• La Lune..................Jules VERNE1828 -1905

    La Lune

    La LuneJules VERNE

    Bien des gens en ce monde ont une humeur byzarre,
    Et dont on cherche en vain la cause et le secret ;
    Sans qu’on sache pourquoi, leur esprit douceret
    En un instant hargneux, coléreux se déclare ;

    L’un défend une chose, et puis il la permet ;
    L’autre Anglais le matin, le soir se fait Tartare.
    L’un à l’esprit posé devient brouillon, distrait,
    L’autre, grand orateur, est muet à la barre ;

    L’un change d’habitude aussitôt déjeuner ;
    Et l’autre pour le faire attend après dîner ;
    Avare, celui-ci prodigue sa fortune ;

    L’un progressiste à fond tourne aux conservateurs ;
    D’où viennent les reflux et flux de ces humeurs ?
    Comme ceux de la mer, n’est-ce pas de la lune ?

    ***********

    Jules Verne a montré qu'on pouvait visiter
    Les sombres profondeurs de la planète Terre.
    Il en a dévoilé plus d'un obscur mystère
    Qu'il était le premier à pouvoir nous citer.

    Si le texte de Verne a dit la vérité,
    Il me plairait d'aller parcourir, solitaire,
    Ces gouffres égalant de nouvelles Cythères
    Où d'heureux sentiments trouvent à s'abriter.

    On me dit cependant que ce monde est fictif,
    Que seuls des minéraux sous le sol sont actifs,
    Au-delà du passage indiqué par les runes.

    Si Jules dans son oeuvre a manié l'illusion,
    Au monde souterrain ne ferons intrusion
    Mais resterons ici avec Soleil et Lune.

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  • Commentaires

    2
    Samedi 15 Août à 06:53

    Merci Cochonfucius pour ce nouveau poème

    bon W-E

    LD

    1
    Vendredi 14 Août à 12:46

    Fleurs de la Lune
    ---------

    En ce vétuste herbier sont les fleurs de la Lune,
    Tu vois que leurs couleurs illuminent la nuit ;
    Mais du coeur de chacun leur souvenir s’enfuit.
    Bien peu d’hommes pourront sentir cette lacune.

    Quant à leur nom latin, puis tout ce qui s’ensuit,
    Il nous parle aussi peu que les antiques runes ;
    Carl von Linné trouva cette chose importune,
    Car l’exhaustivité, cela comptait pour lui.

    Regarde, au fil du temps cette couleur varie,
    Éclat miraculeux, fraîcheur jamais tarie,
    Cela met dans l’herbier comme un goût de bonheur.

    Si les redécouvrait un oisif promeneur,
    Au sein de ce cosmos elles reprendraient vie,
    Ces fleurs de Séléné que Vénus nous envie.

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