• LA CLAIRIÈRE........Maurice Rollinat (1846-1903) -

    LA CLAIRIÈRE

    L’Engoulevent rôdait avec la souris chauve,
    Lorsque sur la clairière au tapis verdoyant
    La lune décocha son sourire ondoyant
    Et mit à chaque feuille un glacis d’argent mauve.
     
    Et j’envoyais du fond de cette forêt fauve
    Un regard de mon cœur à l’astre chatoyant
    Qui promenait sur l’herbe un reflet vacillant
    Ainsi qu’une veilleuse au milieu d’une alcôve :
     
    Soudain, je vis un être horriblement fluet
    Qui cueillait çà et là des fleurs, d’un doigt muet.
    Et tous les bruits du soir qui me semblaient si simples,
     
    Ce bois stupéfié, cette lune dessus,
    Me firent tressaillir, lorsque je m’aperçus
    Que j’avais devant moi la chercheuse de Simples.
     

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