• "La Grenade" conte Zen ?...

    "La Grenade" conte Zen ?...

    "La Grenade" conte Zen ?...


    Comme je vivais jadis dans le cœur d’une grenade, j’entendis une graine dire :
    « Un jour je deviendrai un arbre, et le vent chantera dans mes
    branches, et le soleil dansera sur mes feuilles, et je serai un arbre
    puissant et beau durant toutes les saisons. »

    Puis une autre graine dit : » Quand j’étais aussi jeune que vous, je
    nourrissais des rêves semblables. Mais maintenant que je suis à même de
    peser et de mesurer toute chose, je me rends compte que tous mes espoirs
    étaient vains. »

    Et une troisième graine dit aussi : « Je ne vois rien en nous qui promette un avenir brillant ; »

    Et une quatrième graine dit : « Sans un grand avenir, piètre vie que la nôtre. »

    Et une cinquième dit : « Pourquoi nous disputer sur ce que nous serons, alors que nous ignorons même ce qui nous sommes. »

    Mais une sixième répliqua : « Quoi que nous soyons, nous continuerons d’être ! »

    Et une septième dit : « Je forme des idées claires sur l’avenir, mais je ne peux les exprimer par des mots. »

    Puis une huitième parla et une neuvième et une dixième et toutes les autres
    graines parlèrent à la fois, et je ne pouvais plus rien comprendre dans
    cette confusion de voix.

    Et ainsi, je déménageai ce jour-là dans le cœur d’un coing, où les graines étaient peu nombreuses et presque silencieuses.

    Khalil Gibran.
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    Conte Zen, c'est "ma participation ajoutée" à ce texte remarquable de Khalil Gibran.

    « Sois zen » est devenu synonyme de « Calme-toi; une sorte de  « Lâche prise »...

    Lâcher prise, c'est comprendre que rien n'est permanent ou solide et que tout est en perpétuel changement.

    L'auteur est né à Bcharré au Liban en 1883 ; poète et peintre libanais il est décédé en 1931 à New York,
    il est surtout connu pour son livre "Le prophète".
    On a comparé Gibran à William Blake et il est appelé par l’écrivain Alexandre Najjar le « Victor Hugo libanais ».
    Il était chrétien catholique de rite maronite.

    Ses dernières années furent marquées par la maladie et les sollicitations
    mondaines suscitées par sa gloire, car Gibran le Libanais était devenu
    un écrivain américain exprimant des intérêts universels. Outre la
    rencontre de l’Orient et de l’Occident, ce poète incarne surtout
    l’acharnement d’un homme à être un vivant.

    « Pièces percées : projet suscitant quelque interrogation caustique en 1913Les souhaits ridicules........Les Contes de Perrault (1697) »
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