• La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

     

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

    * Quand le Rabbi épousa la rabbanite Haya Mouchka, le 14 Kislev 1928 à Varsovie, leur mariage

    fut  honoré par la présence de nombreuses personnes rabbiniques, parmi lesquelles le cousin de

    mon père, qui était aussi son tuteur : «  Rabbi Menahem Zemba ».

    Le lendemain du mariage, celui- ci emmena mon père (qui avait 17 ans) rendre visite au jeune marié.

    Après une discussion sur des sujets de Torah, celui qui n’était encore que le gendre du Rabbi précédent, demanda à mon père.

    «  Savez – vous pourquoi la coutume veut que dans les milieux ‘hassidiques, on accorde beaucoup d’importance, à la cinquième bougie de ‘Hanouccah ?

    Mon père et le Rabbi Zemba ne connaissait pas cette coutume.

     Le Rabbi répondit  donc lui-même à la question.

    «  La cinquième jour de ‘Hanouccah ne peut jamais tomber un Chabbat ;

    C’est dire qu’il représente une grande obscurité. Cependant la cinquième bougie

    démontre que la lumière de ‘Hanouccah  peut illuminer même  une obscurité aussi grossière.

     C’est là le devoir de  chaque Juif : Illuminer le monde qu’il se trouve

    à Varsovie où à Londres ! »

     Les années passèrent. Mon père subit les horreurs de la vie en ghetto et de la mort lente

    dans les camps d’extermination. Il perdit sa femme et ses  cinq enfants ;

     

    Après la guerre, brisé physiquement et moralement, il émigra vers les Etats Unis  s’installa à Philadelphie.

    Des amis lui présentèrent une rescapée des camps et ils  décidèrent de se marier.

    Mon père avait besoin d’encouragement pour rebâtir  sa vie.

    Il se rendit  à New –York pour demander sa bénédiction au précédent Rabbi de Loubavitch.

    Celui-ci le bénit.

    Mon père mentionna alors qu’il avait assisté au mariage  à Varsovie.

     

    Le visage de Rabbi  Yossef Its’hak  s’illumina de plaisir et il dit :

    Puisque vous avez assisté au mariage il serait normal que vous alliez  aussi voir mon gendre.

     Mon père se rendit donc  à son bureau.

    Le Rabbi reconnut immédiatement mon père qu’il n’avait vu qu’une fois, quand

    il était encore  tout jeune !!!

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

    Il lui dit puisque mon beau père le Rabbi vous envoie chez moi, je dois vous dire des paroles  de Torah.

    C’est maintenant bientôt ‘Hanouccah.

    Il se trouve que le cinquième jour de ‘Hanouccah ne tombe jamais le Chabbat,

    ce qui ce qui représente une grande obscurité.

    La cinquième bougie a donc le pouvoir d’illuminer même une obscurité aussi intense.

     

    C’est le devoir de chaque Juif, qu’il se trouve à New –York ou à Londres, d’illuminer  même cette obscurité. Presque les même mots que vingt ans auparavant.*

      Mes parents se marièrent à New-York, c’est là que je suis né.

    Puis la famille  s’installa à Toronto. Avant mon mariage, en 1969, mon père dit que :

    Bien que nous  ne soyons pas Loubavitch, il voulait que je reçoive la bénédiction du Rabbi comme lui-même l’avait  fait.

     Le  Rabbi reconnut immédiatement  mon père et lui souhaita...

     

    « De même que vous avez assisté à mon mariage, puissiez-vous assister au mariage  de votre petit enfant ! » ....

    Mon père était très ému de cette bénédiction. Puis il se permit de poser une question :
    «  Comment puis –je répondre  à mes voisins, des ‘Hassidim de Satmar, qui se permettent

    de critiquer l’approche de Loubavitch, le fait que le Rabbi  encourage ses ‘Hassidim à contacter...

    Les Juifs non- religieux pour leur faire faire des mitsvot ? N’est –il pas écrit : «  Quiconque hait  Dieu,  je le déteste ? » 

       Le Rabbi répondit calmement : « Supposez que la fille de ce voisin, membre du mouvement Satmar...

      Abandonne le Judaïsme, que Dieu préserve, ne ferait –il pas,

    Tout ce qui est en son pouvoir pour la ramener ou dirait-il :

    « Quiconque hait D'ieu, je le déteste ? ».

    « Bien sûr, pour sa propre fille, c’est différent, n’est ce pas ? Il en est de même pour Dieu :

    Chaque Juif  est pour Lui «  un fils unique » .
    Et pour mon beau père, chaque Juif fait partie de la famille et on doit s’occuper de lui ».

    Et le  Rabbi ajouta : «  Chez les ‘hassidim, la cinquième nuit de

    ’Hanouccah est particulièrement célébrée car  elle ne peut se produire Chabbat ce qui est le signe d’une grande Obscurité.

    Chaque Juif peut, comme la cinquième lumière, éclairer le monde,

    Que ce soit à Toronto où à Londres. Chaque  Juif est une étincelle de Dieu, son fils unique.

     Quand vous illuminez son  âme, chaque Juif peut être éveillé ! » Encore les même mots !

     En 1979, ma famille se rendit  à Londres pour le mariage de mon jeune frère. Juste avant

    Notre départ, notre voisin demanda  à parler à mon père en privé, sa fille avait quitté la famille,

    S’était fiancé avec un non- Juif qu’elle avait suivi  à Londres. Le père était désespéré.

    Il ne savait  pas comment retrouver sa fille.

    Il supplia mon père de demander aux Loubavitch de Londres de  la sauver.

      Après le mariage mon père reçut un coup de fil. Rav Glick avait retrouvé la jeune fille et l’avait...

    Convaincue de se rendre chez lui. C’est là  que mon père l’a revit. 

    Elle pleurait de façon incontrôlée.

    Stupéfait mon père regarda autour de lui : le chandelier de ’Hanouccah était allumé : "" cinq lumières brillaient ""

    Il se souvint alors des mots du Rabbi, cinquante ans , trente ans, 

    dix ans plutôt : La cinquième lumière signifie la force de la fête de ‘Hanouccah…

     

    chaque Juif peut  et  doit éclairer cette  obscurité si intense ,

    qu’il soit  à  Varsovie  où à Londres..., à New-York où à Londres... ,

    à Toronto où à Londres … si sa propre fille abandonnait  le judaïsme…

    Chaque Juif est pour Dieu comme son fils unique …

     La jeune fille retourna chez son père et au judaïsme. 

    Elle est maintenant une mère de famille comblée.

    Mon père assista au mariage de ma fille...

     

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

    Le Rabbi lui avait promis qu’il assisterait au mariage

    de son petit enfant …

    Il  mourût quelques jours  plus tard le 14 KISLEV 1989... 

    Exactement 60 ans après le mariage du Rabbi.
      *Rav Greenwald  Traduit par Feiga Lubecki

     Offert aux femmes francophones pour  *****   

    « Youd Tête Kislev 5772 » , 5773  - 5774 ….

     

    La Cinquième Bougie Ne Peut Jamais Tomber Un Chabbat -

     

    Par Myriam Levitte

    LA cinquième Bougie ne Peut jamais Tombée Un Chabbat..

     

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