• Histoires vraies N°116 - La conversion bouleversante de Frédéric Chopin sur son lit de mort

    Histoires vraies N°116 - La conversion bouleversante de Frédéric Chopin sur son lit de mort

    Histoires vraies N°116 - La conversion bouleversante de Frédéric Chopin sur son lit de mort

    (Chopin malade assis sous un baldaquin ; à côté de lui, Princesse Marcelina Czartoryska ; à droite, assis, l'ami de Chopin, Wojciech Grzymala ; derrière, Kwiatkowski ; à gauche, assise, la soeur de Chopin, Ludwika Jendrzejewicz, et derrière elle, le père Aleksander Jelowicki, le confesseur du compositeur.

    La conversion bouleversante de Frédéric Chopin sur son lit de mort

    Marzena Devoud | 24 octobre 2018

    Sans toi, mon cher ami, je serais mort comme un porc »

    C'est sur son lit de mort que Frédéric Chopin, 39 ans, fait cette déclaration étonnante à son confesseur. Quand on connaît la vie du grand compositeur, on peut se demander comment son ami à réussi à le convaincre de se confesser juste avant son agonie qui dura trois jours. Découvrez l'histoire d’une bouleversante conversion.

    La pratique religieuse de Frédéric Chopin prend fin au moment de son immigration de Pologne pour la France, le 2 novembre 1830. Ses nouveaux amis parisiens, pour la plupart, ne sont pas croyants. Rapidement, Chopin lui-même oublie la ferveur de son enfance.

    Sa nouvelle vie est entièrement absorbée par ses tourments artistiques et, quand il n’est pas en train de composer, par les mondanités. Ce jeune génie venu de loin est rapidement la coqueluche de tous les salons parisiens. Et la foi héritée de sa mère, très pieuse, s’évanouit quand Frédéric Chopin tombe amoureux de Delfina Potocka et surtout de George Sand, de son vrai nom Aurore Dudevant.

    Un ami de jeunesse

    Depuis son enfance, Chopin souffre d’une santé fragile. Il traverse les dernières années de sa vie très affaibli, notamment à cause d’infections pulmonaires de plus en plus graves et fréquentes. À cette période, ses amis décrivent son visage comme « pâle et transparent comme de l’albâtre ».

    Malgré les signes d’une fin qui s’approche, le compositeur ne retourne pas à la vie spirituelle. Un jour, il retrouve son ami de jeunesse, le père Aleksander Jelowicki, aumônier de la communauté de l’immigration polonaise à Paris. Frédéric se sent très proche d’Aleksander mais encore plus de son frère Edward, mort pendant la Révolution autrichienne, le 10 novembre 1848.

    Le père Aleksander, sachant que Chopin est en très mauvaise santé, tente plusieurs fois de le réconcilier avec Dieu. En vain. Finalement, le compositeur accepte uniquement de se confier « en ami »

    S’il raconte simplement sa vie, il refuse fermement le sacrement de la confession. Parfaitement conscient de la mort qui approche, Chopin est désolé pour sa mère, encore vivante, accablée de le voir mourir sans recevoir les derniers sacrements. Mais il explique à son ami qu’il ne peut pas, par honnêteté, les accepter : il n’y croit pas.

    Une petite ruse

    Dans la soirée du 12 octobre 1849, le médecin personnel du compositeur, le docteur Cruveilhier, informe le prêtre que Chopin risque de ne pas passer la nuit. Le père Aleksander se rend immédiatement chez son ami. Quand il entre dans sa chambre, le malade lui dit tout de suite : « Je vous aime vraiment, mais ne dites rien, allez dormir ».

    Le père repart et passe toute la nuit à prier. Le lendemain matin, le jour de la fête de son frère décédé, il célèbre la messe à son intention et en même temps il prie Dieu pour qu’il l’aide à gagner l’âme de Chopin.

    Il décide de visiter à nouveau son ami. Alors que le malade prend son petit déjeuner, le père Aleksander lui dit de façon détachée : « Vous savez que nous célébrons aujourd’hui la fête d’Edward que vous aimez tant… » Chopin est apparemment ému. Sans perdre un instant, le prêtre continue :

    « Le jour de sa fête, offrez-moi un cadeau, s’il vous plaît

    – Je vous offre ce que vous voulez

    – Donnez-moi votre âme. »

    Chopin comprend sa demande et lui dit oui. Il tente de s’assoir sur le lit. Le père Aleksander fait signe aux autres de quitter la chambre. Le prêtre tombe à genoux en priant Dieu de « prendre lui-même l’âme » de son ami. Il tient la croix et demande à Chopin :

    « Vous y croyez ?

    – Oui

    – Vous y croyez comme votre mère vous l’a appris ?

    – Oui, comme ma mère me l’a appris »

    La confession dure ensuite plusieurs heures sans interruption. Suivent les trois jours de son agonie. Quand il retrouve conscience, Chopin regarde ses proches autour de lui qui semblent pétrifiés de tristesse. Il demande au prêtre : « Mais que font-ils ? Pourquoi ne prient-ils pas ? »

    À la source du bonheur

    Dans ses dernières heures, Chopin tient la main du père Aleksander et lui demande de veiller sur lui. Il invoque Marie, Jésus et saint Joseph et exhorte les médecins de le laisser mourir :

    « Laissez-moi, il est temps de mourir. Dieu m’a pardonné et il m’appelle. Laissez-moi, je veux mourir »

    Il console ses amis en disant :

    « J’aime Dieu, je vous aime… Il est bon de mourir ainsi. Ne pleurez pas, chers amis. Je sens que je meurs. Priez avec moi. Adieu, au Ciel. Je suis à la source du bonheur »

    Frédéric Chopin meurt de la tuberculose dans la nuit du 17 octobre 1849 au 12 Place Vendôme à Paris. Entouré de ses amis, il tient une croix dans ses mains. Treize jours plus tard, de nombreux proches, amis et admirateurs lui disent au revoir au cimetière Père-Lachaise.

    Albert Grzymala, ami de l’artiste qui l’assiste dans ses dernières heures écrit à un proche : 

    « Jamais l’antiquité, même la plus stoïque, n’a laissé d’exemple d’une mort plus belle et d’une âme plus grande, plus chrétienne et plus pure »

    Patrick :

    Tout simplement magnifique ! Une belle âme est entrée dans le couloir de l’éternité !

    La popularité, la gloire, la célébrité, la notoriété, la renommée, tous sont des épines dans le flanc de ces artistes, et bien souvent, les entraînent sur le chemin de la perdition.

    La mort est le plus grand juge dans notre vie, le plus impitoyable aussi. Vous ne pouvez pas l’acheter, la soudoyer, la pervertir, le corrompre, etc. Quand c’est son heure, il se tient à la porte de notre vie et réclame son dû.

    Beaucoup on dit de la mort : s’il y a une justice sur cette Terre, c’est bien elle ! »

    Mais très souvent, une autre figure l’accompagne : notre conscience ! Et cette conscience devient plus active dans les derniers jours d’un mourant. Elle rassemble les éléments de sa vie et l’oblige à méditer dessus.

    Bien sûr, les non-croyants, les athées et les ennemis de la raison vont s’empresser, lors de conversations mondaines, de s’en moquer avec ironie :   c’est un acte désespéré d’un pauvre mourant refusant de mourir !

    Nous avons le choix, soit de maudire Dieu comme le brigand et meurtrier crucifié aux côtés du Christ, ou bien, comme l’autre brigand, de soumettre notre âme à sa volonté, en lui demandant sa miséricorde !

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    L’incroyable conversion de la papesse de la mode devant le Saint-Suaire

    Magdalena Galek/Marzena Devoud | 27 juillet 2018

    En 2016, quelques mois avant sa mort, Franca Sozzani, rédactrice en chef de Vogue Italie et grande figure du monde de la mode, décide d’aller voir le Saint-Suaire. Une rencontre qui va changer sa vie.

    En 2016, à la sortie de la cathédrale de Turin où est exposée la sainte relique, Franca Sozzani demande à son fils, qui l’accompagne, de l’attendre encore un peu car elle veut se confesser. Surpris, il l’attend… trois heures !

    Ce jour là Franca se convertit. Elle retrouve la foi et rêve d’une seule chose : rencontrer le pape François pour lui demander d’où vient son incroyable force spirituelle. C’est ce qu’explique Francesco, réalisateur et auteur du documentaire sur sa mère « Franca : chaos et création »

    Incarnation de la mode italienne, sa silhouette longiligne et ses longs cheveux blonds bouclés sont célèbres aux abords des podiums de Paris, Londres, New York et Milan qu’elle fréquente depuis près de 40 ans.

    On la surnomme « la papesse de la mode ». Peut-être parce qu’elle porte un regard différent sur la mode. Franca Sozzani y voit autre chose qu’uniquement des vêtements.

    « Dans la mode, il ne s’agit pas des vêtements — confie-t-elle un jour — il s’agit de la vie »

    Née à Mantoue, diplômée en lettres et en philosophie de l’université de Milan, elle commence sa carrière à Vogue Bambini (Vogue Enfants) pour rejoindre Vogue Italie en 1987.

    Elle prend la tête de la rédaction un an plus tard. Amoureuse de la photographie, elle s’entoure de grands artistes non seulement parce qu’elle considère que la mode doit faire partie de l’art, mais aussi pour aborder des questions de société à travers des sessions de photo d’avant-garde.

    En prenant le risque de perdre son poste, Franca sort de la ligne éditoriale habituelle de Vogue avec courage. Elle tente d’attirer l’attention sur le problème de la violence envers les femmes, de l’anorexie des jeunes filles ou encore la folie des opérations de chirurgie esthétique.

    En 2008, elle consacre un numéro spécial à la beauté des femmes noires. Une première dans l’industrie de la mode.

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    La conversion

    Le jour de sa venue à Turin, elle dit à son fils, étonné de la voir se confesser durant presque trois heures : « Parfois, dans la vie, tu veux regarder à l’intérieur de toi même ».

    Puis, elle ajoute : « Manzoni est entré une fois dans une église, cela lui a suffit pour se convertir ». (Manzoni est un écrivain italien du XIXe siècle, qui s’est converti au cours d’une visite de l’église Saint-Roch à Paris, ndlr).

    Quelque temps plus tard, Franca lui confie que ce fameux jour, elle a retrouvé la foi face au Saint-Suaire.

    La maladie

    C’est le début d’une lutte contre une maladie grave et d’un cheminement spirituel qu’elle entreprend avec une espérance qui ne la quittera pas jusqu’à la fin de ses jours.

    Lorsque Francisco demande à sa mère si elle a des rêves, Franca Sozzani lui avoue que oui : « Si je peux avoir encore des rêves, oui, j’en ai un : rencontrer le pape François et lui demander d’où vient son incroyable force et sa foi en Dieu »

    Le 22 décembre 2016, le cancer des poumons emporte Franca Sozzani à l’âge de 66 ans. Elle n’aura pas eu le temps de rencontrer le Pape mais ses derniers jours seront marqués par un profond retour à Dieu. Son enterrement se tiendra en famille à Portofino, la veille de Noël.

    Un mois plus tard, la semaine de la mode italienne se termine avec une messe en son hommage le 27 janvier. Celle-ci est célébrée dans le Duomo, la fameuse cathédrale de Milan, devant une foule de fashion lovers.

    Tout le gratin de la mode est présent, dont Anna Wintour, la rédactrice en chef de Vogue américain, les mannequins Kate Moss et Naomi Campbell, l’ex première dame Carla Bruni-Sarkozy, mais aussi des amis proches comme les créateurs Giorgio Armani et Valentino Garavani.

    Répondant à l’une des dernières volontés de Franca Sozzani son fils, Francesco, lit ce passage de la Bible : « Mieux vaut le jour de la mort plutôt que celui de la naissance » (Ecclésiaste 7 :1)

    Patrick :

    On a tous un chemin à parcourir sur cette Terre. Et bien que parfois nous puissions être accompagnés pour un temps, nous devons suivre son pèlerinage tout seul.

    Nous ne pouvons pas juste nous appuyer sur les autres tout le temps ; nous devons être responsables de la vie qui nous est donnée et les choix que nous faisons dans cette vie !

    Il semble qu’un grand nombre de ces artistes ont bu la coupe du succès et de la gloire, mais que leur âme soit plus desséchée que jamais (comme le célèbre poète anglais John Milton qui a dit lorsqu’il était devenu aveugle et mourant sur son lit : « J’ai bu toutes les coupes du plaisir, de la popularité, mais je meurs de soif »)

    C’est pour cette raison qu’une partie d’entre eux se tourne vers la spiritualité pour le salut de leur âme. Ils réalisent que toutes ces choses terrestres sont éphémères, un jour ici, demain parti !

    Ils réalisent que la vie est beaucoup plus que cela, et qu’elle ne s’arrête pas là lorsque le corps meurt.

    Que ce vide désespéré dans leur cœur a besoin d’être rempli.

    Ils ont besoin de sentir que leur vie sert à quelque chose de plus grand, pas seulement à faire trépider et trépigner les foules !

    Amies-es, ce n’est pas le hasard que vous êtes ici aujourd’hui. Vous êtes, que vous le vouliez ou non, une partie de ce grand univers qui est le nôtre ! Donc, votre vie a un sens, une signification, un but.

    Et vous êtes tellement précieux aux yeux de celui qui vous a créé, qu’il a donné sa plus précieuse possession pour que vous puissiez vivre pour toujours !

    Je crois qu’un bon paquet de ces artistes ont compris cela !

     

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