• La Nuit est seule, comme un pauvre. .............Georges Rodenbach (1855-1898)

    La Nuit est seule, comme un pauvre. 

    La Nuit est seule, comme un pauvre.

    La Nuit est seule, comme un pauvre. 
    Les réverbères offrent 
    Leur flamme jaune 
    Comme une aumône. 
      
    La Nuit se tait comme une église close. 
    Les réverbères mélancoliques 
    Ouvrent leur flamme rose 
    Comme des bouquets de lumière, 
    Des bouquets sous un verre et qui sont des reliques, 
    Par qui la Nuit s’emplit d’Indulgences plénières. 
     
    La Nuit souffre ! 
    Les réverbères en chœur 
    Dardent leur flamme rouge et soufre 
    Comme des ex-votos, 
    Comme des Sacré-Cœur, 
    Que le vent fait saigner avec ses froids couteaux. 
      
    La Nuit s’exalte. 
    Les réverbères à la file 
    Déploient leur flamme bleue, 
    Dans les banlieues, 
    Comme des âmes qui font halte, 
    Les âmes en chemin des morts de la journée 
    Qui rêvent de rentrer dans leur maison fermée 
    Et s’attardent longtemps aux portes de la ville. 
      

    « J’écoute passer l’heure et la brume glisser ............Louis Boumal (1890-1918) .LE RAVISSEMENT D’ANDROMÈDE.................José Maria de Heredia (1842 - 1905) ..... »
    Google Bookmarks

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :