastrophe économique encore bien pire que avant. Le pays a mis trente ans à se reconstruire. Au début du 20ème siècle, la moitié des enfants travaillaient pour manger. Les parents n'avaient pas les moyens de les entretenir.   D'où l'importance de la médecine du travail, très fréquentée par des ados, et qui était donc connue pour utiliser des procédés d'examens équivalents. Et qui prenait la suite des visites scolaires en gardant les mêmes procédés. La majorité était à 21 ans.

             Etant donné les risques santé graves dans ces années là, les procédés restaient les mêmes jusqu'à 25 ans et plus. J'ai eu un ami proche qui était toujours apprenti à 25 ans, et qui a subi régulièrement jusqu'à plus de 25 ans, exactement les mêmes examens qu'aux visites scolaires depuis tout gosse.

             en 1947, 800 000 naissances par an, manque de personnels et de locaux.  En plus des visites obligatoirement très fréquentes et très complètes. Quantité de médecins faisaient rentrer complètement nu des pieds à la tête dans la salle d'examens. Dès qu'un élève tout nu rentrait dans la salle d'examens, un surveillant obligeait tout de suite le garçon suivant à retirer son slip, et à attendre debout nu devant tous les autres, le temps qu'il fallait,  que le précédent sorte.  Etant donné les circonstances de l'époque, c'était l'abatage.

              Nous étions soumis à une véritable tracasserie médicale, ça tenait du harcèlement.  Il y avait la fameuse fiche médicale scolaire, qui suivait chaque élève partout, au besoin de ville en ville, jusqu'à la médecine du travail à un âge avancé. Et aussi le carnet de santé personnel médecin de famille.  Dès qu'un élève avait la moindre anomalie quelle qu'elle soit, tous les médecins bondissaient. Et ça vous suivait partout, jusqu'à 20 ans et plus. Le pire c'était les anomalies intimes comme dans mon cas. Pour mon plus grand malheur, j'en avait plusieurs !  Comme je l'ai déjà dit le grand slip de coton blanc était toujours un véritable vêtement qui montait très haut et qui gênait beaucoup les examens. Les médecins ne cachaient par leur exaspération, et leur aversion, pour notre très cher slip !! Les mini-slips sont arrivés vers 1975, ainsi que les slips de couleurs. Ils n'existaient pas avant.

              Les enfants et ados avaient l'habitude de faire beaucoup de vélo très tard. Comme dans mon cas. Donc il y avait les examens qui allaient avec...

                   Tous ces examens fréquents étaient TRES justifiés, et une providence pour tout le monde.  Ils ont été abandonnés dans les années 80, en raison du progrès de la médecine, de l'alimentation, du sport et de l'hygiène.  Mais nous vivons maintenant dans une société qui a perdu le sens des réalités, qui s'endort et qui se laisse aller, dans un confort trompeur. Car le réveil risque d'être brutal, et très déplaisant. Nous avons des des problèmes graves d'excès de richesse et de facilité. Sans parler des perturbateurs endocriniens, très inquiétants chez les jeunes, qui vont peut être nous obliger à revenir aux anciennes méthodes d'examens intimes. 

      • ttemoignage
        Mardi 17 Novembre 2020 à 05:13

        Les bancs sont restés à Mâcon jusqu'en 1968-1969. Tant que personne ne l'a su. Ceux qui étaient passés tout nus sur ces bancs n'étaient pas pressés d'en parler !  Le personnel entre eux et entre elles devaient s'en "amuser" beaucoup.

        Mai 68 a libéré la parole, et a commencé à favoriser la connaissance de ce qui aurait dû rester caché. La Libération des moeurs en 1979, a permis les échanges intimes. Ensuite le minitel, et maintenant internet. Certaines pratiques habituelles il y a 60 ans, ne seraient plus possibles aujourd'hui.

      • ttemoignage
        Lundi 16 Novembre 2020 à 22:53

        S'il est vrai chère Akia que vous êtes jusqu'à maintenant la seule à participer, vous n'êtes certainement pas la seule à nous lire !!    Car d'après ce qui se passe sur d'autres sites,  il est prouvé qu'il y a une foule de de gens qui nous lisent, mais très peu qui participent. Malgré l'anonymat pas total mais presque d'internet. Et c'est bien dommage ! Car il y a beaucoup de gens qui savent beaucoup de choses sur ce qui s'est passé pendant si longtemps. Et nous sommes de moins en moins nombreux à pouvoir venir en parler sur internet.

            Internet a prit la suite du minitel. En beaucoup mieux. Pour révéler et/ou dénoncer, grâce à l'anonymat. Ce qui était destiné à rester caché définitivement. Car tout était possible uniquement grâce à l'omerta généralisée. Un jeune qui en parlait recevait une claque de ses parents. La majorité était à 21 ans. A 20 ans nous étions traités comme de véritables gamins totalement irresponsables. A 20 ans nous avions uniquement le droit d'obéir.

          Monsieur Apte rappelle une réalité très importante et authentique dans ces années là : l'extrême différence d'une région à une autre, d'un endroit à un autre, et aussi d'une année à l'autre dans le même endroit. L'effet de surprise total était la grande règle partout dans ces moments là. Ils nous était toujours impossible à chaque fois, et partout, de prévoir ce qui nous attendait. Le déroulement et avec qui. D'une fois à l'autre c'était totalement différent au même endroit et dans la même région. L'imprévisible, l'omerta, le secret. 

             Chez le médecin de famille où il allait régulièrement - le plus souvent avec sa mère jusqu'à 18 ans (moi 16 ans) - chacun pouvait prévoir ce qui l'attendait selon ses caractéristiques physiques et santé. Mais c'était très différent selon chacun.

            La doctoresse de ma première visite médicale scolaire à 11 ans en cm2, était très connue car il y avait des années qu'elle faisait pareil avec tous. La baisse du slip, le sexe et les fesses, il n'y avait que ça qui l'intéressait, chez les 17 ans comme avec les 8-9 ans. Chaque garçon à tout âge passait exactement six minutes à la montre avec elle dont cinq minutes le slip sur les pieds. Le slip descendait presque tout de suite. Après uniquement le stéthoscope. Le stéthoscope uniquement pour profiter de l'affolement cardiaque de ceux qui passait pour la 2ème, 3ème fois ou plus devant elle. La secrétaire était aux anges. Toutes les deux elles avaient l'air de vraiment s'amuser ! Elle passait autant de temps à écarter les fesses que avec le sexe.   Jamais personne n'a su donner une explication médicale à de tels examens. Et ça a duré des années entre 1955 et 1965.

             Etant donné la multitude de ceux qui ont gigoté des cuisses tout nus sur les bancs de Mâcon, ils ont finis par être connus. Ce qui a provoqué leur disparition de ce centre. Pour éviter la révolte des familles. Ils y sont restés sans doute des années. A la fin des années 60, ceux qui connaissaient leur existence, prévenaient les autres dès leur arrivée au centre. En 1970 il n'y étaient plus.

             Les bizutages formation du service militaire, les nouveaux arrivants comprenaient assez vite en qui ça consistait. Au bout de 8-10 jours nous savions ce qui nous attendait. Mais là encore radicalement différent selon les endroits.  Voire inexistant, alors que dans d'autres endroits c'était un rituel d'un vice pas possible.  

              J'ai un ami qui dans ces années là était dans le sud du Massif Central, il n'a nullement connu tout ça.

             J'ai eu un correspondant pendant très longtemps, dont le père était fonctionnaire, nommé tous les ans dans une ville différente. Donc de son premier souvenir jusqu'à la fin de sa formation à plus de 20 ans largement dépassé, il a changé de ville tous les ans. Il a pu ainsi avoir un certain panorama des procédés un peu partout en France. Lui aussi a été stupéfait des différences selon les endroits.

             J'ai eu aussi un ami qui avait été un cas fréquent, mais complètement différent des autres. Une scolarité normale, mais avec un suivi médical uniquement en établissements de soins à cause d'ennuis de santé de naissance et graves.  A chaque fois on lui demandait de baisser ou de retirer son slip, et de présenter docilement son sexe et ses fesses, même si ça n'avait absolument aucun rapport, et même s'il était là pour tout à fait autre chose. Lui aussi de son premier souvenir jusqu'à plus de 20 ans.

            Je relate ce que moi j'ai vécu, et que je ne risque pas d'oublier. On m'a dit de nombreuses fois de vive voix que j'avais eu un parcours particulièrement éprouvant. Dans des régions isolées qui le permettaient car sans aucune surveillance dans ces années d'après guerre très pauvres en manque d'effectif.  Mais on m'a bien précisé que dans ces années là il y a eu bien pire.  Si j'ai vécu un chemin de croix, d'autres ont connu bien pire ! Il s'avère que j'ai eu beaucoup de chance, surtout affreusement pudique comme je l'était !

      • Jeudi 12 Novembre 2020 à 17:36

        Merci Apte

        j'aime  lire vos commentaires à tous deux

        c'est vrai c'est  dommage que je soit la seule à vous  lire

        Merci à vous

        Bonne soirée

        LD

      • apte
        Jeudi 12 Novembre 2020 à 16:37

        "akia "

        pas de problème, c'est juste dommage qu'il n'y ait pas d'autre réaction et que vous soyez la seule à nous lire.

        il y a juste un point de détail sur lequel je n'avais pas réagi à un commentaire de "témoignage" , c'est quand il écrit "Dans les camps militaires c'était pareil, les nouveaux  arrivaient régulièrement de toute la France par fournées d'une trentaine maximum toutes les 6 semaines ou tous les 2-3 mois. " 

        Moi je suis allé dans deux casernes successives, l'une pour les classes  ( 4 mois ) et l'autre pour la suite du service et dans chacune d'elles les arrivées ne se faisaient pas comme indiqué par témoignage, le rythme était plus régulier et il y avait plus qu'un contingent de 30 conscrits chaque fois.

        Dans la seconde caserne où j'étais aspirant, c'était au moins une centaine de conscrits nouveaux qui arrivaient tous les deux mois ( ils ne faisaient que 2 mois ce classe ) sauf en juillet -août , il étaient répartis dans 4 sections de 25 hommes environ.  Dans la première, nous étions une 50 répartis en 2 sections avec des nouveaux tous les 4 mois. voilà un témoignage un peu différent mais je pense qu'il y aurait autant de situations que de témoignages si beaucoup témoignaient, l'organisation dans les casernes était différente et cela pouvait aussi changer selon les années notamment pour la durée des classes et naturellement celle du service.

        bonne fin de journée 

         

         

         

          

      • Jeudi 12 Novembre 2020 à 14:17

        Merci Apte de venir compléter certaines choses sur sur ce texte

        de J.A qui remonte de 2014

        Merci à vous deux

        LD

      • apte
        Jeudi 12 Novembre 2020 à 11:41

        "akia"  il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, chacun  a son vécu et son ressenti.

        Je suppose que "témoignage" dit honnêtement ce qu'il  vécu et ressenti, je ne mets pas en cause la véracité de son témoignage mais ce n'est que le sien. Sur beaucoup de points c'est très excessif.

        Les visites médicales préventives scolaires étaient très utiles et tous les médecins ou infirmières n'étaient pas des "pervers ou des "sadiques" .

        Ces visites étaient sans doute peu respectueuses de la pudeur des enfants et adolescents mais à l'époque ce n'était pas un sujet de discussion. On savait qu'il faudrait se déshabiller en groupe dans un vestiaire, tout au moins les classes de garçons, car comme les écoles n'étaient pas mixtes , je ne veux pas parler de ce que je connais pas, les visites pour les filles ( mais il n'est pas sûr qu'elles aient été mieux traitées?) soit en slip, le cas le plus fréquent ( au minimum, inconcevable à l'époque de garder son pantalon ou sa culotte courte pour les enfants) ) soit plus rarement complétement nus. Cela commençait à l'école primaire et cela continuait au collège et au lycée et même à l'université  ( pas possible de passer un examen s'il n'y avait pas un tampon sur une fiche  attestant qu'on avait bien passé une visite obligatoire à la médecine préventive universitaire et pareil dans les grandes écoles, et les centres d'apprentissage, ou les clubs sportifs pour adolescents ( un certificat d'un médecin de ville n'était pas valable, il fallait se présenter à la visite organisée en groupe par le club sportif communal ou d'entreprise ou de l'établissement scolaire) et chacun considérait cela comme normal les parents comme les enfants et adolescents, l'efficacité d'ans l'organisation d'une visite qui ne devait pas prendre trop de temps pour le déshabillage primait sur toute autre considération.

        Mais on avait tous les ans un contrôle de la vue et de l'ouie et de la dentition et de la colonne vertébrale pour détecter des troubles genre scoliose ou de plus légères déviations, et du poids, et de la taille et des réflexes etc.. même à partir du collège une analyse d'urine.

        tout cela était très utile et c'est justement dommage que pour des raisons d'économie, les gouvernements successifs ont complètement délaissé   la médecine préventive scolaire et même en grande partie celle du travail  !

        Peut être qu'il fallait adapter l'organisation des visites scolaires aux mentalités de notre époque mais il aurait fallu garder  le principe d'une visite scolaire annuelle obligatoire chaque année de scolarité et une vraie visite avec tous les examens indiqués plus haut et un examen  corporel visuel indispensable ( maladies de peau, traces de coups pour les enfants maltraités etc) 

        Les visites pour un départ en colonie de vacance étaient aussi très courantes à l'époque et très proches dans l'organisation collective des visites scolaires.

        De même pour l'entrée dans certaines écoles : écoles normales par exemple ou école et lycées militaires.

        On partait du principe que la plupart des enfants et adolescents n'allaient pas voir régulièrement pour un examen complet un médecin de famille ( on dirait aujourd'hui un médecin traitant) et c'était assez vrai dans l'ensemble sauf peut-être pour les familles aisées.

        Donc il ne faut pas oublier le côté positif de la médecine préventive et prendre tout le personnel médical pour des "vicieux".

        L'examen des organes génitaux à partir du collège ( ou selon les cas avant au primaire ) faisait partie du protocole des visites mais c'était une bonne chose, il fallait détecter des phimosis ou autres problèmes, vérifier que les testicules descendaient normalement tous les deux et avaient une taille normale etc..

        Alors oui c'était un peu gênant mais utile !

        C'est comme si les jeunes femmes de l'époque s'étaient plaintes des examens gynécologiques souvent plus longs et embarrassants que ceux des organes génitaux pur un garçon ou plus tard un jeune homme.

        Quant aux locaux oui il y en avait de spécialement conçus pour ces visites, d'une part des infirmeries de collèges et de lycées, d'autre part des centre médicaux de médecine préventive scolaire gérés par les communes. Le mobilier n'avait selon mon expérience rien de particulier.

        Et oui il y avait des bizutages dans quasiment toutes les institutions de vie collective d'adolescents ou jeunes hommes  mais les abus n'y étaient pas systématiques notamment au service militaire. Dans les casernes où je suis allé, les gradés ne l'auraient pas toléré et il y avait beaucoup de contrôles. Ce qui était accepté comme dans beaucoup d'institutions ( universités médecine, vétérinaire, écoles des beaux arts, architecture, arts et métiers, polytechnique etc..) c'était un bizutage souvent encadré et accepté par les autorités pour éviter tout débordement. C'était souvent  basé sur la mise à nu des nouveaux avec des gages ( mais le plus souvent rien de sexuel ni d'excessif ) avec des variantes du genre défilé sur une estrade des nouveaux à poil avec notation de leur anatomie fessée par les anciens, ou exercices à poil comme des pompes pendant toute la première semaine ou  cirage du sexe ( courant dans les internats, on disait "bite au cirage" ou  se serrer à poil les uns derrière les autres à l'armée ( on disait alignement bittes au cul  mais cela pouvait se faire même hors bizutage si des sous -off avaient envie de s'amuser avec les nouveaux conscrits incorporés pour leur apprendre à obéir à tous les ordres, sinon  cirage de chaussures à l'armée ou aussi  passage obligatoire sous une douche froide ( mais même dans le cadre normal des classes des conscrits, un sergent pouvait le décider aussi comme punition collective ou pour les endurcir et "fouetter le sang",  ça se faisait  souvent même hors bizutages, et  balade à poil en groupe autour de l'école comme aux beaux arts ou lycée Condorcet ou les nouveaux devaient subir une fausse visite médicale ( un exemple qu'un copain m'a raconté  pour des conscrits faisant leur service dans la marine, à l'arrivée non pas d'un groupe ( il devait aussi y avoir un bizutage pour les simples matelots  mais différent) mais d'un aspirant - élève diplômé d'une école- sur un bateau, deux anciens s'étaient fait passer pour des docteurs avec l'accord du docteur du navire qui leur avait laissé ses locaux et naturellement le nouveau devait se mette nu, subissait des remarques déplaisantes sur son anatomie avec un examen visuel et tactile des pieds à la tête de face et de dos , de questions indiscrètes sur sa vie sexuelle ( vierge ou pas, fréquence des masturbations etc..) un examen dans des positions gênantes avec claques sur les fesses, et ils lui  reprochaient de ne ne pas être assez propre au niveau de l'anus et sexe décalotté et il devait à poil sortir pour aller prendre une douche en traversant des couloirs et arrivé à la douche, un officier prévenu de ce bizutage venait voir ce qui se passait car il avait entendu le bruit de l'eau, il faisait sortir le nouveau, lui ordonnait de se mette au garde à vue et l'engueulait en le menaçant de sanctions car il n'avait pas le doit d'aller seul comme cela prendre une douche et le faisait sortir avec à nouveau de bonnes claques sur les fesses et retourner à la salle d'examen. Et ce n'est que le lendemain que le nouveau découvrait qu'il avait subi un bizutage  de deux aspirants plus anciens.

        Bon , ce n'était pas plaisant ni de très bon goût mais à l'époque fin des années 60, début 70, cela ne paraissait pas abusif .

        Après comme le bizutage s'est encore plus généralisé dans les écoles post -bac et qu'il y a eu de plus en plus d'abus dénoncés dans la presse, la loi de 1998 y a mis fin en l'interdisant . C'est logique car les mentalités avaient changé, on n'acceptait plus des atteintes à la dignité qu'on subissait sans broncher autrefois.

        Voilà, je dis tout cela pour rappeler que chaque époque a ses règles sociales et que cela change..

        Et qu'il ne fait pas non plus exagérer sur les abus et le vice.

        Bien sûr qu'il y avait autrefois des revues porno qui circulaient mais ce n'est pour cela que le vice et les partouzes était partout !

         

         

         

      • Jeudi 12 Novembre 2020 à 07:47

        Merci ttemoignage de revenir compléter cet poésie

        et j'en suis ravie

        Je vous souhaite une bonne journée

        LD

      • ttemoignage
        Mercredi 11 Novembre 2020 à 17:55

        Il est intéressant de comparer avec les autres pays. Et pas seulement européens. Où c'est souvent pire. 

      • ttemoignage
        Mercredi 11 Novembre 2020 à 17:28

           Dans les années 1950, 60 et 70, l'éducation sexuelle n'existait pas du tout. Nulle part. Sauf la catholique, volontairement très incomplète et très orientée.   En privé les familles étaient entièrement libres de faire tout ce qu'elles voulaient. Et elles ne s'en privaient pas, à leur façon. Et il y avait celle des copains, il faut le reconnaître assez efficace.

              Dans ces années là, la vie privée l'était réellement.  La famille et le voisinage étaient de véritables institutions nationales. Les mères de familles créaient un réseau de relations privées clandestines entre elles de de liberté des moeurs en privé.

             Car la contestation souterraine était partout. En effet sur beaucoup de points la règle sociale était très contestable. Entre autres, la dictature de la religion catholique. La majorité à 21 ans était très contestable aussi. Il était impossible de respecter exactement la religion catholique.  Quantité de lois et d'interdictions de ces années là, seraient considérées comme parfaitement ridicules de nos jours.

             Il est très difficile pour les moins de 60 ans de croire et même d'accepter l'existence des façons de vivre de cette époque. Aux antipodes de celles d'aujourd'hui.

    179
    ttemoignage
    Mercredi 11 Novembre 2020 à 15:31

    Pendant 120 ans les contrôles médicaux préventifs des jeunes et les bizutages ont donné lieu à une véritable organisation, à la construction  ou à l'aménagement de locaux spécialisés qui ne servaient qu'à ça, et à la construction de meubles conçus uniquement dans ce but.

       Avec un degré inouïe de recherche et de perfectionnement dans l'élaboration des constructions et des aménagements. Très souvent les locaux ne servaient qu'à ça, avec un mobilier qui restait en place 24h/24 et 365/365.

        Dans les camps militaires c'était pareil, des locaux étaient disposés et aménagés pour la "formation" des nouveaux arrivants. Qui arrivaient régulièrement de toute la France par fournées d'une trentaine maximum toutes les 6 semaines ou tous les 2-3 mois. Sans aucune chance de pouvoir se revoir un jour. 

       Tout était prêt d'avance et les procédés imparables bien rodés.

       700 000 naissances en France en 1947. Facile de prévoir comment ça pouvait se passer 15, 20 ans après. Avec encore des maladies gravissimes très fréquentes. Et les premiers vaccins BCG et poliomyélite d'une efficacité incertaine.

       Nous sommes une quantité à être restés obsédés par le slip.                  Mon cher slip que j'aurais tant voulu garder !!

      • ttemoignage
        Mercredi 11 Novembre 2020 à 16:26

        Une multitude de gens, et l'ensemble de la société avaient une double vie. L'hypocrisie était générale. Derrière les apparences le vice le plus complet s'épanouissait impunément.

             En plus pendant les 30 ans qui ont suivis la guerre de 40, manque d'argent et manque de personnel. Ce qui facilitait toutes les libertés derrière les apparences. En plus dans l'après guerre les autorités avaient plus important à faire.

            Entre autres, on peut se poser es questions sur la façon dont était construits beaucoup de locaux. Comme les wc publics ou les vestiaires des piscines publiques. Qui étaient dans ces années d'interdiction de tout des rendez vous libertins du voyeurisme et du vice.   Immenses, avec des très grandes cabines. Pour quelle utilité ??  Et évidemment sans aucune surveillance, faute de personnel.  Surprenant aussi la façon dont le personnel les "entretenait". C'était favoriser le vice.  

        Les bois à la sortie des villes étaient aussi des rendez vous libertins et de voyeurs. Entre inconnus principalement. Des gens de tous âges, des jeunes, des couples illégitimes, des homos.

            Tout le monde le savait, personne ne disait rien.  Et ça a duré plus de 30 ans, toutes les années 1950, 60 et 70.

      • ttemoignage
        Mercredi 11 Novembre 2020 à 16:09

        Dans les procédés et les pratiques de ces années là il était très difficile de faire la différence entre le goût du travail bien fait, le vice et le sadisme. 

         L'aguerrissement des futurs soldats faisait partie aussi du travail des formateurs. Drôle de "travail" !

            Pour comprendre il faut tout replacer dans le contexte social de ces années là, aux antipodes de celle d'aujourd'hui. L'omerta était totale. Et tout reposait sur l'effet de surprise. On ne pouvait rien savoir ni rien prévoir d'avance.

             Quantité de professionnels qui étaient au courant de tout,  avaient un comportement plus que douteux.   Quand ils n'agissaient pas eux mêmes, ils fermaient les yeux.

           Même en short j'avais un physique différent et bizarre qui attirait même les simples curieux. A l'école primaire et au lycée les copains se demandaient entre eux quel jour et quelle heure j'allais aller à la piscine de la ville. Pour profiter du spectacle. Quand vous êtes d'une pudeur extrême ça fait un drôle d'effet. Dans ces années là les seuls sports qui existaient pour tous c'était le vélo, la piscine et le foot. Pas le choix.

           A l'école primaire j'ai subi une équipe d'instituteurs vicieux. Celui de cm2 en particulier qui prenait sa retraite à la fin de l'année. Qui laissaient faire volontairement quand les grands nous tourmentaient intimement, même dans la salle de classe. Il regardait attentivement quelle tête on faisait ! Les grands qui le savaient ne se gênaient pas. Ils avaient l'autorisation !

             Dans ces années d'interdiction de absolument tout le sexe était le loisir préféré d'une multitude de gens. L'un des rares plaisirs qu'on avait à l'époque. Avec la volonté de faire reculer la chape de plomb de la répression catholique.

           

    178
    Vendredi 18 Septembre 2020 à 10:55

       Akia, si vous avez eu 22 ans dans les années 60, vous risquer effectivement d'ignorer beaucoup de choses. Pourquoi ? Parce que les déculottés et ceux qui se chargeaient de les tourmenter, n'étaient pas du tout pressés de faire savoir ce qui se passait, et comment ça se passait.

       La hantise de tous les déculottés, dont j'ai été et forcément encore plus que les autres, c'était justement que quelqu'un aille "raconter" comment ils étaient faits, comment ils se comportaient dans ces moments là, etc. 

      Et les acteurs n'étaient pas pressés d'avouer que leur "travail" était finalement un assez agréable moment.

     Donc il est certain que vous risquez de ne pas savoir grand chose ! Mais vous n'êtes pas toute seule dans ce cas là.

       Beaucoup de mères de famille savaient beaucoup de choses. C'était le cas de ma mère et de ses amies. A cause des examens chez le médecin de famille. Ces dames ne cachaient pas leur étonnement devant tout ce qu'on nous faisait subir. Evidemment elles voulaient en savoir plus et se concertaient entre elles. D'où leurs échanges entre elles sur les visites scolaires et militaires.  Souvent des filles ados même jeunes écoutaient leurs mères en parler entre elles. Donc ça aurait pu vous arriver.

       Pour beaucoup de ces dames, leurs loisirs préféré consistait à fantasmer et à s'amuser ensemble au sujet de ce que nous subissions de plus impudiques.

        Tout était très différent selon les endroits où ça se déroulait, et dans un même endroit le déroulement était très différent selon les années.

        La règle c'était l'effet de surprise complet à chaque fois et partout. Aucun d'entre nous ne savait ce qui nous attendait.

     

         J'ai été d'une pudeur presque maladive, extrême, de naissance jusqu'à plus de 25 ans. En plus j'ai eu depuis très jeune  plusieurs anomalies intimes inquiétantes qui justifiaient un suivi.

     

       Même 50-60 ans après il n'y en a pas beaucoup qui acceptent de dire comment ça s'est passé pour eux. Sur tous les forums depuis que internet existe, ce n'est pas la bousculade c'est le moins que l'on puisse dire. Malgré l'anonymat.

     

    177
    Vendredi 18 Septembre 2020 à 10:10

      Entre 1850 et 1990, les examens médicaux préventifs scolaires, les examens médicaux en vue de l'incorporation militaires, et les bizutages dans les internats et les groupes, étaient le parcours inévitable de tous les jeunes garçons en France. Et ça a duré 130 ans, méthodiquement organisés entre 1860 et 1990.

     

        Dans une France d'interdiction absolument totale de tout ce qui est nudité et sexe. Une société catholique à outrance, un code civil et un code pénal avant tout catholiques.

      Une société française hiérarchisée, avec trois classes sociales comme sous l'Ancien Régime du temps des rois de France.

      Une éducation très stricte pour tous et pour toutes, comparée à celle d'aujourd'hui. Les ados à un âge avancé étaient maintenus dans une ignorance totale le plus tard possible "pour ne pas leur donner des idées". Et la mixité était totalement interdite jusqu'à 21 ans pour la même raison.

    La majorité était à 21 ans ce qui justifiait et explique beaucoup de choses, et ce qui permettait de prendre toutes les libertés avec les "gamins de 20 ans". Puisqu'à 20 ans nous étions traités littéralement comme des irresponsables, exactement comme des gamins de 7-8 ans aujourd'hui.

        Un combat mortel quotidien entre l'Eglise Catholique et les laïcs, dans tous les domaines. Et qui avait commencé au 19ème siècle.

       Il y a eu mai 1968 qui a changé définitivement la société au bon sens du terme. Suivi entre autres par la Révolution des moeurs de 1979, appelée très justement "Libération sexuelle". Véritable libération par rapport à la chape de plomb de la répression quotidienne effrayante qui durait depuis plusieurs dizaines d'années, avant tout catholique. Toutes les années 1980 ont été consacrées à cette révolution libératrice. Un soulèvement de masse, un raz de marée populaire. Un certain nombre d'autorités se sont fait moucher.

        Il faut noter que le laisser aller d'aujourd'hui est aussi une réaction à plusieurs dizaines d'années de répression totale épouvantable.

      • ttemoignage
        Mercredi 11 Novembre 2020 à 17:53

        Il y avait 12 centres de sélection en France. Trois étaient connus pour leurs procédés particulièrement impudiques. Dont Mâcon.                           Dans la ville de mes parents, ça jasait beaucoup au sujet de Mâcon. Les honnêtes gens étaient révoltés.

             Il est évident que les horribles bancs ont disparus à Mâcon quand ils ont commencés à être connus. Les familles épouvantées risquaient d'intervenir en haut lieu. Les frères ont fini par prévenir leurs cadets. Les soeurs l'ont appris par leurs frères. C'est venu aux oreilles des mères. Puis les mères ont commencées à en parler entre elles. 

            Ces bancs diaboliques ont dû rester en service à Mâcon pendant quand même quelques années. De toute évidence avant de changer de centre. Les trois meubles  qui allaient ensemble étaient un chef d'oeuvre de conception et de construction. Construits et conçus dans le but de servir.  Et pas seulement 2 ou 3 ans.

            Que sont devenus les 2 bancs et la table basse ?? Collection privée ?

            "Les bancs à conscrits " sont des pièces de collection de l'histoire de France uniques.

             

      • ttemoignage
        Mercredi 11 Novembre 2020 à 15:16

        Pendant 120 ans les contrôles médicaux préventifs des jeunes et les bizutages ont donné lieu à une véritable organisation, à la construction  ou à l'aménagement de locaux spécialisés qui ne servaient qu'à ça, et à la construction de meubles conçus uniquement dans ce but.

           Avec un degré de recherche et de perfectionnement dans l'élaboration de construction et d'aménagement inouïe.

      • ttemoignage
        Mercredi 11 Novembre 2020 à 14:54

            Quand vous êtes un enfant et un adolescent d'une pudeur quasiment maladive, et quand vous devez subir des examens intimes très fréquents et très longs, pendant 15 ans de votre premier souvenir jusqu'à 21 ans, imaginez les conséquences que ça peut avoir sur une vie ! 

           Ca me fait toujours sourire quand je lis des femmes, surtout jeunes, profiter elles aussi de l'anonymat d'internet, pour exprimer leur appréhension de l'examen gynéco. Parce que nous les hommes, c'était bien pire.

        Nous sommes de très nombreux plus de 60 ans dans le même cas. Dans les années 1980 nous étions évidemment beaucoup plus nombreux encore. Il suffisait d'être né avant 1960 pour avoir de fortes chances de subir le parcours habituel, tant redouté de tous !

          Les procédés qui ont duré plus de 120 ans, en ont marqué une multitude.  La majorité à 21 ans permettait de prendre toutes les libertés.  L'incompétence de ceux qui subissaient était totale dans ces années là. Impossible de faire la différence entre ce qui était normal et ce qui ne l'était pas.

        Un autre chemin de croix permanent en plus de celui des examens médicaux préventifs, c'était celui des bizutages. Uniquement sexuels, contrairement à ceux d'aujourd'hui. Pour la seule raison que tout ce qui avait rapport à la nudité et au sexe, était complètement interdit et illégal. Dans une société française catholique à outrance, avec un code civil et un code pénal avant tout catholiques. Nous recevions tous une éducation très stricte, contrairement à aujourd'hui. Et dans ce but on nous maintenait volontairement dans une ignorance complète de tout. Les bizutages consistaient en une mise à l'air publique organisée par les ainés. Mais souvent ça allait beaucoup plus loin. Les pires de tous, que j'ai subis, étaient les bizutages formation du service militaire.  Ceux qui étaient les plus pudiques et les plus "pittoresques" étaient les plus bizutés. Ca été forcément mon cas.Pour être un bon militaire il est indispensable de savoir oublier sa pudeur totalement immédiatement et sur ordre. Et ça ne s'apprend pas en 8 jours. En temps de guerre il faut être capable de tout subir et durablement. Ce qui peut servir de prétexte à tout. Même à ce qui n'a aucun rapport avec la formation militaire. Les jeunes appelés étant totalement incompétents là encore pour faire la différence entre ce qui était normal et ce qui ne l'était pas.

          En plus avant internet, il n'y avait aucun risque que quoique ce soit puisse se savoir un jour. Ce qui permettait à des professionnels ou à un encadrement douteux de pouvoir tout se permettre. L'arrivée d'internet a été totalement imprévue. Si internet était arrivé plus tôt on peut imaginer les conséquences sur beaucoup de comportements inavouables et de pratiques douteuses.

            L'expression "Calvaire nécessaire" n'est pas de moi !!

      • Vendredi 18 Septembre 2020 à 17:51

        Merci à vous Mr Temoignage de continuer à commenter

        sur ce conseil de révision que je lis avec plaisir

        Bon W-E

        LD

    176
    apte
    Mardi 1er Octobre 2019 à 00:28

    pour le conseil de révision, il faut l'avoir passé pour pouvoir en parler en connaissance de cause et il y avait des différences selon les communes dans les années 60, que ce soit quand on le passait nu jusqu'en 1965 ou quand on était supposé le passer en slip ce qui n'était pas souvent vrai ensuite jusqu'à son remplacement complet par les 3 jours au centre de sélection qui ne duraient en fait le plus souvent qu'un jour et demi.

      • Jeudi 10 Octobre 2019 à 12:48

        Merci Apte d'avoir souligné cet autre point

        je n'ai pas vu cette émision dommage

        LD

      • apte
        Jeudi 10 Octobre 2019 à 11:13

        Je vous signale pour le cas où cela vous aurait échappé qu'il y a eu en deux fois 1 heure la diffusion à la télévision d'un documentaire sur france 5 intitulé "aux armes citoyens"  qui retraçait avec images d'archives et témoignages ce que fut le lien armée-nation avec la conscrition de 1905, première loi qui instaure un vrai service militaire obligatoire et universel  à 1996, année où Jacques Chirac annonce la suppresion du service national qui au final ne sera que susupendu,

        .Il y a à plusieurs reprises des images de conseil de révision qui illustrent ce que j'ai raconté, puisqu'on voit très bien des conscrits dénudés, le plus souvent de dos, en tout cas quand c'est en gros plan, les fesses à l'air, et entourés de sous-off, de gendarmes etc et se présentant  nus devant le médecin major ou les membres du conseil de révision.

        Il y a plus d'images sur la période avant 1945 dans la première partie mais il y en a aussi de séances du conseil de révision juste après la guerre de 40-44 et après la réforme de 1965 quand théoriquement le port du slip fut autorisé '( en fait dans certains cas, on continuait à passer nu comme avant puisque cela avait été mon cas en 1967) 

         Un documentaire intéressant pour ceux qui veulent voir des images de ce rituel initiatique pour jeunes hommes. 

         

         

         

      • apte
        Jeudi 3 Octobre 2019 à 00:25

        suite du récit sur la visite médicale pour des cours de natation avec une association sportive de la SNCF en 1964.

         Bien qu'interloqués, on avait obéi à l'instruction de l'infirmière, à l'époque on ne discutait pas les instructions données par des adultes.

        En tout cas son attitude correspondait à ce qu'en avait dit mon père : autoritaire et une méchante femme, lui disait une "salope" ( si vous me permettez l'expression qu'il utilisait, dans le sens une femme méchante et dominatrice, je n'ai jamais osé lui demander pourquoi il la décrivait ainsi mais il s'était plaint d'elle une fois devant moi parce qu'il n'arrivait pas à uriner et qu'elle ne voulait pas le laisser partir et se tenait à côté de lui, ne lui laissant pas d'intimité) : pourquoi nous faire mettre en slip et faire l'appel seulement après, elle aurait pu le faire pendant qu'on était habillé, c'était du "sadisme" ( à l'époque je ne connaissais pas le sens du mot)

        En tout cas, on s'était vite retrouvé quasiment nus alignés en face d'une douzaine de parents assis dont quelques mères de famille, avec juste un slip blanc ( à l'époque tous les garçons portaient des slips blancs assez courts sur les côtés et pas très protecteurs, il n'y avait pas encore de slips en couleur dans les magasins et seuls les pères portaient des caleçons, la mode des caleçons pour des pré-adolescents et adolescents n'est revenue que de nombreuses années plus tard )

        Elle avait fait l'appel des noms sur sa liste et on s'était alignés par ordre alphabétique comme elle le voulait, mauvaise nouvelle je passerais dans les quatre derniers, j'allais donc rester un bon moment exposé à la vue des parents accompagnateurs en slip.

        Encore une surprise ; elle voulait d'abord nous faire passer le test pour l'urine, elle nous a montré un petite salle au fond à droite sans porte qui servait de toilette, il y avait devant un paravent mais il n'était pas déplié, on était allé se mettre en rangs devant, elle avait alors annoncé qu'on allait passer l'un après l'autre et qu'on urinerait dans un gobelet préparé à cette intention avec notre nom dessus ( les gobelets étaient disposés sur une table au fond de la pièce que je n'avais pas vue auparavant) mais elle voulait d'abord nous nettoyer le bout du sexe  et il fallait donc qu'on enlève notre slip, qu'on le pose sur un tabouret à l'entrée de la petite salle-toilette et qu'on se présente nu devant elle. Elle aurait pu nous  faire baisser le slip, cela aurait moins gênant, mais non elle voulait qu'on l'enlève, mon père avait raison, c'était une "salope" . En plus, on ne m'avait jamais nettoyé le sexe avant aux visites médicales scolaires et pourtant il fallait toujours uriner.

        La visite avait donc commencé par cette scène "pittoresque": 12 garçons de 13 à 16 ans se présentaient nus devant elle, elle nettoyait l'orifice au bout du pénis avec un coton humidifié et elle leur donnait ensuite un gobelet et ils rentraient un par un dans la petite toilette.  Pendant cette scène, les parents ne nous voyaient pas nus de face mais ils nous voyaient enlever notre slip devant elle et ils voyaient nos fesses nues s'ils regardaient.sur le côté, je suppose que c'était ce qu'avaient fait par curiosité la plupart d'entre eux, sinon tous.

        Dans mon souvenir,  j'étais rouge comme une tomate et je ne devais pas être le seul. 

        Dans le cabinet de toilette, j'avais réussi heureusement à uriner, c'était toujours le moment des visites médicales que je redoutais le plus car j'avais du mal à uriner sur commande et si quelqu'un me regardait ou se tenait derrière moi c'était pire. Mais cette fois j'y étais arrivé assez vite.

        Une fois soulagé d'avoir réussi à uriner, j'avais pu remettre mon slip et regagner ma place le long du mur face aux parents,avec la sensation d'avoir encore les joues rouges.

        Après cela avait été une visite assez classique ressemblant beaucoup aux visites scolaires sauf que mon père était dans la salle en spectateur.

        Il était rentré avec moi après près d'une heure d'attente en slip, il y avait en plus de l'infirmière une doctoresse dans la salle, une femme d'âge moyen pas souriante et autoritaire comme l'infirmière, qui m'avait tutoyé comme elle.  La doctoresse avait d'abord dit qu'elle n'avait pas trouvé de dossier médical à mon nom, mon père avait confirmé que je n'étais jamais venu avant passer une visite médicale et que je n''étais jamais allé en colonie de vacances SNCF, elle avait alors dit que ce serait plus long puisque c'était la première fois qu'elle me voyait et qu'il fallait établir un dossier médical complet.

        C'était l'infirmière qui avait d'abord effectué les premiers contrôles, notamment les lectures de lettres pour la vision et la prise de sang, un test pour l'audition, différentes mesures : tour de taille, de hanches, de poitrine, largeur des épaules, du bassin etc.. et la taille sous la toise et le poids sur la balance, mais avant de monter sur la balance elle m'avait dit d'enlever mon slip et de le poser sur un tabouret.

        A partir de là, la visite s'était continuée complètement nu devant la doctoresse, soit debout pour les auscultations, les réflexes, la posture générale, les mouvements pour la souplesse, l'examen de la colonne vertébrale pour lequel il fallait marcher dans la salle, le test habituel consistant à tousser et tourner la tête pour détecter une hernie, etc.., et pour finir l'examen des organes génitaux ( palpation des testicules, ouverture de l'orifice, décalottage etc), soit couché sur une table médicale pour des palpations abdominales, et différentes vérifications pour les artères et des mouvements des jambes.

        Puis elle m'avait fait me mettre debout devant elle toujours nu avec l'infirmière derrière moi et elle avait posé quelques questions à mon père sur ma santé et mes résultats scolaires et mes activités et les sports que je pratiquais ( comme je n'en faisais pas, c'était facile!),  puis elle avait dit que j'étais apte pour la natation, que cela me ferait du bien et qu'elle espérait que je serais un peu plus musclé l'année prochaine et que je pouvais remettre mon slip et sortir. 

         Au total, cela avait dû durer un peu plus de 10 minutes mais c'était fini et let on avait pu sortir. Il y avait encore trois garçons après moi et donc trois parents accompagnateurs pour me regarder pendant que je me rhabillais.

        Plus tard, pour banaliser ma nudité, mon père m'avait dit que lui  aussi devait se mettre nu chaque année pour sa visite annuelle ce qui était sans doute vrai. 

        Ce type de visite médicale serait impossible aujourd'hui mais dans les années 60, c'était courant et personne ne trouvait rien à y redire. Mon père disait qu'il n'était pas mieux traité à ses visites annuelles et moi  comme tous les garçons de cet âge, je devais suivre sans protester les instructions données par des adultes déjà content d'avoir échappé aux visites pour les colonies de vacances qui devaient se dérouler de la même façon .

      • apte
        Mercredi 2 Octobre 2019 à 18:01

        Pour mieux illustrer ce qu'était le manque de respect de la pudeur des garçons adolescents ou pré-adolescents, je peux encore raconter une visite médicale que j'ai passée à 15 ans. Pour les visites chez les médecins de ville-médecins de famille ou autres- je n'ai jamais passé de visites qui m'aient embarrassé, ma mère m'accompagnait jusqu'à 16 ans au moins mais elle était discrète et les médecins ne me faisaient pas mettre nus.parfois il y avait d'ailleurs un paravent pour se déshabiller.

        Aucune visite ne m'a laissé de souvenirs.

        En revanche à 15 ans, je ne savais pas nager et on pouvait apprendre gratuitement avec un moniteur de la SNCF en s'inscrivant à des cours par le comité d'entreprise qui proposait toutes sortes d'activités.

        Il y avait des colonies de vacances mais je n'y étais pas allé.

        Mon père qui était employé SNCF a trouvé que c'était une bonne occasion d'apprendre car au lycée, il n'y aurait pas de cours avant le second trimestre et c'était une fois tous les 15 jours..

        J'ai accepté qu'il m'inscrive et en septembre il est revenu un jour avec une convocation pour une visite médicale d'aptitude préalable aux cours qu'il fallait passer à l'infirmerie de la SNCf. Il connaissait  bien les lieux car il y passait lui-même une visite obligatoire de médecine du travail tous les ans  et je l'avais entendu se plaindre du comportement de k'infirmière quand il en revenait mais c'était trop tard pour annuler mon    inscription.

         Je devais y aller un matin et je devais être accompagné par l'agent SNCF, en l'occurrence c'était mon père.

        Le jour venu j'y suis allé à reculons et mort de trouille et j'ai découvert en arrivant qu'il y avait déjà au vestiaire 7 à 8  garçons âges de 13 à 16 ans environ accompagnés quasiment tous de leurs pères sauf deux dont c'était la mère qui était agent SNCF.

        Encore quelques minutes et 3-4 garçons supplémentaires sont arrivés avec leurs pères et une mère et l'infirmière, une femme grande, forte et a autoritaire a fait son apparition au vestiaire, a dit qu'elle allait commencer, qu'on constituerait le groupe des pré-ados ( j'ai appris plus tard qu'il y avait un groupe de 8 à 13 ans et un groupe de 16-19 ans pour les débutants  et des groupes pour nageurs confirmés.) 

        Elle nous a dit que pour gagner du temps on allait se déshabiller au vestiaire en posant nos vêtements sur le banc et qu'ensuite on pourrait se  mettre en rang debout le long du mur en face des parents pour qu'elle vérifie les présences. et j'ai entendu " Vous vous dépêchez de vous mettre en slip pour le moment , vous enlevez tout le reste y compris montre, chaine, gourmette et bien sûr les chaussettes"  à suivre...

      • apte
        Mercredi 2 Octobre 2019 à 17:31

        c'est bien si tu apprends des choses que tu ignorais ou connaissais mal  sur ce que vivaient concrètement les conscrits dans les années 60-70.

         Il y a un documentaire qui vient de passer à la télé dimanche soir sur      France  3 je crois intitulé "aux armes citoyens" qui traite de la période 1903 -1945 pour l'armée et le service militaire comme socle des valeurs républicaines. Il y a à plusieurs reprises des images de conseil de révision que je n'avais jamais vues à la télévision.

        A chaque fois les conscrits sont dénudés et sont à plusieurs nus dans la salle d'examen.  ça ne correspond pas complètement à mon expérience avec un groupe de notables derrière une table car dans les images de la télévision il me semble qu'il y a plus de militaires. Mais ça donne tout de même une idée du côté foire aux bestiaux qu'était en réalité le conseil de révision qui ressemblait à un comice agricole par certains aspects.

        La deuxième partie qui va traiter de la période récente 1945- 1996, date de l'annonce de la suspension du service militaire par Chirac, nous montrera peut-être des images plus récentes et qui seraient plus conformes à mon expérience. On verra sûrement aussi des images des centres de sélection.  

        c'est vrai que peu d'hommes parlent de leur passage au conseil de révision alors que tous les jeunes hommes ayant eu 18 ans avant 1966 ou 1967 l'ont passé et même s'il y avait des variantes, il y avait aussi partout certaines règles comme la nudité des conscrits.

        Et pendant plusieurs années encore ils sont passés au centre de sélection où c'était différent  car moins impressionnant et solennel puisqu'il n'y avait pas de notables mais encore très embarrassant, parfois même plus, car la nudité y a été aussi longtemps la règle et pendant une plus longue durée.

        Et la visite d'incorporation laissait aussi de sacrés souvenirs avec là encore la nudité obligatoire.

        C'est dommage que JA soit trop malade car j'aurais aimé savoir pourquoi dans son texte il parlait de la présence de plusieurs femmes parmi les membres du conseil de révision  ( il utilise le pluriel ) car en 1947, il y avait encore très peu de femmes maires, alors sauf si le canton où ça se déroule était particulièrement féministe, je ne vois pas comment il pouvait  y avoir plusieurs femmes. 

        A mon époque, 1967 la première année pour le centre de sélection suivie quelques semaines après du conseil de révision, c'était un sujet de conversation dans les familles. Quand on se retrouvait avec les grands parents ou des oncles et tantes qui savaient qu'on avait plus de 18 ans, il y avait toujours une question sur ce qu'on allait faire comme études après le bac si on avait été jusque là, et la situation au regard du service militaire " est ce que tu as déjà passé le conseil de révision? qu'est ce qu'ils ont décidé? vous passez encore tout nus,? tu es resté nu pendant longtemps ?  quels examens on t'a fait ? vous étiez tout nus en groupe? ils étaient combien à te regarder complètement nu? qu'est ce qu'ils ont dit?"

        et si on disait qu'on était d'abord allé au centre de sélection, ça aiguisait encore plus la curiosité, " comment ça se passe, c'est comme au conseil de révision, vous êtes tout nus ? en groupe ? "etc..

        ce n'était pas un sujet tabou, au contraire, ça faisait plutôt rire les hommes adultes qui y étaient passés et ça suscitait la curiosité amusée des femmes qui en avaient entendu parler évidemment mais parfois de façon allusive sans détails. le plus gênant c'était quand il y avait une cousine qui avait à peu près notre âge et qui entendait en gloussant la conversation.

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 16:15

        Merci à vous deux Apte et témoignage

        vous êtes entrain de m'écrire un véritable documentaire sur

        le conseil de révision et je me régale en vous lisant

        dommage que J.A soit si malade je lui aurais envoyé vos écrits

        Mes amitiés à vous deux

        LD

      • apte
        Mercredi 2 Octobre 2019 à 14:01

         J'ai oublié de donner le pseudonyme de l'internaute qui avait laissé un message sur son passage au centre de sélection de Mâcon en 1975, c'est   " Vegas" 

        S'il lit encore ce qui s'écrit, ce serait bien qu'il donne son avis ou donne plus de détails.

        Au conseil de révision en 1967, j'ai peut-être eu de la chance de ne pas devoir m'exhiber nu devant une femme qui aurait été maire et membre du conseil, même si je ne suis pas sûr que cela aurait augmenté mon embarras, car c'était déjà terrible, très gênant et très impressionnant d'être nu pour 10 minutes devant une flopée de notables de sexe masculin en costumes -cravates. De toute façon, c'était encore assez rare en 1967 qu'il y ait des femmes maires d'une commune.

        La discussion a été lancée par un récit poétique de JA  avec un conseil   de révision passé en 1947 dans lequel il parle de la présence de plusieurs femmes fraichement élues maires, c'était évidemment possible mais cela   ne devait pas arriver souvent, déjà une femme maire présente c'était rare et plusieurs femmes encore plus.

        Il me semble que le plus embarrassant cela aurait été de tomber sur une femme médecin militaire qui m'aurait "soumis" aux mêmes examens, y compris très intimes, que ceux pratiqués à mon époque en 1967 par l'homme médecin militaire.

        A l'incorporation dans une caserne, je redoutais de tomber sur une femme médecin militaire pour la visite médicale obligatoire à l'arrivée d'un nouveau contingent d'appelés ( c'était une rubrique du livret militaire qui nous accompagnait pendant notre service militaire), approfondie et toujours dénudée qu'il fallait passer de façon logique dans les premiers jours après l'arrivée à la caserne, car il commençait à y en avoir quelques unes affectées en caserne depuis le milieu ou la fin des années 60 ( il y avait eu un article dans le journal ou une rubrique dans une journal télévisé sur le sujet pour montrer que les femmes pouvaient accéder à tous les métiers ) 

         Heureusement j'ai passé ma visite d'incorporation avec un médecin militaire homme et un infirmier appelé. On devait se mettre à poil en groupe dans un vestiaire puis venir dans le couloir ( une vingtaine d'appelés tout nus alignés le long du mur) sous le contrôle de ceux sous-off, l'infirmier et un sous-off nous emmenait pisser par groupe de 5 dans un local/ toilettes avec urinoir et lavabo, puis on rentrait dans la salle d'examen toujours par groupe de 5.  L'officier chef de section venait voir si tout se passait bien d'abord dans le couloir ( on devait se mettre au garde à vous ) puis il rentrait dans la salle regarder l'examen d'un appelé et discuter un moment avec le médecin. 

        Au centre de sélection, je n'ai pas vu non plus d'infirmières ni de  secrétaires dans les locaux où nous passions la visite médicale.

         Il aurait peut-être pu y en avoir quelques années après.

           Si nous étions nus pour toute le parcours médical, c'était sans doute en partie lié à la configuration des locaux, le fait que le circuit médical commençait à proximité du local douche, c'était donc possible et plus simple de ne pas repasser au vestiaire, de commencer tout de suite à poil après la douche le parcours, alors que si le circuit médical s'était passé dans un autre bâtiment que celui où se trouvait la salle de douches, on ne serait sûrement pas sorti à poil dans la cour pour y aller, on se serait rhabillé à mon avis et une fois rhabillé, on ne nous aurait peut-être pas fait mettre nus pour des examens qui ne justifiaient pas la nudité.

        Il y avait beaucoup de sous-off pour nous encadrer, tous étaient déjà des hommes d'âge mûr très expérimentés âgés de 40 à 45 ans, ayant presque l'âge d'être nos pères, qui avaient l'habitude d'encadrer des conscrits ou des appelés à l'incorporation et pour lesquels la nudité de jeunes hommes était complètement banale tellement ils en avaient déjà vus!

        S'agissant de l'expérience de conscrits passant la visite au centre de sélection de Mâcon en 1979, on ne peut évidemment pas savoir, mais je trouve étonnant qu'il y ait eu autant d'infirmières ( 6 ou 7 je crois) dans la première salle pour les premiers tests et les mesures et uniquement des infirmières, une ou deux cela m'aurait paru plus normal, car il y avait normalement des appelés qui faisaient leur service comme infirmiers et qui auraient pu faire ce travail, les infirmières militaires allaient plutôt dans les hôpitaux militaires.

        Sinon, même en 1979,  rien d'anormal à ce que les conscrits soient complètement nus pour la pesée ou d'autres mesures, je suppose que c'était encore la règle à cette époque.

        En tout cas c'était sans doute différent dans d'autres centres où les conscrits ne passaient pas leur visite dénudés devant des infirmières en grand nombre comme à Mâcon.

        En revanche cela me surprend moins qu'il y ait eu une infirmière- secrétaire pour prendre des notes à côté du médecin major qui faisait passer aux conscrits la dernière partie, la plus intime, de leur examen, même si quelques années avant c'était plutôt un appelé qui tenait ce rôle. Le médecin préférait peut-être une présence féminine au quotidien que celle d'un appelé infirmier et avait demandé à travailler avec une infirmière-secrétaire ou c'était à la suite d'un accord entre le centre de sélection et une école d'infirmières, une situation déplaisante pour les conscrits mais sans doute  possible ..  S'il y avait un accord, ça pourrait aussi expliquer la présence des infirmières dans la première salle si elles étaient jeunes. 

         

         

         

         

         

         

         

         

         

         

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 12:17

        Merci monsieur Apte !! Je cherche le maximum d' informations sur le centre de Mâcon. Qui sont évidemment très difficile à obtenir. 

            Il est évident que si les bancs avaient toujours été en service en 1975, l'internaute n'aurait pas pu oublier d'en parler ! Impossible ! Etant donné l'invention diabolique que ça pouvait être ... 

             Les bancs ont disparus à Mâcon quand leur existence a commencée à être connue. Le scandale était trop gros. Mai 68 a libéré la parole et tout le monde parlait plus facilement. Les grands frères prévenaient leurs cadets de ce qui les attendait. Les mères de famille l'apprenaient et en parlaient entre elles. Ca commençait à faire du bruit. Ils ont sans doute existé toute la deuxième moitié des années 60.

             En 1978 à Mâcon, le circuit était totalement différent. Une salle d'attente tous en slip et nu pieds. Ensuite quand son tour arrivait il fallait retirer le slip et passer dans la salle à côté. Brutalement, tout nu au milieu de 6 ou 7 femmes en blanc pour toise, balance, etc.

            Ensuite passer à côté dans une autre salle d'attente. Tous tout nus assis sur des chaises normales en cercle.

           Ensuite seul dans la salle d'examens avec le médecin et une infirmière. Et retour dans le vestiaire pour remettre son slip.

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 11:41

           Dans mon école primaire de 300 élèves, dans ces années là uniquement des garçons, les visites commençaient en cm2. Ce qui était exceptionnellement tard pour l'époque. Le matin à 8h30 au lieu de rentrer en classe, l'instituteur nous a conduit en rang par deux à travers la ville jusqu'au centre médico-scolaire le plus proche. Toute la classe de 38 élèves, de 10 à plus de 15 ans.

            A l'approche du centre, les commerçants qui ouvraient leurs boutiques nous ont regardés passer avec insistance avec un large sourire. Jamais je n'oublierai. Eux savaient ce qui nous attendait. La Dame était connue ... Les plus grands de la classe  qui étaient déjà passés dans ce centre la connaissaient, car elle avait une réputation et très justifiée.

           Le centre se trouvait en plein milieu d'une école primaire de filles. Tout en longueur à partir de la rue. Avec 3 salles d'attente successives, la 2ème très longue isolait encore plus loin la salle d'examens. Le centre qui descendait sur 3 niveaux avec 2 escaliers. Sur toute la longueur du centre d'un côté il y avait la cour de récréation, et de l'autre un grand parking. Pour que les cars puissent amener tous les élèves des campagnes des environs.

            Sur la porte grise de la salle d'examens était punaisée une grande affiche blanche, avec écrit à la main en grands caractères d'imprimerie rouges sur trois lignes :            " Frappez et entrez ". Destinée à n'importe quel personnel.

             Et chaque élève attendait son tour seul dans cette 3ème salle d'attente pour rentrer dans la salle d'examens, assis juste devant l'affiche. Nous avions le temps de la lire et de la relire !  Alors qu'il aurait été facile de nous faire attendre sur le côté, et non juste devant !

             Dans la salle d'examens il y avait une grande vitre dépolie qui donnait directement sur la cour de récréation. Et la doctoresse officiait juste devant cette vitre dépolie qui illuminait l'élève devant elle. Qui se retrouvait en slip à un mètre des filles en récréation qui jouaient juste derrière la vitre.

           Que le garçon ait 10 ans ou 16 ans, plus, ou moins, cette doctoresse pratiquait chez tous uniquement trois examens et trois seulement : stéthoscope, baisse du slip sur les pieds sexe et fesses. Et chaque élève passait six minutes à la montre avec elle. Et le slip descendait toujours moins de une minute après l'entrée de l'élève dans la salle d'examens.  Elle passait autant de temps avec les fesses que avec le sexe.  Même sans problème particulier. On aurait dit qu'elle s'acharnait à chercher quelque chose qu'elle ne trouvait pas. Elle écartait les 2 fesses plusieurs fois en les empoignant et en en  enfonçant ses deux pouces au fond de la raie.  Elle tirait alternativement sur chacune des 2 fesses, et aussi sur les 2 en même temps.  Les 38 élèves sont passés en plus de quatre heures. Notre instituteur qui était un vieux vicieux qui prenait sa retraite au mois de juin, ne cachait pas sa joie.

            Elle n'a fait que ça pendant des années, entre 1955 et 1965.  

           Jusqu'à maintenant aucune explication médicale n'a pu être trouvée pour de tels examens à titre uniquement préventif.

      • apte
        Mercredi 2 Octobre 2019 à 11:16

        J'ai lu dans un message d'un internaute qu'il avait passé la visite médicale d'aptitude au centre de sélection de Mâcon en 1975.

        Apparemment, il n'y avait plus de bancs spéciaux comme dans les années 60 ou début 70 et la visite était aussi moins dénudée que celles que j'ai connues seconde moitié des années 60 au centre de Bretagne.

        n revanche je suis étonné par la présence d'une femme psychologue dans la salle d'examen et qui assiste à l'examen intime du conscrit dénudé.

        C'était très embarrassant.

        Pour nous, il y avait la possibilité d'aller voir un psychologue, on nous demandait si on voulait le voir et la majorité des conscrits sinon tous répondaient non.  

        j'imagine que dans certains cas, le médecin major décidait lui-même d'y envoyer le conscrit sans demander son avis, mais c'était dans une salle à part ( peut-être les conscrits qui cherchaient à se faire réformer en disant qu'ils avaient des problèmes psychologiques et ceux qui se disaient homosexuels, même si la rumeur était que ça ne marchait pas, c'était un mauvais calcul tout au moins dans les années 70 -début 70, car au contraire l'armée estimait que le service militaire pourrait leur faire du bien et qu'en aucun cas on ne pouvait se faire réformer pour ce motif, le risque c'était d'être affecté dans un bataillon disciplinaire avec les "voyous " ou les révoltés contre l'armée qui n'avaient pas obtenu le statut d'objecteur de conscience  ; quand je suis passé au centre de sélection, c'était encore une époque où la réforme concernait moins de 5 % des conscrits et où l'armée estimait pouvoir mâter les "fortes têtes", on n'écartait pas de l'armée comme ce sera le cas quelques années plus tard ceux qui pouvaient poser des problèmes de discipline ou de vie collective.

        Je ne sais pas si quand je suis passé, le conscrit était nu devant le psychologue  mais j'aurais tendance à penser que oui car c'était un bureau proche de celui du médecin major, et pour se rhabiller il aurait fallu repartir au vestiaire et revenir ; peu probable, c'était sûrement nu comme pour tout le reste du parcours médical. On était nu pour les tests de vision, alors pourquoi pas devant un ou une p sychologue. ? 

         Il fallait faire tout le parcours médical entièrement nu, y compris le test d'urine ce qui pouvait être logique, mais aussi la prise de sang, la radio pour les poumons, la mesure de la capacité pulmonaire avec un spiromètre, ce qui l'est moins, et surtout les tests pour la vision, la  dentition ( on s'asseyait l'un après l'autre sur une chaise de dentiste sur laquelle il y avait une serviette pour éviter le contact des fesses nues avec la chaise), l'audition, tous des examens pour lesquels la nudité n'avait aucune justification, mais il fallait sans doute gagner du temps, donc on se mettait nu au vestiaire pour une douche collective et contrôlée de près par deux sous-off qui donnaient des instructions pour qu'on se savonne complètement toutes les parties du corps dans l'ordre qu'ils donnaient, et on se séchait avec une serviette qu'on prenait dans un bac à linge, et ensuite on devait tout de suite se mettre en rangs complètement nus sans repasser par le vestiaire, et on circulait ainsi dans le couloir en rang à poil, on commençait un peu plus loin dans le bâtiment le parcours médical qui allait durer entre une heure et demi et deux heures car il y avait à certains stations médicales ( vue, dentition, analyse d'urine) beaucoup d'attentes, et cela paraissait très long, on n'était quasiment jamais seul car cela se passait en groupe pour tous les examens, il y avait toujours d'autres conscrits dans la salle qui attendaient leur tour et la porte restait souvent ouverte permettant à un des sous-off qui  nous encadrait de voir les examens à l'intérieur de la salle car il se tenait à la porte, nous poussant à l'intérieur, ou nous ordonnant de nous mettre en rang le long du mur à droite à la sortie de la salle, le plus souvent avec une claque sur les fesses.  C'était un homme d'une quarantaine d'années environ qui se moquait de tout conscrit qui montrait un peu de gêne et voulait par pudeur se protéger un peu. La règle c'était d'avoir toujours ses mains le long du corps, si on croisait par réflexe ses mains devant le sexe en passant devant lui c'était la garantie de recevoir aussitôt une bonne claque sur les fesses.

        Il encadrait toutes les semaines des conscrits à la visite médicale et disait avoir déjà vu des centaines ou des milliers de couilles et de fesses dénudées et que tous les gars de 18 ans étaient faits pareils!

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 11:00

        Toutes les années 60 la plupart des jeunes ont subis un véritable harcèlement médical préventifs. En particulier dès que des anomalies quelles qu'elles soient étaient détectées. Très intimes comme les autres. Ceux dans mon qui étaient très pudiques, tant pis pour eux ! " Calvaire nécessaire " est une expression qui n'est pas de moi.

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 10:47

        Rien de plus humiliant que de baisser son slip devant un médecin en public et de se les faire tâter. Le slip sur les chevilles devant tout le monde. Après le sexe c'est les fesses. Puis " Aller remonte ton slip ! " " Tu peux remonter ton slip ! ". Ensuite se présenter le slip venant juste d'être remonté devant des notables pour subir un interrogatoire. Comment trouves tu que je te trouve !

           La visite médicale des jeunes garçons était dans ces années là une institution nationale de notoriété publique. Les fameux notables, eux aussi y étaient passés au même âge. Tout le monde savait en quoi ça consistait. Mais le conseil donnait l'occasion à beaucoup de jeunes femmes ignorantes de voir réellement comment ça se passait.

            Finalement on ne peut connaître le déroulement exact des conseils et des 3 jours, uniquement que par internet et grâce à l'anonymat d'internet. Car aucun texte ou publication ne peut relater exactement réellement comment ça se passait. La moralité publique est menacée.

            Pour cette raison j'ai connu des visites collectives uniquement à l'écart de tout. Et les parents étaient soigneusement écartés de ce spectacle, pour éviter qu'ils se révoltent. Les professionnels non médicaux, les femmes en particulier, qui étaient amenées à pouvoir regarder souvent ce qui se passait dans ces locaux, étaient scandalisées. Et ne pouvaient pas s'empêcher d'exprimer leur révolte devant ce défilé quotidien parfaitement obscène, de jeunes qui n'étaient là finalement tous les jours que pour baisser leurs slips ! L'Eglise catholique elle aussi était horrifiée. D'où l'intervention de ce cher Abbé pour le slip pour tous au conseil.

             La première visite médicale scolaire que j'ai subie, c'était à l'école primaire en cm2. Je venais d'avoir 11 ans en février, et la visite était en mars.Ce qui était exceptionnellement tard pour l'époque. Car dans ces années là les visites scolaires commençaient toujours en maternelle.

        Dans ces années là l'école n'était obligatoire que jusqu'à 14 ans la classe du certificat d'études. Donc se trouvaient toujours ensemble dans les classes de cm2 des âges très mélangés. Y compris des multi redoublants de 15 ans et plus. Les familles s'entendaient avec le directeur pour que leur fils en retard scolaire grave décroche coûte que coûte son certificat d'études primaire, quitte à redoubler plusieurs fois. Les plus jeunes dont j'étais, 1/3 de la classe, rentraient en cm2 à 10 ans. Un autre tiers de la classe était composé de ceux autour de 15 ans qui suivaient très mal. Dans ces années avant tout catholiques,  il y avait une interdiction de absolument tout ce qui avait rapport au sexe et à la nudité, assortie d'une omerta totale. Derrière les apparences il se passait beaucoup de choses inavouables. Y compris les instituteurs douteux.  Dans les années 1950 et 60 j'ai fait toute ma scolarité toujours dans des classes entre 38 et 44 élèves. Jamais en dessous. En 1947 il y avait 800 000 naissances en France.

        Mes parents habitaient une ville ancienne isolée de 30 000 habitants, où ils étaient arrivés après la guerre tout à fait par hasard et uniquement pour raison professionnelle. Il y avait deux centres médico-scolaires tous les deux en plein centre de cette ville. Et tous les deux au milieu de 2 sites géographiques regroupant tous les établissements scolaires ou de formation de la ville, et d'accès direct. Selon l'organisation de 1860.

           Pour comprendre il faut faire de l'Histoire de France.  Jusqu'à un passé récent, la mortalité et les infirmités chez les jeunes avait toujours été un fléau national. En 1900 à Paris, un enfant sur quatre mourrait avant l'âge de 10 ans. Les estropiés comme toutes les bouches inutiles, coûtaient beaucoup trop cher dans une société très pauvre. Et c'était l'Eglise catholique qui les prenait en charge. Dans les années 1950 il y avait encore des maladies redoutables. Entre autres j'ai vécu la tuberculose et la poliomyélite sans vaccins et sans médicaments possibles. 

            En 1860, 1930 et 1960, à trois reprises, le gouvernement a déclaré officiellement la médecine préventive des jeunes comme étant LA grande priorité nationale. A partir de 1860 toute une organisation a été mise en place. Entre autres des locaux spécialement conçus ont été construits exprès. Et ces locaux étaient toujours en service à la fin des années 1960.

              Au Moyen âge tous les professionnels du même métier étaient groupés ensemble dans la même rue ou dans le même quartier, les uns à côté des autres. Il en était de même pour les établissements scolaires et de formation. C'était toujours le cas en 1860. Et des " centres médico-scolaires " destinés et conçus uniquement pour la médecine préventive des jeunes, ont été construits et aménagés au milieu des groupes d'établissements. Et d'accès direct. Pour faciliter la prévention. 

         A partir de 1860, les moins de 15 ans subissaient une visite médicale préventive tous les 15 jours, et les plus de 15 ans une fois par mois. Garçons et filles. D'où la proximité, la disposition et l'organisation des centres par rapport aux établissements.

             Etant donné la gravité de la situation, l'hécatombe accompagnée d'un défilé d'estropiés à vie, il était indispensable de n'oublier aucun jeune. Et le seul endroit où ils sont groupés ensemble sans risque d'en oublier un seul, c'était l'école. 

            C'est comme ça que sont nées les visites médicales scolaires. Et forcément toujours collectives.

        Il faut savoir que l'intimité de l'homme est beaucoup plus compliquée et fragile que celle de la femme.

            Entre 1860 et 1919 le slip n'existait pas. Et jusqu'en 1927 le slip à élastique n'existait pas non plus. Donc en 1930, après 70 ans de visites sans slip, il était devenu difficile d'accepter un slip très grand et très contraignant. Avec le souci en plus de combattre l'Eglise catholique qui régnait littéralement sur la France.

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 00:55

        Il est évident que les bancs de Mâcon n'étaient pas destinés à servir dans un seul centre de sélection, et 2 ou 3 ans seulement. Les trois meubles allaient ensemble, les 2 bancs et la table de l'infirmier. Table anormalement étroite et basse, destinée à être disposée dans l'angle des 2 bancs.

          L'ensemble des trois étaient un véritable chef d'oeuvre de conception et de construction. Beaucoup trop bien réalisé pour ne servir que 2 ou 3 ans dans un seul centre ! Il avait fallut beaucoup trop de travail pour arriver à concevoir et à construire une invention aussi diabolique et aussi horrible.  Quand j'ai surgit au bout du long couloir, brutalement au milieu des trois appareils, quand j'ai vu ces bancs pour la première fois, avec les ridelles qui montaient très haut de chaque côté, j'ai eu un malaise, et j'ai faillit me trouver mal.

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 00:42

        Un grand Merci monsieur Apte pour cette précieuse contribution ! Les récits sont hélas beaucoup trop rares.

           D'autant plus que nous les plus de 55 ans nous sommes les derniers témoins historiques d'une tradition difficile à croire pour ceux et celles qui n'ont pas vécu cette époque. Il est très exact de dire qu'il faut y avoir été pour se représenter parfaitement comment ça se passait.

         En ce qui me concerne je n'ai pas connu le conseil de révision, mais je suis passé à Mâcon, un centre qui avait une réputation d'impudeur extrême, et en plus à l'époque des bancs !

            Je collectionne tous les récits et témoignages sur les conseils de révision et sur les 3 jours. Qui sont tous très différents car très différents, selon les endroits et les années.

         J'ai été de naissance et jusqu'à 25 ans d'une pudeur pas maladive mais extrême. En plus j'ai eu très tôt plusieurs anomalies très intimes et très inquiétantes, qui exigeaient des contrôles très fréquents. A chaque visite chez mon médecin de famille j'étais obligé de retirer complètement mon slip. Jusqu'à plus de 18 ans. Même pour une simple grippe. Et devant ma mère jusqu'à 16 ans. Ma mère m'a retiré elle même mon slip chez mon 1er médecin de famille, à chaque fois jusqu'à plus de 9 ans.

         A Mâcon, le vieux médecin chauve et bedonnant, avec une grande blouse usagée en coton blanc style hôpitaux, comme d'habitude,  était seul au milieu de la grande salle d'examen carrée et très lumineuse au dernier étage et en angle de bâtiment. Dès que  je suis rentré tout nu dans la salle d'examens, et pendant tout le temps très long pour que j'arrive jusqu'à lui, il n'a pas arrêté de fixer mon sexe en fronçant les sourcils.

            Il m'a tiré sur mon membre opéré, comme tous les autres, l'a redressé dans tous les sens, a fait rouler mon gland entre ses doigts pour en vérifier la solidité, etc. Ensuite il m'a dit : " Tournes toi par là ! ", en me montrant son côté gauche, qui était ma droite. Et il m'a longuement tâté mes oeufs que j'avais trop gros et trop pendants pour mon âge depuis mes 13 ans. Il a commencé par faire rouler très longuement la peau au dessus de mes boules. Avant de les tâter ensemble et séparément. Puis il les a soupesées.  Il a tout fait uniquement de côté, et uniquement de sa main gauche, car il était gaucher. D'après les gens compétents c'est une façon de faire très rare. 

         Etant donné ma pudeur extrême et mes anomalies intimes, le conseil de révision dans mon cas aurait été une épreuve catastrophique. Et un vrai spectacle pour les autres en costumes ! A Mâcon, dans un état second,  je me suis trompé dans le circuit. L'infirmier sans blouse à sa table dans la salle des bancs m'a fait revenir, et m'a laissé volontairement le plus longtemps possible debout tout nu au milieu des autres.

            En comparant les récits on constate effectivement une complète différence selon les endroits et selon les années. On constate aussi que les textes et compte rendus officiels, ainsi que les articles de presse, évitent de relater, et sont obligés de ne pas relater, les côtés obscènes et vicieux de la cérémonie traditionnelle. Il est certain que s'il y avait des femmes, ou des familles, ou des pratiques inhabituelles, il était  recommandé de ne pas le publier. Il fallait donner à la séance le côté le plus propre possible. Par exemple ne pas dire que le médecin écartait les fesses de tous les conscrits, s'il le faisait. Car c'est arrivé qu'il le fasse. Les médecins hommes et femmes m'ont regardé entre les fesses jusqu'à plus de 18 ans, mais à Mâcon non.

      • apte
        Mardi 1er Octobre 2019 à 10:54

          C'est vrai comme c'est dit dans le message initial que le conseil de           révision était un rare moment de complète égalité entre les conscrits, qui devaient tous se mettre nus et passer devant les membres du conseil quelque soit leur origine sociale, les fils de notables étaient nus comme les autres alors qu'après dès l'incorporation le piston pouvait jouer pour les affectations, il n'y avait plus d'égalité.

        ce n'était pas facile à l'époque pour un jeune homme de 18 ans de se mettre nu devant autant de monde et de s'exhiber nu sous les regards  des membres du conseil ( c'est le terme qui convient)

        Le plus curieux c'est que ce type d'examen devant un conseil composé de plusieurs notables et officiers a été repris dans de nombreux pays, d'abord en Europe Autriche, Allemagne, Belgique,  y compris la Russie. 

        Il n'y a qu'aux Etats Unis où à ma connaissance la décision sur l'aptitude des conscrits même quand il y avait un service militaire obligatoire n'a jamais été prise avec cette procédure. 

        J'ai oublié de dire que s'il n'y avait pas d'infirmiers ou alors rarement, il y avait en revanche un fonctionnaire de la préfecture qui assistait le préfet, le chef du bureau de la conscription et était donc assis derrière la table devant laquelle se présentaient les conscrits à poil. 

        Au début, le centre de sélection, ce n'était pas beaucoup mieux pour les conscrits car il fallait toujours se mettre nu, cela durait plus longtemps et ils étaient plus rudoyés car c'était un univers qui était déjà celui de l'armée puisqu'il n'y avait plus de civils, il n'y avait pas plus d'intimité et l'examen était beaucoup plus complet.  

         

         

         

    175
    apte
    Lundi 30 Septembre 2019 à 21:37

    S'agissant des conseils de révision, certains faits décrits sont exacts, notamment la nudité complète des conscrits lors de leur passage devant les membres du conseil, une douzaine, des notables ( maires, conseiller général généralement des hommes  habillés en costumes -cravates ), des officiers en tenue militaire de sortie, un ou deux médecins militaires ou un médecin militaire et parfois un médecin civil, et le préfet ou le sous-préfet pour présider la séance, et rarement mais cela pouvait tout de même arriver depuis les années 50, une femme qui avait été élue maire d'une petite commune ( si le conseil de révision avait été maintenu dans les années 70 et 80 ou 90, il y aurait eu sans doute parmi les membres présents pour assister à l'examen des conscrits de plus en plus de femmes maires ou conseiller général - Madame Chirac par exemple était conseillère générale en Corrèze, et même parfois une préfète pour présider la séance ) ,  et le caractère très impudique de l'examen avec obligation pour le conscrit de se tourner dans tous les sens, et de se laisser voir sous toutes les coutures, de faire quelques pas devant les membres du conseil, de se pencher et de toucher ses pieds exposant ainsi complètement ses fesses dénudées aux regards des membres du conseil comme quand il montait sur la balance de dos ou exposant son sexe frontalement quand il passait sous la toise de face,  et il y avait beaucoup d'autres examens gênants, notamment le test pour la hernie qui consistait à tousser et tourner la tête pendant que le médecin militaire pressait sur un côté sur l'aine et la même chose de l'autre côté et la palpation des testicules, ou l'instruction de lever les jambes l'une après l'autre de face et de dos, de relever ses pieds pour toucher ses fesses de dos etc.. 

    mais il y avait aussi beaucoup de différences selon les communes et la disposition des locaux.

    Par exemple, il était très rare qu'il y ait des infirmiers en plus du médecin militaire. 

    d'autre part parfois les conscrits se dénudaient dans un couloir ou une salle attenante mais se présentaient un par un dans la grande salle devant les membres du conseil, parfois au contraire ils se dénudaient et rentraient en groupe plus ou moins important dans la salle d'examen ( parfois la salle des mariages de la commune et parfois dans les plus grandes villes une grande salle dans des locaux annexes de la mairie) et ils restaient en rang jusqu'à leur tour d'être examinés encadrés par des gendarmes qui assuraient la discipline dans la salle.

    En plus de l'examen médical pratiqué par le médecin militaire, il y avait un moment consacré aux questions posées au conscrit dénudé quasiment au garde à vous par le préfet ou son représentant ou des membres du conseil, des maires par exemple, sur les études qu'il voulait entreprendre s'il demandait un sursis ou sur les sports qu'il pratiquait ou pourquoi il n'en pratiquait pas s'il était trop maigre au regard du ratio poids/ taille qui était un critère parmi d'autres de l'aptitude au service militaire du conscrit . Imaginez la situation : un conscrit complètement nu répondait aux questions qui lui étaient posées par des adultes en costumes -cravates comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

    En revanche la présence de public en spectateur , notamment des femmes parentes des conscrits qui auraient été autorisées à assister à l'examen des conscrits était  certainement exceptionnelle. Il n'y a que très peu de témoignages qui la mentionnent et on ne peut pas savoir s'ils sont vrais car on n'a pas de textes officiels à ce sujet ni d(articles de journaux ou de magazines. Au contraire il est bien dit dans les textes officiels que la séance n'est pas publique, sauf bien sûr les membres du conseil, les gendarmes toujours présents et les conscrits eux-mêmes si l'examen se faisait en groupe.

    C'était déjà assez gênant pour des garçons de 18 ans ( bien plus que les visites scolaires auxquelles ils étaient habitués ou les visites pour les colonies de vacances souvent passées aussi en groupe mais seulement devant le médecin , une infirmière et parfois des parents accompagnateurs). Au conseil de révision, le caractère impressionnant c'était la nudité devant une douzaine de personnes qui n'étaient pas des personnels médicaux. 

    Par ailleurs, même si à partir de 1965, le port du slip était en principe autorisé, l'application du principe était très variable : parfois les conscrits pouvaient garder leur slip jusqu'au passage devant les membres du conseil où on leur donnait l'ordre de l'enlever tout de suite et ils passaient comme avant l'examen tout nu ( c'est ce qui m'est arrivé en 1967), soit ils gardaient leur slip et ce n'est qu'à la fin de l'examen que le médecin militaire le leur faisait enlever ou baisser jusqu'aux chevilles seulement pour l'examen des organes génitaux, de la colonne vertébrale et des fesses.

    Et il y a eu au moins deux années pendant lesquelles les conscrits étaient soumis à la fois au passage au centre de sélection en premier et au passage devant le conseil de révision en second  de 1966 ou 1967 à 1968 ou 1969. Et selon les communes, le passage devant le conseil pouvait être une formalité sans nouvelle visite médicale,  mais le plus souvent comme le conseil devait se prononcer officiellement sur la proposition du centre de sélection, il y avait comme avant une vraie visite médicale dénudée  ( c'est la procédure que j'ai connue : centre de sélection en septembre à 18 ans révolus et conseil de révision en octobre quelques semaines après)

    Si on était ajourné, on repassait au centre de sélection l'année suivante et encore une fois si le médecin major du centre maintenait l'ajournement, donc 3 années successivement, La 3ème année, le médecin devait prendre une décision: l'aptitude ou la réforme.

    Et si on était sursitaire, on devait encore repasser au centre de sélection au bout de 4 ou 5 ans pour confirmer l'aptitude une fois les études finies avant l' avis d'incorporation.

    Quant au centre de sélection, aucun n'appliquait la même procédure et je suppose qu'il n'y a qu'à Macon qu'il y avait des bancs spéciaux, mais la nudité était la règle pour la deuxième moitié des années 60 et 70., soit dès le début pour tout le parcours médical, même les tests pour la vision et l'audition ou la capacité pulmonaire ou la dentition et naturellement le test pour l'urine , ( c'est la procédure que j'ai connue en Bretagne en 1967 avec circulation de tout un groupe de conscrits à poil pendant près de 2 heures le second matin  après une douche obligatoire), soit avec une partie de l'examen en slip devant des infirmiers et l'autre partie finale devant le médecin major complètement nu. 

     

     

     

      • ttemoignage
        Samedi 23 Janvier à 05:34

             Il n'a existé d'abord que uniquement le conseil en mairies. Plus tard il n'a existé que uniquement le passage en centres de sélections.  Et entre les deux, pendant quelques années, il y a eu en même temps à la fois le passage en mairie et le passage en centre. Les deux ensemble pour tous.

             Concernant la présence de femmes au conseil, il ne faut pas sous estimer l'intérêt de ces dames pour les jeunes nudités. Et pas seulement la curiosité !   Il y avait souvent un public autorisé, les femmes de la famille du conscrit, et pas seulement les mères ... C'était un spectacle recherché. Ces dames s'invitaient entre elles, "tu vas voir comment ça se passe". C'était un véritable évènement que tout le monde connaissait.

      • ttemoignage
        Samedi 23 Janvier à 05:16

            En jargon professionnel, une visite se compose de "circuits". Il peut y avoir deux ou trois circuits, voire quatre.

             Il faut savoir que sur les 12 centres de sélection certains étaient beaucoup plus impudiques que d'autres. Il paraît qu'il y en avait trois en particulier, dont Mâcon. Qui n'ont jamais accepté le slip une seule fois de leur ouverture à leur fermeture. Avec en plus des procédés scandaleux et révoltants. Comme par exemple les bancs de Mâcon.  Mes parents habitaient dans un autre département à 300 km de Mâcon, et déjà quand j'étais ado j'avais entendu plusieurs fois les braves gens jaser sur ce centre qu'ils qualifiaient "d'apprentissage du vice". 

            Sans indiscrétion monsieur Apte, quel centre de sélection avez vous connu ? Vous avez subi le conseil en mairie avant ou après le centre de sélection ? Une seule fois chaque ?

             J'ai connu des gens sursitaires pour raison de santé qui sont passés 2 ou 3 fois en mairie et dans un centre.

         

             Je fais l'historique des conseils en mairie et des centres de sélection, et je collecte toutes informations dans ce but. Il est intéressant de comparer.

         

               J'aurais aimé voir si les sursitaires pour raison de santé qui repassaient deux ou trois fois de suite sur les bancs de Mâcon, gigotaient toujours autant des cuisses la deuxième puis la troisième fois.

             Ce qui me procure un plaisir authentique, c'est de savoir que certains de mes camarades de classe ou de jeux sont passés eux aussi sur les bancs de Mâcon. J'aurais aimé voir comment ils gigotaient des cuisses, et combien de temps !  Rien que pour ça j'aurais aimé savoir combien de temps ces bancs diaboliques sont restés à Mâcon... Peut être sursitaires pour raison de santé eux aussi ?

             Il faut savoir que les sursitaires pour raison de santé ne repassaient jamais plus de trois fois de suite en centre. Mais peut être repassaient ils en même temps deux ou trois fois en mairie ?

      • Vendredi 18 Septembre 2020 à 09:18

         Bonjour chère Akia, 

           Vous jouez un rôle décisif dans la transmission de la mémoire historique pour les futures générations. Pour les informer d'où ils viennent.  Car la seule façon de comprendre et d'expliquer le présent est de connaître le passé.

          En particulier pour la petite histoire inavouable. Celle que aucun professionnel ne pourra publier. Aussi parce que aucun professionnel ne pourra obtenir de qui que ce soit de vive voix les témoignages vécus qui lui manquent. Et que seul l'anonymat d'internet permet d'exprimer. Par ceux qui ont vécu des faits authentiques, impossibles à croire de nos jours, mais pourtant bien réels.

            Dans ce sens vous êtes une providence, car les sites internets qui le permettent sont très peu nombreux.

        Des blogs comme le vôtre permettent aussi à ceux qui ont vécu les mêmes circonstances de se retrouver s'ils le veulent, et de comparer leurs vécus. 

            En ce qui me concerne je collectionne les témoignages sur tous les faits équivalents à ceux que j'ai vécus et qui m'ont marqué définitivement et que je ne pourrai jamais oublier. Et qui souvent ont orienté définitivement mon existence quotidienne. 

             Certains faits vécus sont tellement uniques que l'anonymat n'existent plus et leurs auteurs sont automatiquement reconnus. Ils ne peuvent donc pas être relatés sur les mêmes sites que ceux qui parlent de l'intimité très intime, ou de faits compromettants pour beaucoup de gens.

             Car il était prévu, et il était convenu, que quantité de faits vécus authentiques, qui se sont passés il y a quelques dizaines d'années ou il y a plus longtemps, restent cachés définitivement. Et ne soient jamais connus  de qui que ce soit. Car inavouables et trop compromettant pour leurs auteurs et leurs organisateurs. Il y a les organisateurs qui conçoivent, et les acteurs qui réalisent. Les deux étant de connivence. Le sordide a toujours existé.

            Même plusieurs dizaines d'années après il est indispensable de rester parfaitement anonyme pour relater certaines circonstances vécues, d'abord pour une question de sécurité physique. On dit "bavard comme une tombe".

            

            C'est le cas entre autres, pour l'historique des procédés utilisés pour les examens médicaux des jeunes entre 1860 et 1990.  Dans le but de leur iincorporation militaire, mais aussi pour la médecine préventive.

            Dans ce domaine il faut rappeler aussi la façon dont se déroulaient les bizutages dans ces années là. Qui eux aussi étaient un prétexte.

               La seule et unique façon de comprendre, c'est de tout replacer dans l le contexte social de ces époques là.

              

             Pour les gens dans mon cas nés après la guerre de 40, il suffit de relater ce que nous avons vécu.   Nous avons été obligés malgré nous, de nous  intéresser particulièrement à ces questions. Pour avoir une explication, et connaître le pourquoi du comment. Le résultat c'est effectivement un historique.

         

              Il serait intéressant que plus de gens participent et apportent leur contribution, témoignages et commentaires.

            Nous les anciens nous sommes à disposition pour informer.

            

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 08:05

        Bonjour Mr ttémoignage

        Je suis toujours aussi ravie de vous lire c'est un livre ouvert

        sur ce conseil de révision, je vous remercie à tout deux de le commenter

        certaines anecdotes sont risibles d'autres moins

        Merci à vous

        LD

         

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 06:09

        Dans ces années là il n'existait que des grands slips coton blanc, ouverts ou fermés. Que les mères de famille s'efforçaient de prolonger le plus possible durant cet après guerre de 40 très pauvre pour tout le monde qui a duré 30 ans. Ces dames s'improvisaient couturières.

        A Mâcon tous 18 ans, nous venions d'au moins 8 départements différents. Un slip sur deux était un slip fermé en mailles côtelées 2x2. Deux ans après, à mon incorporation, nous venions de toute la France, un slip sur trois était un slip fermé. Les Les autres, les 2/3 étaient des slips ouverts.

          Les slips de couleurs et les mini slips ont commencés à se généraliser à partir de 1975.

             Tous les médecins les femmes comme les hommes, ne cachaient pas leur exaspération devant les grands slips coton blanc  qui montaient très haut, cachaient beaucoup de choses et gênaient considérablement les examens. Et qui faisaient perdre un temps fou. 800 000 naissances par an en France en 1947. Toutes les années 60 l'abatage était la règle. Surtout que beaucoup, comme dans mon cas, trop pudiques faisaient exprès de mal le baisser. D'où l'utilité de le faire complètement retirer avant le début des examens. Comme chez mon 1er docteur de famille jusqu'à plus de 9 ans, à chaque fois c'était ma mère qui s'en chargeait, car j'étais insupportable. Chez mon 2ème docteur de famille à 13 ans, dans un état second, et sans du tout réfléchir,  j'ai retiré mon slip spontanément en arrivant avec mes autres vêtements, devant ma mère. Il n'a rien trouvé à redire, finalement ça l'arrangeait beaucoup. Dorénavant à chaque visite jusqu'à 18 ans, au minimum 2 fois par an, j'ai retiré mon slip avec mes autres vêtements, et toute ma visite se passait nu et en chaussettes. Et devant ma mère jusqu'à 16 ans.

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 01:31

        Il faut convenir que c'était à chaque fois un véritable moment de poésie pas possible!!  Il est certain Akia que la rubrique " poésie " dans le blog est bien choisie! 

           Tout comme les bizutages - formation qui commençaient à l'incorporation, à 20 ans, et on parle beaucoup trop peu. Et dont " la guerre invisible " n'est qu'un pâle reflet. Avant de recruter des femmes l'Armée Française aurait du réfléchir. Car contrairement aux jeunes appelés, ces dames ne sont pas obligées de se taire ...

      • Mercredi 2 Octobre 2019 à 01:22

        Il ne faut oublier dans ces années là, le contexte social judéo-catholique, d'interdiction totale de absolument tout. Et le combat mortel quotidien à chaque instant, entre les laïcs et les catholiques.

            C'est un curé qui a essayé d'imposer le slip jusque devant le médecin, au conseil comme ailleurs.

            Le slip a été créé pour l'usage de tout le monde, à partir de 1919. Par la célèbre marque " Petit-Bateau". Mais le caoutchouc pour faire les élastiques est arrivé en France seulement en 1927. Entre 1919 et 1927, il y avait uniquement les cordons, des boutons, et des agrafes.

            Quand le caoutchouc pour faire des élastiques est arrivé en France, tout de suite les associations familiales catholiques ont réclamer haut et fort que le slip soit toléré partout jusque devant le médecin. Car jusque là les visites scolaires ressemblaient surtout aux conseils de révision traditionnels.

             Les autorités de l'époque, soucieuses de promouvoir la laïcité, ont ri au nez de l'Eglise. Et ont fait exprès d'organiser le maximum de visites collectives nu partout. Même pour les filles. Et c'était encore comme ça dans les années 1950 et 60.

            L'Eglise catholique avait pour dogme principal la mortification de la chair, cause de tous les péchés. En particulier l'Eglise ne cachait pas aux ados, que la meilleure façon de perdre la foi c'était la masturbation. Il faut convenir que les fesses nues des copains, ça ne s'oublie pas facilement. En sortant du centre de Mâcon, 2 heures après la fin de la visite, j'ai eu une érection extrême involontaire dans mon pantalon, qui a duré plusieurs heures. Après 20h je suis monté dans le train bien raide, et j'avais 300 km à faire.

      • apte
        Mardi 1er Octobre 2019 à 12:34

        encore une petite précision ; quand le port du slip a été théoriquement autorisé à l'automne 1965, on aurait ou imaginer que les conscrits se présentaient en slips et que le médecin militaire se contentait de baisser l'élastique du slip pour regarder visuellement le sexe et même palper les testicules rapidement pour vérifier qu'il y en avait bien 2 ( s'il n'y en avait qu'une, c'était un motif de réforme)  ou vérifier l'absence d'anomalie, grosseur anormale etc..comme cela avait pu arriver chez un médecin de famille  Mais à ma connaissance, ce n'était jamais ainsi au conseil de révision ou au centre de sélection non plus, il fallait toujours si on était pas nu baisser  jusqu'aux chevilles son slip, le médecin ne se contentait jamais d'un coup d'oeil rapide, c'était d'ailleurs sans doute mieux pour le sérieux de l'examen et il ne se contentait pas d'un examen visuel, il tâtait, palpait, prenait dans ses mains etc. 

        J'ai mentionné dans un message les visites scolaires : au lycée-garçons de 14 à 18 ans environ, il y avait dans la première moitié des années 60 , pour moi jusqu'en 1966, des visites annuelles obligatoires ( pas question de présenter un certificat d'un médecin de famille à la place) pour lesquelles la moitié d'une classe soit environ 15 élèves allaient avec leprof de gym  un matin à l'infirmerie ( ils avaient été prévenus avec un courrier pour les parents quelques jours avant, c'était au début de l'année scolaire), on se déshabillait tous en slip tout de suite sur l'ordre du prof de gym puis in rentrait un par un dans la salle d'examen où on se retrouvait face à une doctoresse d'une quarantaine d'années et l'infirmière scolaire environ du même âge qui venait nous chercher dans le vestiaire un par un. Selon le prof de gym, on rentrait dans la salle en slip et on passait une partie de la visite en slip, et la dernière partie nu, ou on devait sur ordre du prof de gym enlever son slip avant de rentrer dans la salle dès qu'on allait être le suivant, et en ce cas on passait toute la visite complètement nu , l'infirmière et la doctoresse ne faisaient aucune remarque quand on rentrait nu dans la salle, elles étaient manifestement au courant des instructions de ce prof de gym très strict, un ancien sous-off dans l'armée, et n'y trouvaient rien à redire ; il y avait donc toujours un élève complètement nu debout devant la porte de la salle d'examen tandis que les autres attendaient leur tour assis sur des bancs en slip.

        le vestiaire était une salle en sous sol à laquelle on accédait en descendant quelques escaliers, il y avait une grande fenêtre sans rideaux et la salle donnait sur une cour dans laquelle des élèves jouaient souvent au ballon ou couraient pendant un cours de gym, par conséquent si un élève s'approchait de la fenêtre pour récupérer un ballon ou courait le long de la fenêtre, il n'avait qu'à baisser un peu les yeux pour voir les élèves en slip  au vestiaire. Ou un autre prof de gym en charge dde la classe dans la cour.

         Et c'était vrai aussi bien en seconde à 14 ans qu'en terminale à 17 ou 18 ans 

        et sans doute même après en classes préparatoires.

        à cette époque les lycées n'étaient pas mixtes.

        Il y avait aussi la visite pour l'admission à l'école normale que les élèves admissible après le concours devaient passer entièrement nus devant le médecin et l'infirmière de l'école après s'être déshabillés en groupe dans un vestiaire sous le contrôle d'un surveillant. Il me semble que la présence d'un parent qui était donc quasiment toujours la mère  ( parce qu'à l'époque la santé des enfants était l'affaire de la mère, le père ne s'occupait pas de cela et souvent si c'était en semaine il n'était pas disponible) était requise. Elle assistait donc à l'examen dénudé de son fils mais voyait aussi les autres élèves dénudés au vestiaire.  

        Un autre moment embarrassant pouvait être les visites pour les colonies de vacances qui se passaient souvent en groupe dans un centre de la mairie  ou d'une entreprise si c'étaient des colonies d'entreprises.

        Là aussi la  présence d'un parent était souvent requise même pour des pré-adolescents de 14 ou 15 ans.

        Et comme il fallait aller vite, le déshabillage en groupe au vestiaire était évidemment la règle. 

         

         

         

         

         

         

         

         

         

      • Mardi 1er Octobre 2019 à 11:25

        Bonjour Mr Apte

        Je vous remercie pour votre témoignage sur ce conseil de révision

        j'apprécie grandement ainsi que Mr TTemoignage

        ainsi que mes lecteurs qui apprécierons

        Je vous souhaite une bonne journée

        LD

    174
    Mercredi 27 Mars 2019 à 11:33

       Aux trois jours, dans tous les centres de sélection, il aurait été beaucoup plus normal de faire passer la visite médicale en arrivant, avant les deux jours et demi de tests psychotechniques. Car l'élimination des inaptes avait lieu principalement au moment de la visite médicale. A Mâcon j'ai vu 2 ou 3 conscrits sur 60, pas plus,  éliminés et priés de quitter le centre, au cours des examens psychotechniques. Car intellectuellement ou psychologiquement complètement inaptes. Mais au moment de la visite médicale, une quantité étaient exemptés d'office.

     Quelle utilité de faire passer deux jours et demi de tests psychotechniques, et de surcharger de travail les examinateurs, pour une multitude de pieds plats, d'asthmatiques, de myopes, d'obèses, et autres malades, qui de toute évidence ne pourront jamais être incorporés dans aucune arme ?? Les organisateurs savaient très bien qu'il aurait été beaucoup mieux de commencer les 3 jours par la visite médicale et les examens physiques !

    Alors pourquoi vouloir absolument maintenir la visite et les examens physiques l'après midi du troisième jour ??

       A cause de l'état psychologique et d'excitation dans lequel se trouvaient les conscrits en sortant de la visite. Pour la même raison les examens intimes aux visites médicales scolaires avait toujours lieu à la fin de tous les autres examens.

         A la sortie des centres, en fin d'après midi du troisième jour, de nombreuses femmes attendaient la sortie des conscrits. Prostituées, veuves, femmes mariées délaissées, ou en quête d'aventures. Dans les villes où se trouvaient les centres, les femmes et jeunes filles pas intéressées, s'enfermaient soigneusement chez elles, le soir où tout le monde savait que des conscrits allaient sortir du centre. Car tout le monde savait dans quel état se trouvaient les conscrits en sortant de la visite médicale des 3 jours !

      C'était justement ce que l'Eglise catholique ne supportait pas. D'où l'intervention du célèbre abbé Hervé Laudrin !

      

      • Mercredi 27 Mars 2019 à 12:46

        Bonjour Temoignage 

        merci à vous pour tous ces témoignages sur le conseil de révision

        LD

    173
    Lundi 25 Mars 2019 à 12:30

       En jargon professionnel, ce qu'on appelle " le circuit " concernant les visites médicales, c'est l'ordre des examens et leur organisation. Il y a traditionnellement " le grand circuit " et " le petit circuit ". Le grand circuit comporte la toise, la balance, spiromètre, la vue, et autres mesures équivalentes. " Le petit circuit " c'est celui avec le médecin.

       Pour tout comprendre il faut revenir à la guerre mortelle en France entre les laïcs et les catholiques. La Cicciolina en Italie a gagné les élections en se déshabillant partout. Pour bien montrer qu'elle représentait le seul parti politique vraiment laïc en Italie. Car tous les autres partis dépendaient du Vatican. Et le dogme principal de l'Eglise catholique est la mortification de la chair, la chair étant à l'origine de tous les péchés. La seule éducation sexuelle qui existait en France dans les années 60 était celle de l'Eglise catholique, volontairement très orientée et très incomplète. L'Eglise catholique ne cachait pas que la meilleure façon pour les jeunes de faire perdre la foi religieuse, c'était la masturbation. Pour changer la société il faut donner à la jeunesse de nouvelles habitudes. Ceci expliquant cela.

       50-60 ans après, beaucoup de choses commencent à se savoir.Et pas seulement grâce à internet.

    Les rapports Kinsey et Simon, avaient pour unique but de déchristianiser des populations écrasées par la chape de plomb chrétienne. En révélant au grand jour ce que tout le monde faisait clandestinement.

        Il y existe différents types de circoncision. Le seul et unique, pratiqué dans les années 50 et 60 en France sur le maximum de jeunes garçons, était le pire. Ils retiraient tout, une vraie boucherie ! Ce type de circoncision était utilisé dans certain pays pour augmenter la natalité. Un véritable encouragement à la masturbation !

       Il y a aussi différentes façons d'organiser les visites médicales, forcément collectives, et leurs circuits. Les fesses nues des copains, on ne les oublie pas ! Dès 1860, les organisateurs de ces visites ont mesuré toutes les conséquences qu'une certaine organisation de ces visites  pouvaient avoir pour faire progresser la laïcité.

      Hervé Laudrin, né en 1902 à Locminé en Bretagne, et mort dans cette même ville en 1977, a été ordonné prêtre de l'Eglise catholique en 1926.    Il a aussi était député à l'Assemblée Nationale, de 1958 jusqu'en 1977.   C'est lui qui a essayé en 1961,  d'imposer le slip jusque devant le médecin, aux conseils de révision comme dans les centres de sélection.   Il a perdu son temps, toujours à cause du combat incessant entre le catholique et le laïc.

      

      

      • Lundi 25 Mars 2019 à 20:11

        Bonjour Témoignage

        J'ai été ravie de lire vos témoignages et vous remercie beaucoup

        de vos écrits qui doit vous prendre beaucoup de temps

        Encore Merci 

        LD

    172
    Lundi 25 Mars 2019 à 11:37

       Le conseil de révision, les trois jours, et autres bizutages militaires dits " de formation ", étaient des moments de poésie pas possible !! Un véritable roman, d'un charme fou ! Un vrai livre, un chef d'oeuvre de poésie interminable, car créée par Napoléon, la conscription a quand même duré presque 200 ans. Et  organisée encore beaucoup plus sérieusement à partir de 1860, en même temps que les visites médicales scolaires, qui sont devenues LA priorité nationale.

      Notre ami Jean André a vraiment choisi la bonne rubrique pour rappeler, ou plutôt faire connaître, un passé pas si lointain !

       C'est le ministre Messmer qui supprimé définitivement le conseil de révision, remplacé partout par les trois jours, le 9 juillet 1965.

       Mais les premiers centres de sélection ont été créés à la fin des années 50. Et pendant pratiquement 5 ans, de 1960 à 1965, les jeunes de 18 ans subissaient les deux, le conseil de révision et le centre de sélection, l'un après l'autre.

      Il faut savoir que les sursitaires pour raison de santé, repassaient une deuxième fois, éventuellement une troisième fois, le conseil de révision. Dès que les centres de sélection ont été créés, les sursitaires pour raison de santé repassaient uniquement au centre de sélection.Mais certains ont dû subir deux conseils de révision en plus de trois passages au centre de sélection.

    Les sursitaires pour raison de santé, ne pouvaient pas repasser au centre de sélection plus de deux fois. Ce qui faisait au maximum trois passages en tout. Mais trois passages quand même. Car " les circuits " étaient organisés très différemment selon les centres de sélection. 

       Les fameux " bancs " étaient une spécialité de Mâcon. Mais à mon avis, pour les avoir connu moi aussi tout nu à 18 ans, ces bancs étaient trop bien conçus et trop bien construits, pour ne servir que dans un seul centre. Ils ont dû être utilisés à Mâcon pendant quelques années, et ensuite ils ont certainement servis dans un ou plusieurs autres centre.

       Car le procédé était scandaleux,révoltant !  Malgré l'omerta totale de ces années là concernant le sexe et la nudité, et comme les tout nus une fois sortis d'un centre n'étaient pas pressés de raconter ce qu'on leur avait fait, ça ne risquait pas de se savoir. A l'époque internet anonyme n'existait pas, c'était exactement le contraire. Mais étant donné l'énormité du procédé, sous prétexte " d'aguerrissement ", ça finissait par se savoir quand même. D'autant plus que les professionnels qui fréquentaient le centre étaient forcément au courant. Et finissaient par en parler. Donc dès que ça commençait à se savoir, les bancs étaient sans doute déménagés à l'autre bout de la France dans un autre centre.  Dans les années 70 dans un hôpital, j'ai écouté sans qu'elles me voient, des infirmières en train de discuter entre elles à l'écart, pendant une pause. Elles n'ont pas arrêté de se raconter entre elles tout ce qu'elles savaient des visites médicales des jeunes garçons et autres grands ados, et tout ce qu'elles savaient sur le centre de Mâcon. Ce qui prouve que beaucoup de choses finissaient par se savoir un peu partout.

    Comme la vie militaire a des exigences sévères concernant le physique et la santé, beaucoup repassaient dans le même centre deux, ou trois fois de suite. Il est évident que un certain nombre sont passés sur les bancs de Mâcon trois fois de suite.  J'aurais été curieux de savoir si tous nus sur les bancs pour la troisième fois, ils gigotaient des cuisses, autant, et aussi longtemps, que la première fois ? Puisqu'il était évident que c'était inutile !

    171
    Vendredi 22 Mars 2019 à 23:22

      Ce qui me fait toujours rire, ce sont les innombrables témoignages des femmes et surtout des jeunes filles, horrifiées par la nécessité d'aller chez le gynéco. Si elles savaient ce que nous on a vécu !!

      En plus elles ont la possibilité de tout choisir : le ou la praticien(ne), et dans ce but pouvoir se concerter entre copines. Elles peuvent choisir aussi le jour et l'heure. Etc. Etc.   Nous c'était exactement le contraire.Pendant 16 ans, de mes 4 ans à mes 21 ans, je me suis retrouvé slip baissé, et c'était toujours sur les pieds, ou complètement nu, devant 11 médecins différents, quatre femmes et sept hommes, pour littéralement les subir. J'avais plusieurs anomalies intimes depuis très jeunes, côté sexe comme côté fesses, depuis mon plus jeune âge, et j'ai été d'une pudeur extrême, de naissance jusqu'à 25 ans.

    En plus avec internet elles ont la possibilité de faire connaître ce qu'on leur a fait, anonymement, donc sans aucun risque. Nous c'était l'omerta totale. Ce qui permettait de nous faire subir tous les abus possibles. La majorité était à 21 ans.

    170
    vega
    Samedi 2 Mars 2019 à 13:17

    J'ai fait mes trois jours à Macon en 1975, j'avais 20 ans. La visite médicale s'effectuait le dernier jours. Cette visite se passait en trois parties. Les test d'audition, de vue, le contrôle dentaire, la capacité respiratoire se faisait habillés. quand ces examens étaient fini vous passiez dans une autre partie de la salle, vous vous deshabilliez, ne gardant que le slip et les chaussettes, on vous pesait,on vous mesurait, enfin dans la troisième partie de la salle on vous faisait otez le slip et les chaussettes et vous attendiez nu que le medecin vous recoivent. Par contre je ne me rappelle pas de ces fameux bancs, nous étions deux a attendre, quand le garçon qui vous precedait sortait vous entriez dans le bureau, il y avait trois personnes, le médecin, son adjoint et une femme, j'ai appris plus tard que c'était une psychologue. Le medecin vous oscultait, verifiait le colonne vertebrale , la plante des pieds, il palpait les testicules et décalottait le gland, c'était très genant, pas possible de cacher son intimité. La femme m'a posé quelques questions banales du genre si je dormais bien , si je n'avais pas de problème particuliers, tu parles dans cette tenue je n'avais pas trop envie de discuter. Quand je suis sorti j'étais honteux mais soulagé.

      • Vendredi 22 Mars 2019 à 22:53

        Témoignage je deviens ttemoignage.

           Vega, votre témoignage est précieux. Car nous sommes de moins en moins nombreux à pouvoir et à oser en parler. S'il vous plait, c'était début, ou fin 1975 ?

            Si vous étiez passé sur ces bancs vous seriez obligé de vous en rappeler définitivement ! Trop horrible !! L'expression " horrible " n'est pas de moi ...

          Est ce que le fameux couloir rectiligne était toujours utilisé ? Il parcourait toute la demi longueur du dernier étage du bâtiment central de la caserne Duhesme, occupée maintenant par le Conseil Général. Il suffit de regarder sur Google carte satellite pour comprendre la distance que ce couloir pouvait faire ! Le bâtiment central il y a trois entrées avec trois escaliers en bois. Un à chaque extrémité, et une au milieu à mi chemin des 2 extrêmités. On nous a fait monter tout en haut par celui du milieu. Et la salle des bancs et la salle d'examens se trouvait à l'extrémité de l'étage et terminait l'étage, à l'opposé de l'entrée de la caserne. On peut estimer la longueur du couloir à une vingtaine de mètres, chaîne d'arpenteur ?? Qu'il fallait parcourir seul complètement nu, sans montre, sans lunettes, sans chaussettes, et évidemment dire adieu à son slip !

           En 1975, si tout se passait dans la même grande salle, est ce qu'il y avait des alcôves ? C'était fréquent dans de tels locaux dans ces années là.

           Vous aviez certainement vous aussi une très longue habitude des visites scolaires ? Donc une certaine expérience ? Car elles étaient organisées de la même façon, et elles aussi dans des locaux spécialisés.

            De nos jours tout a changé, mais les jeunes traînent toute leur vie des problèmes graves et handicapants. Je n'aimerais pas être à leur place. Baisser son slip devant les médecins entre 2 et 4 fois par an, du premier souvenir vers 4-5 ans jusqu'à 20-25 ans, comme j'ai subi, c'était quand même utile. L'expression " calvaire nécessaire " n'est pas de moi non plus.

         

      • Samedi 2 Mars 2019 à 16:42

        Végas là je comprends très bien votre gêne

        cela à bien changé 

        Merci pour votre témoignage

        Bon week-end

        LD

         

    169
    Témoignage
    Mercredi 14 Novembre 2018 à 11:07

    Quand j'ai été à Mâcon c'était dans les années 60 et avant mai 68, ça durait réellement 3 jours. C'était le centre de sélection numéro 7, pour au moins 6 ou 7 départements, dans un rayon d'environ 200 km. Le recensement des futurs conscrits avait lieu dans toute la France obligatoire pour tous à l'âge de 16 ans. Et deux ans après, l'année de nos 18 ans, commençaient les épreuves de sélection. On recevait tous une convocation une quinzaine de jours avant, par courrier postal, avec un billet de chemin de fer aller-retour. C'était obligatoire, tel jour à telle heure, à telle adresse précise. Nul ne pouvait y échapper. Il y avait de nombreux jeunes qui souhaitaient devancer l'appel, ceux là c'était l'année de leur 17 ans. La majorité était à 21 ans, et pour tous les domaines de la vie.  Nous sommes arrivés un dimanche soir. Les tests psychotechniques ont commencés le lundi matin, et se sont déroulés sans interruption jusqu'au mardi soir. Nous étions une soixantaine, venant de plusieurs départements. On se retrouvait entre gens de la même région. Je me suis retrouvé avec plusieurs copains et camarades de classe.   Le mercredi matin on nous a fait manger plus tôt que d'habitude, 11h du matin. Et avant midi on nous a fait mettre en rang par 2 devant l'entrée centrale du bâtiment principal. Et on nous a fait monter tout en haut jusqu'au dernier étage.      Il faut convenir que l'effet de surprise était total.

          Les conseils de révision, tous savaient ce qui les attendaient, et comment ça allait se dérouler, même s'il y avait beaucoup de variantes locales. Toute la population savait comment ça se passait. Il s'agissait principalement de la mise à nu publique de tous les jeunes garçons de 18 ans. Si ça émoustillait la population, c'était une appréhension terrible pour tous ceux qui savaient qu'ils allaient devoir y passer ! Dès leurs 14-15 ans ils savaient ce qui les attendait, et ils avaient le temps de s'y préparer !

    Les conseils de révision se résumait partout à une sorte de visite médicale scolaire publique. Tout le monde le savait.  Avec souvent les gendarmes en uniformes et képi, pour bien rappeler que c'était officiel et obligatoire. Et surtout pour bien montrer que c'était un attentat à la pudeur et outrage public à la pudeur légalement autorisé, et officiellement très bien organisé. Il y avait toujours un service d'ordre à poigne, qui était là uniquement pour encadrer les déculottés. Les obliger à se déshabiller complètement et surtout à retirer leurs slips. Et à rentrer tout nus dans la grande salle, où ils étaient pris en charge tout de suite par les infirmiers en blouses blanches. Toutes les mères de famille, tantes ou/et autres femmes de la famille étaient conviées à venir avec leur rejeton, et à assister à son passage, pour connaître son avenir militaire, mais aussi pour l'encourager dans cette épreuve. Car c'était une épreuve terrible pour tous !! Exactement comme les mères de famille accompagnaient leurs grands fils chez le médecin de famille à chaque fois, souvent jusqu'à 18 ans. J'ai retiré mon slip sous le nez de ma mère chez le médecin de famille, à chaque fois au moins 2 fois par an,  jusqu'à 16 ans !

        Les centres de sélection étaient complètement imprévisibles. Exactement comme pour les visites médicales scolaires, c'était complètement différent à chaque fois et très différent d'un centre à l'autre. Nul ne pouvait savoir d'avance ce qui l'attendait. Comme pour les visites scolaires, les familles étaient soigneusement tenues à l'écart, ainsi que tous les témoins extérieurs. Ils auraient été horrifiés !! Seuls les membres du personnel étaient au courant.

       Les bancs ont disparus à Mâcon quand ils ont commencés à être connus dans plusieurs départements. Un scandale risquait d'éclater !  La moralité publique n'existait plus.  Chaque centre avait ses procédés. Il y en avait trois, dans toute la France, connus pour leurs pratiques  particulièrement impudiques, dont Mâcon. Ca jasait beaucoup dans  plusieurs départements. Mais les bancs c'en était trop !  

        Dans le nord de la France dans les années 60, des femmes de ménage ont eu par hasard la possibilité d'assister à des visites médicales de jeunes garçons. Car elles se déroulaient dans un sous sol, avec des vitres en hauteurs transparentes, le long d'une cour de service qui servait de parking. Tous les jours elles pouvaient venir assister aux visites qui étaient quotidiennes. Comme n'importe quels passants dans la cour. Tous les élèves de la région, de tous âges défilaient. Depuis la cour n'importe qui en prenant tout son temps, pouvait assister à tout. Depuis le déshabillage jusqu'àu passage devant le médecin. Ca ne dérangeait personne. Pourtant les organisateurs de ses visites savaient que depuis la cour du dessus tout le monde pouvait voir tout le déroulement.                          Complètement horrifiées par l'obscénité et le martyr public quotidien  imposés à tous les élèves les uns devant les autres, par classes entières, ces dames, absolument scandalisées,  n'ont pas pu s'empêcher de faire connaître publiquement au maximum de gens, comment ça se passait tous les jours. Et que tous les jours, depuis la cour, n'importe qui pouvait assister tant qu'il le voulait, et tout le temps qu'il le voulait, à un tel spectacle, puisque rien n'était fait pour empêcher quiconque de voir. Leurs efforts pour informer de ce qui se passait n'ont servis absolument à rien ! 

                Dans ces années là c'était comme ça, et considéré comme tout à fait normal. Personne ne disait rien, ou plutôt profitait de cette aubaine, rarissime dans l'univers répressif des années 1950-60-70.

      • Témoignage
        Mercredi 14 Novembre 2018 à 18:04

        C'est du vécu !! Je suis né à la fin des années 40, juste après la guerre. Les premiers souvenirs de ma vie sont l'hiver 53-54, les immeubles bombardés, les locomotives à vapeur. Et ... mon slip baissé chez mon 1er médecin de famille, et c'est celui là le plus traumatisant. A Mâcon nous étions 4 tout nus " assis " 2 par 2 sur 2 bancs, qui étaient disposés d'une façon telle que nous avions tous les 4 nos cuisses bien relevées et grandes ouvertes, ou plutôt écartelées, juste devant et bien en face la porte grise de la salle d'examens. Nos sexes pendants bien présentés face à cette porte, en attente de nous les faire tâter, m'a rappelé la façon que mon 1er médecin de famille avait de m'écarter les cuisses sans ménagement pour avoir accès à mon sexe, même à plus de 9 ans. 

             C'est grâce uniquement à internet et à des sites comme le vôtre, hélas assez rares, qu'il est possible de faire connaître la petite Histoire sociale inavouable. Le pire c'est que ça faisait partie des coutumes et traditions françaises ! 

            Je vous précise que votre Jean André@copyright, que vous dites avoir 87 ans, a recopié ci dessus en grande partie mes expressions, mes phrases, et mes exposés sur d'autres sites. Car je décris de cette façon  partout où c'est possible, la stricte réalité. Sauf que moi je n'ai pas subi le conseil de révision. Il est au courant des bancs de Mâcon, dont je parle sur d'autres sites. Je me suis fait bannir et effacer un peu partout en m'efforçant de relater l'exactitude des faits. Car il faut sauver la moralité  publique et la censure veille.

             La société de l'époque était d'une hypocrisie totale. La plus grande partie de la population, à tous les niveaux et dans toutes les catégories, menait une double vie. Quand l'ordre social se confond avec l'ordre religieux, il n'est plus respectable. Ma famille a toujours eu comme objectif de remédier, sans aucun ménagement, aux insuffisances de notre cher pays à chaque fois qu'il en a eu besoin.Surtout en comparaison avec nos voisins européens.

             Comme dit Jean André copyright, " c'était dans une autre vie ". Par rapport à la société d'aujourd'hui, c'était effectivement un autre monde, une autre planète. !

            Les femmes, des plus célèbres aux plus anonymes, ont joué le rôle décisif pour changer la société en 50 ans. Comme par exemple pour la promotion du naturisme, ou l'acceptation de la pornographie. Le meilleur moyen pour changer la société c'est de donner de nouvelles habitudes à la jeunesse. Et elles sont bien placées pour ça. D'autant plus que tout le monde le sait : " la vérité sort de la bouche des jeunes ". Les rapports Kinsey et Simon (Le rapport Simon en 1972, c'était sous Pompidou!), avaient pour but de changer la société catholique à outrance, et de faire reculer la chape de plomb chrétienne. Il existe différents types de circoncisions. Il y a un type de circoncision particulièrement sauvage, à grand risque de déchirures graves, que j'ai subie moi aussi très jeune dans les années 1950 comme une multitude d'autres de mon âge, qui était pratiqué dans certains pays uniquement pour augmenter la natalité, le nombre des naissances. Sans aucune raison médicale et encore moins religieuses beaucoup de mères de famille comme la mienne, s'entendaient entre elles pour faire opérer leurs fils de cette façon. L'église catholique reconnait elle même que la meilleure façon pour les ados de perdre la foi, c'est de se masturber. Et c'est pour ça que l'Eglise a toujours interdit la masturbation. Un certain type de circoncision, avec les visites médicales collectives nus, plus la pornographie clandestine, avec encore d'autres procédés, la jeunesse était obligée de perdre la foi définitivement. Le but était atteint !

      • Mercredi 14 Novembre 2018 à 14:09

        Merci beaucoup  témoignage 

        ça me touche beaucoup de vous lire  c'est très poignant

        en plus trés bien raconté et bien écrit

        je connais pas votre âge je pense que vous n'êtes plus très jeune

        je vous dis merci cher Monsieur et je vous tire ma révérence

        Amicalement 

        LD

      • Témoignage
        Mercredi 14 Novembre 2018 à 12:26

        Pour comprendre, il faut tout replacer dans le contexte social de l'époque.Dans toute la France depuis toujours, existait un problème gravissime permanent et angoissant pour tout le monde : la mortalité infantile et les enfants et ados estropiés à vie. Une épidémie quotidienne dans tout un pays, qui en plus était très pauvre dans ces années là. En 1900 à Paris, un enfant sur quatre mourrait avant l'âge de 10 ans. Dans les années 1950, des maladies et infirmités gravissimes étaient une habitude. La médecine préventive des jeunes s'est mise en place à partir de 1850. C'était une véritable institution nationale, qui a durée au moins 130 ans. En 1860, 1930 et 1960, à 3 reprises, le gouvernement a déclaré la médecine préventive des jeunes comme étant LA grande priorité nationale. Le meilleur endroit pour contrôler les jeunes et pour n'en oublier aucun, c'est le seul endroit où ils sont tous regroupés, c'est à dire l'école. A partir de 1860, visite médicale absolument obligatoire pour tous et pour toutes, une fois par mois jusqu'à 15 ans, et une fois tous les 3 mois pour les plus de 15 ans. A partir de 15 ans le corps devenait plus fort et résistait mieux. Les visites se déroulaient toujours collectivement, soit dans des locaux construits et aménagés pour  ça, soit dans les infirmeries des établissements, soit dans une salle de classe. Mais n'importe quel local pouvait être utilisé. Et jusqu'en 1927, à chaque fois sans slip...            Il faut savoir que l'intimité masculine est beaucoup plus compliquée et fragile que l'intimité féminine. Et mérite une surveillance particulière et permanente. Il y avait la fameuse "fiche de santé scolaire" qui suivait l'élève partout. Ou étaient inscrit par ordre chronologique toutes les anomalies à surveiller. Au moindre problème suspect, tous les médecins bondissaient. Quand c'était très intime ça ne changeait rien !

             Ces visites étaient une épreuve terrible pour tous, et pour certains dans mon cas plus que pour d'autres. Le mot " calvaire " n'est pas de moi, mais il correspond bien à la réalité. On essayait de nous donner l'habitude de nous laisser déculotter dès le plus jeune âge, et très vite il fallait prendre l'habitude de le faire nous même. Mais beaucoup de médecins femmes et hommes compréhensifs baissaient encore eux même le slip de grands garçons de 18 ans.  Et on exigeait toujours baissé sur les pieds. C'était un apprentissage très dur pour la plupart, un véritable martyr pour certains dans mon cas.  Ca commençait avec la présence de la mère dès le plus jeune âge.  Et ça criait fort sans arrêt dans les salles d'examens quand c'était les jeunes qui passaient. Un peu moins avec les plus grands. Ceux qui attendaient leur tour à côté savaient ce que  ça voulait dire et  et compatissaient.

          Dès notre plus jeune âge on savait tous que devant le médecin, c'était toujours slip baissé ou tout nu. Souvent il fallait se préparer d'avance et retirer le slip bien avant d'arriver devant le médecin. Les mères de famille nous donnaient l'exemple. Ma mère m'a retiré mon slip à chaque visite chez mon 1er médecin de famille 2 ou 3 fois par an  jusqu'à plus de 9 ans. C'était pour nous tous un rituel depuis notre premier souvenir.

        Ce qui explique que tous les jeunes garçons de 18 ans trouvaient très normal de retirer leurs slips pour n'importe quel contrôle médical. 

            Les rarissimes qui refusaient de retirer leurs slips, restaient au centre de sélection au moins 15 jours de plus. Les familles s'inquiétaient, téléphonaient, la majorité était à 21 ans. Le ridicule était total.  Dans les mairies, le ridicule était immédiat, public, et total ! Avec en plus la mère et la famille pas loin. Tout finissait par se savoir ...

      • Témoignage
        Mercredi 14 Novembre 2018 à 11:33

           Suite ... Toute la moitié de l'étage le plus haut, sous les toits, était consacré aux examens physiques et médicaux. C'était un local immense et très long. Depuis le palier on rentrait par une porte en bois à double vantaux. Qui donnait sur un couloir rectiligne très long, d'au moins 20 mètres, illuminé en enfilade par une grande fenêtre dans une salle tout au bout du couloir. Tout de suite à droite il y avait une grande ouverture d'au moins 2,50m de large, sans aucune porte. Sitôt franchie la porte palière on était pris à la gorge par une chaleur étouffante, au moins 27-28 degrés, et par l'odeur de pharmacie.

            Tout de suite la disposition et l'aménagement surprenait, et mettait très mal à l'aise. En ce qui me concerne je ne me suis pas senti très bien. Et les autres c'était pareil. La grande ouverture donnait directement sur une grande salle, organisée comme une salle de spectacle, avec des rangées de chaises disposées en diagonale. Sur toute la longueur du mur du fond il y avait 5 appareils, que tous nous connaissions bien : tout à droite une table pour l'ouïe. En allant sur la gauche, le spiromètre, les lettres au mur pour la vue, ensuite la balance. Et tout à gauche la toise, avec à côté un banc le long du mur de gauche pour poser les vêtements.Et un infirmier en blouse blanche nous attendait à chaque appareil. Nous somme rentrés avant midi. Et une fois tout le monde assis les infirmiers ont marqué une pause. Comme pour préparer un évènement. C'est l'infirmier de la toise qui dirigeait.

    168
    Témoignage
    Mercredi 7 Novembre 2018 à 12:35

    Il est certain qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui osent raconter tous les détails de ce qui se passait réellement. La honte, la pudeur, et souvent aussi la volonté de ne pas revivre intérieurement un cauchemar. Malgré l'anonymat d'internet, qui seul, permet de faire connaître enfin beaucoup de choses. Je suis un habitué de ces recherches et je suis aussi un chasseur de témoignages. Il n'est pas facile du tout d'obtenir des détails de la part de ceux qui les ont vécus. La réticence est omniprésente. Il faut extraire, arracher, des informations. Par des recoupements avec différents récits on peut se faire une idée exacte du comment et du pourquoi.

       Pour les conseils de révision c'était toujours dans les locaux d'une mairie, et organisé un peu de la même façon mais avec beaucoup de variantes locales. Au contraire pour les 12 centres de sélection c'était très différent d'un centre à l'autre. Et dans le même centre très différent d'une année à l'autre.  

    Pour le conseil de révision tous les ados savaient ce qui les attendaient, dès leur plus jeune âge, et les " spectateurs " aussi. C'était une cérémonie presque publique, avec toujours beaucoup de gens de l'extérieur.  

       Les centres de sélection au contraire étaient un milieu très fermé, en dehors du personnel et des conscrits, il n'y avait jamais personne de l'extérieur. Comme les jeunes garçons de 18 ans n'étaient pas pressés de raconter ce qu'ils avaient subis, presque rien ne filtrait à l'extérieur. Le personnel en privé pouvait raconter beaucoup de choses. Tout était possible, même le plus sordide. Pour les bizutages-formation dans les casernes aussi.

    " La guerre invisible " n'est qu'un très lointain aperçu de ce qui se passait réellement avec les jeunes garçons. L'Armée française a commis la lourde erreur de recruter des femmes, mais sans changer suffisamment ses habitudes !  Si les jeunes garçons par nature se taisent concernant de telles circonstances, les femmes adultes elles, pas forcément.

      • Témoignage
        Mercredi 14 Novembre 2018 à 10:44

        Quand j'ai été à Mâcon c'était dans les années 60 et avant mai 68, ça durait réellement 3 jours. C'était le centre de sélection numéro 7, pour au moins 6 ou 7 départements, dans un rayon d'environ 200 km. Le recensement des futurs conscrits avait lieu dans toute la France obligatoire pour tous à l'âge de 16 ans. Et deux ans après, l'année de nos 18 ans, commençaient les épreuves de sélection. On recevait tous une convocation une quinzaine de jours avant, par courrier postal, avec un billet de chemin de fer aller-retour. C'était obligatoire, tel jour à telle heure, à telle adresse précise. Nul ne pouvait y échapper. Il y avait de nombreux jeunes qui souhaitaient devancer l'appel, ceux là c'était l'année de leur 17 ans. La majorité était à 21 ans, et pour tous les domaines de la vie.

              Les conseils de révision, tous savaient ce qui les attendaient, et comment ça allait se dérouler, même s'il y avait beaucoup de variantes locales. Toute la population savait comment ça se passait. Il s'agissait principalement de la mise à nu publique de tous les jeunes garçons de 18 ans. Si ça émoustillait la population, c'était une appréhension terrible pour tous ceux qui savaient qu'ils allaient devoir y passer ! Dès leurs 14-15 ans ils savaient ce qui les attendait, et ils avaient le temps de s'y préparer !

        Ca se résumait partout à une sorte de visite médicale scolaire publique. Tout le monde le savait.  Avec souvent les gendarmes en uniformes et képi, pour bien rappeler que c'était officiel et obligatoire. Et surtout pour bien montrer que c'était un attentat à la pudeur et outrage public à la pudeur légalement autorisé, et officiellement très bien organisé. Il y avait toujours un service d'ordre à poigne, qui était là uniquement pour encadrer les déculottés. Les obliger à se déshabiller complètement et surtout à retirer leurs slips. Et à rentrer tout nus dans la grande salle, où ils étaient pris en charge tout de suite par les infirmiers en blouses blanches. Toutes les mères de famille, tantes ou/et autres femmes de la famille étaient conviées à venir avec leur rejeton, et à assister à son passage, pour connaître son avenir militaire, mais aussi pour l'encourager dans cette épreuve. Car c'était une épreuve terrible pour tous !! Exactement comme les mères de famille accompagnaient leurs grands fils chez le médecin de famille à chaque fois, souvent jusqu'à 18 ans. J'ai retiré mon slip sous le nez de ma mère chez le médecin de famille, à chaque fois au moins 2 fois par an,  jusqu'à 16 ans !

            Les centres de sélection étaient complètement imprévisibles. Exactement comme pour les visites médicales scolaires, c'était complètement différent à chaque fois et très différent d'un centre à l'autre. Nul ne pouvait savoir d'avance ce qui l'attendait. Comme pour les visites scolaires, les familles étaient soigneusement tenues à l'écart, ainsi que tous les témoins extérieurs. Ils auraient été horrifiés !! Seuls les membres du personnel étaient au courant. 

            Dans le nord de la France dans les années 60, des femmes de ménage ont eu par hasard la possibilité d'assister à des visites médicales de jeunes garçons. Car elles se déroulaient dans un sous sol, avec des vitres en hauteurs transparentes, le long d'une cour de service qui servait de parking. Tous les jours elles pouvaient venir assister aux visites qui étaient quotidiennes. Comme n'importe quels passants dans la cour. Tous les élèves de la région, de tous âges défilaient. Depuis la cour n'importe qui en prenant tout son temps, pouvait assister à tout. Depuis le déshabillage jusqu'àu passage devant le médecin. Ca ne dérangeait personne. Pourtant les organisateurs de ses visites savaient que depuis la cour du dessus tout le monde pouvait voir tout le déroulement.                          Complètement horrifiées par l'obscénité et le martyr public quotidien de imposés à tous les élèves les uns devant les autres, par classes entières, ces dames, absolument scandalisées,  n'ont pas pu s'empêcher de faire connaître publiquement au maximum de gens, comment ça se passait tous les jours. Et que tous les jours, depuis la cour, n'importe qui pouvait assister tant qu'il le voulait, et tout le temps qu'il le voulait, à un tel spectacle, puisque rien n'était fait pour empêcher quiconque de voir. Leurs efforts pour informer de ce qui se passait n'ont servis absolument à rien ! 

                    Dans ces années là c'était comme ça, et considéré comme tout à fait normal. Personne ne disait rien, ou plutôt profitait de cette aubaine, rarissime dans l'univers répressif des années 1950-60-70.

      • Mercredi 7 Novembre 2018 à 13:20

        Merci pour votre témoignage

        et contente que mon site a pu vous permettre de raconter

         votre histoire, et qui intéressera surement plusieurs autres

        personnes qui ont subi la même chose que vous

        Cordialement

        LD

         

    167
    Témoignage
    Samedi 20 Octobre 2018 à 22:20

      Etant donné ce que j'ai subi malgré moi, pendant les 30 premières années de ma vie, dans mon cas personnel en particulier, j'ai été obligé de chercher l'explication, le pourquoi du comment, concernant un certain nombre de procédés et de traditions qui n'existent plus maintenant, mais que les plus de 50 ans ont encore connus.   Et pas seulement pour les conseils de révision et centres de sélection.

        A ce sujet il est indispensable d'évoquer le conflit quotidien, acharné et de chaque instant, toutes les années 1950,60 et 70, dans toute la France, entre les laïcs et l'Eglise Catholique. Une haine mortelle réciproque. Tous les moyens étaient bons pour essayer de détrôner l'autre.   Sur les 12  Centres de sélection,  Mâcon est l'un des rares à n'avoir jamais accepté le slip. Ils nous obligeaient à retirer aussi la montre, les lunettes, les bracelets, colliers, mais pourquoi ??   Il faut noter que c'est un curé, qui était député, qui a réussi à faire accepter le slip dans certains conseils de révision et plus tard dans certains centres de sélection. Et aussi pour les visites médicales scolaires. Dès 1927, à l'arrivée du caoutchouc pour faire les élastiques, les Associations Familiales Catholiques ont bondi sur cette occasion pour essayer de faire accepter le slip, par la médecine scolaire comme par la médecine militaire. Sans beaucoup de succès, face aux laïcs.

       Ce qui se passait il y a encore 45 ans est difficilement croyable de nos jours. Et pourtant authentique et bien réel !!  Plus on remonte dans le temps plus c'est de pire en pire.

    166
    Témoignage
    Samedi 20 Octobre 2018 à 21:45

      La nudité était imposée parce que les grands slips coton blanc qui montaient très haut et qui cachaient trop le corps empêchaient les examens complets indispensables.

       Le slip années 60 a été inventé par " Petit-bateau " en 1919, et le caoutchouc pour faire les élastiques est arrivé en France en 1927. Entre 1919 et 1927 il n'y avait que des agrafes, des boutons et des élastiques. Le slip a été créé pour les sportifs, et à cause du voyeurisme sous les jupes sous lesquelles il n'y avait rien, surtout au moment des bals. Avant 1919 le conseil de révision c'était toujours tout nus. Puisqu'il n'existait que des caleçons très longs en coton. 

       Pour une autre raison aussi : l'aguerrissement des futurs soldats. En temps de guerre il faut savoir oublier complètement sa pudeur, en toutes circonstances, et devant n'importe qui, même la foule, et immédiatement à l'improviste, sans aucune hésitation. Et ça ne s'apprend pas en quelques jours. C'est aussi pour ça que au début du service militaire et pendant les premiers mois, étaient organisés des bizutages-formations, qui consistaient en des " mises à l'air " collectives et publiques à répétition des jeunes appelés, qui se déroulaient le soir dans les chambrées, et qui pouvaient durer plusieurs heures. Etant donné le contexte social des années 60, donner de nouvelles habitudes comme celle là à des jeunes de 20 ans, ce n'était pas évident du tout !   Jai subi moi aussi, pendant 3 mois, quasiment quotidiennement, cette "formation" un peu particulière. D'autant plus que j'avais toujours été d'une pudeur extrême et ils m'ont repéré tout de suite ... 

       Pour cette même raison, les 12 centres de sélection étaient chargés de rivaliser d'imagination, pour inventer les meilleurs procédés pour arriver à faire oublier complètement leur pudeur à de futurs militaires. C'était quasiment un concours national. Certains centres comme Mâcon avaient dans toute la France une réputation d'impudeur maximum particulièrement réussie. C'est comme ça qu'on été inventés les bancs de Mâcon. Surtout que dans les locaux des visites médicales des centres de sélection il n'y avait personne de l'extérieur des casernes. Les seuls gens qui étaient au courant des procédés étaient uniquement les professionnels qui travaillaient dans les centres. Il n'y avait jamais aucun témoins extérieurs. Alors pourquoi se gêner ?? Puisque ça ne risquait pas de se savoir un jour, dans la société des années 60 ... 

    Malgré tout les procédés de Mâcon étaient tellement scandaleux et révoltants depuis tellement longtemps qu'ils ont finis par être connus, et ça jasaient beaucoup dans un rayon de 300km ! C'est pour ça que les bancs ont disparus, après quand même des années de présence. Dès leur arrivée au centre de Mâcon, la veille au soir du premier jour, les conscrits qui avaient été prévenus par leurs grands frères, complètement horrifiés, prévenaient les autres nouveaux arrivants de ce qui les attendaient l'après midi du 3ème jours. Il paraît que l'attente pendant les 2 premiers jours était pour tous assez angoissante ... 

        Nous sommes des milliers à être passés sur ces bancs. Ceux qui étaient ajournés pour raison de santé y passaient une 2ème et même une 3ème fois, donc 3 ans de suite ! Même plusieurs dizaines d'années après il n'y en a pas beaucoup qui ont envie de raconter ce qu'ils ont vécu là bas, malgré l'anonymat d'internet ! 

     

     

      • Témoignage
        Mercredi 7 Novembre 2018 à 12:12

        Il est certain qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui osent raconter tous les détails de ce qui se passait réellement. La honte, la pudeur, et souvent aussi la volonté de ne pas revivre intérieurement un cauchemar. Malgré l'anonymat d'internet, qui seul, permet de faire connaître enfin beaucoup de choses. Je suis un habitué de ces recherches et je suis aussi un chasseur de témoignages. Il n'est pas facile du tout d'obtenir des détails de la part de ceux qui les ont vécus. La réticence est omniprésente. Il faut extraire, arracher, des informations. Par des recoupements avec différents récits on peut se faire une idée exacte du comment et du pourquoi.

      • Témoignage
        Mercredi 7 Novembre 2018 à 12:02

        Je suis resté tellement marqué par ce que j'ai subi, que je collectionne les témoignages. Pour la nudité imposée, comme pour certains procédés et certains comportements inavouables, des années 50,60 et 70, que j'ai subis au jour le jour. Et très difficiles à croire de nos jours pour ceux qui n'y étaient pas.

           Je suis fils de déporté guerre de 40. En 1941 mon père a été arrêté par les nazis pour aide active à la Résistance. Il s'est enfui de déportation, il a échappé à la gestapo (j'oublie volontairement la majuscule !), il est revenu vivant fin 44 avec beaucoup de chance. Pendant au moins les 30 ans qui ont suivis leur retour, les déportés se sont abstenus de raconter ce qu'ils avaient subi et vu. Pour une seule raison : personne ne voulait les croire ! C'est exactement pareil aujourd'hui pour ceux qui ont vécu les 30 ans qui ont suivis la guerre de 40.

              Trente années catholiques à outrance, avec un code civil et un code pénal avant tout catholiques, une répression pénale totale épouvantable régnait sur tout ce qui concernait le sexe et la nudité quelle qu'en soit la forme. Mais derrière les apparences, et sous différents prétextes tout était possible !! L'ordre social étant en partie très contestable, existait partout quotidiennement une double vie. Encouragée par quantité de professionnels. L'Occupation par les nazis nous avait habituée à la clandestinité, il suffisait de garder les bonnes habitudes. En plus il existait une vraie vie privée des familles, qui permettait de faire tout ce qu'on voulait, et entre familles aussi.  Avec en plus la volonté collective clandestine de changer cette société d'interdiction de absolument tout, absurde et contre nature. Les femmes en pantalon au tribunal correctionnel, les préservatifs vendus uniquement sur ordonnance, et les homos adultes consentants en privé en prison pour trois ans. Ca a changé j'avais 30 ans. Puisque je suis né juste après la guerre de 40. Le porno très soft était interdit par la loi au PLUS de 21 ans. Il est certain que plus on remonte loin dans le temps plus les procédés étaient terribles. Les plus de 80 ans ont beaucoup de choses à révéler, car eux non plus ne peuvent pas oublier. 

           J'ai été d'une pudeur pas maladive, mais extrême, de mon premier souvenir jusqu'à plus de 25 ans. Et pour mon plus grand malheur, j'ai été atteint dès mon plus jeune âge de plusieurs anomalies intimes, très inquiétantes d'évolution incertaine, qu'il fallait absolument surveiller plusieurs fois par an. L'un des tout premiers souvenirs de ma vie, et le plus traumatisant, c'est ma mère qui me déculotte elle même chez mon 1er médecin de famille. Et ça a duré jusqu'à plus de 20 ans. Ensuite j'ai subi les bizutages-formation du service militaire, connus pour être les pires de tous. Pour être un bon soldat il faut savoir se déshabiller immédiatement devant n'importe qui, à l'improviste et quelle que soient les circonstances. Et ça ne s'apprend par en 8 jours. Surtout dans le contexte éducatif de la jeunesse dans ces années là, aux antipodes d'aujourd'hui.

            Il est indispensable de faire connaître aux générations futures ce qu'elles n'ont pas connu. En particulier ce qui concerne la petite Histoire sociale inavouable. Car l'Histoire n'est qu'un éternel recommencement. Connaître le passé pour comprendre le présent, et pour prévoir l'avenir. " Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ! " Winston Churchill 1946.

      • Dimanche 21 Octobre 2018 à 07:45

        J'aimerai savoir témoignage si c'était partout pareil

        je trouve votre témoignage poignant si je pouvais l'envoyer

        à cette personne je le fairais malheureusement très malade

        je me suis vraiment intéressée et poutant à cette époque des 

        années 60 j'avais 22 ans et jamais j'ai entendu chose pareil

        mon frère à fait son conseil de révision mais nous a jamais parlé

        d'une chose pareille peut être aussi par pudeur.

        Merci pour m'avoir appris autant de choses

        Bon week-end

        LD

         

    165
    Vendredi 19 Octobre 2018 à 17:57

    Témoignage : merci à nouveau mais je ne peux vous répondre

    concernant ce sujet de cette personne de 87 ans 

    je suis désolée 

    Par contre vous m'avez beaucoup appris concernant ce conseil de Révision de l'époque toujours bon à savoir merci

    LD

      • Vendredi 22 Mars 2019 à 23:09

        Votre Blog Akia est très intéressant et très utile, car il permet de faire connaître la petite histoire inavouable, heureusement anonymement. Car même 50 ans après il ne fait pas bon faire des révélations plus que gênantes pour les auteurs de certains procédés.  Aucun journaliste ni aucun auteur ne pourront le publier, afin de le faire connaître.  En plus ce serait porter atteinte à la moralité publique, et censuré au maximum.

            Dans ces années là il y avait aussi les visites médicales scolaires, les bizutages en internats, les pires étant ceux du service militaire, sous prétexte de formation. Effectivement pour être un bon militaire il faut savoir obéir et tout supporter instantanément. Comme absolument tout ce qui était sexe et nudité était interdit, par une répression épouvantable, le sexe était partout le centre d'intérêt de tout le monde, des jeunes en particulier. L'omerta la plus totale accompagnait l'affreuse répression. Une multitude de gens et de professionnels, et la société, menait une double vie.

    164
    Témoignage
    Vendredi 19 Octobre 2018 à 16:46

      A Mâcon à l'époque des bancs, les lattes horizontales étaient très près du sol. Des lattes longues et étroites en bois vernis couleur acajou aux bords très bien polis et très bien rivetées. Conçues et assemblées pour recevoir des fesses nues de 18 ans. Donc les conscrits n'étaient pas assis mais quasiment accroupis. La position spontanément ouvrait au maximum  les cuisses et les relevaient au maximum devant tout le monde. Au final chacun avait les jambes écartelées. Les 2 coudes sur ses deux genoux, et avait les doigts de ses 2 mains croisés à plat 20cm sous le menton. Même les grosses fesses comme les miennes étaient complètement ouvertes par la position. Et donc tous obligés de bien présenter son sexe devant tout le monde. Les cuisses étaient tellement relevées haut, que si on les resserrait le sexe pendait entièrement vers le sol sous les fesses devant tout le monde. Position tellement ridicule, que aucun ne pouvait l'envisager. Donc il fallait rouvrir les cuisses, et accroupis comme on l'était c'était forcément les rouvrir très largement.  

    Il y avait 2 ridelles très hautes de chaque côté pour empêcher de se tourner sur le côté, et une latte verticale assez haute sur toute la longueur du banc pour obliger à s'asseoir sur le devant du banc. Afin que les sexes pendent  le plus possible vers le sol, plus exactement dégringolent, devant tout le monde. Avec une chaleur caniculaire rare pour des locaux médico-administratifs. En comparaison avec les autres locaux spécialisés, innombrables partout dans les années 60, et déjà très très bien chauffés !

       Il y avait deux bancs habilement disposés en angle, et 2 garçons nus côte à côte sur chaque bancs, dont les genoux se touchaient presque. L'angle des bancs, et les cuisses grandes ouvertes et bien relevées, étaient disposé face à la porte grise de la salle d'examens. Ainsi chacun était mieux préparé, pendant 1/2 heure, à ce qui l'attendait et qu'il  attendait (!). Angle étudié judicieusement pour que les garçons nus soient obligés de s'entreregarder de près. Et pour que le personnel puisse avoir une vue plongeante entre les bancs et sur les garçons qui attendaient leur tour. Pour pouvoir scruter de près et sans aucune gêne, et sans que les garçons puissent se dérober, leurs intimités comme la tête qu'ils faisaient, et leurs moindres réactions, pendant toute la demi heure que durait l'attente !

     Le plus comique, si on peut dire : en s'installant, tous les garçons sans exception refusaient spontanément de prendre cette position odieuse devant tout le monde. Et refermaient leurs cuisses immédiatement, les rouvrant aussitôt, avant de les refermer aussi vite, une véritable gymnastique spectaculaire, réflexe inévitable chez tous.  Tous sans exception gigotaient des cuisses plus ou moins longtemps et de façon différente selon chacun, avant d'accepter enfin de les rouvrir définitivement, puisque ça ne servait à rien d'essayer de faire autrement. Toutes les paires de cuisses se fermaient complètement  et se rouvraient très largement au minimum 5 ou 6 fois de suite chez la plupart. Les plus pudiques gigotaient pendant une éternité, jusqu'à 15 fois de suite, écarlates, la bouche grande ouverte, cherchant de l'air, suffoquant, haletant, dans le silence général.

        L'arrivée d'un nouveau et la façon dont il allait réagir en s'installant et la façon dont il allait gigoter des cuisses, plus ou moins vite et plus ou moins longtemps, et la tête qu'il allait faire, on voyait que c'était le moment que le personnel attendait le plus !  Mais entre nous une immense compassion silencieuse se créait spontanément, doublée d'un voyeurisme total et réflexe.

         Amusant aussi, enfin façon de parler, un certain nombre, qui avaient les cuisses grandes ouvertes et complètement relevées depuis assez longtemps (une demi heure c'était long !), finissaient par s'adresser ouvertement au personnel pour réclamer leurs slips ! Quand un commençaient à se plaindre d'autres en faisaient autant, et ça devenait un concert de protestations. Dans le silence général le plus complet.  Car le personnel ne répondait jamais, continuant à encore mieux scruter de façon incessante les intimités et les visages. N'en perdant pas une miette... 

            Nous sommes certainement des milliers à être passés à 18 ans sur ces bancs diaboliques.Moi c'était dans la 2ème moitié des années 60, une fin de mois de septembre.  Nous étions une soixantaine ce jour là tout l'après midi du 3ème jour, pendant six longues heures. Juste avant de quitter définitivement le centre. (Mâcon, Centre de sélection numéro 7). 

        Les 2 bancs et la table bizarre qui allait avec, étaient un véritable chef-d'oeuvre rarissime de conception et de construction. Beaucoup trop pour ne servir qu'une fois !!  Que sont ils devenus plus tard ? Mobilier sado-maso à mettre dans un musée de l'érotisme, ou vendu aux enchères à un collectionneur vicieux ??  

      • Vendredi 19 Octobre 2018 à 18:04

        Merci pour votre témoignage 

        LD

    163
    Témoignage
    Mercredi 17 Octobre 2018 à 09:30

      Concernant les conseils de révision et autres cérémonies équivalentes organisées, il faut le reconnaître, avec un art tout particulier, il y a un autre chef-d'oeuvre très poétique surtout à ne pas manquer, ce sont les fameux " bancs de Mâcon " !

    Dans le courant des années 60 les 3100 conseils de révision annuels dans toute la France, ont été progressivement remplacés par 12 centres de sélection. Et pendant des années les deux " cérémonies " ont co-habitées. Les conscrits devant d'abord subir l'une, et ensuite l'autre, à deux ans d'intervalle. 

      Chaque centre de sélection était entièrement libre de choisir différents  procédés pour organiser " le circuit " de la visite médicale. Circuit en slip d'abord et tout nus ensuite, ou tout nus tout de suite. 

    Le centre de Mâcon avait une réputation d'impudeur et d'obscénité maximum, qui faisait jaser Dans un rayon de 300km.

      En particulier les bancs ! Qui sont restés en service au centre de Mâcon pendant des années. Comme des milliers d'autres, je suis passé tout nu à 18 ans sur les bancs de Mâcon fin années 60.

       A Mâcon fin années 60, c'était d'abord uniquement en slip. Grand coton blanc dans ces années là, ouvert ou fermé. Ensuite c'était vraiment tout nu. Il fallait tout retirer complètement même la montre, les lunettes, les chaussettes, colliers, gourmettes,etc. (Pourquoi ?).  Il fallait emprunter tout nu un très long couloir interminable entre deux salles d'attente, sous les yeux du personnel.

      La 2ème salle d'attente était celle des bancs. Bancs construits uniquement en lattes de bois assemblées couleur acajou, ressemblant exactement aux anciennes luges de sport d'hiver. Ces bancs étaient un chef d'oeuvre de conception et de construction, et avaient pour but d'obliger les construits à ouvrir en grand leurs cuisses relevées devant tout les autres et devant le personnel. On était pas assis, mais quasiment  accroupis. Le résultat était l'équivalent d'un fauteuil gynéco.  Il fallait garder la pose 1/2 heure.L'horreur totale ! Surtout dans le contexte social de ces années là.

    Il y avait deux bancs habilement disposés en angle, et une table très particulière qui allait avec, construite dans le même bois. A deux reprise le conscrit était obligé de se mettre debout devant la table en présentant son sexe sous le nez du personnel, et en même temps présenter ses fesses nues sous les yeux des autres à bonne hauteur et à 50cm derrière ! Plus tard retour tout nu dans la première salle d'attente, par le même couloir mais dans l'autre sens,  toujours sous les yeux du personnel ...

        Quand on évoque certains procédés des coutumes et traditions de la France d'autrefois, il est important de mentionner cet épisode mémorable, qui a quand même duré quelques années !! 

      • Mercredi 17 Octobre 2018 à 12:52

        Merci pour votre témoignage concernant ce document vécu

        d'une certaine personne 

        LD

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